La Séparation

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La Séparation
Appel à projets – FASTE 2013
création, recherche scientifque et développement technologique
autour de la « poésie à 2 mi-mots »
La Séparation
un projet réunissant
ALIS, le collectif i-Trace, et l'Université de Technologie de Compiègne (UTC)
labellisé par le Centre d'innovation de l'UTC
Au coeur du projet :
« la poésie à 2 mi-mots »
D'où vient cette poésie ?
Pierre Fourny a fondé le groupe ALIS en 1982. Il y travaille comme metteur en
scène et principal « manipulateur » de chorégraphies sans interprète, conçues à
partir d'images et de signes qui peuplent notre quotidien (notamment à partir des
images publicitaires). Promoteur d'une poésie visuelle qui se donne à voir sur
scène, il imagine d'abord un petit dispositif scénique appelé « la machine miroir »,
qui servira de moteur à ses recherches artistiques et de matière-même. Il prône
l'économie de moyens dans le processus de création, utilisant des matériaux et
des techniques qu'il est aisé de s'approprier (c'est ainsi que des machines à
diapositives sont utilisées comme projecteurs d'images, mais aussi comme
dispositif d'éclairage des spectacles à part entière).
A partir des années 2000, il s'intéresse plus précisément au graphisme des mots
de notre alphabet et en vient à concevoir, au fil de ses investigations et
découvertes, la « poésie à 2 mi-mots ».
Principe de la « poésie à 2 mi-mots »
« La poésie à 2 mi-mots est un procédé d'une simplicité désarmante : il consiste
simplement à couper les mots d'un trait horizontal. Chacune des deux moitiés de
mots obtenues est contenue dans un autre mot, ou plusieurs autres mots »
(défnition par l'auteur).
La « poésie à 2 mi-mots » s'attache d'abord à l'aspect visuel des mots et se
fonde sur « la police coupable », police de caractères permettant de couper les
mots en deux horizontalement et d'associer la moitié obtenue à une autre moitié
pour former un nouveau mot. Très vite, Pierre Fourny a fait développer un logiciel
(le combinALISons), lui offrant la possibilité de trouver un nombre de
combinaisons impossibles à saisir par un cerveau humain moyen, formé à la
lecture dite « rapide et silencieuse ». Bientôt, la « police de l'ombre » allait
également voir le jour (grâce au logiciel), révélant la présence de mots contenus
dans d'autres. Aujourd'hui, une « centrale police » s'impose également.
La « poésie à 2 mi-mots » est donc désormais une pratique regroupant différents
procédés qui permettent de jouer d'une manière originale, sur scène et au-delà,
avec la forme des mots.
L'originalité de la « poésie à 2 mi-mots »
La « poésie à 2 mi-mots » est singulière dans son procédé de « découpe » des
mots (à l'horizontal), du fait de l’ampleur combinatoire que lui offre le logiciel ;
singulière aussi dans la façon dont Pierre Fourny la destine à la scène, la fait
proliférer, depuis plus de dix ans, sous forme de micro-spectacles.
Quand Serge Bouchardon et
Pierre Fourny se rencontrent...
Enjeux sociétaux et détours artistiques
Au contact des technologies (dites) de l'information et de la communication, des
transformations conséquentes dans le domaine des écritures, de la lecture, des
langages et de la diffusion des savoirs, sont en train de s'opérer. La
multiplication, la banalisation des écrans, la numérisation et l'accès à de
nombreux contenus et données, l'interopérabilité, l'interactivité, induisent de
nouveaux usages ayant un impact jusque sur les fonctionnements de nos
cerveaux.
C'est en manipulant des images, puis des mots comme des images, en
s'intéressant principalement au domaine de la représentation visuelle et
sensorielle que Pierre Fourny a découvert le procédé de la « poésie à 2 mimots », et tout ce qu'il « raconte » du formatage de nos cerveaux. C'est par la
pratique du détour(nement) artistique qu'il est venu percuter de plein fouet ces
enjeux de société majeurs. Depuis, il se montre attentif à ce monde de « la
lecture rapide et silencieuse » fortement bousculé, cherche à mieux saisir la
nature de ces bouleversements et leurs impacts humains, sociaux, politiques,
persuadé que l'art a son mot à dire... Pierre Fourny n'a ainsi de cesse que de se
rapprocher des scientifques, mais aussi de tous ceux concernés par les
mécanismes d'apprentissages, pour partager des visions de l'avenir. Il initie ainsi
un échange informel avec Stanislas Dehaene, psychologue cognitif et
neuroscientifque français, en 2010. Deux ans plus tard, il fait la rencontre de
Serge Bouchardon, enseignant et chercheur à l'Université de Technologie de
Compiègne, et auteur numérique au sein du collectif i-Trace.
L'enseignement de Serge Bouchardon : une invitation aux expériences hybrides
Serge Bouchardon est, quant à lui, fervent défenseur du « frottement intellectuel
et sensible» entre ingénieurs et artistes : qu'est-ce qui les différencie et les
rapproche dans les modes de recherche, de production et de diffusion qui sont
les leurs ? Il mène ainsi de front explorations pédagogiques, scientifques et
artistiques.
Séduit par l'une de ses interventions dans le festival Composites à l'Espace Jean
Legendre, Pierre Fourny cherche à lier connaissance. La « poésie à 2 mi-mots »
n'est pas étrangère à Serge Bouchardon. L'écriture et ses mutations, au contact
des technologies, passionnent les deux hommes.
Serge Bouchardon choisit alors d'inviter Pierre Fourny, pour qu'il intervienne dans
les ateliers libres qu'il organise au sein du diplôme d'établissement « Technologies
culturelles numériques », à l'Université de Technologie de Compiègne. Comme il le
pré-sentait, cette intervention suscite un vif intérêt dans l'auditoire, et réveille
chez certains étudiants et doctorants le désir de préciser cette invention, de
créer à partir d'elle.
Description de La Séparation
création, recherche et
développement technologique
(en cours)
Résumé d'une démarche « intriquée »
L'équipe se retrouvant autour de la « poésie à 2 mi-mots », issue à la fois d'ALIS,
du collectif artistique i-Trace et de l'Université de Technologie de Compiègne,
veut pousser plus loin les potentiels de ce jeu poétique qu'est la « poésie à 2 mimots ». L'équipe s'attache ainsi à (re)développer le logiciel sur lequel elle s'appuie
actuellement, en lui trouvant de nouvelles déclinaisons sur des supports
multimédias (plus précisément sur tablette tactile numérique et smartphone), en
explorant également ce que cette poésie une fois « augmentée » peut produire de
nouveau sur scène (ou pas), et enfn en observant « pas à pas » ce projet et le
processus de création qui le traverse.
Très concrètement, une recherche artistique doit débuter à partir du logiciel de
« poésie à 2 mi-mots » disponible à ce jour, recherche où Pierre Fourny initiera le
collectif i-Trace ainsi que des étudiants ingénieurs au processus de création qui le
conduit de l'utilisation du logiciel à la production scénique. En retour, le collectif iTrace emmènera ALIS et les étudiants ingénieurs sur le terrain de la création
numérique, en manipulant, réinterprétant la « poésie à 2 mi-mots » sur tablette
numérique. Dans le même temps, le logiciel originel sera perfectionné afn de
devenir une application ludo-éducative (à destination des enseignants, voire du
grand public) et offrira de nouvelles perspectives à la création multimédia et
scénique en cours. L'ensemble de cette démarche très « intriquée » fera l'objet
d'un protocole d'observation (phase exploratoire).
>> La Séparation-création numérique pour tablette et smartphone // récits de
mots
Cette création pour tablette et smartphone proposera des micro-fctions (en
anglais et en français), mettant en scène de façon animée et interactive les
principes de la « poésie à 2 mi-mots » : la « police coupable », la « police de
l’ombre », la « centrale police ». Il sera là question de séparation tant dans le
fond que dans la forme des récits (et de culpabilité, narcissisme, clandestinité,
déchirure...). Le lecteur-utilisateur sera amené à manipuler, à interagir avec les
mots, afn de mener ces récits jusqu'à leur clôture. Un travail sur la gestuelle sera
entrepris, avec un désir fort de variations sur la saisie des mots. Le design visuel
et gestuel de la création fonctionnera de pair avec un design sonore.
>> La Séparation-performance scénique
Le principe de la performance est le suivant : le performeur, sur scène,
demandera à des spectateurs de lui envoyer leur prénom, puis d’autres mots, via
leur téléphone portable. Ces mots apparaîtront vidéoprojetés sur la scène. Le
performeur les coupera alors (via une application pour tablette) pour donner
naissance à d’autres mots. Les spectateurs découvriront ainsi des mots dans les
mots. Une séquence narrative, ou poétique, se construira alors, émergeant des
propositions des spectateurs, du geste et de la parole du performeur, et des
propositions aléatoires du logiciel.
Au-delà de cette interaction « numérique », le performeur inter-agira avec des
objets physiques, présents sur scène, eux-mêmes supports de « poésie à 2 mimots ». Ces objets physiques viendront à la fois conforter et interroger les
effets de véridicité du travail numérique sur les mots écrits.
>> La Séparation-application ludo-éducative pour tablette et smartphone //
laboratoire de mots
L'idée est de se diriger vers une application sobre et poétique, très libre où il est
question de circulation sans fn, de répétitions, de plaisir de jouer (sans
« épreuves et récompense »).
L'utilisateur entrerait un prénom (le sien ou celui d'un ami) et pourrait visualiser
alors les combinaisons possibles, à partir de là, il rebondirait de mots en mots, se
faisant sans « chemin pré-établi pour lui » sa propre expérience dans le millefeuille et les saveurs de la langue.
>> La Séparation-exploration scientifque
Serge Bouchardon est pleinement engagé dans une démarche de « recherche et
création » en tant que chercheur sur les écritures multimédias à l'UTC, et auteur
numérique. Il souhaite continuer à développer sa pensée de l'acte du faire créatif,
en faisant : « Comment analyser cette façon de faire qui consiste à être en train
de faire ? » s'interroge-t-il dans son mémoire d'habilitation à diriger des
recherches (décembre 2012).
Dans cette dynamique, l'équipe de La Séparation entre dans une phase
exploratoire en menant un travail de recueil de données qualitatives sur les
processus de création numérique et scénique qui traversent le projet La
Séparation. Elle cherchera à mettre en regard et à expérimenter différentes
méthodologies de recueil de données : compte-rendus écrits des séances de
travail, enregistrements audios informels, consignation à travers des outils
collaboratifs (liste de diffusion et de discussion ; espace d'écriture collaborative,
espace de stockage partagé de documents), enregistrement d'entretiens semidirectifs des acteurs du projet, enregistrement d'entretiens d'explicitation...
A l'issue d'une première phase de travail, l'équipe devrait être en mesure de :
–
–
–
–
reconstituer chronologiquement un « parcours » de création (trajet,
processus) à partir des étapes conservées à l'écrit et à travers les
outils collaboratifs de celui-ci,
reconstituer ce processus à partir d'entretiens de différentes natures,
croiser et critiquer (dans ses manques, trous, contradictions...) ces deux
types de reconstitution,
clarifer
le
vocabulaire
utilisé
(processus,
traversée,
projet,
autoethnographie, recherche-action, recherche créative, transduction…) et
dessiner une méthodologie de « captation » d'un processus de création.
Patrick Chapus, Vice-Président d'ALIS, artiste et enseignant, engagé dans une
recherche sur « Marcel Duchamp et le processus créatif : un chemin du faire »
prêtera main forte à cette démarche exploratoire.
Les doctorants Antoine Vincent et Léonard Dumas s'intéressant à des techniques
de conservation, de modélisation de processus artistiques et éditoriaux pourront
également partager leurs expériences dans ce cadre.
Enfn, Franck Renucci, maître de conférence en sciences de l’information et de la
communication, à l'Université du Sud Toulon Var, porte un regard attentif sur
cette démarche. Parmi ses champs de recherche fgure en effet l'étude des
modalités d'une production artistique articulée à un écrit de recherche.
Calendrier de La Séparation
de janvier à juin 2013
Une première étape...
Décembre 2012
>> Première formalisation (dossier et présentation power point) du projet La
Séparation, à destination du Centre d'innovation de l'Université de Technologie de
Compiègne
>> Présentation du projet devant les membres du jury du Centre d'innovation
>> Découverte par le collectif i-Trace du logiciel de la poésie à 2 mi-mots, prise
en main
Janvier à février 2013
>> Rencontre entre les membres de l'équipe projet (en présence, via skype)
>> Poursuite de la « prise en main » du logiciel par le collectif i-Trace
>> Inscriptions au e-poetry festival de Londres, et à la manifestation Electronic
Litterature Organization à Paris
>> Orientation et répartition du travail d'écriture de conception et de réalisation
(artistique, technique)
>> Mise en place des outils collaboratifs
>> Premiers tests d'écriture, échanges documentaires
Mars à mai 2013
>> Présentation fne du cadre pédagogique, du projet et du logiciel aux huit
élèves-ingénieurs
>> L'ensemble de l'équipe se lance dans la conception et la réalisation du projet
artistique, technique
>> Réajustement des orientation en fonction des avancées, diffcultés, etc...
>> Intensifcation de l'effort de production pour la poursuite du projet au-delà de
sa première phase (rencontre de partenaires, recherche de fnancements...)
>> Essais, tests
>> Défnition de grilles et administration d'entretiens auprès des acteurs du
projet
Juin 2013
>> Derniers essais et tests
>> Répétitions
>> Présentation de maquettes des applications (création numérique et ludoéducative) et d'un extrait de la performance au e-poetry festival de Londres
>> Poursuite de l'administration des entretiens
>> Poursuite de l'effort de production
Juillet-août 2013
>>
>>
>>
>>
Poursuite de l'effort de production
Réajustements
Reprise de répétitions
Retranscription des entretiens, recoupement des « recompositions », analyse
Septembre 2013
>> Présentation dans le cadre de la manifestation Electronic Litterature
Organization à Paris
>> Défnition de la deuxième phase du projet
Les acteurs de La Séparation
18 personnes, en 2013
>> ALIS
Fondée en 1982 par Pierre Fourny et implantée dans l'Aisne à Fère-en-Tardenois
depuis 1990, la compagnie ALIS (http://www.alis-fr.com/) développe une pratique
artistique qui échappe aux disciplines conventionnellement reconnues et que les
vocables de théâtre d'objets ou de théâtre visuel tentent d'approcher. ALIS
s'emploie, dans ses manifestations artistiques protéiformes (performances
scéniques, installations, design d'objets, vidéos, livres...) à manipuler, à détourner
des signes parfaitement reconnaissables par tous (images publicitaires, objets
quotidiens, symboles...) pour ouvrir sur d'autres sens. C'est aussi dans cet état
d'esprit de bricolage et de braconnage qu'ALIS s'est emparée des technologies de
l'image, d'abord diapositive puis numérique. A partir des années 2000, ALIS se
consacre à la prolifération de la « poésie à 2 mi-mots » imaginée par Pierre
Fourny, s'intéressant plus intensément à la manipulation et au détournement des
lettres de notre alphabet, aux mots, à l'écriture et la lecture dans un contexte
contemporain hyper-médiatique qui tend à bouleverser leur usage.
Pierre Fourny est auteur et metteur en scène de spectacles, qu'il réalise au sein
d'ALIS, et qu'il accompagne le plus souvent d'expositions. On le dit aussi actant,
pour ne pas dire acteur, manipulateur de formes, ainsi que manutentionnaire de
productions multimédia. Il est à l'origine du développement du logiciel
combinALISons qui permet de détecter, dans toute langue écrite dans un
système alphabétique, les mots qui ont des similitudes graphiques. Il est ainsi
l'inventeur et le promoteur de la Poésie à 2 mi-mots, regroupant différents
procédés qui permettent de jouer, sur scène et au-delà, avec la forme des mots.
Participent également à ce projet, au sein d'ALIS :
Patrick Chapus, artiste et enseignant à l'école d'art et de design de Reims,
menant actuellement une recherche sur « Marcel Duchamp et le processus créatif
: un chemin du faire ».
Hélène Caubel, en tant que directrice de production.
>> Le collectif i-Trace (http://i-trace.fr/) est composé de Serge Bouchardon
(auteur et chercheur), Vincent Volckaert (auteur et ingénieur), Hervé Zénouda
(musicien et chercheur) et Luc Dall’Armellina (auteur, designer et chercheur).
Les créations du collectif ont été présentées en diverses occasions en Europe
(Paris, Barcelone, Naples, Bergen en Norvège, Karlskrona en Suède, Amsterdam),
au Canada et aux Etats-Unis. Elles ont fait l’objet de publications dans des revues
en
ligne
(bleuOrange1,
Hyperrhiz2,
SpringGun3).
La
création Déprise
(http://deprise.fr/) a obtenu en novembre 2011 le New Media Writing Prize 2011.
Serge Bouchardon, agrégé de lettres modernes, chef de projet pendant six ans
dans l’industrie du multimédia éducatif, est enseignant-chercheur en sciences de
1
2
3
http://revuebleuorange.org/oeuvre/toucher
http://www.hyperrhiz.net/hyperrhiz06/20-gallery/84-the-12-labors-of-the-internet-user
http://www.springgunpress.com/issue-four-spring-2011
l’information et de la communication à l’Université de Technologie de Compiègne
(http://www.utc.fr/~bouchard/). Parmi ses champs de recherche : l’écriture
interactive et multimédia, la littérature numérique. En tant qu’auteur de
littérature
numérique
(http://www.sergebouchardon.com/),
il
s’intéresse
notamment à la mise en scène de l’interactivité et au rôle du geste dans
l’écriture interactive.
Luc Dall’Armellina (http://lucdall.free.fr) est auteur numérique et enseignantchercheur en arts. Son travail d'écritures expérimente les dimensions poétiques,
graphiques, plastiques et sonores dans des dispositifs où la lecture et l'écriture
sont souvent des (en)jeux. Ses recherches portent sur les dimensions technoesthétiques des écritures numériques d'une part, et sur les mutations des formes
et modalités de transmission et de médiation contemporaines d'autre part.
Vincent Volckaert est un ingénieur diplômé de l'Université de Technologie de
Compiègne. Fasciné depuis tout petit par le génie de la littérature potentielle, il
aime travailler avec le hasard, la manipulation et la génération de contenu.
Passionné par toute les sortes de mécanismes, ses projets l'amènent à
déconstruire, comprendre et ré-assembler les technique d'écriture multimédia et à
en inventer de nouvelles.
Hervé Zénouda (http://zenouda.free.fr/), ancien musicien de rock et de musique
expérimentale est enseignant-chercheur en Sciences de l'Information et de la
Communication à l'Université du Sud Toulon Var et au laboratoire I3M. Ses
domaines de recherche sont le design sonore interactif, les nouveaux gestes
musicaux liés aux technologies numériques ainsi que les rapports entre les arts
populaires et les arts savants (ou comment les concepts esthétiques se
transforment en traversant des sphères culturelles différentes).
>> Les doctorants et élèves-ingénieurs de l'UTC
Antoine Vincent, doctorant UTC et IRCAM, recherche sur la modélisation, la
préservation des processus de création de la musique avec des dispositifs
numériques
Léonard Dumas, doctorant UTC et société Kélis, recherche sur l'instrumentation
des fonctions philologiques et généalogiques au sein des chaînes éditoriales
numériques collaboratives
Marie Collet, élève en Génie informatique à l'UTC
Olivia Reaney, élève en Génie informatique à l'UTC
Harold Arnaud, élève en Génie informatique
Maëva Guerry, élève en Génie informatique à l'UTC
Laura Daras, élève en Génie informatique à l'UTC
Gaëlle Raimbaud, élève en Génie informatique à l'UTC
Vincent Mercier, élève en Génie informatique à l'UTC
Salah Benmoussati, élève en Génie informatique à l'UTC
>> Regard extérieur
Franck Renucci a d'abord été réalisateur de vidéo-danses avec le Théâtre
national de la danse et de l’image de Châteauvallon de 1991 à 1998. Il rédige
ensuite une thèse sur Les ruptures du flm interactif : la continuité de son
histoire, le rythme de son énonciation, l’harmonie de sa composition. Il devient
maître de conférences en sciences de l’information et de la communication en
2004, et dirige l’UFR Ingémédia de l’Université du Sud Toulon-Var de 2008 à 2012.
Depuis, il est chercheur en délégation à l’ISCC, et évolue dans le groupe de travail
Communication, altérité, créations, co-responsable avec Samuel Lepastier du
séminaire Communication, subjectivation et création.
À l’ère de l’idéologie du chiffre et de l’évaluation, Franck Renucci analyse la
présence d’une communication « code-barres », expression d’une réifcation du
sujet, et interroge les fgures du corps, de l’altérité, de l’impossible et de la
subjectivité à travers des applications multimédias, des œuvres artistiques et
littéraires, des discours scientifques et politiques.
Contacts
ALIS
Hélène Caubel // [email protected]
Pierre Fourny // [email protected]
Collectif i-Trace et UTC
Serge Bouchardon // [email protected]
Partenaires
ALIS est subventionnée pour son fonctionnement par le Ministère de la Culture DRAC Picardie, le Conseil Régional de Picardie, le Conseil Général de l’Aisne et la
Ville de Fère-en-Tardenois.
ALIS est en compagnonnage avec du zieu dans les bleus.
Label
La Séparation a été labellisé par le Centre d'innovation de l'UTC