Tomate - exportation

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Tomate - exportation
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Tomate - exportation
24-09-2008
Intox autour de la tomate tunisienne en Algérie
Les industriels réagissent : « La tomate tunisienne est prisée en Europe, au Maghreb et même en Afrique
subsaharienne »
« Les conserves tunisiennes subissent un contrôle rigoureux préalable avant l'exportation »
- Au ministère du Commerce : No comment !
 «
Concurrence déloyale, tricherie, produit douteux ». C'est en ces termes
que Mohamed Chérif Ould Hocine, président de la chambre algérienne
d'Agriculture a qualifié le concentré de tomate provenant de Chine, de
Turquie et de Tunisie.
//
Hocine
intervenait dans une émission d'une radio algérienne dont le compte
rendu a été publié par le quotidien algérien « la Nouvelle République »
dans son édition du mercredi 17 septembre 2008.
Selon
le président des agriculteurs algériens, « il y a invasion de concentré
de tomates venant de Chine, de Turquie et de Tunisie, des produits
douteux, dit-il. Cette concurrence déloyale pratique le dumping en plus
qu'il s'agit de mélange de betterave, de potiron, de colorants, c'est
cela que nous importons », fait-il observer.
Il
dit que la tomate algérienne serait pure « et il n'y a pas de tricherie
chez les producteurs algériens » dont le savoir-faire serait
exceptionnel d'après lui ».
Ces
propos tenus et accordés par le président de la Chambre nationale
d'Agriculture en Algérie, M. Mohamed Chérif Ould Hocine, à la chaîne
III de la Radio nationale algérienne sur la présumée concurrence
déloyale des conserves de tomates tunisiennes, a provoqué des réactions
d'indignation chez les industriels tunisiens. Lesquels industriels
considèrent que ces allégations sont dénuées de tout fondement d'autant
plus que les tomates tunisiennes sont très prisées en Algérie : « Il
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suffit de voir la prise d'assaut des magasins tunisiens par nos
confrères algériens pour tous les produits alimentaires et, notamment
la harissa et les tomates pour être convaincu que ces propos sont
erronés. Cet engouement pour le produit tunisien nous réconforte et
nous pousse à améliorer sa qualité. Mais, de là à nous taxer de
concurrence déloyale, c'est vraiment de la diffamation », affirme
Béchir, un industriel en conserves alimentaires au Cap-Bon. Il ajoute :
« Les produits exportés subissent davantage de contrôle que les
produits consommés localement. Les analyses subies se font chez des
laboratoires accrédités par l'administration. Nous exportons en France,
en Italie, à Malte, en Libye et en Algérie. Nous n'avons jamais reçu de
requête concernant la qualité du produit. Nous exportons sous forme de
boîtes de conserves de dimensions variables ou de fûts dont la
contenance peut atteindre jusqu'Ã 1.200 kilogrammes. Nos clients sont
satisfaits de la qualité du produit. Les industriels tunisiens ne
parviennent pas à répondre aux offres portant sur de grandes quantités.
Le ministère du Commerce a été obligé en 2007 de limiter l'exportation
en fixant des quotas pour conserver des quantités suffisantes pour le
marché local ».
Des prix intéressants
Un
autre industriel, toujours du Cap-Bon, présente le secteur de la tomate
tunisienne en ces termes : « S'il est vrai que la productivité de
l'agriculture tunisienne laisse à désirer et c'est un handicap, il
n'empêche qu'elle est très prisée sur le plan de la qualité et ceci
compense largement. Nos conserves de tomates occupent une bonne
position à l'exportation malgré les médisances de M. Ould Hocine. Les
industriels tunisiens ont reçu en 2007 des offres de vente supérieures
à leurs capacités d'exportation. Ainsi, nous n'avons exporté que près
de 30.000 tonnes dont 20.000 tonnes vers la Libye, 4.000 tonnes vers
l'Europe. Les prix proposés sont très intéressants et dépassent
largement les cours sur le marché local. En 2008, on espère dépasser
ces chiffres du moment que la récolte est bonne (140.000 tonnes de
conserves de tomates). ». Concernant les propos du président de la
chambre nationale d'Agriculture en Algérie, M. Ali précise : « D'abord,
nous ne sommes pas de grands producteurs de potiron ou de betterave au
point de les mélanger à la tomate. Ensuite, ces denrées sont plus
chères que la tomate et n'existent pas en grande quantité au Cap-Bon,
chef-lieu des tomates tunisiennes. Enfin, de tels propos infondés
nuisent aux bons rapports entre les industriels et les professionnels
des deux pays. J'aurais souhaité que ce responsable algérien fasse
preuve de plus de doigté avant d'avancer de tels propos ».
Nous
avons essayé de contacter le ministère du Commerce pour avoir sa
réaction à de tels propos. L'administration a préféré ne pas donner de
commentaire.
Source : Le Temps / Mourad SELLAMI
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