compte rendu 7 juillet 2010 (pdf - 91,62 ko)

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SYNDICAT INTERCOMMUNAL DES EAUX DE LA DHUY
B.P. 39
38331 SAINT ISMIER CEDEX
TEL 04 76 52 27 90 FAX 04 76 52 48 16
Mail: [email protected]
COMPTE RENDU DU COMITE SYNDICAL
Du mercredi 7 juillet 2010 à 18h00
L’an deux mille dix, sept juillet, le comité syndical dûment convoqué, s’est réuni en session ordinaire à
Saint-Ismier au siège social du syndicat, sous la Présidence de Madame Lucile FERRADOU, Présidente
du Syndicat Intercommunal des Eaux de la Dhuy.
Date de la convocation du comité syndical : 2 juillet 2010.
Etaient présents :
Commune de Bernin : Monsieur SABATIER,
Commune de Biviers : Messieurs VULLIERME et GUYON suppléant de Monsieur GAUTHERON,
Commune de Corenc : Messieurs PIEGE et MORIN,
Commune de la Tronche : Monsieur VERMOREL,
Commune de Meylan : Messieurs ROUX et LAUNAY,
Commune de Montbonnot : Messieurs CLAPPAZ et PINERI,
Commune de Saint Ismier : Madame FERRADOU et Monsieur JAY,
Commune de Saint Nazaire les Eymes : Madame JOST et Monsieur CLARY,
Procurations : Monsieur VIEILLE donne procuration à Monsieur SABATIER,
Monsieur BERTRAND-POUGNAND donne procuration à Monsieur VERMOREL,
Nombre de membres : 16, nombre de membres présents : 14, nombre de membres votants : 16
Etaient présents :
- Monsieur le Conseiller Général : Monsieur EYMERY,
- Alp’Etudes : Madame AUXIETRE,
- Louison Structures : Monsieur BOBAY,
- SAUR : Monsieur PERNET
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Ordre du jour : deuxième réservoir au Châtelard.
Madame FERRADOU expose aux élus qu’elle a reçu, ainsi que toutes les communes adhérentes
au SIED, un courrier de Mme le Maire de Saint Nazaire les Eymes qui appelle à des
explications plus approfondies sur le sujet à l’ordre du jour.
Madame la Présidente donne la parole à ALP'ETUDES, LOUISON STRUCTURES et la SAUR,
intervenants, à la demande du SIED, en tant que conseils techniques, pour répondre à ces
interrogations.
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Rappel sur les fonctions d'un réservoir :
- La mise en pression du réseau de distribution.
- La régulation des pointes de distribution : la compensation entre le débit d'arrivée de la
source qui est constant et les pointes de distribution qui peuvent être supérieures au débit
de la source pendant les heures les plus consommatrices de la journée.
- La sécurité d'approvisionnement = durée pendant laquelle on souhaite bénéficier d'une
réserve de sécurité en cas de dysfonctionnement (casse, pollution, panne électrique…)
entrainant une interruption de l'alimentation en eau.
Il est couramment admis de prévoir une durée de stockage équivalent à une journée de
production.
- Renouvellement de l'eau pour maintien de la qualité : afin de favoriser le brassage de
l'eau, surtout pour de tels volumes, on amplifie le marnage (= variation du niveau d'eau) dans
la cuve. En d'autres termes, le réservoir ne recommence à se remplir que lorsqu'il le niveau
atteint les 2/3 de la hauteur totale (le volume restant à cet instant n'est plus que de 4000
m³ sur la cuve du Châtelard).
- Gestion de l'exploitation : les réservoirs sont généralement constitués par 2 cuves, ce qui
permet leur permutation en période de lavage des réservoirs (obligatoire : 1 fois par an) ou
d'intervention (exploitation, réparation) sur une des cuves.
La durée de l'intervention de lavage pour le réservoir du Châtelard est de 5 jours (vidange et
remise en service compris).
Actuellement, cette permutation reste possible grâce à la présence du réservoir de ChâteauCorbeau (bien que la réduction de capacité de celui-ci à 3000 m³ rende les opérations de
maintenance plus délicates).
On rappellera ici la vulnérabilité de ces ouvrages de Château-Corbeau (selon étude OMNIS
2003 : probabilité de 17% de chute de blocs de 12 à 19 t sur les réservoirs).
Rappel sur les volumes produits :
Les volumes produits par le réseau du SIED sont de 7330 m³/j en moyenne et de 12000 m³/j
en pointe.
En situation future 2020 : 15800 m³/j attendus en pointe (source : SDAEP SIED 2003)
Prise en compte des réserves communales :
Chaque commune dispose de réservoirs d'eau alimentés par les réservoirs syndicaux de
Château-Corbeau et du Châtelard.
En première approche, il semble que les volumes de stockage soient très inégaux : certaines
communes ont des volumes de stockage insuffisants.
Il faudrait donc sur chaque commune s'assurer :
o Que les réserves sont suffisantes à l'échelle du secteur distribué en considérant les
réserves incendie et l'évolution journalière des niveaux de chaque réservoir,
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o Que les réservoirs communaux situés en tête de réseaux (et qui alimentent les
réservoirs des étages de distribution inférieurs) ne soient pas en demande au moment
où les réservoirs syndicaux sont à leur niveau minimum.
Un incident sur le réseau d'adduction à ce moment précis pourrait avoir des conséquences
sérieuses.
Rappel des droits eau du SIED
La DUP de 1982 prévoit que le débit total prélevé ne pourra excéder 138 litres par seconde
du 1er mai au 30 septembre et 99 litres par seconde du 1er octobre au 30 avril.
Afin d’éviter de dépasser ces droits d’eau pendant les périodes de pointe (procédures en
cours) l’augmentation de stockage permettra de lisser le prélèvement dans la ressource afin
d’être conforme avec les engagements de la DUP.
Pour palier à un problème de ressource du SIED, sécurisation par maillage avec le
SIERG :
Deux types de maillage sont possibles avec le réseau du SIERG situé à proximité du rondpoint de Domène. Dans les deux cas, la mise en place d'une station de pompage est nécessaire.
o Cas n°1 : pompage depuis le réseau du SIERG dans la canalisation existante du SIED
pour refoulement jusqu'au réservoir du Châtelard.
Cette alternative avait fait l'objet en 2000 d'une étude par le cabinet Sogreah. Il s'agissait
à priori d'un ouvrage relativement complexe compte tenu des différences de pression entre
le réseau du SIERG (env. 10 bars) et du SIED (env 70 bars).
Le SIED va solliciter Sogreah pour une réactualisation du projet et du chiffrage.
Remarque : l'emplacement projeté à l'époque pour cet ouvrage se trouverait aujourd'hui dans
une zone de délestage des crues de l'Isère gérée par le SYMBHI.
o Cas n°2 : pompage depuis le réseau du SIERG et refoulement par une canalisation
indépendante à créer entre le point de croisement et le réservoir du Châtelard (6500
mètres environ).
En première approche,
o sur la base des prix pratiqués pour l'adduction du réservoir du Châtelard majoré par
un coefficient permettant d'intégrer les réfections de voirie et la complexité liée aux
travaux en milieu urbain
o en prévoyant une station de pompage conséquente : Q=150 l/s / HMT =40 bars, on
atteint un montant global de l'investissement de l'ordre de
3 000 000 € HT.
Dans les 2 cas, des frais de fonctionnement et d'exploitation et éventuellement d'achat
d'eau au SIERG seront à intégrer aux bilans financiers.
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En quoi un maillage avec le SIERG ne remplace pas la sécurité qu'apporte une
deuxième cuve
Le maillage avec le SIERG constituerait une interconnexion de secours en cas de
défaillance sur la source de la Dhuy (pollution, déficit quantitatif).
La seconde cuve au Chatelard constituerait une amélioration de la sécurité
d'approvisionnement et permet au syndicat de disposer d'une réserve en cas de défaillance
sur les ouvrages d'adduction (défaut des concessionnaires France Télécom pour la
télégestion et ERDF pour l’alimentation électrique) induisant une absence de commande de
remplissage du réservoir, casse sur canalisation, problème sur station de pompage si maillage
SIERG…).
Le plan de secours, dont une première ébauche a été présentée au comité syndical du 22 juin
2010 et qui sera soumis à l'avis des services de l'Etat, permettra de comparer et de
hiérarchiser ces différents risques et leurs conséquences ainsi que les moyens de protection
correspondants.
Le devenir de la 2ème cuve de Château Corbeau
Dans la mesure du possible, cette cuve devra être pilotée à distance afin de minimiser les
interventions sur ce site.
Le devenir de la cuve endommagée de Château Corbeau
Concernant l’abandon de la cuve endommagée (remise en état du site ou comblement), nous
attendons une étude et un chiffrage.
Intervention de Monsieur MORIN, représentant la commune de Corenc
Qui demande à ce que ses paroles soient strictement notées au compte rendu.
Il tient tout d’abord, à souligner le problème humain et que les risques impactés par le site de
Château Corbeau soient examiner de près.
Ensuite, il ne voudrait pas que les délais liés à des études prolongées mettent en péril la
décision à prendre. Il accentue son propos en ajoutant que si les taux d’intérêts des emprunts
venaient à augmenter pendant cette période il refuserait d’en assumer les conséquences.
Concernant les études à envisager, il affirme qu’un cabinet (exemple SOGREAH) a toutes les
compétences mais refuse catégoriquement de prendre l’avis de la Communauté de l’Eau
potable réfutant le caractère technique de cette instance qu’il juge plus politique.
Il termine son intervention en réaffirmant, au nom de sa Commune, son choix déjà exprimé
lors du comité syndical du 26 juin, de voir construire une 2ème cuve au Châtelard.
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Intervention de Monsieur EYMERY, conseiller général.
Monsieur EYMERY se dit favorable à la construction de la 2ème cuve au Châtelard, il nous
informe que le Conseil Général peut subventionner les travaux à hauteur de 10 % et l’Agence
de l’Eau à 30 %. Il suggère au SIED de se rapprocher des services du Conseil Général.
Intervention de Monsieur SABATIER, représentant la commune de Bernin
Monsieur SABATIER tient à souligner son soutien à la construction de la 2ème cuve au
Châtelard. Il exprime sa volonté d’une autonomie, d’une indépendance du SIED face à un
maillage de secours et non d’approvisionnement.
Madame FERRADOU informe les élus qu’elle a eu au téléphone Monsieur BICH,
Président de la Communauté de l’Eau Potable, qui lui a fait part de son avis favorable à la
construction de la 2ème cuve du Châtelard et il a tenu les mêmes arguments que Monsieur
SABATIER.
Les élus décident de se réunir en septembre sur ce sujet.
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