Rapport annuel - Quest for Growth NV
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Rapport annuel - Quest for Growth NV
2000 Rapport annuel 2001 Quest for Growth 2000-2001 1 2000 Rapport Annuel 2001 Table des matières Lettre du Président aux actionnaires 5 Profil, objectif, politique 6 Corporate Governance 7 Le Conseil d'Administration 8 Chiffres-clés 11 Rapport d'Investissement 12 Revue du marché et performances du portefeuille d’investissement 12 Développements sectoriels 14 Portefeuille 24 Participations au 30 juin 2001 24 Composition du portefeuille : par pays 25 Profils d'entreprises : par secteur 25 par marché 25 Sociétés non cotées 26 Fonds de capital-risque 28 Sociétés cotées 29 Etats financièrs 36 Bilan 36 Compte de résultats 36 Positions hors bilan 37 Événements survenus après la clôture du bilan 37 Annexe aux comptes annuels 38 Règles d'évaluation 40 Rapport du Conseil d'Administration 42 Rapport des Administrateurs indépendants 43 Rapport du Commissaire 44 Glossaire 45 Informations générales 47 Quest for Growth 2000-2001 3 4 Quest for Growth 2000-2001 Chers actionnaires, J'ai le plaisir de vous présenter le troisième rapport annuel de Quest for Growth. Nous avons été très satisfaits de constater que l'émission de notre warrant en novembre dernier avait été pleinement souscrite et nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour protéger les actifs de nos investisseurs dans le déclin boursier, lequel s'est révélé plus long et plus sévère que prévu. L'environnement extérieur de l'exercice écoulé a été extrêmement riche de défis, les principaux indices des marchés de croissance ayant subi de sérieux reculs. Par exemple, l'indice NASDAQ Composite a reculé de plus de 46% entre le 1er juillet 2000 et le 30 juin 2001, tandis que l'indice NASDAQ Europe (anciennement EASDAQ) abandonnait plus de 63% et l'indice Techmark de Londres chutait de plus de 40%. Dans un tel contexte, un recul de 15,1% de la valeur nette d'inventaire affichée par Quest for Growth est une performance plus qu'honorable. La perte nette sur la période, de 19.523.576 euros (3,60 euros par action) est à mettre en regard d'un bénéfice de 56.426.078 euros (20,83 euros par action) pour l'exercice fiscal 1999/2000, ce qui signifie qu'aucun dividende ne pourra être distribué pour l'exercice financier en cours. Quest for Growth se veut un placement de valeur à long terme. En effet, depuis le lancement de Quest for Growth à la Bourse de Bruxelles (aujourd'hui EuroNext Bruxelles) en septembre 1998 et jusqu'au 30 juin 2001, les investisseurs ont perçu des dividendes pour un montant total de 14,69 euros par action, nets d'impôts (14,95 euros brut). Tout au long de l'exercice, l'équipe de Quest Management a poursuivi sa politique de présentations trimestrielles aux actionnaires en divers lieux de Belgique et je suis très heureux d'avoir pu constater que les actionnaires apprécient notre approche ouverte de la communication aux investisseurs. Toutes les présentations à la presse et aux analystes peuvent également être consultées sur notre site web www.questforgrowth.com. Bien entendu, les résultats de l'exercice écoulé étaient décevants compte tenu de notre objectif, qui est la réalisation d'un return positif pour nos actionnaires. Néanmoins, les résultats que nous avons atteints positionnent Quest for Growth parmi les fonds technologiques les plus performants d'Europe au cours de l'année dernière et depuis son lancement. Dans ces conditions difficiles, j'aimerais adresser mes plus vifs remerciements à l'équipe d'investissement de Quest Management pour le résultat du travail accompli au cours de l'année écoulée. Bien que l'heure ne soit pas encore à l'optimisme, on distingue déjà les premiers signes du retour à la stabilité de l'économie américaine, une évolution qui, si elle se confirme, devrait se répercuter favorablement sur l'économie européenne. Je vous remercie pour le support continuel que vous témoignez à Quest for Growth et à son objectif de mettre un vaste éventail de capacités d'investissement à la disposition de tous les investisseurs, même les plus modestes. Dr Jos B. Peeters Président Quest for Growth 2000-2001 5 PROFIL, OBJECTIF, POLITIQUE Quest for Growth se concentre sur des entreprises technoloinvestissements autorisés. giques européennes de croissance dans des secteurs tels que - La société ne peut pas investir plus de 20% du portela biotechnologie, la médecine, les soins de santé, la technofeuille dans une seule entreprise, ni investir plus de 6,2 logie de l'information, les logiciels, l'électronique, les noumillions d'euros dans une seule entreprise au cours d'un veaux matériaux, et saisit les opportunités spécifiques qui se seul exercice. présentent dans d'autres secteurs de croissance. Les fonds gérés s'élèvent à 110 millions d'euros au 30 juin 2001 après Avantages fiscaux: l'émission fructueuse d'un warrant en novembre 2000. La Pricaf bénéficie d'importants avantages fiscaux, lesquels Quest of Growth est cotée à Euronext Bruxelles depuis le 23 ne s'appliquent que pour autant que les règles d'investisseseptembre 1998. ment soient respectées et que: La Pricaf, créée en vertu de l'arrêté royal du 18 avril 1997, est un organisme de placement créé tout particulièrement dans le but de fournir un cadre approprié aux investissements en capital-risque et dans des sociétés en croissance. - tous les investissements soient faits dans des entreprises soumises à un régime fiscal normal; - 80% au moins des bénéfices réalisés au cours de l'exercice fiscal soient distribués à titre de dividendes. (Quest for Growth prévoit dans ses statuts qu'au moins 90% du bénéfice réalisé doit être distribué) La Pricaf est un fonds de type "closed-end" (fermé) régi par les règlements de la Commission Bancaire et Financière belge et soumis à des règles spécifiques en matière d'inves- Dividende : La partie du dividende issue des plus-values sera exempte de tissement et de distribution des dividendes: précompte mobilier. Le solde sera soumis à un précompte mobilier de 15%. Règles d'investissement : Particuliers : le précompte mobilier prélevé est considéré comme impôt libératoire; - 50% au moins du portefeuille doit être investi en actions; 95% des revenus dividendaires bruts issus - 70% au moins du portefeuille (investissements autorisés) Sociétés : des plus-values sont déductibles du bénéfice doit être investi dans: imposable (Revenus Définitivement Taxés); - des sociétés non cotées; le précompte mobilier peut être déduit de - des sociétés cotées sur un marché de croissance ou l'impôt des sociétés - des fonds de capital-risque poursuivant un objectif similaire à celui de la Pricaf. Toutefois, les investissements dans les sociétés cotées sur Plus-values : Exonérées d'impôts. un marché de croissance ne peut jamais excéder 50% des Politique d’investissement Quest for Growth investit dans des entreprises de croissance en vue de convertir les plus-values en revenus exonérés d'impôts par le biais de la structure de la Pricaf. La plus grande partie du portefeuille est investie dans des entreprises cotées sur des marchés de croissance (NASDAQ Europe, Euro.NM, NASDAQ, AIM) et sur d'autres marchés réglementés. Le solde sera investi dans des sociétés non cotées dont l'intention est d'entrer en Bourse dans un délai de 18 mois. Les investissements dans des start-ups ou des sociétés à un stade précoce de développement sont admis mais resteront l'exception. 6 Quest for Growth 2000-2001 15% maximum des actifs peuvent être investis dans des fonds de capital-risque ou de sociétés non cotées poursuivant une politique d'investissement compatible avec celle de Quest for Growth. 1 Sont définis comme tels par la Commission Bancaire et Financière belge: Nasdaq Europe, Nasdaq, Le Nouveau Marché (Belgique), Le Nouveau Marché (France), Neuer Markt (Allemagne), Nuovo Mercato (Italy), NMAX-New Market (Pays-Bas) et Alternative Investment Market (R.U.). CORPORATE GOVERNANCE Quest for Growth est régie par une série de règles imposées par le droit des sociétés, par l'arrêté Pricaf en particulier, ainsi que par des règles figurant dans le code éthique qui s'applique aux administrateurs de la Pricaf, de Quest Management S.A. et de son personnel, à la banque dépositaire et aux conseillers en investissements. Quest Management S.A. est le gestionnaire des investissements de Quest for Growth S.A. Le rapport annuel doit attester ces transactions, particulièrement en ce qui concerne le bénéfice que la Pricaf pourrait tirer des transactions et conformément à sa politique d'investissement. Le Conseil d'Administration de Quest for Growth compte 11 membres. Quatre administrateurs sont désignés par les détenteurs d'actions de type A, quatre autres par les détenteurs des actions de type B. La gestion journalière de la société doit se conformer au principe général de la législation relative à la Pricaf, selon laquelle la société doit être gérée dans le seul intérêt des actionnaires (art. 24 de l'arrêté royal du 18 avril 1997). Le Conseil d'Administration a également désigné deux membres indépendants chargés de contrôler la gestion journalière de la société par son administrateur délégué, Quest Management. Ils sont notamment chargés de contrôler les situations dans lesquelles une des personnes suivantes a un intérêt direct ou indirect dans une transaction de la société: De plus, la société est tenue d'agir en vertu des articles 60 et 60bis des lois coordonnées sur les sociétés commerciales (articles 523 et 524 du Code des Sociétés). Ces articles contiennent des dispositions spéciales qui sont d'application dans le cas où une société représentée par un administrateur a un intérêt commercial dans la décision relevant du Conseil d'Administration. ● ● ● la banque dépositaire ou la société de gestion, ou les personnes auxquelles la société, la société de gestion ou la banque dépositaire sont liées ou les membres du conseil, les administrateurs, les personnes responsables de la gestion journalière de la Pricaf, la société de gestion ou la banque dépositaire. Le Commissaire-réviseur, responsable du contrôle des comptes, est également tenu de faire rapport spécial sur ces situations dans son rapport annuel. Administrateurs Conseil Administration: Dr. Jos B. Peeters, Président, Quest Management SA, Administrateur délégué, représentée par Philip Fearnhead SPRL, Administrateur délégué de Quest Management SA Comte Diego du Monceau de Bergendal, VICE-PRÉSIDENT Philippe Haspeslagh SPRL, Administrateur, représentée par le Prof. Philippe Haspeslagh Joedheco NV, Administrateur, représentée par M. Leo Claeys Patrick Millecam, Administrateur René Avonts, Administrateur Joseph McNay, Administrateur Rudi Mariën, Administrateur indépendant Prof. Koen Debackere, Administrateur indépendant John Boeckmann, Administrateur Quest for Growth 2000-2001 7 LE CONSEIL D’ADMINISTRATION Jos B. Peeters, Président Jos B. Peeters est fondateur et administrateur délégué de Capricorn Venture Partners SA. Pendant sept ans, il a occupé le poste d'administrateur délégué de BeneVent Management, une société belge de capital-risque liée au Groupe Kredietbank-Almanij. Auparavant, J.B. Peeters avait travaillé pour le groupe international de conseillers dans le secteur technologique PA-Technology, ainsi que pour Bell Telephone Manufacturing Company, qui fait aujourd'hui partie d'Alcatel. Le Dr Peeters est belge. Il a obtenu le grade de docteur en sciences physiques à l'université de Louvain. Il a également été président de l'European Venture Capital Association (EVCA) et a dirigé le groupe de travail qui a créé l'European Association of Securities Dealers (EASD). Cofondateur de l'EASDAQ, il est aujourd'hui administrateur de NASDAQ Europe. ments internationaux à la fois dans des sociétés cotées et des sociétés non cotées, l'accent étant mis en particulier sur les investissements dans les secteurs technologiques. Philippe Haspeslagh SPRL, Administrateur, représentée par le Prof. Philippe Haspeslagh Philippe Haspeslagh est professeur à l'INSEAD, l'école de commerce international dont les campus sont situés à Fontainebleau et à Singapour. Il y occupe la Chaire Paul Desmarais de Partnership and Active Ownership. Il est également professeur à la Vlerick School for Management de Gand. Auparavant, il a enseigné, en tant que "Visiting Faculty member", à la Business School de Harvard ainsi qu'à la Stanford Business School. Il a également occupé le poste de Chef de Cabinet du Ministre belge de l'Agriculture et des PME Karel Pinxten. Ses recherches portent sur les matières des Fusions et Acquisitions, de la Corporate Strategy, du Managing for Value et de la Corporate Governance. Philippe Comte Diego du Monceau de Bergendal, Vice-président Diego du Monceau apporte à la société une riche expérience Haspeslagh est directeur académique de la Conference du management au plus haut niveau. Après une brillante Board's European Council on Corporate Strategy, ainsi que le carrière dans le corporate finance chez Merrill Lynch et la directeur de la ABN-AMRO Research Initiative in Managing Swiss Bank International Corporation, il rejoignit le groupe for Value à l'INSEAD. Il est le Président de Brains in Motion GB-Inno-BM où il se hissa au poste d'Administrateur délé- SA, de Dujardin Foods SA et de Quest Management SA. Il gué avant de devenir Chief Executive Officer du groupe GIB. siège aux Conseils d'Administration de Capricorn Venture Aujourd'hui, Diego du Monceau occupe la vice-présidence Partners SA et de Kinepolis. Il est également partenaire non du Groupe GIB Group, la présidence de Continental Bakeries exécutif de Procuritas, une entreprise de buy-out scandinave. (Pays-Bas), la vice-présidence de Quick, tout en assurant la fonction d'Administrateur indépendant à la Banque Joedheco SA, Administrateur, Bruxelles Lambert et chez JP Morgan Investment Funds représentée par M. Leo Claeys (Europe), et en siégeant dans les conseils d'administration de Depuis 1972, M. Claeys est actionnaire et Administrateur de Roularta Media Group. Il a élaboré la structure interne du plusieurs organisations sans but lucratif. groupe de presse, siège au Comité de Direction et est Viceprésident du Conseil Administration de Roularta. M. Claeys Quest Management SA, Administrateur délégué, représentée par Philip Fearnhead SPRL, siège également aux Conseils Administration de Covatel, Administrateur délégué Quest Management S.A. Accentis ainsi que de plusieurs partenariats familiaux. Il assure en outre la Présidence du Mercator Printing Group. Quest Management, chargée de la gestion du portefeuille de Quest for Growth, exécute les études de due diligence, Patrick Millecam, Administrateur recommande les décisions d'investissement et de désinves- Patrick Millecam obtint en 1991 une licence en sciences tissement, contrôle et évalue le portefeuille économiques de l'Université de Gand (RUG). En 1992, il Philip Fearnhead SPRL, représentée par M. Philip Fearnhead, décrocha une licence complémentaire en informatique à est Administrateur délégué de Quest Management S.A. M. l'Université de Bruxelles (VUB). Début 1993, P. Millecam Fearnhead a obtenu un B.Sc. en physique à l'Imperial College entra chez Corluy en tant qu'analyste financier. En tant que de Londres ainsi qu'un M.Sc. de la University of Wales. Pendant gestionnaire de portefeuille, il remporta de nombreux prix près de dix ans, il a occupé divers postes dans le domaine des pour la Banque Corluy: le Tijd Award pour le return le plus ventes et du marketing chez IBM avant de rejoindre Kleinwort élevé en 1 an dans la catégorie fonds de pension en 1996 et Benson (aujourd'hui Dresdner Kleinwort Benson) en tant 1997, le Tijd Award pour le return le plus élevé en 1 an dans qu'analyste informatique industriel. Il a également exercé des la catégorie actions belges en 1997, le Tijd Award pour le activités de consultant au profit de vendeurs internationaux de return le plus élevé en 3 ans dans la catégorie des fonds de télécommunications et de technologie de l'information. En pension en 1997 et 1998 et la Sicav de Cristal pour le return 1993, il est entré chez l'assureur londonien NPI (National le plus élevé en 1 an dans la catégorie des actions belges en Provident Institution) où il était responsable des investisse- 8 Quest for Growth 2000-2001 1998. Actuellement, P. Millecam est responsable des investissements en actions flamandes (VLAM21), en actions Koen Debackere, Administrateur indépendant belges (Top Global Belgian Shares) ainsi que du fonds de Koenraad Debackere a obtenu un M.Sc. et un Ph.D. en pension (Top Global Pension) de la Banque Corluy. Electrical Engineering and Management au terme de ses études à l'Université de Gand et à la MIT à Cambridge aux René Avonts, Administrateur États-Unis. Il est professeur à temps plein en Technology and Ingénieur commercial issu de l'Université de Louvain (K.U. Innovation Management à l'Université de Louvain (K.U. Leuven) en 1970, René Avonts a entamé sa carrière au dépar- Leuven). Il a été professeur détaché à l'École Administration tement IT de Paribas Belgique avant de rejoindre en 1972 le de Nimègue et est membre de faculté à la Vlerick Leuven département International dont il assuma la responsabilité à Gent Management School. Il a également été conférencier partir de 1985. Après différents promotions, il fut élu dans différentes hautes écoles de gestion européennes membre du Conseil Administration en 1995. Depuis 1998, il (Manchester, Kiel, Tilburg, Insead). Il dirige le département siège au Comité exécutif d'Artesia BC et de la BACOB et est de recherches INCENTIM de l'Université de Louvain. Ce responsable des Marchés Financiers et de l'Investment département a développé une riche expérience dans la Banking ainsi que d'Artesia Securities, la filiale boursière. recherche fondamentale et appliquée en Technology and Parmi les autres mandats de René Avonts, citons: Membre du Innovation Management. Koenraad Debackere s'est vu attriConseil Administration de la Banque Artesia Pays-Bas et de buer de nombreux prix et nominations internationaux pour la Parfibank depuis 1997; Membre du Conseil ses activités de recherche en matière de technology and d'Administration d'Artesia Holding Irlande et Président innovation management. Il a remporté plusieurs Best d'AMCC, Seattle depuis 1998; Administrateur du groupe Research Paper Awards de l'American Academy of Crédit Agricole depuis 2000. Il est également membre du Management et de la Decisions Sciences Institute. Il a signé Conseil de Surveillance de la Banque Vernes Artesia depuis plus de 70 articles et chapitres d'ouvrages consacrés à cette mai 2000. matière. Il a également été impliqué dans des projets pour la Commission européenne, les gouvernements belge et néerJoseph McNay, Administrateur landais, ainsi que pour plusieurs multinationales. Koenraad Avant de fonder Essex en 1976, J. McNay a occupé la Vice- Debackere est Administrateur délégué de K.U.Leuven présidence exécutive et a été directeur d'Endowment Research & Development et Président du Gemma FrisiusManagement & Research Corp. pendant neuf ans. Fonds K.U.Leuven nv, le fonds de capital-risque de Auparavant, il avait été Vice-président et Senior Portfolio l'Université de Louvain. En novembre 1999, il a été nommé à Manager à la Massachusetts Company. Actuellement, il est la présidence de Leuven.Inc (Leuven Innovation Networking administrateur de la University Hospital ainsi que membre Circle).. du Comité d'investissement. J. McNay est également administrateur et président du Comité d'investissement de John Boeckmann, Administrateur Simmons College, président et administrateur du Children’s Après sa formation d'agent de change, John Boeckmann Hospital et membre du Comité d'investissement ainsi qu'ad- entra en 1967 chez M&G pour y occuper le poste de ministrateur du Dana Farber Cancer Institute. Il obtint un Gestionnaire des Investissements pour les actifs britandiplôme A.B. à l'Université de Yale et un M.B.A. à la Wharton niques. De 1971 à 1978, il fut administrateur de deux entreprises cotées spécialisées en asset realignment, qui furent School of Finance. toutes deux vendues avec succès. Jusqu'à son départ de M&G en 1997, il géra une vaste gamme de fonds M&G spéRudi Mariën, Administrateur indépendant Rudi M. Mariën, né en 1945, est cofondateur cialisés en actions, en obligations, en comptes particuliers et d'INNOGENETICS, dont il assure la présidence du Conseil caritatifs, en fonds de placement britanniques, en fonds de Administration et dont il est actionnaire de référence depuis pension ainsi qu'en comptes spéciaux y compris des comptes américains. A partir de 1985, il a ouvert M&G aux spéciasa création. R.M. Mariën est également fondateur, actionnaire et listes, aux fonds de pension et de placement d'Europe contiAdministrateur Délégué de plusieurs laboratoires médicaux. nentale. En 1997, il rejoignit la Compagnie Monégasque de En outre, il assume la présidence de BARC SA, un laboratoi- Gestion au titre de consultant director, avant de rejoindre en re clinique central international accrédité et de premier plan 1998 le Conseil Administration de Banco Privado Portugués spécialisé dans les études pharmaceutiques et dans la réali- à Lisbonne. Ce parcours impressionnant lui valut une riche sation d'analyses dans le cadre de la médecine du travail. Il expérience des marchés financiers concernés par les invesest titulaire d'une licence en pharmacie de l'Université de tissements en actions au Royaume-Uni et en Europe continentale. Gand et d'une spécialisation en biologie clinique. Quest for Growth 2000-2001 9 9 10 Quest for Growth 2000-2001 10 CHIFFRES-CLÉS Bénéfice net / Perte nette : Bénéfice net / Perte nette /action : 1/7/2000 30/6/2001 € (19.523.576) (3,60) 1/7/1999 – 30/6/2000 € 56.426.078 20,83 23/9/1998 – 30/6/1999 € 3.126.851 1,15 Dividende ordinaire : Dividende aux actions A et B : Bénéfice reporté / Perte reportée : 0 0 (7.494.116) 37.363.457 7.053.266 12.029.460 2.762.185 0 20.105 0 0 13,80 13,60 1,15 1,09 30 juin 2001 30 juin 2000 30 juin 1999 109.733.451 20,26 15,65 123.575.750 45,63 34,89 70.256.418 25,94 19,00 5.416.000 2.708.000 2.708.000 Dividende ordinaire par action (avant impôts) : Dividende ordinaire par action (après impôts) : V.N.I. : V.N.I./ action : Cours de l'action : Nombre d'actions : En euro COURS DE L’ACTION Volume volume VOLUME Quest for Growth 2000-2001 11 RAPPORT D’ INVESTISSEMENT Revue du marché et performances du portefeuille d'investissement L'exercice clôturé le 30 juin 2001 a été une année très difficile pour les investisseurs en valeurs de croissance. Quest for Growth a enregistré une perte générale sur ses investissements, ce qui est décevant, mais la société a su réaliser une surperformance sensible par rapport aux principaux indices d'actions de croissance, comme l'illustre le graphique cicontre. Cette belle performance comparée aux marchés a été permise par un bon timing de vente des actions, une politique de couverture active et la volonté de maintenir d'importantes liquidités lorsque les marchés étaient en baisse. Performance de Quest for Growth et des indices boursiers au 30 juin 2001 6 mois 12 mois Un des problèmes rencontrés par la société au cours du quatrième trimestre de son exercice fiscal (soit le deuxième trimestre de l'année civile) fut la divergence affichée par les actions de croissance américaines et européennes. Nous avons recouru aux options put sur le NASDAQ pour couvrir l'ensemble du portefeuille contre les marchés en déclin, parce qu'aucune option n'est disponible en Bourse sur les indices de croissance européens et parce que la corrélation entre le NASDAQ et les indices européens similaires (NASDAQ Europe, New Markets 50, Techmark, Neuer Markt) a toujours été bonne dans le passé. Malheureusement, comme le NASDAQ s'est apprécié au dernier trimestre alors que les indices européens comparables étaient toujours bas, nous n'avons pas pu couvrir nos 12 Quest for Growth 2000-2001 positions efficacement contre la baisse des marchés à l'époque, même si nous avons recouru à plusieurs options sur des actions individuelles pour préserver certaines de nos plus grandes participations. Un des aspects ayant marqué l'exercice était la quasi-disparition des transactions sur actions non cotées, et en particulier les financements de préintroduction sur lesquelles se concentre Quest for Growth. La principale raison en est que de nombreuses entreprises ont été introduites en 1999 et 2000, à un stade de développement plus précoce que d'ordinaire. Dès lors, la plupart des sociétés qui auraient fait des candidats à la préintroduction au cours de l'année écoulée étaient déjà entrées en Bourse. Les conséquences de ces introductions précoces sont visibles au Neuer Markt où nombre de ces entreprises ont fait leur entrée avant de voir leur cours s'effondrer lorsque les investisseurs ont réalisé qu'elles étaient moins développées qu'ils ne s'y attendaient. Avec la fermeture virtuelle du marché des introductions l'an dernier, nombre d'entreprises qui auraient autrefois pu obtenir une cotation ont été contraintes à attendre. Au cours de cette période, il leur a fallu dès lors chercher des capitaux privés, lesquels se sont faits particulièrement rares. Lorsque ces fonds étaient disponibles, ils ne l'étaient qu'à de faibles valorisations. Quest for Growth en a été affectée: plusieurs participations non cotées ont dû faire l'objet d'une réduction de valeur suite à de nouveaux financements réalisés à des prix inférieurs à notre investissement initial. Les perspectives pour l'exercice suivant restent hasardeuses. Après une détérioration sérieuse des conditions économiques américaines, on distingue à présent les premiers signes d'un retour à la stabilité. Cependant, il subsiste des risques globaux émanant aussi bien des marchés émergents (tels que l'Argentine et la Turquie) que du Japon en récession. Les indicateurs économiques européens sont toujours négatifs, tandis que la perspective de l'introduction de l'euro au début de 2002 représente un facteur d'incertitude supplémentaire, tout comme les performances économiques divergentes dans les pays de la zone euro. Ifo Business Climate - Trade and Industry1 1Manufacturing Industry, construction, wholesale and retail trade. Source: Ifo Business Survey Malgré ces défis, la motivation fondamentale à long terme d'un investissement dans la technologie et les sciences de la vie subsiste. Les nouvelles technologies continuent de créer de nouvelles opportunités de marché et modifient jusqu'à notre mode de vie. Le téléphone mobile et l'Internet, inconnus voici cinq ans à peine, font aujourd'hui partie de notre quotidien. Le décodage du génome humain n'est que le premier pas dans la compréhension de la base moléculaire de nombreuses maladies communes. Les entreprises de biotechnologie ont pour objectif ultime la santé de notre planète, et ceux qui résoudront ne fût-ce qu'une petite partie du puzzle seront grassement récompensés. Quest for Growth poursuivra sa quête des entreprises qui bénéficieront de ces tendances, tout en restant attentive aux risques inhérents au ralentissement économique. Quest for Growth 2000-2001 13 Développements sectoriels 1. Le secteur IT Quest Management adopte dans sa recherche IT une approche axée sur l'utilisateur. Nous divisons le secteur IT en niveaux successifs, de l'utilisateur au back-office. B2C B2B Wireless WAP/X ML Clients Internal layer application Database KM SCM Application - server Webserver Internet JAVA HTML Clients B2E Security Payments USER Intranet Windows Clients External communication ERP Database and operating system Telecom Link Contents Management Systems Client-side presentation E-shops ● Entreprise portal ● E-commerce portal ● Les outils d'accès utilisés par l'utilisateur constituent le premier niveau. Le PC ne sera plus le seul appareil d'accès mais sera rejoint par les assistants numériques personnels (PDA) et les divers appareils sans fil. Cette évolution est source de nombreuses opportunités, surtout au niveau du marché du middleware. Le lien avec les télécoms et tous les nouveaux marchés IT forme le deuxième niveau: les réseaux télécoms, les logiciels télécoms (SMS, soin de la clientèle et facturation) ainsi que la sécurité. Le maillon suivant englobe le niveau externe ou le front-office, reprenant les agences Web, les places de marché, les portails des sociétés, les magasins électroniques et les logiciels de gestion de contenu. La dernière étape est le "nouvel IT traditionnel", le niveau interne. Elle comprend l'ERP, le SCM, le CRM, le CAD/DAM, les services IT et enfin les ASP. Data traffic routine ● CRM CAD-CAM ISP/Telcos Web agencies IT services/ASP Durant ces dernières années, le marché technologique s'est surtout concentré sur l'e-commerce et les opportunités provenant de la croissance exponentielle de l'utilisation d'Internet. Les sociétés obsédées par le besoin d'être les premières à être présentes sur ce marché ont apparemment ignoré les réalités de l'intégration de leur nouveau front-end si excitant avec leur infrastructure IT sousjacente. Dès que la vogue est retombée et que le flux de financement vers les start-ups Internet s'est évaporé, les dotcoms ont été forcées de réduire leurs dépenses en développement technologique. Les sociétés de consultance en Internet ont été délaissées de façon disproportionnée par rapport à leur base de clients. 14 Quest for Growth 2000-2001 Le premier niveau : les nouveaux terminaux Les données sont supposées dominer le segment à valeur ajoutée des services sans fil. Dans un avenir proche, nous assisterons à quelques nouvelles tendances comme : ● « L'évolution rapide des téléphones mobiles » ● « La voix deviendra probablement un 'paquet' d'informations et les données sont supposées dominer le segment à valeur ajoutée des services sans fil » ● « L'émergence rapide de Bluetooth comme composant clé de l'infrastructure de données sans fil » Historiquement, le 'sans fil' a été stimulé par les applications vocales. Néanmoins, avec la dérégulation des télécoms et la convergence d'Internet et du sans fil, la voix est susceptible de devenir un 'paquet' d'informations et les données sont supposées dominer le segment à valeur ajoutée des services sans fil. La plus-value de l'Internet sans fil va ouvrir Internet, actuellement axé sur des plates-formes largement basées sur PC, à une plate-forme omniprésente, rendant l'accès à Internet et les transactions disponibles à partir de tout Évolution rapide des téléphones mobiles endroit, à tout instant et ce, quel que soit le type de canal. Alors que l'architecture des réseaux sans fil migre vers une En appuyant sur quelques touches d'un appareil d'accès à plate-forme IP ouverte (voir plus loin), les téléphones Internet sans fil, le consommateur pourra communiquer par mobiles connaissent également une évolution rapide. Ils se e-mail, accéder aux nouvelles et aux cours des actions, télémétamorphosent en appareils intelligents, capables de trai- charger de l'argent ou encore payer ses factures. ter non seulement des communications vocales mais aussi le transfert de données, et peuvent ainsi accéder au contenu et Un appareil sans fil permettrait toutes ces fonctionnalités et aux applications Web. Les appareils mobiles font l'objet plus encore, particulièrement avec la connectivité sans fil à d'améliorations rapides en termes de puissance de traite- grande vitesse de la prochaine génération, sécurisée par une ment et de fonctionnalités, tandis que leur prix baisse simul- carte intelligente (à biométrie embarquée) assurant la sécutanément de façon importante. Ces évolutions les rendent rité, l'authenticité, l'intégrité des données et le non-rejet des plus attrayants encore aux yeux des entreprises et des transactions. Les annonceurs et commerçants disposeraient clients cherchant à améliorer la qualité de leurs communi- d'un puissant canal de distribution pour atteindre une large audience puisque les coupons promotionnels en ligne sont cations. désormais téléchargeables sur les appareils sans fil. La prochaine génération de téléphones mobiles sera probablement plus sophistiquée encore. Elle sera composée d'ap- Durant les prochaines années, les applications telles que l'epareils capables de traiter la voix, la messagerie, la naviga- mail mobile, l'accès aux bases de données corporate et les tion sur le Web et le PIM (gestionnaire d'informations per- transactions mobiles devraient être populaires au sein des sonnelles). Ces appareils seront dotés d'écrans couleur et de entreprises. Dans le marché de masse, le SMS (short messapiles à longévité accrue. Ils présenteront une meilleure puis- ging service), offrant l'accès à la météo ainsi qu'aux inforsance de traitement et une mémoire résidente plus impor- mations routières et financières, et les services basés sur le tante. Les appareils d'accès à l'information, des appareils SMS comme l'accès aux informations financières et à la électroniques peu coûteux et conviviaux tels que les assis- Bourse en ligne, qui ont déjà atteint une masse critique, tants numériques personnels (PDA), les téléphones intelli- devraient connaître une croissance significative. Ces techgents et les consoles de jeu, seront en majorité des appareils nologies ainsi que d'autres technologies émergentes de l'insans fil. Vu l'émergence de nouvelles technologies autori- dustrie du 'sans fil' peuvent fournir des centres commersant une plus grande vitesse de communication, une ciaux aux fournisseurs d'infrastructure de données de parmeilleure sécurité et un accès optimisé au contenu du Web, ties tierces. Cela permettrait d'offrir divers services à valeur Internet pourrait se répandre davantage encore parmi les ajoutée comme les services à caractère vocal et de localisaconsommateurs et les sociétés de par le monde. Grâce à la tion, les alarmes et les téléchargements multimédia. mise à disposition économique d'un réseau à large bande à grande vitesse pour le marché des consommateurs, les opé- Bluetooth, un composant clé de l'infrastructure de donrateurs de réseau sont à même d'offrir aux consommateurs nées sans fil une vaste gamme d'applications allant de l'accès résidentiel à Internet et la fourniture de programmes personnalisés aux Bluetooth se profile rapidement comme un composant clé possibilités de télétravail en passant par la vidéo/audio sur de l'infrastructure de données sans fil. Bluetooth est une demande, la publicité ciblée, les transactions par e-commer- spécification de standard ouvert qui permet une communication sans fil, de poste à poste, à faible prix et une mise en ce et la téléphonie sur Internet. Quest for Growth 2000-2001 15 réseau entre PC portables, téléphones mobiles et autres appareils portables sur de courtes distances (10 mètres). Bluetooth facilite la communication et la mise en réseau de données échangeables et est susceptible de devenir le standard de fait de la communication et de l'échange de données à courte distance entre plusieurs appareils. Alors qu'il se trouve aujourd'hui pour ainsi dire en phase embryonnaire, son potentiel de croissance est important, surtout au niveau des téléphones mobiles qui sont supposés représenter plus de 65% des appareils disposant de Bluetooth. IDC prévoit que les envois d'appareils disposant de Bluetooth pourraient atteindre 452 millions de dollars d'ici 2004, contre seulement 25 millions de dollars en 2000, soit un CAGR (compound annual growth rate) de 105%. commutation de paquets, de nombreuses applications héritées du passé ont été mises au point pour les connexions d'appel et doivent par conséquent supporter une interface middleware pour pouvoir communiquer avec le réseau de données à commutation de paquets. La commodité et la liberté des appareils numériques contemporains dotés d'une connexion 'toujours opérationnelle EUROPE Les standards des réseaux sans fil de la troisième génération (3G) étendraient la commodité et la liberté des appareils numériques d'aujourd'hui en leur offrant une connexion 'toujours opérationnelle' et une vitesse multipliée par 200 pour atteindre plus de 2Mo par seconde, vitesse suffisante pour supporter des vidéos full motion. Les standards 3G (UMTS) sont des composants critiques de l'infrastructure Internet sans fil. Les standards numériques actuels sont loin d'être suffisants pour supporter les futures applications de Le deuxième niveau : le lien avec les télécoms et tous les données sans fil, caractérisées par des fonctions riches en graphiques et multimédia. Bien que les fabricants de télénouveaux marchés IT phones mobiles accusent un retard par rapport à leur planQuest Management distingue cinq domaines principaux ning agressif, ils seront rapidement prêts à sortir leurs offres de services 3G. connaissant une hausse accrue de l'IT : ● « La commodité et la liberté des appareils numériques contemporains dotés d'une connexion 'toujours opéra- L'Internet ne sera pas un battage publicitaire mais fera tionnelle' » partie de la vie de tous les jours ● « Internet ne sera pas un battage publicitaire mais fera La pénétration européenne d'Internet est à la traîne par rappartie de la vie de tous les jours » ● « La demande d'un trafic sur les épines dorsales augmente port aux États-Unis. Le nombre d'utilisateurs Internet en Europe est supposé croître de 19% par an sur les cinq prorapidement » ● « Les services à contenu riche nécessiteront une largeur de chaines années par rapport à une croissance de 12% par an aux États-Unis. La pénétration croissante d'Internet stimulebande accrue » ● « A mesure que les organisations se fient davantage à ra les exigences envers des canaux puissants puisque les utileurs systèmes IT, elles doivent accorder une plus grande lisateurs recherchent des services Web offrant une plus grande valeur ajoutée. attention à la sécurité des réseaux » Les réseaux de données se répartissent essentiellement en deux catégories: les réseaux à commutation de circuit et les réseaux à commutation de paquets. Les connexions aux réseaux à commutation de circuit sont établies par un appel au réseau. Les consommateurs sont facturés au pro rata du temps de connexion. Historiquement, tous les appels téléphoniques (vocaux) ont été conçus pour des réseaux à commutation de circuit. Un réseau à commutation de paquets, par contre, est continuellement connecté et le consommateur ne paie que les données transmises. Fort proches de l'Internet, les méthodes de traitement des données par commutation de paquets comprennent la découpe de la transmission vocale et de données en 'paquets' d'informations numériques qui, ayant reçu une adresse source et une adresse de destination, sont alors transmis dans l'air par les canaux radios. Grâce à la communication instantanée (par opposition à l'appel), les réseaux à commutation de paquets sont assez efficaces pour la transmission de données. Bien que la plupart des réseaux de données dédicacés soient à US Source : Cazenove 16 Quest for Growth 2000-2001 bande passante à d'autres opérateurs ou vendre directement une interconnexion Internet aux ISP et aux grands clients business. Le coût variable d'une interconnexion est négligeable et fait de ce business un business à grand coût fixe et à faible coût variable. Résultat: la rentabilité de l'ensemble des sociétés fournisseuses d'épines dorsales dépendra de La croissance du traffic Internet sera stimulé par trois facteurs: l'équilibre général de l'offre et de la demande du transport de données. La compétitivité et rentabilité relatives de tout acteur dépendront tout d'abord de deux incitants: l'équilibre - Un accroissement du nombre d'abonnés en ligne - Une augmentation de la bande passante par appareil. de l'offre et la demande sur les autoroutes de l'information Comme les utilisateurs disposent de plus de bande pas- qu'ils desservent et leur structure de coût. sante, des applications plus sophistiquées seront dévelopService Transport Content Distribution pées telles que la vidéo sur demande, qui consommera Provision alors la bande passante disponible. Customer Internet Backbone Portals/ Destination Local - Plus de temps en ligne. Puisque la qualité du service augService Vortals Sites Acces provider mente par la disponibilité d'un plus grand nombre d'applications et de services, et que les fournisseurs offrent un 8 Physical 8 Connection 8 Enabling 8 Aggregation 8 The content itself of the local network to or packaging data i.e. entertainment, accès illimité au Web, les utilisateurs passeront plus de homes/ shift data of content transfer to information, temps en ligne. users to the from ISP’s and content the user communication, La croissance de l'utilisation d'Internet a été, durant un certain temps, le catalyseur d'investissements énormes en termes d'infrastructure. Elle a été, de même, à la base de l'émergence de nouveaux business models qui ont défié quelque temps les modèles traditionnels. to backbone itself commerce destination (analogy: TV (analogy:TV L'Internet est une révolution économique de première guide) channels) importance : les consommateurs gèreront de plus en plus, et 8 Pure plays 8 Pure Plays 8 E-mail 8 Copper bientôt de façon prédominante, leurs activités économiques 8 Telecom phone 8 Retailers 8 Movies en ligne. L'Internet ne sera pas un battage publicitaire mais 8 Large operators network phone 8 Banks 8Videos fera partie de la vie de tous les jours. Les opportunités 8 ISP’s or cable 8 Cable 8 Cable 8 Songs companies 8 Fixed immenses qu'offre Internet induiront une compétition féro8 Companies 8 etc. 8 Information Wireless 8 Software ce, engendrée par la diminution générale des barrières d'en-LMDS downloads trée et par une facilité d'accès accrue à des informations sur 8 DSS (Astra) 8 Games les prix, disponibles dans la plupart des secteurs. 8 Mobile Les fournisseurs d'accès Internet (ISP) et les portails sont la passerelle vers la nouvelle économie de consommation. Questions : “Qui sortira gagnant dans cette chaîne de valeur Aujourd'hui, la demande d'un trafic sur les épines dorsales Internet? Quels sont les business models alternatifs? Quels connaît une croissance rapide en Europe car la pénétration et l'utilisation d'Internet augmentent tant auprès des clients modèles jouiront d'une valeur durable? “ résidentiels que des clients business. Il est clair que la « La demande de trafic sur les épines dorsales augmente demande continuera à croître, puisque la pénétration et l'utilisation augmentent et que les accès à large bande et les rapidement » accès mobiles font leur apparition. Il est toutefois excessiveAux yeux des consommateurs, la chaîne de valeur Internet ment difficile de prévoir la demande de trafic sur les épines dorsales. L'utilisation réelle de la bande passante dépendra comprend trois offres : ● Le fournisseur d'accès Internet qu'ils appellent pour se de la vitesse de développement des applications à large bande (telles que la provision de services d'application, les connecter à Internet ● Les portails qu'ils utilisent comme porte d'entrée pour bases de données centrales, les téléchargements de vidéos, organiser Internet et profiter de services tels que l'e-mail la vidéoconférence, d'autres médias à large diffusion…). La capacité globale des épines dorsales est aujourd'hui princiet enfin, palement entre les mains des sociétés américaines. ● Les sites de contenu et commerciaux qu'ils visitent Le transport sur une épine dorsale est un service qui consiste à transporter les données entre les serveurs sur Internet ou d'autres réseaux de données. Le business requiert dès lors de gros investissements puisque les sociétés doivent utiliser l'infrastructure réseau existante (câble, équipement de transmission, équipement de commutation et routeurs pour les réseaux IP) ou installer une nouvelle infrastructure. Les sociétés fournisseuses d'épines dorsales peuvent louer de la Des services à contenu riche nécessiteront une largeur de bande accrue La croissance et la déception subséquente des marchés dotcoms doivent être placées dans le contexte plus vaste de l'expansion de modèles d'entreprises comprenant des modèles à chaîne intégrée. Les réseaux de communication sont convertis d'infrastructures basées sur les circuits à des infrastructures Quest for Growth 2000-2001 17 basés sur les paquets qui offrent conjointement la voix, la vidéo et les données. Le protocole Internet (IP) permet aux opérateurs de télécoms d'offrir à la fois la voix, la vidéo et les données. L'IP offre de nets avantages sur les autres modes de transmission, à la fois en termes d'efficacité et de coûts. La croissance attendue du trafic IP se traduira par une hausse des dépenses en infrastructure de réseaux. Mais des avertissements bénéficiaires lancés par Cisco, Lucent, Nortel et Marconi donnent à penser que le marché est en bute à une sérieuse surcapacité suite au surinvestissement des fournisseurs d'accès américains et européens qui ont surestimé la croissance à venir du trafic basé sur l'Internet. Ainsi, l'une des déceptions de ces dernières années est la sous-performance de la plupart des valeurs actives dans ce domaine. Quest for Growth a toujours été particulièrement sceptique à l'égard de la ruée vers l'or des marchés virtuels. Les portails-marchés sont des hubs électroniques ouverts qui facilitent les relations interentreprises liées aux achats, aux ventes et aux communications parmi des marchés industriels verticaux et horizontaux. Ils créent ou devraient créer une valeur en rassemblant acheteurs et vendeurs, en créant la liquidité du marché, en améliorant la transparence et la symétrie de l'information, et en réduisant les frais de transaction. Cependant, les acteurs de ces segments prennent conscience de la distance qui sépare le concept de la La disponibilité d'une plus grande largeur de bande sur les réalité. Chez Quest Management, nous investissons dans les infrastructures des lignes classiques grâce à des technologies outils destinés aux marchés virtuels, et non pas (encore) spécifiques telles que la DSL, et sur les réseaux sans fil via des dans ces marchés mêmes. Parmi ces outils, citons: services 3G, augmente le potentiel de l'offre de services à contenu riche et rend possible le streaming vidéo, soit la ● Les grands serveurs et la gestion de réseaux. La gestion de transmission de vidéo sur un réseau data. Le streaming peut sites où des milliers de transactions sont opérées 24 se faire en temps réel, comme dans le cas de la vidéoconféheures sur 24 avec une fiabilité et une traçabilité parrence p.ex., ou à la demande, comme pour les services de faites constitue un véritable défi. Les entreprises qui vidéo sur demande. Alors que l'accent est mis aujourd'hui sur offrent des systèmes de surveillance de processus et d'acles applications empruntant les lignes classiques, le marché tivités trouvent ici un débouché intéressant. passe quant à lui aux applications sans fil. ● Les systèmes de profilation et de gestion des connaissances. La profilation des acheteurs comme des vendeurs augmente sensiblement les chances d'accorder les parA mesure que les organisations se fient davantage à leurs ties. Business Object, par exemple, est clairement un leasystèmes IT, elles doivent accorder une plus grande der dans ce domaine. attention à la sécurité des réseaux ● Interfaces XML : XML est le nouveau langage pour l'Internet B2B. Ce métalangage puissant permet aux L'un des éléments au centre du deuxième niveau est le applications de communiquer entre elles autour de Network Security, la sécurité des réseaux. A mesure que les concepts. XML détient le record de vitesse d'acceptation organisations se fient davantage à leurs systèmes IT, l'end'une technologie Internet: moins de deux ans après son semble de leurs activités s'expose davantage à l'intrusion lancement, cette technologie s'est imposée partout. Les malveillante dans leurs réseaux. Le marché de la sécurité IT entreprises positionnées dans ce marché, comme peut être divisé en six types de produits principaux : les antiSoftware AG, se trouveront face à un marché explosif. virus, l'authentification, les produits de Public key L'attrait d'un langage XML, c'est sa flexibilité. Comme Infrastructure (PKI), l'encryptage, l'administration de la XML est autonome de toute source, cet outil peut conversécurité, les pare-feux et les réseaux privés virtuels (VPN). tir des pages HTML en documents XML, lesquels peuvent ensuite être formatés pour tourner sur différents supports. XML se révèle un outil bien plus puissant parce que Le troisième niveau: le niveau externe, ou le front office, (1) tant le contenu web que les données d'entreprises comprenant agences web, marchés virtuels, portails d'enpeuvent être traités de la même manière, (2) l'accès aux treprises, e-boutiques et logiciels de gestion du contenu données et leur traitement sont plus efficaces car ils n'impliquent pas de conversion laborieuse de documents A l'ère Internet, les processus d'entreprise ne s'arrêtent pas HTML, et (3) XML est en passe de devenir le standard de aux portes de l'organisation. Les employés et partenaires en fait pour les applications B2B. affaires collabores à des processus de production de bout en bout. Pour permettre cela, un nouveau type de fonctionnali- Le quatrième niveau: les «nouvelles IT traditionnelles» tés est nécessaire. Les composants existants doivent être améliorés et les "outils de collaboration", tels que l'e-mail, Au cours des dernières années, les entreprises sont passées les informations et la gestion des feedbacks doivent être de systèmes propres développés par leurs soins à l'adoption intégrés. Une combinaison réussie de ces composants per- générale de paquets d'applications logicielles. Les catégories met à de nombreuses entreprises de travailler ensemble d'applications d'entreprises les plus populaires sont : comme si elles n'étaient qu'une seule et même organisation. 18 Quest for Growth 2000-2001 sants/produits finis. Fournisseurs et acheteurs devaient travailler ensemble afin de répondre aux souhaits du client final et de rencontrer peu de problèmes. Avec l'usage tou● jours plus intensif de l'Internet, le partage de l'information telle que les prévisions ou plans de promotions améliore l'efCustomer relationship management (CRM) ficacité de la collaboration et "fluidifie" l'activité de toute la CRM est un terme de l'industrie de l'information qui désigne chaîne logistique. Le système doit être capable de fournir les méthodologies, les logiciels et généralement les capaci- une information pertinente au bon moment au bénéfice des tés Internet qui peuvent aider une entreprise à gérer ses autres intervenants dans le processus logistique, qu'ils relations à la clientèle de manière organisée. Cette approche soient internes ou externes à organisation. La chaîne logisimplique les processus par lesquels une organisation attire tique basée sur l'Internet promet une livraison just-in-time, et retient les clients prospects (et détermine le type de une visibilité précise sur les stocks et des possibilités de disclients prospects qu'elle souhaite attirer et retenir), combi- tribution et de traçage à la minute. nés à la capacité à renforcer transformer, par la connaissance de leurs souhaits, ce contact initial en une relation à long De par leur nature, les solutions SCM sont de grande comterme optimale et fructueuse pour le bien financier de l'en- plexité et sont mues par une stratégie, des processus et une treprise. Par exemple, une entreprise pourrait élaborer une expertise humaine spécifiques. Aussi est-il probable qu'une base de données concernant ses clients qui décrive les rela- organisation s'adressera à un fournisseur de services IT pour tions de manière suffisamment détaillée pour permettre au la gestion du projet et les activités de consultance, le design management, aux commerciaux, aux personnes fournissant et l'implémentation, la formation du personnel, l'aide et la le service, voire au client même d'accéder directement à l'in- gestion opérationnelle nécessaires à l'intégration et à la formation, d'assortir les besoins du client aux plans de pro- mise en place de la solution logicielle SCM. duits et offres de prix, de rappeler au clients les exigences en matière de service, de savoir quels autres produits le client a L'intérêt dont bénéficient les solutions e-SCM a connu une croissance exponentielle grâce au progrès potentiel qu'elles achetés antérieurement, et cetera. représentent en termes d'efficacité. Le SCM a gagné en popularité au cours des dernières années et les services liés à Enterprise resource planning (ERP) la chaîne logistique représentent désormais l'un des ERP (désigné parfois du terme de ERM – Enterprise Resource domaines du service qui affichent la plus forte croissance Management) est un terme qui recouvre la vaste gamme d'activités basées transactions supportée par un logiciel d'application multimodulaire qui aide un fabricant (ou un 2. Le marché des réseaux optiques autre entrepreneur) à supporter et à retracer les opérations Ces dernières années, les opérateurs de télécoms ont étendu et flux de processus au sein de l'organisation. la capacité de leurs réseaux pour répondre à l'augmentation Il apparaît de plus en plus clairement que les applications du trafic générée par l'intensification de l'usage de ERP et le marché de service apparenté constitue l'épine dor- l'Internet. Cette augmentation des dépenses d'investissesale critique de l'infrastructure e-business: ERP est une ment a été à l'origine de la croissance de nombre d'entremaillon clé de la connectivité requise pour obtenir une chaî- prises de télécoms "traditionnelles". Mais à la fin de l'an ne de valeur intégrée. La prise de conscience que le B2B 2000, une grande partie de cet engouement a disparu, proInternet dépend de systèmes back office bien intégrés voquant l'affaiblissement du secteur de l'équipement télédevrait soutenir le marché ERP au cours des 12 prochains coms. mois, comme les entreprises qui, jusqu'à présent, trouvaient ces projets coûteux, tirés en longueur et sans RCI facilement Pour expliquer certains événements récents, tels que la identifiables réalisent désormais la nécessité de jeter les longue liste d'avertissements bénéficiaires, remontons au début des années 90, lorsqu'on n'attendait pas l'avènement bases ERP avant d'élaborer leur stratégie d'e-commerce. de l'Internet et l'explosion subséquent du trafic des données. Les réseaux des opérateurs étaient basés sur l'architecture Supply chain management (SCM) vocale. En d'autres termes: le réseau était conçu pour absorAu cours de la plus grande partie du siècle dernier, la chaîne ber des taux de croissance du trafic associés à la voix (soit logistique – les liens entre l'entreprise et ses fabricants, quelque 10% par an) plutôt que pour affronter les taux de fournisseurs, distributeurs et clients – était constituée d'une croissance qui accompagnent le trafic des données (de série inflexible d'événements qui, d'une manière ou d'une quelque 100% par an). Lorsque les demandes de trafic se autre, permettait de faire sortir de l'organisation des compo- sont mises à augmenter, parallèlement à la pénétration de ● ● "Customer relationship management (CRM)" "Enterprise resource planning (ERP)" "Supply chain management (SCM)" Quest for Growth 2000-2001 19 l'Internet, les opérateurs ont eu besoin d'un moyen d'augmenter la capacité de leurs réseaux sans avoir à les reconstruire. La solution a été le wave divisional multiplexing (WDM) qui permettait aux signaux d'être multipliés sur la base de la couleur de la lumière (fréquence) plutôt que sur la base du temps. Le WDM a permis aux réseaux de fibres longue distance et régionaux d'améliorer sensiblement leur capacité puisqu'un plus grand nombre de signaux pouvaient être reproduits dans une seule fibre, permettant ainsi aux opérateurs d'augmenter leur capacité sans avoir à reconstruire leurs réseaux. L'accroissement graduel de capacité que cette évolution a permise a abaissé le seuil d'entrée pour les entreprises, attirant de nouveaux acteurs sur le marché des services vocaux et données. Les avantages du WDM ont encore augmenté avec le développement du DWDM (Dense WDM), lequel a permis de combiner davantage encore de signaux dans une seule fibre. L'usage du DWDM dans le marché du transport de données a contribué à répondre au problème de capacité face à l'explosion (inattendue) du trafic de données. En outre, les augmentations de capacités devançaient de loin l'évolution du trafic des réseaux. Au cours des derniers triRecent optical components market forecast mestres, les prévisions relatives aux taux de croissance Nov. 2000 forecast de différents segments optiques se sont sensiblement modifiées. En 2001, les revenus des entreprises devraient reculer de 10%, May 2001 forecast comparé à une croissance de 129% en 2000 et une prévision de croissance antérieure de 93% pour 2001. De même, les taux de croissance de Source : AHK nombreuses entreprises productrices d'équipements télécoms ont été sensiblement revus à la baisse, certains analystes suggérant même à présent qu'il ne sera pas question de croissance avant la fin 2002 au plus tôt. Bien entendu, les valorisations des entreprises actives dans le secteur ont été abaissées dans le sillage de la baisse des prévisions. De ce fait, le marché des réseaux optiques se révèle le sous-secteur le moins performant en 2000-2001. 20 Quest for Growth 2000-2001 3. Biotechnologie On s'attend à ce que la tendance ascendante de la biotech- (FDA) américaine agréera quelque 25 médicaments dévelopnologie se poursuive au même rythme. Cependant, le secteur pés soit par des entreprises biotech seules, soit en collaboraaffichera toujours une grande volatilité. tion avec l'industrie pharmaceutique. Selon les estimation des analystes, 50 entreprises biotech pourraient atteindre le La biotechnologie a terminé l'année 2000 en deuxième seuil de rentabilité d'ici la fin 2001. En 1995, le nombre place du classement d'après le return, après le secteur des d'entreprises biotech rentables était inférieur à 20. services publics. Alors que l'indice NASDAQ Composite a accusé un recul de 39%, l'indice NASDAQ Biotechnology a Comparé au secteur Internet, l'industrie biotech est considéenregistré une hausse. rée comme plus mature. Le secteur biotech est né au début des années 80 et a subi un processus d'apprentissage intenLa tendance ascendante globale de la biotechnologie est sif, surtout après l'explosion du début des années 90. La plusoutenue par des conditions démographiques favorables. part des entreprises biotech sont devenues rentables dans L'espérance de vie continue d'augmenter dans les pays les deux ans suivant la commercialisation de leurs produits. industrialisés. Par exemple, si l'on en croit les estimations de La protection que confère aux médicaments et produits l'office fédéral des statistiques allemand, la proportion de médicaux les brevets durant 5 ou 10 ans après leur introducseniors de plus de soixante ans passera de 22% à 37% d'ici tion sur le marché signifie que le business model est plus l'an 2040. Ce développement stimule la demande de médi- difficile à copier que dans le secteur de l'Internet. En 2000, caments nouveaux et meilleurs, de nombreuses maladies des plus de 33 milliards de dollars de capital ont été levés par les personnes âgées ne pouvant pas être traitées actuellement, entreprises biotech. Aussi de nombreuses d'entre elles dispoou leur traitement restant insuffisant. Nombre de thérapies sent de liquidités suffisantes pour plus de 5 ans aux temps combattent uniquement les symptômes, non les causes. De d'absorption actuels. nouvelles informations issues du décodage du génome humain permettront de mieux comprendre les causes des La pression concurrentielle qui pèse sur les groupes pharmamaladies. Grâce à la biotechnologie, il devient possible ceutiques pour qu'ils remplacent les vieux médicaments d'identifier de nouveaux points d'intervention thérapeu- confère aux entreprises biotech une position de négociation tiques permettant le traitement des causes et non plus des plus forte face aux entreprises pharmaceutiques lorsqu'ils seuls symptômes De nouvelles technologies et plate-formes négocient des accords. Il n'est plus rare de voir des accords permettront aussi le développement de nouveaux médica- prévoyant le partage des bénéfices à 50:50. Parfois, de tels ments visant des points d'attaque moléculaires inconnus. accords précisent que les droits de marketing pour certains Ces médicaments seront plus efficaces tout en présentant marchés, tels que le marché de l'Union européenne, restent moins d'effets secondaires. Et l'amélioration de l'efficacité aux mains de l'entreprise biotech. Actuellement, Celltech est des médicaments se traduira par une réduction du coût de passé maître dans l'élaboration d'accords basés sur ce traitement puisque les opérations pourront être réduites en modèle. nombre ou les séjours à l'hôpital raccourcis. En Allemagne, les dépenses liées aux frais de santé représentent quelque Toutefois, investir dans la biotechnologie n'est pas dénué de 10% du PIB, soit 280 milliards d'euros, tandis qu'elles s'élè- risques. Même si un médicament a franchi avec fruit la vent déjà à 14% du PIB aux États-Unis. phase III et donc la période finale d'études cliniques, il subsiste 10% de risque que la FDA refuse de l'agréer (Scotia). Du point de vue de l'investisseur, le secteur biotech convient C'est pourquoi un horizon d'investissement à long terme et parfaitement à titre de diversification. Cette industrie n'est une bonne répartition des risques sont d'une importance pas cyclique puisqu'une récession n'a pas pour effet de cruciale. réduire le nombre de patients ou le recours aux médicaments. La biotechnologie offre dès lors une certaine protec- Quelque 20 entreprises de biotechnologie cherchent à tion contre les influences de la conjoncture. financer leur croissance en faisant leur entrée sur une Bourse européenne en 2001, mais de nombreuses d'entre L'industrie biotech a introduit plus de 110 produits sur le elles ont du mal à obtenir une cotation. Cette année, les marché, et certains d'entre eux représentent un chiffre d'af- introductions de biotechnologiques ne devrait plus repréfaires annuel de plus de 500 millions USD. Plus de 800 pro- senter qu'une fraction du nombre enregistré l'an dernier, duits sont actuellement en cours de développement clinique lorsque un nombre record de 20 introductions, contre huit et 100 d'entre eux ont atteint la phase ultime de développe- en 1999, ont levé quelque 2,3 milliards de dollars. ment (phase III). En 2001, la Food and Drug Administration Quest for Growth 2000-2001 21 L'industrie biotech n'a pas encore atteint sa masse critique et des introductions en Bourse seront nécessaires, malgré le contexte difficile, pour permettre aux entreprises de trouver des capitaux frais. Quelque 300 entreprises, soit le quart de toutes les entreprises biotech européennes cotées ou non, sont d'origine allemande. L'Allemagne se trouve toujours en première phase de développement biotechnologique; avec l'argent investi en 1997/98, ces entreprises devraient à présent être prêtes à faire leur entrée en Bourse. Hors Allemagne, la Grande-Bretagne compte plusieurs introductions boursières biotechnologiques potentielles, tandis que deux entreprises françaises au moins préparent leur cotation, tout comme plusieurs entreprises suisses. Après le décodage du génome humain, les investissements biotech ont atteint des sommets historiques en 2000. Cette année, l'enthousiasme s'est tassé, et la baisse des indices biotech a frappé les investisseurs de plein fouet. L'indice Nasdaq Biotech a reculé de 35 pour cent depuis son plus biotech index relative Source: Goldman Sachs 22 Quest for Growth 2000-2001 haut de mars 2000, alors que l'indice Neuer Markt biotech allemand, où les cours étaient les plus gonflés, a chuté de plus de 50 pour cent. Par conséquent, l'heure est à présent à la consolidation comme de petites entreprises biotech cherchent à attirer l'attention des investisseurs et que les grandes sociétés du secteur remplissent leur pipeline. On compte en Europe 70 entreprises biotech cotées mais trois seulement, Serono, Celltech et Qiagen, affichent une capitalisation boursière supérieure à 3 milliards de dollars. Résumé L'industrie biotech s'est à présent bien ancrée dans un domaine occupé à l'origine par la seule industrie pharmaceutique. La biotechnologie continuera à se développer à l'avenir. Compte tenu de la volatilité des cours individuels, il est essentiel de poursuivre une grande diversification au sein du secteur. Un portefeuille bien diversifié d'actions biotech a de bonnes chances de produire, à moyen terme, un return supérieur à la moyenne. Quest for Growth 2000-2001 23 PORTEFEUILE Participations au 30 juin 2001 Sociétés Secteur/ Marché Nombre d'actions au 30/06/2001 Software Nasdaq Europe Euro NM Allemagne Nasdaq Europe Nasdaq Londres Nasdaq Software Euro NM Allemagne Nasdaq Euro NM Allemagne Oslo Oslo Electr. & Hardware GLOBAL GRAPHICS Nasdaq Europe MÜHLBAUER HOLDING Euro NM Allemagne PLASMON Londres Services IT CRC GROUP Londres THIEL LOGISTIK Euro NM Allemagne Pharma & Biotech AORTECH INTERNATIONAL Londres BIOCOMPATIBLES INTERNATIONAL Londres CELLTECH GROUP Londres CRUCELL Euronext Amsterdam CRUCELL (*) Euronext Amsterdam ELAN Nyse EVOTEC BIOSYSTEMS Euro NM Allemagne ISIS PHARMACEUTICALS Nasdaq NICOX Euronext Paris OXFORD BIOMEDICA Londres OXFORD GLYCOSCIENCES Londres QIAGEN Euro NM Allemagne SHIRE PHARMACEUTICALS Londres TANOX (*) Nasdaq VERNALIS GROUP Londres Semi-conduct. & Équipement AIXTRON Euro NM Allemagne ARC INTERNATIONAL Londres ARC INTERNATIONAL (*) Londres ARM Holdings Londres BOOKHAM TECHNOLOGY Londres JENOPTIK Euro NM Allemagne MEMSCAP Euronext Paris STMICROELECTRONICS Euronext Paris Télécoms & Équipement COLT TELECOM GROUP Londres UPC Euronext Amsterdam Différence par rapport au 30/6/2000 Devise Cours au 30/6/2001 Valeur en € % de la Valeur Nette d'Inventaire 8,65 25,01 6,95 23,60 0,305 38,50 0,815 17,20 10,40 77,20 66,00 70,00 1.734.080 625.250 604.650 2.226.415 75.858 1.589.033 1.441.674 1.496.400 466.038 1.158.000 836.873 1.633.171 1,58% 0,57% 0,55% 2,03% 0,07% 1,45% 1,31% 1,36% 0,42% 1,06% 0,76% 1,49% Sociétés cotées ACTIVC RD ARTICON INTEGRALIS ARTWORK SYSTEMS GROUP BUSINESS OBJECTS EARTHPORT.COM (*) IONA ORCHESTREAM Holdings (*) PSI SCM MICROSYSTEMS SOFTWARE AG SOFTWARE INNOVATION VMETRO 170.000 25.000 87.000 80.000 150.000 35.000 1.066.839 87.000 38.000 15.000 100.000 184.000 130.000 25.000 -3.000 80.000 34.500 38.000 15.000 100.000 43.800 $ € € $ £ $ £ € $ € NOK NOK 162.000 21.070 450.000 79.500 3.070 450.000 € € £ 9,40 52,30 0,84 1.522.800 1.101.961 626.762 1,39% 1,00% 0,57% 370.000 80.000 370.000 80.000 £ € 1,65 19,10 1.012.270 1.528.000 0,92% 1,39% 217.517 400.000 120.080 112.690 562.500 30.000 95.000 130.000 8.000 1.550.000 120.000 75.000 130.000 120.000 400.000 217.517 65.000 20.000 112.690 562.500 30.000 95.000 130.000 8.000 1.550.000 120.000 75.000 50.000 £ £ £ € € $ € $ € £ £ € £ $ £ 3,325 2,75 11,98 8,40 8,40 61,00 15,35 12,39 68,00 0,37 11,10 26,00 12,94 31,55 2,275 1.199.211 1.823.910 2.385.273 946.596 4.725.000 2.158.019 1.458.250 1.899.410 544.000 950.920 2.208.589 1.950.000 2.789.256 4.464.623 1.508.871 1,09% 1,66% 2,17% 0,86% 4,3% 1,97% 1,33% 1,73% 0,50% 0,87% 2,01% 1,78% 2,54% 4,07% 1,38% 50.000 950.000 888.880 500.000 400.000 55.000 175.000 40.000 37.000 950.000 500.000 400.000 23.500 175.000 14.000 € £ £ £ £ € € € 33,90 0,69 0,69 2,685 2,105 25,90 4,58 41,00 1.695.000 1.086.884 1.016.958 2.225.999 1.396.120 1.424.500 801.500 1.640.000 1,54% 0,99% 0,93% 2,03% 1,27% 1,30% 0,73% 1,49% 155.000 500.000 125.000 461.500 £ € 4,92 3,00 1.264.467 1.500.000 1,15% 1,37% 150 150 $ 43,50 769.458 35.000 -100.000 Options NASDAQ 100 1600 SEP 01 options put Nasdaq 0,70% 59,70% Sociétés non cotées DANIONICS (**) ANGIOSONICS NASDAQ EUROPE ENDPOINTS INC. EQUATOR TECHNOLOGIES MAMUT ASA OMRIX OXAGEN Ltd. PAGOO PHYTERA Electr. & Hardware Pharma & Biotech Software Semi-conduct. & Équipement Electr. & Hardware Software Pharma & Biotech Pharma & Biotech Services IT Pharma & Biotech Obligations convertibles OMRIX Convertible PHYTERA Convertible 131.111 3.125.000 922 307.692 1.025.641 800.000 85.417 208.333 1.049.320 330.033 -29.731 307.692 1.025.641 208.333 1.049.320 DKK 202,50 3.566.436 3,25% $ € $ $ NOK $ £ $ $ 0,12 208,00 1,625 1,95 13,00 6,17 1,20 1,906 2,16 442.217 191.776 589.622 2.358.491 1.318.709 621.489 414.524 2.358.495 840.650 0,40% 0,17% 0,54% 2,15% 1,20% 0,57% 0,38% 2,15% 0,77% $ $ 83,38% 100,00% 2.310.649 294.811 2,11% 0,27% 0,06% Valeur faciale Pharma & Biotech Pharma & Biotech 2.350.000 250.000 Pharma & Biotech 80.078 $ 0,64 60.364 Pharma & Biotech 16.667 $ 0,62 12.186 250.000 Warrants OMRIX Options OMRIX 0,01% 14,02% Fonds de capital-risque KIWI I VENTURA SERVICOS NET FUND EUROPE SCHRODER VENTURE LFS II VENTECH CAPITAL 2 Capital investi Télécoms & Équipement Software Pharma & Biotech Services IT & sciences de la vie 214.331 650.000 1.280.000 600.000 € € $ € 2.761.237 586.591 1.412.366 600.000 2,52% 0,53% 1,29% 0,55% 4,88% Total investi : Liquidités Autres actifs nets Total : 78,60% 23.902.263 -421.475 21,78% -0,38% 109.733.451 100,00% La liste de toutes les transactions effectuées au cours de l'exercice peut être obtenue au siege de la société sur simple demande. (*) ARC, Crucell, Orchestream, Earthport.com et Tanox sont des sociétés cotées mais sont considérées comme non cotées dans le cadre des restrictions d'investissement de la pricaf, conformément à l'article 47 de l'AR du 18 avril 1997 relatif aux organismes de placement investissant dans des sociétés non cotées et dans des sociétés en croissance. (**) Danionics est une société cotée mais est fait l'objet d'un accord de lock-up. 24 Quest for Growth 2000-2001 Composition du portefeuille Belgique 2% Etats-Unis 22% Danemark 4% France 11% Allemagne 13% Irlande 4% Royaume-Uni 27% Portugal 3% Pays-Bas 8% Norvège 4% Luxembourg 2% Répartition géographique de la partie investie du portefeuille Liquidités + Autres actifs nets 21% Engagements 2% Options put Nasdaq 1% Electr. & Hardware 8% Services IT 5% Télécom & Equipement 5% Pharma & Biotech 33% Software 13% Semiconduct & Equipement 12% Répartition sectorielle du portefeuille Sociétés non cotées 15% Fonds de capital-risque 6% Warrants 0% Obligations convertibles 3% Euro NM Allemagne 14% Euronext Amsterdam 3% Sociétés cotées d'origine non cotées 14% Euronext Paris 3% Oslo 3% Options 0% Nyse 3% options put Nasdaq 1% Nasdaq Europe 4% Nasdaq 7% Londres 24% Répartition par marché de la partie investie du portefeuille Quest for Growth 2000-2001 25 Profil d’entreprises 1. Sociétés non cotées Angiosonics Inc Angiosonics est une société américaine spécialisée dans les appareillages médicaux. Son premier objectif est de développer une technologie à base d'ultrasons de haute puissance et à basse fréquence destinée à désintégrer les caillots de sang dans le système vasculaire. Angiosonics dispose de deux technologies fondamentales commercialisées sous le nom générique d'ACOLYSIS™ qui s'adressent à deux marchés parmi les plus importants pour les ultrasons à usage thérapeutique : ● les ultrasons thérapeutiques invasifs, basés sur des cathéters pour la thrombolyse interventionnelle et ● les ultrasons non invasifs, à administration externe pour la thrombolyse endovasculaire. Le système ACOLYSIS™ est agréé en Europe et se trouve en phase finale d'approbation pour le marché américain. Danionics A/S Danionics, dont le siège social est établi à Odense, Danemark, a démarré ses activités actuelles en janvier 1994 avec pour objectif de développer une nouvelle génération de piles et de supercapaciteurs, en vue d'applications commerciales dans l'industrie de l'électronique portable. La société s'adresse spécifiquement aux marchés des piles pour notebooks, téléphones mobiles et appareils qui tiennent au creux de la main (comme les PDA et autres palmtops). Il s'agit de marchés qui connaissent une croissance significative et exigent des piles répondant à des technologies avancées. Ces piles se fondent sur la technologie des ions de lithium basés sur polymères. La société a développé en la matière sa propre technologie de pointe et a amené la technologie des ions de lithium basés sur polymères à un stade d'avancement jamais atteint. La société a également acquis une maîtrise considérable et unique en matière de fabrication. Nasdaq Europe Nasdaq Europe, une filiale de The Nasdaq Stock Market, Inc a été conçue comme une véritable Bourse paneuropéenne. Sa structure unique et son indépendance par rapport à tous les marchés nationaux conviennent parfaitement aux sociétés novatrices et aux investisseurs tournés vers l'avenir, en Europe comme dans le monde. Le marché opère sur une base paneuropéenne, sur la base d'une infrastructure unifiée comprenant une régulation et une affiliation uniques, une plate-forme de négociation exclusive et un lien parfait avec les opérations de négociation et de liquidation transfrontalières. EndPoints EndPoints, Inc. est un fournisseur de pointe de puces de contrôle utilisées dans les produits de grande consommation. Elles capturent et affichent sur Internet des images numériques fixes et vidéo. Ces puces assurent des connexions à une base mondiale en pleine expansion qui compte des centaines de millions de PC, téléphones cellulaires, PDA et TV. Le marché consommateurs global des images numériques se développe rapidement. Grâce à la largeur de bande à bas prix qu'offre Internet et à la technologie de l'image numérique à prix consommateurs, le langage universel des images devient un élément standard parmi les produits électroniques destinés au consommateur. Nombre de ces produits font appel à des puces EndPoints, qui assurent le fonctionnement d'applications populaires comme le vidéo mail qui assure la promotion de l'utilisation de photos et de clips vidéo.. Equator Equator Technologies a développé la puce Signal Processor MAP-CA™ pour la simplification du design et du développement de produits qui nécessitent la fourniture de streaming medias full-tilt de plein écran et de grande qualité. MAP-CA fournit le traitement programmable le plus rapide du monde en traitement de l'image et un traitement de sécurité intégré. La puce Broadband Signal Processor™ du Very Long Instruction Word (VLIW) d'Equator est directement programmable en C avec des outils intégrés de développement d'applications pour l'environnement de développement du logiciel. 26 Quest for Growth 2000-2001 Mamut ASA Mamut domine le marché norvégien des logiciels de fiscalité des personnes physiques et occupe une place de choix sur le marché scandinave des logiciels de comptabilité et d'e-commerce destinés aux petites entreprises. Mamut fournit essentiellement des business systems aux petites entreprises jusqu'à 20 utilisateurs multiples. Le groupe est actif dans le segment haute fonctionnalité du marché des petites entreprises. Son produit principal dans ce secteur, Guru Business Applications ("GBA"), est un mini-système ERP sous cellophane, dont le prix varie entre 100 et 2.500 dollars et qui compte plus de 6.000 utilisateurs actifs en Scandinavie. Au départ de ses relations de marketing avec des entreprises telles que Dell, Microsoft, Verio et Compaq, Mamut peut s'étendre rapidement à l'extérieur de la Scandinavie. Omrix Biopharmaceuticals Inc Omrix Biopharmaceuticals s'occupe de production et de distribution de spécialités biologiques telles que des adhésifs chirurgicaux avancés, des immunoglobulines et d'autres dérivés du plasma humain. Parmi ses produits phares, citons le Quixil™, un nouvel adhésif plasmatique de tissus biocompatible et biodégradable aux propriétés hémostatiques. En septembre 1999, Quixil™ a été le premier scellement chirurgical humain à avoir été approuvé au Royaume-Uni. Après un revers, le feu-vert donné par les autorités britanniques a remis Omrix en course pour l'agrément européen du Quixil™. Oxagen Oxagen a été créée en avril 1997 par le Wellcome Trust, l'Université d'Oxford et des investisseurs privés. Oxagen est un acteur de premier plan dans l'étude des maladies génétiques complexes. Elle fait usage de son accès à de vastes collections d'échantillons prélevés sur des patients et leurs familles, sur des cas et lors de contrôles. La société considère cette approche comme le moyen le plus efficace de fournir une vision fondamentale des mécanismes moléculaires de ces affections. Elle met l'accent sur les facteurs responsables d'une prédisposition aux maladies ainsi que sur les facteurs impliqués dans la progression de la maladie. Elle étudie également les effets et l'efficacité des produits thérapeutiques. Pagoo Pagoo Inc. est un important fournisseur global, créé en 1997, de logiciels et solutions pour les applications vocales basées sur le Protocole Internet (IP). Les applications de Pagoo sont les premières à faire de la voix transmise par IP une alternative réelle à la voix transmise par les réseaux téléphoniques traditionnels. Pagoo donne à des fournisseurs DSL, des CLECS, des opérateurs par câble, des ISP et autres fournisseurs de services du monde entier les moyens de déployer une vaste gamme de services téléphoniques Internet à marques. Pagoo est un réseau alimenté par Cisco et un membre du programme Cisco New World Ecosystem Partner. Parmi ses clients, Pagoo compte AT&T WorldNet® Service et Tiscali, le deuxième plus grand fournisseur d'accès à Internet d'Europe. Phytera Fondée en 1992, Phytera est une société de génomes basée à l'usine même, qui exerce ses activités dans la recherche et le développement de nouveaux produits pharmaceutiques et agricoles naturels, faisant appel la biologie combinatoire. Phytera possède une puissante plate-forme technologique, hautement novatrice. Elle a mis au point une série impressionnante d'alliances stratégiques avec de grands laboratoires pharmaceutiques parmi lesquels Tsumura, Nycomed Amersham, Lily et Chiron. Quest for Growth 2000-2001 27 2. Fonds de capital-risque Kiwi 1 Ventura – Serviços S.A. Quest for Growth a engagé 1,8 million EUR dans Kiwi, une société d'investissement basée à Milan et dont les actifs totalisent 110 millions EUR. Kiwi est gérée par Pino Venture Partners de Milan. Kiwi a pris des participations dans de jeunes entreprises européennes fournissant des produits et des services dans les domaines des télécommunications, des nouveaux médias et des technologies de l'information, ainsi que dans des activités de haute technologie reliées aux domaines cités. A présent, ce fonds est pleinement investi et ne se concentre plus que sur le financement des participations en portefeuille. Sa participation la plus significative est Tiscali, un fournisseur d'accès Internet italien introduit à la Bourse de Milan en octobre 1999. Cette société a bénéficié ensuite d'une hausse substantielle de sa capitalisation boursière. L'appréciation sensible du portefeuille sous-jacent de Kiwi s'est traduite par une appréciation de la participation de Quest for Growth dans ce fonds. NetFund Europe Mitiska Net Fund Europe est un fonds européen de capital-risque engagé exclusivement dans des entreprises européennes actives dans le domaine de l'Internet. Son capital engagé s'élève à 71,5 millions d'euros. Le fonds de capital-risque investit dans tous types d'activités liées à l'Internet dans tous les segments du marché. Ses participations s'élèvent généralement entre 500.000 euros et 3 millions d'euros par transaction. Mitiska Net Fund Europe entend être le partenaire privilégié des entrepreneurs Internet européens à la recherche d'une combinaison d'expertise opérationnelle, d'un réseau paneuropéen et d'un support financier. Quest for Growth a engagé 1.000.000 euros dans cette société d'investissement dont les actifs totalisent 71,5 millions. Au 30 juin 2001, Quest for Growth y avait effectivement investi 650.000 euros. NetFund Europe a investi 30,12 millions d'euros dans 22 entreprises basées dans 6 pays. Schroder Ventures International Life Sciences Fund II Quest for Growth a engagé 2 millions USD dans le Schroders International Life Sciences Fund (ILSF II) dont les actifs totalisent 250 millions USD. Il s'agit d'un fonds de placement qui se concentre sur les entreprises à un stade de développement précoce. Sa gestion est assurée par le département sciences de la vie de Schroder Ventures, gestionnaire international de capital-risque lié à la Schroders Investment Bank. Schroder Ventures est actif depuis longtemps dans les fonds d'investissement et de capital-risque dans les domaines des sciences de la vie et de la biotechnologie. Le premier fonds ILSF figurait en tête de classement au cours des dernières années et présente sur d'autres fonds similaires l'avantage d'une structure transatlantique. Schroder Ventures est un groupe international représenté dans 11 pays. Le fonds est géré conjointement par les bureaux de Londres et de Boston. Opérant à partir de ces deux villes, les équipes gestionnaires ont une bonne vue sur les marchés des deux continents. Ventech Capital 2 Quest a engagé 2 millions d'euros dans Ventech Capital 2, une société française de capital-risque basée à Paris et dont les actifs s'élèvent à 110 millions d'euros. Ventech Capital 2 est gérée par l'équipe qui a signé le succès du premier fonds Ventech. Ventech Capital 2 participe dans des entreprises à un stade précoce de développement actives dans les technologies de l'information et les sciences de la vie, principalement en France. Le fonds est actif depuis son premier tour de financement en juillet 2000. 28 Quest for Growth 2000-2001 3. Sociétés cotées ActivCard domine le marché des technologies d'identité numérique et de certification électronique. L'entreprise fournit des composants essentiels nécessaires à la mise en œuvre de la prochaine génération de communications et de transactions e-Business. La suite technologique d'ActivCard offre la facilité d'emploi d'une transaction ATM assortie d'un niveau de sécurité supérieur à celui d'une rencontre face à face. Les solutions ActivCard, combinées au support d'applications visant la confidentialité et l'intégrité de données disponibles via l'Internet moyennant l'introduction d'un mot de passe, permettent à des individus et des entreprises d'opérer des transactions via Internet en toute sécurité. Plus de 2 millions de personnes recourent aux produits ActivCard pour assurer la sécurité de leurs transactions bancaires via Internet , de leur accès au Web ainsi que de leur accès à distance à des réseaux institutionnels. ActivCard est basée à Fremont, en Californie, et opère également en France, en Allemagne, au Japon, en Suède, à Singapour et au Royaume-Uni. Articon Integralis AG (auparavant Articon Information Systems AG) est le leader du marché européen du secteur des solutions de sécurité IT, tant en termes de revenus que de couverture géographique. ArticonIntegralis compte 21 bureaux en Europe et aux États-Unis, et occupe plus de 650 collaborateurs. Les solutions Articon-Integralis permettent au monde des affaires de mener en toute sécurité leurs transactions de communication et d'e-commerce, sur les réseaux informatiques privés et publics. Sous les marques Integralis, Allasso et Activis, la société propose des solutions complètes de sécurité parmi lesquelles des produits de sécurité IT de première force et une gamme de services de sécurité en matière de consultation, d'intégration de systèmes et de gestion. Les clients d'Articon-Integralis sont surtout des agences gouvernementales et un certain nombre de sociétés internationales, parmi lesquelles deux tiers du DAX 30, la moitié des sociétés figurant dans le FTSE 100 et 17 des sociétés figurant au top 50 du 'Fortune 100'. Aixtron développe et produit des systèmes de fabrication de semi-conducteurs composés qui recourent à un processus spécial MOCVD (Metal Organic Chemical Vapor Deposition). La société occupe une part de marché de quelque 56% et est donc le leader du marché global de la technologie de base dans les marchés à développement rapide des industries de l'optoélectronique et de la microélectronique. Le processus MOCVD permet une production précise, à frais réduits. Les semi-conducteurs composés offrent d'excellentes propriétés optoélectroniques qui transforment l'énergie en lumière et en rayons laser, ou qui peuvent détecter la lumière pour générer de l'énergie. Ils se distinguent donc ainsi des simples puces aux silicones auxquelles on recourt surtout pour de simples applications de décision oui/non et pour le stockage de données en masse. Les applications potentielles des semi-conducteurs composés sont variées et exigeantes: LED dans la technologie de l'éclairage et de la signalisation, diodes dans les lecteurs de CD et de DVD et imprimantes laser, jusqu'à des cellules solaires à grande efficacité, des transistors haute performance, des simplificateurs dans les GSM et des émetteurs/récepteurs de signaux lumineux dans les réseaux de fibres optiques. AorTech a été constituée en 1992 en vue de la fabrication et de la distribution de produits dans le domaine cardiovasculaire. Ce marché représente un chiffre d'affaires annuel global qui dépasse les 10 milliards USD. Le portefeuille actuel de produits AorTech portant le label CE consiste dans la valve cardiaque mécanique Ultracor, un Mitral Repair System et une gamme de valves bio-prosthétiques tissuemed et de racines pulmonaires. AorTech continue à développer des solutions et des produits qui ont trait aux déficits cliniques dans le domaine cardiovasculaire, et a récemment déposé les droits de propriété intellectuelle sur une nouveauté: le Continuous Cardiac Output Monitoring System (TruCCOMS). ARC est leader dans la conception et le développement de processeurs sur mesure et de haute performance ainsi que de solutions IP apparentées pour l'intégration de micro-processeurs dans des applications spécifiques (embedded systems applications). Le processeur ARC est un processeur spécifique d'application (ASP), pouvant être conçu et configuré rapidement au moyen du logiciel ARChitect‘, pour des applications de télécommunications, les réseaux voix et données et des produits électroniques de consommation. Le processeur ARC peut être testé continuellement à chaque phase de développement, y compris la pré- et la postfabrication, afin de vérifier son optimisation et sa configuration correcte en vue de répondre aux exigences de tous les clients. Le processeur ARC peut être réalisé par n'importe quel processus de semiconducteur. Les clients d'ARC Cores peuvent ainsi choisir le producteur de leur choix. Le siège principal d'ARC Cores est sis à Elstree en Angleterre. ARC Cores dispose également de quatre sièges de recherche et de développement situés en Angleterre, au Canada et aux États-Unis. De plus, la société compte 12 bureaux de vente en Angleterre, au Canada, en France, en Allemagne, en Israël et aux États-Unis. Quest for Growth 2000-2001 29 ARM Holdings est un fournisseur de haut niveau de "hard intellectual property", ce qui signifie la propriété et la protection par brevet de la connaissance technique qui se trouve au centre de chaque puce. La société est leader du marché des envois intégrés de microprocesseurs RISC. Les processeurs RISC (Reduced Instruction Set Computing) utilisent une petite série d'instructions simples qui s'exécutent bien plus vite que dans le système alternatif, CISC (Complex ISC), qui utilisait une grande série d'instructions complexes. Cette série d'instructions est désignée du nom d'architecture. ARM se focalise sur la technologie de 16bits et 32bits. Le nombre de 'bits' se réfère généralement au format des registres généraux (utilisés en tant que zone de stockage temporaire de données pour le processeur) et au format maximum d'instruction. Les sociétés IP sont une nouvelle source d'affaires dans l'univers des semi-conducteurs, qui exploitent les besoins de l'industrie en connaissance spécialisée du design pour améliorer la vitesse de commercialisation de nouveaux produits à base de puces. Les sociétés IP sont impliquées dans le design des composants d'une puce qui peuvent être réutilisés dans divers produits (core design). C'est dans le domaine du sans fil que ARM excelle à proprement parler. La technologie ARM est présente dans plus de 75% des appareils sans fil, dans le monde entier. Artwork Systems développe des logiciels pour la préparation de l'impression couleur ou le prépresse professionnel. Les logiciels d'Artwork Systems tournent sur PC mais leur qualité et productivité sont aussi bonnes, voire meilleures que celles de systèmes informatiques intégrés spécialisés et bien plus coûteux. Sa stratégie vise à étendre encore son leadership dans le marché de l'emballage et de l'étiquetage – une niche à croissance rapide – et à conquérir la 1e place dans le marché global du prépresse logiciel. A cette fin, Artwork Systems a lancé de nouveaux produits tels que Nexus, une solution logicielle modulaire ouverte. La société a également repris Enfocus, un développeur d'outils destinés à étendre les propriétés de base de PDF. Le logiciel, intégré dans les applications Acrobat, permet aux clients d'adapter le contenu d'un document PDF. Biocompatibles est un groupe international engagé dans les biomatériaux, axé sur le développement et l'exploitation commerciale de sa technologie fondamentale: la phosphorylcholine "PC", un groupe chimique que l'on trouve dans la membrane des cellules vivantes. Les objets recouverts de matériaux PC permettent de réduire de manière significative l'incidence des interactions adverses qui peuvent se produire avec des fluides corporels tels que le sang, les larmes et l'urine. Biocompatibles a annoncé qu'elle avait reçu la certification CE Mark pour son BiodivYsio, un embout pour l'administration de médicaments, qui peut dès lors être commercialisé en Europe. Dès 2001, pratiquement toutes les ressources du département Recherche & Développement du groupe seront consacrées à la fourniture de médicaments dans une nouvelle division Drug Delivery. Bookham fabrique des circuits optiques intégrés à base de silicones. Le processus de Bookham le distingue des autres acteurs du segment de marché du Planar Arrayed Waveguide (AWG). La société est la seule à notre connaissance à utiliser une approche 'silicones-sur-silicones'. Le processus de fabrication ASOC silicones-sur-silicones de Bookham offre une plate-forme technologique extrêmement intéressante pour répondre à la demande croissante de composants optiques DWDM dans le réseau des OEM. L'approche de Bookham (une fois atteint le volume critique) devrait réduire tant le coût que le temps d'assemblage de ses composants, comparé aux fabricants traditionnels de composants qui assemblent manuellement leurs produits. Business Objects est l'un des principaux fournisseurs d'outils de Business Intelligence (BI), un marché dont la société occupe une part de 33%, talonnant Cognos. Business Objects est spécialisée dans les outils d'interrogation compréhensive et d'analyse. L'année dernière, la société a changé de cap en se détourant des outils client/serveur au profit des technologies orientées Internet. Actuellement, plus de la moitié de son chiffre d'affaires lui vient de déploiements Internet. L'introduction d'une suite d'applications analytiques dans le marché de l'e-Customer Relationship Management (e-CRM) est prévu cette année. Business Objects offre également un produit de data-mining desktop bas de gamme, fournissant des fonctions spéciales pour l'analyse d'importants lots de données, ainsi qu'un produit diffusant l'information à l'e-mail, aux GSM et aux pagers. Celltech se concentre sur la découverte et le développement de nouveaux produits qui représentent une plus-value thérapeutique significative et offrent un potentiel commercial important. L'entreprise a concentré ses efforts sur de nouvelles approches, en particulier dans le traitement du cancer et de troubles du système immunitaire. En mai 2000, Mylotarg™ - un nouveau médicament destiné à traiter la leucémie myéloïde chronique aiguë et développé en collaboration avec American Home Products Corporation - a obtenu l'agrément de la FDA pour le marché américain. Il s'agit du premier agent chémiothérapeutique spécifique recourant à la technologie des anticorps monoclones. 30 Quest for Growth 2000-2001 Colt Telecom est une des nouvelles sociétés compétitives de télécommunications qui opèrent en Europe. Fondée en 1992, COLT a lancé un réseau paneuropéen entièrement intégré basé sur l'IP, qui relie les centres financiers et d'affaires en Europe, et offre toute la gamme des services de télécommunications à des entreprises et à des porteurs de haut niveau. COLT est un fournisseur de télécommunications actif dans 27 villes. L'entreprise exploite des réseaux de fibres urbains dans ces 27 villes et construit actuellement un réseau de fibres longue distance paneuropéen. De plus, COLT dispose de 13 installations d'hébergement Internet. COLT propose des services liés à la voix, aux données, à l'hébergement Internet aux entreprises et à d'autres porteurs. CRC Group. Chaque année, CRC répare des millions de produits électroniques et de télécommunications. Le diagnostic des problèmes et les réparations d'ingénierie vont du niveau des circuits à celui des unités remplaçables sur place. Les capacités de CRC couvrent toute la gamme des produits et sous-systèmes. Dans la Technologie de l'Information: PC, portables, systèmes de stockage, serveurs. Dans les Communications Mobiles: téléphones mobiles, électronique de réseau. Dans le Multimédia: consoles de jeux, décodeurs TV numériques. CRC fournit aussi de l'aide technique, forme et qualifie des réparateurs et assure à ses clients un service après-vente. CRC Group gère et fournit un service après-vente pour les téléphones mobiles (Nokia, Philips), les appareils IT (Sun, Unisys, ICL/Fujitsu), les ensemble de 'top boxes' TV (Pace, Amstrad) et les consoles de jeux (Sega). Ses revenus s'accroissent de 50% par an. La plus grande partie de cette croissance lui vient du secteur des téléphones mobiles et des ensembles 'top box '. Crucell est le fruit de la fusion d'Introgene, une spin-off du TNO Radiobiological Institute, et de U-BiSys BV, une société non cotée qui développe une technologie 'phage antibody-display library'. Crucell développe ses affaires dans le domaine de la thérapie génique. Son objectif est de devenir leader mondial de cette industrie. Les secteurs dans lesquels elle est active sont: - Les technologies vectorielles – le recours à des adénovirus pour atteindre le taux le plus élevé de transduction nécessaire pour fournir des gènes en tant qu'agents thérapeutiques ; - La génomique fonctionnelle – l'installation de bibliothèques d'expression de gènes humains sélectionnés pour identifier des fonctions spécifiques qui mènent à des cibles médicamentaires potentielles ; - Les produits de thérapie génétique – et notamment des produits dérivés de la synthèse d'oxyde nitrique et des gènes Interleukin-3. En outre, le système viral de Crucell peut être utilisé pour produire des protéines humaines destinées à des tests. Les découvertes qui en résultent peuvent être utilisées pour des programmes de thérapie génique propres à la société ou proposés sous licence à des organisations tierces. Earthport.com rend possibles les opérations d'e-commerce. La société propose pour l'Internet un mode de paiement spécifique qui utilise quelques-uns des outils les plus avancés qui existent. Ce système offre, pour les payements en espèces une sécurité plus grande que les cartes de crédit, et peut orienter les payements dans deux directions: il gère les petites comme les grosses transactions, dans quelque devise que ce soit. La société a en fait poursuivi le développement et assuré la commercialisation du produit qu'elle avait élaboré sur mesure, depuis 1995, pour la loterie Internet sponsorisée par la Croix Rouge britannique, le PLUSLotto. Elan Pharmaceuticals découvre, développe et commercialise des produits thérapeutiques et des services de diagnostic pour les affections neurologiques, les soins intensifs et la gestion de la douleur. Elle occupe plus de 200 chercheurs scientifiques qui font des recherches dans l'univers des produits pharmaceutiques. Ces programmes représentent l'un des efforts de recherche les plus importants au monde qui soient dédiés au développement d'approches fondées sur la pathologie, en vue du diagnostic et du traitement de la maladie d'Alzheimer. Ils représentent aussi des efforts de recherche dans l'univers du trafic de cellules, de la gestion de la douleur, des attaques et de l'apoptose. Des programmes de développement clinique de grande envergure sont actuellement en cours dans les domaines de la sclérose en plaques, des maladies inflammatoires des intestins, de la migraine, de la maladie de Parkinson, de l'épilepsie, des douleurs chroniques et de la dystonie cervicale. Quest for Growth 2000-2001 31 Evotec OAI propose des services intégrés qui couvrent l'entièreté du processus et en font un partenaire de choix pour les plus grands laboratoires pharmaceutiques et de biotechnologie du monde. Evotec offre des compétences et une expertise en biologie, en analyse et en chimie qui lui permettent d'offrir une plusvalue à ses clients en accélérant la découverte et le processus de développement, en gérant les risques et en réduisant les investissements et le temps nécessaires pour lancer de nouveaux médicaments sur le marché. Evotec OAI a deux sièges principaux, qui se trouvent à Hambourg, en Allemagne, et à Abingdon, en Grande-Bretagne. La société a des représentants en Business Development basés à chacun de ces sites, ainsi qu'en Amérique du Nord (côtes Est et Ouest) et en Autriche pour desservir l'Europe centrale. Global Graphics est un fournisseur de logiciels d'impression, de gestion de flux ("workflow") et de matériel de prépresse destinés aux industries des arts graphiques, de l'impression et de l'édition numériques. Les logiciels d'impression de Global Graphics comprennent des produits RIP (raster image processing) et de gestion des couleurs de haute de gamme. L'équipement d'imprimerie proposé par la société comprend du matériel CTP ainsi que des systèmes complets de fabrication de plaques pour les processus d'impression flexographiques, lithographiques et typographiques. En outre, par le biais de Xanalys, l'entreprise développe et commercialise une série de solutions logicielles intégrées pour l'analyse d'intelligence et la gestion de l'information, ainsi qu'une vaste gamme d'outils de développement logiciel sophistiqués. Iona Technologies, dont le siège social est établi à Dublin, en Irlande, fournit des logiciels et des services conçus pour aider les entreprises à mettre au point des applications logicielles, capables de fonctionner dans un environnement informatique non centralisé et de réduire les investissements tant en réseaux qu'en matériel informatique au sein d'une entreprise. Iona détient deux grandes familles de produits: Orbix et iPortal. La famille de produits Orbix d'Iona fournit l'infrastructure de logiciels de communications qui connecte des applications qui fonctionnent sur des plates-formes multiples et hétérogènes, et donne un support au développement et au déploiement d'applications centrées sur le réseau et orientées par les composants. Le tout se fonde sur la spécification de standard industriel CORBA. La gamme de produits iPortal d'Iona permet le développement, le déploiement et la gestion de portails d'e-business, pour l'entreprise. iPortal comprend des composants modulaires parmi lesquels Application Server, Integration Server Orbix 2000 et le serveur iPortal de gestion et de coordination. Au nombre de ses clients figurent Motorola, BellSouth, Ericsson, Boeing, Nokia, Swiss Bank, Chemical Bank, Financial Times, Chevron, KPMG et Sandia National Laboratories. Isis Pharmaceuticals, Inc. est une société pharmaceutique qui se présente avec succès en tant que pionnier de la régulation des mRNA au travers des 'antisense' (oligonucléotides) et de petites molécules, développant des médicaments à spécificité élevée et toxicité réduite, qui permettent de réduire des affections comme le cancer, les maladies infectieuses et les maladies auto-immunitaires. Isis a en développement 11 candidats produits pharmaceutiques dont deux sont arrivés en phase III. Isis commercialise un médicament 'antisense' approuvé pour le traitement de la rétinite CMV, destiné aux patients HIV avancés. Isis détient de considérables propriétés intellectuelles, une grande expérience en recherche basique et clinique et du savoir-faire dans les domaines de la validation des cibles et de la fonctionnalisation des gènes. La société est actuellement en phase d'allègement de ces capacités: elle conclut des accords de recherche pharmacologique avec d'autres sociétés biotech et pharmaceutiques telles qu'Abbott, Aventis, Johnson & Johnson et AstraZeneca. Jenoptik. Après avoir repoussé son département télécoms en 1999, Jenoptik s'est concentré sur ses trois divisions restantes, à savoir les systèmes de nettoyage, la photonique et la gestion des actifs. Le premier représentait 75% du chiffre d'affaires du groupe en 2000. Jenoptik conçoit et construit des installations de chambres blanches via sa filiale à 73% M+W Zander. L'entreprise compte ses principaux clients dans l'industrie des semi-conducteurs, les fabricants d'écrans plats et de lecteurs de disques et, dans une mesure croissante, dans l'industrie biotechnologique et pharmaceutique. Le département électro-optique (photonique) comprend les domaines suivants: un tiers environ des ventes concernent la technologie de haute performance comprenant les composants et systèmes optiques. Le principal client de ce département est ASML. Un autre tiers est représenté par les systèmes de mesure. Quant au dernier tiers, il concerne la technologie du laser. Le département Gestion des actifs (DEWB) est une société de capital-risque indépendante des banques qui détient des participations dans des sociétés non cotées qu'elle introduit en Bourse ultérieurement. Memscap fournit des solutions novatrices basées sur les Micro-ElectroMechanical Systems (MEMS), pour la conception et la fabrication de produits de télécommunications. Memscap permet à ses clients de marchés à forte croissance comme l'optique et le sans-fil d'incorporer dans leurs systèmes la technologie stratégique MEMS, ce qui permet de relever des défis importants en matière de technique et de coûts. Memscap propose des solutions MEMS en matière de télécommunications qui incluent des composants, des designs de composants, des outils de design assistés par ordinateur et les services afférents. Ces solutions permettent d'obtenir des performances plus élevées, une meilleure intégration, une moindre consommation énergétique, une fiabilité de haut niveau et des économies sur chaque unité. Les composants optiques et sans-fil de la société ont été conçus avec une puissante fondation de design assisté par ordinateur qui permet une intégration effective des composants MEMS à de l'électronique 'system-onchip'. 32 Quest for Growth 2000-2001 Mühlbauer En sa qualité de leader du marché mondial des systèmes d'automation utilisés dans la fabrication des cartes à puces, Mühlbauer sauvegarde sa prédominance technologique existante et présente une barrière puissante à l'arrivée de concurrents potentiels grâce à un programme de recherches intensif et à des activités de développement. La division "Smart Identification" (44% des ventes en 2000) produit des machines de fabrication de divers Smart Cards (cartes intelligentes), Smart Labels etc. La division "Semiconductor Related Products" (38% des ventes) fabrique des machines destinées à ce qu'il est convenu d'appeler le 'back-end processing', dans l'industrie des semi-conducteurs (entreposage die/wire, capsulage, placage etc.). La division "Precision Parts & Systems" (10% des ventes) s'occupe de pièces de précision sophistiquées, destinées aux machines de technologie pour des applications médicales et aérospatiales. La division "Board Handling" (8% des ventes) s'occupe de stations d'étiquetage et d'inscription, en vue d'assurer la traçabilité des produits au cours du processus de fabrication des tableaux de circuits imprimés. NicOx est une société bio-pharmaceutique cotée au Nouveau Marché de la Bourse de Paris. Elle est leader de la recherche et du développement de médicaments uniques qui délivrent de l'oxyde nitrique en vue d'améliorer la thérapie d'avant-garde de certaines maladies graves. NicOx développe de nouveaux médicaments novateurs conçus pour leurs meilleurs profils en matière de sécurité et d'efficacité, grâce à la mise en œuvre des propriétés, récemment découvertes, de l'oxyde nitrique (NO). La société se trouve aux avant-postes de la recherche et du développement de produits thérapeutiques qui délivrent de l'oxyde nitrique. NicOx vise les plus grands marchés pharmaceutiques, parmi lesquels les marchés de la douleur et des inflammations, et une vaste gamme d'autres catégories thérapeutiques, au nombre desquelles figurent les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires, les maladies d'inflammation des intestins, l'incontinence urinaire, l'ostéoporose, la maladie d'Alzheimer et les glaucomes. La société a conclu en 1998 un accord de Développement et de Licence avec une des plus grandes sociétés du monde, AstraZeneca, pour le développement de certains de ses candidats médicaments qui délivrent de l'oxyde nitrique, dans les domaines de la douleur et des désordres inflammatoires rhumatoïdes. Elle se trouve en Phase II des tests de sa propre composition pour combattre l'incontinence urinaire et l'ostéoporose. Orchestream fait œuvre de pionnier dans le marché des logiciels de gestion en réseau des protocoles internet (IP). Ses produits sont conçus pour permettre à des fournisseurs de services (comme les sociétés de télécommunications, les fournisseurs d'accès à Internet et autres opérateurs de réseaux publics) et à des sociétés importantes de mettre en place et de fournir rapidement et en toute fiabilité des services sur des réseaux IP. Les applications avancées qu'offrent les logiciels d'Orchestream sont conçues pour supporter de nouvelles applications et de nouveaux services en émergence comme les réseaux virtuels privés IP, la performance garantie des applications clés, dans les affaires, ainsi que les conférences vidéo et les applications vocales. Oxford Biomedica développe des produits basés sur les nouvelles technologies de fourniture de gènes rétroviraux. Oxford BioMedica détient un portefeuille d'applications brevetées qui couvrent un certain nombre de technologies et de candidats produits contre le cancer, le sida, la fibrose des kystes et les maladies neuro-dégénérescentes. Oxford Biomedica a l'intention de mettre des candidats produits sélectionnés en phase I/II d'essais cliniques, au travers d'alliances institutionnelles. Oxford Glycosciences est un leader dans le domaine en émergence de la protéomique, l'étude approfondie des bio-molécules appelées protéines. La société a intégré avec succès la protéomique et les génomique pour créer une plate-forme novatrice de découvertes de produits pharmaceutiques qui permet un débit élevé, une séparation systématique, une identification et une caractérisation des protéines. L'objectif est d'utiliser cette plate-forme pour permettre le développement d'une nouvelle génération de produits d'avant-garde : ❏ en construisant un pipeline de leurs propres médicaments et produits de diagnostic à base de petites molécules et d'anticorps, basé sur un portefeuille d'applications brevetées relatives à des protéines associées à une maladie, ou en vue de leur utilisation ❏ en fournissant des services et des données protéomiques aux industries des produits pharmaceutiques et des sciences de la vie. Plasmon produit des systèmes de stockage optique de haut niveau pour des dépôts d'archives et des bibliothèques. La société offre trois niveaux: 12 pouces, 5,25 pouces et des systèmes fondés sur le DVD. Elle est en phase de lancement d'un système basé sur les bandes magnétiques. Selon IDC, ce marché s'accroît de quelque 25% par an, mais les revenus de la société ont été stationnaires (hors acquisitions) au cours des 18 derniers mois. La raison en est qu'elle a connu des problèmes de chaîne de fourniture, ce qui a postposé le lancement de nouveaux produits. Plasmon a l'intention de développer la génération suivante (UDO) du système 5,25 pouces (avec une capacité accrue de 9 à 40 Go), à concurrence d'un investissement de 20 mio USD. Quest for Growth 2000-2001 33 PSI développe des solutions logicielles complètes dans le domaine de la gestion des ressources. Dans le secteur énergétique récemment dérégulé, PSI domine la marché du développement de logiciels pour les systèmes de gestion énergétique. Les systèmes de l'entreprise contrôlent et surveillent la production, le transport et la distribution d'énergie (électricité, pétrole et gaz). En tant que leader du marché allemand, PSI fournit des solutions logistiques aux industries métallurgique, chimique et de l'imprimerie. Ses services recouvrent tout le processus allant du contrôle de la production aux systèmes d'entreposage et de transport. Pour les petites et moyennes entreprises industrielles, PSI a développé le logiciel ERP PSIPENTA qui se distingue par un technologie innovatrice et une architecture orientée objets. Ces aspects permettent aux utilisateurs d'adopter rapidement le produit et d'implémenter les processus de changement sans gêner leur travail de manière significative. Qiagen est une société basée en Allemagne qui fournit des outils au marché de la recherche. Qiagen est devenue leader du marché de la fourniture de produits de consommation et d'instruments pour la purification des gènes, une étape essentielle dans toute la recherche sur la biologie moléculaire et la génomique. Ses ventes dans ce domaine ont dépassé en 2000 les 180 millions USD, par comparaison avec moins de 25 millions USD pour l'ensemble de ses concurrents. La raison en est que Qiagen a fait connaître sa marque et a fait valoir sa capacité à résister à la banalisation de ses produits grâce à leur spécificité élevée. Par ailleurs, en vue de tirer parti du marché des analyses génétiques, Qiagen s'est également positionnée dans le marché des analyses polymorphiques à grand débit et a conclu un accord de collaboration avec Becton Dickinson en vue de développer des produits de consommation pour la collecte d'échantillons dans l'analyse génétique. SCM Microsystems est un fournisseur important dans l'univers des cartes intelligentes ainsi que dans d'autres appareils et systèmes de sécurité et d'accès conditionnels basés sur des jetons. La société a fait œuvre de pionnier en matière de sécurité, de connectivité et de technologie d'interfaces de cartes intelligentes. Au cours des années, elle s'est construit une propriété intellectuelle considérable dans ce domaine. La technologie SCM établit une passerelle entre les cartes intelligentes et les autres jetons, sur la base de diverses plates-formes (TV numérique et boîtes set-top, PC et réseaux informatiques, ainsi que des caméras numériques et des lecteurs de musique). Les circuits intégrés à la silicone propres à SCM (IC), leurs logiciels et leurs machines sont équipés d'une technologie clé en matière d'autorisations, en vue d'un accès conditionnel facile, rapide et sûr à des multimédias numériques, des missions d'information critiques et sensibles, des programmes pay-per-view, de l'e-commerce et du home banking. Pour établir une analogie, les lecteurs de cartes intelligentes SCM sont les "serrures" qui s'ouvrent à l'aide d'un certain nombre de "clés", ouvrant ainsi diverses "portes". La société vend des produits sur mesure à des équipementiers dans quatre marchés principaux, en plein développement: la télévision numérique, l'accès à la bande large, la sécurité dans les réseaux de PC et le transfert numérique de médias (les lecteurs de médias numériques qui expédient et transfèrent des informations entre un PC et des accessoires numériques, comme les appareils photos et les lecteurs de musique numériques). Shire Pharmaceuticals. La fusion de BioChem Pharma et Shire Pharmaceuticals a donné lieu à une entreprise de niveau supérieur, spécialisée dans le domaine pharmaceutique, qui combine les synergies entre les deux sociétés. BioChem Pharma se centre sur les antiviraux, les anti-cancer, le contrôle de la douleur et les anti-thrombose. Le produit leader de BioChem, 3TC (lamivudine), une thérapie de combinaison, est devenu le traitement standard contre l'infection HIV et le sida. Shire, par contre, est spécialisée dans la lutte contre l'ostéoporose, la maladie d'Alzheimer, le trouble d'hyperactivité avec déficit d'attention (THADA) et l'épilepsie. La fusion met en présence les compétences complémentaires des deux sociétés. BioChem Pharma fournit des projets à un stade précoce qui permettent de développer le pipeline de projets en stade avancé de Shire. En outre, Shire dispose d'une importante infrastructure de ventes qui permet aux projets de BioChem Pharma qui en sont à un stade suffisamment avancé, de se faire une place sur le marché. Software AG est le plus grand vendeur européen indépendant de logiciels de systèmes, avec une base installée de plus de 5.000 clients répartis dans le monde entier. Depuis 1996, la société a centré ses efforts de recherche et de développement sur une série de produits e-business basés sur XML. XML est rapidement en train de marquer des points en tant que langage commun pour la communication de données et les traitements en e-business. Le produit de la société – Tamino – est une technologie toute neuve qui permet un stockage, une gestion et un traitement efficaces des données e-business. Tamino est une des deux seules bases de données basées sur XML qui soient disponibles au plan commercial. Software Innovation est le premier concepteur de logiciels CRM, de solutions front-office et de solutions e-business sur mesure de Scandinavie. Ses domaines d'activité recouvrent les applications de Customer Relationship, de gestion de documents et de Business Intelligence. Les solutions d'e-business concernent de grands projets de développement de solutions Front Office et portails, soit basées sur des logiciels existants, soit élaborées de toute pièce. Software Innovation fournit des projets et consultance et des applications à de grandes et moyennes entreprises. La taille des projets augmente, ce qui s'accompagne d'un flux croissant de revenus secondaires sous forme de services et d'entretien, ainsi que projets de consultance supplémentaires. 34 Quest for Growth 2000-2001 STMicroelectronics est née en 1987 de la fusion de la firme italienne SGS-Microelectronic et de la française Thomson Semi-Conducteurs. La société occupe plus de 38.000 collaborateurs dans le monde entier, notamment dans ses 12 centres R&D et dans ses 18 sites de fabrication. En 2000, avec des revenus de 7,8 milliards USD, la société représentait quelque 4% du marché mondial des semi-conducteurs, avec des positions de tête dans les marchés des signaux analogiques/mixtes et de la mémoire non volatile. Tanox est centrée sur le développement d'anticorps monoclonaux dans les univers de l'immunologie, des maladies infectieuses et du cancer. Le produit clé de la société est le Xolair, un anticorps anti-IgE pour le traitement de l'asthme allergique modéré à grave et des rhinites allergiques. Après le premier trimestre, le 10 juillet, les partenaires de Tanox, Genetech et Novartis, ont annoncé que la FDA requérait des analyses complémentaires pré-cliniques et cliniques des données, ainsi qu'une information pharmacocinétique. Les sociétés pensent qu'elles pourront fournir certaines des informations exigées, au départ des tests effectués et en cours. Il n'empêche que des essais complémentaires sur des sous-groupes spécifiques peuvent s'avérer nécessaires. Du fait de l'exigence des données supplémentaires, la FDA ne donnera pas son feu vert à Xolair au cours des trimestres 4/2001 et 1/2002. Novartis et Genetech estiment qu'elles resoumettront le produit entre la fin de 2002 et le début de 2003. La planification précise sera fonction du déroulement des discussions avec la FDA. Après la seconde soumission, la FDA dispose d'un délai pouvant atteindre six mois pour analyser les nouvelles données et prendre sa décision. Ce qui revient à dire que le lancement de Xolair sera considérablement retardé (peut-être de deux ans). Thiel Logistik est un fournisseur de service intégral dans le secteur logistique Il occupe une bonne position sur le marché dans les segments en croissance et à marge élevée de la logistique des soins de santé, des solutions IT et des services à valeur ajoutée. Ses départements en forte croissance que sont ValueAdded Services, IT Solutions et HealthCare Logistics représentent déjà 45% du chiffre d'affaires du groupe et génèrent quelque 65% de ses revenus opérationnels. Avec ces divisions, Thiel s'est positionnée comme l'une des principales entreprises de consultance logistique dans ce segment riche en processus du marché logistique. Cet aspect lui assure non seulement un taux de croissance supérieur, mais aussi des returns nettement meilleurs que si elle était active dans la sous-traitance des services d'entreposage et de transport traditionnelle. En outre, la société dispose d'un niveau élevé de compétence IT et, en plus de son propre logiciel de gestion de la chaîne logistique, elle peut fournir plus de 150 consultants et développeurs de logiciels pour la conception et l'implémentation de projets pour le compte de ses clients. United Pan-Europe Communications (UPC) est le plus grand câblo-opérateur d'Europe, avec 10,8 millions de logements reliés par bande large et près de 7,5 millions de connexions. La société est active dans 17 pays d'Europe et en Israël. Le groupe est sur le point de terminer la mise à niveau de ses systèmes en Europe occidentale, ce qui lui permettra de fournir aux ménages qui bénéficieront de ce progrès, la téléphonie résidentielle, des données à grande vitesse et des services de TV par câble. En outre, le groupe est propriétaire d'une affaire de programmation en pleine expansion, le plus grand service de fourniture de bande large en dehors de l'Amérique du Nord, ainsi que d'un CLEC opérationnel en Europe, en Asie et en Amérique. UPC est contrôlé par sa société parente, UGC. Chello est une filiale consolidée de United PanEurope Communications SA (UPC). Chello, une société de pointe en bande large Internet, est commercialement active dans dix pays et a son siège à Amsterdam. Chello offre un service de câble et d'autres opérateurs de réseau à bande large, et est impliquée dans la fourniture de la génération suivante d'accès ultra rapide à Internet et au contenu de la bande large. Le 31 mars 2001, la bande large de Chello comptait 400.000 souscripteurs. Vernalis ((auparavant Vanguard Medica) est une société bio-pharmaceutique virtuellement intégrée qui prend des licences sur des compositions pré-cliniques en phase ultime dans des laboratoires de recherche ou sur des compositions considérées comme extérieures au portefeuille des grands laboratoires. La société assure les recherches et le développement cliniques avant de vendre la licence du produit à des laboratoires pharmaceutiques. A l'exception de sa composante principale - Miguard - la plus grande partie du portefeuille de produits en est à un stade très précoce. En décembre 1999, Vanguard Medica a annoncé l'acquisition d'une société CNS (système nerveux central) de haut niveau - Cerebrus Pharmaceuticals - et a modifié son nom en Vernalis. Cerebrus a conclu un accord lui permettant de céder à F. Hoffmann-La Roche Ltd la licence de son programme basé sur son récepteur sérotonin pour le traitement de l'obésité et des problèmes qu'elle engendre. Vmetro fournit des produits de niveau supérieur pour des systèmes en temps réel à commande intégrée et performances élevées. Ses produits sont basés sur des architectures ouvertes. La société offre deux catégories distinctes de produits. (1) Avec la famille de produits MIDAS (Modular Intelligent Data Acquisition Systems), Vmetro offre des interfaces uniques et capteurs I/O et des solutions d'enregistrement Disk Array pour des systèmes de radars/sonars/images/intelligence. (2) Les Bus Analysers de Vmetro offrent des capacités uniques de test et d'élimination des virus pour l'intégration et la fabrication de systèmes. Les principaux clients de Vmetro sont les intégrateurs de systèmes et les OEM dans des sociétés de pointe liées au segment des industries aérospatiale et des télécommunications, ainsi qu'auprès de fabricants de diagnostics médicaux et d'équipements sismiques. Quest for Growth 2000-2001 35 ÉTATS FINANCIERS 1. Bilan 2001 30 juin € 2000 30 juin € 87.027.380 77.021.126 774.406 86.252.974 27.734 76.993.393 25.288.655 56.437.940 Actif Actifs immobilisés Frais d'établissement Actifs financiers Actifs circulants Créances à un an au plus Dépôts à terme Valeurs disponibles Comptes de régularisation 24.187 22.877.692 911.129 1.499.834 47.815.229 1.488.598 7.109.927 2001 30 juin € 2000 30 juin € 109.733.451 79.159.027 117.227.567 (7.494.116) 67.129.567 12.029.460 2.582.585 54.300.040 128.795 0 6.079 0 122.716 44.487.904 0 6.639 0 44.481.265 2.453.790 9.812.135 Passif Capital et réserves Capital souscrit Bénéfice reporté / Perte reportée Dettes Dettes à un an au plus Dettes financiers Dettes commerciales Impôts Autres dettes Comptes de régularisation Total de l'actif 112.316.035 133.459.066 Total du passif 112.316.035 133.459.066 2. Compte de résultats 2001 30 juin € 2000 30 juin € Produits et charges opérationnels Marge opérationnelle brute Réductions de valeur et autres amortissements Autres charges opérationnelles (18.206.833) (118.110) (2.572.382) 60.462.882 (4.407) (1.605.142) Bénéfice opérationnel / Perte opérationnelle (20.897.325) 58.853.333 2.629.872 (1.256.123) 1.217.971 (3.645.226) (19.523.576) 56.426.078 0 0 (19.523.576) 56.426.078 Produits financiers Charges financières Bénéfice courant avant impôts Impôts sur le résultat Bénéfice / Perte d'exercice 36 Quest for Growth 2000-2001 3. Positions hors bilan 3.1. Engagements Kiwi 1 Ventura – Serviços S.A. Schroder Ventures International Life Sciences Fund II NetFund Europe Ventech Capital 2 Engagement 0 720.000 350.000 1.400.000 Devise € $ € € Engagement en € 0 849.057 350.000 1.400.000 3.2. Options sur devises Long Type Devise Prix d'exercice Échéance Achat Vente call € 0,6150 19/09/2001 26.000.000 € 15.990.000 £ 3.3. Options OTC Long Short Type put call Valeur sous-jacente STMicroelectronics STMicroelectronics Nombre 40.000 40.000 Prix d'exercice 29.44 € 44.822 € Échéance 18/09/2001 18/09/2001 4. Événements survenus après la clôture du bilan Earthport.com La cotation d'Earthport.com a été suspendue au Alternative Investment Market lors de la révision de la position financière de l'entreprise. Quest va ramener à zéro la valeur de sa participation jusqu'à la reprise de la cotation. Mamut ASA En juillet, Mamut ASA a émis un certain nombre de "Treasury shares" au prix de 6,5 NOK l'une, soit la moitié du prix que Quest for Growth a payé son investissement initial. Nous avons réduit la valeur de ce poste de 50% comme prescrit par les règles de valorisation dictées par l'AR relatif à la Pricaf. EndPoints Avant la fin de l'exercice fiscal, l'investissement dans EndPoints a été réduite de 50% suite à l'annonce d'un tour de financement. Après la clôture de l'exercice fiscal, le prix du nouveau tour de financement a été fixé à 10% du coût d'investissement initial. Par conséquent, nous avons réduit notre valorisation à 10% du coût d'investissement initial. Quest for Growth 2000-2001 37 5. Annexe aux comptes annuels 1. En octobre 2000, la société a accordé 1 warrant gratuit (au prix d’exercice de 18,5 euros par action) à chaque action existante. Tous ces warrants ont été exercés. Le 17 novembre 2001, le capital de la société a ainsi augmenté de 50.098.000 euros (2.708.000 nouvelles actions) à 117.227.567 euros. 2. Le coût de l'augmentation de capital (824.934 euros) est amorti sur 5 ans à dater de l'augmentation de capital. 3. La conversion de devises étrangères en euro a été effectuée dans le bilan aux taux suivants: 1 EUR = 0,8480 USD = 0,6031 GBP = 7,8865 NOK = 7,4444 DKK 4. Au cours de l'exercice, Kiwi 1 Ventura Serviços a entièrement réalisé son investissement dans Tiscali. Cette opération a permis à Kiwi de rembourser à Quest for Growth une autre tranche de 784.440 euros du capital initialement investi. La société a également payé 1.968.272 euros de plus-values réalisées sur cette transaction. Le capital résiduel de 214.331 euros a été évalué à 2.761.237 euros sur la base des états financiers de la société au 31 mars 2001. 5. ARC International est entrée à la Bourse de Londres le 20 septembre 2000. Au moment de cette introduction en Bourse, Quest for Growth détenait 888.880 parts de la société. Après l'introduction, Quest a acquis 950.000 parts supplémentaires. L'investissement initial a fait l'objet d'une période de lock-up de 6 mois à dater de l'introduction. Les parts sont évalués dans les comptes à leur valeur de marché. 6. Crucell – anciennement Introgene – a été introduite à la fois au Nasdaq et à la Bourse d'Euronext le 27 octobre 2000. Au moment de cette introduction en Bourse, Quest for Growth détenait 562.500 parts de la société. Après l'introduction, Quest a acquis 112.690 parts supplémentaires. L'investissement initial a fait l'objet d'une période de lock-up de 6 mois à dater de l'introduction. Les parts sont évalués dans les comptes à leur valeur de marché. 7. Danionics a été introduite à la Bourse de Copenhague le 29 janvier 2001. Dans le cadre de cette introduction en Bourse, Quest a vendu 29.731 parts. Au 30 juin, Quest for Growth détenait 131.111 parts qui faisaient l'objet d'une période de lock-up d'un an à dater de l'introduction. Conformément aux règles d'évaluation, l'investissement dans Danionics est désormais évalué au prix du marché moins une décote de 25 % en raison du lock-up. 8. La valeur de l'investissement dans Nasdaq Europe – de anciennement Easdaq – a été ramenée à 40 euros par action lorsque le Nasdaq a repris la société. En juin, la société a été réévaluée à 208 euros par action suite à un nouveau tour de financement effectué à cette valeur. 9. L'évaluation de l'investissement dans Angiosonics a été ramenée de 0,32 à 0,12 USD par action, la performance de l'entreprise étant restée en deçà des objectifs. 10. Phytera a collecté de nouveaux capitaux par l'émission d'obligations convertibles à l'intention des actionnaires existants. Le taux de conversion a été fixé à 2,16 USD par action. Quest a pris part à l'opération pour un montant de 250.000 USD. Conformément aux règles d'évaluation, Quest a réévalué son investissement original de 0,32 à 2,16 USD par action. 11. L'évaluation de Schroders International Life Sciences Fund II a été réduite de 8,7 % (82.314 USD) sur la base des états financiers de la société au 31 décembre 2000. Au second semestre de l'exercice fiscal, un montant supplémentaire de 160.000 USD a été déduit. 12. L'évaluation de Netfund Europe a été réduite de 11,6 % (63.409 euros) sur la base du rapport annuel de la société au 31 décembre 2000. 13. Les options cotées sur un marché officiel (options Nasdaq 100) sont évaluées au prix du marché et aucune provision ne doit être constituée pour ces contrats. 14. Pour certaines transactions, Quest for Growth a procédé par l’intermédiaire de la Banque Artesia, un partenaire stratégique de la société. Comme précisé dans le rapport des administrateurs indépendants, ces transactions ont été effectuées aux conditions du marché. 38 Quest for Growth 2000-2001 15. Artesia Banking Corporation agit au titre de banque dépositaire de Quest for Growth. La structure des coûts se présente comme suit : Nature de l'actif Valeurs cotées : Valeurs non cotées: Placements de trésorerie et liquidités : Commission Clearing fee par transaction 0,07 % par an 0,01 % par an 37,1840 euros Non applicable 0,01 % par an Non applicable Les commissions mentionnées ci-dessus sont dues à la fin de chaque trimestre. Les clearing fees sont dus à la date de liquidation. Aucune autre indemnité n'est due pour l'activité de banque dépositaire. La commission versée à la Banque Artesia s'élève à 43.871 euros pour l'exercice. 16. Quest Management SA a perçu une commission de gestion de 2 % (pro rata temporis) du capital souscrit. Pour l'exercice écoulé, clôturé au 30 juin 2001, un montant total de1.960.796 euros lui a été payé. 17. Rémunération des sociétés qui présentent des liens des collaboration avec le commissaire: KPMG Tax Advisors : 23.199,13 € 18. Dettes à un an au plus : Dettes commerciales : Autres montants dus : 6.079 € 122.716 € 19. Charges reportées et produits acquis : Agents de change : Charges reportées : Produits acquis : 950.215 € 44.079 € 505.540 € 20. Charges à imputer et produits à reporter : Agents de change : Charges à imputer : 2.315.930 € 137.860 € 21. État des immobilisations (portefeuille d'investissements en €) : Valeur d'acquisition A la fin de l'exercice précédent Mutations en cours d'exercice Acquisitions, y compris d'immobilisations Cessions En fin d'exercice Plus-values A la fin de l'exercice précédent Enregistrées En fin d'exercice Amortissements et réductions de valeur A la fin de l'exercice précédent Enregistrées En fin d'exercice Valeur comptable nette en fin d'exercice 65.229.795 40.776.064 (22.607.411) 83.398.448 20.809.073 0 20.809.073 9.045.476 8.909.071 17.954.547 86.252.974 22. Actionnaires détenant 5% ou plus du capital souscrit : Artesia Banking Corporation SA - WTC1 - Bld Roi Albert II 30 Bte 2 1000 Bruxelles, Belgique 431.911 parts, soit 7,97 % Quest for Growth 2000-2001 39 6. Règles d’évaluation Les investissements sont évalués conformément aux arrêtés royaux du 8 octobre 1976 et du 8 mars 1994. Ils sont traités comme des placements collectifs avec droits de participation variables, en vertu de l'arrêté royal du 18 avril 1997 relatif aux organismes de placement investissant dans des sociétés non cotées et dans des sociétés en croissance. Selon ces arrêtés, les placements en instruments financiers qui ne sont pas cotés sur un marché réglementé sont évalués initialement au prix coûtant. 1. Investissements dans des sociétés immatures qui ne sont pas négociées sur un marché réglementé : Pas d'application. 2. Investissements dans des sociétés matures qui ne sont pas négociées sur un marché réglementé : a) Les investissements sont évalués au prix coûtant b) L'investissement est réévalué si suffisamment d'indications objectives sont disponibles, comme (énumération non exhaustive) : ● une transaction significative d'un tiers à une nouvelle valeur; ● un changement notable dans les actifs nets; ● des tendances bénéficiaires indiquant un changement de valeur. c) La valeur sera réduite dans les situations suivantes (énumération non exhaustive) : ● des résultats nettement moins favorables que prévu indiquent une dépréciation permanente; ● un financement supplémentaire est nécessaire pour éviter la liquidation, le concordat ou la faillite; ● une transaction significative d'un tiers a été conclue à une nouvelle valeur. 3. Pour les instruments financiers cotés sur un marché réglementé : a) Instruments négociés sur un marché réglementé et liquide : le cours de clôture. b) Si ces instruments ne sont pas négociés sur un marché réglementé ou liquide et si, d'après le Conseil d'Administration, le cours de clôture ne reflète pas fidèlement le marché et qu'une autre valeur est justifiée, cette dernière sera utilisée. Le Conseil exposera les raisons pour lesquelles il a sélectionné les valeurs. 40 Quest for Growth 2000-2001 c) Les investissements dans d'autres devises sont convertis en euro aux taux de change de référence de l'euro communiqués chaque jour par la Banque centrale européenne. d) Les contrats d'option sur titre sont évalués conformément aux règles établies par la Commission des Normes Comptables.: ● Les primes des options sont immédiatement reprises dans le résultat de la période en cours. ● Le risque d'option est couvert par une provision qui reflète la valeur de l'option (la prime de l'option) à la fin de la période de rapport. ● Les contrats d'option sont repris hors bilan. ● Les frais supplémentaires de contrats d'option sont immédiatement déduits du résultat de la période en cours. ● Cependant, une fois que le contrat est exécuté, la prime d'un contrat d'option est enregistrée comme faisant partie du prix d'achat ou de vente des actions sousjacentes. e) Conformément à l'article 7 § 2 de l'arrêté royal du 18 mars 1994, les actions et autres instruments financiers sont enregistrés au prix d'achat. Les frais supplémentaires sont déduits immédiatement du résultat. Les ventes d'actions et d'autres instruments financiers sont enregistrées à leur prix de vente. Les frais supplémentaires sont également déduits immédiatement du résultat. f) Des provisions sont constituées pour les instruments financiers faisant partie d'une "clause de lock-up". 4. Les frais d'établissement sont activés et amortis en 5 ans. 5. La valeur d'acquisition des actifs est déterminée par la méthode des prix moyens pondérés. 41 Quest for Growth 2000-2001 41 RAPPORT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION Mesdames, Messieurs, Conformément à la loi et aux statuts de la Société, nous avons l'honneur de vous faire rapport des activités de Quest for Growth S.A. et de vous présenter, pour approbation, les comptes annuels clôturés au 30 juin 2001. Comptes annuels Pour l'exercice comptable clôturé au 30 juin 2001, la Société a enregistré une perte nette de 19.523.576 euros (2000: un bénéfice de 56.426.078 euros), soit 3,60 euros par action (2000: un bénéfice de 20,83 euros par action). Le résultat d'exploitation brut comprend une perte nette réalisée de 5.341.833 euros ainsi Activités qu'une perte nette non réalisée de 15.555.492 euros. Au 30 juin Quest for Growth S.A. a été créée en juin 1998 en vue de per- 2001, le total du bilan s'élevait à 112.316.035 (2000: mettre aux investisseurs privés et institutionnels d'accéder à une 133.459.066 euros) et la valeur nette d'inventaire par action se gamme d'opportunités de placement portant sur des entreprises montait à 20,26 euros (2000: 45,63 euros). de croissance technologiques européennes. La Société investit dans des entreprises de croissance cotées, participe dans des Développements récents placements privés de sociétés potentiellement cotées et est un Après la clôture de l'exercice comptable, la valeur des participapartenaire limité dans certains fonds de capital-risque. La ges- tions non cotées Mamut et EndPoints a dû faire l'objet d'une tion journalière des investissements de Quest for Growth S.A. est réduction de 50% et 80% respectivement pour refléter le prix de confiée à Quest Management S.A., une société spécialisée dans nouveaux tours de financement annoncés après la fin de l'anla gestion de portefeuilles d'entreprises de croissance technolo- née. Dans le cas d'EndPoints, cette adaptation a été postérieure giques émergentes. à la réduction de valeur de 50% à laquelle la société a procédé à l'annonce du financement, mais antérieure au moment où le La structure de l'arrêté Pricaf permet aux actionnaires de Quest prix en était connu. Une demande de nouveaux tests du compofor Growth de bénéficier d'un traitement fiscal transparent de sant anti-asthmatique E25 de Tanox par la Food and Drugs leurs investissements et assure les normes de qualité les plus Administration (FDA) américaine retardera sans doute de 18 élevées en termes de transparence et de corporate governance. mois l'approbation définitive de ce produit. Le Conseil d'Administration a confié la gestion des investissements dans des sociétés cotées à Quest Management S.A. Les Les Administrateurs n'ont pas connaissance d'autres faits, posinvestissements non cotés sont réalisés sur proposition de Quest térieurs à la clôture de l'exercice comptable, qui pourraient Management S.A. après approbation par un Comité influencer significativement le développement de la société. d'Investissement comprenant cinq membres du Conseil Administration de Quest for Growth. Quest Management fait Eu égard aux objectifs de la société, aucune activité n'est prévue chaque mois rapport de ses activités et performances en matiè- ou en cours dans le domaine de la recherche et du développement. re d'investissements au Conseil Administration de la Société. Les sociétés cotées sont jugées sur leur potentiel de croissance à long terme, la qualité de la gestion et le maintien de leur position concurrentielle. Les participations dans ces sociétés sont étoffées ou allégées sur la base de l'évaluation de la valeur boursière effectuée par Quest Management S.A. Dans le choix des actions, nous avons veillé à assurer la diversité tant sectorielle que géographique du portefeuille. Les investissements dans les entreprises non cotées sont basés sur des critères similaires à ceux adoptés pour les sociétés cotées. En outre, ces sociétés doivent présenter une chance raisonnable d'obtenir une introduction sur un marché boursier dans les 18 mois de la prise de participation par Quest for Growth. En pratique, certaines entreprises feront plus rapidement leur entrée en Bourse, tandis que d'autres mettront inévitablement plus de temps que prévu. Affectation du résultat Le Conseil d'Administration propose à l'Assemblée Générale Annuelle des Actionnaires de reporter la perte nette de 7.494.116 euros à l'exercice comptable suivant. Compte tenu de ce résultat négatif, le conseil n'est pas en mesure de proposer la distribution d'un dividende pour cet exercice. Décharge Nous vous prions, par vote séparé, de donner décharge aux Administrateurs et au Commissaire-réviseur pour l'exécution de leur mandat pour l'exercice écoulé. Louvain, le 23 juillet 2001 Le Conseil d'Administration de Quest for Growth S.A. Les détails des investissements effectués par le fonds figurent dans la partie Rapport d'investissement du présent rapport annuel. 42 Quest for Growth 2000-2001 RAPPORT DES ADMINISTRATEURS INDÉPENDANTS RAPPORT DES ADMINISTRATEURS INDÉPENDANTS SUR LES RÉSULTATS DE L'EXERCICE FINANCIER CLÔTURÉ LE 30 JUIN 2001. Chers Actionnaires, Conformément aux dispositions légales – en particulier l'article 25 § 1 de l'arrêté royal du 18 avril 1997 sur les Pricaf – et aux dispositions statutaires, en particulier l'article 23 § 2, nous avons l'honneur de vous faire rapport sur l'exécution de la mission de contrôle qui nous a été confiée. 43 Les dispositions susmentionnées prévoient que les soussignés soumettent la gestion journalière de Quest for Growth à un contrôle. Notre contrôle porte en particulier sur les transactions effectuées par la société, par lequel une des personnes, mentionnées à l'article 25 § 1 de l'arrêté royal précité, se porte directement ou indirectement contrepartie ou obtient un quelconque avantage de nature patrimoniale à l'occasion de l'opération. Notre contrôle portait sur toutes les propositions d'investissement approuvées par le Conseil d'Administration au cours de l'exercice écoulé. Nous avons confirmé que les personnes impliquées dans Quest for Growth comme contrepartie ou bénéficiant d'un quelconque avantage de nature patrimoniale n'ont pas pris part aux négociations ni au vote. En outre, nous avons vérifié le calcul de la rémunération de la banque dépositaire pour cet exercice comptable. Pour les transactions dans des actions cotées, nous avons vérifié toutes les transactions d'un certain nombre de jours de Bourse choisis au hasard. Notre contrôle n'a pas révélé de transactions non conformes au marché. A notre avis, il n'y a pas de remarque à formuler sur la manière dont la gestion journalière de la société a été menée. Nous avons vérifié que la société et toutes les personnes impliquées ont toujours agi correctement, dans des situations où des intérêts contradictoires pouvaient apparaître, conformément aux dispositions légales et statutaires ainsi qu'au code éthique que ces personnes se sont imposé. Les transactions et les décisions ont été prises et exécutées au profit de la société et conformément à sa politique d'investissement. Louvain, le 20 juillet 2001 Koen Debackere Administrateur indépendant Rudi Mariën Administrateur indépendant Quest for Growth 2000-2001 43 RAPPORT DU COMMISSAIRE Traduction libre A notre avis, compte tenu des dispositions légales et réglementaires qui les régissent, les comptes annuels clôturés au Rapport du Commissaire sur les comptes annuels présen- 30 juin 2001 donnent une image fidèle du patrimoine, de la tés à l'Assemblée Générale des actionnaires de la Pricaf situation financière et des résultats de la société et les inforQuest for Growth mations données dans l’annexe sont adéquates. Comptes annuels arrêtés au 30 juin 2001 Attestations complémentaires Conformément aux dispositions légales et statutaires, nous avons l'honneur de vous faire rapport sur le résultat de la mission de contrôle qui nous a été confiée. Nous avons procédé à la révision des comptes annuels pour l’exercice se clôturant le 30 juin 2001, dont le total du bilan s’élève à EURO 112.316 (000) et dont le compte de résultats se solde par une perte de l’exercice de EURO 19.524 (000). Ces comptes annuels ont été établis sous la responsabilité du conseil d’administration de la société. Nous avons également procédé aux vérifications spécifiques complémentaires requises par la loi. Conformément aux normes de contrôle, nous fournissons les attestations complémentaires suivantes. Celles-ci ne sont pas de nature à modifier la portée de l’attestation des comptes annuels. ❒ Le rapport de gestion contient les informations requises par la loi et concorde avec les comptes annuels. ❒ L'affectation des résultats qui vous est proposée est conforme à la loi et aux statuts. ❒ Nous n'avons eu connaissance d'aucune opération ou décision qui constituerait une infraction à la loi sur les sociétés ou aux statuts. ❒ Sans préjudice d’aspects formels d’importance mineure, Attestation sans réserve des comptes annuels la comptabilité est tenue et les comptes annuels sont établis conformément aux dispositions légales et régleNos contrôles ont été réalisés en conformité avec les normes mentaires applicables en Belgique. de l'Institut des Reviseurs d'Entreprises. Ces normes professionnelles requièrent que notre révision soit organisée et exécutée de manière à obtenir une assurance raisonnable Louvain, le 1er septembre 2001 que les comptes annuels ne comportent pas d’inexactitudes significatives compte tenu des dispositions légales et réglementaires applicables aux comptes annuels en Belgique. Klynveld Peat Marwick Goerdeler Conformément à ces normes, nous avons tenu compte de Reviseurs d'Entreprises, l'organisation de la société en matière administrative et Commissaire comptable ainsi que de ses dispositifs de contrôle interne. Nous avons obtenu des responsables de la société les explireprésentée par cations et informations requises pour l’exécution de nos Erik Clinck contrôles. Nous avons examiné par sondages la justification Reviseur agréé des montants figurant dans les comptes annuels. Nous avons évalué le bien-fondé des règles d’évaluation et des estimations comptables significatives faites par la société ainsi que la présentation des comptes annuels dans leur ensemble. Nous estimons que ces travaux fournissent une base raisonnable à l’expression de notre opinion. 44 Quest for Growth 2000-2001 GLOSSAIRE Actifs autorisés L'arrêté Pricaf considère comme actifs autorisés ● les instruments financiers autorisés émis par des sociétés non cotées ● les instruments financiers autorisés émis par des sociétés en croissance ● les parts ou actions émises par d'autres organismes de placement collectif ou holdings poursuivant une politique de placement se rapprochant étroitement de celle de la pricaf. Actions de croissance Actions émises par des sociétés qui promettent de croître rapidement et de créer un return sain sur le placement des investisseurs. Les sociétés en croissance sont courantes dans les secteurs dont les actions ont tendance à se vendre à des multiples élevés des revenus de l'entreprise. Arrêté Pricaf L'arrêté royal du 18 avril 1997 relatif aux organismes de placement investissant dans des sociétés non cotées et dans des sociétés en croissance. Banque dépositaire ● assure la conservation de tous les actifs de la pricaf 45 ● est responsable du paiement des instruments financiers achetés ● assure la livraison des instruments financiers vendus et la réception des titres achetés ● veille au paiement du dividende et des intérêts sur les actifs du portefeuille. Capital-risque Argent investi dans une société et représentant un risque élevé pour l'investisseur, généralement dans des situations dans lesquelles la société n'est pas en mesure d'obtenir les fonds nécessaires par le biais des sources de crédit traditionnelles comme un prêt commercial d'une banque. Le capitalrisque peut être investi par l'achat de titres (actions), par l'octroi d'un prêt (créance) ou par la combinaison de ces deux formules. Les investisseurs en capital-risque exigent un return très élevé et n'investissent donc que dans des sociétés affichant un potentiel élevé de croissance rapide. Due diligence Enquête indépendante relative à une société, à son équipe de management et à ses chances de succès par un investisseur avant l'approbation du placement. Elle est toujours intensive et approfondie. Elle comporte habituellement des vérifications des projections faites dans le plan d'entreprise, des études sur les produits et le marché de la société, les matériaux, les contrats, les équipements, les biens immeubles détenus, les filiales, les procès, les assurances, les brevets et autres droits de propriété intellectuelle, les licences et permis et le statut fiscal. Instruments financiers autorisés les instruments financiers définis en tant que tels par l'arrêté Pricaf: ● les actions et les autres valeurs assimilables à des actions; ● les obligations et autres titres de créance; ● toutes autres valeurs négociables permettant d'acquérir par voie de souscription ou d'échange les instruments financiers visés ci-dessus; ● les options permettant d'acheter ou de vendre les instruments financiers visés ci-dessus, pour autant que les instruments financiers sous-jacents constituent un actif autorisé; ● les parts d'un organisme de placement collectif. ISD ou "Investment Services Directive"; directive européenne du 10 mai 1993 libéralisant les services de placement sur les marchés des instruments financiers. Cette directive introduit le passeport européen pour les organismes de placement. Quest for Growth 2000-2001 45 Joint-venture Désigne les projets entrepris conjointement par deux parties ou plus, chaque partie apportant des compétences et des ressources différentes et participant au résultat à concurrence de son apport. Elles comportent habituellement la participation active de toutes les parties. Elles peuvent être structurées comme des accords contractuels ou comme des partenariats spécialisés. Elles peuvent également prendre la forme de sociétés dont les actionnaires sont liés entre eux par des accords contractuels particuliers. Placement privé L'offre et la vente de titres n'impliquant pas une "offre publique". La définition d'"offre publique" varie d'un pays à l'autre. D'habitude, un placement privé implique que le titre sera placé auprès d'un nombre limité d'investisseurs essentiellement institutionnels. Pricaf Une sicaf de capital-risque cotée, réglementée par l'arrêté royal du 18 avril 1997 et destinée aux placements dans des sociétés en croissance et dans des titres non cotés. Produit net Il est défini par l'arrêté royal du 18 avril 1997 comme étant le bénéfice de l'exercice, à l'exclusion des réductions de valeur, des reprises de réductions de valeur et des plus-values non réalisées imputées au compte de résultats. Au moins 80% du produit net de la pricaf doit être distribué sous forme de dividendes. RDT Revenus Définitivement Taxés. Les actionnaires assujettis à l'impôt des sociétés belges bénéficient d'une exonération à concurrence de 95% des dividendes dans la mesure où : ● ils détiennent au moins 5% de la société qui paie le dividende; ou ● la valeur d'acquisition de la position représente au moins 50 millions BEF; ● la société qui paie le dividende s'est engagée dans ses statuts à distribuer au moins 90% de ses bénéfices distribuables. Sicaf Organisme de placement collectif constitué sous la forme d'une société d'investissement de type fermé ("closed-end"). Sociétés en croissance Sont définies par l'arrêté royal du 18 avril 1997 comme étant les sociétés dont les instruments financiers autorisés sont négociés sur un marché organisé par une Bourse de valeurs mobilières, sur un marché réglementé ou sur un autre marché de fonctionnement régulier, reconnu et ouvert au public, dans la mesure où ces marchés sont axés sur des sociétés qui débutent, de jeunes sociétés ou des sociétés en croissance; la Commission Bancaire et Financière publie la liste des marchés retenus comme tels. Au 30 juin 2001, ils comprenaient le NASDAQ Europe, l'Euro.NM, le NASDAQ et l'AIM. Sociétés non cotées Les sociétés dont les actions ne sont pas cotées ni négociées sur une Bourse officielle, un marché réglementé ou sur un autre marché organisé et reconnu. Statuts Règles régissant le fonctionnement d'une entreprise. Elles sont adoptées par le Conseil d'Administration de la société et réglementent des matières telles que l'élection des administrateurs, la taille du Conseil d'Administration ainsi que l'élection et la fonction de chaque membre du comité de direction de la société. Les statuts peuvent être normalement amendés par les administrateurs de la société et sont plus faciles à modifier que l'acte constitutif de la société, lequel ne peut être amendé que moyennant l'approbation des actionnaires. 46 Quest for Growth 2000-2001 INFORMATIONS GÉNÉRALES Conseil Administration : Dr. Jos B. Peeters, Président, Quest Management S.A., Administrateur délégué, représenté par Philip Fearnhead SPRL, Administrateur délégué de Quest Management S.A. Comte Diego du Monceau de Bergendal, Vice-président Philippe Haspeslagh SPRL, Administrateur, représenté par le Prof. Philippe Haspeslagh SPRL Joedheco S.A., Administrateur, représenté par M. Leo Claeys Patrick Millecam, Administrateur René Avonts, Administrateur Joseph McNay, Administrateur Rudi Mariën, Administrateur indépendant Prof. Koen Debackere, Administrateur indépendant John Boeckmann, Administrateur Gestionnaire des actifs : Quest Management S.A., Lei 19 Bte 2, B-3000 Louvain Commissaires réviseurs : Klynveld Peat Marwick Goerdeler Réviseurs d'Entreprises S.C. Civ., représenté par M. Erik Clinck, Av. du Bourget 40, B-1130 Bruxelles Banque dépositaire : ARTESIA BC, World Trade Center, 30, Bd. du Roi Albert II, B-1000 Bruxelles Constitution : Cotation officielle : Code valeur mobilière : le 9 juin 1998 le 23 septembre 1998 à Euronext Bruxelles ISIN : BE0003730448 Rapports : trimestriellement, le prochain rapport trimestriel sera publié en octobre 2001 Cours de l'action : Bloomberg : QFG BB Equity Reuters : QUFG.BR Telekurs : 950524 Valeur nette d'inventaire estimée : Publiée les premiers samedis du mois dans "L’Écho", "De Financieel Economische Tijd" et “Cash!” ainsi que sur le site web de Quest for Growth. 47 Quest for Growth 2000-2001 47 QUEST FOR GROWTH SA Pricaf de droit belge Lei 19, bte 3 B-3000 Louvain - Téléphone: (32) 16 28.41.28, Fax: (32) 16 28.41.29 Internet: http:// www.questforgrowth.com E-mail: [email protected]