Exploitation analytique de données issues d`essais d
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Exploitation analytique de données issues d`essais d
CaDORoc Exploitation analytique de données issues d’essais d’impact en vraie grandeur sur écrans de filets : quelques résultats avec le soutien du Auteur : Laurent Dubois (Cerema - DterCE - Laboratoire de Lyon) Date : 28 octobre 2015 Écrans de filets Impact d’un écran par un bloc de 7 t (Saint-Martin-le-Vinoux, 38) Écrans de filets quelques éléments de contexte : augmentation des capacités d’arrêt (jusqu’à 8000 kJ), mais justification du dimensionnement toujours par essais d’impact en vraie grandeur (notamment : absence de méthode de calcul pseudo-statique fiable) - marquage CE : ETAG27 en vigueur depuis le 01/02/2008, RPC depuis le 01/07/2013 - station d’essais de chutes de blocs de l’IFSTTAR à Montagnole (73), opérationnelle depuis décembre 2009. Réalisation de 20 essais pour 3 fabricants français (SEL et MEL confondus) : GTS, HC/TAS et CAN - (SEL : niveau d’énergie de service, MEL : niveau d’énergie maximal) Date_Titre de la présentation 1 Écrans de filets en particulier : calcul en pseudo-statique : nécessité de connaître l’effort statique résistant maximal équivalent agissant sur le bloc (ou force de freinage maximal ou force d’impact Fmax) tel que : - (principe fondamental de la dynamique, m : masse du bloc) peut-on connaître facilement la décélération maximale amax subie par un bloc freiné par un écran de filets au cours d’un essai ? (pas de mesure directe par un accéléromètre dans le bloc) - Écrans de filets dans la littérature : 1 essai bien documenté réalisé à Walenstadt (Suisse) sur un écran Geobrugg (Volkwein, 2004) : - type d’essai : MEL chute verticale impact au centre du module fonctionnel central (3 modules) énergie d’impact : 259 kJ vitesse instantanée d’impact : 25,06 m/s type de bloc : sphère en BFUP (825 kg) accéléromètre triaxial embarqué + courbe allongement en fonction du temps Sm = 5,70 m et ts = 0,349 s (Sm : allongement maximal, ts : temps de freinage) Écrans de filets principaux paramètres réalisés à Montagnole : des essais hauteur nominale : 4,2 m à 7,1 m énergie d’impact (Ec0) : 330 kJ à 5000 kJ vitesse instantanée d’impact (Vi0) : 25,0 m/s à 29,3 m/s blocs BA ETAG27 (d = 2,6 à 2,7) chute verticale impact au centre du module fonctionnel central ou d’un module latéral (3 modules) Montagnole (essai GTS) Écrans de filets écrans testés de conceptions très différentes : filets : anneaux 4 ou 6 contacts, à câbles tricotés position des filets / poteaux : amont ou aval poteaux : inertie et section espacement entre poteaux pieds de poteaux : articulés ou libres haubans aval ou non nombre de haubans amont par poteau : 1 ou 2 (en V) premier résultat : tous les impacts réalisés à Montagnole appartiennent à la catégorie des chocs mous : les blocs sont restés solidaires des filets (sans rebond avec perte de contact après l’obtention de l’allongement maximal), et les ouvrages impactés ont présenté un comportement élastoplastique. Écrans de filets deuxième résultat : les principaux résultats sont concordants avec ceux présentés dans la littérature issus d’essais réalisés en Suisse (Gerber & Boell, 2002) (Gerber & Boell, 2006) et en Italie (Cantarelli & al., 2008), notamment : l’allongement maximal et le temps de freinage augmentent avec Ec0, l’allongement maximal total SEL2 est inférieur à l’allongement maximal MEL, le temps de freinage SEL2 est inférieur au temps de freinage SEL1. Écrans de filets troisième résultat : existence d’une relation fine (R2 = 0,98) entre allongement maximal Sm et temps de freinage ts (pour SEL1 et MEL, pour tout module) S m 12,6 t s 1,4 influence de la première phase de grands déplacements et de la chute verticale ? Écrans de filets troisième résultat : on observe avec Vi0m = 27,2 m/s pour l’ensemble des essais (Vi0m / 2 = 13,6 m/s ≈ 12,6 m/s) existe-t’il une force de freinage constante Fm au cours de l’impact telle que : - Fm x Sm = Ec0 = 0,5 x m x Vi02 c’est-à-dire Fm = - m x (Vi0 / ts) Remarque : (Vi0 / ts) est la valeur de la décélération moyenne au cours de l’impact (passage de Vi0 à 0 en une durée égale à ts). Écrans de filets quatrième résultat : la décélération subie par le bloc n’est pas constante au cours de l’impact. Exemple de l’essai de Walenstadt : ts a ≠ 0 et v = 0 effort non nul dans l’ouvrage à l’instant de l’allongement maximal pic retard : perte d’élasticité due aux freins ? n = 5 : régression polynomiale (ordre 5) Écrans de filets Élaboration d’une méthode de calcul simple de la décélération subie par le bloc à partir de la courbe allongement du filet en fonction du temps pour les essais réalisés à Montagnole (dans le cas suivant : absence de rotation notable du bloc dans le filet) Question : peut-on utiliser les points expérimentaux bruts (toutes les 10 ou 20 ms) ou un ajustement de la courbe ? Allongement S régression polynomiale (degré 5) Décélération Vitesse instantanée Écrans de filets Meilleurs résultats : ajustement par régression polynomiale (n = 5) S t t t 2 t 4 6 t 12 t 2 t 3 t 5 2 a t d S 2 dt 2 20 t 3 S : allongement (m), t : temps (s), a : décélération (m/s2) La fonction a(t) est maximale lorsque : c’est-à-dire pour : t t amax avec : 0 t amax t s 2 4 10 2 da 6 dt 10 24 t 60 t 2 0 Écrans de filets Première validation : Essai de Walenstadt : écarts relatifs de -2,5 % sur amax et +1,1 % sur tamax Deuxième validation : calcul du travail total fourni par la force de freinage Ff = - m x a(t) et comparaison avec Ec0. Application aux essais SEL1, SEL2 et MEL réalisés sur un même kit à Montagnole. 90 % à 100 % phase de « faible » résistance (comportement en flexion, hors plan) phase de « haute » résistance (comportement membranaire, dans le plan) Écrans de filets cinquième résultat : application aux essais de Montagnole a max V i0 g 1,62 ts (R2 = 0,98) Conception globale similaire / technologies similaires entre les kits des 3 fabricants ? Écrans de filets quelques résultats : la décélération maximale a tendance à augmenter lorsque que EC0 augmente (c’est-à-dire lorsque la masse du bloc, l’allongement maximal et le temps de freinage augmentent), la décélération maximale SEL2 est supérieure de 30 à 60 m/s2 à la décélération maximale SEL1 (ouvrages moins déformables) : a max V i0 g 1,34 ts (R2 = 0,72) dans certains cas, la force d’impact SEL2 (sur un ouvrage déjà endommagé) peut être supérieure à la force d’impact MEL. Prise en compte dans des calculs analytiques simples pour SEL2 ? Écrans de filets quelques résultats : les ancrages les sollicités sont systématiquement liés aux câbles de rives supérieure et inférieure du module impacté les efforts maximaux sont de l’ordre de 50 % à 55 % de la force d’impact constat : nombreuses dissymétries de comportement sous impact des écrans testés. Causes ? Écrans de filets quelques comparaisons avec les modèles analytiques historiques : (Peila & al., 1998) : F max .S m 2,5 E c ⇒ force d’impact Fmax largement surestimée (140 %) (Cantarelli & al., 2008) : d2 S 2 dt g kS m avec k raideur du filet supposée constante (hypothèse très simpliste) ⇒ écarts très importants pour le calcul de Sm et ts modèle le plus simple : décélération constante au cours de l’impact ⇒ force d’impact Fmax sous-estimée (60 %) Écrans de filets validation d’une méthode simple et fiable pour le calcul de la décélération maximale à partir de la courbe allongement du filet en fonction du temps mise en évidence de deux relations fines : - entre Sm et ts, - et entre amax, Vi0 et ts beaucoup de questionnements subsistent (phénomènes dynamiques, assemblages complexes d’éléments présentant eux-mêmes des comportements dynamiques spécifiques : aciers HE, etc.) modèles analytiques disponibles peu fiables nécessité du recours à des modélisations numériques tridimensionnelles complexes en complément des essais d’impact en vraie grandeur : - compréhension des phénomènes dynamiques, - tests de multiples configurations (optimisation des coûts). Merci pour votre attention Laurent Dubois Cerema – Direction territoriale Centre-Est [email protected] 06 64 49 33 44