Femme sauvage

Transcription

Femme sauvage
RDR 62 Gisela
10. 4. 2002
La femme sauvage
Je suis dans une fôret où il y a des anémones blanches et des ronces.
Je cours.
Je me demande pourquoi.
Je remarque que j'ai des pieds nus mais les ronces me font pas mal.
Alors: je rêve!
J'ai une dague en acier brillant dans la main droite et le bras levé que la dague pointe vers le ciel.
Tout à coup je me vois comme si je suis observatrice: j'ai de longs cheveux noirs bouclés (en verité j'ai
des cheveux gris, droits et trés fins) et je suis habillée avec de vieux tissus dechirés.
Je cours pour le plaisir de courir.
Une voix me dit que la dague est le symbole de mon pouvoir mais je peux être tuée par ma propre
arme.
16. 4. 2002
Les testicules cancereux
Je suis dans un magasin pour alimentation.
Il y a dans un bocal deux testicules cancéreux.
Le bocal est uniquement à moitié rempli d'alcool.
Les testicules se noircissent, se décomposent.
Je dis qu'il faut remplir le bocal pour conserver les testicules.
ÉCLAIRCISSEMENTS
Femme sauvage :
* La forêt est une forêt avec des arbres feuillus.
* Il fait jour, mais à cause des feuillages bien développés il n' y a pas beaucoup de lumière
*Je me pose souvent des questions pendant mon rêve pour savoir sur quel plan je me trouve. Si ça ne
correspond pas à la réalité, je suis sûre que je rêve.
* La dague est une sorte d'épée courte, à deux tranchants.
* Mes sentiments quand j'entends la voix : je suis surtout surprise, peut-être un peu irritée. Je n'ai pas
peur.
* Les ronces sont surtout sur mon chemin et les anémones à droite.
* Les ronces sont denses, vertes, d'une hauteur de +/- 40 cm.
* Je n'ais pas de blessures par les ronces, mes vêtements se déchirent un peu plus qu'ils ne le sont
déjà
* Je ne vois pas le ciel, les arbres sont très denses et très hauts. C'est la fin du printemps, le feuillage
est bien développé.
* Les tissus ne sont pas cousus, ils pendent un peu partout, les couleurs sont ternes, des nuances
brun-vert.
* Ma main tient la dague d'une façon ferme. La dague n'est pas décorée, elle est en acier très brillant,
ce qui est bizarre, c'est qu'elle semble d'un autre siècle.
* Je vois mon bras presque comme une expression de '"trop d'énergie".
* Les tissus couvrent presque tout mon corps. Uniquement les bras sont nus.
La longueur est juste aux mollets. La matière est très rude, grossièrement tissée avec des fibres de
plantes. Les tissus sont propres, des déchirures sont plus fortes en bas, surtout causées par les
épingles
Oui, je reconnais mon visage, mais je suis plus jeune que maintenant, +/-30 ans, en fait j'ai 64, mais je
me sent pas comme ça
* Je ne peux pas dire si la voix est masculine ou féminine, peut être c'est une voix intérieure
* Je suis pas poursuivie ou menacée
* C'est le jour.
Quel sentiment éprouves-tu avec la dague en main et lorsque la voix te dit que tu peux être tuée par
celle-ci?
*Je suis surprise, ça ne me fait pas peur, je le prend pas pour une menace, je veux presque dire:
'Comment ca?'
Ressens-tu quelque chose de particulier de te voir avec des habits vieux et déchirés?
*Je trouve ca normal, j'ai jamais tenu beaucoup a mon exterieur
Les testicules cancéreux :
* La forme du bocal et presque ronde, il est transparent. La taille est +/- 20 cm.
* Il est posé sur le haut d'une étagère en bois à droite dans le magasin.
* L'alcool a un aspect clair.
* Les testicules sont couvert uniquement à moitié d'alcool, la moitié supérieure a noircie. Maintenant
que j'y pense je suis surprise qu'il n'y ait pas d'odeurs...
* La décomposition se voit surtout sur la partie inférieure
* Les testicules se décomposent plus fort là où ils sont affectés par le cancer.
* Les testicules dans le magasin d'alimentation : je trouve ça normal, je suis même pas étonnée. Mais
je sent que c'est quelque chose d'important.
* Les testicules qui se décomposent : j'accepte ça comme c'est; mais je veut arrêter ce processus, je
sens qu'il est important de les conserver, je ne sais pas pourquoi, j'ai une vague impression que ça
peut encore servir à quelque chose.
* Je n'ai pas l'intention d'acheter le bocal.
* Je sens la présence des autres clients ou du personnel du magasin mais je ne vois pas de détails,
c'est surtout au personnel du magasin que je recommande de remplir le bocal.
* C'est une petite épicerie, comme on en voit de moins en moins.
- Quels sentiments sont présents quand tu dis qu'il faut remplir le bocal des testicule et quel
sentiments de les voir se décomposer?
*** Je n'ai pas des grandes emotions, je sens simplement que je dois agir, on ne peut pas laisser la
situation comme ça.
PROJECTIONS
Si c'était mes rêves je dirais que :
LA FEMME SAUVAGE
Je suis dans une forêt verdoyante, ombreuse, secrète. Cette forêt symbolise le sanctuaire
intérieur de mon Être. C'est là dans cette obscurité et cet enracinement profond que je vais
me remettre en contact avec la Femme Sauvage que je suis. Je dois lutter pour la faire
émerger, pour la libérer. Mais pour la rendre libre, je dois me libérer de tout ce qui m'entrave
inutilement, de tout ce qui me limite et m'empêche d'Être pleinement. Je ne dois plus regarder
le monde avec seulement mes deux yeux mais avec les milliers d'yeux de mon intuition, une
intuition qui rend semblable à une nuit constellée d¹étoiles.
Bien sûr, il n¹est pas question que je change de fond en comble, que je me défasse de mon
humanité, que je casse mes liens sociaux et familiaux. Bien au contraire, je dois les revivifier,
je dois accomplir ma vie avec quelque chose en plus, une autre qualité d'Être : ma qualité de
Femme Sauvage ; car c'est là précisément que se trouve tous mes instincts, tous mes
savoirs, tout ce dont j'ai besoin. C'est là, en ce lieu secret et jubilatoire que se fondent les
bases de ma puissance créatrice de Vie.
Dans la forêt, il y a des anémones et des ronces. C'est le chemin de ma Vie ; les fleurs en
sont le nectar, et les ronces, ce à quoi je me dois me frotter. Toutes ces beauté, tous ces
moments d'éternités, toutes ces saveurs de la Vie que je pourrais désormais pleinement
apprécier, mais aussi toutes ces épreuves-expériences qu'il me faudra affronter et assumer,
tout ceci est nécessaire si je veux grandir et exalter cette nature sauvage que j¹avais perdue
et que j¹ai retrouvée et que je dois garder – toujours Je suis désormais maîtresse de ma Vie (j'interviens dans mon rêve, j'ordonne les choses).
J'ai tout pouvoir sur ma Vie. Mais cela nécessite un combat, un combat intérieur. Je dois me
battre, m'armer, non seulement contre ce qui me muselle à l'extérieur, mais aussi contre moimême, aussi je brandis mon épée - symbole de mon pouvoir - vers le ciel. Mes cheveux de
gris et raides sont devenus noirs et bouclés ; ils manifestent eux aussi ce pouvoir que je viens
de reconnaître. Les cheveux sont liés à l'herbe qui est la chevelure de la Terre, ils sont liés à
la végétation, à la croissance, à l'ascension vers le ciel ; les plantes se dressent vers le ciel
dont elles reçoivent les bienfaits. En reprenant contact avec ma psyché instinctuelle, je
renoue avec ce qui en moi est d'origine céleste. Mes pieds sont nus, donc en contact avec la
Terre, la Terre-Mère, celle qui est la source de Vie, celle qui nourrit. Mes pieds symbolisent ici
la force de mon âme.
Je cours pour le plaisir de courir car je suis une Femme sauvage, et cet état me fait déborder
de vitalité; je suis bien dans ma peau, vibrante d¹âme, désormais donneuse de Vie.
Une voix intérieure me dit cependant que rien n'est jamais accompli, que mon pouvoir de
Femme Sauvage peut me tuer précisément ; c'est de mort symbolique dont il s'agit. Je cours
de grands risques en affirmant et en manifestant la qualité de mon féminin intérieur. Je cours
le risque de ne pas être comprise, de ne pas être acceptée voire d'être rejetée : la Femme
Sauvage fait peur, on lui reproche son discernement trop incompréhensible, elle projette trop
les choses dans l'avenir, donc elle déstabilise, donc elle bouscule et son langage prophétique
n'est pratiquement jamais entendu. Elle ne correspond pas aux schémas actuels qui tendent
vers le paraître, l'avoir et le mieux-être, alors qu'elle parle de plus-être. La Femme qui a
retrouvé sa dimension sauvage est différente de ce qu'elle était auparavant, ses sentiments,
ses intérêts, ses idées, sont autres ; elle n¹est plus soumise, muselée, elle a toute capacité
d'aller au-delà du monde visible, elle peut entrer déjà, dans le monde invisible, dans
l¹inconnu, dans ce qui se trouve au-delà de la pure réalité. ELLE DÉRANGE; pour le commun
des mortels, la Femme Sauvage ne représente rien, c'est une illuminée... car il ne faut surtout
pas «écouter» la voix secrète qui vient des profondeurs de la Vie.
La Femme Sauvage que je suis devenue, prend conscience que tout en fait relève du
domaine de la conscience, c'est là que je dois puiser ma richesse, c'est là que je dois
manifester la fonction créatrice de ma psyché, c'est à ce niveau que je dois désormais agir.
Mais une voix intérieure me dit que je peux être tuée par mon épée - par mon nouveau
pouvoir de Femme Sauvage - . Car il est vrai que la Femme Sauvage fait peur, on veut
l¹interdire, on veut l'empêcher de parler, on la ridiculise, on la traite de folle, d'illuminée ; on
ne tient pas compte - ou si rarement - de ses intuitions, on ne reconnait jamais qu'elle a eu
raison. Je dois prendre conscience de tout cela : on ne peut pas entraîner vers des idées et
des expériences nouvelles, celui ou celle qui ne veut pas entendre et ne peut aller de l'avant.
Cependant, je sais que je dois persister, sinon je risque de me perdre ; je risque de retomber
dans le déséquilibre, dans la banalité, dans l'ennui, dans le conformisme. En baissant les
bras je vais m'amputer de mes forces instinctives. Je dois également accepter, toutes ces
morts et toutes ces renaissances à moi-même qu'il me faudra effectuer, c'est inéluctable.
Vie/Mort/Vie sont les cycles naturels qui tissent la trame du cheminement de la Femme
Sauvage, un processus assumé, qui la forge et la cisèle de toutes ses puissances de Vie. J'ai
conscience, que j¹ai tout pouvoir désormais de gouverner mon intuition et mon émotion, j¹ai
tout pouvoir désormais pour aller au bout des cycles vitaux des naissances et des fins, des
deuils et des célébrations.
Si je veux être nourrie à Vie et être porteuse de Vie, je dois conserver mon lien vital avec la
Nature, avec ma Nature Sauvage. Là seul est mon salut et le salut de toutes les femmes et le
salut de tout ce qui est féminin car le féminin est en tout. Là est le salut de l'humanité tout
entière.
LES TESTICULES CANCEREUX
Mais tout cela nécessite que je fasse un état des lieux, un état de mes lieux, si je veux
vraiment accéder à ce statut de Femme Sauvage. Il me faut impérativement me situer, là où
je suis actuellement, dans ma propre vie, sur le plan précisément de ma puissance de Vie,
dans ce qui est complémentaire à ce féminin intérieur auquel j'aspire : mon animus.
Je vois à quel point j'ai perdu contact jusqu'alors avec ma psyché instinctive, à quel point je
me suis coupée de ma source fondamentale : les testicules cancéreux en font foi. Je suis
dans ce côté mâle qui est aussi le mien, non seulement castrée, mais à demi détruite, comme
rongée par une tumeur maligne. Il me faut donner un nom aux désordres de ma psyché et
sauvegarder ce qui peut être sauvegardé ; aussi je demande que l'on change l'eau du bocal.
Je prends conscience que je suis une victime de la civilisation dans laquelle je vis. Je suis
entrée peut-être trop facilement dans le moule réducteur des fonctions, des rôles que la
société, la culture ambiante m'ont assignés d'office. Je me suis laissé museler, enfermer,
embrigader par des concepts obsolètes alors qu¹il y a en moi une force sauvage, sacrée,
riche de dons créateurs et d¹un savoir immémorial. Cette prise de conscience est
indispensable si je veux découvrir ma substance numineuse.
Je dois agir et vite si je ne veux pas perdre mes instincts et tout ce qui en moi, fait partie
intrinsèque des cycles naturels de la Vie et retrouver enfin mon vrai NOM, mon NOM de
Femme Sauvage, ce que je suis véritablement.
Cordialement
Marcelle
P.S. : je me suis beaucoup servi pour l'interprétation de ces 2 rêves du livre : Femmes qui
courent avec les loups de Clarissa Pinkola Estès, chez Grasset (on trouve ce livre en édition
de poche, il est passionnant).
Femme sauvage :
Je me trouve dans une forêt luxuriante, pleine de vie, mais également dense, étouffante: je ne peux
pas y voir le ciel. Elle même est ambiguë, sa vie est en partie menaçante (les ronces), mais celles ci
ne m'atteignent pas. Je possède comme elle une grande énergie, une force sauvage, "primale", à la
fois de vie et de mort. Je suis dans un état de bataille, depuis longtemps, à cause d'une blessure
ancienne sans doute. En effet, mes vêtements sont déchirés en bas par des épingles, des objets
blessants, permettant aussi de raccommoder ces accrocs, de me défendre. La dague de plus date
"d'un autre siècle". Mes vêtements sont l'armure qui sont endommagés à ma place par ce qui me
menace. Ainsi, ce sont eux que les ronces déchirent. Mais ils sont déjà usés, déchirés, et cette
insensibilité, cette force, ce tempérament d'acier inébranlable (la dague) qui m'a permis cette force de
vie risque de se retourner contre moi. Est ce à cause de la menace elle même, ou aussi car, sous
cette armure, je suis d'autant plus vulnérable, et sans elle, dépourvue ?
Peut-être ai-je envie de me reposer, de me détacher, ou peut-être est-ce seulement qu'en prenant du
recul je parviens à mieux connaitre ma situation. Mon énergie, la dague, est pointée vers le ciel : je
veux sortir de ce lieu, cette situation qui m'enferme, où la vie a des aspects menaçants. Les
anémones blanches représentent peut être une part intacte et pure qui parvient à croître malgré tout,
peut être au contraire, par leur absence de couleur, l'état morbide en moi, dans mon univers, de ce
qui est délicat, fragile, car la force, l'énergie, sont occultés par les arbres. En pointant ma dague vers
le ciel, peut être essayé je de les dépasser, d'avoir ma part de lumière, de "jour véritable".
C'est la fin du printemps, ce qui laisse présumer une phase de transition, de changement prochain,
ayant un impact important sur moi et mon environnement.
Le fait que mes bras soient dénudés peut symboliser ma liberté d'action, mais également l'absence de
protection de ceux-ci, ma vulnérabilité face à l'arme que je manipule. En été, il y a habituellement plus
de lumière : cette fin de printemps est-elle une avancée vers une meilleure vue, une connaissance
plus limpide ?
La dégradation de mes vêtements dans ma lutte contre les ronces et ma course montre-t-elle un état
sauvage, brut, primaire, sans les filtres et le polissement des situations plus "civilisées" ?
Les testicules cancéreux :
Les testicules sont un symbole de fertilité, leur cancer et leur nécrose apporte donc non seulement
une idée de mort, destruction, mais aussi de stérilité. Je me trouve dans un magasin d'alimentation,
qui est une "base vitale", où se trouvent des produits de première nécessité. Est ce à dire que quelque
chose de primordial, peut être la richesse de ma vie, ce qui la rendait créative / créatrice, est en train
de se détruire?
La décomposition se voit surtout sur la partie inférieure, pourtant, logiquement, si le bocal est à demi
empli d'alcool c'est celle ci qui est immergée. L'alcool ou son absence revient il à choisir "entre peste
et choléra" ? Ou est ce que l'alcool, désinhibiteur, permet t'il de mettre en évidence le mal, alors qu'en
son absence il reste masqué (les testicules noircissent)? C'est ce qu'a l'air de suggérer mon souhait
de remplir le bocal et la clarté de l'alcool. L'alcool doit également leur donner de la force, la vitalité que
représentent ces testicules (les eunuques sont "mous", en plus de l'idée de fertilité). Celui que l'on
consomme apporte enivrement et oubli, serait il au contraire un moyen de se masquer cette
décomposition, de fuir et garder la "vie", dont la quantité actuelle ne parvient pas à m'enivrer
suffisamment ?
Dans l'opinion commune les testicules, la virilité, représentent plutôt la force (alors que la féminité est
considéré comme facteur de sensibilité), ces testicules représentent ils une armure, un refoulement de
ma sensibilité, à présent usé, rongé par ce qu'il combattait ? Le personnel laisse les testicules sans
alcool, est ce une pénurie ou un abandon, un découragement face à leur état ? Ou peut être doivent
ils se décomposer ainsi, plutôt que demeurer amputés, et stagner dans leur maladie, leur situation
faisant penser à des êtres morts. Ai je du mal à me détacher de quelque chose, à en faire le deuil ?
Bonne journée
Claire
Si c'était mon rêve ...
Autoportrait :
Par le biais de cette femme sauvage,
Il m'est donné de voir une image de moi, différente de celle qui me caractérise d'ordinaire. L'image
d'une femme jeune, à la chevelure abondante. Cette femme au bras levé, c'est cette fougue qui
m'habite en dépit de mon âge, cette puissance en moi, cette force que l'on retrouve dans les
vigoureux cheveux noirs. Cette vision est le reflet de cette non-correspondance entre l'intérieur et
l'extérieur. Je le dis d'ailleurs moi-même : j'ai 64 ans mais je ne me sens pas comme ça.
Je suis cette femme sauvage, jeune, puissante. J'ai en moi ce pouvoir, cette force qui fait de moi une
guerrière, une battante.
Ce geste de bras levé tenant une dague, je le ressens comme un hommage au ciel, un geste de défi,
geste qui amplifie ma force, qui délie mon bras prêt à frapper, ou à se frayer un passage.
Je suis irritée par cette voix, qui m'incite à la prudence, en me faisant prendre conscience que ce qui
fait ma force peut aussi se retourner contre moi. Une arme à "double tranchant" en quelque sorte. Ce
rêve me permet de comprendre qu'il me faut trouver un équilibre, canaliser cette énergie, et ne pas
l'utiliser contre moi-même. Est-ce que je me fait violence quelque part, en allant contre la nature ?
Le rêve suivant, semble être une réponse au premier : devant ces testicules sectionnés, je peux
suivre le geste de la main armée, qui symboliquement vient trancher, détacher cette partie du corps.
Partie porteuse d'une grande signification, glande sexuelle mâle, réservoirs de vie, de créativité. Ces
testicules sont cancéreux, cette partie était malade, et d'un mal qui "ronge", la faculté de créer, de
donner la vie est malade.
Ambigüité : on conserve ce qui est malade ? Ça peut encore servir à quelque chose; on ne sait pas ?
Espoir de guérison, de changement, action en tout cas de sauver ce qui peut l'être ?
Ce bocal rond, ce liquide dans lequel baigne cette partie de moi malade, c'est la mise en gestation,
peut -être, de ma renaissance.
Une "décomposition" pour recomposer.
Ou remords, regret, je ne peux laisser partir ce qui doit partir ?
Conserver à tout prix cette chose -là, en ne m'impliquant pas totalement, en confiant la tâche au
personnel du magasin?
Quoi qu'il en soit, un être a été " émasculé" " amputé" d'une part de lui-même, quelle qu'en soit la
raison, cette être est privé de son intégrité, et son désir est peut -être de la conserver à tout prix?
Je note une évolution entre les deux rêves : d'un état sauvage, loin de la civilisation, je me retrouve au
coeur d'un lieu public, femme civilisée, mais peut-être "mise en conserve" si je puis m'exprimer ainsi ?
Le prix à payer ... qui sait ?
Amicalement
Thérèse
"Si c'était mon rêve", il me montre pleine d'énergie, de vitalité mais je refuse mon vieillissement. Ce
rêve m'incite à un réajustement de ma manière de vivre peut être un peu trop impétueuse.
C'est comme si je manquais une étape, une maturation à trop vouloir vivre d'une façon si énergique.
Pour l'heure, je laisse pourrir la situation mais sachant qu'il me faudrait réagir.
Il me semble aussi voir la continuité de mon identité, de ma personnalité à travers le temps, indemne
du vieillissement, jeune, enthousiaste mais aussi emprunte d'une sorte d'aveuglement à ce et ceux qui
m'entourent...
Voilà, bonne journée et à bientôt.
François.
J'explore mes profondeurs, je suis dans la forêt de l'inconscient.
Il y a des anémones blanches.
Les fleurs parlent de sentiments.
Les anémones printanières se retrouvent en larges colonies. Dans le langage des fleurs, l'anémone
signifie le refus et l'abandon, la rupture. Des amours éphémères.
En rapport avec le printemps de la vie, la renaissance dans la nature?
Elles sont à droite. J'en suis donc consciente?
Je parcours un chemin de ronces.
La terre des épines évoque une terre sauvage non cultivée.
La présence des épines comme la haie d'épines dans le conte de la Belle au bois dormant (Cf. MLVF,
La femme dans les contes de fées) pourrait indiquer une susceptibilité exaspérée, accompagnée
d'agressivité. j'ai une attitude trop piquante et rébarbative, je fais des drames, je boude, je tyrannise
autrui. C'est un chemin de vie épineux, difficile.
Je porte de vieux tissus déchirés.
Je néglige mon adaptation sociale. Mon attitude intérieure est terne. Je me sens pauvre ou j'ai un
comportement de pauvre et j'affiche une apparence misérable.
Il me faudrait peut-être m'arrêter et méditer.
Les ronces déchirent mes vêtements sans me causer de blessures.
C'est peut-etre mon comportement revêche et désagréable qui nuit à mon adaptation sociale?
J'ai les pieds nus.
ESt-ce en rapport avec des Souvenirs de jeunesse, un signe de modestie ou de pauvreté (va nu-pieds)?
Ou je cherche un contact plus étroit avec la terre?
J'ai une dague d'un autre siècle.
En rapport avec un héritage spirituel, ou qui est surrané?
Une dague est une épée très courte; un poignard à lame très aiguë.
C'est donc une arme.
Ce n'est pas comme une machette qui pourrait m'aider à faire mon chemin dans la forêt.
C'est très phallique surtout dans la position que je la porte.
Et la lame est brillante, solaire.
Je porte cette dague presque comme on porterait un flambeau?
Je me sens une combattante pour la conquête de la connaissance.
Je me sens aguerrie devant les difficultés et prête à l'action.
Je me sers de ma masculinité comme d'une arme?
Je me vois moi-même, je suis témoin de moi-même rajeunie à 30 ans au lieu de mon âge actuel. Peutêtre est-ce en relation avec mon vécu à cet âge?
Je me vois avec des cheveux noirs et bouclés, au lieu de gris et raides comme dans ma vie éveillée.
S'agit-t-il de qualités que j'aurais déjà eu comme la souplesse féminine de ma pensée ? La fluidité
psychologique permettant la fusion avec autrui? Cheveux bouclés Comme le croissant de lune
(fertilité)? Comme des spirales de l'évolution, les rythmes cycliques de la vie?
Tristesse et pensées profondes sont voisines des idées dépressives. C'est l'étape de la nigredo et de
l'obscurité féconde qui aide à trouver le centre intérieur de soi-même.
Les cheveux noirs font contrastes avec la lumière étincelante de la dague, en complémentarité ou en
dualité? Descendre dans mes profondeurs me ferait rapporter des contenus nouveaux qui seraient
dérangeants pour la clarté de l'intellect?
Je cours et je me demande pourquoi.
Je cours pour le plaisir de courir.
Ma vie est devenue une course et j'aime cela?
J'aime la rapidité de mon évolution personnelle. J'ai un sentiment d'aisance dans le mouvement pour
atteindre mes objectifs.
Une voix intérieure me dit que la dague est le symbole de mon pouvoir mais je peux être tuée par ma
propre arme.
Cette arme est potentiellement une puissance auto-destructrice.
Je pourrais me blesser gravement moi-même en continuant de cheminer ainsi.
Je suis trop coupante, trop tranchante dans mes paroles? (la langue a comme l'épée deux tranchants)
J'ai une attitude triomphaliste, trop énergique, crispée, trop de fermeté dans mon activité (bras) ?
Je pourrais me détruire par mon agressivité injustifiée, par trop de lumière, l'éclair, le feu de l'épée ?
En conclusion du premier rêve, j'ai un problème avec l'attitude masculine de mon être. Le deuxième
rêve explique ce qui ne va pas.
Je suis dans la recherche d'approvisionnement affectif.
La vie m'offre de contenir un animus castré suite à l'utilisation de la dague précédente?
J'ai un sentiment d'impuissance dans ma créativité ou dans mon action dirigée vers l'avenir, Un
sentiment de stagnation.
Le bocal permet une rationalisation.
Il peut être une cornue pour mieux isoler la situation et un vase des transformations.
Sa transparence permet l'Observation et le verre permet une distanciation.
C'est aussi un contenant pour la Conservation.
Avec les testicules, il est question de fécondité masculine.
Un cancer les ronge, une peine use la puissance psychique.
J'observe un noircissement dans partie supérieure au contact de l'air.
L'air est la spiritualisation, le mental, l'intellectualité,
L'air est l'intermédiaire entre l'eau et le feu, entre la terre et le ciel.
Le noircissement c'est l'Oeuvre au noir, la Nigredo de l'alchimie, la confrontation avec l'ombre,
l'obscurité et la confusion. Comme les cheveux noirs du premier rêve.
Les testicules sont en décomposition dans la partie immergée.
L'immersion est une dissolution, une Solution d'un problème.
La putréfaction, la pourriture, est transformation et renaissance.
Il manque d'alcool dans le bocal - Je demande qu'on ajoute de l'alcool.
L'alcool et une synthèse de l'eau et du feu.
Il manque d'eau de vie, d'eau de feu, du feu de la vie, de l'inspiration créatrice pour conserver les
testicules et poursuivre le travail de décomposition et de dissolution.
Eujoca
PHASE 3
Bonjour à tous,
Un grand merci pour tout le travail que vous avez fait pour moi.
Déjà avec vos questions vous m'avez bien mis le nez sur les détails.
Comment les anémones et les ronces sont-elles disposées...
Cette métaphore m'a fait rire: Ça c'est moi! Il y a des anémones à côté mais moi je passe par les ronces,
c'était toujours comme ca, en avant vers une nouvelle aventure.
Un exemple récent: J'adore la guitare classique. Je peux acheter des CDs et écouter la musique, non,
j'achète une guitare et je m'inscris à l'académie. Je commence juste ma 4ième année et les ronces
deviennent moine dense.
Si je reconnais mon visage dans le premier rêve - oui, les cheveux noir me rappellent a l'époque ou j'ai
travaillé au théâtre. Quand j'avais +/- 30 ans j'ai joué le rôle de Mara dans ''L'annonce fait à Marie" de
Paul Claudel. Je m’étais teint les cheveux en noir et 'enrichie' avec des fausses boucles... j'ai bien aimée
ce rôle avec des émotions violentes.
C'était une période de ma vie très enrichissante. Je m'ai permise de faire ca que je veut. Un peu comme
maintenant.
Vos projections ont beaucoup remué en moi. J'ai les lu et relu tous les jours et après j'ai relu mon
journal des rêves et j'ai vue mes rêves suivant dans des autres perspectives. Et je m'ai posé des
questions....
1. rêve: Marcelle, ta projection reflète beaucoup ca que j’ai senti. Aussi ton interprétation que la femme
sauvage dérange. Ca me dit beaucoup.
Est ce que j'ai un problème d'adaptation sociale? Bien sur, je ne suis surement pas ca que la société
attend de moi. Mais pour moi ce n'est pas un problème. M’adapter? Non. Être différent a toujours
comme conséquence une certaine isolation. Ca ne me dérange pas, j'aime la solitude.
Je ne suis pas seule, je suis solitaire.
Mais le rêve me dit aussi que je dois être plus attentive concernant le danger. C'est surtout l'absence de
peur, qui est typique pour moi. Comme enfant je suis toujours allée seule au foret, même un foret ou
c'était interdite pour nous d'y aller, parce que il y avait des sangliers. Je n'ai jamais rencontré un. Peutêtre quand je n'ai pas peur je n'attire pas le danger? Dans ce sens je suis peut-être un peut trop naïve?
2. rêve: le problème avec mon animus est évident. Le bocal - oui, c'est le récipient alchimique et la
transformation est dans la phase de nigredo.
Il y avait beaucoup des vérités dans vos projections. Tout ça ensemble a bien sûr agi comme catalyseur.
Le processus a déjà commencé avant que le RDR ait démarré. Dans mon journal je trouve plusieurs
rêves lie a ce thème, par exemple:
23. 4. 2002
"Des tubes métalliques verticales poussent sur le béton. Le lendemain c'est une prairie et les tubes sont
des colonnes fleuries"
30. 4. 2002
"Je suis dans ma maison qui est connectée avec une cathédrale - j'en ai déjà plusieurs fois rêvé - et dans
le noir je cherche la porte vers une chambre secrète qui j'ai oubliée. Je suis attaquée par une force
masculine. Je deviens lucide et je me dit - c'est un rêve et je doit intégrer cette force. Au même moment
je suis devant la porte secrète et je la ouvre."
9. 9. 2002 Après la lecture de vos projections, je fais le rêve suivant:
"Je suis dans le salon dans l'appartement de mes parents où je vivais à l'âge de 13 -19 ans. Un homme
urine à plusieurs reprises derrière un coffre à coté de la porte. L'urine abime le parquet et fait des taches
sur le tapis. Je cherche un torchon pour nettoyer"
Je me réveille et sans bouger je revis le rêve pour l’enregistrer dans mon journal. Quand je regard le
salon en détail je me rappelle d'une situation qui j'avais complètement refoulée (amnésie totale pendant
presque 50 ans) ou mon père aurais du m’aider et il l'a pas fait. J'ai vue mon père toujours sans défaut,
sans faiblesse. C'est vrai, il était le seul dans la famille par qui je me sentais aimée. Il n’était jamais
manipulateur. Je lui dois beaucoup. Mais à ce moment là je reconnus ses faiblesses, je le voir
autrement, avec son ombre. Ca a déclenché des émotions en moi. Mais je peux lui pardonner. Il est plus
cette image idéalisée, il est devenu plus humain.
Je crois que j'ai trouvé la racine de mes problèmes avec mon animus. Est-ce que le travail est fini? Je ne
crois pas. Mais mes rêves vont me guider.
Si je des problèmes pour comprendre, je sais à qui je peux m’adresser!
Encore une fois - Merci!
Oniriquement
Gisela