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 ÉVALUATION DU PROJET « CREATION D’UN CENTRE D’APPRENTISSAGE ET DE DEVELOPPEMENT RURAL (CADER) A TAGOUDOUM» Porté par l’association Mener des actions de développement rural en Afrique -­‐ Rapport final Evaluation réalisée par Abagi Sidi Idriss La Guilde Européenne du Raid, association reconnue d’Utilité Publique Agence des Micro-­‐Projets, 7 rue Pasquier, 75008 Paris Description du projet et contexte local (Visible) La population du Niger se caractérise principalement par son extrême jeunesse et son rythme de croissance élevé (3,1%). Ainsi près d’un nigérien sur deux est âgé de moins de 15 ans, soit près de 50% de la population totale. Désœuvrée, la jeunesse vit dans une impasse, source d’insécurité, de délinquance (tabagisme, alcool, drogue, prostitution) et d’instabilité sociale. A l’instar des autres jeunes, ceux de Tagoudoum rencontrent des difficultés d’insertion socio-­‐
économique. Ces difficultés favorisent l’exode et le mariage précoce pour les jeunes filles. Pour faire face à ces difficultés socio-­‐économiques, l’Association des Eleveurs de Ténéré (AET) en partenariat avec l’association MADELA ont jugé utile de créer un Centre d’Apprentissage et Développement Rural (CADER) pour soutenir et promouvoir les activités professionnelles qui procure aux jeunes des revenus pour faciliter leur insertion dans le tissu économique local. Le projet, d’une durée de 12 mois (juin 2013 à mai 2014) comporte deux axes : formation aux métiers de base (couture, menuiserie bois, broderie main) et alphabétisation ; formations complémentaires et formation en gestion. Personnes interrogées et démarche d'évaluation (Non visible) Conformément aux termes de références, la méthodologie de recherche a été articulée autour de deux phases : - Une revue documentaire et une collecte de données secondaires ; - Une collecte de données primaires, basée sur les approches quantitatives et qualitatives adaptées au suivi-­‐évaluation (groupes de discussion, récits de vie, témoignages) dans le village de Tagoudoum. Les personnes interrogées ont été choisies au sein des communautés cibles en fonction de leur capacité à fournir des informations sur les questions abordées. Les personnes les plus dynamiques sont retenues pour les entretiens. Les personnes1 interrogées sont composées de : - bénéficiaires directs et indirects du projet ; - partenaire local du projet notamment l’Association des Eleveurs du Ténéré (AET) Pertinence et cohérence (Visible) Note 4/5 Le Centre d’Apprentissage et Développement Rural (CADER) de Tagoudoum a vu le jour grâce au plaidoyer fait en France par le président de l’AET autour des besoins en formation et des potentialités de ce village (existence d’un marché rural, population importante). Ce plaidoyer a abouti à l’organisation d’une mission sur le terrain pour mieux cerner le potentiel existant et les besoins spécifiques. Une étude a été conduite par l’ONG « Action pour la promotion du développement rural » (Aproder) pour identifier les besoins, le contenu et la durée de la formation. Sur la base de cette étude, un programme de formation a été élaboré sur la base d’une phase de 4 mois de socialisation et d’acquisition des méthodes sur des métiers de base (couture, broderie, artisanat local) et de 8 mois de spécialisation qui portera sur la menuiserie métallique, la fabrication de fours à économie de bois, les équipements pour les écoles. Les préoccupations qui sont au centre de ce projet sont également celles des principaux instruments de pilotage du développement, tant à l’échelle communale, régionale que nationale, notamment le PDES, le PSEF, le PDR (Plan de Développement régional) et le PDC. Le projet est 1
Voir la liste des personnes rencontrées en annexe
Evaluation réalisée par Abagi Sidi Idriss La Guilde Européenne du Raid, association reconnue d’Utilité Publique Agence des Micro-­‐Projets, 7 rue Pasquier, 75008 Paris aligné sur les grandes priorités du Gouvernement, développées dans le Plan de Développement Economique et Social (PDES) et le Programme Sectoriel de l’Enseignement et de la Formation (PSEF). Le programme sectoriel de l’éducation et de la formation (PSEF) repose sur le cadrage macro-­‐économique donné par le PDES. La commune rurale d’Ingall à travers son PDC (2010-­‐
2015) a ciblé plusieurs actions de renforcement du capital physique, humain, financier, naturel et social d’une part, de la base économique et de la gouvernance locale d’autre part. Efficacité (Visible) Note 4/5 Ø Vérification de l’atteinte du résultat 1 : formation professionnelle et alphabétisation Le Centre d’Apprentissage et Développement Rural (CADER) a été implanté sur un terrain attribué par le Chef du village en juillet/août 2013. Ce centre a été construit par les artisans locaux, en matériaux traditionnels2. Il est composé d’un atelier couture, d’un hangar menuiserie avec magasin de stockage, d’une case alphabétisation, d’une paillote broderie/artisanat et d’une case ronde d’accueil. L’équipement est constitué de 6 machines à coudre, une machine à broder, un poste à souder et de petit matériel fabriqués par les stagiaires. Après avoir construit et équipé le centre, les responsables de l’AET ont été formés en technique de gestion du projet pour faciliter le suivi de la mise en œuvre : comptes rendus des activités, suivi du budget, tenue des comptes. Pour faciliter l’apprentissage, les manuels d’alphabétisation et de formation ont été traduits en langue locale (le fulfuldé). La formation professionnelle a commencé par le recrutement de 20 stagiaires de 16 à 22 ans sur la base des tests d’évaluation lors des réunions villageoises. Tous les 20 stagiaires ont suivi la formation de base : 8 jeunes filles ont été formées en couture et 12 jeunes garçons (8 en menuiserie et 4 en soudure). La formation de base des jeunes stagiaires a été réalisée en trois étapes : - Etape 1 : métiers de base : couture, menuiserie bois, broderie. - Etape 2 : mise en œuvre de modules spécifiques : menuiserie métallique t(ables/bancs pour les écoles, charrettes, fours à économie de bois), maraîchage (conservation/transformation), fabrication de lampes solaires - Etape 3 : Installation de la coopérative, élaboration du catalogue, actions de commercialisation et regroupement avec l’Ong Aproder Pour assurer la formation de base, les moyens humains suivants ont été mobilisés : un chef de centre, 3 artisans formateurs (couture, menuiserie bois, broderie main), un traducteur des manuels en langue fulfudé et un alphabétiseur. Au vu des activités réalisées, on peut conclure que le résultat 1 est réalisé à 100% parce que dès le mois de mars 2014, les ateliers ont commencé à fonctionner en autonomie et ont répondu à la demande locale. Ø Vérification de l’atteinte du résultat 2 : formations complémentaires et formation en gestion Pour suivre des formations complémentaires, deux (2) stagiaires sont allé à Dosso en mars-­‐avril 2014 pour être formés à la fabrication des fours à économie de bois. Au cours de cette formation, les 2 stagiaires ont reçu une formation en arboriculture sur les sites du projet RAFA. A la demande des villageois, des formations non prévues dans le cadre du projet ont été réalisées. C’est notamment une formation de 2 stagiaires à Ingall (village électrifié à 40 km de Tagoudoum) en broderie mécanique et une formation en restauration. 2
Voir les photos du processus de construction du centre
Evaluation réalisée par Abagi Sidi Idriss La Guilde Européenne du Raid, association reconnue d’Utilité Publique Agence des Micro-­‐Projets, 7 rue Pasquier, 75008 Paris Au vu de ce qui précède, on peut conclure que le résultat 2 est atteint à hauteur de 100% parce qu’il existe aujourd’hui dans le village de Tagoudoum une expertise technique dans des domaines spécifiques comme la broderie mécanique et la restauration. Les deux jeunes (une fille et un garçon) qui ont acquis le savoir-­‐faire en broderie mécanique ont commencé à travailler de façon autonomie, suivis par le chef de centre. Les jeunes filles formées ont créé un groupement et reçu une formation en cuisine et hygiène alimentaire. Par rapport à l’implication du partenaire local, il faut préciser que l’Association des Eleveurs du Ténéré (AET) a été pleinement impliquée dans la mise en œuvre des activités du centre (construction, équipement du centre et recrutement et suivi des stagiaires). Dans le cadre de la mise en œuvre du CADER, l’AET a été accompagnée par l’ONG A.Pro.Dé.R. (Action pour la Promotion du Développement Rural) qui a assuré le transfert des compétences pédagogiques, administratives et techniques. Efficience (Visible) Note 4/5 D’un coût global de 30 354 €, le projet a été financé par plusieurs partenaires (public et privés). Le tableau suivant donne la situation des ressources réellement mobilisées. Tableau n°1 : ressources mobilisées Solde à Sources de financement Prévu Reçu percevoir Subvention publiques Conseil Régional Aquitaine 12 600 8 000 0 Subventions privées Fondation BISS 1 500 1 000 500 Fondation Agir Sa Vie 8 000 8 000 0 Guilde Européenne du Raid 4 600 3 067 788 Total subventions reçues 20 067 Fonds propres Association Madéla 9 531 9 532 Association AET 755 Total des ressources 30 354 Source : Association Madéla Les dépenses engagées pour la réalisation du projet sont de 30 354 € somme inférieure de 5 877 € au budget présenté d’un montant de 36 231 €. Le tableau suivant donne la situation de la répartition des dépenses. Tableau n°2 : répartition des dépenses Poste Prévu Dépensé en plus en moins Investissements 12 510 9 304 3 206 Ressources humaines 7 245 6 814 431 Fournitures formation 6 555 6 920 365 Transfert de compétences 8 275 6 298 1 977 Charges 1 646 1 018 628 Totaux 36 231 30 354 365 6 242 5 877 Source : association Madéla Investissements Evaluation réalisée par Abagi Sidi Idriss La Guilde Européenne du Raid, association reconnue d’Utilité Publique Agence des Micro-­‐Projets, 7 rue Pasquier, 75008 Paris Constructions : prévu 6 936 € ; réalisé : 6 659 € ; écart en moins : 277 € Equipement des ateliers : prévu : 5 574 € ; réalisé : 2 645 € ; écart en moins : 2 929 € Ainsi, l’écart constaté sur les investissements s’explique essentiellement par la non acquisition du groupe électrogène. Il convient de souligner l’acquisition d’une machine à broder qui n’avait pas été programmée. Ressources humaines Les dépenses correspondent globalement aux prévisions mais leur répartition n’a pas été exactement ce qui avait été envisagé. En effet, l’étape 1 (Formation aux métiers de base (couture, menuiserie bois, broderie main) et alphabétisation) a duré plus longtemps que prévu (6 mois au lieu de 4) ce qui a entraîné un surcoût de 1 426 €. Mais, pour l’étape 2 (formations complémentaires et formations en gestion), les formations complémentaires demandées par les villageois (broderie mécanique, restaurant, élevage) ont entraîné moins de frais de formation que celles que nous avions prévues (à part la formation à la fabrication des fours à économie de bois réalisée à Dosso). Fournitures pour la formation Un dépassement de 365 € qui s’explique par la durée plus longue de formation de l’étape 1. Ici encore, la répartition des dépenses pour l’étape 2 ne s’est pas faite comme prévu du fait des choix des villageois mais globalement le budget a été tenu. Transfert des compétences Le montant de 1 977 € qui apparaît en moins ne traduit pas du tout un déficit de travail à ce niveau. En effet, on constate que les dépenses engagées pour les formations administratives et pédagogiques correspondent aux prévisions (respectivement 1 989 € et 1 796 €), l’écart sur les compétences techniques (766 € au lieu de 1 220 € vient du fait que la formation lampe solaire n’a pas eu lieu et a été remplacée par des formations moins coûteuses. Les écarts les plus importants viennent des deux derniers postes : -­‐ fabrication des gabarits pour les fours : 130 € au lieu de 915 € : en fait, ce sont les stagiaires eux-­‐mêmes qui les ont fabriqués avec le technicien à Dosso dans le cadre de la formation ; -­‐ traducteur : ici l’écart est important, le traducteur ayant demandé beaucoup moins que prévu tout en ayant fourni un travail de qualité. Charges Il a été décidé que le bureau des deux entités serait à Dosso et pour les fournitures de bureau/informatique l’essentiel a été centralisé à Dosso également ce qui explique l’économie réalisée (1 018 € au lieu de 1 646 €). Effets/impacts (Visible) Note 4/5 Les conséquences immédiates du projet sont le développement d’une expertise locale qui se traduit par l’existence d’une vingtaine de personnes ressources qualifiées dans le village de Tagoudoum. En effet, la création du CADER a contribué à une structuration du milieu et aussi à l’émergence des personnes ressources spécialisées dans divers domaines : instructeurs d’alphabétisations, couturières, menuisiers bois, soudeurs, restaurateurs, etc. Aujourd’hui une expertise locale en matière de formation professionnelle existe et exerce bien au-­‐delà des activités du projet. Tous ces savoirs faire ont contribué à réduire sensiblement la pauvreté dans la communauté villageoise et à impulser une amorce de changement dans la vision nouvelle du développement. Evaluation réalisée par Abagi Sidi Idriss La Guilde Européenne du Raid, association reconnue d’Utilité Publique Agence des Micro-­‐Projets, 7 rue Pasquier, 75008 Paris En termes d’impact, la création du CADER a permis une amélioration relative des conditions de vie des jeunes (filles et garçons) sur les plan économique et social3. La pratique des activités professionnelles a joué un rôle important dans la réinsertion socio-­‐économique de ces personnes. Cela se traduit par : -­‐ La contribution de ces jeunes aux dépenses du ménage est importante et permet leur repositionnement social au niveau domestique. -­‐ La création d’une coopérative à Tagoudoum par ces jeunes a valorisé ces personnes au plan communautaire. -­‐ Le renforcement des réseaux sociaux à travers les activités de la coopérative, conforte la position de ces jeunes sur le plan social surtout avec la mise en relation avec l’union Bonferey qui est structure basée à Dosso qui regroupe plusieurs coopératives de corps de métiers dont la coopérative de Tagoudoum. -­‐ L’amélioration de la situation financière de ces jeunes a permis d’améliorer leur statut tant au niveau familial qu’au niveau de la communauté. Tout cela a très largement permis d’accroître la capacité des jeunes à être des interlocuteurs valables au moins au niveau de la communauté. Cependant aucun jeune formé au CADER de Tagoudoum n’a tenté de s’installer à son propre compte en dehors du centre. Viabilité et pérennité (Visible) Note 3/5 Par rapport à la viabilité économique et financière, il faut noter que le projet a su créer les conditions à travers divers appuis (structuration, équipement, formation, appui conseils). L’existence de formatrices et formateurs au niveau du centre (CADER) vient renforcer le dispositif mis en place par le projet. Cependant l’autonomie financière reste faible car le CADER n’a toujours pas fait son premier renouvellement en matière première malgré les ventes réalisées à hauteur 378 000 FCFA pour un bénéfice de 282 500 FCFA. La situation des ventes réalisées par les ateliers depuis début mars 2015 se présente comme suit : - Menuiserie bois : 82 000 FCFA - Couture : 49 500 FCFA - Broderie main : 72 000 FCFA - Restaurant : 132 000 FCFA - Broderie mécanique : 43 000 FCFA D’après les personnes interrogées, 20% est versé à la caisse et 80% à celui ou celle qui a fait le travail. Par rapport à la viabilité sociale et culturelle, les activités ciblées constituent en général, des réponses à des besoins ; la démarche du projet est essentiellement basée sur le savoir local ; elle consiste à améliorer les stratégies connues et adoptées dans le milieu social. Par rapport à la viabilité technique, il faut souligner que le projet a adopté une démarche relativement prudente basée sur les réalités locales (couture, broderie, menuiserie, restauration) qui sont des techniques connues et maîtrisées dans la zone du projet. Ces techniques comportent un faible niveau d’innovation. Mais, l’acceptabilité de cette technologie n’est pas à démontrer. Par rapport à la viabilité institutionnelle, l’existence d’une coopérative est une réalité qui garantit actuellement la mise en œuvre et le suivi des activités du projet à la base ; le renforcement de la capacité organisationnelle de la coopérative et la pratique du contrôle interne devra garantir la poursuite des activités. Mais il semble évident au cours de cette phase, 3
Voir les témoignages vidéo des bénéficiaires
Evaluation réalisée par Abagi Sidi Idriss La Guilde Européenne du Raid, association reconnue d’Utilité Publique Agence des Micro-­‐Projets, 7 rue Pasquier, 75008 Paris que cette capacité institutionnelle est encore émergente pour cette coopérative qui ne dispose d’une autonomie financière malgré le revenu généré par la vente des produits du centre. Apprentissage et leçons tirées (Visible) A l’issue de la mise en œuvre du CADER le constat qui se dégage est fort encourageant car les aspects positifs sont plus nombreux que les points à améliorer. Les principaux enseignements tirés de ce projet sont : -­‐ Le projet a contribué au renforcement du statut social des jeunes de Tagoudoum à travers une stratégie basée sur l’insertion socio-­‐économique qui est en train de devenir une réalité au niveau de centre. -­‐ La mise en relation avec l’union Bonferey va permettre à la coopérative de diversifier ses partenaires et à rechercher de financement auprès d’autres partenaires Toutefois, il convient de relever quelques insuffisances : -­‐ Le faible niveau de développement organisationnel de la coopérative limite la capacité institutionnelle de cette structure. -­‐ Faible viabilité financière Ces insuffisances trouvent leur explication dans le fait que les jeunes formés travaillent de façon trop isolée les uns des autres, chaque corps de métier reste trop souvent confiné dans sa spécialité (couture, soudure, restauration, menuiserie, fabrication de fours…) sans s’ouvrir suffisamment aux autres corps de métier. Cet isolement limite les possibilités de la coopérative d’atteindre une autonomie financière. Recommandations et perspectives (Non visible) La coopérative des jeunes de Tagoudoum qui gère le CADER est viable sur le plan institutionnel parce qu’elle est légalement reconnus par les autorités communales d’Ingall. Cependant la viabilité financière n’est pas garantie. C’est pourquoi, AET et l’association MADELA doivent continuer à appuyer cette coopérative pour qu’elle soit viable financièrement. Cela doit se faire à travers la mise en place d’un système de financement permettant de couvrir les frais de fonctionnement du centre. Ce système reposera essentiellement sur : o La mise en place d’un comité composé des personnes averties en matière de mobilisation des ressources qui se penchera sur la clé de répartition des revenus générés par la vente (40% caisse et 60% artisan). Ce comité est matérialisé par un arrêté du Maire de la commune si nécessaire. o La mobilisation des ressources générées par la vente des produits fabriqués par les jeunes : o Il s’agit de développer des stratégies et des solutions pour améliorer les niveaux de mobilisation des ressources actuelles o L’identification des nouvelles sources de revenus : identifier d’autres revenus internes pour répondre aux besoins urgents du centre et garantir une autonomie financière sur la base des contributions locales notamment les frais d’inscription, la cotisation des parents o La création d’une caisse commune qui sera alimentée par revenus générés par la vente des produits des artisans et des autres sources de revenus (inscription, cotisation, autres) Evaluation réalisée par Abagi Sidi Idriss La Guilde Européenne du Raid, association reconnue d’Utilité Publique Agence des Micro-­‐Projets, 7 rue Pasquier, 75008 Paris Annexe : liste des personnes rencontrées Ø
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Niamey Mahamane Doutchi, président AET Hamadou Idrissa, membres AET Bradé Bamma, membre AET Mamane Makigoudou, membre AET Ø
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Tagoudoum Djodi Mamane, représentant chef de village Ali Mamane, chef centre CADER Abatcha Akola, bénéficiaire Alkali Djour, bénéficiaire Weila Mahamane, bénéficiaire Zeino Abatcha, bénéficiaire Rindo Moussa, bénéficiaire Evaluation réalisée par Abagi Sidi Idriss La Guilde Européenne du Raid, association reconnue d’Utilité Publique Agence des Micro-­‐Projets, 7 rue Pasquier, 75008 Paris