Faites appel à la puissance de Dieu (Actes 12.1-19)
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Faites appel à la puissance de Dieu (Actes 12.1-19)
Faites appel à la puissance de Dieu (Actes 12.1-19) Cette semaine j’ai eu connaissance du témoignage d’un jeune pasteur : Olivier Pfingstag. Olivier est pasteur d’une Église en Franche Comté. Son témoignage a été publié dans la revue « Croire et Vivre ». Cet homme, qui a maintenant la trentaine, raconte comment il a expérimenté la grâce de Dieu à 18 ans alors qu’il était à deux doigts d’aller en prison. Voici son témoignage [1] : J’ai grandi en Alsace, dans un quartier sensible de Colmar. Dès mon plus jeune âge, on m’a enseigné la Bible et j’aimais beaucoup les histoires de Jésus. Le fait qu’un homme tellement rempli d’amour meure pour tout le monde m’a marqué en tant qu’enfant. Mes parents m’ont bien éduqué, mais mon arrivée dans le collège au milieu de la cité a été un revirement radical. Mes potes J’ai découvert un autre monde, d’autres cultures, des souffrances que je n’imaginais même pas. J’ai constaté le racisme, les agressions, les mots qui «tuent». Rapidement, je me suis lié d’amitié avec des personnes en pensant qu’elles allaient me protéger. C’est ainsi qu’à 13 ans j’ai commencé à entrer dans un cercle vicieux et interminable de violence, de haine et de vengeance. Le groupe d’amis que je fréquentais était devenu ma «nouvelle famille». Toute ma façon de penser et de voir la vie était basée sur les discussions qu’on avait ensemble. On ne se rendait même pas compte qu’au final, c’était chacun pour soi. Et souvent, quand je rentrais chez moi le soir, je me sentais seul. J’ai mené une véritable double vie jusqu’au jour où, un matin, mes parents ont dû venir me chercher au poste de police. On m’avait arrêté avec deux amis pour vol de scooter. J’avais 17 ans. Mes parents sont tombés des nues. J’avais vraiment honte. Je me suis rendu compte que le chemin que j’avais pris n’était pas le bon. Pourtant, j’ai continué à me mentir à moi-même et aux autres, j’étais beaucoup trop influençable. En fait, j’oubliais toutes mes bonnes résolutions dès que je retrouvais mes amis. Après les vols, nous avons commencé à faire du trafic de cannabis. Le problème, c’est qu’à force de passer des soirées entières à fumer, on ne gérait plus rien. La police m’a arrêté une deuxième fois. C’était l’été 2001, juste avant mes 18 ans. À ce moment-là, on m’a prévenu que si je continuais comme ça, je risquais fort de finir en prison : j’en ai pris pour trois mois avec sursis. Cela signifiait que si je faisais un délit pendant ces trois mois, je risquais la prison. Je me suis sérieusement dit qu’il fallait que je change. J’ai été suivi par un éducateur. Seigneur, si tu existes, sors-moi de là! Malgré tout, les tentations étaient trop fortes ; de moi-même je n’arrivais plus à me sortir de ce cercle vicieux. Cela n’a pas manqué. Quelques mois plus tard, au milieu de la nuit, la police m’a arrêté pour un contrôle. J’avais du cannabis dans la voiture. Pour la troisième et dernière fois, je me suis retrouvé en garde à vue au commissariat. C’était une petite pièce de deux mètres sur trois. La fatigue commençait à me gagner quand, tout à coup, des agents sont venus me chercher pour m’interroger. Le policier qui me questionnait m’a clairement annoncé que ma vie allait changer car j’allais faire de la prison. Je n’ai montré aucun signe d’étonnement. Mais en retournant dans ma petite cellule, c’était comme si, soudainement, ma conscience me rattrapait. Tout le fil de mon enfance m’est revenu : je revoyais celles qui m’avaient enseigné le dimanche à l’église et me suis souvenu des histoires de la Bible… Puis, j’ai pensé à Jésus. À ce moment-là, je me suis senti vraiment sale et un sentiment extrême de culpabilité m’a envahi. «Qu’est-ce que je fais donc en garde à vue à 18 ans ? Comment en suis-je arrivé là ? Comment ai-je fait pour gâcher ainsi ma vie après avoir reçu une bonne éducation ?» Je savais que j’avais gravement offensé Dieu. Une pensée m’est alors venue : «Si Jésus était vraiment mort sur la croix comme on me l’avait enseigné, serait-il prêt à me pardonner, à moi aussi, pour toutes mes fautes ?» J’ai donc décidé de formuler une prière, achevée par un cri du cœur, quelque chose comme : «Dieu si tu existes, sors-moi de là ! Fais un miracle, s’il te plaît. Si tu le fais, je te promets de te donner toute ma vie !». «Olivier, regarde ce que Dieu a fait pour toi ! » La date de mon jugement était fixée au 28 février 2002 ; il me fallait donc attendre. Lorsque je me suis finalement présenté au tribunal, on m’a jugé pour deux histoires… deux et non trois. Il en manquait une ! J’ai été convoqué au tribunal pour enfants quatre jours plus tard. Là, le juge m’a expliqué qu’il y avait eu une erreur : le tribunal pour enfants n’avait pas transmis à temps les dossiers au tribunal de grande instance. Voilà pourquoi j’avais été jugé pour deux délits au lieu de trois, à quatre jours près ! Je n’ai pas compris tout de suite. Je me suis dit que j’avais eu de la chance. Mais c’est en sortant du tribunal que ma maman m’a ouvert les yeux : «Olivier, regarde ce que Dieu a fait pour toi !» Lorsque j’ai entendu cela, je me suis revu dans ma petite cellule, en garde-à-vue, en train de crier à Dieu. Tout à coup, j’ai acquis la certitude que Dieu m’avait vu, qu’il avait répondu à mon cri ! Je me suis alors senti si indigne, et pourtant, j’étais convaincu que c’était bien lui qui se manifestait à moi à ce moment-là. Je suis rentré chez moi et, dans ma chambre, je suis tombé à genoux. J’ai demandé pardon à Dieu pour tout le mal que j’avais fait. Je ne sais plus combien de temps ça m’a pris, mais en me relevant, j’avais la pleine conviction que Dieu m’avait rendu blanc comme la neige, comme si une nouvelle vie commençait pour moi ! J’étais rempli d’une joie immense. J’ai compris que c’était bien vrai : Jésus-Christ est mort pour moi sur cette croix, il y a si longtemps. C’est lui qui a pris toutes mes fautes sur lui ! Ma vie a changé à partir de ce moment-là. J’ai commencé à lire la Bible : plus je lisais, plus Jésus-Christ vivant devenait concret et important pour moi. Neuf ans plus tard, je reste si reconnaissant envers Jésus qui m’a délivré de là où je me trouvais ! Plus j’apprends à le connaître, plus je suis émerveillé par son amour. Jésus est vivant aujourd’hui et il a tellement d’amour pour toi, pour moi, pour tous les hommes ! [Et Olivier termine son témoignage en citant le psaume 34 :] Quand un malheureux crie, le Seigneur entend, il le sauve de tout ce qui lui fait peur (Psaume 34.7). Si je vous partage ce témoignage, ce n’est pas pour dire que vous pouvez transgresser la loi sans scrupule parce que Dieu pourrait vous éviter la prison. Ce serait même faux, Dieu n’agit pas systématiquement ainsi. Le témoignage d’Olivier nous parle de la grâce de Dieu et de son écoute attentive lorsque nous faisons appel à lui. Dieu entend nos prières et il est assez puissant pour agir en notre faveur en toutes circonstances. C’est cet encouragement que je vous propose de recevoir à travers un autre témoignage qui se trouve dans le livre des Actes des apôtres, au chapitre 12, versets 1 à 19. 1 A cette époque-là, le roi Hérode se mit à maltraiter des membres de l’Eglise, 2 et il fit mourir par l’épée Jacques, le frère de Jean. 3 Quand il vit que cela plaisait aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre. – C’était pendant la fête des pains sans levain. – 4 Après l’avoir fait arrêter et jeter en prison, il le mit sous la garde de quatre escouades de quatre soldats chacune ; il avait l’intention de le faire comparaître devant le peuple après la Pâque. 5 Pierre était donc gardé dans la prison et l’Eglise adressait d’ardentes prières à Dieu pour lui. 6 La nuit qui précédait le jour où Hérode allait le faire comparaître, Pierre, attaché avec deux chaînes, dormait entre deux soldats ; des sentinelles postées devant la porte 7 gardaient la prison. Soudain, un ange du Seigneur survint et une lumière resplendit dans la cellule. L’ange réveilla Pierre en le frappant au côté et lui dit: «Lève-toi vite !» Les chaînes tombèrent de ses mains. 8 Puis l’ange lui dit: «Mets ta ceinture et tes sandales.» C’est ce qu’il fit. L’ange lui dit encore: «Mets ton manteau et suis-moi.» 9 Pierre sortit et le suivit, sans savoir que ce que l’ange faisait était réel : il croyait avoir une vision. 10 Ils passèrent la première garde, puis la seconde, et ils arrivèrent à la porte de fer qui mène à la ville. La porte s’ouvrit d’elle-même devant eux ; ils sortirent et s’avancèrent dans une rue. Aussitôt l’ange quitta Pierre. 11 Revenu à lui-même, Pierre dit : «Maintenant, je sais vraiment que le Seigneur a envoyé son ange et qu’il m’a délivré du pouvoir d’Hérode et de tout ce que le peuple juif attendait.» 12 Après avoir réfléchi, il se dirigea vers la maison de Marie, la mère de Jean, surnommé Marc, où beaucoup de personnes étaient réunies et priaient. 13 Il frappa à la porte d’entrée et une servante appelée Rhode s’approcha pour écouter. 14 Elle reconnut la voix de Pierre et, dans sa joie, au lieu d’ouvrir, elle courut annoncer que Pierre se tenait devant la porte. 15 Ils lui dirent : «Tu es folle», mais elle soutenait que c’était bien vrai. Ils dirent alors : «C’est son ange.» 16 Cependant Pierre continuait à frapper. Ils ouvrirent et furent stupéfaits de le voir. 17 De la main, il leur fit signe de se taire et il [leur] raconta comment le Seigneur l’avait tiré de la prison. Il ajouta : «Annoncez-le à Jacques et aux frères et sœurs.» Puis il sortit et s’en alla dans un autre endroit. 18 Quand il fit jour, il y eut une grande agitation parmi les soldats : qu’était donc devenu Pierre ? 19 Hérode le fit rechercher, mais on ne le trouva pas. Il interrogea les gardes et donna l’ordre de les faire exécuter. Ensuite il quitta la Judée et descendit à Césarée pour y séjourner. [1. Prier, c’est vital pour l’Église] La première chose que l’on peut relever dans ce texte, c’est l’importance fondamentale de la prière communautaire. Dans le verset 5, alors que Pierre se trouve en prison, on apprend que « l’Eglise adressait d’ardentes prières à Dieu pour lui ». Une fois délivré, Pierre se rend dans la maison d’une certaine Marie. Et au verset 12, on nous dit encore que dans cette maison « beaucoup de personnes étaient réunies et priaient ». Ces deux mentions de la prière communautaire nous apprennent déjà pas mal de choses. Tout d’abord, les premiers chrétiens ne se réunissaient pas seulement une fois par semaine pour un culte, ils se réunissaient régulièrement tout au long de la semaine, notamment pour prier ensemble. Au verset 5, il n’est pas dit que l’Église adressa, mais qu’elle adressait d’ardentes prières pour Pierre. Il ne s’agit pas d’une seule rencontre de prière. La conjugaison du verbe à l’imparfait nous apprend que les prières étaient faites sans relâche. Cette pratique de se réunir plusieurs fois par semaine est confirmée par d’autres versets dans le livre des Actes des apôtres. D’ailleurs, quand Pierre va retrouver la communauté, il les trouve réunis en train de prier. Dans le verset 12, on apprend aussi qu’ils étaient nombreux à prier. La foi n’est pas à vivre en solitaire mais en équipe. De plus, au verset 17, Pierre témoigne de ce qui lui est arrivé. Il ne garde pas son histoire pour lui seul. Témoigner, c’est encourager notre prochain et c’est aussi proclamer la grandeur de Dieu. Quand on vit une chose extraordinaire avec Dieu, on devrait prendre plaisir à la partager. L’apôtre Pierre raconte sa présentes, mais il aux frères et sœurs une communion entre délivrance non seulement aux personnes ajoute encore « annoncez-le à Jacques et ». Pour que l’Église puisse prier, il faut les chrétiens. La prière avait donc une place importante dans la vie des premiers croyants. Tant la prière individuelle que la prière en communauté. Il me semble que la vie de prière de ces croyants devrait être un modèle pour notre vie de prière en tant qu’Église. Je ne pense pas qu’il faille faire tout exactement comme eux. Il ne faudrait pas se mettre une pression et se dire que pour être un bon chrétien, on devrait se voir tous les jours pour prier ensemble. Dans ce cas, on se réunirait seulement pour ne pas culpabiliser et on passerait à côté de l’essentiel. Ce que ce texte souligne d’important, c’est l’aspect de partage et l’aspect communautaire. Le partage implique que l’on confie nos fardeaux à d’autres frères et sœurs dans la foi. Cela implique aussi que nous soyons prêts à écouter ce que notre prochain nous confie. Selon que le sujet est plus ou moins personnel, on peut très bien choisir d’en parler à toute l’Église ou à simplement une ou deux personnes de confiance. L’important est de ne pas vivre sa foi en solitaire. Évidemment, la prière individuelle est entendue et prise en compte par Dieu. Mais la prière communautaire apporte une autre dimension à la prière. Jésus lui-même a dit que là où deux ou trois sont réunis, il est particulièrement présent au milieu d’eux (Matthieu 18.20). Malgré le rythme de vie que nous avons, je pense que c’est tout à fait possible de vivre une vie d’Église en plus du culte du dimanche matin. Cela demande des efforts et peut-être même des sacrifices, mais cela en vaut la peine. N’oublions pas que les premiers chrétiens avaient eux aussi un travail et une famille. Les familles étaient probablement plus nombreuses que les nôtres aujourd’hui et ils n’avaient eux aussi que 24h dans la journée et 7 jours par semaine. En plus, ils ne jouissaient pas de la liberté de se réunir comme nous. En y réfléchissant bien, avec les technologies modernes de communication et de transport dont nous disposons, il semble que l’on ait plus de moyens que les premiers chrétiens pour vivre une communion fraternelle. Maintenant que nous avons relevé l’importance de la prière, regardons comment Dieu a répondu. [2. La puissance de Dieu : rien ne peut s’y opposer] Pierre est jeté en prison et le roi Hérode a l’intention de le faire mourir. D’après le texte, on sait que Pierre était gardé par 4 escouades de quatre soldats chacune, soit 16 gardes au total. Ses deux mains étaient enchaînées. Il était gardé en permanence par deux soldats. Il était enfermé dans une cellule à l’intérieur de la prison, elle-même verrouillée. Il faut aussi savoir qu’à cette époque, si un garde laissait s’échapper un prisonnier, il était mis à mort. Les soldats qui gardaient Pierre étaient donc bien déterminés à le garder en prison. Humainement parlant, il aurait été très difficile de libérer Pierre, voire impossible. Mais ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. Si vous pensez que vous vous trouvez dans une situation sans issue, dites-vous que rien n’est impossible à Dieu. Face à la puissance de Dieu, rien ni personne ne peut s’opposer. Les chrétiens ont prié et Dieu a agi en faveur de Pierre. Il a envoyé un ange pour le libérer. Ses chaînes sont tombées, les gardes ont été neutralisés et les portes se sont toutes ouvertes. Quand par la suite, Pierre témoigne de sa délivrance, il n’a pas attribué les miracles à l’ange ni aux chrétiens qui ont intercédé. Il a témoigné de la puissance du Seigneur et de lui seul. La puissance de Dieu ne dépend pas d’un ange ni des personnes qui prient. Nous prions, mais c’est le Seigneur qui agit. Ainsi, prier c’est faire appel à Dieu. Et la puissance de Dieu n’a pas de limite. Pour terminer, j’aimerais souligner un dernier point : les réponses à nos prières appartiennent à Dieu. [3. La réponse à nos prières appartient à Dieu] Au tout début du récit, on apprend la mort de Jacques. Il a été mis à mort par le roi. Pourquoi Pierre a-t-il été délivré et pas Jacques ? Il me semble inapproprié de dire que les chrétiens n’avaient pas prié pour Jacques. Étant donné la vie de prière des premiers chrétiens, il est très probable qu’ils aient aussi prié pour Jacques ou au moins pour les persécutés en général. Pourtant, Jacques a été mis à mort par l’épée. Ce constat nous montre que nous ne pouvons pas toujours tout comprendre. Dieu répond à nos prières selon ce qu’il juge être le mieux. Il nous demande de lui faire confiance que son plan est bon. Parfois Dieu nous fait passer par des épreuves douloureuses mais il faut avoir confiance que c’est dans un but bienveillant. Jésus lui-même a demandé à être épargné de ses souffrances, mais il est quand même mort sur la croix. C’était douloureux, tant physiquement que mentalement. Mais Dieu l’a ressuscité et il l’a glorifié. La mort a été vaincue. Ses souffrances étaient passagères alors que sa gloire est éternelle. Quelles que soient les réponses de Dieu à la prière, sachons que le plan de Dieu est bienveillant. La puissance de Dieu est telle qu’il peut transformer nos épreuves en bénédictions. Ce que nous pouvons retenir de ce texte, c’est que prier c’est faire appel à la puissance de Dieu, puissance contre laquelle rien ne peut s’opposer. Profitons donc de ce privilège que nous avons de pouvoir prier en communauté. Christian Huy [1] Témoignage diffusé sur le web : http://www.publicroire.com/croire-et-vivre/temoignage/article/ fais-un-miracle-sil-te-plait