rapport a mi-parcours
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RAPPORT A MI-PARCOURS DE LA DECENNIE INTERNATIONALE DE LA PROMOTION D’UNE CULTURE DE LA NON-VIOLENCE ET DE LA PAIX AU PROFIT DES ENFANTS DU MONDE Coordination française pour la Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde (2001-2010) Association Loi 1901 148, rue du Faubourg Saint-Denis - 75010 PARIS Tél. : 01 46 33 41 56 - Fax : 01 40 51 70 02 Courriel : [email protected] Site : www.decennie.org 1 TABLE DES MATIERES Rapport à mi-parcours de la Coordination française pour la Décennie ... 3 1. ACTIONS REALISEES 1.1 1.2 1.3 1.4 1.5 1.6 1.7 2. La création d’un réseau Des commissions de travail La Communication sur la Décennie Le 1er Salon international des Initiatives de Paix La promotion de l’éducation à la non-violence et à la paix à l’école Partenariats avec des projets La journée internationale de la paix du 21 septembre PROGRES GENERAUX 2.1 2.2 3. 3.1 3.2 4. Progrès identifiés Evaluation et obstacles 3 4 4 5 6 8 9 9 9 10 PARTENARIATS ET COOPERATION 10 Partenariats créés Site Internet de l’Unesco 10 12 PERSPECTIVES 4.1 4.2 4.3 3 12 Nouveaux engagements pris par la Coordination 12 Principal domaine pour la mise en œuvre d’une culture de la non-violence et de la paix 12 Promotion de la culture de la non-violence et de la paix durant les cinq prochaines années 13 Annexes ....................................................................................................... 14 Associations membres .................................................................................. 15 Comité de parrainage ................................................................................... 16 Rapport d’associations membres et de coordinations locales................... 18 2 Rapport à mi-parcours de la Coordination française pour la Décennie 1. Actions réalisées La Coordination française pour la Décennie a pour but de promouvoir en France la Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde. Cette association déclarée (loi 1901) fondée en novembre 2000 regroupe des associations qui souhaitent coordonner et faire connaître leurs actions pour contribuer à promouvoir la culture de la paix et de la non-violence. L’ambition de l’association est de favoriser le passage d’une culture de la violence à une culture de la non-violence, pour le bien des enfants et des adolescents du monde entier. Elle veut en particulier favoriser l’éducation à la non-violence et à la paix dans l’enseignement et dans la société. 1.1 La création d’un réseau Les associations membres A la fondation de la Coordination, sept associations étaient réunies. Elle a voulu inviter un grand nombre d’associations travaillant en lien avec un ou plusieurs des huit thèmes d’action de la Décennie à s’investir dans la Décennie. En mars 2005, la Coordination regroupe 52 associations (cf. liste en annexe p. 15). Le comité de parrainage : La création d'un large comité de parrainage qui réunirait des personnalités était un pari ambitieux pour élargir la renommée de la Décennie de la culture de non-violence et de paix. Fin 2004, 132 personnalités françaises de premier plan ont accepté de rejoindre ce comité. Elles viennent d'horizons très divers : écrivains, artistes, militants de la non-violence, historiens, journalistes, scientifiques, juristes, pasteurs, prêtres, évêque, recteur de mosquée, responsable de mouvements interreligieux, psychologues, députés, politologues, universitaires, économistes, diplomates (cf. liste en annexe p. 16). Les coordinations locales : Dans diverses villes et régions de France sont nées spontanément des coordinations locales pour la Décennie, comprenant le plus souvent des groupes locaux ou des membres individuels des associations membres de la Coordination nationale. D’autres coordinations ont été suscitées par la Coordination française. Les coordinations sont : Atelier de Paix du Clunisois (Cluny - 71), Collectif de Chenôve pour la culture de la paix (Chenôve - 21), Collectif des Alpes-de-Haute-Provence pour la Décennie (Manosque - 04), Coordination orléanaise pour la Décennie de la non-violence et de la paix (Orléans – 45), Construisons la paix – 34 (Montpellier – 34), Cultivons la paix (Plaisir - 78), Non-Violence et Paix 54 (Nancy - 54), Coordination Nord-Pas de Calais pour la Décennie (Lille - 59) et Non-violence et Paix - Normandie (Rouen – 76). 3 Chacune organise régulièrement des événements dans sa région sur le thème de la Décennie. Elles sont particulièrement mobilisées autour de la Journée internationale de la Paix. 1.2 Des commissions de travail La Coordination a mis en place plusieurs commissions qui cherchent à développer la réflexion autour de thématiques précises et de la réalisation de projets en faveur de la nonviolence et de la paix. - La commission Education, créée en 2001, est en charge de la réflexion et de l’action de la Coordination dans le domaine de l’éducation à la non-violence et à la paix à l’école qui est au cœur de la Décennie de l’ONU et donc de l’action de la Coordination française. Cette commission est à l’initiative de la campagne sur ce thème (voir page 6) - La commission Religions, créée en 2001, étudie la relation entre les différentes religions et la non-violence. Elle envisage la création d’une mallette pédagogique qui permettrait d’organiser des temps de réflexion sur le thème de la non-violence dans les religions. Cette mallette aura vocation à circuler dans les régions de France. - La commission Recherche, créée en 2001, réunit plusieurs chercheurs dans le domaine de la culture de la paix afin d’envisager la création d’un centre ou d’une équipe de recherche sur la culture de la paix en France. - Une commission Vie dans la cité est en cours de formation pour réfléchir au moyen de créer une culture de non-violence et de paix dans la cité. - Une commission Salon a été en charge de 2002 à 2004 de l’organisation du 1er Salon internationale des Initiatives de Paix. 1.3 La Communication sur la Décennie Le site de la Coordination www.decennie.org, depuis sa mise en ligne en 2002, est le principal moyen d'information et de communication de la Coordination. Il reçoit, début 2005, 400 visites par jour en moyenne et il fournit de nombreux textes. Les nombreux liens avec les sites des différentes associations membres en font un site-portail de la culture de non-violence et de paix en France. La Coordination publie régulièrement un bulletel (bulletin d’information électronique) diffusé à plus de mille exemplaires qui donne des informations sur la Décennie et les actions de la Coordination. Des représentants de la Coordination ont participé à diverses reprises à des émissions de télévision et de radio où la Décennie a été présentée. Des articles sont également parus faisant référence à la Décennie. La Coordination a été contactée par les Editions Vuibert pour rédiger un guide sur la violence qui a été écrit par Nicolas Cailliot, membre du Conseil d’administration (Faire face aux violences du quotidien, avril 2004). La Coordination a écrit en mai 2002 aux partis présentant des candidats aux élections législatives en leur présentant la Décennie. Seuls le Parti Radical de Gauche et le Rassemblement pour la République ont répondu en manifestant leur soutien à la Décennie. 4 Des conférences ont été données sur la Décennie dans plusieurs régions de France comme à Rouen en novembre 2002 ou à Orléans en novembre 2004. Lors des Semaines Sociales de France, sur le thème de la violence, en novembre 2002 à Paris, la Coordination a participé à l’animation de deux carrefours où des associations ont présenté leurs actions, un sur le thème des alternatives à la violence et l’autre sur la gestion non-violente des conflits. La Coordination a également organisé des ateliers sur la Décennie dans le cadre du Forum social Européen à Paris en 2003 (voir page 11) et du Forum social Mondial en 2005 à Porto Alegre. 1.4 Le 1er Salon international des Initiatives de Paix Le premier Salon international des Initiatives de Paix a eu lieu les 4, 5 et 6 juin à Paris, à l’Espace Condorcet de la Cité des Sciences et de l’Industrie à La Villette, sous le hautpatronage de l’UNESCO. Il était organisé par la Coordination française pour la Décennie, le Secours CatholiqueCaritas France et le CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement). Ce Salon a été préparé dans le cadre de la Commission Salon de la Coordination française pour la Décennie. Ce Salon a présenté à environ 10 000 visiteurs des initiatives de paix et de non-violence françaises et internationales, montrant ainsi que la paix peut se construire par tous, au quotidien, au travers d’actions citoyennes de terrain et par le biais d’actions institutionnelles, en France et dans le monde. Il a réuni, sur 84 stands, 114 exposants qui agissent pour la promotion de la culture de la non-violence et de la paix. Un catalogue de 56 pages a été distribué à tous les visiteurs du Salon. Tiré à 12 000 exemplaires, il présentait le plan du Salon, le programme des animations sur les trois jours, les exposants et les intervenants internationaux présents. Les stands ont occupé une position centrale dans le Salon. Ils étaient tenus par des organisations variées : ONG, associations locales, nationales et internationales, institutions nationales ou internationales, médias ou sociétés concourant, à leur manière, au développement d’une culture de paix et de non-violence. Cinq espaces ont accueilli les 114 animations qui se sont déroulées pendant les trois jours du Salon. Des ateliers ont permis aux visiteurs de vivre une expérience de paix et de non-violence au travers de jeux de rôle, d’ateliers théâtre-forum ou d’activités artistiques. Des débats, des conférences et des projections de documentaires sur la culture de nonviolence et de paix ont été proposés pendant toute la durée du Salon. Quatre tables rondes ont constitué des temps forts du Salon. Organisées sous la responsabilité de Jacques Semelin, directeur de recherches au CNRS et professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, elles ont permis la rencontre et le débat entre des recherches scientifiques (sociologie, psychologie, sciences de l’éducation) et des pratiques citoyennes (associatives, politiques). Des concerts, des spectacles, des expositions de photographies, affiches, sculptures, peintures, dessins ou autres créations ont manifesté la contribution de l’art à la culture de paix et de la non-violence. 5 L’espace Enfants-Jeunes a proposé aux enfants et adolescents de découvrir différents aspects de la culture de la non-violence et de la paix qui les concernent au travers de jeux, de contes et d’animations. S’appuyant sur la riche expérience de nombreux organismes participant au Salon, une équipe a offert dans cet espace des activités conçues spécialement pour eux. Les organisateurs du Salon ont accordé, vendredi 4 juin, premier jour du Salon, une attention particulière à l’accueil des enfants et des groupes scolaires. 25 groupes, scolaires pour la plupart, réunissant plus de 600 enfants et jeunes1 ont pu ainsi visiter le Salon. De nombreuses animations, sur les stands et dans les différents espaces, leur étaient particulièrement destinées. Un « passeport pour découvrir la paix » leur était remis à l’entrée pour leur faciliter la visite du Salon. Le Salon était parrainé par Adolfo Pérez Esquivel (Argentine), lauréat du Prix Nobel de la Paix en 1980. Le Salon international des Initiatives de Paix a conclu des partenariats avec les hebdomadaires La Vie et Télérama, le quotidien Le Monde et la radio RFI. Ils ont annoncé la tenue du Salon dans leurs colonnes et leurs émissions, en échange de la présence de leur logo sur tous les documents de communication du Salon. Jean-Michel Luard et Thierry Deffrenne, respectivement concepteur et photographe de l’affiche, ont bénévolement réalisé le visuel du Salon (cf. affiche, tract et catalogue ci-joint). Le Salon a reçu le soutien financier du Ministère français des Affaires Etrangères, de la Mairie de Paris, de Non-violence XXI, du Crédit Coopératif et de la Cité des Sciences et de l’Industrie. Ce Salon a été annoncé sur de nombreux supports de presse écrite et sur plusieurs radios. Une cinquantaine de journalistes est venue sur le Salon, plusieurs interviews ont été diffusés sur des médias audio-visuels et des papiers d'écho sont parus dans plusieurs médias. Des annonces et des comptes rendus du Salon ont été faits dans les nombreux bulletins internes des associations participantes. Quant aux sites, les moteurs de recherche indiquent 766 citations du Salon sur internet. 1.5 La promotion de l’éducation à la non-violence et à la paix à l’école La campagne pour l’éducation à la non-violence et à la paix à l’école. A l’initiative de sa commission Education, la Coordination française a lancé une campagne nationale demandant : 1. L'introduction officielle de la formation à la non-violence et à la paix à tous les niveaux du système éducatif français, dès l'école maternelle, avec un programme prévoyant des horaires, une progression, des outils et des méthodes pédagogiques. 2. L'intégration de cet enseignement dans la formation initiale et continue des enseignants. 3. L'accès de tous les adultes, travaillant sur un site scolaire, à une formation à la gestion des conflits Les 52 associations membres ainsi que les coordinations locales se sont engagées dans cette campagne. En mars 2005, plus de 5 500 personnes ont signé la pétition. Sa diffusion se poursuit, amenant, chaque jour, de nouvelles signatures et des témoignages de soutien. On 1 Ces groupes sont venus d’Ile-de-France et d’autres régions (Saône-et-Loire, Jura, Gard) 6 compte parmi les signataires des parents d’élèves, des étudiants, des éducateurs, des enseignants, des formateurs, des psychologues, des retraités. La communication sur la campagne Messages du Secours Catholique a inclus le coupon de signature de la campagne dans un de ses numéros publié en 2003 à plus de 600 000 exemplaires. D'autres revues ont parlé de la campagne : Non-Violence Actualité, Les Cahiers pédagogiques, la Revue de psychologie de la motivation, les Cahiers de la réconciliation, MAN-INFO, Lettre de l'Aéré. D'autre part, la campagne a été présentée à l'occasion d'un certain nombre de manifestations comme la rencontre "Initiatives et Perspectives en éducation" à Bordeaux en juillet 2003, la rencontre de l'ICEM "Vivre la coopération à l'école un pari pour la démocratie" à Nantes en novembre 2003 ou la rencontre pour l'éducation citoyenne (RECIT) à Lille en février 2004 Le plaidoyer auprès du Ministère de l’Education nationale En octobre 2002, une délégation de la Coordination française pour la Décennie a été reçue par le recteur Maurice Quenet, conseiller auprès du Ministre délégué à l'enseignement scolaire, Monsieur Darcos. Elle lui a partagé sa conviction que l’éducation à la non-violence et à la paix doit être introduite dans les programmes scolaires de la maternelle à l’université afin d’apprendre aux enfants et aux jeunes une nouvelle façon de vivre ensemble. En novembre 2004, Monsieur Rolland Jouve (conseiller technique chargé des relations sociales et institutionnelles au cabinet du Ministre de l’Education nationale, Monsieur Fillon) et Monsieur Erick Roser (conseiller technique chargé de la sécurité et du fonctionnement des établissements), ont reçu une délégation de la Coordination. Lors de cet entretien, cette dernière leur a présenté leur campagne et leur a demandé que l'éducation à la non-violence et à la paix puisse apparaître dans la loi d'orientation sur l'école qui devrait être votée au printemps 2005. D'après ses interlocuteurs, la création d'un nouveau programme n'était pas à l'ordre du jour. Ils se sont montrés intéressés par l'idée d'introduire l'éducation à la nonviolence et à la paix, et en particulier la formation à la médiation, dans la formation des maîtres. En janvier 2005, des représentants de la Coordination avaient rendez-vous avec Patrick Gérard, directeur de la DESCO (Direction de l’Enseignement Scolaire) au Ministère de l’Education nationale. Celui-ci a eu un empêchement de dernière minute et ils ont été reçus par Nadine Neulat (chef de bureau de l'action sanitaire et sociale et de la prévention) et Françoise Lagarde (adjointe au bureau des écoles). Celles-ci leur ont fait part des difficultés qu’il y aurait à envisager l’introduction d’une discipline nouvelle avec un programme officiel, mais elles ont marqué leur intérêt pour plusieurs thèmes (gestion des conflits, résolution nonviolente des conflits). Elles ont insisté sur l’importance de former les enseignants à ces méthodes. Les représentants de la Coordination ont demandé que le Ministre constitue un groupe de travail sur le thème de l’éducation à la paix et à la non-violence. Interventions dans le cadre du débat pour l’avenir de l’école La Coordination française a participé au Débat national sur l’école. Elle a invité toutes les personnes engagées dans cette campagne à intervenir dans les débats locaux pour demander l’introduction de l’éducation à la non-violence et à la paix dans le cursus scolaire. Pour cela, 7 quelques propositions pouvant être reprises dans les débats ont été rédigées (voir sur le site Internet de la Coordination française www.decennie.org). Ces propositions ont été envoyées à la Commission du débat national sur l’avenir de l’Ecole présidée par Claude Thélot. Dans ces propositions, la Coordination mentionnait la Décennie. Plaidoyer auprès des parlementaires Fin novembre 2004, la Coordination a envoyé à tous les députés et sénateurs français une lettre leur demandant un rendez-vous à l'occasion du vote de la loi d'orientation scolaire afin de leur présenter ses actions et de leur exposer ses propositions en matière d'éducation à la non-violence et de paix. Plusieurs parlementaires d'horizons politiques variés ont répondu à ce courrier. A la suite de plusieurs rendez-vous avec des sénatrices, des amendements sur ce thème a été déposé en mars 2005. Suite à ce courrier, la sénatrice Dominique Voynet et le député Thierry Mariani ont déposé chacun une question écrite au Ministre sur le thème de l’éducation à la non-violence et à la paix. Les forums « La non-violence à l’école, de la maternelle à l’Université » La Coordination française a organisé le 15 octobre 2003 le Forum « La non-violence à l’école, de la maternelle à l’université », qui a réuni, à Paris, plus de 150 personnes. Les interventions en plénière de Jacques Fortin (professeur à l’Université de Lille 2, Droits et Santé) et de Babeth Diaz (fondatrice de Génération Médiateurs) et les échanges en carrefour sur plusieurs grands thèmes de l’éducation à la non-violence ont permis de faire progresser la réflexion sur le contenu de l’éducation à la non-violence et à la paix à l’école. Un deuxième forum a été organisé le 13 octobre 2004 sur le thème « Des expériences de formation validées, d’autres en cours ». Lors de ce forum, universitaires et professionnels de l’éducation ont étudié les moyens de mettre en œuvre une éducation à la non-violence et à la paix, en réfléchissant plus particulièrement sur les outils pédagogiques, la formation du personnel accompagnateur et l’évaluation des formations des élèves. La conception d’un programme d’éducation à la non-violence et à la paix En 2003, un groupe de travail Programme s'est constitué au sein de la commission Education de la Coordination. Il réunit des professionnels de l’éducation, formateurs, enseignants, professeurs d'université, chercheurs, responsables associatifs qui ont pour charge d’élaborer les bases d'un programme scolaire pour un enseignement d'éducation à la nonviolence et à la paix pour tous les niveaux de l’école : maternelle, primaire, collège, lycée. Ce programme, en cours d’élaboration, devrait être finalisé fin 2005 et pourra alors être diffusé et présenté au Ministère. 1.6 Partenariats avec des projets En 2003, la Coordination a été partenaire des Lundis de la non-violence, soirées de rencontres sur le thème de la non-violence et du Forum pour une culture de paix et de nonviolence qui a eu lieu dans le Haut-Rhin en novembre 2003. Elle est partenaire du film De guerre lasses de M. Bécue-Renard, sorti en 2003. Elle a également été partenaire d’une représentation de la pièce Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu de Maurice Joly (1829-1879), accompagnée d’un colloque consacré aux formes modernes du pouvoir en mai 2004 à Strasbourg. 8 1.7 La journée internationale de la paix du 21 septembre Afin de faire vivre la Journée internationale de la paix, la Coordination diffuse largement l’invitation de l’ONU à multiplier les actions à cette occasion. A partir de 2003, elle a proposé un slogan commun « Construisons la paix par la non-violence », pour inviter chacun à participer aux objectifs de la Décennie. Elle diffuse plusieurs outils d’animation comme le « Drapeaux de paix » (la bannière arcen-ciel), les autocollants de la Journée internationale de la paix et les cartes « bonne fête de la paix ». Enfin, elle communique sur toutes les actions réalisées par ses associations membres et coordinations locales sous forme d’annonce et de compte-rendu (voir sur le site www.decennie.org). Cette Journée reçoit un bon écho dans les régions et les manifestations se multiplient et s’enrichissent chaque année, même si le fait qu’elle ait lieu en début d’année scolaire est parfois pénalisant (cf. annexes pages 18 et suivantes). 2. Progrès généraux 2.1 Progrès identifiés On peut identifier plusieurs dimensions dans l’évaluation des retombées de cette Décennie. Auprès du grand public Les événements organisés, tant localement, comme les nombreuses manifestations pour la Journée internationale de la paix, qu’au niveau national, comme le Salon des Initiatives de Paix, répondent à une attente du public comme en témoignent quelques extraits du livre d’or du Salon où les visiteurs ont pu laisser leurs messages : « Bravo pour cette initiative. Des moments d'échange et de sensibilisation comme celuici sont fondamentaux pour alimenter la flamme de ceux qui croient que la paix est une question de retrousser les manches et travailler ensemble pour cet idéal commun. » « Que cela donne du courage et de l'espoir de voir qu'il y a encore des gens qui croient en la non-violence. Continuons ensemble. » « Satisfaite de cette première qui a toute sa place dans un monde de violence. Unir nos idées, nos efforts pour faire progresser l'humanité entière vers la paix. » « En ce jour du 60° anniversaire du débarquement, il est important de ne pas oublier le passé mais à mon sens plus important pour l'avenir d'instruire les jeunes pour que la guerre ne leur apparaisse plus jamais comme une fatalité. » Commencer le troisième millénaire par la Décennie internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix était un pari ambitieux pour faire entendre la voix de la non-violence et de la paix. En se mobilisant pour répondre à cette invitation, la Coordination interpelle les personnalités, les associations, les médias et le grand public sur la façon dont ils peuvent promouvoir la culture de la non-violence et de la paix. Beaucoup répondent à ces interpellations : plus de 10 000 visiteurs au Salon des Initiatives de Paix, plus de 5000 signataires de la campagne Education, etc. 9 Auprès des pouvoirs publics Dans le cadre de sa Campagne pour l’éducation à la non-violence et à la paix à l’école lancée en septembre 2002, la Coordination a rencontré à diverses reprises des responsables du Ministère de l’Education nationale pour leur demander l’introduction de l’éducation à la nonviolence et à la paix à l’école en réponse à l’invitation de l’ONU à « prendre les mesures nécessaires pour que la pratique de la non-violence et de la paix soit enseignée à tous les niveaux de leurs sociétés respectives, y compris dans les établissements d’enseignement » (Résolution A/53/25 § 3). En multipliant ces rencontres, la Coordination est de plus en plus écoutée même si, pour l’instant, le ministère ne lui a pas fait connaître les réponses qu’il souhaite donner à cette invitation de l’ONU. Les parlementaires ont également été interpellés sur ce point et plusieurs, de diverses tendances politiques, ont répondu positivement souhaitant, pour l’un, que l’éducation à la non-violence et à la paix soit enseignée dès le plus jeune âge et tout au long de la vie, pour l’autre, que l’apprentissage du débat, de la tolérance et du respect de l’autre fasse partie des nouveaux savoir-vivre que l’école enseigne. Lors de la préparation du Salon des Initiatives de Paix, des ministères et des collectivités territoriales ont été invités à soutenir financièrement le Salon. Plusieurs ont répondu positivement marquant ainsi leur intérêt pour la culture de non-violence et de paix. Auprès des associations En sollicitant des associations diverses pour adhérer à la Coordination française ou pour participer au Salon, la Coordination communique sur la Décennie et invite les associations à prendre position en faveur de la culture de non-violence et de paix. Beaucoup ont répondu à ces invitations et intègrent alors les objectifs de la Décennie. 2.2 Obstacles et évaluation Les obstacles sont nombreux : manque de moyens financiers et humains, manque de soutien des institutions politiques françaises et internationales, peu d’accueil dans les médias, une culture de la violence dominante, etc. Un visiteur du Salon a laissé cette phrase dans le livre d’Or : Merci pour cette belle initiative, un magnifique rassemblement de milliers et de milliers de fourmis qui militent ensemble chacun à leur place pour faire la paix. On a besoin de tous et de chacun avec ses différences et ses complémentarités. La construction d’une culture de non-violence et de paix est un travail de « fourmi » et bien difficile à évaluer, sauf par des petits éléments de mesures telles les évaluations d’un événement, un nombre de signataires, les retombées politiques d’une action de lobbying, etc. 3. Partenariats et coopération 3.1 Partenariats créés La Coordination française pour la Décennie est un collectif d’associations créé pour promouvoir la Décennie. Elle réunit 52 associations qui coopèrent dans le cadre de la Décennie. 10 La Coordination internationale pour la Décennie Depuis 2001, des coordinations nationales se sont créées dans plusieurs pays et ont fondé, le 12 juin 2003, une Coordination internationale en partenariat avec plusieurs organisations internationales. Aujourd’hui, cette association est composée - de quatre coordinations nationales : Comitato Italiano per il Decennio, Coordination française pour la Décennie, Österreichisches Netzwerk für Frieden und Gewaltfreiheit, Platform voor een Cultuur van Vrede en Geweldloosheid) - de neuf associations internationales : Caritas Internationalis, la Fédération Internationale de l'Action des Chrétiens pour l'Abolition de la torture (FIACAT), Franciscains international, Friends World Committee for Consultation (Quakers), International Fellowship of Reconciliation (IFOR), Pax Christi International, Pax Romana/MIIC, Réseau Foi, Culture et Education (Centrafrique), Women’s International League for Freedom and Peace (WILFP) - et de deux membres observateurs : Le Conseil Œcuménique des Eglises (COE), Le Conseil Pontifical Justice et Paix. Ce réseau regroupe plusieurs centaines d’associations dans le monde. Depuis sa fondation, elle est présidée par la Coordination française, qui accueille aussi son secrétariat. Elle est parrainée par Anwarul K. Chowdhury (secrétaire général adjoint et Haut représentant de l’ONU), le Dalaï Lama (Prix Nobel de la Paix), Hildegard Goss-Mayr (Prix Niwano de la Paix), Mairead Maguire (Prix Nobel de la Paix), Adolfo Pérez Esquivel (Prix Nobel de la Paix), Joseph Rotblat (Prix Nobel de la Paix) et Demond Tutu (Prix Nobel de la Paix). Le groupe de travail sur la Décennie de la Commission française pour l’UNESCO L’UNESCO a été chargée par l’ONU de l’animation de la Décennie. En France, ce rôle est confié à la Commission française pour l’UNESCO. La Coordination française a participé à la création du groupe de travail qui réunit des associations françaises et la Commission française pour l’Unesco autour de la promotion de la Décennie. Le 20 septembre 2003, ce groupe a organisé une première rencontre-débat à l’UNESCO pour la Journée internationale de la paix, et, le 13 juin 2003, une seconde rencontre-débat sur le thème « Les médias et la Culture de la paix » à l’UNESCO dont les actes sont disponibles sur le site de la Coordination (www.decennie.org). Ce groupe a organisé une troisième rencontre-débat à l’UNESCO le mardi 22 juin 2004 sur le thème : « Comment les ONG, la Société civile peuvent-elles contribuer au règlement des conflits ? Des initiatives locales au pacte de Genève : rôle, limites et devenir,… » Les Forums Sociaux En 2003, la Coordination française s’est jointe à plusieurs collectifs pour proposer différents ateliers et séminaires dans le cadre du Forum Social Européen. Deux programmes ont été proposés : L'Europe pour la paix (organisé au sein d'un collectif, réuni autour du CRID par le Secours Catholique, l'Assemblée des Citoyens et le CCFD) et le Forum pour la paix (organisé par un ensemble d'associations réunies par le MAN et le Mouvement de la Paix). 11 Elle a organisé, avec la Coordination internationale pour la Décennie, deux ateliers au sein du programme "L'Europe pour la paix" : l’Atelier Culture de paix et de non-violence et l’Atelier Éducation à la paix et à la non-violence. Elle a participé à l'organisation d'un atelier avec le Mouvement de la Paix et l'AIEP au sein du programme Pour une Europe de paix dans un monde de paix : "Cultiver la paix, c'est changer le monde !" Chacun de ces ateliers a réunit une cinquantaine de personnes et fut l’occasion de rencontrer des personnes de toute l’Europe sensibles à ces sujets. En 2005, la Coordination française s’est jointe à un collectif réuni autour du CRID par le Secours Catholique - Caritas France, l'Assemblée des Citoyens et le CCFD pour proposer un séminaire « Expériences de résistance non-violente dans les pays en conflits » dans le cadre du Forum Social Mondial à Porto Alegre. 3.2 Site Internet de l’Unesco La Coordination est inscrite sur le site de l’UNESCO et y a inscrit toutes ses associations membres. Elle utilise le site de l’UNESCO principalement pour y trouver les textes de références de la Décennie. Elle souhaite que tous les rapports puissent être mis en ligne dans leur intégralité. 4. Perspectives 4.1 Nouveaux engagements pris par la Coordination La Coordination poursuivra son action : - inviter à adhérer de nouvelles associations pour qu’elles s’engagent pour la Décennie ; - soutenir aux coordinations locales ; - inviter de nouvelles personnalités à parrainer la Coordination française pour la Décennie ; - agir auprès des autorités politiques en faveur de la Décennie et en particulier de l’éducation à la non-violence et à la paix ; - rédiger et diffuser un programme scolaire d’éducation à la non-violence et à la paix - poursuivre le travail en partenariat avec la Coordination internationale pour la Décennie et la Commission française pour l’UNESCO ; - communiquer auprès des médias pour qu’ils se fassent écho des initiatives en faveur de la non-violence et de la paix - animer la Journée internationale de la paix. La Coordination organisera le deuxième Salon international des Initiatives de Paix en juin 2006 à Paris. 4.2 Principal domaine pour la mise en œuvre d’une culture de la nonviolence et de la paix Si tous les domaines définis dans le programme d’action sont nécessaires pour l’avènement d’une culture de non-violence et de paix, la Coordination se fixe comme objectif premier de promouvoir l’éducation à la non-violence et à la paix. 12 4.3 La promotion de la culture de la non-violence et de la paix durant les cinq prochaines années La Coordination souhaite que, pour les cinq prochaines années, l’ONU et l’UNESCO accroissent leur engagement en faveur de la Décennie internationale de la promotion de la culture de la non-violence et de la paix. Elle espère en particulier que l’UNESCO et son Directeur général, en charge de l’animation de la Décennie (Résolution A/55/47), investiront les moyens financiers et humains nécessaires au développement de cette Décennie, qui est pleinement d’actualité en ce début de troisième millénaire. De plus, il nous paraît absolument indispensable que l’UNESCO utilise « la culture de la non-violence et de la paix » et non seulement « la culture de la paix » dans ses documents relatifs à la Décennie, comme, par exemple, le questionnaire envoyé pour la préparation du rapport à mi-parcours de cette Décennie. En proclamant cette Décennie, l’ONU a reconnu l’importance d’allier culture de la non-violence et culture de la paix pour favoriser le vivre ensemble en harmonie. La Coordination et toutes ses associations membres se sont engagées en faveur de la promotion de cette culture de la non-violence et de la paix et souhaitent que la dimension non-violente soit pleinement valorisée par l’UNESCO. 13 Annexes 14 Associations membres de la Coordination française pour la Décennie ACCES - Clairière de Paix Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) Alliance Nationale des UCJG Alternatives Non-Violentes (ANV) Arche de Lanza del Vasto Association Politique Responsabilité Partagée (APRP) Association pour la Communication NonViolente (ACNV) Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence (AIRE) Artisans de Paix Atelier de paix du Clunisois Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées Centre Quaker International Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) Collège lycée international Cévenol CPCV Ile-de-France Cultivons la paix Cun du Larzac Démocratie et spiritualité DIH Mouvement de protestation civique Ecole de la Paix Emmaüs France Enseignants pour la paix Midi-Pyrénées Etincelle Franciscain International France Génération Médiateurs Gers Médiation Initiatives et changement Institut de recherche sur la résolution NonViolente des Conflits (IRNC) Institut pour la Promotion du Lien Social Justice et Paix France La Maison de Sagesse Le Soc – Maison Jean Goss Le Souffle - France Le Valdocco Ligue Française de l’Enseignement et de l’Education Permanente Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté – France Mouvement International de la Réconciliation (MIR) Mouvement pour le Désarmement, la Paix et la Liberté (MDPL) – Saint-Etienne Mouvement pour une Alternative NonViolente (MAN) Non-Violence Actualité (NVA) Non-Violence et Paix 54 (NVP 54) Non-Violence XXI Paix Sans Frontière Partage Pax Christi- France PBI – Section française Psychologie de la Motivation Rénover l'Ecole en Valorisant et en Encourageant les Initiatives Locales REVEIL Réseau Espérance SAT-Amikaro - Esperanto Secours catholique – Caritas France VpaixMed World Vision – France Mars 2005 15 Comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie Olivier Abel – Professeur de philosophie à la faculté protestante de Paris Graeme Allwright – Chanteur Fadela Amara – Présidente du Mouvement Ni Putes Ni Jean-Arnold de Clermont - Président de la Fédération Protestante de France Michel Cool – Directeur de Témoignage Chrétien Henri Atlan – Professeur émérite Université de Paris VI et Constantin Costa-Gavras - Cinéaste Daniel Costantini – Entraîneur national de handball René Coste - Professeur honoraire à l’Institut Catholique de Marie-Hélène Aubert – Députée européenne, ancienne Boris Cyrulnik - Psychiatre - Ethologue - Directeur Soumises Jérusalem, Directeur d’études EHESS, Paris députée d’Eure et Loir Lucie Aubrac - Ancienne résistante Guy Aurenche - Avocat - Président d’honneur FI.ACAT Elisabeth Badinter – Ecrivain Lytta Basset – Pasteure et professeure de théologie à l’Université de Lausanne Ghaleb Bencheikh – Présentateur-animateur de l’émission « Islam » sur France 2 Soheib Bencheikh - Grand Mufti de Marseille Calixthe Beyala – Ecrivain Marie-Claude Blanc-Chaléard – Historienne – Maître de conférence à Paris I Catherine Blaya-Debarbieux - Co-directrice de l'Observatoire Européen de la Violence Scolaire, Maître de conférences à l'IUFM d'Aquitaine Neal Blough - Directeur du Centre Mennonite de Paris Professeur de théologie Simone de Bollardière - Membre du MAN et des Verts Jean-Pierre Bonafé-Schmitt - Chargé de recherche CNRS - Membre AMELY-Boutique de Droit. Dalil Boubakeur - Recteur de l’Institut Musulman de la Mosquée de Paris Bernard Boudouresques - Prêtre de la Mission de France José Bové – Ancien porte-parole de la Confédération Paysanne Marie-Pierre Bovy - Ancienne présidente de l’IFOR Yoland Bresson - Professeur et Doyen de faculté de Sciences économiques à l’Université Paris XII – Créteil Suzanne-Simone de Brunhoff - Economiste – Directeur honoraire de recherche au CNRS Christophe Charle – Professeur à l’Université de Paris I Edmonde Charles-Roux - Ecrivaine Jean Chesneaux - Professeur émérite, Université Paris VII. André Chouraqui - Ecrivain Suzanne Citron - Maître de conférences honoraire à Paris XIII - historienne Bernard Clavel - Ecrivain Toulouse d’enseignement Université de Toulon Eric Debarbieux - Professeur, directeur de l'Observatoire Européen de la Violence Scolaire Philippe Dechartre – Ancien ministre – Doyen du Conseil Economique et Social Alain Deleu – Ancien président de la CFTC Jean Delumeau - Professeur honoraire au Collège de France - Membre de l’Institut Marie Desplechin - Ecrivaine Michel Duchaussoy – Comédien – Sociétaire honoraire de la Comédie française Yves Duteil - Chanteur Michel Falise - Recteur Honoraire de l’Université Catholique de Lille Joël Favreau - Artiste Jean-Pierre Faye - Ecrivain, président de l’Université Européenne de la Recherche. Jean-Jacques de Felice - Avocat - Membre du Comité Central de la LDH Solange Fernex - Députée européenne honoraire Jean Ferrat - Auteur-Compositeur-Interprète Isabelle Filliozat - Psychologue-écrivaine Maud Fontenoy – 1ère femme à avoir traversé l’Atlantique à la nage Viviane Forrester – Ecrivain Jean-Baptiste de Foucauld – Président de Démocratie et Spiritualité Jacques Gaillot - Evêque de Partenia Susan George – Ecrivain Sylvie Germain - Ecrivain Bernard Giraudeau – Comédien - Réalisateur Hildegard Goss-Mayr - Présidente d’honneur d’IFOR Martin Gray - Ecrivain Juliette Gréco – Artiste Jean-Claude Guillebaud - Ecrivain-Editeur Françoise Héritier - Professeur honoraire au Collège de France Stéphane Hessel - Ambassadeur de France Albert Jacquard - Professeur 16 Jean-Michel Jarre – Compositeur Louis Joinet - Magistrat, Avocat général à la Cour de Cassation Michel Jondot – Responsable de l’Association « Approches 92 » Edmond Jouve - Professeur à l’Université René Descartes Paris V - Membre de l’Académie des Sciences d’Outre-mer Claude Julien - Ancien directeur du Monde diplomatique Axel Kahn - Directeur de l’Institut Cochin Pierre Karli - Professeur émérite à la Faculté de Médecine de Strasbourg - Membre de l’Institut Khadidja Khali – Présidente de l’Union Française des Femmes Musulmanes Rivon Krygier – Rabbin, porte parole du mouvement massorti de France Dominique Lalanne - Physicien nucléaire à l’Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules (Orsay) - co-président de Stop-Essais /Abolition des armes nucléaires. Xavier Lamblin – Président du CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) Simone Landry - Secrétaire générale de la Section Française et représentante auprès de l’UNESCO de la WILPF/LIFPL Dominique Lapierre - Ecrivain Jean-Claude Lasserre - Professeur émérite de l’Université Lumière Lyon 2 - Président de l’Institut Protestant de Théologie - facultés libres de Montpellier et Paris Lucien Lazare – Historien Thierry Lhermitte - Comédien Jeanne-Henriette Louis - Professeur émérite à l’Université d’Orléans Joseph Maïla – Recteur de l’Institut catholique de Paris Philippe Maillard - Dominicain - aumônier de prison Jacques Maître – Directeur de recherche honoraire au CNRS Marcel Manoel - Président du Conseil national de l’Eglise Réformée de France Olivier Maurel - Professeur retraité, auteur d’ouvrages sur la non-violence et les châtiments corporels infligés aux enfants Philippe Meirieu - Directeur de l’IUFM de l’Académie de Lyon Christian Mellon - Jésuite, ancien secrétaire national de Justice et Paix-France Albert Memmi – Professeur – Ecrivain Martine Millet - Pasteur de l’Eglise Réformée de France Alexandre Minkowski - Professeur honoraire de l’Université René Descartes Emile Moatti - Délégué Général de la Fraternité d’Abraham et membre du Comité Directeur de l’Amitié judéo-chrétienne de France Maurice Moissonier - Historien Edgar Morin - Philosophe Jean-Marie Muller - Ecrivain - Membre de l’Institut de recherche sur la Résolution Non-violente des Conflits Hervé Ott - Formateur à “ l’Approche et la Transformation Constructive des Conflits ” (ATCC) André de Peretti – Psychosociologue Gilles Perrault - Ecrivain Michelle Perrot - Historienne, Professeur émérite de l’Université Paris 7 – Jussieu Jean-Claude Petit - Journaliste Jean-Marie Petitclerc - Directeur de l’Association Le Valdocco Claude Piéplu - Comédien Emile Poulat - Directeur d’Etudes à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales Ignacio Ramonet - Directeur Le Monde Diplomatique. Axelle Red – Auteur- compositeur - interprète Hubert Reeves - Astrophysicien Line Renaud - Comédienne Michèle Rivasi – Ancienne députée de la Drôme Daniel Rivet - Professeur d’université à Paris I, Historien Charles Rojzman - Psychothérapeute – Ecrivain Jean-Pierre Rosenczveig – Président de Défense des Enfants International – France (DEI-France) Stan Rougier - Prêtre, écrivain François Roux – Avocat Louis Schweitzer - Pasteur de la Fédération des Eglises Baptistes, professeur de Théologie. Jacques Sémelin - Directeur de recherches au CNRS Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris Michèle Sibony – Professeur de lettres, Vice-présidente de l’UJFP Siné - dessinateur René-Samuel Sirat - Grand Rabbin Antoine Sondag – Aumônier international de Pax Romana Pierre Soulages - Peintre Bernard Stasi – Ancien Médiateur de la République Marc Stenger - Evêque de Troyes, Président de Pax Christi Joël Thoraval – Ancien président du Secours Catholique Pierre Toulat – Prêtre Alain Touraine – Directeur d’études à l’EHESS (sociologie) Ismaïla Touré Kunda - Membre fondateur du groupe Tidiane Touré Kunda - Membre fondateur du groupe Marlène Tuininga – Journaliste et écrivaine Jean-Pierre Vernant - Professeur honoraire au Collège de France Pierre Vidal-Naquet – Historien Dominique Voynet – Ancien ministre et sénatrice Edgar Weber – Maître de conférences à l’Université du Mirail – Toulouse 17 Rapport d’associations membres et de coordinations locales ACCES - Clairière de Paix ACCES – Clairière de Paix, 20 rue Belair, 71250 CLUNY Tél. : 03 85 59 03 06, [email protected], www.acces-assoc.org L'action principale menée par ACCES dans le cadre de la Décennie est le séminaire Clairières de Paix", organisé chaque année depuis 2001 (voir sa présentation en pièce jointe). Cinq sessions ont eu lieu, en général à l'Arche de Saint-Antoine, et ont réuni au total 80 personnes, qui ont exprimé une vive satisfaction (voir "paroles de participants" en pièce jointe). Il s'agit d'un travail d'approfondissement personnel qui, à travers différentes démarches d'expression et d'intériorisation, permet de retrouver la paix en soi pour mieux la partager et la promouvoir dans le monde. A signaler par ailleurs que nous avons été sollicités par le Service de Formation du diocèse d'Autun (Saône et Loire) pour monter une formation à la gestion des conflits dans l'Eglise, en collaboration, notamment, avec Brigitte Mesdag, compagne de l'Arche. Une première session s'est tenue en 2004, qui a réuni 20 personnes ; une seconde est en cours. Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) ACAT, 7 rue Georges Lardennois, 75019 Paris Tél. : 01 40 40 42 43 - [email protected] - www.acat.asso.fr En 1974, deux femmes protestantes, Edith Dutertre et Hélène Engel, très vite rejointes par des amis catholiques, orthodoxes et quakers décident de sensibiliser les chrétiens et leurs Eglises au scandale de la torture. Elles créent l’ACAT, association œcuménique de lutte pour l’abolition de la torture et de la peine de mort. Trente années après le début de cette grande aventure, près de 10 000 adhérents (individuels ou membres de plus de 400 groupes locaux), plus de 10 000 donateurs, plus de 900 bénévoles, des milliers de sympathisants, une quinzaine de salariés, oeuvrent chaque jour pour abolir la torture et les exécutions capitales. L’ACAT, au travers de toutes ses actions, contribue ainsi à « une culture de paix et de nonviolence ». Alliance Nationale des UCJG Alliance nationale des UCJG-YMCA, 5 place de Vénétie, 75013 Paris Tél. : 01 45 83 62 63 - [email protected] - http://www.ucjg-ymca-france.org (Contact : Fanny Seidenbinder - 06 13 13 54 55 [email protected]) I – Actions réalisées: Tout d’abord je noterai que notre association est un mouvement de jeunesse tourné vers l’éducation populaire oeuvrant pour un monde plus solidaire, dont les activités depuis sa création en 1855 répondent complètement au « manifeste 2000 » mais qu’elle n’est pas un mouvement de la paix. Toutes ses actions vont dans cette direction sans explicitement le 18 formuler d’où aussi la difficulté des 20 centres UCJG-YMCA répartis sur la France à définir clairement lesquelles de leurs actions font partis de cette campagne ou pas… 1 – Compte-rendu analytique : Sur ces 5 premières années les UCJG an niveau national ont enregistré, sur le site de l’UNESCO, 27 événements. Objectifs : A travers des camps de jeunes, des échanges internationaux entre YMCA et autres associations, le but est d’élargir les horizons, s’ouvrir à la connaissance d’autrui, s’épanouir et vivre ensemble dans un monde laïc en respectant les valeurs humaines luttant contre les injustices, les exclusions, la ségrégation et toutes les formes de racisme. Bénéficiaires : à plus de 90%, les enfants et les jeunes. Localisation des activités : • En France : dans les centres UCJG-YMCA de, Toulouse, Strasbourg, Oberheimsbergen, Neudorf, Schiltigheim, Le Rocheton à Melun, Paris, Nîmes, Le Havre, Avignon, Valloire, Sanary sur Mer. • En France, Allemagne et Bosnie: à travers les camps tripartites • En Israël, Allemagne et France ; à travers l’OFAJ • En Espagne : à travers les séminaires sur la « culture of peace » avec les jeunes YMCA de 12 pays du pourtour méditerranéen. • Au Congo ; à travers le programme de formation au BAFA adapté aux nécessités du pays Les ressources affectées : * Humaines : certains centres UCJG affectent des salariés sur leur temps de travail à cette dimension, la plupart sont des bénévoles, tout comme la responsable et coordinatrice nationale. *Financières : appel des différents groupes à des dons privés, parfois un pourcentage des moyens du centre, mais surtout demande de subventions auprès du « ministre de la jeunesse et des sports », et des « conseils régionaux » ou « conseils généraux » locaux. Donc les réalisations pour obtenir un impact positif et visible restent coûteuses et la recherche financière est parfois un frein. Les résultats : Ils dépendent de la qualité de la préparation du groupe et des formateurs. C’est pourquoi nous avons l’habitude d’informer les accompagnateurs au mieux et de s’assurer de l’adaptation des programmes selon le public. Dans l’ensemble, les enfants et les jeunes vivent de leurs expériences et s’engagent dans leur quotidien à améliorer leurs relations avec les personnes de leur entourage. Ils ressentent cette transformation d’eux-mêmes comme une poussée en avant, une énergie nouvelle, un changement de comportement. Estimation quantitative : Sur les 5 années, 3000 enfants et jeunes formés. 2 – Difficultés rencontrées : Celles à mobiliser les personnes car la formule « culture de paix » semble engendrer un blocage de compréhension : cette barrière surmontée, éveil d’un grand intérêt. Parfois la déception de ceux qui ont vécu de telles formations est grande quand ils retombent dans le monde de tous les jours et il est difficile d’aborder les autres sans avoir l’air d’être trop transformés. 19 3 – Domaines principaux suivis par l’association, par ordre d’importance : - L’éducation, car il est la base de tout et plus facile à réaliser avec les enfants ; - Le développement économique et social car la société est mûre pour le vouloir et s’engager dans un changement, voir un commerce équitable ! - La paix et la sécurité internationale, la médiation et la résolution des conflits car notre association est très ouverte sur l’international, donc aussi confrontée suivant les pays à des situations très différentes et complexes. II - Progrès généraux vers une culture de paix : 4 – Progrès : Toutes les personnes ayant participé à des camps, des informations ou échanges de toutes sortes touchant la « culture de la paix », gardent un souvenir porteur de ces moments. Certaines se sont plus engagées dans des actions diverses à leur retour chez elles, d’autres attendent d’autres manifestations de cet ordre, mais à part une déception devant le monde aride autour d’elles, les résultats prouvent que cette campagne fait avancer les réflexions, ouvrent les esprits, donnent des idées et qu’elle est nécessaire. 5 – Obstacles : La crainte des élus dans les villes d’être mêlés à quelque chose de non quantifiable et aux conséquences difficiles à évaluer, y compris face aux commentaires…, Des responsables associatifs convaincus mais incompris (problèmes d’expression, fossés entre le grand public et les organisateurs). Obstacles à la diffusion des informations, dus au manque de moyens mis en place, tant humains que financiers. 6 – Moyens d’évaluation : Non, mais une constatation ; où des actions ont lieu, le public en redemande et c’est grâce à des exemples simples que le public comprend comment agir naturellement. III – Partenariats et Coopération 7 – Partenariats : Localement les centres UCJG travaillent souvent en partenariat avec les collectivités locales, d’autres associations tournées vers le social, la diaconie, l’OFAJ et l’AEJ, la Fédération Protestante de France. Mais nous ne créons pas de partenariats en tant que tels. La seule chose que l’on pourrait dire est que cette campagne incite à rallier plus de capacités aussi bien humaines que matérielles voir financières donc lient les personnes et fait avancer des idées en laissant nos différences et nos préjugés de côté. Les YMCA existant sur 130 pays, dont déjà dans 39 pays en Europe, il va sans dire que cela facilite nos contacts. Donc réseaux locaux et YMCA. La création de la « Coordination française de la décennie » a le mérite de donner plus d’ampleur à nos actions, de gérer une permanence sur ce domaine et de pouvoir lancer des actions d’une importance plus grande que celles exercées par chacune d’entre nous : notons en particulier « la campagne pour l’éducation à la non-violence et à la paix à l‘école » ou la réalisation de ce pari énorme qu’a été le premier « salon des Initiatives de paix » des 4,5 et 6 juin 2004, qui nous a tous obligé à un engagement très fort ! 8 – Site UNESCO : Oui, je l’utilise pour rechercher des références dans l’écriture de documents et de données sures mais aussi pour suivre l’évolution de ce qu’il se fait. Il n’est hélas pas tellement à jour ! 20 IV – Engagements vers de nouvelles initiatives 9 – Prévisions pour 2005-2010 : réaliser beaucoup plus d’actions visibles, à travers toutes les méthodes de communication possibles : pièces de théâtre, concerts, journées portes ouvertes, plus marquer le 21 septembre - journée internationale de la paix, de séminaires de jeunes, de camps, s’ouvrir sur l’Europe et le bassin méditerranéen. Participer aux « salons des initiatives de paix »… 10 – Domaines principaux : certainement l’éducation en passant par l’ « éducation nationale », mais aussi par des actions sociales. Le succès des démarches dépend aussi de la façon, de la présentation et des moyens avec lesquels on approche les sujets et les différents points de cette campagne, chose en fait très difficile à réaliser. Cependant il est clair que dès que l’on approfondit l’un des points, les 8 domaines se fondent les uns dans les autres. 11 – Pronostiques : Sans un engagement plus fort de l’UNESCO et des Nations Unies, nos efforts pour faire avancer la culture de la paix seront certes visibles mais face aux besoins pas assez rapides. Liste chronologique des événements UCJG-YMCA répertoriés sur le site de l’UNESCO - - 2000 Initiation à la culture de la paix ; écoles primaires de Toulouse, mai La pauvreté dans les PED, dîner-débat organisé par les Y’men de Nîmes, 1er mai Formation à la « culture de la paix » aux UCJG-Avignon, 3 et 4 juin Journée phare, conférence –débat sur la culture de la paix, pièce de théâtre, UCJG de Paris, 18 novembre Marché de Noël sur la paix, aux UCJG du Havre, 1er décembre Culture, notre Europe ; selon la demande des groupes de passage, aux UCJG-Ciarus à Strasbourg, depuis 2000 et jusqu’à une période indéterminée. Moi, raciste ; selon la demande des groupes de passage, aux UCJG-Ciarus à Strasbourg, depuis 2000 et jusqu’à une période indéterminée. 2001 Participation à la création du groupe de travail « culture de paix » à la Commission française pour l’UNESCO, dont nous devenons membre actif, 20 février Rattachement des UCJG à l’association « coordination française pour la décennie » 15 mars camp su la paix, ralliant des jeunes UCJG de Loire, Alsace et Melun, juin Journée internationale de la paix, médiathèque Sanary sur mer, 21 septembre Egaux pour tous, thème de la journée de prière YMCA annuelle pour la paix, 11 novembre 2002 - Action « Salam, shalom; que la paix soit avec vous », aux UCJG-Ciarus de Strasbourg, 1er février - culture de paix ; exposition-animation-visites, UCJG-Ciarus à Strasbourg, du 1er mars au 30 juin 21 - Se connaître et vivre ensemble, c’est construire la paix, 1er camp France Allemagne Bosnie organisé par les UCJG-Loire, à Valloire, 28 décembre- 04 janvier 2003 - L’eau, 4 camps de jeunes à Oberheimsberg et Neudorf , durant l’été - Se connaître et vivre ensemble, c’est construire la paix, 2ième camp France Allemagne Bosnie, organisé par les UCJG-Loire, à Sarajevo-Boracko, Jezero, du 23 juillet au 7 août - Ensemble pour le Congo-Brazaville, formation pour un BAFA local, dans la région de Pool, du 5 au 27 septembre - - 2004 Ensemble pour le Congo-Brazaville, 2ième formation au Bafa, région de Pool, du 24 février au 17 mars Séminaire sur la « culture of peace » à Toledo en Espagne, ralliant 25 jeunes YMCA de 12 pays différents, 28 février au 5 mars Dis-moi les couleurs du monde, programme UCJG-OFAJ, cycles de formations en France-Allemagne et Israël, du 15 avril au 15 septembre Salon des Initiatives de paix, Paris-Cité des sciences, du 4 au 6 juin La force des mots, 4 camps d’été à Schiltigheim, Oberheimsbergen, durant l’été Se connaître et vivre ensemble, c’est construire la paix, 3ième et dernier camp de la série France Allemagne Bosnie organisé par les UCJG-Loire, en naviguant sur la mer Baltique et à Strahlsund, du 24 juillet au 7 août. New smile, présentation des visages des nouveaux pays membres de l’Europe, exposition tournante préparée par des jeunes YMCA d’Allemagne, d’Italie, de France et d’Angleterre et qui est passée pour la France par les centres UCJG de Strasbourg, Paris, Sanary sur Mer, Toulouse entre juin et novembre 2005 - Deuxième séminaire sur la « culture of peace » à Salamanque en Espagne, ralliant 25 jeunes (des autres !) YMCA de 12 pays différents, 28 février au 5 mars Alternatives Non-Violentes (ANV) ANV, Centre 308, 82 rue Jeanne-d’Arc, 76000 Rouen Tél. et fax : 02 35 75 23 44 - [email protected]. Actions réalisées par ANV La revue trimestrielle Alternatives Non-Violentes a été fondée en 1973. Cette revue de recherches, non confessionnelle, est unique en son genre. Un thème spécifique est abordé dans chaque numéro, montrant à la fois combien il est nécessaire de déconstruire l’idéologie de la soi-disant violence nécessaire et légitime, et combien il importe de susciter une culture de non-violence, avec ses méthodes d’action pour la gestion positive des conflits, à la suite de Gandhi, M. L. King et bien d’autres. Titres de numéros récemment parus : « quand l’enfant souffre de violence », « La voiture véhicule de violence », « Sanctionner sans punir, les sanctions éducatives », « Aux sources de la philosophie, la non-violence », « Palestiniens et Israéliens : faire parler la non-violence. » Tous les numéros parus d’ANV rappellent la Décennie. Deux numéros ont été consacrés spécifiquement à la Culture de non-violence. 22 La principale difficulté a été le manque de synergie avec les autres associations. Nous avons privilégié deux domaines : - l’éducation à une culture de la non-violence - l’impact des actions non-violentes dans le champ politique international. Progrès généraux vers une culture de la paix Globalement, tout va trop lentement. Le principal obstacle a été le refus des intellectuels français à s’engager dans la non-violence. Partenariats et coopération Les partenariats ont été principalement l’échange de fichiers avec ceux qui le désirent. Les ressources et outils du site nous sont un peu utiles. Perspectives et engagements Notre engagement est de développer la revue. Comment nous voyons la culture de la paix ? La culture de paix intéresse peu la réflexion du Comité d’orientation d’ANV. Chirac aussi parle de culture de paix… Bush parle aussi de la paix… ANV est engagée dans un travail pour promouvoir une culture de non-violence. Celle-ci contient l’exigence de paix, mais elle se donne des moyens conformément à la fin. La dissuasion nucléaire de Chirac est pour lui une culture de paix, pas pour nous. Arche de Lanza del Vasto Arche - La Borie Noble – 34650 Roqueredonde – tel 04 67 44 09 89 Arche de St. Antoine, 38 160 St. Antoine l’Abbaye - Tel 04 76 36 48 22 – Fax 04 76 36 42 90 e-mail : [email protected] I- Actions réalisées par l’Arche Les objectifs : agir pour la paix et développer une culture de paix par les moyens et les attitudes de la non-violence : information – articles – films vidéos, formation par des sessions et rencontres, interventions dans les écoles et camps pour les jeunes, actions non-violentes d’opposition et de prise de conscience par les moyens NV, du jeûne à la désobéissance civique, aide au développement. Les objets : séminaires pour adultes et jeunes de formation à la non-violence – la défense de l’environnement et de la biodiversité, particulièrement pour ce qui concerne le nucléaire civil et militaire, les organismes génétiquement modifiés, l’expérimentation de culture biologique – la paix en Israël-Palestine et soutien au dialogue interreligieux – opposition aux ventes d’armes – opposition à la guerre en Irak et organisation d’un jeûne international face au Conseil de Sécurité de l’ONU – La localisation des activités : particulièrement en France Les ressources affectées : travail et disponibilité bénévoles des membres engagés de l’Arche et des maisons communautaires (incalculable) – budget de la Canva (Coordination de l’Action Non-Violente de l’Arche de Lanza del Vasto : en 2004 environ 10.000 €) Résultats : un public de plusieurs centaines de jeunes et 3.000/4.000 adultes par an est touché par : les interventions dans les écoles, les sessions de formation, la vie communautaire dans nos maisons – Jeunesse et Sport Hérault est intéressé par les sessions de formation pour jeunes – mouvement national des Faucheurs Volontaires d’OGM, engagements nombreux et 23 procès médiatisés, créant une dynamique d’opposition – diffusion plus large de la culture de non-violence 2) Les difficultés : pour certaines actions, les volontaires et l’argent 3) Objectifs privilégiés : défense des Droits humains et de la société civile – environnement – opposition à la militarisation de la société et aux guerres impérialistes – éducation et formation à la non-violence II – Progrès généraux vers une culture de paix 4) Nous ne constatons pas vraiment de progrès. Face au terrorisme et aux guerres, face à l’accroissement d’une économie libérale concurrentielle mettant en danger les économies des petits pays, je ne crois pas qu’on puisse parler de progrès. Malgré cela on peut remarquer des manifestations importantes en faveur de la paix dans l’opposition massive à la guerre en Irak et dans l’immense générosité internationale face au tsunami récent. Alors que pour les milliers de morts dues à la misère dans les pays pauvres il semble ne pas avoir des réponses possibles. Sur le plan de l’éducation à la paix dans notre pays, il y a une prise de conscience majeure et beaucoup d’efforts sont faits surtout de la part du milieu associatif, mais pas vraiment de la part de notre gouvernement. 5) Obstacles : la foi en la force – la peur de perdre des privilèges – la foi en une économie libérale qui favorise les plus forts – méconnaissance du pouvoir libérateur de la non-violence – manque d’une vraie indépendance du pouvoir des Etats pour l’ONU comme pour l’UNESCO 6) Nous n’avons pas développé de moyens pour mesurer à moyen et long terme les progrès dans nos activités. III - Partenariat et coopération : 7) Nous avons développé des partenariats avec tous les mouvements non-violents français, pour les actions non-violentes – Confédération Paysanne, Greenpeace, Attac, comités anti OGM, pour l’action Faucheurs Volontaires – mouvements d’Eglises – campagnes Agir Ici – campagne MAN pour une intervention civile de paix en Israël-Palestine – Non-Violence XXI 8) Nous n’utilisons pas le site web UNESCO jusqu’à maintenant IV – Nouvelles actions et projets : 9) Nous continuerons les engagements déjà pris et notre travail d’éducation et formation. Les projets nouveaux : film sur la désobéissance civique – rencontre internationale de la NonViolence en Inde en 2008 – Marche de Paix Islamo-Chrétienne 10) Chacun des 8 domaines est extrêmement important, tout se tient. 11) La promotion d’une culture de paix passe par : - un encouragement au travail sur soi-même et dans ses relations - un changement de nos habitudes de consommation et de nos suffisances philosophiques, religieuses, culturelles etc.. 24 - par une présence et des interventions « autres » sur les lieux de fractures graves : axe Nord-Sud – fracture entre le monde musulman et le monde occidentale – fracture entre l’environnement et les sociétés technico-commerciales Tant que l’ONU et l’UNESCO ne jouiront pas d’une réelle indépendance économique par des fonds alimentés par un impôt du genre Tobin par exemple, ces institutions auront bien du mal à faire entendre raison aux nations en proie aux rivalités. Reste la voie pauvre mais féconde si ces institutions sont courageuses, de rallier les consciences et les mouvements de justice et de paix par des interventions soucieuses de vérité et de justice. - - - - - - 2001 : Ensemble pour une Paix Juste entre Israël et Palestine : heures de silence public et jeûnes dans différentes villes de France (initiative publiée dans « Actualité des Religions n° 24 – févr. 2001) Participation de Marie Pierre Bovy, de l’Arche au séminaire « De la violence à la paix » à l’institut catholique de Paris en février, où elle présente « La dimension spirituelle de l’Arche ». A l’occasion du centenaire de la naissance de Lanza del Vasto, exposition de ses œuvres littéraires dans plusieurs villes (Montpellier, Béziers, Lodève, Valence, Metz, Nancy) avec conférences et ateliers. Colloque Lanza del Vasto à l’Hôtel du Département de Montpellier le 17 et 18 novembre (avec la participation de Jean Marie Muller, François Roux, Jacques Semelin, José Bové, Jean Pierre Berlan, Alain Richard, Jean-Pierre Berlan, Dominique Lalanne etc…) Campagne « Effaçons la haine des murs de notre ville » à Perpignan Colloque à Verdun « Réconciliation après les conflits ». Session de formation à la médiation à l’Arche de la Flayssière Interventions dans les écoles sur « Violence et non-violence » par une équipe de l’Arche de St. Antoine (Isère) Sessions de formation à la non-violence à l’Arche de St. Antoine (gestion positive des conflits, communication, pédagogie …) Engagement d’une équipe de l’Arche en milieu rural défavorisé au Burkina Faso – Action économique et pédagogique 2002 : Signature de l’Arche à l’appel aux leaders religieux réunis à Assise en janvier 2002 en faveur de l’option de la non-violence Prières interreligieuses pour la Paix à la communauté de l’Arche de St. Antoine Manifestations à Paris et à Villepinte en juin contre le salon de vente d’armes Eurosatory et pour la diffusion de l’information sur les ventes d’armes. Session d’information et formation sur l’action non-violente en juillet à la communauté de l’Arche de la Borie Noble Présence de l’Arche à la réunion à l’UNESCO en septembre à l’occasion de la « Journée Mondiale de la Paix » Mise en place du projet « Salon Initiatives de Paix » avec la coordination de la Décennie Film en vidéocassette « Violence ou non-violence : quel est ton choix ? » destinés aux écoles et aux enseignants Interventions dans les écoles par une équipe de l’Arche de St. Antoine (Isère) sur « Violence, Non-Violence » Sessions de formation à la non-violence à l’Arche de St. Antoine 2003 : 25 - - - - - Campagne « Un foulard blanc pour la Paix » contre la guerre annoncée en Irak Jeûne international à New York contre la guerre en Irak devant l’ONU du 16 au 23 février et du 8 au 16 mars Deux voyages en Israël-Palestine pour le rapprochement et la compréhension mutuelle Film pédagogique : « Violence, Non-Violence : quel est ton choix ? » avec le soutien de Non-Violence XXI Accueil de groupes de jeunes autour de la violence et non-violence de Villeurbanne et Villefranche sur Saône Démarrage de la campagne « Faucheur volontaire » contre les OGM en plein champ Sessions de formation à la non-violence à l’Arche de St. Antoine Session de formation à la médiation à l’Arche de la Flayssière Interventions dans les écoles sur « Violence, Non-Violence » par une équipe de l’Arche de St. Antoine 2004 : Partenariat avec le MAN (Mouvement pour une Alternative Non-Violente) dans la campagne « La violence n’est pas une solution ! Israël-Palestine : pour une force d’intervention civile » Voyage en Israël- Palestine et prise de contact avec différents mouvements pour le dialogue entre les deux peuples Lettre au Président de la République, au Ministre de la Défense et aux Députés sur la question du Salon de vente d’armes Eurosatory En mars, lettres, jeûnes et prières en union avec Christian Peacemaker Teams qui jeûne 40 jours en Irak pour le respect des Droits de l’Homme envers les prisonniers irakiens En juin, présence de l’Arche au Salon International « Initiatives de Paix » Camp « Jeunes et non-violence » en juillet à l’Arche de la Borie Noble et en Espagne, avec l’aide du mouvement de l’Arche italien Engagement de plusieurs personnes de l’Arche dans le Collectif Faucheurs Volontaires et actions non-violentes de désobéissance civile. Implication de plusieurs dans les procès aux faucheurs Interventions publiques sur la désobéissance civile/civique à Paris (KOSocial) et à Montpellier (Zenith) Sessions de formation à la non-violence à l’Arche de St. Antoine 2005 : Action à Lorient avec les Faucheurs volontaires pour dénoncer l’absence de traçabilité de la filière animale OGM Interventions publiques sur la désobéissance civique au Mans. A venir : Strasbourg, Nice et Avignon Intervention dans les écoles par une équipe de l’Arche de St. Antoine, cette année à Lyon Rencontre des mouvements non-violents, contre la violence et pour la paix à l’Arche de St. Antoine le 2 et 3 avril Camp « Jeunesse et non-violence » à l’Arche de la Borie Noble (juillet 05) Sessions de formation : l’action non-violente ; les conflits de pouvoirs ; gestion de conflits dans le couple ; la médiation ; pédagogie et non-violence à l’Arche de St. Antoine 26 Atelier de paix du Clunisois Atelier de paix du Clunisois, 22 rue de la Barre, 71250 Cluny Actions réalisées par Atelier de Paix du Clunisois pour promouvoir une culture de la paix Rappelons que notre association « Atelier de paix du Clunisois » a été constituée en novembre 2002, comme un collectif de six associations (dont ACAT, MAN, Terre des hommes) avec comme objet : « promouvoir une culture de paix en fédérant des initiatives locales ». Actions auprès des jeunes Exposition « Le sentier de la guerre, ou comment l’éviter » L’objectif était de permettre à des jeunes de niveau fin primaire et début collège de prendre conscience des mécanismes de la violence ordinaire dans leur vie à l’école (refus des différences, généralisations, préjugés, rumeurs, boucs émissaires, etc…) Cette exposition, conçue par l’Ecole de la Paix de Grenoble, a été présentée par notre Association dans des collèges ou salles des fêtes, successivement à Cluny puis à Matour. Deux sessions ont eu lieu : en mars 2002 et en octobre 2004 Au total 1497 jeunes de 10 à 14 ans auront visité ces deux expositions : dont 40 % du primaire et 60% des collèges. Les évaluations recueillies, tant auprès des jeunes que des adultes, ont été très positives. Cette exposition apporte une grille de lecture utile des mécanismes de la violence, mais nécessite, pour porter tous ses fruits, un suivi par les enseignants. Le coût de chaque exposition s’est élevé à 1900 € (location du matériel, transport, tracts), entièrement couvert par les subventions des Communes, Communautés de communes et Conseil Général. Actions auprès des adultes Actions de formation Deux journées de formation-sensibilisation ont été organisées en 2003 et 2004 avec le concours de l’IFMAN sur le thème « non-violence et communication » L’objectif était une sensibilisation aux attitudes et comportements en cas de conflits, permettant de commencer à approcher la gestion non-violente de ces situations. Ces journées ont été suivies par 18 personnes. Conférences-débats - Notre première action publique fut une réunion-débat fut organisée en décembre 2002, sur le thème « Violence et paix au quotidien, comprendre et agir ». Ce fut l’occasion d’entendre des acteurs importants (Yvette Bailly, du MAN et Guy Aurenche), praticiens de la non-violence et des droits de l’homme, puis de dégager des pistes d’action pour le futur. - Une deuxième conférence-débat fut animée par Jean-Marie Muller en septembre 2004 sur le thème « vers une culture de la non-violence ». Cet exposé suivi d’un large débat fut très apprécié par un public fourni. Film-débat En avril 2004, nous avons projeté à Cluny le film « de guerre lasses » de Laurent BécueRenard, film traitant les séquelles psychologiques du conflit de Bosnie et le travail thérapeutique accompli sur certaines victimes de ce conflit. Le débat qui s’ensuivit fut animé par le réalisateur lui-même Manifestations publiques 27 - En mars 2003 : Recueil public de 160 signatures contre la guerre en Irak - Journée de la paix du 21 septembre 2003 Dans la journée : exposition dans un lieu public et passant de textes et de quelques réalisation pour la paix ; atelier de terre ouvert à tous réalisant une « colombe de la paix ». En soirée, dans le narthex de l’abbatiale de Cluny : des paroles de paix dites par une comédienne, accompagnée au violoncelle ; bougies colorées écrivant le mot paix en huit langues. Ce fut un très grand moment d’émotion. - Participation au Salon des Initiatives de paix des 4-6 juin 2004. - Journées de la paix de septembre 2004 Elles se sont déroulées en 3 temps : Le 18 septembre : atelier « dessinons la paix » destiné à des enfants Le 19 septembre : spectacle avec le groupe « Les Trapettistes », reprenant des chansons de Pierre Perret sur les thèmes de la guerre, de la paix et de la non-violence. Spectacle suivi par plus de 200 personnes. Le 21 septembre : conférence de Jean-Marie Muller déjà citée plus haut. 2 - Difficultés rencontrées Difficultés dues à la petite taille de notre zone d’action : moyens humains et financiers limités 3 - Domaines privilégiés Pour nous le développement d’une culture de paix commence d’abord par des actions locales. Cela ne signifie pas qu’on se désintéresse des grandes causes, mais toute action en profondeur passe en priorité par un travail personnel. C’est pourquoi, nous voulons développer des actions de formation, et ceci en deux étapes : - comprendre ce qu’est que la non-violence au travers de la vie et l’œuvre de grands acteurs de la non-violence. Ceci par une série de présentations interactives des pionniers de la non-violence : Gandhi, Luther King, Général de Bollardière, Lanza del Vasto etc… - entreprendre une action de développement personnel avec pour objectif, une formation à la gestion non violente des conflits 4 - Progrès généraux vers une culture de la paix Sur le plan local : oui. Exemples : conflits sur les bizutages à l’ENSAM en voie d’amélioration conflits politiques sur la méthode de traitement des déchets : solution en vue Sur le plan national : ?? Subsiste en France une forte culture de conflits durs basée sur le rapport de force, plus que sur la négociation Attitudes manichéennes dans les conflits politiques Sur le plan mondial : oui et non Négociation Israël-Palestine Solidarité pour les victimes du tsunami Rôle davantage reconnu de l’ONU 5 - Les obstacles principaux à la promotion d’une culture de paix Le mot « paix » est trop galvaudé. Il faudrait plutôt parler de « non-violence » (mais c’est vrai que ce terme, bien que positif, s’exprime par une négation…), et aussi de « bienveillance » (par opposition à « mal-veillance »). 28 On a toujours tendance à balayer devant la porte…des autres. On se considère plus facilement victime que coupable. Jugements trop manichéens. Exemple : le cinquantenaire d’Auschwitz. On a bien raison d’en garder mémoire. Mais se pose-t-on la question : qu’aurais-je fait, si j’avais été allemand pendant la guerre ? Il y a quelque chose d’universel dans le mal. Pour lutter contre le mal, il ne faut pas se cacher le mal qui est en chacun. La culture post-moderne y aide-t-elle ? 6 - Des moyens pour mesurer les progrès ? Déjà, dans les équipes de responsables ou d’animateurs, règne-t-il un esprit de paix ? Faire des bilans, des évaluations après chaque activité ou manifestation Voir ce qu’en dit la presse 7 - Des partenariats ? Atelier de paix du Clunisois est un collectif qui rassemble six associations 8 - Utilisation de www.UNESCO.org/cp Pas beaucoup jusqu’à maintenant, mais cela peut être utile 9 – Engagement pour les 5 ans à venir Nous n’avons pas abordé de réflexion sur le moyen terme. Nous nous concentrons plutôt sur des objectifs court terme : développer la sensibilisation à la non-violence, développer la formation à la gestion non-violente des conflits, organiser des rencontres-débats afin que les personnes puissent se reconnaître différents mais prêts à l’écoute et au partage. 11 – Comment voyons-nous la promotion d’une culture de paix pour les 5 prochaines années Développer l’information en privilégiant le pluralisme des opinions Se méfier des généralisations, des simplifications Généraliser les débats, le travail collectif Développer, en parallèle, une culture de la responsabilité personnelle Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées, 11 allée de Guérande 31 770 Colomiers Ouvert le mercredi (9h-12h et 15h-18h) et le samedi (9h-12h) Tel/Fax : 05 61 78 66 80, [email protected], http://www.non-violence-mp.org La création de l’association en septembre 2003 et l’ouverture du Centre au public en février 2004 a été possible grâce à une mobilisation citoyenne exceptionnelle en faveur du développement d’une culture de non-violence. Créer un Centre de ressources régional sur la non-violence est une démarche nouvelle qui correspond aux attentes de nombreuses personnes, associations et institutions confrontées à des difficultés croissantes dans la gestion des relations humaines. Le Centre de ressources sur la non-violence met à disposition de nombreux outils de réflexion, d’animation et de formation à la non-violence et à la gestion positive des conflits et 29 offre l’opportunité d’organiser de nombreux partenariats avec des acteurs de terrain dans le domaine éducatif, social et culturel. En l’espace de quelques mois, le Centre a connu une fréquentation grandissante. Déjà 140 personnes sont adhérentes à l’association. Et depuis novembre 2004, un site internet ressource sur la non-violence a été mis en ligne. Centre Quaker International Centre Quaker internationale, 114 rue de Vaugirard, 75006 Tél. : 01 45 48 74 23 – [email protected], http://quaker.chez.tiscali.fr - - - - - - Rachat le 7 mai 2003 par l'Assemblée de France, de la Maison quaker de Congénies, la plus ancienne Maison d'assemblée quaker sur le continent européen (sauvegarde et entretien du patrimoine). Rénovation de cette maison en cours en 2005. Envoi d'une représentante de l'Assemblée de France à la 21ème assemblée triennale du Comité consultatif mondial à Auckland (Nouvelle-Zélande) en janvier 2004 sur le thème: ''Etre témoins fidèles. Servir Dieu dans un monde en mutation." Participation à des vigiles silencieuses devant le Salon de Eurosatory à Paris en 2002 et 2004. Participation au Salon des initiatives de paix avec tenue de stand du 4 au 6 juin 2004 à la Villette à Paris. Organisation de week-ends d'études quakers au Centre quaker de Paris en 2003 et 2004. Réédition en 2002 du livre de Henry van Etten, Chronique de la vie quaker française, 1745-1945, qui était épuisé. Articles et communications de J.H. Louis: Compte rendu critique sur une trilogie :.H. Clay Reed abd George J. Miller (eds), The Burlington Court Book of West New Jersey : A Record of Quaker Jurisprudence in West Jersey, 1680-1709, 1998 ; Robert Leach and Peter Gow, Quaker Nantucket : The religious Community behind the Whaling Empire, 1997 ; Arthur J. Meekel, The Quakers and the American Revolution, 1996, Quaker Studies, vol.5, Issue 2, March 2001, 186-189. Communication au colloque "La Vaunage au XVIIIème siècle" à Nîmes le 8 février 2003, sous la direction de Jean-Marc Roger et la présidence de Emmanuel Le Roy Ladurie: "les Couflaïres de la Vaunage et les quakers anglophones: une rencontre providentielle à la fin du XVIIIèmes siècle". Article dans le Florilège de la Revue française d’Etudes Américaines , n°100, mai 2004. 88-89. Cet article retrace la découverte du fil d'Ariane de la non-violence dans l'histoire des Etats-Unis. The ‘Desert’ society in Languedoc (1686-1704) as popular culture and the roots of French Quakerism, Quaker Studies, vol.9, Issue 1, September 2004, 54-65. " Le pacifisme des quakers américains, substrat d’une promesse presque évanouie ? " Matériaux pour l’histoire de notre temps, juillet-septembre 2004, n°75, 86-95. La Maison quaker de Congénies, lorsqu'elle sera rénovée, devrait être un centre de rayonnement pour la culture de non-violence et de paix au cours des années qui viennent. Amitiés J.H. Louis, représentante des quakers français auprès de la coordination française. 30 Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) CCFD, 4 rue Jean Lantier, 75001 Paris 01 44 82 80 00, [email protected], www.ccfd.asso.fr Personne responsable : Marie-Line Ramackers, Direction Etudes et Plaidoyer, Programme Paix et Droits Humains Tél. : 01 44 82 81 85 - Fax : 01 44 82 81 45 - [email protected] Le CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement) est une association de solidarité internationale, qui a pour principales missions de soutenir des initiatives associatives de développement dans les pays du Sud et de l'Est et de sensibiliser à la solidarité internationale en France. Actions entreprises pour la mise en oeuvre du Programme d’action pour une culture de la paix depuis l’année 2001. Education au développement - De 2000 à 2003, la Paix fut le thème d’animation : "Agir pour la paix au cœur des conflits" (reconstruction économique, recherche de solutions pacifiques, appui aux populations en difficulté) "Poser les fondements de la paix" (promotion des droits fondamentaux, lutte contre l'impunité) "Garantir une paix durable et prévenir les conflits" (éducation à la paix, dialogue interculturel et interreligieux, prévention des conflits) Le 21 septembre, Journée internationale de la paix, le CCFD relaie les communiqués de presse et propose à son réseau de participer aux actions en faveur de la paix organisées en région. Plaidoyer La culture de non-violence et de paix est à la fois une action éducative, de sensibilisation et aussi une façon de permettre l’expression et l’engagement du plus grand nombre. C’est pourquoi les campagnes de mobilisation sont présentées dans ce rapport à mi-parcours, car elles permettent une citoyenneté active et concrète en faveur de la paix qui intègre une conception humaniste, tolérante et critique. - Le CCFD a soutenu la campagne sur le contrôle des transferts d’armements et est membre de la plate-forme « Contrôlez les armes » pour la création d’un traité international sur le commerce des armes. Cette campagne est coordonnée sur le plan international par IANSA, Amnesty international, Oxfam. - En 2003, le CCFD s’est inscrit contre la guerre en Irak et s’est mobilisé sous la banderole « Les Chrétiens disent non à la guerre ». - Le CCFD est membre du Comité d’intervention civile de paix (animé par le MAN), qui plaide en faveur de l’Intervention civile de paix et propose des formations adaptées. - Le CCFD a organisé avec d’autres associations, lors du Forum Social Mondial (Porto Alegre et Bombay : 2003, 2004, 2005) et du Forum Social Européen Paris/St Denis/Bobigny/Ivry (2003), des rencontres/débats sur la paix et la non-violence entre les actrices et acteurs de paix dans le monde : échanges de fond et de pratiques sur différentes thématiques liées à la culture de non-violence et de paix. 31 - - Le CCFD est membre de la Coordination française pour la Décennie, qui regroupe plus de 50 associations françaises. Il participe à la campagne sur l’introduction officielle de la formation à la non-violence et à la paix dans le système éducatif français. Il a été mandaté par cette Coordination pour la représenter au sein du Groupe de travail sur « la culture de non-violence et de paix » de la commission française pour l’UNESCO. Ce groupe de travail organise des rencontres-débats à l’UNESCO. Il met en commun les différentes initiatives sur ce thème et fait la promotion du 21 septembre, journée de la paix. A la demande de la Commission française pour l’UNESCO, Marie-Line Ramackers (chargée du Programme Paix et Droits humains au CCFD) est intervenue sur la promotion de la culture de paix à la Conférence européenne sur « le rôle de la société civile dans la prévention des conflits armés », qui s’est déroulée à Dublin en avril 2004. Elle représentait à la fois la Commission française pour l’UNESCO, la Coordination française pour la décennie et le CCFD. En juin 2004, le CCFD a été co-organisateur du premier Salon international des initiatives de paix avec la Coordination française pour la décennie et le Secours Catholique-Caritas France. Soutien à des initiatives de paix dans le monde Le CCFD soutient les acteurs de développement. Partant du constat qu’il n’y a pas de développement sans paix ni de paix sans développement, le CCFD soutient des organisations oeuvrant pour la paix et la non-violence en Amérique Latine, en Asie, en Afrique, au Moyen Orient et dans les Pays de l’Est. De nombreuses initiatives existent, en fonction du contexte local: éducation à la paix, dialogue interculturel et interreligieux, lutte contre l’impunité et pour la justice, développement de projets économiques, promotion du genre, respect des droits humains, construction et renforcement de la société civile, etc. Progrès généraux vers une culture de la paix Principaux obstacles principaux à la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence De nombreuses organisations font la promotion de la culture de non-violence et de paix sans le savoir. Le mot culture a peut-être « fait peur » mais c’est avant tout le résultat qui compte. Il est à constater qu’après le 11 septembre 2001, la paix est redevenue une priorité, mais les moyens trouvés pour la garder se sont fondés davantage sur la sécurité que sur la culture. Or, il y a un risque important de passer de la sécurité au sécuritaire, qui est alors source d'arbitraire et de violation des droits humains, ce qui va à l’encontre de la culture de paix et de non-violence. Cette tendance doit être inversée pour une véritable paix. Sur le plan institutionnel, il y a beaucoup de Décennies, le grand public et même les associations ont du mal à s’y retrouver et donc à s’impliquer. De plus, les instances internationales ont du mal à en faire la promotion. Partenariats et coopération Création de partenariats avec d’autres organisations Le CCFD s’implique dans différents collectifs, plate-formes, coordinations, comités ainsi que dans les Forums sociaux (voir séminaires et ateliers). 32 Connaissez-vous le site web de l’UNESCO consacré à la Décennie internationale ? Dans quelle mesure les ressources et outils (calendrier des événements et bourse d’échange) disponibles sont utiles pour votre organisation ? Oui, mais il manque d’interactivité, il n’y a pas de relances pour les mises à jour. Un site ne vit que s'il y a un échange et un intérêt à le consulter. Engagements et nouvelles orientations pour la poursuite de la Décennie Nouveaux engagements pris en vue de promouvoir une culture de la paix dans les cinq ans à venir - Participation au Salon international des initiatives de paix prévu en 2006 Campagne sur le contrôle des armes Actions de plaidoyer en faveur de l’intervention civile de paix Soutien à des partenaires Travail en réseau sur l’éducation à la paix et à la non-violence dans le cadre de l’éducation au développement Implication dans Religions en concert et concerts pour la paix Sensibilisation périodique du réseau CCFD sur le respect des droits humains, le dialogue interculturel et interreligieux, l’éducation à la paix et à la non-violence, la gestion des conflits… Pensez-vous qu’il existe des domaines principaux pour la mise en oeuvre d’une culture de la paix parmi les huit domaines définis dans le programme d’action ? 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. renforcer une culture de la paix par l’éducation promouvoir le développement économique et social durable promouvoir le respect de tous les droits de l’Homme assurer l’égalité entre les femmes et les hommes favoriser la participation démocratique développer la compréhension, la tolérance et la solidarité soutenir la communication participative et la libre circulation de l’information et des connaissances 8. promouvoir la paix et la sécurité internationale Ces huit points sont complémentaires et ne doivent surtout pas être mis en concurrence. Dites brièvement comment vous voyez la promotion d’une culture de la paix durant les 5 prochaines années. S’engager dans cette voie sur le plan mondial et institutionnel est essentiel, et les 5 ans à venir devraient être une priorité de l’UNESCO, ce travail étant totalement complémentaire par rapport à ses autres domaines d’actions. Il devrait y avoir un plus grand échange avec les organisations de défense des droits humains, qui sont des promoteurs essentiels de la culture de non-violence et de la paix. Les groupes de travail sur « la culture de non-violence et de paix » sont à maintenir et à développer sur le plan national. En effet, le groupe de travail réuni au sein de la Commission française de l’UNESCO est depuis 5 ans une expérience constructive et concluante pour échanger et renforcer cette dynamique « du local au global »,. 33 Mais n’oublions pas que la promotion de la culture de non-violence et de paix ne s’arrêtera pas au bout des cinq ans à venir, car la paix s’entretient au quotidien et des moyens doivent constamment être mis en œuvre pour qu’elle soit durable. Collectif de Chenôve pour la Culture de la paix Collectif de Chenôve pour la Culture de la paix, 7 rue de Longvic, 21300 Chenôve [email protected] - www.mjc-chenove.fr.st Le but principal du Collectif est de favoriser un mieux vivre ensemble sur Chenôve, de mettre en place une véritable culture de la paix sur la commune, pour faire face à la "culture" de violence ambiante. - les bénéficiaires : les habitants de la commune. - la localisation des activités: La commune de Chenôve (Zone Urbaine Sensible) - les ressources affectées : Mobiliser les associations. - les résultats : une connaissance de la culture de la paix. Une bonne identification de nos activités. Une connaissance et une reconnaissance sur la commune. Voici une liste des actions menées depuis 2000 : - La création d'un tonneau de paix, où les habitants peuvent mettre des messages de nonviolence. Ce tonnelet sera ouvert en 2010. - Un bulletin de paix, bulletin de liaisons des acteurs du collectif (27 N° à ce jour) - Une exposition itinérante sur les actions réalisées pour la promotion de la culture de la paix. - Des bistrots philosophiques (plus de 30 à ce jour) sur des sujets qui touchent les habitants (le dernier sur le Plan Local d'Urbanisation et le prochain sur la laïcité) - Une chaîne humaine en 2000 - Des repas de quartier depuis 2001 (600 participants en 2004) - Un concert de Noël depuis 2002 (avec les chorales des collèges qui préparent ce concert 500 personnes) - Des actions ponctuelles comme la participation au forum Social Locale. - La création d'une plaquette de présentation. La principale difficulté rencontrée est que peu de monde y croyait. Les domaines définis dans le programme d’action pour une culture de la paix que nous avons privilégié - Promouvoir le respect de tous les droits de l’homme - Favoriser la participation démocratique. - Développer la compréhension, la tolérance et la solidarité - Soutenir la communication participative et la libre circulation de l’information et des connaissances Nous avons fait ces choix pour répondre aux problèmes de violence sur la commune, au racisme et à l'intolérance. Les progrès généraux vers une culture de la paix Sur les cinq premières années de la Décennie, il nous semble qu’il fait meilleur vivre à Chenôve mais il est difficile de s'attribuer cela tout seul ! 34 Nous n’avons pas développé des moyens pour mesurer à moyen et long termes les progrès dans vos activités sauf peut-être le nombre de participant qui augmente Les partenariats et la coopération Nous avons mis en œuvre des partenariats, puisqu'il s'agit d'un collectif d'association. Nous connaissons le site web de l’UNESCO consacré à la Décennie internationale (www.UNESCO.org/cp) mais les ressources et outils ne sont pas trop utiles pour notre organisation. Les perspectives et engagements Nos nouveaux engagements sont de poursuivre les activités qui marchent. En créer d'autres vers d'autres publics plus jeunes. Le 18 juin nous organisons un jeu de l'oie sur le mail. Nous pensons qu’il existe des domaines principaux pour la mise en œuvre d’une culture de la paix parmi les huit domaines définis dans le programme d’action : Promouvoir le respect de tous les droits de l’homme Favoriser la participation démocratique. Développer la compréhension, la tolérance et la solidarité Soutenir la communication participative et la libre circulation de l’information et des connaissances Quant à dire brièvement comment nous voyons la promotion d’une culture de la paix durant les 5 prochaines années, brièvement, ce n’est pas facile, il faudrait du temps pour y réfléchir en commun ? Collectif des Alpes-de-Haute-Provence pour la Décennie Collectif des Alpes-de-Haute-Provence pour la Décennie, C/o Béatrice Trélaün, Rue Grande, 04870 St Michel l’Observatoire Tél. : 04 92 76 61 83 - beatmedia@ free.fr Personne responsable : Béatrice Trélaün I – Actions réalisées Depuis 2001 nous avons réalisé des activités du genre : créer une plaquette de présentation de notre groupe et de la Décennie destinée à tous publics, créer un dépliant de présentation des ateliers éducatifs en milieu scolaire que nous proposons. Animer des ateliers de jeux coopératifs. Organiser des ateliers d’écriture sur tissus et des interviews autour de « Quelles peurs avez-vous? Quelles violences rencontrez-vous? Que faites--vous autour de vous pour faciliter la paix? ». Favoriser la venue de l’exposition de l’Ecole de la Paix de Grenoble « Sur les sentiers de la Guerre ou comment l’éviter » en faveur de collèges du département. Faire signer la pétition de la campagne pour l’éducation à la non-violence à l’Ecole. Animer des sensibilisations à la communication non-violente ou à la médiation dans des collèges : « S’exprimer plutôt que se battre » et des centres aérés. Participer à des Fêtes de la Paix ou journées Citoyenneté, ou journées du Mieux Vivre, aux Correspondances de Manosque, aux journées internationales du Jeu en faisant connaître nos actions. Organiser des journées de réflexions autour de « La Guerre et la non-violence », « Le compromis », « la Thérapie Sociale de Rojman », etc… Au niveau des ressources, nous n’avons presque rien et nous dépendons de nos fonds propres. 35 Nous manquons de moyens humains ( sommes maxi une dizaine à être réguliers), de temps, d’énergie… Nous avons privilégié les domaines du programme d’action suivant : « Renforcer une culture de la paix par l’éducation » et « Développer la compréhension, la tolérance, la solidarité ». Notre choix a été fait en fonction de nos sensibilités, de nos compétences et de nos professions. II Progrès généraux Nous n’avons pas nettement identifié de progrès. Cependant certains déclics et sourires ou écrits d’enfants et de jeunes sont encourageants, certaines discussions autour de la différence de l’autre sont encourageantes. De petits pas. La non-violence est un thème délicat à valoriser auprès du grand public. Les thèmes de la Décennie rencontrent peu l’intérêt des gens. Il est difficile d’être relayés par les médias, de se glisser entre deux émissions de télé ou deux loisirs marchands. Nous n’avons pas développé de moyens pour mesurer les progrès de nos activités. III Partenariats et coopération La création de partenariat est peut-être un de nos points forts : Le MIR, le MAN, l’IFMAN Méditerranée qui font partie de notre collectif puis le Mouvement de la Paix du 04, deux troupes de théâtre-forum locales, des collèges, des professeurs, des éducateurs, le Collectif Palestine 04, des associations de médiation scolaire et ou familiales dans le 13 et le 04, la F.O.L. et Léo Lagrange, Les Editions Chronique Sociale, Un réseau d’Ecoute d’Appui et d’Accompagnement des parents qui diffuse par exemple un «Echo des Parents »sur « la prévention de la violence dès la petite enfance » et organise débats sur ce sujet, en prévention . Etc… Nous ne nous servons pas du site de l’UNESCO. La plupart ignorait son existence. IV Nouvelles actions Pour les 5 ans à venir nous pensons essayer de promouvoir les communes de la Paix, contacter des professeurs des écoles et leur proposer le matériel issu des résultats de nos ateliers d’écriture, ainsi que les accompagner dans la préparation de classes de « philo » dès la maternelle ( informer sur l’existence des sites « prépaclassa.net »et « philosophie cycle 1 » et « cartables.net »). Diffuser la culture de médiation et continuer sur notre lancée… Nous pensons que le domaine principal pour la mise en œuvre d’une culture de la nonviolence et de la paix est « Renforcer une culture de la paix par l’éducation » Nous aimerions que l’effort porte sur l’éducation à la culture de non-violence et de paix dès le plus jeune âge. La pétition émise par la Coordination française va dans ce sens. Est-ce le meilleur moyen d’y parvenir ? Il y a urgence. 36 Coordination Orléanaise pour la Décennie de la nonviolence et de la paix Coordination Orléanaise pour la Décennie de la non-violence et de la paix, 324 route de saint Cyr en val, 45640 Sandillon Tél. / 02 38 41 10 28, [email protected] Responsable : Thérèse Renaux Actions réalisées par la Coordination : Conférence-débat du 23 novembre 2004 : Quelle place donner à la paix et à la nonviolence dans l’éducation et l’enseignement scolaire ? 1- Objectifs : Faire connaître la résolution de l’ONU (la promotion d’une culture de nonviolence et de paix au profit des enfants du monde), favoriser par nos actions sa mise en pratique et développer l’information sur la campagne de signatures. Bénéficiaires : Enseignants, divers acteurs sociaux, jeunes adultes, politiques, parents d’élèves. Localisation : Orléans et l’agglomération Ressources : aucune Résultats : vif intérêt de divers public, demande de participation à notre coordination, demande de formation à la non-violence et à la gestion des conflits, constitution d’un groupe réunissant différents acteurs du milieu associatif et des enseignants de zone d’éducation prioritaire. 2- Difficultés rencontrées : La prise en compte par les médias, contacter les parents d’élèves, l’absence de moyens financiers. 3- Domaines privilégiés : Renforcer une culture de paix par l’éducation non –violente. Sensibiliser à la campagne pour l’éducation à la non-violence et à la paix pour faire connaître la Décennie et la rendre crédible par le partage d’expériences à la gestion des conflits. Progrès vers une culture de paix 4- Dans les écoles des besoins ont augmenté et des actions à la base se sont organisées pour un mieux vivre ensemble grâce aux projets d’école. Les personnels ont inventé leurs outils ou en cherchent. Partage d’expériences, désir de formations financées par le ministère et développement de formations à la gestion des conflits par différentes associations. 5- Obstacles : Le non-support des médias, le non-soutien du ministère de l’éducation nationale. (Problème de financement) 6- Evaluation : nous n’avons pas prévu d’évaluation mais nous constatons que le fait d’oser et de risquer la mise en place d’une coordination nous a permis l’organisation d’une conférence-débat. Celle-ci a suscité le désir de rejoindre la coordination de quelques personnes qui arrivent avec leur expérience et des projets nouveaux naissent. Le fait d’avoir un objectif et de risquer nous paraît source de progrès. 37 Partenariat et coopération 7- Notre coordination regroupe des personnes du MAN, NVA, MIR, Lien Social et Médiation, Génération Médiateur et d’autres personnes de sensibilités artistiques différentes. 8- Non, nous n’utilisons pas le site internet. Engagement en vue de nouvelles actions 9- Trois projets sont en cours : - contacter les associations de parents d’élèves, les administrations de l’enseignement, les élus, etc.…en vue d’une action commune pour développer, intensifier l’information sur la campagne de signatures. - organiser une manifestation publique sur la place du Martroi à Orléans le 17 septembre, en prévision de la Journée internationale sur la paix qui a lieu chaque année le 21 septembre : spectacle de rue, exposition, présentation de la campagne de signatures. - mettre en place des journées de formation à la gestion non-violente des conflits. - développer un partenariat actif dans le domaine de la culture de non-violence et de paix dans différentes instances en relation avec les enfants et les jeunes en dehors du scolaire. 10- Renforcer une culture de la paix par l’éducation est le domaine qui nous semble principal. 11-Promouvoir la culture de non-violence et de paix au niveau des médias. - Toucher les institutions (y compris les institutions européennes) et le ministère de l’éducation nationale. - Développer des moyens pour proposer et rendre les formations accessibles à tout public. (Tout autant auprès de ceux qui n’ont ni le pouvoir ni l’avoir ni le savoir que de ceux qui l’ont.) Développer le savoir être, le savoir vivre ensemble dans la différence. Coordination Nord-Pas de Calais pour la Décennie Coordination régionale Nord-Pas de Calais pour la Décennie, c/o IFMAN, Maison de la Nature et de l’Environnement, 23 rue Gosselet, 59000 Lille Tél. : 03 20 43 17 02, [email protected] Personne responsable : Lydie Pélinski Actions réalisées 1. Présentation d’une vidéo sur le thème de la non-violence à l’école suivi d’un débat Cinéma l’Univers à Lille, en 2001 Objectif : lancer la décennie au niveau local Contact avec des associations qui ont rejoint la coordination régionale 2. Rencontre autour du mot « Paix », dans le cadre des « dix mots dits » de la Maison de la Nature et de l’Environnement Objectifs : discussion autour du mot paix, vidéo (femmes artisanes de paix), présentation des associations, de la décennie. Lieu : cinéma l’Univers à Lille, 17 décembre 2002. Ouvert à tous 3. Question de sens : « Violence / Non-violence » : cycle de deux conférences à l’Université des Sciences et Technologies de Lille « Acteurs de Non-violence » 18 mars 2003 « Pour une culture de non-violence, comment agir ? 8 avril 2003 38 Objectifs : présentation de la décennie, des organisations faisant partie de la coordination, objectifs de la décennie et discussion. Bénéficiaires : étudiants, enseignants, extérieurs Localisation : USTL Culture, Villeneuve d’Ascq Résultats : beaucoup d’extérieurs, peu d’étudiants. 4. En septembre 2003, manifestation le jour de la journée internationale de la Paix. : longue banderole avec les drapeaux arc-en-ciel, signature de pétition. 5. Mise en place de formations autour de la médiation, coopération et régulation nonviolente des conflits Trois associations (IFMAN, Génération Médiateurs et Pas de Côté) portent cette formation. Quelques interventions en particulier auprès d’enseignants de l’Enseignement Catholique. Difficultés rencontrées Les personnes représentant leur association au niveau de la coordination régionale font beaucoup d’activités avec leur propre association, d’où la difficulté à trouver des dates de réunion, à organiser des actions ensemble. Difficultés de trouver une base commune autour de certains mots entre associations laïcs et catholiques. Domaines du programme d’action pour une culture de la paix Nous avons surtout privilégié le domaine éducation à la non-violence. C’est le secteur dans lequel les différentes associations ont déjà des actions. Cultivons la paix Cultivons la paix, 3 rue des peupliers, 78370 Plaisir Tél. : 01 30 54 22 77 – [email protected] Nous avons, tout au long de ces 5 années, œuvré à Plaisir et aux environs à faire connaître la non-violence et son apport dans la communication et la résolution positive des conflits. Et ce de différentes façons : - Conférences et expositions avec création d’affiches sur la non-violence, la médiation, les jeux coopératifs et la résolution positive des conflits. - Sensibilisation des enseignants à la médiation scolaire (journée pédagogique des enseignants du primaire et information au collège). - Films-débats en lien avec le cinéma municipal sur des sujets d’actualité (« De guerres lasses » au Kosovo, « 1001 jours » en Israël-Palestine). - Animations dans les centres de loisirs et auprès des écoles sur les jeux coopératifs et la résolution non-violente des conflits. - Participation active aux A.P.I (Animations Pied d’Immeuble) l’été dans les quartiers difficiles. Nous relayons également sur place des initiatives nationales et internationales : journée de la paix du 21 septembre, journée internationale de la poésie et tambours pour la paix. 39 Ecole de la Paix Ecole de la Paix, 7 rue Très Cloîtres, 38000 Grenoble Tél. : 04 76 63 81 41, [email protected], www.ecoledelapaix.org Si la paix se construit par des voies multiples, l'éducation est l'instrument fondamental des changements nécessaires. L'Ecole de la paix - sans appartenance politique ni confessionnelle - a pour objet d'informer et éduquer les citoyens en vue de construire la paix et d'amener personnes, groupes et Etats, à établir et élaborer, d'eux-mêmes, des relations plus pacifiques. L'école de la paix est à la fois un centre : De médiation et solidarité : carrefour entre des initiatives internationales ou locales pour construire la paix. - D'animation pédagogique : Des interventions en milieu scolaire et des créations d’outils pédagogiques au service de l'enseignement et de l'information pour favoriser le vivre ensemble. - De recherche : analyse de conflits, situation des minorités, réparation des traumatismes, culture de paix... - De documentation et informations - Etincelle Etincelle, 24 avenue des Pins, 34570 Montarnaud Tél. : 04 67 55 51 80, [email protected], http://asso.etincelle.free.fr L'association Etincelle mène depuis 1998 une réflexion et des interventions visant à prévenir la violence dans le milieu scolaire et familial et à favoriser des attitudes de responsabilité et de coopération. Nous nous intéressons particulièrement : - au processus de développement des aptitudes relationnelles telles que la connaissance et le respect de soi, le respect de l’autre et la gestion de la frustration, la coopération et la solidarité, - à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une nouvelle forme d’autorité pour sortir de l’impasse actuelle entre autoritarisme et permissivité. Depuis 2001, nous avons mis en oeuvre les actions suivantes : la conception et la présentation de 5 théâtres-forums sur la violence éducative, la violence entre jeunes, l'exclusion, le sexisme et les relations famille/école, - l'écriture d'un ouvrage de Véronique Guérin sur l'autorité éducative " A quoi sert l'autorité ? S'affirmer, respecter, coopérer", aux éditions Chronique Sociale", - la présentation de 8 conférences interactives pour parents, enseignants et éducateurs sur le thème d'une autorité qui associe fermeté et ouverture pour développer la confiance en soi et l'attention à l'autre. - Génération Médiateurs Génération Médiateurs, 39 rue des Amandiers, 75020 Paris Tél. : 01 56 24 16 78, [email protected], www.gemediat.org Riche d’une expérience qui a commencé en 1993, l’association Génération Médiateurs mène un travail de prévention contre la violence, persuadée qu’il est possible de concilier 40 l’éducation à la paix et à la non-violence et la préparation des jeunes à une vie d’adultes acteurs et responsables. Sa spécificité consiste à former à la gestion des conflits et à la médiation des éducateurs (enseignants, bien sur, mais aussi CPE, surveillants, assistantes sociales, infirmières, aideéducateurs, parents d’élèves ...). Ceux ci passent par les étapes qu’ils feront ensuite franchir aux jeunes de tous âges (collèges, lycées, écoles) avec un matériel particulièrement adapté, au cours d’une quinzaine d’ateliers. La méthode est ludique, à travers les valeurs de la non-violence (respect, coopération, humour, créativité ...), les jeunes apprennent à se connaître, à mieux connaître les autres, à observer leur façon de réagir dans les situations difficiles, à écouter l’autre pour mieux communiquer, à constater que l’on peut être deux à avoir raison... Dans une dernière étape, c’est l’apprentissage de la médiation par les pairs, c’est à dire de ce processus qui permet, grâce à l’intervention d’un tiers, de rétablir la communication pour trouver une solution gagnant - gagnant. Puis les jeunes médiateurs, en binôme et pour un temps limité, proposent leur service à leurs camarades, du même âge ou plus jeunes, en conflit. Le projet nécessite un réel investissement de l’équipe éducative qu’il fédère. Génération Médiateurs est maintenant intervenue dans plus de trois cents cinquante structures et près de vingt mille jeunes ont déjà été formés en région parisienne, en province et à l'étranger comme en Afrique du Sud tout particulièrement en ZEP. Les bilans offrent des résultats impressionnants avec une baisse significative des conseils de discipline et des exclusions et une amélioration de l’ambiance, constatées par tous les acteurs de la vie scolaire. Gers Médiation Gers-Médiation, c/o Isabelle Ballenghien, La Patte d'Oie, 32340 Flamarens Tél. : 05 62 28 61 13, [email protected] Depuis 2002, toutes les sessions de formation à la gestion des conflits que Gers Médiation a organisé, soit 4 formations plus 3 réunions de sensibilisation à destination de parents et d'éducateurs avec une option préférentielle pour les établissements publics du Gers (uniquement) (quelques professeurs avec lesquels nous sommes en lien), une infirmière scolaire et des assistantes maternelles, ces formations sont systématiquement associées au logo de la décennie avec la phrase: "Cette formation s’inscrit dans la perspective de la décennie 2001-2010 pour l’éducation à la paix et à la non-violence déclarée par l’ONU et relayée par l’UNESCO". Les tracts diffusés par la coordination (signature pétition) sont également à disposition des participants. Initiatives et changement Initiatives et changement, 7 bis rue des Acacias, 92130 Issy-les-Moulineaux Tél. : 01 41 46 03 60 – www.ic-fr.org Initiatives et Changement est un réseau mondial de personnes catalyseurs de changement, engagées dans un travail pour la paix et la réconciliation. Depuis 75 ans, il œuvre à établir le lien entre l’homme, son histoire personnelle et les grands événements du monde. Rétablir la responsabilité de chacun et reconnaître son implication sont au centre de son action. « Changer soi-même pour que le monde change » ! Parmi les projets mis en œuvre depuis 2001 afin de promouvoir une culture de la paix : 41 - - - Education à la paix : Depuis 2004, programme d’animations pédagogiques au collège et au lycée pour sensibiliser les adolescents à l’importance de la responsabilité individuelle dans la résolution des conflits. Première intervention dans le cadre du Salon des Initiatives de Paix en juin 2004. Initiative-Dialogue : Programme qui vise à développer des liens entre personnes entre représentants de la communauté musulmane et non musulmans en France. Depuis 2001, rencontres sur la famille, la place des Musulmans au sein de l’Europe, les relations entre le monde arabo-musulman et les USA, la laïcité etc. Depuis 2004, le projet s’oriente vers des formations à l’écoute et au dialogue pour les jeunes au sein des banlieues. Initiative pour la paix dans la région des Grands Lacs africains : Pour promouvoir la réconciliation dans cette région, l'association a organisé depuis 2000 des "Dialogues interrégionaux" ainsi que deux tables rondes en 2003 qui ont rassemblé pour la première fois tous les protagonistes du conflit burundais: représentants du gouvernement, de l'armée, de deux des rébellions armées etc. Le Souffle – France Le Souffle – France, 107 rue de Nègreneys, 31200 Toulouse él. : 05 61 57 44 39, [email protected] L'association Loi 1901 "Le Souffle-France" est l’antenne française de l'association belge du même nom. Créée en 2002, l'association "Le Souffle-France" se définit comme une association socioéducative européenne d’Action, de Formation et de Médiation visant le développement du potentiel humain, les recherches et applications psychologiques et éducatives. Elle bénéficie de l'expérience de l'association mère "Le Souffle". Celle-ci participe dès 1998 à une recherche-action sur la prévention de la violence à l’école et crée le programme "Devenir son propre médiateur", s’appliquant auprès des jeunes de 4 à 14 ans en Belgique et au-delà des frontières. Ce programme existe en français, en anglais et en italien. Il est publié depuis février 2004 aux Editions Chronique Sociale. (infos sur www.relationshumaines.org/lesouffle) L'association "Le Souffle-France" est en mesure d'intervenir tant en animation auprès d'enfants, de jeunes et d'adolescents, qu'en formation auprès d'adultes (enseignants, assistants d'éducation, éducateurs, directeurs, animateurs,…) Compte-rendu des activités 2002 Création de l’association Le Souffle-France, antenne de l’association belge Le Souffle Compte-rendu des activités 2003 Forum organisé par un groupe de documentaliste : "Violence et non-violence". Présentation du programme “Devenir son propre médiateur” + Jeux et échanges autour des émotions et message “je”. Public : adultes (parents, animateurs, …) 42 Animation en Collège Public : les élèves des trois classes de 4ème du Collège. Les objectifs : - Aborder le concept de maltraitance et de la violence à partir du film « El Bola » proposé par le Collège - Echanges autour de la banalisation de la violence et du respect - Aider chacun à prendre conscience de soi, de son propre ressenti, de ses émotions et besoins Formation hors établissement pour personnel éducatif : Public : 2 professeurs, 2 animateurs, 1 parent d’élève, 1 médecin, 3 collaborateurs Thème : programme “Devenir son propre médiateur” et relation éducative Formation pour l’association COFRIMI : Public : animateurs professionnels en formation initiale (Brevet d'Etat d'Animateur, option médiation socioculturelle) Objectifs : - donner des ressources pédagogiques, en matière de prévention de la violence - développer l'apprentissage de la communication relationnelle à l'aide de jeux - développer l'esprit de coopération par l'écoute de soi et des autres. Forum “La non-violence à l’école ” : à Paris avec la Coordination française pour la “Décennie pour la promotion d’une culture de la non-violence et de la Paix au profit des enfants du Monde” et plusieurs autres associations. Adhésion au Centre de Ressources sur la Non-violence de Midi-Pyrénées, nouvellement créée. Compte-rendu des activités 2004 Intervention en collège: 1. Formation d’élèves-délégués, 35 élèves 2. Animation auprès d’élèves d’internat (thème des relations filles-garçons) Actions diverses organisées par le Centre de Ressources sur la Non-violence de MidiPyrénées : 1. Forum sur la non-violence le 24 avril (jeux coopératifs, informations, publicité du Souffle…) 2. Réflexions sur des projets de collaboration en terme de formations (éducateurs, professeurs,…) Invitation de la part des Scouts musulmans de France à leur rassemblement annuel. Thème : “Laïcité et fraternité” pour une culture de dialogue et de paix. Adhésion à la Coordination française pour la Décennie. Participation à l’élaboration d’un programme scolaire proposable au Ministère de l’Education Nationale. Formation pour l’association COMMED : Public : adultes-relais (adultes ayant des fonctions de médiation dans leur quartier) 43 Thème : le conflit (apports théoriques, jeux de rôles et méthode E.S.P.E.R.E) Salon des Initiatives de Paix : Tenue d’un stand en partenariat avec les associations Altern’Educ et Etincelle + Animation pour jeunes + Vidéo de présentation du programme “Devenir son propre médiateur” + Vente du livre “Devenir son propre médiateur”. Formation pour Soleil, organisme gestionnaire de centres de loisirs : Public : animateurs et directeurs de centres de loisirs Thème : prévention de la violence en centres de vacances et de loisirs Forum “La non-violence à l’école ” : 13 octobre à Paris avec la Coordination française. Participation à la table-ronde et aux ateliers : présentation du programme “Devenir son propre médiateur” Compte-rendu des activités 2005 Formation pour l’association COFRIMI : Public : animateurs professionnels en formation initiale (Brevet d'Etat d'Animateur, option médiation socioculturelle) Objectifs : - donner des ressources pédagogiques, en matière de prévention de la violence - développer l'apprentissage de la communication relationnelle à l'aide de jeux - développer l'esprit de coopération par l'écoute de soi et des autres. Poursuite et développement d’un partenariat avec le Centre de ressources sur la nonviolence de Midi-Pyrénées : - mise au point d’une mallette pédagogique de sensibilisation à la gestion des conflits à l’école - propositions de formations au programme “Devenir son propre médiateur” Poursuite d’un partenariat avec ARP, Association Ressources Pédagogiques pour une culture de non-violence (spectacle de sensibilisation à la gestion des conflits “Rififi et médiation” - infos sur www.relations-humaines.org/arp) : - proposition de formation au programme “Devenir son propre médiateur” pour le personnel éducatif, suite à ce spectacle - proposition du spectacle au préalable d’une formation Création d’un partenariat avec un organisme de formation BAFA : sensibilisation des animateurs BAFA à la gestion des conflits et à la prévention de la violence en centre de vacances et de loisirs. Le Valdocco Association Le Valdocco, 18 rue du Nivernais, 95100 Argenteuil Tél. et Fax : 01 39 82 61 09 - [email protected] Personne responsable : JM Petitclerc 44 L’association “Le Valdocco” a été fondée en 1995 par un collectif d’habitants à Argenteuil. Cette association gère un service de prévention qui intervient auprès des enfants et adolescents en difficultés du quartier sensible du Val d’Argent Nord et de celui des Coteaux. Elle développe une approche globale de l’enfant et de l’adolescent, en le rejoignant dans le champ : - de la rue, grâce aux actions d’animation de rue, menées par l’équipe éducative sur les places auprès des enfants ne fréquentant pas les structures du quartier, et le travail de rue mené auprès des adolescents qui squattent les cages d’escalier, dans le cadre d’un agrément de prévention spécialisée ; - de l’école, grâce au service d’accompagnement éducatif et scolaire, qui assure soutien dans la scolarité et médiation famille / école ; - de la famille, l’association, agréée dans le dispositif « Réseau d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents », animant des groupes de parole, ainsi qu’un service de médiation familiale. Le maître-mot de l’action éducative menée est celui de médiation : créer des liens entre les différents adultes qui cheminent auprès de l’enfant. Voilà pourquoi l’association “Le Valdocco” gère également un institut de formation à la médiation (l’IFMV, Institut de Formation aux Métiers de la Ville), qui mène des actions de formation initiale auprès de jeunes de la région Ile de France, et exerçant la fonction d’agent local de médiation sociale, et de formation continue auprès de salariés du monde de l’enseignement, du travail social et de l’entreprise, confrontés à des problèmes de violence chez les publics accueillis. Mouvement International de la Réconciliation (MIR) MIR, 68 rue de Babylo1ne, 75007 Paris Tél. : 01 47 53 84 05 - [email protected] - http://membres.lycos.fr/mirfr/ Le MIR est résolument engagé dans la promotion de la Décennie. Ayant soutenu dès 1997 l’action des Prix Nobel pour obtenir l’adoption de la Décennie, il a réuni autour de lui en 1999 six associations françaises avec lesquelles il a fondé en novembre 2000 la Coordination française pour la Décennie, qu’il préside depuis. Cette coordination regroupe aujourd’hui 53 associations et a fondé, elle-même, la Coordination internationale qu’elle préside. Le MIR a édit un numéro spécial de sa revue Les cahiers de la Réconciliation, consacré entièrement à cette Décennie de l’ONU (cf. « Une Décennie pour apprendre la paix », n° 42002 / n° 1-2003). Il a réuni les articles de M. Kofi Annan, de M. Koïchiro Matsuura et de nombreuses autres personnalités religieuses (cardinal Martino, recteur Dalil Boubakeur, JeanArnold de Clermond) et de la société civile (Albert Jacquard, Pierre Karli). Notre association a également participé à la réflexion de la Fédération protestante de France, dont il est membre, sur la violence et la non-violence dans le cadre de la Décennie du COE « Surmonter la violence ». Il a participé à l’organisation et à l’animation des Assises de la Fédération protestante de France qui se sont tenues à Clermont-Ferrand en octobre 2004 sur le thème de la Décennie. Le MIR a participé au Salon des initiatives de Paix en juin 2004 à Paris en tenant un stand et en organisant une table ronde avec IFOR sur l’action non-violente conjointe des Israéliens et Palestiniens en faveur de la paix. Il a organisé tous les ans une session de formation à la non-violence évangélique en France et des sessions de formation du même type à Lubumbashi (RD Congo) en juillet-août 2003. Notre association continuera à s’investir dans la Décennie via la Coordination française pour la Décennie et l’IFOR, dont elle est la branche française. 45 Le MIR souhaite que l’ONU et l’UNESCO renforcent de façon significative leur engagement en faveur de la promotion de cette Décennie pour la culture de la non-violence et de la paix. C’est vital pour le monde actuel. Mouvement pour une Alternative Non-Violente (MAN) MAN, 114 rue de Vaugirard, 75006 Paris Tél. : 01 45 44 48 25 - [email protected] - http://manco.free.fr Le MAN est une fédération de groupes locaux qui a comme objectif de promouvoir la nonviolence et de faire valoir son apport spécifique dans la vie quotidienne, dans l'éducation et dans les luttes sociales et politiques Plusieurs groupes du MAN sont engagés dans les coordinations locales de la décennie: à Orléans, Nancy, Rodez, Montpellier, Cluny… Dans les villes où il n'y pas de coordination locale de la Décennie, (Paris, Lyon, St Brieuc…) les groupes MAN sont sensibles aux thèmes et aux actions de la décennie, ainsi le MAN participe à toutes les actions d'information et de sensibilisation d'un grand public lors de la journée de la paix du 21 septembre. Depuis 2001, le MAN s'est doté de plusieurs Instituts de Formation, qui proposent à un large public et aux institutions des formations à la gestion des conflits dans la vie quotidienne. Les IFMAN interviennent auprès des enseignants, des travailleurs sociaux, des gardiens d'immeubles, du mouvement associatif. A partir de cette expérience de formation, le MAN a travaillé la question de l'insécurité et des violences urbaines, en affinant son analyse et en faisant des propositions pour améliorer le vivre ensemble. Face aux violences économiques de la société libérale et de consommation le MAN engage un début de réflexion sur la question de la décroissance soutenable, il s'agit de combiner la notion de simplicité volontaire, chère à tous les leaders non-violents (Gandhi, Thoreau…) aux exigences écologiques actuelles. Le MAN est engagé dans les actions de formation et de promotion à l'Intervention Civile de Paix, qui permet de former et d'envoyer des volontaires sur des zones de post conflits pour aider à la reconstruction du tissu social, notamment par des actions de médiation. Le MAN est particulièrement engagé au Kosovo à travers l'association Equipes de Paix dans les Balkans qui envoie des volontaires à Mitrovica. Il est aussi actif dans le soutien aux communautés de paix en Colombie. Le MAN a lancé, avec d'autres partenaires, une campagne européenne de mobilisation pour l'envoi d'une force internationale d'intervention civile en Israël et Palestine. En 2003 une mission est allée sur place pour renforcer le partenariat avec les associations de la société civile israélienne et palestinienne. Localement les groupes MAN sont en lien avec les mouvements sociaux et de solidarité (altermondialisation, antinucléaire, soutien au peuple palestinien, collectif de sans papiers…. ) et apportent, par la formation et la pratique, la spécificité de la stratégie de l'action nonviolente. Non-Violence Actualité (NVA) Non-violence actualité, BP 241, 45202 Montargis Cedex Tél. : 02 38 93 67 22 - [email protected] - www.nonviolence-actualite.org Personne responsable : Guy Boubault 46 1- Promouvoir la culture de non-violence et de paix Le Centre de Ressources Non-Violence Actualité édite et diffuse des ressources pour les éducateurs, animateurs, enseignants, parents… sur le thème de la prévention des violences et de l’éducation à la gestion non-violente des conflits. Ainsi, nous avons édité en 2003 une série de 8 affiches pédagogiques, « La non-violence s’affiche », ainsi qu’une série de « 14 cartes pour apprendre à vivre ensemble ». Ces documents sont très utilisés dans les écoles. En 2004, nous avons publié un livre aux éditions Charles Léopold Mayer, « Pratiques d’éducation non-violente » qui rassemble entretiens, témoignages, expériences, fiches techniques, répertoires d’adresses et bibliographie. Ce livre s’inscrit précisément dans le cadre de la Décennie 2001-2010 (cf. Éditorial du livre). Non-Violence Actualité est aussi la revue bimestrielle que nous éditions et qui aborde un thème dans chacun de ses numéros : la sanction non-violente, la coopération, l’enseignement de l’Histoire et culture de la paix, la maltraitance, etc. 2- Faire connaître le travail de la Coordination française pour la Décennie Non-Violence Actualité est parmi les associations fondatrices de la Coordination française pour la Décennie. À ce titre, nous publions dans chaque numéro depuis quatre ans une page réservée à la culture de non-violence et de paix, en relayant les informations de la Décennie, de la Coordination française, de l’UNESCO… ainsi que des informations et des compterendus de manifestations nationales ou régionales ayant trait à ce sujet. De plus, NVA relaie les informations relatives à la culture de non-violence et de paix sur son site internet (www.nonviolence-actualite.org) Nous avons également présenté plusieurs de nos outils et publications sur le site internet de l’UNESCO (www.UNESCO.org/cp). Notre participation au Salon 2004 des Initiatives de Paix a permis de rencontrer de nombreux visiteurs intéressés par notre démarche ainsi que de beaucoup d’associations partenaires qui offrent des services complémentaires (formation, éducation, expérimentations, actions…). 3- L’engagement en faveur d’un apprentissage de la non-violence dès l’école Créée en 1978, notre association milite depuis très longtemps pour la construction d’une éducation à la non-violence dans les établissements scolaires, à travers la publication régulière d’articles, de dossiers, de livres, et par la diffusion de programmes pédagogiques adaptés à l’acquisition de compétences psychologiques, relationnelles et sociales. Non-Violence et Paix Lorraine (NVPL) Non-violence et Paix 54, c/o Marion Gehin, L'Ebrouelle, 54290 Frouville Tél. : 03 83 72 88 50, [email protected] A mi-parcours, l’association loi 1901 Non-violence et Paix 54 (NVP54) se réorganise en créant des sections dans les différents départements lorrains afin de conjuguer les dimensions locales et régionale elle devient ainsi Non-Violence et Paix Lorraine (NVPL). L’association regroupe diverses personnes et associations locales parmi lesquelles le CCFD , la LIFPL, le MAN, le MOC, Pax Christi, le Secours Catholique… Depuis sa création en mars 2001, l’association a mené diverses activités : - Diffusion du Manifeste 2000, - Animation d’une série de 18 émissions sur l’antenne régionale de RCF , 47 - Présence place Maginot lors des évènements en Afghanistan et en Irak avec distribution de tracts, Rencontre du dessinateur de BDF Tito avec 4 classes de lycée et collèges et de jeunes d’ATD, Conférence de Jean-Marie Muller, Pétition pour l’introduction de la non-violence à l’école, Formations à la gestion non-violente des conflits, Promotion des jeux coopératifs, Présence dans différentes manifestations locales, Organisation de la journée internationale de la paix avec la participation du Conseil Général sur la colline de Sion (une trentaine d’associations ont présenté leurs actions pour la paix, 3 forums sur des actions de paix). Nous considérons notre bilan de manière positive même si nous regrettons un nombre d’adhérents très limité et une visibilité qui n’a pas beaucoup progressé malgré la multiplication des contacts et des échanges d’informations. L’implication importante des participants dans leurs organisations réciproques rend difficile une mobilisation plus forte pour l’association, malgré cela nous continuerons nos actions et notamment l’organisation régionale de la journée internationale de la paix. Non-Violence et Paix Normandie Non-Violence et Paix – Normandie, c/o Eric Doniès, 28 rue de la Mare du Parc, 76000 Rouen [email protected] Dans le cadre de la Coordination Non Violente de Normandie, nous avons encouragé une institutrice de maternelle - de 4 à 6 ans - laquelle a orienté de janvier à juin 2004 tout son enseignement sur l'éducation à la non-violence, en y impliquant les parents . Elle a ainsi confectionné 3 albums avec des poèmes, des dessins des enfants et des... parents, qu'elle a montrés au Salon International des Initiatives de Paix. Et même un conte sur la paix qui a été primé au concours local organisé par l'Inspection de l'Académie de son secteur. Maintenant, nous préparons pour le mois d'avril 2005 une marche pour la Paix entre Rouen et le Mémorial de la Paix à Caen. Grâce à l'appui de la Mairie de Sotteville lès Rouen, nous allons mener en mars et avril des animations au Centre de Loisirs et au Conseil Municipal des Enfants pour leur faire partager des expériences de non-violence. Nous demander de rédiger des messages de paix et de non-violence sur des foulards aux couleurs de l'arc-en-ciel (250 messages). Nous avons diffusé 725 foulards aux enfants des catéchismes, du Centre aéré de Sotteville et du Conseil Municipal de Sotteville. Nous placerons dans le Hall de la Mairie 200 fiches à partir du 15 mars pour que d'autres enfants rédigent des messages papier sur leurs souhaits de vivre en paix et sans violence. Un concours des meilleurs messages sera patronné par les animateurs du service Jeunesse de la Mairie. Ils seront exposés dans le Hall courant mai. Le Sotteville Mag relaie l'information. Les enfants rédigeront, en plus, des messages papier, dont les meilleurs seront exposés dans une salle de la Mairie. Le 12 avril 2005, jour du départ de la Marche, nous organisons Place de l'Hôtel de Ville de Sotteville une manifestation, au cours de laquelle des groupes d'enfants nous remettront leurs messages. Il y aura un lâcher de ballons, auxquels on aura accroché les messages de paix et d'espoir qu'ils auront préparés. Une fanfare devrait donner de l'ambiance. Et la télévision être de service !!! 48 Nous sommes une dizaine de marcheurs, qui couvrirons les 165 kilomètres qui séparent Rouen de Caen en 8 jours. Nous espérons être reçus au Mémorial et présenter quelques-uns de nos messages.? Si tout va bien... Début mai, le Secours catholique nous offre un stand où nous ferons des animations au cours de la Journée des Kilomètres de Soleil, exposerons les photos de notre périple et où il nous sera possible de nous faire connaître et d'élargir notre cercle d'adhérents. Non-Violence XXI Non-violence XXI, 114 rue de Vaugirard, 75006 Paris Tél. : 01 45 48 37 62 – fax : 01 45 44 48 25 – [email protected] - www.nonviolence21.com Non-violence XXI : donner des moyens financiers à la culture de non-violence Non-Violence XXI rassemble onze des principales organisations françaises pour la nonviolence. Elles y mutualisent leur force pour se donner plus de moyens financiers afin de développer une véritable culture de non-violence en France et dans le monde. Entièrement dédié au financement d’une culture de non-violence, Non-Violence XXI a choisi de soutenir plus particulièrement deux piliers de la non-violence en créant deux fonds correspondant : le Fonds de soutien aux volontaires de paix (soutien aux formations et missions des équipes de volontaires de paix qui interviennent sur les lieux de conflit : Colombie, Mexique, Indonésie, Kosovo, Israël-Palestine, etc.) et le Fonds pour l’Education à la non-violence (développer et diffuser des outils pédagogiques, financer des formations et des animations, etc.). Non-Violence XXI a déjà trois années pleines d'existence. Dès sa création en 2001, elle a été très activement soutenue (financièrement notamment) par trois fondations partenaires : la Fondation de France, La Fondation Un Monde par Tous et la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme. L'activité principale réside dans des opérations de communication et leur suivi (publipostages, communication dans la presse, multimédias comme Internet,…) ainsi que la distribution des fonds sur des actions pour la culture de non-violence. Début 2005, NonViolence XXI compte environ 650 donateurs qui ont donné plus de 60 000 € depuis plus de trois ans (dont 25 000 € en 2004). Les fonds recueillis sont redistribués immédiatement. A ces dons de particuliers, s'ajoutent les financements des fondations qui soutiennent Non-Violence XXI et qui permettent de multiplier les moyens financiers du fonds associatif. Plus d'une trentaine d'actions et de projets ont ainsi déjà été financés : des formations et des bourses pour des volontaires de paix, des missions d'intervention civile au Mexique, Kosovo, Israël/Palestine, Indonésie ; des outils pédagogiques (vidéos, CD Roms, films) ; des formations pour des enseignants ou des travailleurs sociaux ; des soutiens à la presse nonviolente ; des soutiens à des manifestations publiques comme le premier Salon des initiatives de paix ; etc. Enfin, Non-Violence XXI est consciente du déficit de communication sur la non-violence en France, et travaille beaucoup sur sa représentation en images pour aller plus loin que les éternels vols de colombes et les fusils brisés… A cet égard, sa dernière initiative a été le lancement d’un grand concours de dessins sur la non-violence ouvert à tous et à toutes (les résultats seront rendus public en septembre 2005). 49 Paix Sans Frontière Paix Sans Frontière, Mairie de Fameck, 29 avenue Jeanne d'Arc, 57250 Fameck Tél. : 03 82 54 11 46 - [email protected] - http://paix-sans-frontiere.org Nom de la présidente: Clarisse VAZ - Correspondante pour la décennie: Patricia AUGER Actions réalisées par notre association : Présentation de l’association "Paix Sans Frontière" L'association " Paix sans frontière " est née suite à la réflexion d'un groupe de discussion. Ces réflexions concernaient, entre autres, le conflit en Irak. La question qui nous a interpellés était : il ne suffit pas seulement de parler mais ne faut-il pas agir pour la Paix, contre les guerres, les conflits, la haine, les discriminations ? Une autre question se posait: " De quelles manières pourrions-nous toucher, sensibiliser, interpeller les jeunes, les enfants et adultes à tous s'unir et œuvrer pour la Paix ? ". Vient alors cette idée : "mélangeons nos messages nos paix". Après plusieurs discussions, l'idée nous est venue d'inviter des personnes de toutes nationalités, cultures, classes sociales, appartenances religieuses… http://paixsansfrontiere.free.fr/page_qui.htm - #La naissance de l'association s'est faite grâce à la volonté et le désir de chacun de promouvoir une culture de la paix et la non-violence. Les projets et les actions n'ont pas été difficiles à imaginer mais sont venus simplement vers nous, tout comme chaque nouveau membre vient naturellement apporter ses expériences acquises par ses engagements au service des autres. Chaque personne contribue à enrichir le fonctionnement de l'association par ses réflexions et activités dans un esprit de solidarité, de partage et de convivialité. En juin 2003, après plusieurs propositions, le choix du nom de l'association s'est porté sur : " Paix sans frontière ". Pourquoi ce nom ? C'est parce que notre diversité nous permet d'aborder la paix sous tous ses aspects : les personnes en quête d'une paix intérieure, les difficultés entre individus, les problèmes rencontrés dans les quartiers, les villes, entre les nations… C'est la raison pour laquelle il est essentiel pour nous de mettre en relation les individus, les groupes, les organismes, les institutions qui oeuvrent déjà ou souhaitent s'investir pour la paix. Ce réseau facilitera le partage et la mise en œuvre d'une dynamique commune pour la concrétisation de nos projets, pas à pas. La création de l'association "Paix sans frontière" répond à cette volonté de construire ensemble une dynamique propice à la concrétisation de l'idée de Paix, pour qu'elle ne reste pas qu'une utopie. En résumé, les principaux éléments qui constituent actuellement notre projet : - Le développement d'un réseau d'acteurs (associations, particuliers, groupes de partages religieux, projets existants ou à venir…) désireux d'œuvrer pour la Paix à leur échelle et selon leurs possibilités. Par exemple, le projet "Marche ensemble" de Jérusalem à Compostelle associant des marcheurs de confessions musulmane, juive et chrétienne est l'un de ces projets que notre association soutient et accompagne. - L’accueil et le respect de toutes pluralités, au-delà de toutes appartenances culturelles ou religieuses : la mixité des cultures et l'acceptation de l'autre nous aident à partager le même désir d’œuvrer pour la paix. 50 - - - - L’extension des actions et des réflexions au plus large public possible, en particulier à tout individu et groupe exclu des circuits constitués (associations, clubs…). Il s'agit de proposer à tous de s'associer à la dynamique à venir. Un "éveil à la Paix" au niveau des enfants et jeunes scolarisés : écoles primaires, collèges et lycées. Par des moyens ludiques et pédagogiques, essayer d'éduquer à la paix : en proposant une autre alternative à toute forme de violence. Une réflexion sur les possibilités d'actions à l'échelle locale et la prise en compte des événements sur tous territoires (quartiers, villes, régions, pays, continents). Par exemple, la guerre en Irak est l'un de ces déclencheurs de notre volonté d'agir. L'organisation d'actions permettant de rassembler, sensibiliser, informer, dialoguer, distraire (manifestations culturelles, cafés philo, espaces de rencontre...). Actions menées ou soutenues par notre association La volonté de l'association de concrétiser ses objectifs a débouché sur plusieurs actions, avec comme priorité de s’appuyer sur le réseau des associations locales. Certaines de ces actions ont été réalisées en partenariat avec des acteurs locaux, pour développer un réseau partageant les mêmes intentions. L'association est adhérente à la coordination française de la Décennie pour une culture de la Paix –composée de 50 organisations. - Marche silencieuse le 17 août 2003 à Fameck (57) : L'association a été sollicitée par les amis d'un jeune, Hamid MOULAY, décédé le 8 août 2003 suite à une agression. Nous leur avons procuré un lieu pour la réalisation de banderoles, affiches pour l'organisation d'une marche silencieuse à la mémoire de leur ami. La présence et l'accompagnement des membres de l'association à leurs côtés ont permis également de canaliser leurs peines et contenir la violence qu'un tel drame pouvait engendrer dans la ville. 700 à 800 personnes ont participé à cette marche. (voir le message de sa sœur Nawel sur le site http://paix-sans-frontiere.org). - La journée internationale de la paix le 21 septembre 2003 proposée par la coordination française de la Décennie pour une culture de la Paix et de la non-violence. La tenue d'un stand à la braderie de Fameck (57) a permis à l'association d'inviter les passants à réfléchir sur le contenu du manifeste 2000 lancé par l'UNESCO et à le signer. Cette proposition s'adressait aussi bien aux adultes qu'aux enfants. Ces derniers étaient invités à dessiner ce que représente la Paix pour eux. - Actions en partenariat avec les classes du Lycée Professionnel Jean MACE (de octobre 2003 à juin 2004 et reconduites en cette nouvelle année scolaire 2004-2005 ). Création, suivi technique et traduction français/anglais du contenu des Sites Internet interactif de l'association " paix-sans-frontiere.org " et " marche-ensemble.org ". - Soutien du projet "Marche ensemble" de Richard BOIS et Mahdi ALIOUI (Octobre 2003 à septembre 2005) : marche de 8000 Km de Jérusalem à Compostelle dont le périple est suivi sur le site Internet du Lycée Professionnel Jean MACE. - Manifestation pour la non-violence et la Paix les 20 et 21 décembre 2003. Notre première manifestation s’est déroulée les 20 et 21 décembre 2003 à la Passerelle à Florange. L’objectif était de rassembler un large public des communes d’Uckange, Florange et Fameck autour du thème de la Paix, de la non-violence et de la tolérance et de favoriser les échanges entre personnes, entre les différentes générations autour d’événements culturels. 51 Cette manifestation a permis à plusieurs centaines de personnes d’échanger sur ces thèmes et de connaître les actions de l'association. - Participation à la semaine de la solidarité du 12 au 24 novembre 2003 organisée sur la vallée de la Fensch en partenariat avec diverses associations locales : "Chemins de traverse"- commerce équitable ; le"Cèdre", le Gueulard, CCFD, les Amis d'Epicure, Amnesty International (groupe 112 de Thionville). Pour sensibiliser à un développement durable, au commerce équitable et à une coopération avec les plus démunis. - Interventions de janvier à juin 2004 auprès des enfants dans les classes de CM2 : écoles primaires de Florange, Uckange et Fameck en partenariat avec l'inspection académique de la Moselle. Pour faire exprimer aux enfants leurs sentiments face à des situations de violence rencontrées ou imaginées, des sessions de sensibilisation à la Paix et à la non-violence sont organisées avec des moyens ludiques et pédagogiques en modules de deux heures. A la demande de différentes personnes dont les enseignants et responsables de différents établissements, cette collaboration devrait se prolonger. Les interventions doivent également être accompagnées par une démarche de formation des bénévoles de l’association. - Intervention au lycée Saint-Exupéry de Fameck lors de l'opération Nationale : "Envie d'agir" – vendredi 2 avril 2004. Samir, Fayçal et Aurélie, trois membres de l'association élèves dans le lycée, ont présenté "Paix sans Frontière" à leurs camarades.L'objectif de cette opération nationale était de "mettre en avant" des jeunes qui s'investissent, se "bougent" au sein d'associations concernant la citoyenneté, l'humanitaire, l'audiovisuel, la culture ou les sciences. - Lutte contre le racisme – "Je suis pas raciste et j'ai pas envie de le devenir" : C'est à partir de ces paroles prononcées comme un cri, un appel, dans un groupe de jeunes que cette action pour lutter contre le racisme est née. Les jeunes de Paix sans Frontière les ont rejoint et ensemble ils ont crée cette action au printemps 2004 : interviews sous forme de vidéo micro- trottoir, enquête au sein du collège Charles De Gaulle de Fameck où 355 élèves ont répondu à un questionnaire élaboré par les jeunes. L'action continue et prend de l'ampleur grâce aux jeunes qui en sont auteurs et acteurs. - Des cafés philo en partenariat avec les amis d'Epicure ont été organisé. C'est une manière différente d’aborder le thème de la paix sous une forme de réflexion collective. Le 17 décembre 2003 à la bibliothèque municipale de Hayange sur le thème: "La non-violence peut – elle amener la Paix ? " Le 11 mai 2004 au Centre Jean Morette de Fameck : " Peut-on parler de Paix sans frontière?" L’ensemble des personnes présentes ont pu exprimer leurs différents points de vue sur le thème de la Paix. - Participation au 1° salon International des Initiatives de Paix à la cité des Sciences et de l'Industrie à Paris les 4, 5 et 6 juin 2004. Organisé par la Coordination française pour la Décennie (composée de 50 organisations dont "Paix Sans Frontière") et par le Secours Catholique- Caritas France et le CCFD. Le salon a permis un espace d'échanges d'expériences et d'idées : a permis la rencontre de tous ceux qui cherchent des alternatives à la violence structurelle, ceux qui croient que les conflits trouvent des solutions en dehors de la menace, de la violence ou de la terreur. 52 L'association y tenait un stand qui a été visité tout au long de ces trois journées et enrichi par les rencontres faites. De nombreuses adresses ont aussi pu être échangées - Soutien à l'association AFPS contre le mur en Palestine lors de la manifestation organisée à Thionville dans le cadre de la campagne internationale contre le Mur le samedi 9 novembre 2004 : " STOP THE WALL". - Soutien dans un collectif composé de 12 associations -dont la ligue des droits de l'hommepour la famille ROUAB de Algrange qui est originaire d'Algérie et menacée d'expulsion. Marche avec 200 personnes le samedi 27 novembre à Algrange. - Soutien à deux jeunes irakiens mineurs de Fameck dans un collectif composé de plusieurs associations : action en cours pour dénoncer ce qui s'est passé dans notre ville. Difficultés rencontrées Aucune difficulté rencontrée parce que nous travaillons toujours en partenariat avec d'autres associations. Domaines privilégiés dans le programme d’action - Pratiquer la non-violence active : défense de la liberté d'expression et de la diversité culturelle responsabilité des jeunes actions d'information pour une culture de la paix privilégiée en faveur des enfants et des jeunes. Progrès généraux Dans notre société, on parle et sensibilise davantage de médiation et de commerce équitable. Moyens d’évaluation Dans le cadre de lutte contre le racisme, une commission menée par les jeunes de 14 à 21 ans est mise en place. Projets et besoins : - Formations pour les membres de l'association à la médiation et gestion des conflits Interventions dans les écoles : nous n'arrivons pas à répondre à toutes les sollicitations Partenariats et coopération Nombreux partenariats : – municipalités – Education nationale – LDH – MRAP – CCFD – Chemins de traverse(commerce équitable) 53 – – Amis d'Epicure( Cafés philos) Réseau Education sans frontières Utilisation du Site Internet de l’UNESCO Oui Engagements et nouvelles orientations Continuer l'action de lutte contre le racisme avec une plus grande ampleur. Intervenir en milieux scolaires Les 8 champs d'action sont indissociables !! Partage Partage, 40 rue Vivenel, B.P. 70311, 60203 Compiègne cedex Tél : 03 44 20 92 92, Fax : 03 44 20 94 95, www.partage.org Personnes responsables : Pascal Ponty, Président et Marie-Thérèse Angrand, Directice Pour rappel, l'Association Partage a été sur l’initiative de la Décennie Internationale de la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du Monde avec le soutien des Prix Nobel de la Paix. Parmi les enfants en situation difficile que Partage accompagne via le parrainage, beaucoup sont nés dans des pays où les guerres et diverses violences ou discriminations ont sévi ou perdurent. Il était important d’interpeller les dirigeants, les éducateurs pour construire les bases d’une culture de paix. Ensuite Partage s’est engagée à soutenir la mise en place et le fonctionnement de la Coordination française de la Décennie. Si Partage n’intervient pas toujours directement elle apporte un soutien financier ou favorise chez ses partenaires les actions de promotion de la culture de la paix : - L’association Génération Médiateurs apprend à des élèves de collèges à devenir acteurs de médiation dans leur école et sensibilisent les IUFM à cet enseignement. - La Directrice Stella Tamang de l’association Népalaise Bikalpa Gyan Kendra a organisé deux camps de paix (peace camp) avec des adolescentes de différents pays d’Asie. Le dernier en octobre 2003 a eu lieu à Katmandou et a réuni autour du thème « Compassion » 33 filles entre 14 et 17 ans venues de 7 pays d’Asie (Népal, Boutan, Inde du Nord et Inde du Sud, Pakistan, Est Timor, Sri Lanka et Thaïlande), les représentantes de Corée et du Bangladesh n’ont pas pu venir. Le premier avait eu lieu en 1999 sur le thème du « Respect ». Elles ont travaillé et échangé dans des ateliers sur la médiation avec l’objectif de former un réseau de « peace makers ». - Notre partenaire Palestinien Noah Salameh organise au sein de l’association IBDAA des activités culturelles dans le camp de Deischeh pour les enfants réfugiés afin de les soustraire au climat de violence ambiant et valoriser leur épanouissement par l’éducation, les activités sportives et culturelles. Noah Salameh est aussi l’un des membres éminents du CRCR (Centre pour la Résolution des Conflits et la Réconciliation). Son engagement pour instaurer un dialogue de paix permanent entre Palestiniens et Israéliens a été récompensé par le prix Dante Aleghieri pour la Paix et les Droits de l’Homme. - PARTAGE a invité à son stand ces deux partenaires, Madame Stella Tamang et Monsieur Noah Salameh au Salon des Initiatives de Paix en juin 2004. Elle a participé également au financement de ce salon. 54 Pax Christi- France Pax Christi France, 5 rue Morère, 75014 Paris Tél. : 01 44 49 06 36 - [email protected] - http://paxchristi.cef.fr Pax Christi est un mouvement catholique, mais largement ouvert à la coopération interconfessionnelle et culturelle, qui est né en France, à la fin de la deuxième guerre mondiale. Son but originel était de promouvoir la réconciliation franco-allemande, mais il s’est rapidement étendu. Pax Christi est aujourd’hui présent dans quelque 35 pays sur les 5 continents. Sa charte est tout entière centrée sur la paix, paix qui ne se limite pas à l’action non violente, armée, mais concerne tous les domaines de la vie de l’homme. Son programme d’action s’articule autour de 5 D qui tous concernent la paix : droits de l’homme, désarmement, développement, dialogue, défense et gérance de la Création. L’éducation des enfants, des jeunes, des adultes, est prise en compte, tout spécialement pour montrer l’approche chrétienne dans ces problèmes : valoriser tout homme, dans sa dignité, son travail, sa culture, spécialement lorsqu’il est handicapé, déconsidéré ou qu’il appartient à une minorité sociale. La coopération entre communautés, mouvements et autres services d’Eglise, constitue pour Pax Christi une priorité. Mais elle doit s’étendre, non seulement entre confessions chrétiennes ou religions, mais avec l’ensemble des différentes spiritualité. La coopération est d’autant plus importante que dans un pays démocratique, la pression de l’opinion publique peut être considérable et influencer nombre de décisions. Mais encore celle-ci doit-elle être informée, et informée correctement. Pax Christi développe une politique d’information par deux publications trimestrielles : Le Journal de la Paix et La Paix en marche, et un bulletin mensuel : Pax Info De nombreuses initiatives ont été prises pour développer une culture de paix et de non violence, soit dans le cadre du mouvement, soit dans le cadre des coordinations locales de la Décennie que Pax Christi a créées (Rouen, Nancy..), soit en partenariat avec d'autres organisations. En voici les plus notables. Maîtriser la violence : séminaire avec le centre de recherche sur la paix : actes publiés, diffusion à 10000 ex de fiches thématiques, d’une série de fiches bibliques, tous documents consultables et téléchargeables sur notre site. Eduquer les jeunes à la paix : création de fiches pédagogiques pour l'enseignement catholique et les aumôneries de l'enseignement public, d'un dossier "Bâtisseurs de paix"pour les collèges, d'une brochure "L'Europe, la paix, l'avenir des jeunes". Lancement d'un concours national : "Plaidoyer pour une Europe actrice de paix". Participation à la campagne contre l’utilisation des enfants comme soldats. Gestion des conflits : organisation et animation dans le Sud Ouest de 15 sessions. Interventions dans des établissements publics (Gers) avec enseignants, infirmières et assistantes maternelles. Organisation de “marches pour la paix” : “de Rouen au Mémorial de Caen”, dans le Finistère, Morbihan. Action pour le désarmement nucléaire : sessions de formation (25 jours) de volontaires pour des missions civiles de paix (Kosovo, Colombie), d'observateurs pour les élections en Indonésie et en Ukraine. Sensibilisation de la société civile aux problèmes posés par l'armement nucléaire : journées à Vénissieux, à Saintes ..Campagnes pour les victimes des essais nucléaires. Participation à des rencontres au parlement européen, à des conférences à New York et à Genève en vue de la prochaine “conférence TNP” sur le désarmement nucléaire. 55 Commerce des armes : campagne publique sur les dangers de prolifération d'armes légères avec comme objectif un traité international sur le commerce des armes. Développement durable : Depuis le rassemblement œcuménique de Bâle (1989), Pax Christi dispose d’une « Commission Création & développement durable » qui a organisé de nombreux symposiums sur les diverses composantes de la Biosphère et les approches socioculturelles (Symposiums de Klingenthal) et développé une importante réflexion sur le développement durable et les modes de vie (Colloques de Chantilly). Cette Commission a donné naissance à une Antenne « Environnement & modes de vie » rattachée à la Commission sociale des évêques de France, antenne qui se révèle très active. La mondialisation actuelle est caractérisée par une politique généralement trop libérale, excessive, voire sauvage. Cette politique est incompatible avec le développement durable qui certes encourage, veut stimuler le développement, mais à deux conditions : préserver les ressources naturelles et promouvoir la dimension sociale. Dans la situation actuelle, les gouvernements se révèlent trop souvent impuissants à influencer des décisions qui privilégient ou au moins prendraient sérieusement en compte les intérêts des employés des sociétés, ces dernières privilégiant trop souvent la rentabilité financière Notre conviction profonde c’est qu’il faut absolument changer radicalement de mentalité, c’est-à-dire placer l’homme au centre de toutes les préoccupations et non pas l’économie. L’Homme est-il au service de l’économie ou est-ce l’économie qui doit être au service de l’Homme ? Nous, chrétiens, nous nous sentons particulièrement interpellés Nous voulons également revaloriser la gratuité, le don. Tout doit-il se monnayer ? Tout doit-il être calculé ? programmé ? Psychologie de la Motivation Psychologie de la Motivation, 92 Rue de la Pompe 75116 Paris Tél. : 01 53 61 12 08 - Fax: 01 44 24 25 27 - http://psychomotivation.free.fr/ Créée en 1964 sous l’égide du psychologue français Paul Diel (1893-1972), l’Association de la Psychologie de la motivation (APM) a pour but de contribuer au développement d’une culture où la connaissance de soi, condition de la transformation personnelle, ne soit pas séparée de nos efforts de transformation du monde extérieur. L’APM propose, notamment à travers une revue (semestrielle), créée en 1986, des éléments théoriques et pratiques constitutifs d’un nouvel humanisme. Elle propose également une formation à la psychothérapie de la motivation. L’APM participe activement à la Commission Education de la Coordination française pour la Décennie. Rénover l'Ecole en Valorisant et en Encourageant les Initiatives Locales - REVEIL REVEIL, Centre culturel, 63500 Perrier Tél. : 04 73 89 18 13 - Fax : 04 73 89 18 46 - [email protected] - http://assoreveil.org REVEIL est une association nationale parrainée par Guy AVANZINI, Pierre-Gilles de GENNES, Albert JACQUARD, Louis LEGRAND et Jacques PAIN et placée sous la présidence d’honneur du Docteur Guy VERMEIL. 56 Sans intervenir directement dans les domaines de l’éducation, REVEIL s’attache à promouvoir une Ecole fondée sur des valeurs humanistes affirmées dans l’article 2 de ses statuts : « L'éducation doit - développer les facultés d’échanges réciproques, de coopération et d'entraide, et appuyer sa pédagogie concrète sur ces valeurs, - renoncer à fonder la motivation des élèves sur la rivalité, la concurrence et la compétition, - développer non l'individualisme égocentrique mais le sens civique, les capacités d’expression et aussi d’écoute. » Il s’agit donc d’une transformation profonde du système scolaire existant. Or « si les nécessaires réformes de structures et la refonte des programmes peuvent être décrétées par les pouvoirs publics, la transformation en profondeur de notre système éducatif, qui repose essentiellement sur les façons d’enseigner, ne peut partir que de la base, des acteurs euxmêmes. Une telle réforme ne peut s’étendre que progressivement à partir d’initiatives locales multiples et coordonnées. » REVEIL soutient les initiatives qui vont dans ce sens, notamment les Collèges pionniers ouverts en 2001 et 2002. L’association demande aussi « la reconnaissance officielle de sites pilotes de l’Éducation nationale » qui serait « une étape dans cette voie. » Cet autre extrait de ses statuts précise la manière dont REVEIL intervient dans le système scolaire actuel : « L’association R.E.V.E.I.L., Rénover l’École en Valorisant et en Encourageant les Initiatives Locales, a pour but de favoriser les innovations pédagogiques mises en place dans tous les cycles d’enseignement primaire et secondaire par des équipes locales dans le respect des principes énoncés ci-dessus : - en suscitant la constitution de telles équipes, - en luttant pour une réglementation qui facilite leur fonctionnement, - en les soutenant dans leurs recherches par des aides concrètes (documentation, élaboration des protocoles, analyse des résultats, etc.), - en facilitant la coordination et les échanges entre les diverses équipes, - en diffusant leurs essais et résultats, - et par tout autre moyen qui se révélerait utile pour améliorer leur efficacité. » REVEIL également des rencontres nationales, participe à des rencontres organisées par des associations partageant les mêmes valeurs ; c’est à ce titre qu’elle adhère à la Décennie pour une éducation non-violente ; elle a constitué un vaste réseau qui regroupe des personnes isolées et de nombreuses organisations, associations, ainsi que la Fondation pour le progrès en éducation, qui dépasse aujourd’hui les frontières nationales. Elle diffuse une lettre mensuelle et tient un site Internet à jour. Réseau Espérance Association Réseau Espérance, 2 square Adanson, 75005 Paris Tél. et fax : 01 43 37 55 42 - [email protected] Personne responsable: Philippe Riché Les personnes en lien avec l’association Réseau Espérance considèrent que les modes de pensée ne sont pas déconnectés des modes d’action, et qu’une culture de paix et de nonviolence doit être enracinée dans les mentalités pour qu’elle puisse se traduire durablement 57 dans l’action. C¹est donc au changement du mode de pensée dominant qu¹elles travaillent depuis la création du réseau (1976) par la prise de conscience et l’incarnation des valeurs d’humanisation que l’on peut nommer : sens de la coresponsabilité, de la dimension communautaire, de la non-violence, de la place des plus démunis, du respect de la nature, de la maîtrise du progrès technique, du plus grand que soi. Ce travail permanent de « mutance » permet à chacun de s’investir valablement, là où il est, pour la paix et la non-violence. Le bulletin trimestriel « Réseaux Espérance » relie les différentes initiatives. Actuellement l¹association s’attache plus particulièrement à l¹étude et à la diffusion de la problématique non-violente, telle qu’elle est exprimée dans les écrits de René Macaire (1916-1993), initiateur des Réseaux. Secours catholique – Caritas France Secours Catholique – Caritas France, 106 rue du Bac, 75341 Paris cedex 07 Tél. : 01 45 49 73 00 - www.secours-catholique.asso.fr Créé en 1946, le Secours Catholique – Caritas France est le membre français de l’Organisation internationale Non Gouvernementale Caritas Internationalis, confédération de 162 organisations catholiques d’aide d’urgence, de développement, et de service social, travaillant pour la construction d’un monde meilleur, en faveur des plus démunis, dans plus de 200 pays et territoires, sans distinction de religion, de sexe, de race ou appartenance ethnique. La confédération constitue l’un des plus vastes réseaux humanitaires au monde. En France, depuis son origine, le Secours Catholique – Caritas France promeut la nonviolence à travers ses programmes avec des populations en difficultés : accompagnement scolaire d’enfants et de jeunes, vacances familiales, accueil de personnes sans domicile fixe, … pour ne donner que quelques exemples. Ces dernières années les formations des acteurs bénévoles (72 000), des familles d’accueil et des partenaires engagés dans ces programmes intègrent cette question de façon croissante. Depuis quatre ans, le Secours Catholique – Caritas France a choisi d’orienter son action internationale autour du thème de la paix et de la réconciliation, tant au niveau des projets soutenus qu’en matière de plaidoyer et de sensibilisation du public en France. - - Quatre thématiques ont été particulièrement traitées : En 2002, la question du dialogue (inter-religieux, interethnique, intercommunautaire, comme facteur de prévention et de résolution des conflits). En 2003, l’économie, facteur de paix mais souvent source de conflits. En 2004, l’enjeu du soutien aux sociétés civiles dans les zones de conflits. En participant à l'organisation du Salon international des Initiatives de paix, le Secours Catholique - Caritas France, a montré son engagement et celui de ses partenaires à soutenir les initiatives qui contribuent à la paix et à la réconciliation En 2005, les femmes actrices de paix. Au moment de la mi-décennie pour une culture de paix et de non-violence au profit des enfants du monde, la Campagne Action Internationale 2005 du Secours Catholique Caritas France « Femmes actrices de paix » a pour objectif de valoriser l’action de femmes, souvent méconnues, dans leur contribution à la construction de la paix. Celles-ci sont souvent présentées en tant que victimes des conflits, un fait qu’il ne faut pas nier, mais rarement en tant qu’actrices de paix, qui s’engagent au quotidien pour les résoudre. Afin de présenter leurs actions, une trentaine de femmes, travaillant au sein d’organisation partenaires du Secours 58 Catholique - Caritas France seront présentes en France durant 2 semaines du 15 au 30 mai 2005. Ces femmes témoins de la paix issues de Colombie, Algérie, Palestine, République démocratique du Congo, Pérou, Guatemala, Inde, Sri Lanka, Kosovo, Soudan, Bosnie expliqueront le travail qu’elles mènent au quotidien au niveau politique, économique, environnemental, social et religieux. Par exemple, en Algérie, des associations de femmes agissent pour une réforme du code de la famille et une évolution des mentalités. En Colombie, d’autres agissent pour que les déplacés du conflit connaissent leurs droits et puissent retourner sur leurs terres. Les femmes sont souvent les oubliées des situations de post-conflit. Pourtant, elles sont de formidables médiatrices, éducatrices, résistantes,…. De plus, dans des pays où culture et tradition laissent peu de libertés et d’indépendance aux femmes, une situation de post-conflit peut être l’opportunité pour elles de conquérir une autre place dans la société. Par ailleurs, la venue de ces témoins sera l’occasion, pour les délégations du Secours Catholique - Caritas France d’organiser des évènements culturels et festifs associant le grand public. Ainsi, le festival « 10 villes pour la paix » sera l’événement fédérateur qui valorisera l’action des femmes et nous permettra de découvrir la richesse de leur engagement. Seront présentés au grand public : - Un film sur un projet en République Démocratique du Congo dans la région du Kivu (Est du pays) piloté, par Mathilde Muhindo, dans un centre d’accueil de femmes victimes de viol suite au conflit armé qui perdure dans cette région. - Un film sur l’action des femmes au Kosovo autour de portraits de psychologues, journalistes, avocates, serbe, albanaise et rom, qui agissent pour la résolution du conflit. - Des « Gospel » seront proposés pour des soirées concerts dans des salles publiques ou des églises. - Une exposition de photos « Blessures de guerres » réalisée à l’occasion du premier Salon International des Initiatives de Paix de juin 2004. Cette exposition rassemble une vingtaine de photos prises dans le cadre de conflits armés. - Des soirées débats seront également proposées par les délégations du Secours Catholique Caritas France. Dans de nombreux pays, les organisations Caritas s'engagent pour la construction de la paix aux côtés des communautés, à partir des hommes et des femmes victimes de violences, mais appelés à devenir acteurs et promoteurs de paix. De nombreux documents permettent de découvrir l’action du Secours Catholique dans le domaine de la non-violence et de la paix : une plaquette « Paix et réconciliation », un dépliant présentant l’exposition « Blessures de guerre »… On retrouve ces documents et un grand nombre d’articles permettant de découvrir l’action du Secours Catholique - Caritas France et de ses partenaires dans le domaine de la paix sur le site du Secours Catholique – Caritas France (rechercher « paix » ou rechercher « nonviolence ». VpaixMed VPAIXMED, 132, rue Paradis, 13006 Marseille Tél. : 04 91 04 61 92 - [email protected] Nous avons décidé de nous concentrer sur la sensibilisation et l'éducation à la non-violence via un magazine électronique illustré : www.planetenonviolence.org qui cible tout public mais 59 plus particulièrement les éducateurs (tous les milieux scolaires, péri-scolaires comme les centres sociaux, MJC...) Nous y proposons deux types de ressources ouvertes avec comme objectifs : réfléchir pour comprendre et agir contre la violence en développant des aptitudes et comportements non violents 1)Des rubriques dites de réflexion/questionnement portant sur : le vivre ensemble, apprendre à se parler, histoire et traditions, science écologie, médias, art culture, auxquelles s'ajoutent deux rubriques spécifiques l'une sur la laïcité et l'autre sur notre campagne contre la violence verbale lancée à la rentrée 2003 2004 "fais gaffe à tes mots" 2)Des fiches ateliers proposant des ressources pour organiser des ateliers sur : la communication non violente, l'apprentissage d'une approche critique des médias, l'apprentissage de comportements écologiques, l'éducation civique. Toutes ces rubriques sont actualisées au minimum une fois par mois, de nouvelles fiches ateliers sont également présentées une fois par mois. Nous nous efforçons de faire correspondre les textes de réflexion et les fiches ateliers ( réfléchir comprendre agir). Nous nous efforçons également de rester au plus près des préoccupations quotidiennes du public, préoccupations que nous recueillons lorsque nous participons à des événementiels culturels sur Marseille et villes en périphérie. 60