Comment le businessman arabe a fait le forcing pour Orascom La
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Comment le businessman arabe a fait le forcing pour Orascom La
www.lematin-dz.com Terrorisme : Yazid Zerhouni veut rassurer « Le groupe d’Alger éliminé » (P. 9) Lumière… De cette malheureuse affaire qui transforme le Président de la République algérienne en courtier pour des investisseurs arabes envers lesquels il était redevable, il faut savoir dépasser son trouble (après tout « l’Algérie fière et digne » aura quand même vécu deux mois avant d’être livrée aux Emiratis). Il convient surtout de s’arrêter sur les importants éclairages qu’elle nous apporte dans l’explication de cette clochardisation nationale qui s’est accélérée ces trois dernières années. Rappelons-nous : le Chef du gouvernement Ahmed Benbitour est poussé à la démission le 26 août 2000. Son délit : avoir refusé que des lois sur la privatisation soient décidées par le Président sur ordonnance au lieu d’être discutées par les députés. Deux mois auparavant, ce même Benbitour recevait une lettre « musclée » d’un homme d’affaires émirati, ami du Président, qui dit ne pas comprendre que l’administration algérienne en est toujours à s’attacher au respect des procédures légales de passation des marchés aux dépens d’investisseurs arabes, dont Orascom, agacés par le légalisme algérien et qui ont pourtant la « parole du Président ». Tout devient plus clair : l’obstination de M. Bouteflika à contourner le Parlement et l’Administration, la démission de M. Benbitour (dont on devrait relire l’interview publiée dans Le Matin du 10 mars 2001 dans laquelle il parle de « graves divergences avec M. Bouteflika sur la conception de l’Etat »), le limogeage de certains responsables dont ceux de l’APSI et surtout, surtout, le triomphe d’Orascom en Algérie. L’ingérence bédouine favorisée par le chef de l’Etat s’est faite aux dépens de ce qui restait d’administration algérienne et de ces derniers cadres qui rêvent encore de concilier économie mondiale et patriotisme. Abdelaziz Bouteflika les a laminés. Deuxième leçon : l’orientation islamiste de M. Bouteflika est liée à ses choix économiques. La concorde civile est d’abord une idée financée et cultivée dans les pays du Golfe par des capitaux des Emirats ou d’Arabie Saoudite ou tout simplement par le blanchiment d’argent sale. Ali Mohammad Al Shorafa, en juillet 1999 déjà, applaudissait le référendum qui allait « concilier les Algériens entre eux » (lire l’article d’El Moudjahid que nous reproduisons en page 7). Mais, pire, il parle au nom d’une firme turque qui finançait le parti intégriste de Necmettin Erbakan, dissous depuis. Kombassan, c’est le nom de ladite société, était déjà sur la liste noire de l’armée turque quand Al Shorafa parlait en son nom en Algérie. La suite est facile à décoder. Nous y reviendrons. Forcément. Mohamed Benchicou Comment le businessman arabe a fait le forcing pour Orascom La lettre de Al Shorafa à Bouteflika ● L’homme d’affaires émirati a fait pression sur son « ami », par écrit, le 13 novembre 2000 pour que l’administration algérienne s’efface devant son groupe industriel ● Al Shorafa, dans une autre lettre au Chef du gouvernement datée du 19 juin 2000, lui force la main pour qu’Orascom décroche le marché algérien ● Dans ses discussions avec la CNEP, Al Shorafa représentait une firme turque islamiste qui finançait le parti Refah de Necmettin Erbakan (Lire les lettres et nos informations en pages 6 et 7) LE DEVOIR DE VERITE — ISSN 1111-1100 — n° 3179 dimanche 4 août 2002 — Prix : 10 DA - 0,80 a
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