fax 1013 NO - Satellifax

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fax 1013 NO - Satellifax
N° 4815 – Jeudi 13 octobre 2016
A la Une
p1
Delphine Ernotte Cunci : les « quatre
enjeux » de la fiction pour France Télévisions.
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Entreprises et marchés
p2
Fondation France Télévisions : le conseil
d'administration du groupe se penche
vendredi sur son avenir.
Mediaset : le groupe italien demande la mise
sous séquestre de 3,5 % du capital de Vivendi.
Vivendi : le groupe affirme qu'il n'envisage
pas d'OPA hostile sur Ubisoft.
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Institutionnel
p3
Budget 2017 : adoption en commission d'un
amendement instaurant une « taxe
YouTube » affectée au CNC.
France TV : avis favorable au projet de COM
de la commission des Affaires culturelles de
l'Assemblée.
Budget 2017 / Sofica : renforcement de la
réduction fiscale si plus d'audiovisuel, selon
un amendement.
Projet de loi Montagne : les députés
renforcent le volet numérique.
Autorité de la concurrence : Isabelle de
Silva confirmée à la présidence.
M.-Christine Saragosse : audition le 15 novembre à l'Assemblée sur le projet de COM de F2M.
p 01/13
UDA : Etienne Lecomte renouvelé à la
présidence.
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TV sur câble, sat, ADSL, mobiles p 6
TCM Cinéma : lancement d'un festival au
cinéma Les Fauvettes à Paris.
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Chaînes locales
p7
TNT / Toulouse : le CSA sélectionne le projet
« TVSud Toulouse ».
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Industrie des programmes
p7
Ushuaïa TV :Œil pour œil de Milena Mathèz-Loic,
lauréat de l'appel à projets du film scientifique.
BBC Worldwide : le documentaire Planète
Terre II, coproduit par FTV, vendu à la NHK et
à Mediaset.
Tandem / Save Ferris / Idris Elba :
production de la série Brazza.
International
p9
Chili / Loi Larrain : les droits d'auteur des
scénaristes et réalisateurs renforcés.
_______________________________________________________
Nominations, mouvements
p9
Banijay Group : directeur des opérations.
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Programmes
p9
Public Sénat : diffusion en direct du premier
débat de la primaire de la droite et du centre.
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Audiences
p9
TV5 Monde : 1re chaîne internationale en
pda sur les cadres et dirigeants en Afrique
francophone.
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Evénements
p 10
ARP : Michel Combes, Delphine Ernotte Cunci
et Maxime Saada aux Rencontres de Dijon.
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_______________________________________________________
Chaînes hertziennes historiques p 8
Au fil des tweets...
Revue de presse
Agenda
Delphine Ernotte Cunci / France 3 : « l'idéal
serait 13 chaînes régionales de plein
exercice ».
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Radio
p9
Plafond de concentration : le Sirti demande
un
« renforcement
des
radios
indépendantes ».
p 10
p 11
p 12
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Nota
p 13
Westworld
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A la Une
Delphine Ernotte Cunci : les « quatre enjeux » de la fiction pour France Télévisions
Delphine Ernotte Cunci a défini « quatre enjeux » autour de la fiction pour France Télévisions, lors de son audition au Sénat : la
comédie, les sujets sociétaux ou liés à l'Histoire, les formats adaptés aux nouveaux usages et l'exposition, avec la future offre SVOD.
Delphine Ernotte Cunci, pdg de France Télévisions, a
longuement parlé de la création, et notamment de la fiction,
genre dans lequel son entreprise représente « un outil
considérable » puisqu'elle finance 60 % de la production
française, lors de son audition par la commission de la
Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat, ce
mercredi, sur le projet de contrat d'objectifs et de moyens
(COM) 2016-2020.
Alors que le texte acte le rehaussement à 420 millions d'euros
(400 actuellement) de l'investissement plancher de l'entreprise
dans la création, en parallèle de l'obligation d'y investir 20 % de
son chiffre d'affaires, France Télévisions se doit d'être « fer de
lance dans l'innovation », de « construire [sa propre] offre », de
« faire différemment » et non de faire alliance avec les « acteurs
américains » comme d'autres diffuseurs le font, a expliqué
Delphine Ernotte Cunci en référence implicite à l'accord passé par
TF1 avec Netflix sur la série Marseille (Federation Entertainment).
« C'est un travail de longue haleine » avec un « chantier
essentiel » : « faire vivre notre identité culturelle, décrire la société
telle qu'elle est » avec « une fiction positive, populaire et de
qualité ». Cette « bataille du récit collectif, populaire, est
importante » et doit être menée « en partenariat avec les
auteurs et les producteurs », a-t-elle ajouté.
Travailler sur le genre de la comédie
Delphine Ernotte Cunci a défini « quatre enjeux » autour de
la fiction pour France Télévisions. L'entreprise doit tout d'abord
travailler sur la comédie, « genre extrêmement difficile ». « Il
faut être capable de parler de la France entière et pas seulement
de Sèvres », a-t-elle enchaîné, en référence à Fais pas ci, fais pas
ça (Elephant Story). L'objectif est donc de réussir à parler de
« mixité sociale, culturelle à l'antenne ».
France Télévisions doit également pouvoir aborder en fiction
des « sujets d'actualité » ou liés à l'Histoire, a-t-elle considéré.
Il faut « continuer dans [la] veine de Marion, 13 ans
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|N° 4815 – Jeudi 13 octobre 2016|p 02/13
pour toujours », téléfilm (EuropaCorp TV) sur le
harcèlement scolaire, diffusé le 27 septembre par France 3
(4,1 millions de téléspectateurs en audience non consolidée).
Parallèlement, du côté de l'Histoire, la société devra trouver le
« remplaçant » d'Un village français (Tetra Media Fiction,
Terego), qui s'achève avec cette 7e saison.
« La fiction très française n'est pas un obstacle à
l'exportation » de par son « authenticité », a jugé Delphine
Ernotte Cunci. A condition d'être « capable de traiter d'un sujet
universel, mais avec un point de vue français », a-t-elle ajouté,
citant l'exemple de la série politique danoise Borgen.
Améliorer l'exposition des œuvres avec le service SVOD
Le 3e enjeu que doit relever le groupe est de savoir
développer des fictions, des formats « adaptés au public qui
ne regarde plus la télévision traditionnelle, c'est-à-dire les
jeunes ». Et à « aller le chercher où il est, sur les réseaux sociaux,
les plates-formes numériques ».
Le dernier enjeu concerne l'exposition des œuvres. « Le
modèle [à la demande] aura une place importante demain. Il nous
faut épouser les usages, qui progressent fortement », a insisté
Delphine Ernotte Cunci. Pour elle, il est indispensable que le
service public possède une offre à la demande, qui ne soit « pas
que du rattrapage, mais indépendante des écrans », donnant
« accès aux œuvres financées, portées par le service public ».
Alors que certains parlementaires se sont « émus » de la
perspective de voir un groupe public lancer une offre par
abonnement – émotion que Delphine Ernotte Cunci a dit
comprendre –, la présidente de France Télévisions a assuré qu'il
n'était « pas question de rendre payant ce qui est gratuit
aujourd'hui ». La plate-forme SVOD que la société annonce pour
mars 2017 s'inscrit « dans le prolongement » des offres de
rattrapage et de VOD existantes et a vocation à accueillir
« l'ensemble du catalogue de ces œuvres [financées par France
Télévisions] », ce qui ne peut se faire sans « partenariat » avec
les producteurs et les ayants droit.
Une offre SVOD qui s'autofinance
Delphine Ernotte Cunci a également redit sa conviction d'un
nécessaire partenariat plus global autour de ce projet,
reconnaissant n'avoir pas reçu un « écho formidable » de la part
des autres diffuseurs français à l'occasion du Festival de la
fiction TV de La Rochelle. Le groupe poursuit son travail envers
d'autres partenaires potentiels, « les grandes chaînes
européennes », ce qui aurait pour avantage d'offrir « un
territoire d'expression plus large que l'Hexagone ». Elle a
d'ailleurs également expliqué qu'il n'était pas exclu d'y
proposer des séries américaines, même si le premier objectif
était de « défendre des œuvres françaises et européennes. C'est
dans cet état d'esprit que l'on regarde les partenariats ». Reste
toutefois une question compliquée en cas de développement
européen : les droits.
L'offre SVOD représente aussi, selon elle, une façon de
« défendre le service public », en lui permettant d'aller vers de
nouvelles ressources et d'offrir à l'entreprise « une perspective ».
Interrogée par Jean-Pierre Leleux (LR), rapporteur sur le projet
de COM, sur le « risque industriel extrêmement important » que
représente la plate-forme, Delphine Ernotte Cunci a assuré qu'elle
serait « autosuffisante ». Le service « a un modèle économique
propre et c'est dans [son] cahier des charges », a-t-elle ajouté.
Elle a également précisé qu'il n'était pas question de financer
l'offre « avec des moyens publics » à partir du moment où elle
viendrait en concurrence des plates-formes privées.
Rappelons que le projet de COM s'inscrit dans une perspective
de retour à l'équilibre avec une prévision de résultat net d'1,1 M€
en 2017, 3,8 M€ en 2018, 1,3 M€ en 2019 et 1,6 M€ en 2020 (notre
« Confidentiel » du 29 septembre). Le résultat d'exploitation
prévisionnel passe de 5,8 M€ en 2017 à 6,5 M€ en 2020.
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Entreprises et marchés
Fondation France Télévisions : le conseil d'administration du groupe se penche vendredi sur son avenir
Le conseil d'administration de France Télévisions va
débattre ce vendredi de l'avenir de la Fondation France
Télévisions, créée le 5 février 2007 pour dix ans, a annoncé ce
mercredi Delphine Ernotte Cunci, pdg du groupe public, lors de
son audition par la commission de la Culture, de l'Education et
de la Communication du Sénat. La décision de la doter à
nouveau pour cinq ans doit être prise avant la date
anniversaire, a-t-elle précisé.
« Une chose me choque. 80 % des recettes de France
Télévisions sont des ressources publiques. Donc on prélève de
l'impôt affecté pour le redistribuer », a expliqué Delphine
Ernotte Cunci, rappelant qu'à sa création, les chaînes du
groupe avaient encore accès à la publicité en soirée. « C'est un
sujet un peu philosophique », a-t-elle reconnu, soulignant que le
groupe faisait également beaucoup de « mécénat de
compétence [par exemple des journalistes allant dans des
établissements scolaires, ndlr] », sans que cela rentre dans son
périmètre. Delphine Ernotte Cunci, qui a présidé hier le conseil
d'administration de la fondation, n'a pas souhaité en dire
davantage avant la réunion de ce vendredi.
La Fondation France Télévisions soutient des projets destinés
à des jeunes souffrant de handicap, d'environnement social
difficile, etc. Lors de sa dernière réunion, le CA avait ainsi décidé
de soutenir dix projets axés sur l'image et l'audiovisuel, ainsi que
sur le spectacle vivant (nos informations du 1er avril). Sandrine
Soloveicik en est la déléguée générale.
|N° 4815 – Jeudi 13 octobre 2016|p 03/13
Mediaset : le groupe italien demande la mise sous séquestre de 3,5 % du capital de Vivendi
Mediaset a demandé à la justice la mise sous séquestre de
3,5 % du capital de Vivendi, soit la part qui devait lui revenir en
vertu d'un récent accord sur le bouquet de chaînes payantes
Mediaset Premium, a indiqué ce mercredi une source proche
du groupe italien, confirmant des informations de presse.
Rappelons que le 8 avril, Vivendi et Mediaset avaient
annoncé un accord stratégique prévoyant la prise de contrôle
par Vivendi de l'intégralité du bouquet Premium et un échange
de participations de 3,5 %. Mais, le 25 juillet, Vivendi a annoncé
renoncer au rachat, émettant des doutes concernant les
résultats futurs de Premium. Il a proposé de racheter 20 % du
bouquet et de prendre une participation de 15 % dans Mediaset,
via l'émission d'une obligation convertible obligatoire, une
proposition rejetée par Mediaset.
Le groupe italien a engagé en août une action en justice,
réclamant à Vivendi 50 millions d'euros pour chaque mois de
retard dans l'application du contrat. Fininvest, la holding de la
famille Berlusconi qui contrôle Mediaset, demande pour sa part
570 M€ d'indemnités pour les « sérieux dommages déjà causés »
depuis la dénonciation de l'accord. La première audience
devant la justice italienne est fixée en mars 2017.
Et Mediaset de durcir le ton en déposant cette autre
demande pour la mise sous séquestre de 3,5 % du capital de
Vivendi. Le tribunal de Milan l'examinera le 8 novembre.
Dans un marché quasi à l'équilibre, Mediaset a chuté de
3,99 % à 2,602 € ce mercredi à la Bourse de Milan, atteignant un
de ses plus bas niveaux depuis deux ans, alors que le sort du
bouquet payant Premium inquiète les investisseurs.
Vivendi : le groupe affirme qu'il n'envisage pas d'OPA hostile sur Ubisoft
Vivendi n'envisage pas de lancer une offre publique
d'achat (OPA) hostile sur l'éditeur de jeux vidéo Ubisoft, dont il
est le premier actionnaire, a déclaré ce mercredi Stéphane
Roussel, directeur opérationnel de Vivendi et pdg de Gameloft,
à l'occasion d'une conférence de presse consacrée à ce dernier.
« On a le temps, on a le choix », a précisé le pdg. Dans le cas de
l'OPA menée sur Gameloft, « c'était urgent, il nous manquait un
acteur [de jeux vidéo] sur le mobile », a-t-il justifié. Stéphane
Roussel a par ailleurs confirmé les objectifs financiers à trois ans
donnés par la précédente direction. Michel Guillemot s'était
alors fixé pour objectif d'augmenter son chiffre d'affaires de plus
d'un tiers d'ici 2018 afin de dégager un résultat opérationnel
courant de 65 millions d'euros.
Rappelons que Vivendi avait lancé en octobre 2015 une
double offensive sur les deux éditeurs de jeux vidéo fondés par
les frères Guillemot, Ubisoft et Gameloft, attiré par des
synergies possibles avec Canal+ et ses autres filiales. Si le sort de
Gameloft a été vite réglé après une OPA hostile, qui a permis à
Vivendi de s'en emparer avec une capitalisation de plus de
3,7 milliards d'euros, Ubisoft pourrait s'avérer une cible plus
difficile, même si le groupe de Vincent Bolloré en est devenu le
premier actionnaire avec plus de 22 % du capital.
Fin septembre lors de l'assemblée générale d'Ubisoft, Vivendi
avait, contre toute attente, décidé de faire profil bas en s'abstenant
lors du vote des résolutions sur la gouvernance du conseil
d'administration de l'éditeur (nos informations du 30 septembre).
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Institutionnel
Budget 2017 : adoption en commission d'un amendement instaurant une « taxe YouTube » affectée au CNC
La commission des Finances de l'Assemblée nationale a
adopté ce mercredi dans le cadre du projet de loi de finances
(PLF) pour 2017 un amendement (CF425) visant à taxer les
services de diffusion de vidéos en ligne. L'adoption d'un sousamendement (CF469) attribue le produit de cette taxe au CNC,
tandis que le produit annuel excédant 70 millions d'euros est
reversé au budget général de l'Etat.
Cette « taxe YouTube » portée par Karine Berger, Bruno
Le Roux et Pierre-Alain Muet (PS) propose de compléter le
code général des impôts (CGI) en instaurant une taxe de 2 %
sur les recettes publicitaires (ou les parrainages) des services
« donnant accès à titre onéreux à des œuvres
cinématographiques ou audiovisuelles […] par un procédé de
communication électronique ». Sont également concernés les
services en ligne « permettant l'accès à titre gratuit à des
contenus audiovisuels ». Cet amendement touche donc à la fois
les services gratuits (YouTube ou Dailymotion, par exemple) et
les services payants comme Netflix.
Concernant ces derniers, la taxe est assise non pas sur la
publicité mais sur le chiffre d'affaires réalisé grâce à la vente
d'abonnements (pour les services de SVOD) ou par
l'intermédiaire de la vente/location de vidéos à l'acte (VOD).
A noter qu'une telle taxe existe déjà pour les services de VOD et
SVOD établis en France (« taxe vidéo-VOD » de 2 % au-delà de
10 millions d'euros de chiffre d'affaires attribuée au CNC).
Pour que cette nouvelle « taxe YouTube » puisse s'appliquer à
des acteurs établis hors de France, les députés précisent dans
leur amendement que sont concernés l'ensemble des acteurs
mettant leurs services à disposition en France. Et de préciser
que « les services sont réputés mis à la disposition du public
en France lorsqu'ils sont effectués en faveur des personnes […]
qui […] ont leur résidence habituelle en France ».
Certains services épargnés par cette taxe
Précision importante, cette taxe ne s'appliquerait pas aux
services « dont l'objet principal est de fournir des
informations relatives aux œuvres cinématographiques et
audiovisuelles et à leur diffusion auprès du public », comme
les sites dédiés au cinéma proposant une majorité de bandesannonces (AlloCiné, imdb, etc.). Sont également exonérés les
services dont les contenus audiovisuels sont
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secondaires, comme les sites de presse, par exemple.
Pour éviter de mettre en cause la viabilité économique des
services de moindre envergure, un abattement de 66 % est
prévu « pour les services donnant ou permettant l'accès à des
contenus audiovisuels créés par des utilisateurs privés à des fins
de partage et d'échanges au sein de communautés d'intérêt ».
A noter également que ne seront pas comprises dans
l'assiette de la taxe les sommes versées par les annonceurs pour
la diffusion de leurs messages publicitaires « sur les services de
télévision de rattrapage, […] [déjà soumis] à la taxe prévue
aux articles L. 115-6 à L. 115-13 » du code du CNC.
Cet amendement prévoit par ailleurs de porter cette taxe
de 2 % à 10 % pour les sites diffusant des vidéos « à caractère
pornographique ou d'incitation à la violence », dont la
classification sera établie « par décret ».
Pour justifier son sous-amendement, Valérie Rabault (PS,
rapporteur générale du budget) explique dans son exposé des
motifs que, « depuis sa création en 1992, cette taxe [sur la vente
des cassettes vidéo à l'origine, et que les députés ont donc
souhaité étendre] participe au financement de l'industrie
cinématographique, audiovisuelle et multimédia ». Supprimer
l'affectation au CNC n'aurait donc pas été « cohérent par rapport
aux principes [de ce secteur] qui ont fait leurs preuves au regard
du dynamisme de cette filière », poursuit-elle.
Cette taxe devra être revotée lors de l'examen du projet
de loi finances en séance pour être adoptée et, en cas
d'adoption définitive, devra ensuite être notifiée à la
Commission européenne.
France TV : avis favorable au projet de COM de la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée
La commission des Affaires culturelles et de l'Education
de l'Assemblée nationale a rendu ce mercredi un avis
favorable,
accompagné
d'observations
et
de
recommandations, au projet de contrat d'objectifs et de
moyens (COM) 2016-2020 de France Télévisions. Le texte, qui
a déjà reçu l'approbation du CSA (nos informations du
11 octobre), sera soumis aux membres de la commission de la
Culture, de l'Education et de la Communication du Sénat
mercredi prochain. Ces derniers auditionnaient, ce mercredi
après-midi, Delphine Ernotte Cunci, pdg de l'entreprise, sur ce
projet de COM (lire en « Une »).
Le député Jacques Cresta (SER), rapporteur sur ce projet de
COM, resserré sur 11 indicateurs contre 70 auparavant, a
estimé qu'il existait « sans doute un juste milieu » entre « trop
d'indicateurs et pas assez ». Il a ainsi regretté leur absence en
matière d'audience « sur les quatre médias » de l'offre
franceinfo ou de précarité dans l'entreprise.
S'il a émis un « grave bémol » sur France 3, soulignant
notamment son inquiétude quant à l'avenir des éditions locales
et un manque de « volonté politique avec des objectifs en
volume » pour les programmes régionaux, et regretté l'absence
de gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences
(GPEC), Jacques Cresta a estimé que ce COM allait « être
utile ». « Il change des orientations et met le braquet sur un
certain nombre d'indicateurs », notamment sur la création et la
clarification des lignes éditoriales des autres chaînes.
Le rapport de Jacques Cresta sera prochainement mis
en ligne.
Budget 2017 / Sofica : renforcement de la réduction fiscale si plus d'audiovisuel, selon un amendement
La commission des Finances de l'Assemblée nationale a
adopté un amendement sur les Sofica dans le projet de loi de
finances pour 2017. Cet article additionnel après l'article 2 prévoit
une majoration à 48 % de la réduction fiscale (30 % aujourd'hui)
pour les Sofica dont au moins 10 % des investissements
porteraient sur « des dépenses de développement d'œuvres
audiovisuelles de fiction, de documentaire et d'animation ». Le
même taux serait également appliqué pour celles consacrant
« au moins 10 % de [leurs] investissements à des versements en
numéraire réalisés par contrats d'association à la production […]
en contrepartie de l'acquisition de droits exclusivement sur les
recettes d'exploitation des œuvres cinématographiques ou
audiovisuelles à l'étranger ».
Selon l'exposé sommaire, l'amendement vise à diversifier les
obligations des Sofica envers deux champs qui sont au cœur des
préoccupations du secteur : la fiction et l'exportation. « La
France souffre encore d'un déficit d'initiatives [en matière de
séries, documentaires ou fictions], par rapport à ses voisins
européens, sans même évoquer l'écrasante offre américaine »,
soulignent ses auteurs, les députés du groupe socialiste,
écologiste et républicain Karine Berger, Bruno Le Roux,
Patrick Bloche, Marcel Rogemont et Pierre-Alain Muet.
Selon eux, « ce fléchage […] oriente davantage leur action
vers le développement/écriture en amont et l'exportation en
aval [et] correspond d'ailleurs à une réponse à des faiblesses
récurrentes dans les dispositifs de faveur, notamment relevées
par la Cour des comptes dans son rapport thématique de
2014 ». Quant à son effet sur les finances publiques, il sera
limité, « tout en permettant la relance de cet important chaînon
de la production culturelle audiovisuelle française »,
considèrent-ils. Selon le document Evaluation des voies et
moyens, l'impact des Sofica en 2016 est de 21 millions d'euros.
Projet de loi Montagne : les députés renforcent le volet numérique
L'Assemblée nationale a renforcé mardi soir les
dispositions du projet de loi sur la montagne en faveur du
déploiement du numérique et de la téléphonie mobile dans
ces zones, sans toutefois satisfaire l'opposition. Plusieurs
députés de droite mais aussi de gauche ont déploré le « retard »
pris dans la couverture de ces territoires, avec des habitants se
sentant « mis au ban du progrès », selon les mots de l'élu de
Lozère, Pierre Morel-A-l'Huissier (LR). Le numérique est un
levier de développement économique, ont-ils aussi souligné ; or,
« les opérateurs ne jouent pas le jeu » en ne couvrant pas les
zones moins rentables.
Le ministre de l'Aménagement du territoire, Jean-Michel
Baylet, qui s'est dit « déterminé à trouver des solutions », a
estimé qu'« il va falloir se montrer quelque peu
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directif ». Mais l'opposition, qui aurait souhaité par
exemple pouvoir contraindre les opérateurs à mutualiser leurs
infrastructures mobiles, a jugé les ajouts insuffisants.
Stimuler la concurrence entre opérateurs
Les députés ont notamment confié à l'Arcep la mission de
faire un suivi public et régulier de la commercialisation des
réseaux d'initiative publique (RIP) afin de s'assurer que ces
réseaux sont effectivement utilisés et de stimuler la
concurrence entre opérateurs, nationaux comme locaux, via
l'amendement (n° 519) des rapporteurs Annie Genevard (LR) et
Bernadette Laclais (PS). « Le taux de pénétration se définit
comme le ratio de lignes actives par rapport aux lignes éligibles
d'un réseau (RIP ou non) en cours d'exploitation. Il est un bon
indicateur de l'attractivité commerciale des RIP pour les
opérateurs. Si les indicateurs de l'Arcep signalent un
éloignement significatif et durable du taux de pénétration des
RIP par rapport aux réseaux situés en zones plus denses, des
solutions devront être mises en œuvre pour revenir à un
équilibre souhaitable des différents territoires », précise l'exposé
sommaire de l'amendement.
Ils ont également adopté une mesure visant à imposer aux
exploitants de réseaux, de faire droit, dans les territoires de
montagne, aux demandes raisonnables d'accès à leurs
infrastructures, via un autre amendement des deux rapporteurs
(n° 514). « Cette mesure contribuera ainsi à une plus grande
mutualisation des réseaux mobiles dans les territoires
montagnards et sur des zones parfois peu denses ou difficiles
d'accès, précise l'exposé sommaire. En abaissant le coût de
déploiement des réseaux, elle contribuera également à améliorer
la couverture en téléphonie mobile des territoires de montagne. »
Le projet de loi prévoit dans son article 9 notamment des «
expérimentations de solutions innovantes » pour améliorer la
couverture en montagne. L'amendement 504 des deux
rapporteurs vient préciser que la « pérennisation de ces
expérimentations » sera « conditionnée à l'accès à un niveau de
service au moins équivalent à celui du standard technologique
retenu sur le reste du territoire », afin, ont commenté ses
auteurs, « d'éviter que les expérimentations conduisant à la
montée en débit […] ne se traduisent à terme, par une
couverture numérique de second rang ».
Mesure en faveur des radios locales
Les députés ont également adopté un amendement (n° 111)
imposant que les opérateurs télécoms nationaux intègrent
les réseaux d'initiative publique (RIP) existants. Une mesure
qui s'inscrit dans la démarche de mutualisation préconisée
par l'Arcep [décision du 2 juillet 2015], fait valoir l'exposé
sommaire. « Non seulement les futurs abonnés seront libres
dans le choix de leur opérateur, mais en plus ils seront protégés
de la concurrence d'opérateurs européens qui ne manqueront
pas de profiter de l'ouverture d'un tel marché », est-il souligné.
Le développement des radios locales de montagne sera
facilité, grâce à une prise en compte par le gouvernement et
le CSA des contraintes géographiques et démographiques
propres au milieu montagnard (amendement n° 144). Ces
radios pourront diffuser via des émetteurs à la puissance
majorée, afin de surmonter les obstacles naturels.
Enfin, les zones de montagne seront en outre considérées
comme prioritaires pour la couverture des « zones blanches »,
dépourvues de réseau mobile. Les stations radioélectriques de
téléphonie mobile construites en zone de montagne à compter
de janvier 2017 ne seront pas imposées, en vertu
d'amendements PS, LR et des radicaux de gauche.
Autorité de la concurrence : Isabelle de Silva confirmée à la présidence
Le numérique sera l'un des « axes de vigilance
prioritaire » pour la nouvelle présidente de l'Autorité de la
concurrence, Isabelle de Silva, qui a été officiellement
désignée ce mercredi. François Hollande avait proposé le
28 septembre sa nomination en remplacement de Bruno
Lasserre qui a rejoint le Conseil d'Etat après douze ans à la tête
de cette autorité administrative indépendante (nos informations
du 29 septembre). Ce mercredi, les commissions des Affaires
économiques du Sénat et de l'Assemblée nationale ont
auditionné la candidate et ont validé sa nomination.
Isabelle de Silva, énarque de 46 ans, est membre du collège
de l'Autorité de la concurrence depuis 2014. Elle a une formation
en gestion d'entreprises et a notamment exercé en tant que
directrice des affaires juridiques au ministère de l'Ecologie.
Devant les sénateurs, elle a rappelé « les valeurs
d'indépendance et d'impartialité » de l'institution, soulignant
que l'économie « a besoin de règles claires » et que « la
concurrence a des vertus qui dépassent le cadre économique et
permettent à la société d'innover et de créer de nouveaux
services ». Isabelle de Silva a indiqué qu'elle souhaitait
particulièrement se pencher « sur le sujet du numérique et des
grands acteurs de plates-formes, qui sont en capacité
d'acquérir des positions très fortes en des temps très courts » et
peuvent « contrôler de pans entiers de l'économie ».
Concernant le fonctionnement de l'Autorité de la concurrence,
la future présidente a estimé qu'elle « doit continuer à disposer de
moyens d'investigation importants », et également continuer
d'émettre des avis et recommandations qui peuvent avoir « un
rôle d'éclaireur pour les pouvoirs publics ».
Quant au montant des amendes prononcées par l'institution,
Isabelle de Silva a tenu à souligner qu'« infliger des sanctions
élevées n'est pas une fin en soi, mais qu'elles sont
pleinement justifiées lorsqu'un dommage important est
causé à l'économie ».
Rappelons qu'entre 2004 et 2016, sous la présidence de
Bruno Lasserre, l'autorité a infligé près de six milliards d'euros
d'amendes au total, l'année 2015 ayant atteint à elle seule le
niveau record de 1,25 milliard.
|N° 4815 – Jeudi 13 octobre 2016|p 06/13
Marie-Christine Saragosse : audition le 15 novembre à l'Assemblée sur le projet de COM de F2M
Marie-Christine Saragosse, pdg de France Médias Monde
(F2M), sera auditionnée le mardi 15 novembre à 17h par la
commission des Affaires étrangères de l'Assemblée
nationale sur le projet de contrat d'objectifs et de moyens
(COM) de l'entreprise, selon l'agenda de la commission. Celle-ci
rendra également son avis sur le texte.
UDA : Etienne Lecomte renouvelé à la présidence
L'Union des annonceurs (UDA) a renouvelé pour deux ans le
mandat de président d'Etienne Lecomte lors de son conseil
d'administration qui s'est tenu le 11 octobre, indique-t-elle dans un
communiqué. Dg Europe et vice-président exécutif du groupe Bel,
celui-ci avait été élu pour la première fois à la tête de l'organisation
__________________________________________
représentative des annonceurs en octobre 2014. Le conseil
d'administration a également élu au comité de direction Philippe
Thobie, directeur exécutif Communication de Carrefour France.
L'UDA, qui a fêté ses cent ans le 6 octobre, compte
5 500 adhérents.
TV sur câble, satellite, ADSL, mobiles
TCM Cinéma : lancement d'un festival au cinéma Les Fauvettes à Paris
La chaîne TCM Cinéma (groupe Turner) organise du 24 au
27 novembre son premier festival au cinéma parisien Les
Fauvettes, le nouveau complexe du groupe Pathé dédié aux
films de répertoire. Parrainé par le réalisateur Michel
Hazanavicius (OSS 117, The Artist…), le festival proposera une
vingtaine de séances pendant 4 jours au tarif préférentiel de
8,5 euros. « Notre objectif est de travailler la marque TCM
Cinéma et de la faire vivre hors de l'antenne en créant de l'envie
et du désir, explique Pierre Branco, vice-président et
directeur général de Turner France, Afrique et Portugal, lors
d'un point presse. La chaîne est une référence dans l'univers du
cinéma. Nous voulons nous servir du festival pour toucher de
nouveaux fans et élargir notre base de spectateurs. »
De nombreuses avant-premières
Le festival s'ouvrira avec la projection d'un véritable inédit,
La classe américaine : le grand détournement (Dune), film
culte de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, réalisé
à base d'extraits de classiques américains. Diffusé sur Canal+ le
31 décembre 1993, ce « mash-up movie » était depuis presque
invisible. Parmi les autres nouveautés de la manifestation, deux
films rares récemment restaurés en numérique : John McCabe
de Robert Altman, et Police fédérale, Los Angeles (To Live an Die
in LA) de William Friedkin. « Nous allons aussi créer de
nombreuses animations autour des films, indique Adrien Fallu,
directeur marketing, communication, digital France et
Afrique à TCM Cinéma. Une "killer party" accompagnera la
projection de Reservoir Dogs de Quentin Tarantino, avec
cocktails, cinémix et défis à relever, tandis qu'un concert
acoustique consacré au cinéma de Stanley Kubrick précédera
celle d'Orange mécanique. » Mais cette première édition sera
surtout centrée sur un minifestival Clint Eastwood
(L'inspecteur Harry, Gran Torino, Le bon, la brute et le truand, Sur
la route de Madison…), avec, en bonus, l'avant-première de
Sully, le nouveau long métrage du cinéaste américain. La
manifestation comprendra aussi plusieurs masterclass, avec
notamment François Bégaudeau, et quasiment toutes les
séances seront présentées par des spécialistes du cinéma
comme Pierre Rissient, Frédéric Mercier, Jean-Pierre
Lavoignat, Mathieu Macheret, Laurent Sapir ou JeanBaptiste Thoret.
Une carte blanche à Michel Hazanavicius en prime time
sur la chaîne
Le festival TCM Cinéma sera accompagné d'une
programmation spécifique sur la chaîne avec la diffusion en
prime time du 21 au 25 novembre, de cinq films sélectionnés
et présentés par Michel Hazanavicius. Au programme de cette
carte blanche : L.A. Confidential, Le troisième homme, Les
12 salopards, Tendres passions et Quand Harry rencontre Sally.
Le festival s'inscrit dans le prolongement des soirées
« Afterwork TCM Cinéma » que la chaîne organise
régulièrement au cinéma les Fauvettes, avec live musical et
cocktails autour de films américains, et qui rassemblent chaque
fois près de 200 personnes. La cinquième édition aura d'ailleurs
lieu le 31 octobre autour de deux adaptations de Stephen King :
Shining de Stanley Kubrick et Carrie de Brian de Palma. « Si la
manifestation est un succès, nous pouvons très bien imaginer
l'étendre à d'autres cinémas en France dans le futur », précise
Adrien Fallu. A noter que TCM organise depuis cinq ans à Los
Angeles un festival du même type, avec une programmation
plus centrée sur les classiques.
Consacré au cinéma américain, TCM Cinéma s'affiche
comme « la deuxième chaîne cinéma en France [tous univers
confondus, ndlr] avec une moyenne de 4,4 millions de
spectateurs et la première en prime time sur l'ADSL, en
progression de 14 % », selon Pierre Branco, qui précise que « le
replay prend une place de plus importante avec 2,8 millions
de films consommés sur les 12 derniers mois », en croissance de
« 41 % », précise Adrien Fallu à Satellifax. Selon le
Médiamat'Thématik, vague 31 (nos informations du 6 juillet), la
chaîne affiche, sur le payant, 0,3 % de pda, devant Paramount
Channel (0,2 %), mais derrière Ciné+ Premier (0,7 %), Ciné+
Frisson (0,5 %) et Canal+ Cinéma (0,5 %).
Edité par Fréquences, membre du Spiil – Sarl au capital de 10 000 € – Commission paritaire : 1219 W 90061 – Satellifax, 9, rue Charlot 75003 Paris – www.satellifax.com – Twitter : @satellifax
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de la rédaction : Joël Wirsztel : @joelwir – Rédactrice en chef : Yvane Dréant – Rédaction : Tristan Brossat, Patrick Caradec, Christine Monfort, Virginie Sengès – Collaboratrices : Pascale PaoliLebailly, Isabelle Repiton, Carole Villevet. Secrétariat de rédaction : Nathalie Grisoni, Maxime Bomier – REPRODUCTION INTERDITE – 22e année de publication – © 2016 Fréquences
|N° 4815 – Jeudi 13 octobre 2016|p 07/13
Chaînes locales
TNT / Toulouse : le CSA sélectionne le projet « TVSud Toulouse »
Le CSA a sélectionné le projet TVSud Toulouse porté par le
groupe Médias du Sud (TVSud), présidé par Christophe Musset,
dans le cadre de l'appel aux candidatures du 1er juin 2016 pour
l'édition d'une chaîne locale diffusé en TNT HD dans la zone de
Toulouse, annonce ce mercredi l'autorité. La fréquence était
précédemment occupée par Télé Toulouse, une des plus anciennes
télés locales de France, mise en liquidation en 2015. Créée en 1988
et détenue par la ville (60 %), le quotidien régional La Dépêche du
Midi (20 %) ainsi que d'autres actionnaires (Toulouse FC, Stade
toulousain), Télé Toulouse avait notamment souffert d'un
manque de ressources publicitaires lié à sa faible audience.
NextRadioTV actionnaire de la chaîne à hauteur de 19,9 %
Le projet TVSud Toulouse était seul en lice après le retrait
récent de la candidature du projet BFM Toulouse présenté par
Newco C, société présidée par Alain Weill (NextRadioTV/SFR Media).
NextRadioTV, propriétaire de BFM TV, avait en effet informé le CSA
de son changement de stratégie sur le dossier quelques heures
avant les auditions qui avaient lieu mercredi dernier au Conseil et
s'est finalement associé avec son concurrent TVSud, à hauteur
de 19,9 % du capital (nos informations du 6 octobre).
La candidature de NextRadioTV avait fait l'objet de
nombreuses critiques, notamment de la part des chaînes locales
indépendantes. « La candidature issue d'un groupe multinational
des télécommunications, propriété d'Altice Media, détenant déjà
3 chaînes nationales et une fréquence en Ile-de-France, suscite de
nombreuses inquiétudes au sein des télévisions locales
indépendantes », soulignaient notamment le Sirti, Télévisions
locales de France (TLF) et l'Union des télévisions locales de service
public (TLSP) (nos informations du 28 septembre).
Une chaîne d'infos sur la région Occitanie
Médias du Sud, qui possède déjà les télévisions locales de
Nîmes, Montpellier et Perpignan, envisage la création en 2017
d'une chaîne d'information sur la région Occitanie sur cette
nouvelle fréquence qui sera baptisée TVSud Occitanie.
Son capital sera constitué à 80,1 % par TVSud LanguedocRoussillon et 19,9 % par le groupe NextRadioTV. Le groupe
Dépêche du Midi reste à hauteur de 10 % du capital de TVSud
Languedoc-Roussillon. La chaîne table sur l'apport d'argent public
(notamment par l'intermédiaire d'un contrat d'objectifs et de
moyens avec la Région) à hauteur d'un tiers de ses ressources, au
moins la première année. Par ailleurs, Bruno Ledoux, président
de la société éditrice du Nouvel économiste, a investi un million
d'euros dans Médias du Sud via sa holding Bruno Ledoux
Holding Media, détenant ainsi 25 % de l'entreprise présidée par
Christophe Musset (nos informations du 7 octobre). « Après
rédaction et signature d'une convention, le CSA délivrera une
autorisation d'usage de la ressource radioélectrique correspondant
à ce projet [TVSud Toulouse] », indique le Conseil.
______________________________________________________
Industrie des programmes
Ushuaïa TV : Œil pour œil de Milena Mathèz-Loic, lauréat de l'appel à projets du film scientifique
Le projet Œil pour œil de Milena Mathèz-Loic, accompagné
par Mona Lisa Production, a remporté l'appel à projets du
premier film scientifique lancé en juin par Ushuaïa TV, a
annoncé la chaîne du groupe TF1 ce mercredi. Choisi parmi les
21 candidatures reçues, il « propose de voir enfin le monde à
travers [les] yeux [d'animaux] et d'étudier l'impact sur la vision
humaine », explique le communiqué. Œil pour œil fera l'objet
d'une coproduction de 15 000 euros avec une première
diffusion sur Ushuaïa TV en 2017 (nos informations du 22 juin).
Le prix a été remis par Christophe Sommet, directeur
délégué de la chaîne. Avec cet appel à projets, celle-ci a affirmé
son intérêt pour la science : Ushuaïa TV ouvre, en novembre, une
case dédiée à cette thématique avec la série inédite Sur les
routes de la science (MDAM).
BBC Worldwide : le documentaire Planète Terre II, coproduit par FTV, vendu à la NHK et à Mediaset
BBC Worldwide a signé la vente du documentaire d'histoire
naturelle Planète Terre II à plusieurs diffuseurs internationaux
dont la NHK au Japon et Mediaset en Italie, qui seront aussi
associés au générique. Commentée par le réalisateur et
naturaliste David Attenborough, cette série en six parties, et
suite du programme Planète Terre produit en 2006, a été
également été achetée par les chaînes RTVS en Slovaquie et
TVP en Pologne et par Telefónica en Espagne. La chaîne BBC
Earth de BBC Worldwide détient également des droits pour
l'Afrique du Sud, la Scandinavie et l'Europe de l'Est. Le
distributeur avait précédemment conclu des préachats avec les
chaînes publiques SVT en Suède et DR au Danemark.
Planète Terre II est une coproduction qui associe la BBC avec
plusieurs diffuseurs internationaux dont France Télévisions en
France, BBC America et ZDF en Allemagne.
Rappelons qu'une projection en avant-première du premier
épisode sera organisée mardi prochain au MipCom de Cannes.
L'objectif de la collection Planète Terre est de dresser un
portrait exhaustif de la vie sur Terre. Cette deuxième partie
déploie tout un savoir-faire technologique pour révéler les
avancées scientifiques sans précédent qui ont permis une
meilleure compréhension de notre environnement naturel.
Planète Terre II explore le moindre centimètre de la planète pour
en exposer les recoins les plus intimes.
Tandem / Save Ferris / Idris Elba : production de la série Brazza
Le comédien et producteur britannique Idris Elba (Luther,
The Wire, Mandela) s'associe, via sa société Green Door
Pictures, aux sociétés allemande Tandem Productions
(StudioCanal) et française Save Ferris Entertainment
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|N° 4815 – Jeudi 13 octobre 2016|p 08/13
(Havas Media) pour produire une série intitulée Brazza,
dont l'action se déroulera à Brazzaville, capitale de la
République du Congo. Originaire de Sierra Leone et du Ghana,
l'acteur se dit très impliqué dans cette production qui se veut
proche de l'esprit de Narcos (Netflix) dans son réalisme.
Un Congolais installé à Paris doit rentrer au pays où son père
meurt dans d'étranges circonstances. Arrivé à Brazzaville, il se
retrouve impliqué dans une sanglante vendetta familiale…
Entre Brazzaville, Kinshasa, capitale de la République
démocratique du Congo, et Paris, la série est une immersion
dans le milieu du crime à Brazzaville, « un monde où les gens
savent que la paix apporte la vie mais où personne n'est prêt à
faire le bon choix entre le bien et le mal », selon le communiqué.
Idris Elba et l'équipe de développement de Green Door
seront producteurs exécutifs de cette série aux côtés de Rola
Bauer (Tandem), Tim Halkin, Jean-Charles Felli et Christophe
Tomas (Save Ferris). L'écrivain, acteur et réalisateur Paul Viragh
(Sex & Drugs & Rock & Roll) s'est vu confier l'écriture du scénario. Il
n'est pas précisé si Idris Elba figurera au casting de la série.
StudioCanal en assurera la distribution à l'international.
_______________________________________________
Chaînes hertziennes historiques
Delphine Ernotte Cunci / France 3 : « l'idéal serait 13 chaînes régionales de plein exercice »
Trois ans après le rapport du député Stéphane Travert
préconisant de faire de France 3 « une chaîne régionale avec des
décrochages nationaux », Delphine Ernotte Cunci, présidente
de France Télévisions, a assuré ce mercredi que le projet de
contrat d'objectifs et de moyens (COM) 2016-2020 de
l'entreprise présentait « un objectif un peu inversé de chaînes
régionales avec un tronc commun national », lors de son
audition par la commission de la Culture, de l'Education et de la
Communication du Sénat. Tout en considérant que la question
de France 3 était « un serpent de mer » : « C'est une question
centrale, mais il n'y a pas de réponse évidente, vu les
contraintes financières. »
Pour son projet de réorganisation de France 3, le groupe
s'est « inspiré » de ViaStella (France 3 Corse) et des chaînes
ultramarines qui « ont un tronc commun mais se vivent comme
de plein exercice », a expliqué Delphine Ernotte Cunci. « L'idéal
serait 13 chaînes régionales de plein exercice », a-t-elle
ajouté, précisant toutefois qu'une telle évolution prend
beaucoup de temps : « ViaStella a mis dix ans à se construire ».
Soit un cadre qui dépasse son mandat et donc ce COM.
Redonner « une vraie mission » aux équipes
La réorganisation de France 3 Régions en 13 directions
régionales, calées sur les nouvelles régions administratives,
est une « première étape ». L'objectif est d'avoir « une
dynamique des chaînes régionales beaucoup plus forte
qu'aujourd'hui ». Le projet « donne une place beaucoup plus
importante aux programmes fabriqués en région, qui
auront doublé à horizon 2020 », a-t-elle expliqué. Selon le
texte, dont Satellifax a eu copie, l'offre régionale de la chaîne
sera développée progressivement sur cinq ans, passant de
25 % de la grille sur le réalisé 2015 à 35 % en 2020 (notre
« Confidentiel » du 30 septembre).
« Ce qui va permettre de changer assez profondément la
face de France 3, c'est quand on redonnera une vraie mission
à ses équipes », a considéré Delphine Ernotte Cunci,
reconnaissant que la perte d'effectifs notamment entraînait,
chez les salariés en région, un sentiment de « déliquescence ».
« Au contraire, il faut donner les moyens à France 3 de
reprendre la main sur son antenne. »
Elle a également reconnu « le succès des journaux
régionaux » ainsi que « l'appétence pour le très local » : « C'est
un potentiel à aller chercher et à renforcer. » Alors que des
syndicats du groupe dénoncent justement la suppression des
éditions locales, un sujet également particulièrement sensible
pour les parlementaires, sénateurs en l'occurrence, Delphine
Ernotte Cunci a toutefois nuancé son propos. Elle a ainsi fait la
distinction entre la localisation physique des équipes,
« incontestable », et le maintien des éditions locales. D'autant
que celles-ci ne sont pas accessibles aux foyers qui regardent la
chaîne sur les box des opérateurs, un problème qui coûterait
« environ 10 M€ » à résoudre, selon elle.
Faire contribuer les équipes locales aux éditions régionales
permettrait de « toucher un public plus large ». « On fait des
expérimentations avec des salariés. Nous ne sommes pas
obligés d'avoir une réponse unique, mais adaptée en fonction
de la pertinence locale », a-t-elle jugé.
Etendre la « polycompétence » à France 3
Un autre facteur sera également essentiel pour France 3,
selon Delphine Ernotte Cunci : la conclusion de « l'accord sur la
polycompétence ». « Il ne faut pas se leurrer », a-t-elle ajouté.
Le sujet est très sensible dans l'entreprise. Mais un « premier
pas » a été fait avec franceinfo, a-t-elle estimé.
Après la décision du tribunal de grande instance de Paris,
saisi par le SNJ et la CFDT, d'interdire à France Télévisions
d'employer des journalistes à des tâches de montage et des
monteurs à des tâches éditoriales, fonctions non prévues dans
l'accord d'entreprise de mai 2013, le groupe a signé un accord
« transitoire » concernant les compétences complémentaires à
franceinfo avec la CGT et FO (nos informations du
21 septembre). « La majorité des représentants syndicaux se
rendent compte qu'il faut bouger. franceinfo est un
laboratoire social. Après, on pourra l'étendre à d'autres
structures, notamment à France 3 où la polycompétence est
évidente », a considéré Delphine Ernotte Cunci.
C'est d'ailleurs aussi un élément clé dans la décision de
France Télévisions de ne remplacer qu'un départ à la retraite sur
deux (nos informations du 13 juillet), soit 500 salariés non
remplacés d'ici 2020, selon les estimations du groupe. « 350 »
dépendront de la mise en œuvre de la polycompétence et de la
réforme de la filière production, a-t-elle indiqué.
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|N° 4815 – Jeudi 13 octobre 2016|p 09/13
Radio
Plafond de concentration : le Sirti demande un « renforcement des radios indépendantes »
Inquiet des velléités de rachat de radios indépendantes
exprimées par des représentants de réseaux nationaux, le Sirti «
appelle [le CSA] à la plus grande vigilance afin de protéger et
renforcer les radios indépendantes dans un secteur où la
concentration est déjà importante », dans un communiqué
publié ce mercredi. « Près de 60 % des fréquences FM du secteur
privé [ont été] attribuées aux groupes nationaux contre moins
de 20 % aux radios indépendantes », rappelle le syndicat. Le
régulateur doit aujourd'hui effectuer « un rééquilibrage dans
l'attribution des fréquences hertziennes ».
Cette inquiétude est liée à la validation cet été par le Conseil
d'Etat de la nouvelle méthode de calcul de la couverture des
groupes radiophoniques par le CSA (nos informations du
14 septembre). Alors que la loi de 1986 établit à 150 millions
d'auditeurs potentiels la limite à ne pas dépasser pour un
groupe radiophonique, cette nouvelle méthode fait notamment
passer NRJ Group de 149 à 117 millions d'auditeurs. Son pdg,
Jean-Paul Baudecroux, a d'ailleurs, depuis, estimé que, grâce à
cette décision, son entreprise allait pouvoir « relancer [sa]
croissance externe » (nos informations du 15 septembre). Le
président du directoire de RTL, Christopher Baldelli, est dans la
même logique : « Nous n'excluons pas des acquisitions dans ce
secteur », a-t-il indiqué dans une interview au monde.fr ce weekend (nos informations du 10 octobre). Seul Denis Olivennes,
pdg d'Europe 1, a assuré de pas être à ce jour dans une stratégie
d'acquisitions (nos informations du 5 octobre).
« Les radios indépendantes constituent un outil essentiel de
diversité sur la bande FM et remplissent une fonction
déterminante en matière d'information locale et de
proximité », souligne le Sirti. Leur développement « répond à
des objectifs prioritaires de régulation que sont le pluralisme
des programmes et la diversification des éditeurs », estime-t-il.
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International
Chili / Loi Larrain : les droits d'auteur des scénaristes et réalisateurs renforcés
Michelle Bachelet, présidente du Chili, a signé le 10 octobre
en ouverture du festival du film de Valdivia, la loi Ricardo Larrain
qui reconnaît pour la première fois aux scénaristes et
réalisateurs des droits de rémunération lorsque leurs œuvres
sont diffusées. « Nous saluons la présidente chilienne pour son
fort engagement dans la protection des créateurs audiovisuels »,
indique la Confédération internationale des sociétés d'auteurs et
compositeurs (Cisac) dans un communiqué. Porté par le
réalisateur Ricardo Larrain, récemment décédé, le texte a été
soutenu par la Cisac en collaboration avec ATN et W&DW, les
sociétés de droits d'auteur chiliens. « Nous espérons que
beaucoup plus de pays vont suivre l'exemple chilien sur le
continent latino-américain », indique Santiago Schuster,
directeur de la Cisac d'Amérique latine et des Caraïbes.
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Nominations, mouvements
Banijay Group : directeur des opérations
Peter Langenberg, qui était depuis 2011 VP, Business
Management chez Warner Bros. International TV
Production, a rejoint Banijay Group au poste de chief
operating officer (COO – directeur des opérations), a annoncé
le groupe ce mercredi. Basé à Londres et à Paris, il sera
directement responsable des activités du groupe au RoyaumeUni, aux Pays-Bas, en Belgique, en Russie, en Allemagne et en
Inde dans une logique de synergies au niveau du groupe et
d'accélération des opportunités de développement. Il est
rattaché au dg Marco Bassetti.
Avant Warner Bros. International, Peter Langenberg était
COO pour R&D Media Holding et 3 Circles Media Holding. Il a
passé dix ans chez Endemol, avant sa fusion avec Shine, en tant
que directeur des opérations pour l'Amérique latine puis pour
l'ensemble du groupe, et plus récemment, en tant que directeur
du divertissement pour Endemol Pays-Bas.
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Programmes
Public Sénat : diffusion en direct du premier débat de la primaire de la droite et du centre
Public Sénat est associée au premier débat de la primaire
de la droite et du centre qui sera retransmis ce jeudi sur TF1 et
RTL en partenariat avec Le Figaro et LCI, annonce la chaîne
parlementaire. A ce titre, elle proposera une édition spéciale de
19h30 à 0h30 qui sera composée d'un avant-débat animé par
Sonia Mabrouk suivi de la diffusion en direct du débat de la
primaire (sur Public Sénat et publicsenat.fr) et d'un après-débat.
La chaîne bénéficiera également d'un duplex avec la newsroom
exclusive des partenaires (interviews et réactions des candidats).
Enfin, précise Public Sénat, le débat fera l'objet d'une
rediffusion en intégralité à 0h30 et 16h30 le vendredi
14 octobre.
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Audiences
TV5 Monde : 1re chaîne internationale en pda sur les cadres et dirigeants en Afrique francophone
Selon l'étude Africascope de Kantar TNS, réalisée sur 7 pays
africains entre avril et juin 2016, « TV5 Monde confirme sa place de
leader dans le paysage audiovisuel de l'Afrique francophone », se
félicite la chaîne dans un communiqué. TV5 Monde Afrique
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|N° 4815 – Jeudi 13 octobre 2016|p 10/13
affiche plus de 14 % de pda auprès des cadres et dirigeants,
soit « la part d'audience la plus grande des chaînes internationales
en français ». C'est au Mali et en République démocratique du
Congo (RDC) que la chaîne réalise ses meilleures performances,
avec respectivement 80,4 % et 95,5 % de pda sur cette cible.
Sur la cible des 15 ans et plus, TV5 Monde rassemble chaque
semaine 54,5 % de pda, soit 9,2 millions de téléspectateurs.
Ce qui lui permet d'occuper la première place des chaînes
internationales, indique-t-elle. En audience hebdomadaire, elle
affiche aussi une progression de 4,5 points au Mali à 56,9 %, de
3 points au Gabon à 51,3 %, de 1,8 point au Sénégal à 37,4 % et
de 3,2 points au Cameroun à 30,5 %.
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Evénements
ARP : Michel Combes, Delphine Ernotte Cunci et Maxime Saada aux Rencontres de Dijon
Lors de ses 26es Rencontres, qui se tiendront à Dijon du
20 au 22 octobre, l'ARP affiche un beau panel pour son débat du
samedi matin (9h30 à 12h) consacré à l'audiovisuel : Michel
Combes, pdg de SFR, Delphine Ernotte Cunci, présidente de
France Télévisions, Maxime Saada, dg du groupe Canal+ et pdg
de Dailymotion, Xavier Rigault (2.4.7 Films), coprésident de
l'UPC, Dante Desarthe, vice-président de l'ARP, et Jean-David
Blanc, cofondateur de Molotov.tv.
Animé par Florence Gastaud, déléguée générale de l'ARP
et Sarah Drouhaud, rédactrice en chef du filmfrançais.com,
ce débat intitulé « Cinéma et diffuseurs : vers un nouvel
e-deal ? » s'attachera à définir la place que doit tenir le
cinéma dans « le nouvel ordre audiovisuel », avec en
filigrane les inquiétudes autour du futur de Canal+,
partenaire historique du cinéma français.
La veille, le vendredi 21 octobre à 14h, un débat animé par
Pascal Rogard (SACD) sera consacré aux questions
européennes. Intitulé « Comment éviter le culturexit ? », il
accueillera Anna Herold, chargée des dossiers droits d'auteur,
plates-formes, portabilité des données, gouvernance d'internet
au cabinet du commissaire européen Günther Oettinger, Daniel
Friedlaender, directeur du bureau européen de Sky, Radu
Mihaileanu, vice-président de l'ARP, Carole Tongue, présidente
des Coalitions européennes pour la diversité culturelle, Virginie
Rozière, députée européenne, et la députée française Karine
Berger (PS).
Ces deux débats consacrés à l'audiovisuel seront retransmis
en direct sur Dailymotion et lefilmfrançais.com.
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Au fil des tweets...
Mercredi's tweets : Bellver, Bendarag, Lemaire, Aprikian, Woitier, Dubois, Benhamou, Boucher, Zabel, Grosso...
Une sélection, parfaitement arbitraire, de tweets qui nous ont amusés ou instruits. Ou pas. L'orthographe et la syntaxe d'origine
sont conservées… sauf exception charitable ! Vos avis, vos suggestions : [email protected] ou @joelwir ou @satellifax
@julienbellver Quels seront les premiers
animateurs invités de #Morandini sur
@itele ? Ceux du groupe seront sans
doute appelés à la rescousse !
@bendarag @CharlotteMoreau voulait
aller au bout du monde avec Thomas
Thouroude. Maintenant elle veut aller au
bout de la nuit avec Hondelatte !
@LeZappeurFou A partir du 24 octobre
TMC va donner des sueurs froides à C8 en
changeant brusquement l'horaire de
#Quotidien 19h22 (au lieu de 19h10) 20h55
@yannicklemaire A lire @Le_Figaro #rtl
un paquebot qui accueille chaque jour
6,5 millions d'auditeurs Entretien avec 2
de ses dirigeants emblématiques
@ZoomDesMedias Jeux de #France3 :
une semaine de mobilisation contre le
cancer avec des animateurs, comédiens
de la chaîne
@joelwir Sur le replay @Canalsat (et
sans doute ailleurs ?) l'hommage à Pierre
Tchernia diffusé par @France2tv hier
n'est pas proposé
@jeromegodefroy Après s'être acheté
une armure et 3 chiens-loups,
#Morandini recrute 8 garde du corps
pour faire sa rentrée sur @itele
@jeromegodefroy Interview de #Poutine
dans @TF1LeJT #20h - Joli coup.
@smartinarpp Le Conseil Paritaire de la
Publicité, associé à l'#ARPP, publie un
nouvel avis à l'issue d'un lourd travail...
http://fb.me/4tz4RIdAP
@Inafr_officiel L'interview pompette
d'Anémone dans Mardi Cinéma #TVCulte
@AprikianAra
@CestCanteloup
@CanteloupOff @TF1… la saison
présidentielle a débuté !
@puremedias "Brice de Nice" fait
une apparition
surprise
dans
"Recherche appartement ou maison"
http://www.ozap.com
@droitducinema
Ou
comment
contourner l'interdiction de la publicité à
la TV pour les films en salles
@MryEmery #stupefiant Laurent Bon
transforme
@LeaSalame
en
@michel_denisot. #crédibilité dans les
balades avec Delon, Sollers (trop
court), etc...
@tanguydemange Finalement pas de
grosses révélations lors de l'audition de
@DelphineErnotte au @Senat_Info. A lire
demain dans #LaCorres et @Satellifax ;-)
@W_Chloe Stéphane Roussel dément la
rumeur selon laquelle un jeu autour de
Cyril Hanouna soit en développement
chez Gameloft
@W_Chloe Synergies Vivendi-Gameloft :
le jeu Asphalt sera décliné dans Studio+,
l'appli de "mini-séries" de Vivendi
@steph_dubois #Blindspot plus de
800 000 téléspectateurs à J+7 pour
l'épisode "Super soldat" du 4/10 #TF1
@Reichardt1 Toujours leader en Afrique
francophone, @TV5MONDE affiche ses
bons résultats #Africascope @TNS_Sofres
@lbenhamou Google rachète Famebit
pour aider les Youtubeurs à faire plus de
placements de produits
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|N° 4815 – Jeudi 13 octobre 2016|p 11/13
@julienbellver Thierry Thuillier (LCI) :
"Nicolas Canteloup, c'est une première
sur une chaîne d'info"
@julienbellver Sur le 20-21h, @Qofficiel
permet à #TMC d'augmenter la case
de… 191 % !
@celeriremoulade Je crois bien que
Lyon a le public le plus cinéphile du
monde. @FestLumiere
@BMichaely Il n'y a bien qu'au
@FestLumiere que le public applaudit un
film à la fin du générique. #Mademoiselle
méritait cette attention rare @mazemag
@julienbellver Le 18-21h : Canal+ en
chute de 76 % sur un an ! Et TMC
progresse de +62% !
@LCP Le député LR Julien Aubert
interpelle @BCazeneuve sur le reportage
de Bernard de La Villardière #Islam
#DirectAN #QAG
@ARCEP L'Arcep recevait auj. le régulateur
camerounais
@ARTCameroun1.
La
régulation de la diffusion audiovisuelle
était au cœur des discussions
@rogerzabel Nathalie Iannetta quitte
l'Elysée et rejoint l'UEFA via
@Le_Scan_Sport
@kevboucher Access : En ménagères,
TF1 a cédé son leadership à M6 en cette
rentrée
@orangebusiness @Orange grimpe de 5
places et termine 2e du classement
#eCAC4O http://bit.ly/2d4XTKD via
@EchosBusiness
@WilliamsonFx M6 Publicité et Quinten
lancent DATA ADVISOR, une plate-forme
dédiée à l'optimisation de l'efficacité
publicitaire TV
@GrossoSteve Très bonne ITW de
Christophe Dugarry par @JPatrelle sur
@GQ_France #TeamDuga pour toujours
@GrdJournal "Je ne règle pas mes
comptes, on m'a réglé mon compte"
@JulienLepers #LGJ
@GrdJournal "A travers mon départ ce
n'est pas moi qui suis concerné, c'est les
2,2 millions de personnes qui me
regardaient !" @JulienLepers #LGJ
(Tweets relevés le mercredi 12 octobre)
_________________________________________________________________
Revue de presse
Notre revue de presse se veut un aperçu du secteur, vu par les autres médias (presse papier, presse en ligne, télévision, radio), en complément de nos
propres contenus. Ainsi qu’il est de tradition pour toute revue de presse, les opinions exprimées et les faits mentionnés ne doivent pas être considérés
comme reflétant les vues de notre rédaction.
Fun Radio / Médiamétrie : Skyrock et RMC pourraient réclamer 50 M€ au groupe RTL
(Le Canard enchaîné, mercredi 12 octobre)
[Alors que dans l'affaire des audiences contestées de Fun
Radio (groupe RTL), plusieurs radios réfléchissent à aller en
justice pour demander des dommages et intérêts pour le
préjudice subi, notamment Les Indés Radios (nos informations
du 23 septembre).]
[…] Certains patrons, comme Pierre Bellanger (Skyrock) ou
Alain Weill (RMC), évoquent même, hors micro, la modique
somme que les plaignants pourraient exiger en réparation […] :
50 millions d'euros. Mazette ! […]
Nathalie Iannetta : départ de l'Elysée pour la direction de la communication de l'UEFA ?
(lefigaro.fr, mercredi 12 octobre)
Selon lefigaro.fr, Nathalie Iannetta quitterait son poste de
conseillère sport et jeunesse à l'Elysée pour rejoindre le service
communication de l'UEFA. L'ancienne animatrice au service des
sports de Canal+ (1995-2014) aurait décliné la direction des
sports de France Télévisions, en remplacement de Daniel
Bilalian, ainsi qu'une proposition de la chaîne Eurosport
(Discovery Communications).
Canal+ : François Hollande explique comment il a sauvé le groupe
(Yahoo! Sport, mercredi 12 octobre)
François Hollande a selon lui sauvé Canal+ au printemps 2014.
A l'époque, la chaîne qatarie beIN Sports s'apprête à s'offrir
l'intégralité des droits de la Ligue 1. Un produit historiquement
détenu par la chaîne cryptée. Tout juste racheté par le groupe
Vivendi, dirigé par Vincent Bolloré (proche de Sarkozy), Canal
serait alors en grand danger s'il venait à perdre l'un de ses
principaux produits d'appel. C'est dans ce contexte que François
Hollande reçoit secrètement Rodolphe Belmer et Bertrand
Meheut, les patrons de Canal+, en avril 2014. Ces derniers étaient
venus exposer leurs inquiétudes quant à la survie de la chaîne
cryptée. Suite à cet entretien, le président va remuer ciel et terre
pour les aider. « On a sauvé Canal, j'ai reçu discrètement Belmer et
Meheut. J'ai appelé l'émir du Qatar, je lui ai dit : "Vous allez venir
en France en juin, on vous a défendus par rapport aux Saoudiens,
on est à vos côtés, mais là, qu'allez-vous faire sur les Rafale ? Il y a
aussi l'histoire du foot… Je souhaite qu'il y ait un partage" », a-t-il
confié à Gérard Davet et Fabrice Lhomme [dans leur nouvelle
enquête Un Président ne devrait pas dire ça… publiée ce jeudi
Chez Stock]. Le président de la République sera entendu. Canal+
et beIN Sports vont finalement se partager la diffusion du
championnat de France de football. François Hollande a sans
doute, avec cette intervention, évité la chute de Canal.
CSA : départ de Bénédicte Brissart, directrice de l'info et de la com institutionnelle
(La lettre de l’audiovisuel, mercredi 12 octobre)
Selon La lettre de l'audiovisuel ce mercredi, Bénédicte
Brissart, qui était, depuis septembre 2014, directrice de
l'information et de la communication institutionnelle du CSA,
rejoint Jacques Toubon, défenseur des droits, en tant
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|N° 4815 – Jeudi 13 octobre 2016|p 12/13
que conseillère. Elle sera chargée des relations presse et
de la communication. Agée de 46 ans, l'intéressée a fréquenté
les cabinets ministériels de gouvernement de droite (1995-1997)
puis a été chef adjoint du service de presse du RPR (1997-1998),
ainsi que conseillère pour la communication auprès de Jacques
Chirac, président de la République.
iTELE : « On va se prendre un seau de merde pendant quelques jours », aurait lâché Serge Nedjar
(Fanny Marlier, Les Inrockuptibles, mercredi 12 octobre)
[Alors que la rédaction d'iTELE a confirmé vendredi dans un
communiqué l'arrivée de Jean-Marc Morandini mercredi
prochain pour animer une tranche quotidienne (18h-19h).]
[…] Vendredi 7 octobre, vers 9h30, la direction d'iTELE
convoque les membres de la SDJ [pour leur annoncer la
nouvelle]. Moins d'une heure après, le document est envoyé à
l'ensemble des salariés. C'était le feu dans la rédac, tout le
monde s'est mis à raconter un chroniqueur. « Choc »,
« sidération », « colère », « abattement »… les journalistes ne
manquent pas de vocabulaire pour décrire ce qu'ils ressentent.
Compte tenu des charges qui pèsent contre lui, cela nous
paraissait impensable […] », confie un journaliste. « La rentrée
est déjà assez difficile comme ça… Là, c'est comme si on nous
crachait à la gueule », conclut un autre.
Très énervés, les salariés présents demandent à parler à la
direction. Le directeur, Serge Nedjar, accompagné d'un « très
silencieux et en retrait » Gérald-Brice Viret (directeur [des
antennes] du groupe Canal+) et de Virginie Chomicki, n° 2 de la
chaîne d'information [directrice adjointe], improvise une réunion.
Nedjar est le seul à prendre la parole. Face à des journalistes qui
fustigent « un désastre pour l'image de la chaîne », « une absence
d'éthique » ou encore « la mort du journalisme », le directeur
endosse la responsabilité de ce revirement de situation : « On va
se prendre un seau de merde pendant quelques jours, mais
j'assume mon choix », aurait-il lâché. […]
Fibre optique / Afrique : Canal+ accusé par les autorités béninoises de vouloir passer en force
(Julien Clémençot, jeuneafrique.com, mercredi 12 octobre)
[…] Tout a commencé en février, lorsque Canalbox [filiale de
Canal+] a acquis les actifs d'EIT, un fournisseur d'accès à
internet (FAI). Plutôt que de se conformer aux dispositions de la
loi sur les télécoms adoptée en juillet 2014, ses dirigeants ont
suivi les directives antérieures, datant de 2002. C'est donc sur la
base d'un accord de l'autorité de régulation et non sur celle d'un
décret ministériel qu'ils ont poursuivi l'exploitation de la licence
acquise en 2010 par EIT au profit d'une centaine de clients. Puis,
dans la foulée, ils ont sollicité une place de membre au sein du
groupement d'intérêt économique (GIE) qui gère l'accès du
Bénin au réseau mondial via le câble sous-marin Africa Coast to
Europe (ACE). Après avoir accepté la demande de Canal+,
plusieurs membres du GIE dénoncent désormais une tentative
de passage en force du nouvel arrivant. A la manœuvre, les
dirigeants des FAI Bénin Télécoms Service, Isocel et OTI
Télécom. « C'est la méthode Vincent Bolloré [président du
conseil de surveillance de Vivendi, la maison mère de Canal+],
persifle l'un d'eux. Il suffit de voir ce qu'il a tenté de faire en
accaparant le projet de réhabilitation du chemin de fer au Bénin,
au mépris du contrat déjà signé par Samuel Dossou. » Le débat
est descendu jusque dans la rue, où, début septembre, les
syndicats de salariés des FAI sont à leur tour montés au créneau.
Si ces acteurs sont vent debout contre l'arrivée de Canalbox
dans le secteur des télécoms, c'est aussi parce que la filiale de
Canal+ pourrait révolutionner l'internet béninois, à la manière
de Free en France, de Global Village Telecom (ex-filiale de
Vivendi) au Brésil ou de Wananchi au Kenya. « Notre ambition
est de proposer un réseau internet très haut débit et de réduire
drastiquement les coûts des abonnements, car pour le moment
les Béninois paient cher des services de qualité moyenne »,
affirme David Mignot, directeur général de Canal+ Afrique.
[…] le chantier est interrompu parce que aucune des
autorisations accordées à Canalbox n'a de base légale. […]
Le Bénin fait en effet figure de test pour Canal+, dont
l'ambition est de devenir un FAI dans les 23 pays africains où le
groupe est implanté. Plus de 100 millions d'euros pourraient
être investis pour acquérir des licences et déployer des réseaux
de fibre optique sur le continent. « À terme, l'objectif est d'avoir
environ 1 million de clients dans les zones électrifiées
densément peuplées, assure David Mignot. Les foyers qui paient
déjà un abonnement aux chaînes de Canal+ sont ceux qui,
demain, pourront s'offrir un accès à internet très haut débit
pour 20 000 à 30 000 F CFA par mois. » Que Canal+ veuille faire
du Bénin sa nouvelle vitrine est une bonne chose. Mais cela ne
l'exonère pas de respecter les règles, répondent sobrement les
autorités.
___________________________________________________________________________
Agenda
Parmi les invités médias d'aujourd'hui...
LCI – 09h10-10h, La médiasphère : Franck Ferrand, écrivain et journaliste. Catherine Nayl, dg adjointe de l'information du groupe TF1
Europe 1 – 09h00-10h30, Le grand direct des médias : Coup de fil : Catherine Nayl, directrice générale adjointe de l'information du
groupe TF1, La primaire : le débat (TF1, 21h). Invitée : Audrey Pulvar, journaliste, Pop Up (C8, samedi à 11h). Coulisses : La grande soirée
sur les Chirac de France 2 dimanche avec Dominique Fargues, réalisatrice, et Anne Barrère, réalisatrice
France Inter – 09h40-10h, L'instant M : Benoît Bringer, grand reporter, pour Dans la peau d'un lanceur d'alerte (reportage sur l'affaire
LuxLeaks diffusé dans Envoyé spécial, France 2, 20h50)
Aujourd'hui
09:00 – BFM Paris, présentation de la nouvelle chaîne du groupe SFR Media. Contact : 01 71 19 34 76
11:30 – Groupe Canal+, présentation des nouvelles offres Canal. Contact : 01 71 35 02 56
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WESTWORLD
WESTWORLD
WESTWORLD
Etats-Unis
Fiction / Série
Etats-Unis
Thriller – Science-fiction – Adaptation
Etats-Unis
Jonathan Nolan, Lisa Joy, Jerry Weintraub, J.J. Abrams, Bryan Burk
Jonathan Nolan
Warner Bros Television / Bad Robot / Jerry Weintraub Productions / Kilter Films
Warner Bros. Television Distribution
Anthony Hopkins, Ed Harris, Evan Rachel Wood, James Marsden, Thandie Newton, Jeffrey Wright, Tessa
Thompson, Sidse Babett Knudsen, Jimmi Simpson, Rodrigo Santoro, Shannon Woodward
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