escales a gibraltar

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escales a gibraltar
ESCALES A GIBRALTAR
Lorsque l’on vient de la Méditerranée, Gibraltar est une escale
incontournable pour les candidats au passage dans l’Atlantique. Au départ,
vous pensez y rester seulement un jour ou deux, mais, selon l’époque, la
météo peut vous y bloquer bien plus longtemps. L’escale peut se faire en
marina chez les Anglais ou au mouillage de La Linea du côté espagnol.
Nous sommes arrivés en provenance d’Almerimar le 20 septembre 2006.
Les courants se sont faits sentir bien avant le passage de la pointe de
l’Europe. Peut-être aurait-il fallu passer plus près de la côte comme le font
certains tankers ? Suivant l’heure et le coefficient de la marée, vous pouvez
avoir jusqu’à 3 nœuds de courant. Dès la nuit précédant l’arrivée, le trafic s’est intensifié et la veille n’en devient que
plus importante. Cette fois, contrairement aux habitudes le long des côtes espagnoles, ce ne sont plus les pêcheurs qui
nous demandent de l’attention, mais les bateaux de commerce.
Après avoir contourné la pointe de l’Europe,nous sommes entrés dans la baie d’Algesiras où nous avons été surpris par
le nombre de gros tankers au mouillage. Les ¾ des côtes de la baie sont occupés par des complexes pétrochimiques.
Après quelques surventes dues aux reliefs, nous sommes arrivés à Marina Bay chez les Anglais. L’accueil à la
capitainerie a été moyen. Nous avons vu de nombreuses places disponibles mais, selon l’employé de la capitainerie,
elles étaient toutes réservées. Nous pouvions retenter notre chance le lendemain ou le surlendemain, mais sans aucune
assurance. Le temps où il était possible de mouiller entre Marina Bay et la piste d’atterrissage est révolu. La marina a
été reprise par une société privée qui a entrepris de nombreux travaux immobiliers ce qui a pour effet de diminuer le
nombre de places disponibles pour les voyageurs de passage. A terme, les tarifs seront-ils encore plus élevés ?
Nous avons donc dirigé notre étrave vers le mouillage de La Linea, du côté espagnol, ainsi que deux autres bateaux qui
nous suivaient. Nous avons découvert un grand mouillage, protégé par une longue digue, occupé par une douzaine de
bateaux de voyage de toutes nationalités (Danois, Français, Américains, Canadiens, Néo-Zélandais, Australiens,
Suédois, Turques…). Le mouillage par 6 m de fond est bien protégé de la houle de tous côtés. Attention de ne pas
mouiller dans le chenal. La mythique piste d’aviation de Gibraltar est bien plus proche de la marina que du mouillage et
cela nous arrange !
Le va-et-vient des annexes nous a interpellés : Michel de Cap’tain Smith nous en explique la raison : depuis un an, de
nombreuses annexes sont retrouvées percées ou endommagées et il est fortement déconseillé de laisser son annexe
seule. Les voiliers au mouillage se sont donc organisés : lorsqu’un équipage complet veut aller à terre, il utilise son
annexe pour rejoindre un autre voilier et embarque un équipier. Tout ce beau monde rejoint la digue ou un quai (le petit
quai des pêcheurs est très pratique pour cela) et l’équipier repart avec l’annexe sur son bateau. Il reviendra chercher
l’équipage plus tard, après un appel VHF ou un coup de sifflet. C’est ainsi que l’on peut remarquer 3 ou 4 annexes
différentes amarrées à l’arrière d’un bateau avec une seule personne à bord. Les annexes les plus puissantes pourront
tenter d’aller jusqu’à la marina à Gibraltar, mais risquent de se voir refuser le débarquement.
La frontière de Gibraltar se trouve à 10 minutes à pieds du mouillage de La Linea et la célèbre « Main street » encore à
10 minutes. Inutile de s’engouffrer dans le bus ! Ce sera sans doute la première fois que vous traverserez une piste
d’aviation pour faire du shopping ! N’oubliez pas vos papiers pour passer la frontière. Mis à part pour faire un plein
d’alcool, de cigarettes ou de gazole (0,60 € le litre lors de notre passage), Gibraltar ne nous a pas semblé d’un grand
intérêt. Pour monter en haut du rocher, il vous en coûtera 13,50 € par personne. Nous avons choisi de faire un bon repas
au restaurant et de laisser les singes tranquilles. Les bons marcheurs peuvent toujours monter saluer les singes à pieds. Il
est possible de payer en Euro dans les magasins. Le change officiel est indiqué à l’entrée de Gibraltar, juste après le
passage de la douane. Gardez-le à l’esprit. Par la suite, comparez d’un rapide calcul mental le prix demandé en Euro par
rapport à celui en Livre Sterling. De nombreux magasins jouent le jeu et le prix sera identique ou quasiment. D’autres
sont plus sournois. Ainsi, notre repas au restaurant nous coûtait 44 £ mais en Euros, ils nous demandaient plus de 74 €.
Nous avons donc payé par carte visa. Les éventuels frais de notre banque sont beaucoup moins élevés ! A quand le
passage à l’Euro partout en Europe pour nous épargner ces calculs inutiles ? Cela dit, avant 2002, les problèmes de
conversions des monnaies étaient bien plus ardus.
Du côté de la marina, c’est encore la haute saison (de mai à octobre) et il vous en coûtera 35 €/jour + l’eau +
l’électricité pour un 12 m. Hors saison, les prix pratiqués sont bien plus intéressants. Mais en général, à cette époque,
les bateaux de passage sont passés dans l’Atlantique.
Nous avons préféré le côté espagnol pour la gentillesse des gens, le choix en ravitaillement. A La Linea, vous trouverez
à peu près tout ce dont vous avez besoin, à l’exception du gaz en bouteille de 13 kg malheureusement pour nous. Notre
supermarché préféré (Mercadona) se trouve dans la Calle Clavel ; leur baguette « rustica » est très bonne et les fournées
se succèdent durant la journée. Vous avez des chances de l’acheter chaude ! Dans les petites rues de La Linea, vous
trouverez toutes sortes de magasins. Les vendeurs sont très sympathiques et s’ils n’ont pas ce que vous cherchez, ils
vous indiquerons où le trouver, même s’il s’agit d’un concurrent. Le quartier du marché est très animé le matin. Dans la
Calle Real, vous trouverez du camping-gaz en bouteilles de 3 kg (les 13 kg n’ont pas le même embout que les
bouteilles françaises qui ne peuvent être échangées ni remplies. Calle Del Sol, un cybercafé situé près de l’église
Immaculada, vous propose d’utiliser ses nombreux ordinateurs pour un prix très raisonnable : 2,60 € l’heure,
fractionnée en ¼ d’heure. Chaque tour permet d’y connecter votre clé USB et possède le logiciel Word. Un centre
commercial se trouve au Nord de la ville ; vous y trouverez un Carrefour et un Mac Donald’s (un autre Mac Donald’s se
trouve près de la frontière avec Gibraltar). Il existe un magasin Lidl à La Linea, mais nous ne l’avons pas situé. Vous
trouverez à peu près partout des distributeurs de billets. Les pharmacies proposent des médicaments identiques à ceux
trouvés en France (le nom diffère), à des prix bien moindres. Vous pouvez ainsi vous procurer du Stugeron 75 mg
(contre le mal de mer) dans toutes les pharmacies et ce sans ordonnance (entre 3 et 4 € la boite de 30 gélules).
La Linea pratique :
• des distributeurs de billets partout
• butagaz de 3 kg dans la Calle Real mais impossible de changer ou remplir les bouteilles
de 13 kg
• Cybercafé : Cyber Speed Word : 64, rue Calle del Sol, à côté de l’Eglise Immaculada (une des employés parle
le français) :
• 2,60 € de l’heure, soit 0,65 € par quart d’heure.
• Ouvert du lundi au samedi de 10h à 24h et le dimanche de 18h à 01h
• Mercadona dans la Calle Clavel (ouvert du lundi au samedi de 9h15 à 21h15)
• Correos (Poste) Plaza de la Constitución, en haut de la Calle Clavel
• Mac Do (sans Wifi) près de la frontière La Linea-Gibraltar, un autre dans le centre
commercial de Carrefour, au nord de la ville
• Leroy Merlin accessible en voiture, sortie 112 au nord de La Linea
• Pas d’eau
• Les magasins sont fermés entre 14 et 17 h, ainsi que le samedi après-midi et le
dimanche.
• Beurre en boite de 500 g avec ou sans sel dans les supermarchés ; il est excellent et se
conserve environ un an à fond de cale.
Nous mettons en ligne une photo du plan de la ville, que vous pouvez charger depuis notre site à l'adresse :
http://www.semeda.fr/linea.JPG