Ass. Garlaban-Huveaune
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Ass. Garlaban-Huveaune
Ass. Pays d'Aubagne et de l'Etoile 27/12/10 15:49 Page1 Société des Eaux de Marseille Siège social : 25 rue Edouard-Delanglade - 13006 Marseille Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile Règlement du Service de l’assainissement Chapitre I Dispositions générales Article 1 ◗ OBJET DU RÈGLEMENT L’objet du présent Règlement est de définir les conditions et modalités auxquelles est soumis le déversement des eaux usées domestiques, industrielles et agricoles dans les réseaux d’assainissement de la Communauté d’Agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile. Article 2 ◗ AUTRES PRESCRIPTIONS Les prescriptions du présent Règlement ne font pas obstacle au respect de l’ensemble des réglementations en vigueur. Article 3 ◗ CATÉGORIES D’EAUX ADMISES AU DÉVERSEMENT Il appartient au propriétaire de se renseigner auprès du Service d’Assainissement sur la nature du système desservant sa propriété. Sont susceptibles d’être déversées dans le réseau eaux usées : • les eaux usées domestiques, telles que définies à l’article 7 du présent Règlement ; • les eaux industrielles, définies à l’article 17 par les conventions spéciales de déversement passées entre le Service d’Assainissement et les établissements industriels, à l’occasion des demandes de branchement au réseau public. Article 4 ◗ DÉFINITION DU BRANCHEMENT Le branchement comprend, depuis la canalisation publique : • un dispositif permettant le raccordement au réseau public ; • une canalisation de branchement, située tant sous le domaine public que privé ; • un ouvrage dit "regard de branchement" ou, à la limite de la propriété privée "regard de façade" placé de préférence sur le domaine public, pour le contrôle et l’entretien du branchement, si la disposition du branchement le permet. Ce regard doit être visible et accessible ; • un tabouret siphoïde ou autre dispositif permettant le raccordement des canalisations intérieures de l’immeuble. le Service d’Assainissement, celui-ci peut lui donner satisfaction, sous réserve que ces modifications lui paraissent compatibles avec les conditions d’exploitation et d’entretien du branchement. Article 5 Le présent Règlement est applicable aux branchements des immeubles bordant des voies privées ou situés dans les lotissements dans les mêmes conditions que celles régissant les propriétés riveraines. ◗ MODALITÉS GÉNÉRALES D’ÉTABLISSEMENT DU BRANCHEMENT Le Service fixera le nombre de branchements à installer par immeuble à raccorder. En principe, un branchement ne peut recueillir les eaux que d’un seul immeuble. Toutefois, avec accord du Service d’Assainissement, plusieurs branchements voisins peuvent se raccorder dans un regard intermédiaire dénommé "boîte de branchement" placé à l’aval des tabourets siphoïdes et relié à l’égout par le branchement public. Par contre, un usager peut disposer de plusieurs branchements, sous réserve de l’accord du Service d’Assainissement. Le Service d’Assainissement fixe le tracé, le diamètre, la pente de la canalisation ainsi que l’emplacement de l’éventuel "regard de façade" ou d’autres dispositifs notamment de pré-traitement, au vu de la demande de branchement. Par ailleurs, les règles générales sont les suivantes : • la pente du branchement ne doit pas être, en principe, inférieure à trois centimètres par mètre, pour les évacuations d’eaux usées ; toutefois, pour des raisons techniques laissées à l’appréciation du Service d’Assainissement, celle-ci pourra être diminuée ; • le diamètre du branchement doit être inférieur à celui de la canalisation publique ; • le diamètre du branchement ne doit pas être inférieur à 125 mm pour les eaux usées en système séparatif et à 200 mm en système unitaire ; • le branchement doit être étanche et constitué, en conséquence, par des tuyaux conformes aux normes françaises et en matériaux agréés par le Service d’Assainissement. Si, pour des raisons de convenance personnelle, le propriétaire de la construction à raccorder demande des modifications aux dispositions arrêtées par Article 6 ◗ DÉVERSEMENTS INTERDITS Quelle que soit la nature des eaux rejetées et quelle que soit la nature du réseau d’assainissement, il est formellement interdit d’y déverser : • le contenu des fosses fixes ; • l’effluent des fosses septiques ; • les ordures ménagères ; • les huiles usagées ; • des liquides ou vapeurs corrosifs, des acides, des matières inflammables ou susceptibles de provoquer des explosions, • des composés cycliques hydroxylés et leurs dérivés, notamment tous les carburants et lubrifiants, • des vapeurs ou des liquides d’une température supérieure à 30° C, • des eaux non admises en vertu de l’article précédent, • des déchets d’origine animale (poils, crins, sang, etc...) et d’une façon générale, tout corps solide ou non, susceptible de nuire soit au bon état, soit au bon fonctionnement du réseau d’assainissement, et, le cas échéant, des ouvrages d’épuration, soit au personnel d’exploitation des ouvrages d’évacuation et de traitement. Le Service d’Assainissement peut être amené à effectuer, chez tout usager du Service d’Assainissement et à toute époque, tout prélèvement de contrôle qu’il estimerait utile, pour le bon fonctionnement du réseau. Si les rejets ne sont pas conformes aux critères définis dans ce présent Règlement, les frais de contrôle, et d’analyse occasionnés seront à la charge de l’usager. 1 Ass. Pays d'Aubagne et de l'Etoile 27/12/10 15:49 Page2 Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile Règlement du service de l’assainissement Chapitre II Les eaux usées domestiques Lorsque l’immeuble est raccordé au service de distribution publique d’eau, la demande de déversement est signée par le titulaire de l’abonnement au Service des Eaux. Article 7 ◗ DÉFINITION DES EAUX USÉES DOMESTIQUES Les eaux usées domestiques comprennent les eaux ménagères (lessive, cuisine, toilette, ...) et les eaux vannes (urines et matières fécales). Article 8 Elle comporte élection de domicile attributif de juridiction sur le territoire desservi par le Service d’Assainissement et entraîne l’acceptation des dispositions du présent Règlement ; elle est établie en deux exemplaires dont l’un est conservé par le Service d’Assainissement et l’autre remis à l’usager. ◗ OBLIGATION DE RACCORDEMENT Comme le prescrit l’article L 33 du Code de la Santé Publique, tous les immeubles qui ont accès aux égouts disposés pour recevoir les eaux usées domestiques et établis sous la voie publique, soit directement, soit par l’intermédiaire de voies privées ou de servitudes de passage, doivent obligatoirement être raccordés à ce réseau dans un délai de deux ans à compter de la date de mise en service de l’égout. Cette obligation s’impose à tout usager du Service d’Assainissement déversant des eaux usées domestiques à l’égout, que ce déversement soit direct ou indirect, complet ou partiel, qu’il ait lieu par l’intermédiaire d’un branchement réglementaire ou par celui de fossés, ruisseaux publics ou privés en communication quelconque, qui devront être transformés en branchement. Conformément à l’article 35 de la loi sur l’eau du 3 janvier 1992, tant que le propriétaire ne s’est pas conformé à cette obligation, il est astreint au paiement d’une somme au moins équivalente à la redevance d’assainissement qu’il aurait payée si son immeuble était raccordé au réseau, et qui est majorée dans une proportion de 100% conformément à la décision de la Collectivité. ment située sous le domaine public, jusque et y compris le regard le plus proche des limites du domaine public, est réalisée à la demande du propriétaire par le Service d’Assainissement ou, sous sa direction, par une entreprise agréée par lui. Cette partie du branchement est incorporée au réseau public, propriété de la Collectivité. Article 11 ◗ CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DES BRANCHEMENTS EAUX USÉES DOMESTIQUES L’acceptation par le Service d’Assainissement crée la convention de déversement entre les parties. Les branchements seront réalisés selon les prescriptions des règlements en vigueur. Les usagers qui s’alimentent en eau totalement ou partiellement à une autre source que le service de distribution publique d’eau, feront l’objet d’une convention spéciale de déversement. Toute installation de branchement est précédée d’une instruction sur le plan technique et administratif, effectuée par le Service d’Assainissement, compte tenu des renseignements fournis par l’usager sur la nature des eaux à déverser, leur débit, les canalisations intérieures d’eaux usées existantes ou prévues, la ventilation de l’installation intérieure, la desserte en eau de l’immeuble à raccorder. Dans le cadre de l'individualisation du contrat de fourniture d'eau potable, les contrats de déversement peuvent également être contractés par un locataire ou copropriétaire. Article 12 Lorsqu'il a été procédé à l'individualisation des contrats de fourniture d'eau dans un immeuble collectif d'habitation ou dans un ensemble immobilier de logements, les abonnés individuels au service de l'eau doivent souscrire un contrat de déversement auprès du service d'assainissement. Lorsque les services de l'eau et de l'assainissement sont confiés à un même exploitant, la souscription du contrat d'abonnement au service de l'eau entraîne en règle générale la souscription automatique du contrat de déversement. Article 10 ◗ MODALITÉS PARTICULIÈRES ◗ PAIEMENT DES FRAIS D’ÉTABLISSEMENT DES BRANCHEMENTS Toute installation d’un branchement à l’égout donne lieu au paiement par le demandeur du coût du branchement au vu d’un devis établi par le Service d’Assainissement. Ce devis comprend obligatoirement : 1] le coût du branchement ; 2] pour les immeubles raccordables édifiés postérieurement à la mise en service de l’égout, la participation prévue à l’article 16 ci-après et décidée par la Collectivité, qui est ajoutée au coût du branchement. DE RÉALISATION DES BRANCHEMENTS Conformément aux dispositions des arrêtés du 19 janvier 1960 et du 28 février 1986, des dérogations à l’obligation de raccordement pourront être accordées par le Maire dans le cas d’immeubles difficilement raccordables dans les conditions techniques habituelles. ◗ DEMANDE DE BRANCHEMENT Conformément à l’article 34 du Code de la Santé Publique, la Collectivité exécutera ou pourra faire exécuter d’office les branchements de tous les immeubles riverains, partie comprise sous le domaine public jusque et y compris le regard le plus proche des limites du domaine public, lors de la construction d’un nouveau réseau d’eaux usées ou de l’incorporation d’un réseau pluvial à un réseau disposé pour recevoir les eaux usées d’origine domestique. Convention de déversement ordinaire Tout branchement doit faire l’objet d’une demande adressée au Service d’Assainissement. Cette demande formulée selon le modèle de convention de déversement ci-annexé, doit être signée par le propriétaire ou son mandataire. La Collectivité définit les conditions dans lesquelles elle peut se faire rembourser auprès des propriétaires de tout ou partie des dépenses entraînées par les travaux d’établissement de la partie publique du branchement. Article 9 Les abonnements sont accordés aux propriétaires et usufruitiers des immeubles ainsi qu’aux locataires ou occupants de bonne foi, sous réserve que la demande de ces derniers soit contresignée par le propriétaire ou l’usufruitier qui s’en porte garant. 2 Les travaux doivent être terminés dans un délai de deux mois suivant le Règlement. Une délibération du Conseil Municipal pourra fixer au cas par cas aussi bien pour les immeubles existants que pour les immeubles à construire, le montant du remboursement prévu à l’article L 34 du Code de la Santé Publique. Article 12bis La partie des branchements réalisée d’office est incorporée au réseau public, propriété de la Collectivité. Pour les immeubles édifiés postérieurement à la mise en service de l’égout, la partie du branche- ◗ RÉGIME DES EXTENSIONS RÉALISÉES SUR L’INITIATIVE DES PARTICULIERS Lorsque le Service d’Assainissement réalise des travaux d’extension sur l’initiative de particuliers, ces derniers s’engagent à lui verser, à l’achèvement des travaux, une participation égale au coût des travaux. Dans le cas où les engagements de remboursement des dépenses sont faits conjointement par plusieurs usagers, le Service d’Assainissement Ass. Pays d'Aubagne et de l'Etoile 27/12/10 15:49 Page3 détermine la répartition des dépenses entre ces usagers en se conformant à l’accord spécial intervenu entre eux. A défaut d’accord spécial, la participation totale des usagers dans la dépense de premier établissement est partagée entre eux proportionnellement aux distances qui séparent l’origine de leurs branchements de l’origine de l’extension. Article 13 ◗ SURVEILLANCE, ENTRETIEN, RÉPARATIONS, RENOUVELLEMENT DE LA PARTIE DES BRAN- Article 15 ◗ REDEVANCE D’ASSAINISSEMENT Le propriétaire de tout immeuble ou propriété raccordé ou dont le raccordement est obligatoire doit acquitter au Service une redevance d’assainissement, conformément au décret du 24 octobre 1967. Cette redevance est assise sur les redevances d’abonnement payables d’avance et sur le nombre de mètres cubes facturés à l’usager par le Service des Eaux. Le volume utilisé pour l’arrosage n’est pas pris en compte pour le calcul de la redevance si ce volume est distribué par un branchement spécial avec compteur alimentant un réseau privé indépendant. CHEMENTS SITUÉS SOUS LE DOMAINE PUBLIC La surveillance, l’entretien, les réparations et le renouvellement de tout ou partie des branchements situés sous le domaine public sont à la charge du Service d’Assainissement. Dans le cas où il est reconnu que les dommages y compris ceux causés aux tiers sont dus à la négligence, à l’imprudence ou à la malveillance d’un usager, les interventions du Service d’Assainissement pour entretien ou réparations sont à la charge du responsable de ces dégâts. Il incombe à l’usager de prévenir immédiatement le Service d’Assainissement de toute obstruction, de toute fuite ou de toute anomalie de fonctionnement qu’il constaterait sur son branchement. Toute intervention sur un branchement qui ne serait pas effectuée dans ces conditions constituerait une contravention ouvrant droit à poursuites, sans préjudice des dommages et intérêts qui pourraient être réclamés. Le Service d’Assainissement est en droit d’exécuter d’office, après information préalable de l’usager sauf cas d’urgence, et aux frais de l’usager s’il y a lieu, tous les travaux dont il serait amené à constater la nécessité, notamment en cas d’inobservation du présent Règlement ou d’atteinte à la sécurité sans préjudice des sanctions prévues à l’article 44 du présent Règlement. Article 14 Conformément au Code Général des Collectivités Territoriales et à l’article 36 de la loi sur l’Eau du 3 janvier 1992, la Collectivité a décidé de percevoir cette redevance auprès des usagers raccordables dès la mise en service du collecteur public, sans attendre le raccordement effectif de l’immeuble ou l’expiration du délai de deux ans accordé pour le raccordement par l’article L 33 du Code de la Santé Publique. Dans le cadre de l'individualisation du contrat de fourniture d'eau potable, les redevances d'assainissement peuvent être acquittées soit par un locataire ou un copropriétaire, titulaire d'un abonnement de compteur individuel. De plus, le titulaire de l'abonnement du compteur général d'immeuble devra s'acquitter de la redevance d'assainissement sur la base du volume d'eau facturé dans les conditions prévues à l'annexe III-2 du règlement du service des eaux. Leurs natures quantitatives et qualitatives sont précisées dans les conventions spéciales de déversement passées entre le Service d’Assainissement et l’établissement désireux de se raccorder au réseau d’évacuation public. Toutefois, les établissements industriels dont les eaux peuvent être assimilées aux eaux usées domestiques pourront être dispensés de conventions spéciales. Article 18 ◗ CONDITIONS DE RACCORDEMENT POUR LE DÉVERSEMENT DES EAUX INDUSTRIELLES Le raccordement des établissements déversant des eaux industrielles au réseau public n’est pas obligatoire, conformément à l’article L 35.8 du Code de la Santé Publique. Le représentant légal de la Collectivité est seul habilité à autoriser expressément le raccordement des effluents autres que domestiques dans le réseau public. Cette autorisation peut être subordonnée à la participation de l’auteur du déversement, aux dépenses de premier établissement, d’entretien et d’exploitation, entraînées par la réception de ces eaux. Article 19 ◗ DEMANDE DE CONVENTION SPÉCIALE DE DÉVERSEMENT DES EAUX INDUSTRIELLES Les demandes de raccordement des établissements déversant des eaux industrielles font l’objet d’une convention spéciale. Article 16 ◗ PARTICIPATION FINANCIÈRE DES PROPRIÉTAIRES D’IMMEUBLES NEUFS Conformément à l’article L 35-4 du Code de la Santé Publique, les immeubles édifiés postérieurement à la mise en service des égouts auxquels ils doivent être raccordés sont assujettis à une participation financière pour raccordement au réseau d’égout. Ils peuvent être également soumis au versement de la contribution aux dépenses d’équipements des services publics, industriels et commerciaux fixés par la Collectivité, en application des dispositions légales en vigueur. Toute modification de l’activité industrielle sera signalée au Service d’Assainissement et pourra faire l’objet d’une nouvelle demande de raccordement. Article 20 ◗ CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DES BRANCHEMENTS INDUSTRIELS Les établissements consommateurs d’eau à des fins industrielles devront, s’ils en sont requis par le Service d’Assainissement, être pourvus d’au moins deux branchements distincts : ◗ CONDITIONS DE SUPPRESSION OU DE MODIFICATION DES BRANCHEMENTS Lorsque la démolition ou la transformation d’un immeuble entraîneront la suppression du branchement ou sa modification, les frais correspondants seront mis à la charge de la personne ou les personnes ayant déposé le permis de démolition ou de construire. La suppression totale ou la transformation du branchement résultant de la démolition ou de la transformation de l’immeuble sera exécutée par le Service d’Assainissement ou une entreprise agréée par lui, sous sa direction. Les montants ainsi que la date d’exigibilité de ces participations et contributions sont déterminés par la Collectivité. Chapitre III Les eaux industrielles Article 17 • un branchement eaux domestiques ; • un branchement eaux industrielles. Chacun de ces branchements ou le branchement commun, devra être pourvu d’un regard agréé pour y effectuer des prélèvements et mesures, placé à la limite de la propriété, de préférence sur le domaine public, pour être facilement accessible aux agents du Service d’Assainissement et à toute heure. ◗ DÉFINITION DES EAUX INDUSTRIELLES Sont classés dans les eaux industrielles tous les rejets correspondant à une utilisation de l’eau autre que domestique. Un dispositif d’obturation permettant de séparer le réseau public de l’établissement industriel peut, à l’initiative du Service d’Assainissement, être pla- 3 Ass. Pays d'Aubagne et de l'Etoile 27/12/10 15:49 Page4 Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile Règlement du service de l’assainissement cé sur le branchement des eaux industrielles et accessible à tout moment aux agents du Service d’Assainissement. Les rejets d’eaux usées domestiques des établissements industriels sont soumis aux règles établies au chapitre II. Article 21 ◗ PRÉLÈVEMENTS ET CONTRÔLE DES EAUX INDUSTRIELLES Indépendamment des contrôles mis à la charge de l’industriel aux termes de la convention de déversement, des prélèvements et contrôles pourront être effectués à tout moment par le Service d’Assainissement dans les regards de visite, afin de vérifier si les eaux industrielles déversées dans le réseau public sont en permanence conformes aux prescriptions et correspondent à la convention spéciale de déversement établie. Les analyses seront faites par tout laboratoire agréé par le Service d’Assainissement. Les frais d’analyse seront supportés par le propriétaire de l’établissement concerné si leur résultat démontre que les effluents ne sont pas conformes aux prescriptions, sans préjudice de sanctions prévues à l’article 44 du présent Règlement. Article 22 ◗ OBLIGATION D’ENTRETENIR LES INSTALLATIONS DE PRÉ-TRAITEMENT Les installations de pré-traitement prévues par les conventions devront être en permanence maintenues en bon état de fonctionnement. Les usagers doivent pouvoir justifier au Service d’Assainissement du bon état d’entretien de ces installations. Le nombre de mètres cubes d’eau prélevés à la source privée est soit déterminé par un dispositif de comptage posé et entretenu aux frais du propriétaire, soit fixé forfaitairement par la Collectivité. ce fait ne seront pas entretenues par le Service d’Assainissement. Les articles du règlement sanitaire départemental sont applicables. Article 29 • pour tout propriétaire dont le déversement d’eaux usées d’entretien et d’exploitation est différent des eaux domestiques, l’assiette de la redevance d’assainissement sera définie dans les conditions de l’article R 372-13 du Code Général des Collectivités Territoriales ; • pour le propriétaire qui est exploitant agricole la redevance est assise sur le nombre de mètres cubes d’eau prélevés (Service des Eaux plus autre source) servant à sa consommation domestique et à la partie de sa consommation professionnelle rejetée à l’égout ; ◗ RACCORDEMENT ENTRE LE DOMAINE PUBLIC ET LE DOMAINE PRIVÉ Les raccordements effectués entre les canalisations posées sous le domaine public et celles posées à l’intérieur des propriétés, y compris les jonctions de tuyaux de descente des eaux pluviales, lorsque celles-ci sont acceptées dans le réseau, sont à la charge exclusive des propriétaires. Les canalisations et les ouvrages de raccordement doivent assurer une parfaite étanchéité. Article 30 ◗ SUPPRESSION DES ANCIENNES INSTALLATIONS, ANCIENNES FOSSES, • A défaut de compteur particulier permettant de ANCIENS CABINETS D’AISANCES mesurer la consommation professionnelle à exonérer, l’assiette de la redevance est fixée forfaitairement par la Collectivité. Article 24 ◗ PARTICIPATIONS FINANCIÈRES SPÉCIALES Si le rejet d’eaux industrielles entraîne pour le réseau et la station d’épuration des sujétions spéciales d’équipement et d’exploitation, l’autorisation de déversement pourra être subordonnée à des participations financières aux frais de premier équipement, d’équipement complémentaire et d’exploitation, à la charge de l’auteur du déversement, en application de l’article L 35.8 du Code de la Santé Publique. Celles-ci seront définies par la convention spéciale de déversement si elles ne l’ont pas été par une convention antérieure. Conformément à l’article L.35.2 du Code de la Santé Publique, dès l’établissement du branchement, les fosses et autres installations de même nature seront mises hors d’état de servir ou de créer des nuisances à venir, par les soins et aux frais du propriétaire. En cas de défaillance, le Service d’Assainissement pourra se substituer aux propriétaires, agissant alors aux frais et risques de l’usager, conformément à l’article 35.3 du Code de la Santé Publique. Les dispositifs de traitement et d’accumulation ainsi que les fosses septiques mis hors service ou rendus inutiles pour quelque cause que ce soit sont vidangés et curés. Ils sont soit comblés, soit désinfectés s’ils sont destinés à une autre utilisation. Article 31 En particulier, les séparateurs à hydrocarbures, huiles et graisses, fécules, les débourbeurs devront être vidangés chaque fois que nécessaire. L’usager, en tout état de cause, demeure seul responsable de ces installations. Article 23 ◗ REDEVANCE D’ASSAINISSEMENT APPLICABLE AUX ÉTABLISSEMENTS INDUSTRIELS En application du décret n° 67.945 du 24 octobre 1967, les établissements déversant des eaux industrielles dans un réseau public d’évacuation des eaux sont soumis au paiement de la redevance d’assainissement, sauf dans les cas particuliers visés à l’article 24 ci-après. En particulier : • pour le propriétaire qui s’alimente en eau partiellement ou totalement à une autre source que le Service des Eaux la redevance est assise sur le nombre total de mètres cubes d’eau prélevés (Service des Eaux plus autre source d’eau). 4 Chapitre IV Les eaux pluviales Article 25 à 27 (sans objet) Chapitre V Les installations sanitaires intérieures ◗ INDÉPENDANCE DES RÉSEAUX INTÉRIEURS D’EAU POTABLE ET D’EAUX USÉES Tout raccordement direct entre les conduites d’eau potable et les canalisations d’eaux usées est interdit ; sont de même interdits tous les dispositifs susceptibles de laisser les eaux usées pénétrer dans la conduite d’eau potable, soit par aspiration due à une dépression accidentelle, soit par refoulement dû à une surpression créée dans la canalisation d’évacuation. Article 28 Article 32 ◗ DISPOSITIONS GÉNÉRALES SUR ◗ ETANCHÉITÉ DES INSTALLATIONS LES INSTALLATIONS SANITAIRES INTÉRIEURES Les installations privées de l’usager comprendront : a) l’installation sanitaire de l’immeuble ; b) la canalisation reliant cette installation au tabouret siphoïde, qui seront fournies et posées par l’usager ; c) le tabouret siphoïde, qui sera fourni et posé par le Service d’Assainissement, aux frais de l’usager ; d) en cas de nécessité, des chasses d’assainissement. Elles ne seront pas intégrées au réseau public et de ET PROTECTION CONTRE LE REFLUX Conformément aux dispositions du règlement sanitaire départemental, pour éviter le reflux des eaux usées et pluviales d’égout public dans les caves, sous-sols et cours, lors de leur élévation exceptionnelle jusqu’au niveau de la chaussée, les canalisations intérieures et notamment leurs joints sont établis de manière à résister à la pression correspondant au niveau fixé ci-dessus. De même, tous orifices sur ces canalisations ou sur les appareils Ass. Pays d'Aubagne et de l'Etoile 27/12/10 15:49 Page5 reliés à ces canalisations situés à un niveau inférieur à celui de la voie vers laquelle se fait l’évacuation doivent être normalement obturés par un tampon étanche résistant à ladite pression. Enfin, tout appareil d’évacuation se trouvant à un niveau inférieur à celui de la chaussée dans laquelle se trouve l’égout public doit être muni d’un dispositif anti-refoulement contre le reflux des eaux usées et pluviales. Au cas où elles se trouvent à l’intérieur de l’immeuble, les descentes de gouttières doivent être accessibles à tout moment. Article 33 ◗ POSE DE SIPHONS Tous les appareils raccordés doivent être munis de siphons empêchant la sortie des émanations provenant de l’égout et l’obstruction des conduites par l’introduction de corps solides. Tous les siphons sont conformes à la normalisation en vigueur. Le raccordement de plusieurs appareils à un même siphon est interdit. Aucun appareil sanitaire ne peut être raccordé sur la conduite reliant une cuvette de toilettes à la colonne de chute. Article 44 ◗ INFRACTIONS ET POURSUITES Article 38 ◗ CAS PARTICULIER D’UN SYSTÈME UNITAIRE OU PSEUDO-SÉPARATIF (SANS OBJET) Article 39 Les frais d’installation, l’entretien et les réparations sont à la charge totale du propriétaire. Chapitre VII ◗ RÉPARATIONS ET RENOUVELLEMENT Les infractions au présent Règlement sont constatées soit par les agents du Service d’Assainissement, soit par le représentant légal ou mandataire de la Collectivité. Elles peuvent donner lieu à une mise en demeure et éventuellement à des poursuites devant les tribunaux compétents. DES INSTALLATIONS INTÉRIEURES L’entretien, les réparations et le renouvellement des installations intérieures sont à la charge totale du propriétaire de la construction à desservir par le réseau public d’évacuation. Article 40 ◗ MISE EN CONFORMITÉ DES INSTALLATIONS INTÉRIEURES Le Service d’Assainissement a le droit de vérifier, avant tout raccordement au réseau public, que les installations intérieures remplissent bien les conditions requises. Dans le cas où des défauts sont constatés par le Service d’Assainissement, le propriétaire doit y remédier à ses frais. Article 45 ◗ VOIES DE RECOURS DES USAGERS En cas de faute du Service d’Assainissement, l’usager qui s’estime lésé peut saisir les tribunaux judiciaires, compétents pour connaître des différends entre les usagers d’un service public industriel et commercial et ce service, ou les tribunaux administratifs si le litige porte sur l’assujettissement à la redevance d’assainissement ou le montant de celle-ci. Chapitre VI Préalablement à la saisine des tribunaux, l’usager peut adresser un recours gracieux au Maire, responsable de l’organisation du Service d’Assainissement ; l’absence de réponse à ce recours dans un délai de quatre mois vaut décision de rejet. Contrôle des réseaux Article 46 Article 34 ◗ TOILETTES Les toilettes sont munies d’une cuvette siphonnée qui doit pouvoir être rincée moyennant une chasse d’eau ayant un débit suffisant pour entraîner les matières fécales. Article 35 ◗ COLONNES DE CHUTES D’EAUX USÉES Toutes les colonnes de chutes d’eaux usées, à l’intérieur des bâtiments, doivent être posées verticalement et munies de tuyaux d’évent prolongés au-dessus des parties les plus élevées de la construction. ◗ MESURES DE SAUVEGARDE Article 41 ◗ DISPOSITIONS GÉNÉRALES POUR LES RÉSEAUX PRIVÉS Les articles 1 à 40 inclus du présent Règlement sont applicables aux réseaux privés d’évacuation des eaux. En outre, les conventions spéciales de déversement visées à l’article 17 préciseront certaines dispositions particulières. Article 42 ◗ CONDITIONS D’INTÉGRATION AU DOMAINE PUBLIC Les colonnes de chutes doivent être totalement indépendantes des canalisations d’eaux pluviales. Ces dispositifs doivent être conformes aux dispositions du règlement sanitaire départemental relatives à la ventilation des égouts lorsque sont installés des dispositifs d’entrée d’air. Lorsque des installations susceptibles d’être intégrées au domaine public seront réalisées à l’initiative d’aménageurs privés, la Collectivité, au moyen de conventions conclues avec les aménageurs, réserve le droit de contrôle du Service d’Assainissement. Article 36 Article 43 ◗ BROYEURS D’ÉVIERS ◗ CONTRÔLE DES RÉSEAUX PRIVÉS L’évacuation par les égouts des ordures ménagères même après broyage préalable est interdite. Le Service d’Assainissement se réserve le droit de contrôler la conformité d’exécution des réseaux privés par rapport aux règles de l’art, ainsi que celle des branchements définis dans le présent Règlement. Article 37 ◗ DESCENTE DES GOUTTIÈRES Les descentes de gouttières qui sont, en règle générale, fixées à l’extérieur des bâtiments, doivent être complètement indépendantes et ne doivent servir en aucun cas à l’évacuation des eaux usées. Dans le cas où des désordres seraient constatés par le Service d’Assainissement, la mise en conformité sera effectuée par le propriétaire ou l’assemblée des copropriétaires. Le paiement des factures relatives aux redevances d’assainissement dans le cas des déversements ordinaires est exigible dans les délais et conditions fixés au règlement du Service de distribution d’eau potable pour le paiement des factures d’eau. En ce qui concerne les déversements spéciaux, des modalités de paiement particulières peuvent être prévues dans la convention de déversement. Dans l’un et l’autre cas, à défaut de paiement dans le délai de trois mois à compter de la présentation de la facture d’eau, il sera fait application de la majoration de 25% prévue à l’article R 372.16 du Code des Collectivités. Les dispositions prévues ci-après seront applicables de plein droit à l’encontre de l’usager en infraction avec le présent article. En cas de non-respect des conditions définies dans les conventions de déversement passées entre le Service d’Assainissement et des établissements industriels, troublant gravement soit l’évacuation des eaux usées, soit le fonctionnement des stations d’épuration ou portant atteinte à la sécurité du personnel d’exploitation, la répartition des dégâts éventuels et du préjudice subi par le Service d’Assainissement est mise à la charge du signataire de la convention. Le Service d’Assainissement pourra mettre en demeure l’usager, par lettre 5 Ass. Pays d'Aubagne et de l'Etoile 27/12/10 15:49 Page6 Communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile Règlement du service de l’assainissement recommandée avec accusé de réception, de cesser tout déversement irrégulier dans un délai inférieur à quarante huit heures. En cas d’urgence, ou lorsque les rejets sont de nature à constituer un danger immédiat, le branchement peut être obturé sur le champ et sur constat d’un agent du Service d’Assainissement. Le Service d’Assainissement étant le prolongement naturel du Service de distribution d’eau, les infractions en cause, y compris notamment celles relatives à l’article 44 ci-dessus, entraîneront, indépendamment des poursuites judiciaires, la suspension du service de l’eau dans un délai de huit jours après distribution d’un avertissement au lieu de jouissance des eaux. Article 50 ◗ CLAUSES D’EXÉCUTION Le Président, les Agents du Service d’Assainissement habilités à cet effet et le receveur municipal en tant que de besoin, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent Règlement. Délibéré et voté par le conseil de la Communauté d’Agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile dans sa séance du 28 novembre 2001. Le Président de la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile Le service de l’eau pourra être également suspendu, sur simple avis à l’usager, pour tout déversement dans le réseau d’assainissement visé ci-dessus à l’article 6. Chapitre IV Les eaux pluviales Article 47 ◗ DATE D’APPLICATION Le présent Règlement est mis en vigueur à la date où les présentes seront rendues exécutoires, tout Règlement antérieur étant abrogé de ce fait. Article 48 ◗ MODIFICATION DU RÈGLEMENT Des modifications au présent Règlement peuvent être décidées par la Communauté et adoptées selon la même procédure que celle suivie pour le règlement initial. Toutefois, ces modifications doivent être portées à la connaissance des usagers du Service d’Assainissement, trois mois avant leur mise en application. Article 49 ◗ DÉSIGNATION DU SERVICE D’ASSAINISSEMENT En vertu du contrat d’affermage intervenu entre la Communauté d’Agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile et la SOCIETE DES EAUX DE MARSEILLE, cette entreprise prend la qualité de Service d’Assainissement pour l’exécution du présent Règlement, qui a reçu son agrément. Société des Eaux de Marseille Siège social : 25 rue Edouard-Delanglade - 13006 Marseille Centre Service Clients “La Passerelle” : 0 810 400 500 (numéro Azur - Prix d’un appel local depuis un poste fixe hors surcoût selon opérateur ou 04 91 32 56 49)) 6 Ass. Pays d'Aubagne et de l'Etoile 27/12/10 15:49 Page7 Annexe au Règlement du service de l’assainissement Les dispositions ci-après complètent les articles 2, 3 et 4 du Règlement et définissent avec plus de précisions la nature des eaux usées autres que domestiques, sans caractéristiques spéciales, telles que les eaux industrielles et les eaux agricoles. Dans le cas où les valeurs mesurées lors d’un contrôle des eaux rejetées ne correspondraient pas aux valeurs fixées lors de la demande de raccordement, les clauses de l’article 2-3 du Règlement seraient applicables. Elles ne font pas obstacle aux dispositions légales ◗ B / EAUX INDUSTRIELLES qui régissent les établissements classés reconnus Les manufactures, ateliers, usines, magasins, chandangereux, insalubres ou incommodes. tiers, garages, restaurants, cantines, et, d’une façon générale, tous les établissements industriels et commerciaux peuvent être raccordés à l’égout ◗ A / NATURE DES EAUX SUSCEPTIBLES après autorisation par le Service. D’ÊTRE DÉVERSÉES À L’ÉGOUT Les règles énoncées aux articles 2 et 3 du Règlement sont applicables aux effluents industriels et a) Caractéristiques de l’effluent industriel à rejeter : agricoles. Les caractéristiques de l’effluent rejeté devront Si pour des raisons particulières, la nature du rejet être analogues à celles de l’effluent d’égout type. ne peut être rendue conforme aux prescriptions en vigueur, l’autorisation de déversement devra être En particulier l’effluent : expressément accordée par le Maire et subordonnée aux frais d’établissement, d’entretien et d’ex- • sera neutralisé à un pH compris entre 5,5 et 8,5 ploitation des ouvrages à construire pour la à titre exceptionnel, dans le cas où la neutralisaréception dudit rejet. tion est faite à l’aide de chaux, le pH pourra être compris entre 5,5 et 9,5. Lors de la demande de raccordement, l’établisse- • sera ramené à une température inférieure ou au ment devra indiquer les caractéristiques de son plus égale à 30° C, rejet en précisant notamment : • ne contiendra pas de composés cycliques • la nature des produits rejetés, hydroxylés et leurs dérivés halogènes, • le débit journalier de pointe, • ne contiendra pas de substances de nature à favo• la charge organique en DBO/5 et en DCO, riser la formation d’odeurs, de saveurs ou de • la concentration des matières en suspension, colorations anormales dans les eaux naturelles • la température du rejet. lorsqu’elles sont utilisées en vue de l’alimentation humaine, Après étude, le Service pourra : • ne contiendra aucun produit susceptible de déga• soit refuser les effluents en raison de leur charge, ger en égout, directement ou indirectement, après leur débit ou leur nature qui seraient incompa- mélange avec d’autres effluents des gaz aux tibles avec les possibilités du réseau ou de la sta- vapeurs toxiques ou inflammables, tion d’épuration, • sera débarrassé : • soit les accepter tels quels, - des matières flottantes, déposables ou précipi• soit imposer un prétraitement à la charge de l’éta- tables qui, directement ou indirectement, après blissement. mélange avec d’autres effluents, seraient susceptibles d’entraver le bon fonctionnement des Les installations de prétraitement devront être entre- ouvrages, tenues par l’établissement de manière à fonctionner - des matières alcalines se solidifiant ou s’inen permanence dans les conditions optimales. crustant contre les parois de l’égout, • ne contiendra pas plus de 500 mg par litre de Les liquides à évacuer seront envoyés à l’égout au matières en suspension de toute nature, dans le moyen d’un branchement particulier totalement cas où la concentration des effluents excèderait indépendant des branchements établis pour les cette valeur, l’installation d’un décanteur serait eaux ménagères, eaux vannes et eaux pluviales. alors nécessaire. • devra présenter une demande biologique d’oxyLa canalisation d’évacuation devra être munie, gène inférieure ou au plus égale à 500 mg par sur son parcours et le plus près possible du point litre, de raccordement à l’égout, d’un regard permet- • devra présenter une concentration en matières tant de vérifier les caractéristiques des effluents organiques, telle que la teneur en azote total du par prélèvement d’échantillons. liquide n’excède pas 150 mg par litre si on l’exprime en azote élémentaire ou 200 mg par litre si on l’exprime en ions ammonium. Le rejet des substances radioactives ne pourra être admis avec l’accord de l’autorité sanitaire que si leur concentration en radio-éléments ne dépasse pas celle qui est considérée comme tolérable par les Services d’Hygiène Départementaux. b) Acides Dans les établissements où il est fait emploi d’acides ou de produits susceptibles de donner naissance à des composés pouvant nuire au bon fonctionnement des égouts, la canalisation d’évacuation devra être munie, sur son parcours, à l’intérieur de l’établissement et le plus près possible du point de raccordement, d’un dispositif permettant de vérifier la parfaite neutralisation des effluents et de prélever facilement des échantillons. c) Hydrocarbures Il est interdit de rejeter à l’égout, même en petites quantités, des hydrocarbures qui forment des mélanges explosifs au contact de l’air, comme l’essence, le benzol, etc... Il est également interdit de rejeter les produits de graissage de toutes sortes. En conséquence, les eaux résiduaires des établissements tels que les garages, les stations service ou les ateliers mécaniques, où ces produits sont utilisés et sont susceptibles d’être déversés à l’égout, devront passer par un séparateur à hydrocarbure dont le modèle et les caractéristiques devront être soumis à l’approbation du Service. Les séparateurs à hydrocarbures devront être conformes aux prescriptions de la norme DIN 1999 qui exige, en particulier, que les séparateurs soient susceptibles d’emmagasiner au moins 10 litres d’hydrocarbures par litre/seconde d’effluent et que leur pouvoir séparatif atteigne au moins 95% pour des liquides non miscibles à l’eau et de densité moyenne 0,85 kg/dm3. Les séparateurs à hydrocarbures munis d’un obturateur automatique, devront être implantés de telle sorte que le rebord supérieur se trouve au moins à 40 mm au-dessus du point de drainage du sol de façon que, lors de l’enlèvement des hydrocarbures, l’eau ne puisse pénétrer par le couvercle de l’appareil. Pour éviter que les hydrocarbures ne s’écoulent d’eux-mêmes, ces appareils devront être placés à un endroit facilement accessible de façon à permettre un contrôle efficace du Service. Ce dernier pourra se réserver la possibilité de plomber le couvercle du dispositif d’obturation s’il est constaté 7 Ass. Pays d'Aubagne et de l'Etoile 27/12/10 15:49 Page8 Annexe que les manipulations de l’obturateur ou du flot- refermer l’appareil, cette trappe restant ouverte. teur ont permis l’écoulement des hydrocarbures Si les appareils sont construits en maçonnerie, les conduits seront recouverts d’une couche de provers l’égout. tection contre les acides gras. Pour éviter au maximum les remontées de vapeurs explosives dans les canalisations d’amenée, il sera Les appareils de drainage des eaux résiduaires vers prévu un coupe-odeur côté entrée du séparateur. le séparateur devront être munis d’un coupe-odeurs. Les couvercles de ces séparateurs devront être inin- Les effluents des séparateurs à graisses, qui sont plaflammables, hydrauliques et capables de résister cés au-dessus du niveau de refoulement possible de l’égout, seront évacués à l’aide d’une installaaux charges de la circulation automobile. tion de refoulement. d) Graisses Il est rappelé que l’effluent doit avoir une tempéPour éviter les dépôts de graisse à la sortie des éta- rature inférieure à 30° C. blissements tels que restaurants, établissements hospitaliers, cantines d’entreprises ou scolaires dans e) Fécules lesquels il est servi plus de 100 repas par jour, les établissements de conserverie, de transformation de Les restaurants, les établissements hospitaliers, les poisson ou de viande, les usines margarinières, les cantines d’entreprises ou scolaires où il est servi huileries, les raffineries d’huile, les eaux résiduaires plus de 100 repas chauds par jour, devront égalede ces établissements devront traverser un sépara- ment prévoir, sur la conduite d’évacuation de leurs teur à graisses dont le modèle et les caractéristiques eaux usées, un appareil retenant les fécules de devront être soumis à l’approbation du Service qui pommes de terre provenant des résidus de donnera également son avis sur leur implantation. machines à éplucher. Les séparateurs à graisses seront précédés d’un Cet appareil, dont les caractéristiques seront soudébourbeur destiné à provoquer la décantation des mises à l’approbation du Service, comprendra matières lourdes et à ralentir la vitesse de l’effluent. deux chambres visitables séparément. Le débourbeur devra avoir une contenance utile La première chambre sera munie d’un dispositif d’au moins 40 litres par litre/seconde d’effluent anti-mousse et d’un panier permettant la récudu séparateur. pération directe des matières les plus lourdes. Les séparateurs à graisses devront retenir par La deuxième chambre sera une simple chambre de litre/seconde de débit, 40 litres au moins de décantation. matières légères (huile ou graisse). Les séparateurs seront implantés à des endroits Le temps de rétention de l’effluent à l’intérieur de facilement accessibles de façon à ce que les agents l’appareil devra être de 4 minutes. du Service puissent assurer à tout moment un contrôle efficace. Leurs cloisons intérieures seront Les séparateurs devront être conçus de telle sorte : prévues non démontables par les utilisateurs. • qu’ils assurent un rendement d’au moins 92% de séparation, • qu’ils ne puissent être siphonnés par l’égout, • qu’ils soient ventilés intérieurement par la canalisation d’arrivée ; à cet effet, un espace doit être réservé entre la surface des graisses et le couvercle, • que le couvercle soit hydraulique et puisse résister aux charges qu’il aura à supporter, • que les matières lourdes en suspension soient évacuées par le liquide. L’installation devra être conforme aux prescriptions des normes DIN 40.40 et 40.41. ◗ C / EAUX AGRICOLES Les porcheries, les étables, les abattoirs, les établissements traitant des produits laitiers peuvent être raccordés à l’égout après l’autorisation par le Service. Si le Service, après étude, impose un prétraitement à la charge de l’établissement, il devra comporter notamment : • le dégrillage, • la décantation, Si les appareils sont munis d’une ouverture desti- • le dégraissage, née au débouchage, il devra être impossible de • la neutralisation. 8 Société des Eaux de Marseille Siège social : 25 rue Edouard-Delanglade - 13006 Marseille Centre Service Clients “La Passerelle” : 0 810 400 500 (numéro Azur - Prix d’un appel local depuis un poste fixe hors surcoût selon opérateur ou 04 91 32 56 49)