Méthodes géophysiques appliqués à la recherche d`eau souterraine
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Méthodes géophysiques appliqués à la recherche d`eau souterraine
6ième colloque GEOFCAN – 25-26/09/2007 – Bondy, France Méthodes géophysiques appliqués à la recherche d’eau souterraine dans l’Oued in Amguel (wilaya de Tamanrasset) A. BOUGUERN(1), H. BAKER(2) (1) (2) University of Boumerdes, ALGERIE University of Bab-ezzouar, ALGERIE Abstract To settle Touaregs people of In Amguel country, a campaign of geophysics has been led in the within this "oued" to localize zones where there is a presence likely of underground water. The rain fallings in this region is among weakest of Algeria, however important rainfalls may be happened during some winter season. The applied geophysical methods to this survey are: the seismic refraction with a device of 148 meters with a variable step using two shooting points (direct-inverse) . The depth of the substratum is found according to the vertical position of the point of shooting by the methods of intercepts and at the vertical of the geophone as well as the speed of the substratum by the generalized reciprocal method (GRM).This method gave some correct results. The seismic wave speed in gneissic substratum varies from 4000 to 6000 m/s, this variation is probably owed to the heterogeneity of the substratum. Three hundred three electrical soundings (303) have been distributed along the bed of the oued, polls were accomplished in the direction of the course of the oued. The electric measures interpretation was proceeded handily using by the three patterns catalogue and by the software Résix IP of the University of the Colorado. On the basis of results of the interpretation of the registered measures provided by the geophysical methods, several weak depth of the different drillings have been achieved, of which 600 linear meters are equipped by piezometers. On the most deeper parts of the of the pre-Cambrian rest alluviums with a maximal thickness of 45 meters. The water-bearing alluviums have a resistivity which varies from 50 to 90 Ohms. We noted that it becomes difficult to distinguish the faded substratum of water-bearing alluviums, nevertheless they can differentiate themselves by the seismic velocities and by results of the drilling N° 218. The correlation approach between the depth determined by the seismic refraction and the one given by the drillings seems appropriate. Tests of pumping have been done and we got 4-7 litres by second (4-7l/s). The flow rate varies from a drilling to another. Introduction Dans le but de mettre en évidence les zones où une présence d’eau souterraine est probable dans l’oued. Une compagne de géophysique a été réalisée, deux méthodes de prospection ont été appliquées sur le permis d’étude : La sismique réfraction La prospection électrique Une compagne de forage s’est matérialisée par 800 mètres linéaires forés et répartis le long du lit de l’oued en plusieurs forages de faibles profondeurs dont 600 mètres équipés en piézomètre. Situation géographique Le site de l’étude est situé dans une zone comprise entre 5° 7’ et 5° 18’ Est du Méridien international de longitude est entre 23° 40’ et 23° 43’ de latitude (Carte du Sahara au 1/200.000, feuille N° 31). La pluviométrie de la région est parmi la plus faible du pays. Des précipitations atmosphériques parfois importantes ont lieu en hiver sur le mont d’Assekrem. 119 Méthodes géophysiques Sismique réfraction - Un dispositif de longueur L=148 mètres avec un pas variable entre les géophones, l’offset est de 3 mètres.. Les profils sismiques ont été exploités de la façon suivante : - A chaque position du dispositif, (02) deux points de tir (directe - inverse) ont été effectués. - Dans le but d’assurer le suivi continu du marqueur, le pas de déplacement du point de tir est égal à la moitié du dispositif d’enregistrement. Le relief est calme lors du traitement des données sismiques, la correction topographique n’a pas été introduite. Interprétation des donnés. - La profondeur du marqueur est déterminée à la verticale du point de tir, par la méthode d’intercepts, (Lavergne 1986), en plus pour certains profils la profondeur à la verticale du géophone ainsi que la vitesse du marqueur sont calculées avec une précision appréciable par la méthode réciproque généralisée (GRM) (Palmer 1980), lorsque les conditions de continuité du marqueur paraissent bien établies. Résultats Les formations géologiques se caractérisent par les vitesses sismiques suivantes : Zone altérée sable sec et limon Vo = 300 – 500 m/s Alluvions sèches : V1 = 600 – 800 m/s Alluvions acquières et substratum altéré : V2 = 1200 – 2000m/s Substratum : V3 = 4000 – 6000 m/s. La formation supérieure altérée, constituée de sable sec et de limon, se marque bien sur les dromochroniques de vitesses lentes. Le contraste entre le toit du socle précambrien, J. Fabre (1970) et le remplissage alluvionnaire est assez net. Il se distingue par la différence des valeurs de vitesses et le point de rupture de temps d’avancement de l’outil de forage (figure .1).Il est énormément difficile de distinguer le substratum altéré, des alluvions aquifères néanmoins, ils peuvent se différencier par les vitesses sismiques et les résultats de forage (carotte du forage F 218).La corrélation entre les profondeurs du toit du substratum obtenues par la sismique réfraction et les forages est assez correcte. La variation de vitesse de 4000 – 6000 m/s est due à l’inhomogénéité du substratum. Cette constatation a été confirmée par la composition minéralogique des trois carottes obtenues des forages : F199, F244 et F218, dans la mesure où chaque carotte possède, son propre minéral dominant. Le début d’altération du substratum est marqué dans le secteur où la biotite est dominante dans la composition des gneiss. Sur les parties les plus enfoncées du socle précambrien, reposent les alluvions de l’oued avec une épaisseur maximale de 40 – 45 mètres. Prospection Electrique Technique de mesure Il a été réalisé 303 sondages électriques AB = 300 m repartis sur toute l’étude. Ces profils parallèles sont distants de 200 à 250 mètres. Les sondages électriques sont espacés de 100 à 200 m et ont été exécutés suivant le cours de l’oued La comparaison de ces sondages électriques appelle plusieurs remarques : - Les résistivités des alluvions aquifères, graviers fins et moyens sont relativement peu élevés , de 50 à 90 ohmm comparativement aux valeurs rencontrées habituellement - La résistivité du substratum gneissique est supérieure à 1000 ohm m, cependant certains sondages indiquant une fin de l’ordre de 500 à 1000 ohm m dû à un début d’altération de la roche. - L’existence d’une couche de vase noire (dépôt, argileux, vaseux noirâtre de quelque mètres d’épaisseurs) au dessus du substratum, dans certains forages, fait que l’aquifère peut être plus basse que la résistivité moyenne , 70 ohm m. 120 6ième colloque GEOFCAN – 25-26/09/2007 – Bondy, France Méthodes d’interprétation Les résultats sur les épaisseurs données par les forages et la sismique réfraction (Palmer.D.1981 et R.A. Van Overmeeren, 2001) ont constitué la base de l’interprétation des mesures électriques par les forages. En fixant l’épaisseur jusqu’au substratum. Par la sismique qui présente l’avantage de bien indiquer le marqueur gneissique, des alluvions caractérisés par des vitesses lentes 1200 – 2000 m/s. Il a été donc nécessaire de repérer au préable le marqueur sismique, en le fixant à chaque sondage électrique, ce qui a permis de déduire de ces sondages une indication relativement précise sur la résistivité vraie des alluvions (tableau.1). Les résistivités et les épaisseurs respectives des alluvions ont été déterminées par les abaques à deux et trois terrains et le logiciel de l'inversion RESIX IP. Forages Après interprétation qualitative des données géophysiques, des forages de reconnaissance de faibles profondeurs ont été implantés le long du lit de l’oued, les forages réalisés ont un diamètre de 4 ¾ et totalisent 800 m linéaire, dont 600 m ont été équipés en piézomètres. Des diagrammes d’avancement de l’outil ont été établis en fonction du temps et des coupes lithologiques à partir des cuttings prélevés à chaque mètre .Dans les secteurs où le dépôt alluvionnaire est plus important, le socle précambrien a été atteint à une profondeur de 45 mètres Les résultats des forages ont été utilisés pour étalonner les paramètres physiques vitesse et résistivités des 2 méthodes de prospection. Conclusion La carte d’épaisseur des alluvions aquifères et celle de leurs résistivités vraies permettent de localiser les zones jugées hydrologiquement intéressantes. Il a été constaté qu'il est difficile de différencier le substratum altéré des alluvions par les méthodes de géophysiques appliquées. L’épaisseur des alluvions déterminée par la sismique à constitué la base des calculs des résistivités électriques. Certains essais de débit ont été réalisée et ont donné aux environs de 4 à 6 litres à la seconde (4 à 6l/ s). Les résultats de l’interprétation des sondages électriques ont montré que : les alluvions aquifères ont =50 à 90 ohm m et le substratum gneissique a une résistivité =1000 ohm m inférieure dans le cas d’altération. Références bibliographiques J.L.Astier , 1971, méthodes géophysiques appliquées à l'hydrogéologie. E.Auken, A.V. Christiansen ,B.M.Jacobsen , N.Foged and K.I.Sorensen, 2005, Pecewise 1D laterrally constrained inversion of resistivity data, geophysical processing, p497-506 N.B.Christensen, 2000, difficulties in the determining electrical anisotropy in subsurface investigations, geophysical prospecting, v48, n°1, p :1-19. J.Fabre, 1970, introduction à la géologie du sahara Algérien. P.Furness, 1999, mise à la masse interpretation using a perfect conductor in a picewise uniform earth, geophysical prospecting, v47, n°3, p :393-489. M.Lavergne,1986,méthodes sismiques ,édition Technip France. C.Meyer .Destadelholffen ,1991,application de la géophysique aux recherches d'eau édition Lavoisier.Paris. Palmer.D.1981,an introduction in the generaltized reciprocal method of seismic refraction interpretation Geophysics vol 44m p.1508-1518. Palmer.D.1980 , the generaltized reciprocal method of seismic refraction , (KS-B) ed SEG. R.A. Van Overmeeren, 2001, Hagedoorn’s plus-minus method the beauty of simplicity, Geophysical prospecting v49, n°6 121 S.E, mesurés au niveau de forages (F.N°) SE.F2 SE.F8 SE.F246 Epaisseur (m) 1 " 110 sable fin h2 " 4 2 " 1100 sable grossier h3 " 10 3 " 55 gravier aquifère 4 " 1400 h1 " 3.5 1 " 530 sable grossier sec h2 " 17 2 " 80 gravier moyen aquifère 3 " 1500 substratum h1 " 2 1 " 500 h2 " 6 2 " 80 sable grossier sec h3 " 4 3 " 600 sable grossier 4 " 70 5 " 2200 h1 " 1.5 1 " 120 sable fin h2 " 5.5 2 " 80 sable grossier h3 " 5 3 " 500 sable grossier sec 4 " 60 5 " 1800 h1 " 2 1 " 120 sable fin h2 " 5 2 " 1000 sable grossier h3 " 10 3 " 55 gravier aquifère 4 " 1200 h4 " 23 SE.F.218 Tableau.1 : SE réalisés au niveau de forages 122 Nature géologique h1 " 2 h4 " 15 SEF.52 Résistivité !.m substratum gravier aquifère substratum gravier moyen aquifère substratum substratum altéré