Etude SD GERS

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Etude SD GERS
Journée « Semis direct »
Gers - 13 septembre 2011
Journée semis direct - Compte rendu terrain – octobre 2011
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Exploitation des Frères COUTANT – Commune de Ricourt
Historique :
1976 : élevage de mouton
1986 : installation de Mr coutan et mise en place de l’irrigation sur les coteaux
1989 : élevage canards prêts à gaver
1994 : entrée dans le CETA. Début en Semis Direct (SD)
2005 : SD dans les couverts verts
Passage au non labour :
Sols argileux, superficiels et battants
Années successives de grêle, sols abimés et érodés
Arrêt du labour utilisation d’un Lemken à pattes d’oie dans les coteaux en pente érosion
moins marquée. Très bonne réponse du soja en semis direct dès la 1ère année : +4qx
évolution du sol très importante
1ère année de SD : pas de problème, les soucis d’herbe n’arrivent qu’en 2° et 3° années mais il
ne faut pas revenir en arrière (même si c’est tentant)
Actuellement, le soja et le blé sont fait en SD
Le maïs avec le Lemken+rotative
Outils :
Great Plains : bons résultats, ne bourre pas. Un bémol : en conditions humides, problème de
lissage
Semoir Max Emerge John Deere pour semer le maïs. Mais actuellement une autre solution est
envisagée car le Max Emerge abîme quand les conditions sont humides.
Le great plains et le John Deere enterrent bien la graine mais abîme les parcelles.
Objectif : passer un mois plus tôt
Aitchinson : très bon après blé mais si trop de végétation ou après maïs, les résultats ne sont
pas concluants.
Semoir Max Emerge John deer
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Semoir Great Plains
Eléments semeur d’un nouveau prototype en cours de création (sur la base d’un semoir déjà
mis au point par l’Afdi et le Cemagref il y a quelques années)
Sur maïs :
Fertilisation :
- En SD : 120U en moyenne
- En conventionnel : 220U en moyenne
45L 14/48 sur le rang sur le grain de maïs (pas de problème de brûlage remarqué)
Ammonitre sur la ligne (localisateur Carré sans dent) ou A la volée 150kg à 3 - 4 Feuilles
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Traitement :
Tout en post levée en 2 fois :
Calisto/milagro/benvel : 0.5/0.5/0.1 en plein
Calisto/milagro/benvel : 0.5/0.5/0.1 en dirigé
Remarque : Si la féverole ne s’est pas bien développée, 1,5 à 2 l de glyphosate est utilisé juste
après semis de maïs et avant roulage.
Importance de la variété :
K67 offre de très bons résultats même si le visuel n’est pas terrible
Très bonne vigueur germinative au départ
Rotation envisagée par la suite :
Maïs maïs -ou- Maïs blé -ou- Soja maïs blé
Couvert hivernal :
(Indice de maïs 400 ou 500)
Féverole en pure 150kg ou Féverole à 80kg minimum /avoine. « La féverole est simple,
c’est un couvert qu’on ne peut pas manquer et même sur terres argileuses elle lève bien ».
Les féveroles sont semées dès que possible à partir du 15 août lorsqu’elles sont positionnées
entre blé et maïs, ou sinon plus difficilement en octobre entre deux maïs. Dans ce dernier cas,
l’inconvénient est une couverture plus lente du sol et un salissement plus important. « Si les
conditions ne le permettent pas, je ne vais pas abîmer mon sol et implanter coûte que coûte un
couvert ». « Je cherche également des solutions pour récolter mon maïs plus tôt ».
Destruction : roulage avec un cultipacker après le semis de maïs (ou broyage si hauteur <
60cm)
Attention : « le problème avec le semis dans un couvert vert c’est la compétition pour l’eau.
Le couvert pompe beaucoup d’eau et peu gêner la levée de la culture. Mais sur nos terres,
nous n’avons pas trop ce problème car les abats d’eau arrivent au même moment ».
Semer dans un couvert vert de féverole a aussi un avantage pour les limaces. « Elles restent
dans les féveroles et ne s’attaquent pas directement au maïs »
Essai couvert : mélange féverole, tournesol, radis fourrager, sorgho papetier
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Les frères Coutant observent une homogénéisation de couleur des sols. La surface du sol a
noirci, l’eau circule mieux et les problèmes de battance sont derrière eux, le yeter (écrouteuse)
reste au hangar.
Association de culture :
Blé/triticale dans la luzerne (à faire tôt avant le 10 octobre)
Colza à utiliser avec la lentille (la lentille a une action anti limace) et la cameline (action
contre le salissement)
Exploitation de Mr ABADIE – Commune de Estampes
Contexte :
C. Abadie, agriculteur en polyculture et élevage de vaches laitières. En semis direct (SD)
depuis 10 ans
Assolement : maïs, luzerne, méteil, avoine dans la luzerne, soja, blé
Sol argileux, tendence acide (pH : 5-6)
Historique :
En 1980 : sols à 3% de matières organiques (MO), en 1990 : sols à 1.5% de MO.
taux de MO malgré les apports de fumier et les rotations intégrant la luzerne
Chute du
Sans apport de P et K depuis 24 ans mais apports réguliers de fumier
« Le travail du sol a une indicidence sur la perte d’élements et de matières organiques »
1997 : Après de nombreuses rencontres : F. Thomas, Konrad Schreiber, Bourguignon, des
argentins et Brésiliens… passage au semis direct sans transition. Actuellement, le taux de
MO a réaugmenté : il a doublé sur l’horizon 0-10 cm.
« L’important est de réaliser des essais chez soi tous les ans, c’est ce qui fait avancer. Je fais
des essais avec plus de 30 variétés et sur les même parcelles la variation va de 70 à 150qx ! »
La première année est difficile mais il n’a pas constaté de baisse de rendement comme chez
d’autres agriculteurs. Voire même une amélioration avec le temps tout en réduisant le poste
d’intrants. L’irrigation est aussi réduite : en SD, 2 tours d’eau de moins qu’en conventionnel.
Selon C. Abadie, plusieurs conditions pour la réussite du SD :
- faire de la rotation
- avoir une couverture permanente des sols
- limiter le poids des engins agricoles
- ne pas revenir en arrière !
Le SD est facile pour les cultures d’hiver mais reste difficile pour les cultures d’été du fait du
manque d’eau.
En SD difficile d’avoir une levée homogène.
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Quels outils :
Semoir : SEMEATO et SOLA Bons résultats. 70CV avec le Sola, 110CV avec le Semeato
Semeato :
- 2 trémies (une grande non cloisonnées et 1 plus petite)
- Peu de pb d’usure. Que les disques à changer. Le nouveau modèle permet de semer la
féverole à la différence des anciens où il n’y avait pas assez de place pour le passage de la
graine.
Essai comparatif de 5 semoirs (voir TCS N° 37 en fin de compte rendu) : Sola Prosem,
Becker, Semeato SPE , John Deere Max Emerge, Great Plains. Le sola est sorti en tête : le
disque ouvre moins large donc utilise moins de pression et le sillon est plus facile à refermer.
L’angle des disques est à 9° alors que les concurrents sont entre 11 et 13°.
Semoir Sémeato
Sur maïs
L’importance de la variété :
- besoin d’une bonne vigueur au démarrage. Pionner K67 donne les meilleurs rendements. La
fin de cycle se passe mieux qu’en labour, la plante semble plus accompagnée à la fin.
- choix d’indice plus précoce pour préserver le sol à la récolte et pouvoir implanter un engrais
vert « utile », c’est-à-dire qui a le temps de bien se développer
- attention à l’appétence de certaines variétés pour les limaces : sur un essai, elles ont détruit
2ha sur une parcelle mais ne se sont attaquées qu’à certaines variétés.
Fertilisation :
- Apport de fumier ou lisier (30t fumier sur couvert)
- Apport d’azote au semis : 50L de 14/48/0. En SD il faut anticiper le semis, le sol réagit
différemment car il minéralise lentement. Il faut travailler dans de bonnes conditions
- 50U ammonitre à la volée (précédemment en solution azotée à 15cm du rang)
- Semence enrobée TMF (biostimulant foliaire : NPK + oligo-éléments) : « plus une variété a
une faible vigueur au démarrage plus le TMF a un effet intéressant. : +7qx chez moi ».
L’enrobage est fait avec une bétonnière la veille du semis.
Traitement :
« le gros problème en SD c’est les graminées, les dicot ne gènent pas ».
Pas de problème particulier de taupin, ils sont présents mais cela ne pose pas de soucis
majeurs. Les maïs sont implantés depuis 2003 sans insecticide de semis.
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Couvert :
« En tant qu’éleveur, je fais souvent du méteil. Il faut faire attention, même si c’est tentant, de
ne pas toujours exporter le couvert pour ne pas apauvrir le sol. Le mieux serait l’exportation
tous les 4 ans mais je ne le fais pas »
Après maïs grain, l’idéal est une implantation de légumineuse mais la récolte de maïs est
souvent trop tardive.
L’avoine couvre très bien mais le SD dans une graminée est difficile
Destruction : 3 passages de glyphosate pour 2L/ha au total. Passage avant implantation du
couvert et passages pour la destruction.
objectif couverture permanente
Exemple de cultures associées : cultures et luzerne
Semis de luzerne dans le tournesol au printemps. Récolte du tournesol. Fauchage de la luzerne
en octobre et 1 passage de glyphosate pour calmer la luzerne afin d’implanter en SD le blé.
Christian Abadie implante systématiquement une avoine ou blé en direct dans ses luzernières.
Au printemps suivant, il fait une première coupe de fourrage d’un mélange avoine/luzerne
suivie en moyenne de trois coupes de luzerne pure.
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Rappel sur les mélanges « biomax » :
Les mélanges biomax (biomasse maximale) sont composés d'au moins trois espèces
différentes. Le but premier est de produire du carbone et redynamiser la vie du sol en
recyclant les éléments minéraux présents dans le sol ou rendre disponibles certains éléments.
Ils produisent fréquemment entre 3 et 6 tonnes de MS/ha et plus rarement jusqu'à 8 tonnes
mais, cela dans d'excellentes conditions pédoclimatiques. En général, il faut qu'il y ait une
crucifère, une graminée et une légumineuse. Ce sont trois familles botaniques et systèmes
racinaires différents qui peuvent se compléter dans l'étagement du couvert et dans la
fourniture de l'azote, notamment.
Moutarde / phacélie / pois / vesce
Dose : 1/3/12/12
Mélange classique plus chargé en légumineuses
apport d’azote
Tournesol / radis/ phacélie/ pois / vesce
Dose : 6/2/2/12/12
Un gros producteur de biomasse et d’azote
Remarque : On peut remplacer le tournesol par du lin à 5kg/ha
Radis struct. / T. Alex ou inc. / féverole / phacélie /vesce
Dose : 2/3/20/2/10
Biomax à 5 étages « y compris dans le sol »
Tournesol / phacélie / pois / vesce / T. Alex ou Inc / radis struct
Dose : 5/10/10/3/2
Super biomax « objectif 10t/ha de MS et 200 unités d’azote »
Tournesol / phacélie / radis/ avoine strigosa / radis struct. / féverole / pois / vesce / lin
Dose : 3/2/1/4/1/10/5/5/2
Super biomax plus charpenté : « objectif 10t/ha de MS et 200 unités d’azote »
Sorgho /radis /moha /Avoine strigosa /pois /vesce /T. Alex
Dose : 3/2/3/4/10/10/3
Biomax fourrager d’été
Féverole /vesce /pois / T. Alex / T. Incarnat
Dose : 25/12/12/3/3
Zéro graminée ni crucifère, biomax légumineuse pour un maximum d’azote
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CULTURES
Comparatif de semoirs
et de techniques de semis
Dynamique de levée des différents semoirs
100
90
80
50
40
30
20
10
0
0
7
12
19
26
32
Jours après le semis
■ Sola
■ Becker
■ Semeato
machines a aussi certainement joué en sa faveur.
Ce dernier point renforce encore une fois l’intérêt du rapprochement des rangs pour une
meilleure gestion de l’eau mais aussi le contrôle
des adventices par la culture.
Le semoir JD, référence dans cet essai, décroche
légèrement.Malgré un semis plus superficiel (2,5 cm)
et une bonne répartition des graines sur la ligne
de semis, la levée, qui n’a pas été très rapide,
confirme que la roulette de rappui n’est peutêtre pas aussi judicieuse que cela en semis direct.
Une ligne de semis trop refermée et rappuyée
pour rechercher l’humidité pénalise la levée.
Le semoir Semeato arrive légèrement au-dessus
bien qu’il ait été pénalisé par un manque de
régularité de profondeur et d’écartement entre
les grains sur la ligne de semis.Avec ce semoir
lourd, le contrôle de profondeur entre la flasque
latérale et la roue plombeuse a également
exercé une pression assez forte sur la ligne
de semis.
Le Becker modifié,bien qu’étant celui de C.Abadie,
est celui qui apporte les plus mauvais résultats.
Premièrement le disque ouvreur lisse ne réalise
■ John Deere
■ Great Plains
peut-être pas assez de terre fine autour du sillon.
Le poids des éléments a de plus induit une compaction de la ligne de semis, lors de l’ouverture
comme la fermeture,malgré des roues de recouvrement crénelées. Cette compaction a ralenti
et limité la levée (30 % de pertes). Il est à noter
que ce semoir était équipé,comme le JD,de roulette de rappui de la graine.
Enfin le semoir Great Plains, un équipement avant
tout céréalier, fait membre honorable au milieu
de matériel spécialisé. Il est bien sûr pénalisé
par le manque de régularité des espaces entre
plantes sur la ligne et une plus grande hétérogénéité de profondeur. Cependant, le
semis en double ligne (DL) apporte un gain
de 3 q/ha, une différence qui plaide en faveur
du semis en reparti, beaucoup plus facile à envisager en zone d’élevage pour du maïs fourrage.
Enfin, avec une moyenne d’essais de 105,7 q/ha
sec, cette expérimentation démontre que le SD
en maïs est conciliable avec de hauts niveaux de
rendements,à condition de comprendre les causes
de pénalisation afin de les contourner tout en
respectant certaines règles.
Six semoirs passés au crible
Prosem-Sola
Becker
Semeato SPE
JD Max Emerge +
Great Plains SL (simple ligne)
Great Plains DL (double ligne)
Densité
levée
89 583
62 000
82 188
93 421
89 000
86 667
% de
levée
98,36
70,22
90,73
93,01
89,00
86,67
Densité
de la levée
2,99
10,72
5,97
4,12
10,01
6,50
Profondeur
de semis
3,47
3,56
3
2,56
1,82
1,82
8 ● TECHNIQUES CULTURALES SIMPLIFIÉES. N°37. MARS/AVRIL/MAI 2006
Source : Agro d’Oc
Pour faire suite à la demande de nombreux
agriculteurs suivis par ses services,Agro d’Oc
a réalisé chez C. Abadie (Gers), agriculteur
éleveur laitier très engagé dans le semis direct,
une comparaison riche d’enseignements entre
différentes machines. Le semis a été réalisé
avec la variété LG 3457 le 30 avril, dans un
couvert d’avoine détruit début avril, et qui préalablement avait reçu 30 t/ha de fumier en février.
Le sol est un limon sableux (10 % d’argile, 30 %
de limons et 56 % de sable) avec un taux de
matière organique de 3,6 %.
Dans cette parcelle menée en semis direct
depuis 2000, l’implantation a été réalisée sans
protection insecticide ni hélicide sur la ligne
de semis, afin de ne pas altérer les résultats
entre matériels.
Dans les conditions de cette expérimentation,
le Prosem de Sola se détache des autres semoirs
et les résultats s’expliquent par une conception
un peu différente.Au lieu d’augmenter le poids
pour la mise en terre, le constructeur a choisi
de réduire l’angle des disques semeurs (9 ° au
lieu de 13 ° conventionnellement) et d’adapter,
au milieu, un soc très fin pour éviter la formation d’un W dans le fond de la ligne. En complément, le disque ouvreur de type « turbo »
permet de faire un peu plus de terre et la roulette de rappui a été supprimée.Il en résulte que
le lit de semence, plus aéré, a permis une levée
plus rapide, plus complète et plus homogène,
ce qui apporte un gain de rendement substantiel
comme une réduction du taux d’humidité. Il faut
cependant remarquer que l’écartement des lignes
à 60 cm au lieu de 75-80 cm pour les autres
60
Régularité
de la profondeur
0,15
0,52
0,5
0,37
0,62
0,62
Humidité
à la récolte
27,5
29
28,8
29,5
29,9
29,5
Rendement
120,58
99,88
104,6
107,07
99,44
102,66
Source : Agro d’Oc N° 246 de M. Milhorat
DR
% de levée
70