L`Église de Jésus-Christ – Première partie

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L`Église de Jésus-Christ – Première partie
Église néo-apostolique internationale
L’Église de Jésus-Christ – Première partie
Au début de la série de quatre articles consacrée à la conception néoapostolique de la notion d’« Église », sont expliquées les différentes
significations que revêt ce terme. Il sera fait état ensuite des indices et
indications vétérotestamentaires au sujet de l’Église, puis, en conclusion au
premier article, sera traitée la fondation de l’Église par Jésus-Christ, telle que
le Nouveau Testament l’atteste.
La notion d’« Église »
En français, la notion d’« Église/église » vient du grec « ekklesia », utilisé dans le
Nouveau Testament, qui signifie « assemblée », et plus précisément : « assemblée
par convocation ». Ce terme est généralement traduit par « assemblée, communauté,
église ». (L’allemand « Kirche » (= église) est dérivé du grec « Kyriaké », qui appartient
au Seigneur ».)
Dans son usage courant, le terme d’« Église/église » a plusieurs significations. Il désigne d’une part l’édifice religieux, la « maison de Dieu » où se rassemblent les fidèles
(et s’écrit avec une minuscule dans ce cas) ; d’autre part, il désigne aussi une
assemblée de gens partageant la foi chrétienne, la paroisse locale (dans ce cas, il s’écrit
avec une majuscule). Par ailleurs, il désigne encore une dénomination confessionnelle
(toujours avec une majuscule). Ce qui est déterminant cependant, c’est la signification
théologique de la notion d’« Église ». Elle est au centre des explications qui suivent
et qui en présentent les aspects essentiels.
L’Église de Jésus-Christ a été fondée sur terre par le Seigneur lui-même ; en elle,
le salut devient accessible. Les êtres humains qui en font partie sont appelés par
Dieu à la communion éternelle avec lui, c’est-à-dire avec Dieu, le Père, le Fils et le
Saint-Esprit. L’Église est dédiée à l’adoration de Dieu ; le service divin est au centre
de la vie ecclésiale. Au milieu de l’Église, par l’intermédiaire d’apôtres, Jésus prépare
son Épouse, l’Église, en vue de son proche retour pour les noces dans le ciel.
La raison d’être de l’Église consiste, d’une part, à rendre accessibles à l’être humain
le salut et la communion éternelle avec la Trinité divine, et, d’autre part, à apporter
adoration et louange à Dieu.
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Indications vétérotestamentaires au sujet de l’Église de Jésus-Christ
Après sa chute dans le péché, l’être humain ne pouvait plus demeurer dans la
communion immédiate avec Dieu ; il a dû quitter l’espace vital, dans lequel Dieu lui
accordait le privilège de le rencontrer. À cause du péché, l’homme est voué à la mort.
Or, c’est précisément de cette condamnation à la mort que Dieu veut délivrer l’être
humain en lui offrant le salut et en lui réservant d’être en communion éternelle avec lui.
Dès le commencement, Dieu se soucie du devenir de l’homme. Au moment où il le
chasse du jardin d’Éden, le Créateur habille l’homme et lui promet qu’un descendant
de la femme vaincra le Tentateur (cf. Genèse 3 : 15).
La connaissance que l’être humain est foncièrement dépendant de Dieu est un thème
récurrent de l’Ancien Testament. Il trouve son expression immédiate dans l’érection
d’autels en vue d’y apporter des sacrifices et des offrandes.
Au fil du temps, le péché étend sa domination, au point que les êtres humains se
détournent de plus en plus de Dieu. C’est la raison pour laquelle Dieu fait périr
l’humanité dans le déluge, qui est un jugement divin. Il fait cependant grâce à Noé et
à sa famille qui trouvent leur salut dans l’arche. Dieu conclut une alliance avec eux,
par laquelle il promet protection et sollicitude à toute la postérité du genre humain. Et
il donne l’arc-en-ciel pour signe de cette alliance.
Ces événements sont des indications au sujet des actes salvateurs de Dieu qui se
produiront ultérieurement, dans l’Église de Christ : Dieu se tourne vers l’homme, il prend
soin de lui et le protège, il l’intègre dans son alliance. Le passage en I Pierre 3 : 20-21
interprète expressément le sauvetage dans l’arche comme étant une préfiguration du
baptême qui opère le salut dans la Nouvelle Alliance. C’est pour cette raison que la
tradition chrétienne voit, dans l’arche, une image de l’Église de Christ.
L’alliance conclue avec Noé inclut tous les êtres humains. L’élection d’Abraham marque
la fondation d’une autre alliance qui appelle Abraham et sa postérité à une relation
particulière avec Dieu : Ils deviennent le peuple élu de Dieu. Le signe extérieur de cette
alliance, c’est la circoncision, et cette alliance est confirmée à l’égard d’Isaac et de
Jacob.
Plus tard, lorsque Moïse a reçu les Dix commandements sur le mont Sinaï et que, sur
l’ordre de Dieu, il les a fait connaître au peuple d’Israël, Dieu a révélé sa volonté sous
la forme d’une Loi, et il l’a fait savoir à une assemblée, une communauté, par le biais
d’un homme choisi par lui.
Cette Loi fixait les règles qui présidaient à la relation des hommes à Dieu et entre eux.
Elle réglementait aussi le vrai culte qui consistait dans le rite sacrificiel, accompli par
les sacrificateurs dans la tente d’assignation, ainsi que dans la vénération du peuple
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pour Dieu et son attachement à lui par la prière, la profession de foi et l’obéissance.
C’est à ce culte qu’était appelé Israël, en sa qualité de peuple élu par Dieu.
Ces éléments fondamentaux de l’Ancienne Alliance renvoient, eux aussi, à Jésus-Christ
et à l’institution de son Église : L’Ancienne Alliance renvoie à la Nouvelle Alliance, la
circoncision, signe de l’Alliance, au baptême, la révélation de la volonté de Dieu à la
prédication de la parole de Dieu, le culte sacrificiel des sacrificateurs à la sainte cène
et à son administration par le ministère dûment mandaté, la prière et la profession de
foi à l’adoration de la Trinité divine au cours du service divin.
Le culte vétérotestamentaire trouvait, dans le temple de Jérusalem, un lieu central où
il était célébré de manière solennelle. C’est à Jérusalem que se dressait la maison de
l’Éternel où on s’assemblait pour louer Dieu (cf. Psaume 122). Or, cet état de choses a
changé à la suite de la destruction du temple et de la captivité babylonienne. Désormais,
les Juifs se réunissaient pour le culte dans des synagogues, où on lisait et interprétait
la parole de Dieu, c’est-à-dire la Loi. Le service sacrificiel ne pouvait évidemment pas
avoir lieu ; dans cette mesure, ce culte était carencé, mais cela n’empêchait pas les
croyants de se rassembler, et, au cœur de leur assemblée, il y avait dès lors la parole.
Il s’agit ici d’un renvoi à l’Église néotestamentaire, au centre de laquelle Jésus-Christ,
la Parole faite chair, est présent (cf. Jean 1 : 1). L’épître aux Hébreux interprète l’Ancienne
Alliance, avec la Loi, le culte sacrificiel, la circoncision et le sacerdoce, comme
étant une « ombre », c’est-à-dire une préfiguration de la Nouvelle Alliance
(cf. Hébreux 8 : 5 ; 10 : 1). L’ombre n’est pas le véritable ; elle se contente de renvoyer au véritable. Non pas l’Ancienne Alliance, mais la Nouvelle Alliance seulement,
instaurée par Jésus-Christ, est l’institution divine parfaite en vue du salut.
De cette manière, l’histoire du peuple de l’Ancienne Alliance est une ébauche de
ce qui se réalise au sein du peuple de Dieu de la Nouvelle Alliance, dans l’Église de
Jésus-Christ.
Jésus-Christ fonde l’Église
Tout ce qui est constitutif de l’Église trouve son fondement dans la personne et l’agir
de Jésus-Christ qui est et apporte le salut.
« Mais, lorsque les temps ont été accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme,
né sous la loi, afin qu’il rachète ceux qui étaient sous la loi, afin que nous recevions
l’adoption » (Galates 4 : 4-5). Jésus, le Fils de Dieu, naît homme au milieu du peuple
élu de Dieu de l’Ancienne Alliance. Dieu se fait homme pour entrer dans l’histoire de
l’humanité et en faire partie.
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Il a appelé des hommes à venir à sa suite, s’est entouré de disciples, a prêché le
royaume de Dieu, s’est révélé un législateur supérieur à Moïse, notamment dans le
Sermon sur la montagne, a guéri des malades, nourri des affamés, ressuscité des
morts, pardonné les péchés, promis et envoyé le Saint-Esprit.
L’incarnation de Dieu en Jésus-Christ est la condition fondamentale à l’existence de
l’Église. Tous les autres événements participant de la fondation de l’Église sont fondés
sur elle et sont à comprendre à partir d’elle : le choix des apôtres (cf. Luc 6 : 12-16),
l’instauration du ministère de Pierre (cf. Matthieu 16 : 18), l’institution de la sainte cène
(cf. Matthieu 26 : 20-29), la mort et la résurrection de Jésus-Christ, l’ordre missionnaire
(Matthieu 28 : 19-20).
Dans l’Histoire, l’Église paraît pour la première fois à la Pentecôte, lors de l’effusion du
Saint-Esprit. L’apôtre Pierre a prêché dans la puissance du Saint-Esprit, et la première
communauté (Église locale) s’est constituée. La repentance, le baptême, le pardon
des péchés et la réception du don du Saint-Esprit sont des étapes salvifiques sur la
voie qui mène au salut (cf. Actes 2 : 38). Les premiers chrétiens ont persévéré dans
« l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du
pain, et dans les prières » (Actes 2 : 42). Ces caractéristiques sont déterminantes
pour l’Église de Christ.
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