Famille et modernité occidentale

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Famille et modernité occidentale
agrégation de sciences économiques et sociales
préparations ENS 2006-2007
fiches de lecture
Famille et modernité occidentale
Beck et Beck-Gernsheim (1995) : The Normal Chaos of Love
Fiche de lecture réalisée par Lydie Cabane (ENS Ulm et Cachan)
BECK U. et BECK-GERNSHEIM E. (1995), The Normal Chaos of Love, Cambridge,
Polity Press, 1995 (trad.), 1990 (1ère éd. all.), 231 p.
Introduction : individualisation et façons de vivre et d'aimer
La « nouvelle ère » se caractérise par un conflit d'intérêts entre l'amour, la famille et la liberté personnelle. La famille
nucléaire, fondée sur les différences de genre, s'effondre face aux enjeux de l'émancipation et de l'égalité des droits.
Le résultat en est ce chaos normal que l'on appelle amour. Une autre famille (différente, meilleure) va remplacer la
famille : la famille négociée, alternative, multiple... L'amour deviendra à la fois plus important que jamais et tout
aussi impossible.
Dans les sociétés développées, la « lutte des statuts » (de genre) prendra le pas sur la lutte des classes : ie la
contradiction entre le besoin de famille et la liberté personnelle, l'antagonisme entre l'homme et la femme dans la
sphère privée... antagonismes qui sont en train de modifier nos sociétés. Les conflits du foyer sont douloureux,
l'amour est devenu inhospitalier, c'est le chaos !
Individualisation : un nouveau départ, une nouvelle société ?
La cause de ce mouvement est l'individuation que les Beck définissent ainsi : « les vies individuelles sont soustraites
aux principes et certitudes traditionnels, au contrôle extérieur et aux lois morales générales, elles deviennent ouvertes
et résultent de décisions personnelles, elles sont assignées comme tâche à chaque individu » (p.5). Ce que sont et
signifient la famille, le mariage, la parenté, la sexualité, l'amour dépend des individus eux-mêmes, de leurs
arrangements et négociations quotidiens. De plus en plus, les individus qui veulent vivre ensemble deviennent leurs
propres législateurs, les juges de leurs transgressions, les prêtres qui absolvent leurs péchés, les thérapeutes qui
analysent leur passé. L'amour est un blanc à remplir. Les individus se retrouvent seuls, libérés de contraintes, et mal
préparés à cette tâche.
L'individuation libère l'homme et la femme des rôles de genre prescrits par la société industrielle dans la famille
nucléaire. En même temps, et cela aggrave la situation, ils se trouvent forcés de se construire une vie propre sur le
marché du travail, éventuellement au détriment de leur vie personnelle. Ce qui apparaît comme un combat individuel
est en fait un impératif général selon lequel la vie de l'individu est centré sur le travail; le sens de la liberté est une
liberté du travail qui implique de s'y conformer. D'où l'échec du modèle familial à un revenu puisque chaque
partenaire doit penser à lui d'abord (à son travail); que les femmes mènent leur combat d'émancipation.
« Cet aspect révèle clairement que dans le jeu d'Indiens et de cowboys auxquels se livrent les genres, émerge une
contradiction inattendue, étrange, inérotique et asexuelle : la contradiction entre les demandes du marché du travail
et les demandes de relations de quelque genre que ce soit (famille, mariage, maternité, paternité, fraternité). » Ces
conditions produisent de nouvelles dépendances du fait que l'on est obligé de standardiser sa propre existence : les
individus sont gouvernés par le marché du travail et dépendent pour cela des offres de formation, de la régulation
sociale (crèche, retraites...). Les normes doivent être négociées, justifiées et acceptée. La recherche de l'intimité fait
que ce processus est sans cesse renouvelé, les règles constamment remises en causes.
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Le procès d'individuation n'a-t-il pas toujours existé ?
Oui à certains égards (cf Foucault, Élias), mais l'individuation de nos jours est différente. Un de ses traits principaux
est son caractère de masse, son caractère systémique. Elle est un résultat de la modernisation dans les pays
Occidentaux. Il s'agit d'un individualisme du marché du travail qui n'a rien à voir avec celle du citoyen bourgeois.
L'individualisation s'est démocratisée par la prospérité, l'éducation, la mobilité, offertes à tous, etc... Les auteurs font
remarquer qu'on pourrait les accuser de généraliser outre-mesure (effectivement...), mais selon eux le procès
d'individuation est un procès de long terme dont ils dessinent les grands traits, et c'est cela qui importe (le trend), pas
les différences et les irrégularités statistiques (le débat est ouvert). Ils se focalisent délibérément sur l'émergence de la
nouvelle famille et non sur l'ancienne, sur les crises et les conflits plutôt que sur les réussites.
Chap.1. L'amour ou la liberté : vivre ensemble, séparé ou en guerre
Liberté, égalité et amour
La bataille quotidienne des sexes, muette ou déclarée, est significative de la faim d'amour avec laquelle nous nous
assaillons l'un l'autre : « le paradis ici et maintenant ! ». Les gens se marient et divorcent au nom de l'amour (nouvelle
religion). Mais l'égalité n'est pas toujours au rendez-vous, et comment accorder deux libertés, deux personnes qui se
veulent égales sur un socle commun ?
La situation actuelle dans la lutte des genres
La question de l'égalité des sexes ne se réduit pas à la famille, elle touche le travail, la politique, l'éducation... Il y a eu
beaucoup de changements, mais encore insuffisants; ce qui produit des contradictions entre les traces de l'ancien
modèle et les nouvelles revendications, la bataille va encore durer longtemps. Exemples :
Sexe et mariage : hausse des divorces, des « mariages informels », naissances hors mariages... Processus de
« découplement » et différenciation, hausse des célibataires => recherche de l'engagement émotionnel
Éducation, marché du travail et emploi : égalité juridique, accès des femmes à l'éducation, néanmoins le marché du
travail n'a pas autant suivi cette évolution : pas ou peu d'accès des femmes au pouvoir économique, politique,
intellectuel, aux professions qualifiées et stables, aux hauts revenus...
La libération des femmes et le travail de famille d'un point de vue masculin : les hommes ne participent pas assez au
travail domestique, ils n'ont pas bien intégré les revendications d'égalité, ce qui contredit les nouvelles libertés
féminines.
Thèses : 1. Les rôles de genre sont la base de la société industrielle. 2. Dynamique d'individuation (à partir de 1945).
3. Les conflits d'intérêts sont présents dans tous les domaines mais la famille est le lieu de ce conflit (entre liberté,
travail et famille).
La société industrielle : une forme moderne de féodalisme
Organisation de la famille : homme travail payé à l'extérieur, femme travail domestique non payé. Avec la mise en
place du welfare state, inclusion des femmes dans la force de travail, et services sociaux pour libérer la femme.
Une libération des rôles de genres ?
Libération des femmes : modification du cours de la vie des femmes (moins attachées aux foyers), moins de travail
domestique, contraception et maternité choisie, fragilité du support marital, entrée sur le marché du travail. Mais les
hommes aussi modifient leurs rôles : intérêt pour la famille. Indépendance économique des femmes : désavantage
pour les hommes par rapport à leur paternité. L'individuation à la fois sépare homme et femme, et accroît l'attraction
pour les relations intimes. La famille est le lieu de rencontre des contradictions entre sexes; la dynamique
d'individualisation fait perdre de l'influence aux racines familiales et ressentir fortement le besoin de vivre ensemble.
La fin de l'individuel ou la renaissance d'une subjectivité sans limites ?
Est-on en train de perdre nos derniers coins de vies privées (business psychologique...) ? Quel rôle de la fin des
stéréotypes féodaux de genre ? À première vue narcissisme effréné, mort de l'individuel. Cependant il existe une
grande pression sociale pour se conformer, l'individu est de plus en plus confronté à ces pressions extérieures, donc
parler d'âge du narcissisme est exagéré. Le problème central : « comment développer son propre potentiel tout en
demeurant un être social, et quel sorte de société nous permettrait d'emprunter ces chemins de la liberté? »
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Chap.2. De l'amour à la liaison : des relations en évolution dans une
société individualisée
L'amour devient plus important que jamais
Processus de modernisation/individualisation : les individus sont maîtres de leurs destinées, mais celles-là deviennent
instables, l'individu se pose des questions existentielles (désenchantement du monde)... La famille est plus que jamais
une source de stabilité personnelle par son support émotionnel, l'amour romantique donne du sens1, de la stabilité. Le
mariage devient essentiel dans la construction de la réalité, il devient une question d'identité.
L'amour devient plus difficile que jamais
Le processus de décision, de construction des normes du couple devient plus difficile avec deux personnes
différentes. Plus les décisions sont complexes, plus les querelles dans le couple sont probables. Une série de
changements sociaux rendent ces décisions plus complexes : la mobilité (géographique, sociale...) croissante éloigne
des attaches, l'éducation aussi... La question qui se pose alors : quelle place reste-t-il dans une « do-it-yourself
biography » avec toutes ses pressions et restrictions pour le partenaire qui a aussi ses problèmes et ses projets ? La
formule magique : l'authenticité ! L'individualisation appartient-elle à un monde post-romantique (chacun sa vie) ?
Dans le procès de modernisation, la femme s'est opposée à l'homme, ce qui a considérablement changé leurs relations
: femme au travail, changement démographique... les femmes sont moins le support de leurs hommes, elles mènent
leurs propres vies. Vivre ensemble devient plus difficile. Ce qui altère l'amour et le mariage : les nouvelles
biographies féminines. En même temps cela permet un rapprochement dans l'intimité. Lorsque les deux partenaires
travaillent, il est plus difficile de trouver l'énergie pour nourrir le couple. Est-ce que l'amour et la liberté sont
irréconciliables est le dilemme fondamental car il fait les biographies se séparer.. Ex de la mid-life crisis, lutte du soi
pour survivre à la vie partagée sans rester seul non plus.
Les enfants peuvent-ils résoudre le problème ? Risques de la matricentralité : les nouvelles familles ne se constituent
pas que des mères et leurs enfants, le père et la mère se dispute les enfants. Au minimum, un enfant permet d'investir
son amour, son affection.
À la recherche de l'utopie ?
Chap.3. « Free love, Free divorce », les deux faces d'une libération
L'amour romantique est un des pivots de notre société, mais les statistiques racontent une autre histoire, celle des
célibataires, des divorcés de plus en plus nombreux. « Quand l'amour finalement l'emporte (avec l'individualisation),
il doit alors affronter toutes sortes de défaites. » Tout le problème est celui du principe du libre choix, qui nous
apporte de nouveaux espaces mais aussi de nouvelles responsabilités.
Les vieux jours : obligations et certitudes : Pas de place pour les choix
individuels.
Les temps modernes : plus de liberté, moins de sécurité
Avec la cassure du vieil ordre, le bonheur personnel pouvait être recherché, la liberté assumée, pourtant le nombre de
personnes se détachant de cet état augmenta considérablement.
En quête d'un monde partagé
Un des traits caractéristiques de notre vie moderne est la complexité et le caractère contradictoire des options qui
s'offrent à nous, ce qui complique la quête de soi, de son identité. Le couple qui se choisit a à dessiner son propre
mode de vie (Berger et Kellner), à créer son propre monde.
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« Mon partenaire signifie pour moi le monde aussi bien que le soleil, la lune et étoiles » (p.49) ;-) !
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En quête d'une cause commune
Problème : s'entendre sur ce qu'est l'amour pour créer la relation. Les décisions sont rendues difficiles par les trop
nombreuses possibilités qui s'offre à nous, les différences d'interprétation... D'où l'importance du dialogue
(« homework ») dans le travail de construction du couple. La construction de l'idéal amoureux ne correspond
cependant pas toujours à la réalité, ce qui est une des raisons essentielles du divorce.
Le travail est cependant le « grand diviseur » qui exacerbe les problèmes privés en éloignant les partenaires. Or
dans un couple, le travail émotionnel est essentiel, ce qui n'est guère en adéquation cependant avec les diktats du
marché. Il ne s'agit pas d'un pure égotisme mais d'un fait collectif vécu dans les cuisines de nombreux foyers. (les
américains et les allemands ont recours aux contrats au sein du couple).
Le stress de la persévérance
La place occupée par chaque individu dans les sociétés modernes rend les relations intimes précaires. Le travail des
émotions lorsque l'amour change devient plus dur, ce qui nécessite de la patience et de la tolérance. Il est nécessaire
de reconnaître la double face du processus de libération, ses avantages et ses inconvénients. L'amour demeure une
utopie, un projet pour un meilleur monde.
Chap.4. Tout pour l'amour d'un enfant
Déclin du nombre de naissances depuis les années 70, qu'en est-il de l'amour pour les enfants ?
Vouloir un enfant
La parenté et le mariage ne sont plus inexorablement liés. L'enfant est une expérience de signification du soi, il recèle
une utilité psychologique (et non matérielle) : désir d'enracinement/ancrage, de stabilisation du couple. L'enfance est
une projection de ses rêves inassouvis, il donne un sens à sa vie... La décision d'avoir ou non un enfant est cependant
complexe, loin d'être la chose la plus naturelle du monde.
Se préparer pour le bébé : construction de la nouvelle parentalité [...].
Parents et enfants : un nouveau royaume
Les impératifs modernes : rechercher le meilleur pour l'enfant selon l'idée qu'il a besoin d'une attention spéciale. Les
parents subissent une certaine pression pour réussir l'éducation de leurs enfants, corriger les défauts, développer ses
qualités... Développement d'une science de la parentalité (rôle des experts...) [...] Conjonction de l'amour et de
l'anxiété, en accepter les difficultés, les dangers...
Chap.5. La dernière pomme d'Ève ou le futur de l'amour
Un faux espoir : le retour à la famille nucléaire. Supposer la disparation de la famille, revient à supposer la mort de
la famille nucléaire, une variété de possibilité de vivre ensemble, ce qui est loin d'être confirmé. Le mariage est
toujours important. Cependant un retour à une société dominée par les hommes est impossible, on ne peut pas revenir
en arrière sur les acquis de la modernisation.
Être égaux signifie être indépendant; les contradictions entre travail et famille. Pour l'idée d'une égalité parfaite entre
hommes et femmes est tout aussi vaine; on ne peut pas pas dissocier la vie professionnelle de la vie familiale,
chacune influence l'autre.
Les familles recomposées : par delà les cassures du divorce, les familles restent liées à bien des niveaux, la parentalité
ne peut être défaite pas plus que les familles. Cela montre bien que la sociologie de la famille qui recherche encore
des familles nucléaires se trompe complètement (selon nos auteurs).
La dernière pomme d'Ève : la libération forcée des hommes : la mid-life crisis, le papa qui change les couches, etc...
Cependant cette transformation est floue, incertaine entre la libération forcée et la masculinité qui se cherche. L'idée
de la puissance masculine a perdu toute sa pertinence. Cette libération a été passive, mais les libère de l'obligation
financière vis-à-vis des femmes, cadeau qu'ils perçoivent encore comme un malheur où leur masculinité s'écroule...
Tout leur tourne le dos : être un père divorcé est difficile, le vieil Adam est superflu, le docteur peut faire des bébés à
leur place...
La reconstruction de la parentalité avec la science [...]
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Points évanescents et identité provisoires : au-delà des rôles masculins et féminins comment organiser deux vies
ensembles ? ex : tous les problèmes des déménagements d'une famille...Attention « la famille n'est pas un gang de
boy-scouts explorant ses nouveaux terrains, déambulant au travers des continents inexplorés du moi, recherchant les
différents soi qui résident en nous tous » (165) ! Aujourd'hui coexistent différentes sortes de familles postbourgeoises, venant au monde comme querelles entre hommes et femmes, les réorganisant et développant leurs
dynamiques, leurs credos propres au delà des générations. Ce nouveau horizons des modes d'être n'a rien à voir avec
la société industrielle bien qu'en étant le produit...
Chap.6. L'amour, notre religion séculière
Après la tradition, rien ? Que signifie l'amour dans notre monde détraditionnalisé, non-religieux et individualisé ? La
bataille des sexes permet-elles de penser de nouvelles relations libérées ?
La désintégration et l'idolisation du mariage, la famille et les relations intimes Malgré leur désintégration , le
mariage et la famille demeurent très importants : la vie de couple est idéalisée mais on divorce par milliers. La
séparation entre les croyances et la réalité créent un décalage, un besoin de religion (parallèle avec M.Weber et le
protestantisme). Et l'on consulte les guides de conseils pour trouver la foi en l'amour.
L'amour comme une religion d'aujourd'hui : l'amour comme la religion promettent le bonheur, l'achèvement, donnent
un moyen de s'échapper de la réalité. « L'amour est le communisme sans le capitalisme » (?!?). Mais c'est une
religion sans église et sans prêtre, les amants ne peuvent se reposer que sur les institutions. L'amour comme
réalisation de soi prend le pas sur des catégories dépassés comme pauvreté, patriotisme, famille (si, si !). Mais il y a
aussi des différences : l'horizon de l'amour est spécifique au contraire de celui de la religion. Néanmoins pour toute
raisons, l'amour est la meilleure idéologie (le mot est laché) pour contrer les périls de l'individulisation : être soi sans
être seul...
L'histoire de l'amour : le romantisme démocratisé
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L'amour, le moine et l'ordre pré-industriel
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Le business éthique, la fissure des conventions, l'adultère
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Le romantisme aujourd'hui : « love as a pop song », une idéologie subversive avec une touche d'hystérie ! [...]
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L'amour comme législateur subjectif : batailles programmées et paradoxes
L'amour est le facteur essentiel qui nous donne un sentiment personnel valide et une façon de ne pas
être seul. Dans le royaume de l'amour, les gens sont des agents libres et accomplissent des miracles.
Nous justifions l'amour par des motifs émotionnels. L'amour est son propre fondement. L'amour est
une alternative au doute, un blanc à remplir à deux, libre de traditions, le sens de l'être-ensemble, un
dogmatisme pour deux... Quelques paradoxes : celui de la liberté, de l'authenticité, de l'action...
J'abrège beaucoup sur la fin, c'est sympa, c'est de la poésie, un programme révolutionnaire mais ça fait pas
avancer une copie d'agreg, l'idée principale à retenir est du travail comme lieu de conflit majeur entre l'homme et la
femme parce qu'il met en jeu la confrontation de la liberté, de l'égalité et de l'amour.