explication - Cooperativa Mirafiori
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Par M. Halley 9. Selon les principes de répétition et de vis-à-vis sol/mur qui président aux présentations des œuvres de Messieurs Buren et Cazal, M. Halley présente un premier tapis sur le mur de droite, en largeur de 230 centimètres pour 254 en hauteur. La surface est divisée en sept rectangles, renfermant chacun un autre rectangle divisé en quatre sous-rectangles inégaux. L’ensemble est alterné par trois teintes, orange, fuchsia et rouge qui donnent l’impression d’un empilement de cadres ou de châssis monochromes. Au sol sous son premier tapis, M. Halley en dispose un second composé selon les mêmes dispositions dans des tons plus froids. Comme ce Tableau a déjà paru dans d’autres couleurs sur le mur de gauche, on pourra se servir de la même description. 10. Par M. Closky 11. Un seul tapis bénéficiant d’une attention particulière au fond de la galerie. Comme M. Verney-Carron a voulu insister sur le minimalisme de cette composition blanche faisant apparaître une simple croix noire, M. Lanez a proposé d’enfermer l’œuvre dans une pièce sombre. L’œuvre de M. Closky est accrochée dans sa hauteur, 300 centimètres, dans un caisson noir qui permettra d’apprécier l’ironie de son titre « Ici ». Par M. Carré 12. Pas de motif noué comme ses contemporains, mais une proposition ludique : une escadrille « UN » de dix tapis volants suspendus dans la galerie en formation pyramidale. E X P L I C AT I O N DES MULTIPLES UNIQUES NOUÉS ET AUTRES OUVRAGES DE MESSIEURS BUREN, CARRE, CAZAL, CLOSKY, HALLEY ET WEINER Dont l’exposition a été ordonnée, suivant l’intention de Georges Verney-Carron et Camille Chevalier, par M. Alexis Jakubowicz, commissaire invité, et M. Stephan Lanez, scénographe ; dans la galerie Georges Verney-Carron : à commencer le 13 septembre 2011, pour durer six semaines durant la onzième Biennale d’art contemporain de Lyon. Galerie Georges Verney-Carron Du mardi au vendredi de 14 à 19 h et sur rendez-vous Le samedi de 14 h 30 à 19 h 45, quai Rambaud – 69002 Lyon Tram T1 Montrochet – Bus 91 Confluence La Sucrière www.galerie-verney-carron.com [email protected] T : 33 (0)4 72 69 08 20 F : 33 (0)4 72 44 97 70 Galerie Georges Verney-Carron AVERTISSEMENT Ce document d’exposition pourra surprendre par son style et sa composition. Il est inspiré des livrets rédigés au XVIIe siècle par les « tapissiers » des salons académiques du Louvre et du Palais Royal. Décorateurs et scénographes, ces peintres volontaires avaient la double tâche d’ordonner les tableaux dans l’espace sur des murs tapissés et d’en commettre le plan dans un feuillet descriptif à l’usage du public. Les pièces de tapisserie contemporaine éditées par la maison Chevalier semblent propices à la rédaction de ce fac-similé. Chaque œuvre, multiple et unique, nouée mains au Népal, sera comprise dans l’histoire de la peinture et des expositions. M essieurs Daniel Buren, Philippe Cazal, Claude Closky, Peter Halley et Lawrence Weiner sont invités à disposer onze tapis sur les murs et le sol de la galerie Georges Verney-Carron. Ces œuvres d’art et d’artisan, meubles par destination, transforment l’espace en pièce à vivre. Du « Ici » de Closky au « Lost in Space » de Weiner, le visiteur est prié d’arpenter le salon les pieds sur terre et ce livret en main. Seule exception à cette fastidieuse géographie d’exposition, les tapis supersoniques de Patrice Carré. Suspendus au plafond en formation pyramidale, ils permettent de parcourir l’exposition avec la légèreté requise. Par M. Buren N°1. Un grand tapis visible depuis l’entrée sur le mur du fond. Pièce unique de 408,9 centimètres de côté, 100 000 nœuds par mètres carrés, 100 % laine, présentant une succession de bandes blanches et jaunes qui dessinent un losange blanc au centre de la composition. Un grand tapis semblable au premier, présenté sous celui-ci, au sol comme un reflet. Pièce unique également, de pareilles dimensions, nouée en laine pure et présentant un motif similaire dans une variation de couleur blanc-vert. Un troisième tapis disposé au sol de dimension réduite, 304,5 centimètres de côté. La trame de couleur a été inversée de sorte que le losange apparent ne soit plus blanc mais coloré, bleu profond en l’occurrence. Une variation du même tapis sur le mur de gauche dans une trame rouge et blanche. Comme ce Tableau a déjà paru en trois autres versions, on pourra se servir de la même description. 2. 3. 4. Par M. Weiner 5. Un seul tapis disposé vers l’entrée de la galerie, en largeur d’environ 250 centimètres et 300 de hauteur. Le rectangle jaune, noué pour 90 % de laine et 10 % de soie, est bordé de fuchsia. Tronqué aux angles inférieur gauche et supérieur droit, le tapis semble se confondre avec le mur de gauche. En son centre, l’inscription « LOST IN SPACE » reprend les tons de la bordure autour d’un motif noir en forme de lasso. Par M. Cazal 6. Par terre dans le coin droit à l’entrée de la galerie, un tapis rectangulaire de M. Cazal, en largeur de 300 centimètres et 200 de hauteur. Un carré fuchsia compose les trois quarts de cette pièce unique, le dernier quart étant laissé en blanc. Dans la partie colorée de ce Tableau, les lettres du mot « TROUBLE » sont arrangées en cercle dans le désordre, avec le O en leur centre. Sur le mur de droite, au-dessus de son premier tapis, M. Cazal en dispose un deuxième de même dimension. Accroché dans le sens vertical, il semble prolonger le tapis au sol dans sa longueur. Cette œuvre est composée dans les mêmes proportions que la première, avec un carré blanc aux trois-quarts de la surface et un rectangle noir pour le restant. Dans le coin opposé, une troisième œuvre identique à celles que nous avons déjà décrites. Cette composition bleu ciel et blanche est accrochée dans le sens de la largeur et forme un troisième plan dans l’espace prêté pour les travaux de M. Cazal. 7. 8.