Etude SFNS : Sécurisation des boissons d`effort et de récupération
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Etude SFNS : Sécurisation des boissons d`effort et de récupération
Avis et recommandations de la SFNS Sécurisation vis-à-vis du dopage des boissons d’effort et de récupération consommées chez les sportifs. Avril 2015 SFNS Société Française de Nutrition du Sport Faculté de Médecine Pitié Salpetrière 91 Bd de l’Hôpital 75 013 Paris www.sfns.fr [email protected] Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 0 Avis et recommandations de la SFNS Sécurisation vis-à-vis du dopage des boissons d’effort et de récupération chez les sportifs Exposés des motifs : De nombreuses études révèlent une consommation relativement importante de compléments alimentaires chez les pratiquants d’activités physiques ou sportives. Cette consommation est encouragée par les allégations orientées en particulier sur les performances et la récupération, en général non fondées ni démontrées par des études (cliniques, scientifiques) avec des niveaux de validation insuffisants par rapport à l’efficacité revendiquée. Le recours au complément alimentaire est également favorisé par la méconnaissance des consommateurs en matière de recommandations nutritionnelles et de risque potentiel de ces produits sur la santé, sur la fonction musculaire ou vis-à-vis du dopage. On observe par ailleurs un souhait des sportifs, des fédérations, des institutions, à vouloir sécuriser les compléments alimentaires et produits diététiques qui leur sont destinés, notamment selon la norme AFNOR NF V94-001 qui fait référence. Objectifs : Ce texte référentiel s’appuie sur une revue de boissons d’effort et de récupération. Il a pour objectif de sensibiliser sur les risques potentiels liés à la consommation de compléments alimentaires chez les sportifs, et de proposer un choix éclairé de ceux-ci afin de sécuriser leur consommation. Sommaire : Position de la SFNS sur la sécurisation vis-à-vis du dopage des boissons d’effort et de récupération chez les sportifs. Propositions de la SFNS pour renforcer la sécurisation vis-à-vis du dopage, des boissons d’effort et de récupération chez les sportifs. Dossier de justification scientifique Définition et réglementation des compléments alimentaires Démarche de normalisation des compléments alimentaires Etude SFNS 2014 sur la sécurisation des boissons d’effort et de récupération Annexe Déclaration de conflit d’intérêt Références bibliographiques Auteurs : Texte validé par le Comité Scientifique de la SFNS. Publication : Avril 2015 Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 1 Position de la SFNS sur la sécurisation vis-à-vis du dopage des boissons d’effort et de récupération chez les sportifs Prenant en considération d’une part, les textes qui légifèrent les compléments alimentaires, les données bibliographiques, et d’autre part, la disponibilité en produits sécurisés sur le marché selon l’étude SFNS-2014, la SFNS retient l’avis suivant : Les boissons d’effort d’apport glucidique et les boissons de récupération présentent un risque faible mais bien réel vis-à-vis du dopage, risque sous-estimé ou méconnu de la part des sportifs. Ces produits commercialisés, consommés tant à l’effort qu’en récupération, répondent à un besoin nutritionnel chez les sportifs dans des conditions particulières de pratique sportive. La SFNS souligne que ce besoin peut facilement être couvert par des produits alimentaires courants. Le recours aux produits commercialisés n’est pas obligatoire, mais peut être conseillé lorsque la disponibilité des aliments n’est pas assurée, (en particulier pour des épreuves de longue durée notamment en ambiance chaude) ou par commodité pour le consommateur. En cas de recours à des produits commercialisés, la SFNS préconise la consommation de boissons d’effort et de récupération normalisées AFNOR NF V94-001 et si possible certifiées par un organisme certificateur. Cette précaution d’usage doit être prioritaire chez les sportifs de haut niveau. La SFNS rappelle que cette normalisation est attachée à un produit et non à un fabricant ou marque de produits. Cette normalisation assure une sécurisation par rapport au dopage, mais ne garantit ni la qualité nutritionnelle, ni l’intérêt alimentaire, ni le bien-fondé des allégations du produit. D’une façon générale, cette préoccupation de sécurisation vis-à-vis du dopage doit concerner plus largement tous les compléments alimentaires et produits diététiques, pour les sportifs comme pour les pratiquants d’activité physique. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 2 Propositions de la SFNS pour renforcer la sécurisation vis-à-vis du dopage des boissons d’effort et de récupération chez les sportifs Recommandations de consommation chez le sportif. Propositions éducatives et préventives. La SFNS soutient la nécessité de renforcer l’information autour de la consommation des boissons d’effort et de récupération chez le sportif, et d’une façon plus générale des compléments alimentaires, pour répondre à l’exigence de protection de la santé du consommateur, et de sécurisation des pratiques physiques ou sportives : Pour une meilleure information du consommateur : Renforcer l’éducation nutritionnelle autour de l’alimentation de l’effort Renforcer l’éducation nutritionnelle sur l’alimentation de l’effort, quel que soit le niveau de pratique et sensibiliser sur la nécessité d’une alimentation équilibrée. La SFNS est favorable à des actions de sensibilisation orientées vers le choix éclairé des boissons d’effort et des rations de récupération en privilégiant les aliments courants et en insistant sur la spécificité de chaque discipline. Cette prévention apparait essentielle chez les sportifs de haut niveau et sportifs professionnels, étant donné d’une part, l’importance d’une nutrition adaptée chez ces sportifs ayant un niveau élevé de dépense énergétique, d’autre part leur vulnérabilité potentielle vis-à-vis du marketing (et obligations vis-à-vis du sponsoring), et enfin la nécessité absolue de respecter le code mondial anti dopage. Sensibiliser et impliquer les fédérations sportives ou autres institutions dans cette nécessité de prévention et de priorisation des compléments alimentaires sécurisés. La SFNS incite notamment ces structures à prendre en considération la sécurisation vis-à-vis du dopage –donc le respect de la normalisation AFNOR NF V94-001– dans d’éventuel partenariat avec des fabricants de complément alimentaire, afin d’être en accord avec leur politique anti dopage. Sensibiliser les sportifs de haut niveau à ne pas consommer des compléments alimentaires – sécurisés ou non– de façon irraisonnée, mais uniquement s’il existe un réel besoin et uniquement sur les conseils d'un professionnel qualifié en nutrition du sportif (avis de l’AFSSA relatif au projet de Directive Européenne). Les compléments alimentaires, pris sans discernement sur de longues périodes, peuvent aboutir à des surdosages préjudiciables pour la santé Implication de l’industrie agroalimentaire Inciter à la normalisation des compléments alimentaires pour sportifs (AFNOR NF V94-001). Cette disposition concerne les boissons d’effort et de récupération, mais doit s’étendre à l’ensemble des compléments alimentaires et produits diététiques pour sportifs. Cette disposition implique de supprimer les labellisations non officielles, parfois spécifiques à certaines marques, dont les critères d’application n’offre pas de sécurisation suffisante. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 3 Adapter l’étiquetage pour valoriser la norme AFNOR NF V94-001 Les fabricants doivent adapter leurs étiquetages afin de renforcer la visibilité des produits normalisés –et éventuellement certifiés– par l’utilisation des références prévues par la norme AFNOR. Du point de vue réglementaire Réflexion sur les compléments alimentaires pour les pratiquants d’activités physiques ou sportives Etant donné d’une part, la consommation potentiellement importante de complément alimentaire chez les sportifs, d’autre part les dangers d’un mésusage possible –voire fréquent– en raison d’une compréhension difficile des allégations avancées par les fabricants, la SFNS suggère que soit engagée une réflexion sur la consommation des compléments alimentaires chez les sportifs. La consommation de compléments alimentaires : ▪ répond à un besoin nutritionnel, dans la mesure où ils comblent une insuffisance d’apport pouvant se traduire par des signes de déficience biologique ou une carence clinique, ou qu’ils permettent dans certains cas d’optimiser la récupération. Leurs doses et la durée de la prise doivent être maitrisées. ▪ s’inscrit souvent dans une conduite dopante, motivée par un souhait d’amélioration de performance, alors qu’aucune étude actuelle ne démontre cet effet d’optimisation de performance chez les sportifs de haut niveau en absence d’insuffisance d’apport. ▪ présente un risque vis-à-vis du dopage, avec l’usage de produits non sécurisés. ▪ n’est pas sans danger sur la santé, sur la fonction musculaire, même si les compléments alimentaires sont souvent considérés ou présentés comme « inoffensifs » et peuvent ainsi aller à l’encontre des effets espérés. La consommation d’un complément alimentaire fait partie du conseil nutritionnel qui relève de compétences spécifiques des diététiciens-nutritionnistes et médecins, diplômés en nutrition du sport. Renforcer la normalisation La norme AFNOR NF V 94-001 apporte une sécurité exclusive vis-à-vis du dopage. La SFNS préconise d’adapter cette norme, en intégrant dans le cahier des charges une expertise nutritionnelle, avec en particulier, l’exclusion de toute substance dont l’intérêt nutritionnel n’a pas été démontré. Il serait souhaitable que la normalisation de sécurisation des compléments alimentaires pour sportifs (AFNOR V 94-001) soit étendue à l’échelon européen. Gamme spécifique de produits pour sportif La sécurisation des compléments alimentaires soulève la problématique d’une reconnaissance d’une gamme de produits alimentaires spécifiques pour sportifs –dans laquelle doit s’intégrer la normalisation AFNOR– comme déjà évoqué dans le projet de Directive Européenne (avril 2004). Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 4 DOSSIER DE JUSTIFICATION SCIENTIFIQUE DEFINITION ET REGLEMENTATION DES COMPLEMENTS ALIMENTAIRES Les compléments alimentaires sont encadrés par plusieurs publications : ■ La définition du complément alimentaire est publiée au JO du 12/04/96 mais de façon trop restrictive puisqu’elle n’est que d’ordre nutritionnel. ■ La Directive Européenne 2002/46/CE précise la définition d’un complément alimentaire, Cette Directive introduit une liste de vitamines et minéraux autorisés, fixe les limites maximales de dosage. Elle définit l’étiquetage complet et précise notamment que les compléments alimentaires sont commercialisés sous forme de dose. Elle précise l’absence de propriété de prévention, de traitement ou de guérison d’une maladie humaine. Elle stipule un avertissement que le produit ne doit pas se substituer à une alimentation diversifiée. ■ Le Décret 2006-352 rappelle la définition d’un complément alimentaire : On entend par complément alimentaire, « les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés, commercialisés sous forme de doses, à savoir les formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d'un compte-gouttes et les autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité » Le décret rappelle également les dispositions relatives à la composition des compléments alimentaires : Les ingrédients employés dans la fabrication des compléments alimentaires doivent être des produits sûrs, non préjudiciables à la santé des consommateurs. Seuls peuvent être utilisés pour la fabrication des compléments alimentaires : 1° Les nutriments et les substances à but nutritionnel ou physiologique définis aux 2° et 3° de l'article 2, dans les conditions prévues aux articles 5 et 6 ; 2° Les plantes et les préparations de plantes définies au 4° de l'article 2 dans les conditions prévues à l'article 7 ; 3° Les autres ingrédients dont l'utilisation en alimentation humaine est traditionnelle ou reconnue comme telle au sens du règlement du 27 janvier 1997 susvisé, ou autorisés conformément à ce règlement ; 4° Les additifs, les arômes et les auxiliaires technologiques dont l'emploi est autorisé en alimentation humaine dans les conditions prévues par les décrets du 18 septembre 1989, du 11 avril 1991 et du 31 juillet 2001 susvisés. L'étiquetage des compléments alimentaires, leur présentation et la publicité qui en est faite n'attribuent pas à ces produits des propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d'une maladie humaine, ni n'évoquent ces propriétés. La première mise sur le marché français d'un complément alimentaire contenant une substance à but nutritionnel ou physiologique, une plante ou une préparation de plante, ne figurant pas dans Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 5 les arrêtés prévus aux articles 6 et 7, mais légalement fabriqué ou commercialisé dans un autre état membre de la communauté européenne ou un autre état partie à l'accord sur l'espace économique européen, nécessite de la part du fabricant une déclaration à la DGCCRF selon une procédure définit par l’article 16. ■ Saisine AFSSA n°2007-SA-0231 du 8 septembre 2008 Le Décret 2006-352 renvoie à un arrêté d’application qui liste les ingrédients autorisés par le biais des autorisations de commercialisation. Cet arrêté a fait l’objet d’une saisine de l’AFSSA par la DGCCRF, visant à évaluer les risques liés à l’emploi des ingrédients listés. Cette évaluation est d’ordre nutritionnel. Elle concerne notamment la sécurité d’emploi en terme de dose (dose de sécurité). Ainsi, l’AFSSA rappelle que « les compléments alimentaires sont des concentrés de nutriments ou de substances qui facilitent le risque de dépassement des doses de sécurité, contrairement aux aliments contenant naturellement des nutriments pour lesquels l’importance du volume à ingérer limite ce risque ». Certaines populations présentent un risque spécifique, compte tenu de leur vulnérabilité telles que les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants et personnes âgées. ■ L’article 10 de la convention UNESCO précise que les états membres sont invités à encourager les producteurs de compléments alimentaires à établir de bonnes pratiques. ■ Le code du sport définit le rôle du ministère et des fédérations sportives dans la lutte et la prévention contre le dopage. ■ Le règlement UE n°432/2012 de la commission européenne du 16 mai 2012, établit une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires, autres que celles faisant référence à la réduction du risque de maladie ainsi qu’au développement et à la santé infantiles Extrait : Nutriment, substance, denrée alimentaire ou catégorie de denrées alimentaires : Solutions de glucides et d’électrolytes : Allégation : Les solutions de glucides et d’électrolytes contribuent à maintenir la performance au cours d’un exercice d’endurance prolongé Allégation : Les solutions de glucides et d’électrolytes accroissent l’absorption d’eau durant un exercice physique Conditions d’utilisation de ces deux allégations : Pour porter l’allégation, les solutions de glucides et d’électrolytes doivent contenir 80 à 350 Kcal/l provenant de glucides, et au moins 75 % de l’énergie doit provenir de glucides entraînant une réponse glycémique élevée, tels que le glucose, les polymères du glucose et le saccharose. De plus, ces boissons doivent contenir entre 20 mmol/l (460 mg/l) et 50 mmol/l (1150 mg/l) de sodium et avoir une osmolarité située entre 200 et 330 mosm/kg d’eau. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 6 DEMARCHE DE NORMALISATION DES COMPLEMENTS ALIMENTAIRES Le projet de norme s’inscrit dans la politique de prévention du dopage prévue dans le code du sport, la convention UNESCO et le plan de prévention du dopage 2011-2014. La prévention du dopage revenant au ministère des Sports (article L. 230-1 du code du sport), le ministère a mené un travail de réflexion sur l’usage « approprié » des compléments alimentaires dans un contexte de progression de cette catégorie de denrées alimentaires destinées aux sportifs. Le ministère a préconisé l’élaboration d’une norme qualité, d’application volontaire plutôt que réglementaire pour sécuriser les compléments alimentaires. Cette norme, pilotée par l’AFNOR, organisme neutre et reconnu, est en application depuis 2012. Elle s’applique aux compléments alimentaires et autres denrées alimentaires destinés aux sportifs, dans l’objectif de fixer les bonnes pratiques de développement et de fabrication garantissant l’absence de substance dopante. La norme AFNOR NF V94-001 est donc référente en France pour assurer l’absence de substance interdite dans les compléments alimentaires et autres denrées destinées aux sportifs. Elle est déclarative, et repose sur le respect de certaines exigences ayant trait à la sélection des ingrédients et de leur fournisseur, les locaux et les outils de production, la compétence du personnel en matière de prévention dopage, la composition des produits et la traçabilité des composants, le risque de contamination… Cette norme contribue à la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et à la prévention du dopage en sécurisant les consommations. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 7 ENQUETE SFNS 2014 SUR LA NORMALISATION DES BOISSONS D’EFFORT ET DE RECUPERATION. 1. Objectifs de l’enquête Dans sa mission de veille, la SFNS a mené en 2014 une enquête auprès des fabricants de boissons d’effort et de récupération. L’objectif est de dresser un état des lieux sur la disponibilité sur le marché des boissons normalisées (AFNOR NF V 94-001), d’évaluer la préoccupation des fabricants face à la sécurisation de leurs produits vis-à-vis du risque du dopage, d’évaluer la composition nutritionnelle des produits. Cette étude ne consiste en aucune façon à faire un classement entre les différents produits commercialisés. 2. Intérêt des boissons d’effort et de récupération Une boisson d’effort a pour objectif de compenser en priorité les pertes en eau et sodium (hydroélectrolytiques) pour éviter la déshydratation, et apporter de l’énergie glucidique pour certaines conditions de pratique sportive. Une boisson de récupération a pour objectif, de restaurer l’équilibre hydro-électrolytique et de reconstituer les réserves de glucides et de protéines, en vue de favoriser la réhydratation, la reconstitution glucidique et la « reconstruction » musculaire. 3. Méthodologie de l’enquête 3.1 Produits concernés La SFNS a interrogé les principaux fabricants de 16 boissons d’effort (représentant 10 fabricants) et de 9 boissons de récupération (représentant 8 fabricants), par questionnaire, par courriel doublé d’un envoi postal. Chaque fabricant est libre de participer ou non à l’étude. Cette étude se restreint aux boissons d’effort et de récupération commercialisées sous forme de poudre, intégrant pour chaque fabricant le produit phare de leur gamme (effort et récupération) et éventuellement un produit complémentaire bio ou produit spécifique, pour les marques qui présentent une gamme diversifiée de produits. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 8 BOISSONS D’EFFORT Fabricants Boissons étudiées APTONIA APTONIA EAFIT GATORADE NUTRISENS GO2 ISOSTAR ISOSTAR MX3 OVERSTIM’S OVESRTIM’S OVERSTIM’S POWERADE POWERBAR PUNCH POWER PUNCH POWER PUNCH POWER Iso (orange) Iso plus (citron) Inergy (orange) (orange) Bio énergy (orange) Hydrat perform (cranberry) Hydrat perform (neutral) Mix drink effort (neutre) Hydrixir (citron) Hydrixir Bio (citron) Hydrixir Salé Ion 4 Isoactive drink Bio drink (citron vert) Bio drink (thé pêche) PunchY drink (tomate) BOISSONS DE RECUPERATION Fabricants Boissons étudiées APTONIA EAFIT NUTRISENS GO2 ISOSTAR MX3 OVERSTIM’S POWERBAR PUNCH POWER PUNCH POWER After drink (citron) Inergy post effort (orange) Speed’Recup (citron vert) After sport reload drink (chocolat) Mix drink récup (pomme verte) Boisson de récupération (chocolat) Recovery (chocolat) Bio drink RecoverY (orange) RecoverY drink (orange) 3.2 Paramètres analysés Les paramètres évalués pour chaque boisson concernent à la fois les critères nutritionnels et les critères de normalisation et de sécurisation vis-à-vis du dopage : Paramètres d’ordre nutritionnel : La valeur énergétique La composition nutritionnelle (macro et micro nutriments) La nature des glucides La nature des protéines La composition en acides aminés ramifiés Les arômes proposés Les recommandations de dilution du fabricant Le pH Le prix moyen observé Paramètres de sécurisation: Le pays de fabrication La présence d’une normalisation AFNOR NF V94-001 La présence d’un autre label de sécurisation 4. Résultats Les résultats sont présentés dans le tableau en annexe. 4.1 Taux de participation Aucun fabricant n’a refusé d’intégrer notre étude. Une société n’a donné aucune suite à nos demandes de renseignements. Certaines demandes de renseignements sont restées incomplètes par certains fabricants (notés « non documentés » dans le tableau de résultats présenté en annexe). Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 9 4.2 Sur le plan nutritionnel Les glucides La teneur en glucides varie peu, comprise entre 80 et 95g/litre, à l’exception de deux boissons, l’une plus fortement dosée (120g/litre) et l’autre moindre pour une boisson au goût salé (71g/litre). Les concentrations de glucides observées sont dans les limites supérieures aux recommandations européennes de l’EFSA qui préconise 20 à 90g de glucides par litre. Elles apparaissent supérieures aux concentrations optimales les plus fréquemment recommandées aux sportifs, pour individualiser l’hydratation d’effort en fonction de la discipline, de l’intensité, des conditions climatiques. Les recommandations européennes (SCF) préconisent des concentrations en glucides de 20g/l pour des conditions de pratique en ambiance chaude à 60g/l en ambiance froide (à intensité et durée égale). La nature des sucres diffère mais reste compatible avec une hydratation d’effort. La proportion entre les différents glucides n’a pas toujours été obtenue. Ainsi, les concentrations en glucides sont semblables, mais la nature et la proportion des différents glucides différent selon les boissons, ce qui impacte sur les préconisations d’utilisation par rapport au moment de l’effort (avant, pendant, après) et par rapport au type d’effort. Les protéines La présence de protéines dans une boisson d’effort ne présente pas d’intérêt actuellement démontré. Dans les boissons de récupération, la teneur en protéines et acides aminés ramifiés répond aux besoins nutritionnels. Les protéines sont de bonne qualité biologique et reposent sur les protéines issues du lait et/ou de l’œuf, sans que la répartition des sources ait été établie précisément. Une boisson se distingue par la présence de protéines végétales (soja ou blé), sans intérêt nutritionnel pour l’usage, mais justifiée par le fabricant pour des raisons techniques, afin d’améliorer la texture du produit. La teneur minérale et vitaminique Toutes les boissons d’effort et de récupération étudiées semblent couvrir les besoins nutritionnels spécifiques. On note toutefois une amplitude importante en ce qui concerne les teneurs en vitamines et minéraux alors que des apports supérieurs et diversifiés ne constituent pas un gage de qualité. L’hypothèse avancée d’un renforcement du potentiel anti oxydant par la présence de certains oligoéléments reste à vérifier. ▪ La teneur en sodium La teneur en sodium varie beaucoup en fonction des différentes boissons d’effort et de récupération. L’apport de sodium, fortement recommandé dans les boissons d’effort, sert entreautre, à compenser les pertes liées au débit sudoral, notamment pour les efforts de longue ou très longue durée. Il doit être compris entre 20 mmol/l (460 mg/l) et 50 mmol/l (1150 mg/l). En fonction du type d’exercice et des conditions climatiques, la teneur en sodium est un réel critère de choix d’une boisson d’effort pour sportif. Certaines boissons d’effort parmi celles référencées, présentent des taux inférieurs à ces recommandations. ▪ Vitamines, minéraux et anti oxydants des boissons d’effort Il serait plus judicieux de préciser sur l’étiquetage des boissons, à quel pourcentage des apports nutritionnels journaliers recommandés correspond la quantité en vitamines et minéraux (notée en g ou mg). Ceci permettrait à l’utilisateur non initié de mieux apprécier le niveau d’apport et d’éviter tout risque de surdosage, à fortiori s’il consomme une boisson d’effort, de récupération, voire d’autres compléments alimentaires. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 10 Une boisson d’effort référencée dans les tableaux contient du béta carotène et 7 autres boissons contiennent de la vitamine C. On peut s’interroger sur la présence d’anti oxydant dans les boissons d’effort puisque le but d’une boisson d’effort est d’hydrater, de couvrir les besoins énergétiques, mais n’est pas de lutter contre le stress oxydant. D’autre part, l’intérêt des anti oxydants dans les boissons d’effort n’a pas fait l’objet d’étude de validation. La présence d’anti oxydant dans une boisson d’effort peut être préjudiciable, en incitant au surdosage, donc à un effet pro oxydatif. Ceci est d’autant plus vrai si le sportif consomme en parallèle des compléments alimentaires pour pallier à d’éventuelles carences (pratique non recommandée mais fréquemment rencontrée). L’alimentation équilibrée et adaptée doit suffire pour apporter les défenses anti oxydantes nécessaires. L’apport d’anti oxydant au moment de l’effort pourrait éventuellement nuire aux effets physiologiques favorables des radicaux libres produits à l’effort, sur la fonction musculaire et la force de contraction. Le béta carotène Le béta carotène n’a qu’une action ciblée sur certains radicaux. De nombreuses études ont mis en évidence qu’a dose élevée, le béta carotène est pro oxydant, donc générateur de stress oxydant. La vitamine C Les remarques énoncées précédemment sur les anti oxydants s’appliquent à la vitamine C. La carence nutritionnelle en vitamine C chez le sportif doit être avérée avant d’envisager une complémentation. La couverture des besoins nutritionnels en vitamine C repose avant tout sur l’alimentation équilibrée diversifiée adaptée, et non sur une complémentation sous forme de boisson d’effort (ou de récupération). Par ailleurs, la vitamine C peut agir comme un pro oxydant, en particulier durant les phénomènes locaux d’ischémie et reperfusion, mécanismes générateurs de radicaux au cours de la contraction musculaire. ▪ Vitamines, minéraux et anti oxydants des boissons de récupération L’apport d’anti oxydant dans les boissons de récupération est non seulement d’une efficacité non démontrée, mais peut éventuellement aller à l’encontre de l’effet recherché par ce type de boisson. Différents travaux ont montré que le stress oxydant généré par un effort intense disparait en phase de récupération. Ce stress oxydatif retrouvé immédiatement après un effort (intense), participe à des mécanismes de régulation et d’adaptation à l’exercice et probablement à l’élimination des cellules lésées. On ne peut exclure qu’une supplémentation en anti oxydant puisse compromettre l’expression des gènes redox sensibles impliqués dans des phénomènes d’adaptation à l’exercice au niveau du muscle squelettique et inhiber certains mécanismes de régulation dans la récupération cellulaire. Sur l’ensemble des boissons de récupération recensées, 6 contiennent des antioxydants. Toutes contiennent de la vitamine C mais seules 3 contiennent de la vitamine E. La vitamine C fonctionne en synergie avec la vitamine E et ces 2 vitamines doivent être en équilibre. La prise d’un complément alimentaire contenant de la vitamine C risque de déséquilibrer le rapport vitamine C / vitamine E, susceptible de devenir pro oxydant. Ainsi, il n’y aurait pas d’intérêt à supplémenter une boisson d’effort en vitamine C sans y associer de la vitamine E. Or, il n’y a que 2 boissons d’effort recensées dans l’étude qui contiennent l’association de vitamine C et E. Une des boissons contient du bêtacarotène et de la SOD (Superoxyde dismutase). La SOD est une enzyme anti oxydante, dont l’ingestion orale expose à une possible dégradation digestive, ce qui compromet son efficacité. D’autre part, la SOD, la GPX (Glutathion peroxydase) et le sélénium ayant une action étroitement liée, la complémentation de l’un de ces éléments, risque de rompre leur synergie d’action et créer un potentiel pro oxydant. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 11 Par ailleurs, l’apport d’anti oxydant dans les boissons d’effort et de récupération risque de faire double emploi avec l’éventuelle prise concomitante de compléments alimentaires et entrainer des risques de surdosage Autres substances Certaines boissons commercialisées contiennent des substances telles que la caféine, la taurine, la glutamine –liste non exhaustive– qui ne remettent pas en cause la normalisation, mais ne semblent présenter aucun intérêt nutritionnel démontré. Certaines d’entre elles, telle que la caféine, peuvent selon la teneur induire une inadaptation à l’effort et un risque de déshydratation. Quant à la taurine, aucune étude scientifique n’a confirmé les effets bénéfiques de l’ingestion de taurine avant ou pendant l’exercice. Cela a fait l’objet d’études dans le cadre des boissons énergisantes. Une alimentation équilibrée et variée ainsi que la synthèse endogène de cet acide aminé suffisent à couvrir les besoins du sportif. Les caractéristiques physicochimiques ▪ L’osmolarité L’osmolarité des boissons d’effort et de récupération n’est pas indiquée sur les produits. L'osmolarité d’une boisson est un paramètre important à connaître, car elle conditionne la vidange gastrique et l'absorption intestinale de l'eau (et des sucres) dont les effets sont majeurs en terme de réhydratation et d'impact sur la tolérance et la performance. ▪ Le pH des boissons On retrouve un pH très variable selon les boissons, se rapprochant de la neutralité mais parfois apparaissant acide (pH=3,6 à 5,5). Le pH peut varier selon l’arôme, pour une même boisson. ▪ La température de consommation La température optimale pour la consommation de la boisson devrait être précisée sur l’étiquette du produit : d’une manière générale une boisson tant à l’effort qu’en récupération, doit être consommée à une température fraîche. Arômes et présentations La présentation et les règles de dilution sont spécifiques à chaque fabricant. La diversification des arômes permet de proposer une large gamme pour répondre aux attentes gustatives d’un large public. Le label « agriculture biologique » Le label bio « Ecocert » présent sur certains produits est un gage de qualité, attestant l’origine des ingrédients, leur traçabilité, le respect du mode de production biologique, le contrôle par audit et organisme certificateur. Le prix Le prix moyen observé de chaque produit est variable, se situant entre 0,86€ et 2,98€ pour les boissons d’effort, et entre 1,98€ et 4,78€ pour les boissons de récupération. 4.3 Sur la sécurisation vis-à-vis du dopage Le pays de fabrication Les boissons sont majoritairement fabriquées en France. Trois fabricants produisent en Italie, Irlande, et Suisse Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 12 L’origine des ingrédients Malgré la fabrication française, l’origine des ingrédients n’est pas précisée. Présence d’un label spécifique Certains fabricants avancent un label spécifique de sécurisation vis-à-vis du dopage. Le cahier des charges de ces labels ne bénéficie d’aucun contrôle certificateur par un organisme indépendant (et normalisé). Il ne nous semble pas suffisamment sécuritaire ni pour garantir l’absence de produit interdit, ni pour se prévaloir d’une sécurité égale à la norme AFNOR. Produits sécurisés : Normalisés AFNOR NF V94-001 La norme AFNOR NF V94-001 est référente en France pour assurer l’absence de substance interdite dans les compléments alimentaires et autres denrées destinées aux sportifs. La SFNS estime que le respect des exigences prévues dans le cadre de la normalisation AFNOR NF V94-001 apparait suffisant pour s’assurer de l’absence de substance interdite. Parmi les boissons évaluées dans notre étude, les boissons suivantes sont à ce jour normalisées AFNOR et sécurisées vis-à-vis du dopage : Boissons normalisées AFNOR NF V 94-001 Boissons d’effort Boissons de récupération Eafit Inergy Nutrisens GO2 Bio Energy orange Overstim’s Hydrixir Overstim’s Hydrixir bio Overstim’s Hydrixir salé Punch Power BioDrink Punch Power Punchy Drink tomate Isostar After Sport Reload Overstim’s Récupération Punch Power Recovery Drink Punch Power BioDrink Recovery Cette norme étant déclarative, la SFNS estime que la certification par un organisme indépendant (lui-même normalisé en tant qu’organisme certificateur) du respect de cette norme, renforce la garantie d’absence de substance interdite assurée par la norme AFNOR. Certains produits présentent une certification supplémentaire « SPORT PROTECT ». Cette certification est attribuée par un organisme privé, sur la base d’un cahier des charges qui doit intégrer les critères de la norme AFNOR. Parmi les boissons normalisées AFNOR NF V 94-001 évaluées dans notre étude, aucune boisson d’effort ne possède une certification. Une seule boisson de récupération possède une certification supplémentaire « SPORT PROTECT » : Punch Power Recovery Drink Les résultats de cette étude sur la sécurisation des boissons d’effort et de récupération sont actualisés au 01/01/2015. Les efforts de normalisation exprimés par certains fabricants et l’évolution de la gamme des boissons d’effort et de récupération, justifient d’actualiser la base de données des boissons sécurisées. Celle-ci est disponible sur le site SFNS, sur la base d’informations transmises par les fabricants et les organismes certificateurs. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 13 5. Recommandations de sécurisation Dans le but de sécuriser une consommation de complément alimentaire, le sportif devra orienter son choix vers les produits sécurisés, normalisés AFNOR NF V 94-001, identifiés sur l’étiquetage par les appellations « conforme à la norme AFNOR NF V 94-001 » ou « produit conforme à la réglementation antidopage à la date de fabrication du lot » Le consommateur doit être conscient que la normalisation AFNOR atteste l’absence de substance interdite, mais ne garantit en aucune façon ni la qualité nutritionnelle, ni les allégations avancées par les fabricants. La SFNS remercie l’ensemble des fabricants ayant accepté de participer à cette étude, pour la transparence de leurs informations et l’intérêt qu’ils ont témoigné. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 14 ANNEXE Résultats de l’étude SFNS sur les boissons d’effort Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 15 Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 16 ANNEXE Résultats de l’étude SFNS sur les boissons de récupération Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 17 DECLARATION DE CONFLIT D’INTERET La SFNS déclare ne faire l’objet d’aucun conflit d’intérêt avec les fabricants de boisson d’effort et de boisson de récupération, ou de complément alimentaire. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 18 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES Publications Childs A, Jacobs C, Kaminski T, Halliwell B, Leeuwenburgh C Supplementation with vitamin C and N-acetyl-cysteine increases oxidative stress in humans after an acute muscle injury induced by eccentric exercise..Free Radic Biol Med. 2001 Sep 15 Close GL, Ashton T, Cable T, Doran D, Holloway C, McArdle F, MacLaren DP. 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AFSSA, Saisine 2004-SA-0173 du 06/04/2005 relatif à l’évaluation d’une proposition de directive prise en application de la directive cadre n°89/398/CEE du 3 mai 1989 relative aux denrées destinées à une alimentation particulière, sur les aliments adaptés à une dépense musculaire intense, surtout pour les sportifs. AFSSA, Saisine n°2007-SA-0231 du 08/09/2008 sur un projet d’arrêté relatif à l’emploi de substances à but nutritionnel ou physiologique et de plantes et préparations de plantes dans la fabrication de compléments alimentaires. AFSSA, Saisine 2007-SA-0315 du 13/10/2008 relatif à l’évaluation des teneurs en vitamines et minéraux des denrées enrichies et des compléments alimentaires : synthèse des travaux de simulation d’apports en vitamines et minéraux à partir de l’étude INCA2 selon différents scénarios. Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 19 Code du sport, Titre III : Santé des sportifs et lutte contre le dopage Avis de la CEDAP, Commission interministérielle d’étude des produits destinés à une alimentation particulière en date du 8 juillet 1998 relatif au caractère non trompeur des seuils des allégations nutritionnelles (SO) Décret n°91-827 du 29 août 1991 relatif aux aliments destinés à une alimentation particulière, Journal Officiel de la République, 1991 Décret n°2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires, Journal Officiel de la République, 2006. Directive 2002/46/CE du parlement européen et du Conseil du 10 juin 2002 relative au rapprochement des législations des États membres concernant les compléments alimentaires (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE), JO des Communautés Européennes EFSA Scientific Opinion on the substantiation of health claims related to carbohydrate-electrolyte solutions and reduction in rated perceived exertion/effort during exercise (ID 460, 466, 467, 468), enhancement of water absorption during exercise (ID 314, 315, 316, 317, 319, 322, 325, 332, 408, 465, 473, 1168, 1574, 1593, 1618, 4302, 4309), and maintenance of endurance performance (ID 466, 469) pursuant to Article 13(1) of Regulation (EC) No 1924/20061 EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies (NDA) 2, 3 European Food Safety Authority (EFSA), Parma, Italy Règlement UE n°432/2012 de la commission européenne du 16 mai 2012 Scientific Committee on Food Report of the Scientific Committee on Food on composition and specification of food intended to meet the expenditure of intense muscular effort, especially for sportsmen, (Adopted by the SCF on 22/6/2000, corrected by the SCF on 28/2/2001), 28 février 2001. SFNS – Avis référentiel 2009 Le bon usage des compléments alimentaires chez les sportifs (2009) www.sfns.fr SFNS – Avis référentiel 2013 Consommation de boisson énergisante chez le pratiquant d’activité physique ou sportive (janvier 2013) www.sfns.fr WADA, Agence Mondiale Antidopage Code Mondial antidopage 2015 https://wada-main-prod.s3.amazonaws.com/resources/files/wada-2015-world-anti-doping-code-fr.pdf Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 20 Société Française de Nutrition du Sport Faculté de Médecine Pitié Salpetrière 91 Bd de l’Hôpital 75 013 Paris www.sfns.fr [email protected] Sécurisation boisson d’effort et de récupération - SFNS 2015 21