RENCONTRE AVEC BRUNO DUMONT
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RENCONTRE AVEC BRUNO DUMONT
RENCONTRE AVEC BRUNO DUMONT 13 et 14 septembre Séance exceptionnelle de P’tit Quinquin 2014 - n°73 rencontre avec bruno dumont et projection du P’tit quinquin En 1997 à Cannes, le public et la presse découvrent La vie de Jésus, le premier film de Bruno Dumont. Une évidence s’impose, Dumont est un cinéaste, un grand. Avec un monde, les Flandres en format Cinémascope, les corps des gens ordinaires, le silence et la violence plus ou moins ravalée, le désespoir. Six films plus tard, Dumont revient avec une énorme surprise, une comédie policière, Pt’it Quinquin. Œuvre que nous ferons découvrir … ou redécouvrir dans le cadre d’une rétrospective en compagnie du réalisateur... Réalisation Scénario Image Musique Avec Bruno Dumont Bruno Dumont Guillaume Deffontaines Emmanuel Croset Alane Delhaye Lucy Caron Bernard Pruvost Philippe Jore Philippe Peuvion Cindy Louguet Cette minisérie a été présentée en Séance Spéciale à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2014. Nous la projetons sur la même formule, comme un long-métrage. > Samedi 13 septembre à 19H00 > En présence de Bruno Dumont p’tit quinquin France - 2014 - couleur - vf - 200‘ P’tit Quinquin chronique un petit village côtier de cette région boulonnaise dont Bruno Dumont ne s’arrachera jamais. Le canton est la proie du mal depuis que l’on a retrouvé le corps décapité de madame Lebleu dans le ventre d’une vache. Lancés sur l’enquête, deux flics pathétiquement nuls ne peuvent empêcher la prolifération des crimes absurdes et mystérieux. Le patelin peuplé de fermiers louches, de curés demeurés, de touristes autistes est par ailleurs habité par une merveilleuse petite bande de crapules, à la tête desquelles scintille le blondinet P’tit Quinquin, d’une beauté extravagante (nez cabossé, lèvres asymétriques, appareil auditif, yeux de cobalt : parfait) et Eve, son amoureuse éperdue, dessinée comme une déesse. P’tit Quinquin est une série inclassable. Intervenant à son tour dans la sphère surbuzzée de la série télé, Bruno Dumont ne s’est senti aucune obligation compétitive. Il n’a pas cherché à réaliser le The Wire calaisien, ni même à se mesurer au lexique de la série américaine globalisée.(...) En ressort un polar de l’absurde qui atteint des sommets burlesques. Olivier Séguret, Libération «P’tit Quinquin, c’est du tragique-comique. Je pense qu’il y a les deux genres, et que l’un est le ressort de l’autre. Il y a des moments très dramatiques, et pourtant on a ri trois secondes avant. Je trouve que le mélange des deux est assez étonnant, ça nous met dans un état assez curieux, de passer comme ça de l’un à l’autre, alors qu’en général c’est soit drôle soit dramatique, et il n’y a pas forcément de courant de circulation entre les deux. Dans le tragique-comique, je me plais vraiment beaucoup.» Bruno Dumont, pour Les Inrocks Réalisation Scénario Image Musique Avec Bruno Dumont Bruno Dumont Philippe Van Leeuw Richard Cuvillier David Douche Marjorie Cottreel Kader Chaatouf > Samedi 13 septembre à 17h00 Réalisation Scénario Image Musique Avec Bruno Dumont Bruno Dumont Yves Cape Richard Cuvillier Emmanuel Schotté Séverine Caneele Philippe Tullier Ghislain Ghesquère > Dimanche 14 septembre à 17h30 Réalisation Scénario Image Musique Avec Bruno Dumont Bruno Dumont Yves Cape Philippe Lecoeur Adélaïde Leroux Samuel Boidin Henri Cretel Jean-Marie Bruveart David Poulain > Dimanche 14 septembre à 15h30 © 2014 Les Cinémas du Grütli Rue du Général Dufour 16 | 1204 Genève tél. +41 22 320 78 78 | www.cinemas-du-grutli.ch la vie de jésus France - 1997 - couleur - vf - 96’ Chronique de la vie de Freddy, jeune épileptique, qui vit avec sa mère Yvette à Bailleul où elle tient le café Au Petit Casino, siège d’un club d’amateurs de pinsons qui concourent tous les dimanches... (...) En plans courts et denses comme des soupirs en musique, Bruno Dumont parvient à capter l’interminable. Jamais il ne se laisse contaminer par l’ennui qui écrase la ville. Avec une précision de médecin-réanimateur, il nourrit ses images de l’énergie que les enfants de Bailleul déploient pour meubler l’attente. Cela donne des séquences d’une beauté poignante, composées comme des tableaux de Magritte, avec ce mélange de réalisme livide et d’onirisme puissant. Marine landrot, Télérama l’humanité France - 1999 - couleur - vf - 148’ Pharaon de Winter, petit-fils du peintre du même nom, vit seul avec sa mère dans le Nord. Il passe son temps libre à jardiner, à faire du vélo, mais surtout en compagnie de sa voisine Domino, dont il est secrètement amoureux. Lieutenant de police, il doit enquêter sur le viol et le meurtre d’une fillette. (...) L’Humanité n’est pas ce film tristement naturaliste, cette photocopie de la réalité, que d’aucuns ont déploré. Au contraire, Bruno Dumont parvient, comme peu de cinéastes, à restituer aux êtres et aux choses les plus ordinaires leur mystère fondamental, originel. Louis Guichard, Télérama flandres France - 2006 - couelur - vf - 91’ De nos jours, dans les Flandres, Demester et de jeunes gars du pays partent soldats dans un conflit lointain. Amoureux de la jeune Barbe, Demester supportait ses moeurs étranges et ses amants... La force nouvelle de Flandres tient dans ce déplacement subreptice mais essentiel. Pour qu’un de ses personnages puisse enfin échapper à son déterminisme, sans doute fallait-il que le cinéaste affirme d’abord sa liberté de mouvement. Et déjoue, du même coup, la fatalité du lieu. Patrice Blouin, Les Inrocks Salle associée de la Salle associée de la