rapport_activite_pn_2012
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PROVINCE NORD Rappor t d’activités des ser vices Année 2012 Rappor t d’activités des ser vices administratifs Année 2011 Editorial Vous trouverez ci-joint, pour la 3ème année consécutive, le rapport d’activités des services de la province pour l’année 2012. Sa rédaction est fondée sur les cadres logiques de chaque direction qui ont été adoptés en assemblée consacrée au débat d’orientation budgétaire 2013. Les prochains suivront la même trame, facilitant la lecture et les comparaisons d’une année sur l’autre et permettant de vérifier l’évolution de la mise en œuvre des politiques publiques. Les principaux évènements qui ont marqué l’année 2012 ont été les suivants : • La mise en œuvre de la M52 : cette nouvelle instruction comptable a bouleversé les habitudes et généré de nombreux ajustements en interne et avec le payeur, induisant de nombreuses difficultés sur le 1er semestre. Le 2nd semestre a malgré tout rattrapé le retard pris dans l’exécution du budget sur la 1ère période de l’année pour atteindre un niveau comparable à celui de 2011. • 2012 a été la 1ère année d’application du programme pluriannuel d’investissement. Cet outil de pilotage a permis de contraindre les services à davantage de rigueur dans leurs inscriptions budgétaires pour faire converger inscriptions et réalisations, ce qui a eu pour effet immédiat d’améliorer de façon très sensible le taux d’exécution de la section d’investissement. • 2012 a été également la 1ère année de mise en application d’une démarche de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences à la Direction de l’Aménagement et du Foncier (DAF) et à la Direction des Systèmes d’Information (DSI), jusque là conduite de façon empirique. Ces efforts ont donné des résultats probants en matière de promotion interne et d’emploi de citoyens parmi les cadres. • Deux projets de direction ont été validés (Direction de l’Enseignement de la Formation et de l’Insertion des Jeunes (DEFIJ) et DAF) et un troisième a été préparé par la Direction des Affaires Juridiques, Administratives et du Patrimoine (DAJAP). •Nos relations avec les communes, dans le cadre du partenariat, ont évolué conduisant le dialogue régulier vers des sujets qui ne sont plus seulement d’ordre financier. •Le contrat de développement 2006-2010 a été clôturé, permettant, avec le transfert d’opérations sur le contrat 2011-2015 n’ayant pu être engagées par l’État sur la période précédente, d’éviter des pertes définitives de recettes. •Cette année 2012 a été également celle de la 1ère application du minimum vieillesse voté par la Nouvelle-Calédonie et que la province a accompagné financièrement. •Pour l’habitat en province Nord, 2012 a été la 20ème année de mise en œuvre. Elle a donné lieu à une exposition retraçant les efforts consacrés dans le domaine du logement à l’amélioration des conditions de vie de la population. •Le comité de gestion de la ressource en eau sur VKP a fait le bilan de sa 1ère programmation triennale. •Le réseau d’irrigation de Ouégoa a été inauguré. •Le schéma de gestion des déchets a été adopté. •NCTV a commencé d’émettre sur Internet. •La Cellule Koniambo, la DEFIJ et CAP Emploi ont déployé toute l’année le plan Réaction pour faire face à la démobilisation du chantier de construction de l’usine. Comme on le voit, l’année 2012 a été une année intense où l’ensemble du personnel s’est mobilisé. Qu’il soit ici remercié. 2 Sommaire Éditorial..........................................................................................................2 Partie I - les supports de l’action 1. Les moyens mis en œuvre........................................................................................ 4 2. La gestion des ressources humaines..........................................................................7 3. La gestion du budget................................................................................................11 4. La gestion des affaires générales, juridiques et du patrimoine..................................13 5. La gestion des systèmes d’information.....................................................................16 Partie II - les fonctions opérationnelles 1. La santé et les affaires sociales................................................................................19 2. L’aménagement et le foncier....................................................................................26 3. L’enseignement........................................................................................................33 4. La formation et l’insertion des jeunes.......................................................................39 5. Le développement économique................................................................................43 6. L’environnement......................................................................................................51 7. Les sports et les activités socio-éducatives..............................................................56 8. La culture.................................................................................................................62 9. L’amélioration de la condition féminine....................................................................67 10. Le partenariat avec les communes...........................................................................69 11. L’accompagnement de l’usine du Nord.....................................................................70 12. La coopération régionale..........................................................................................73 Annexe : Etat des participations de la province Nord dans les sociétés d’économie mixte - Année 2011 1. Introduction............................................................................................................. 74 2. La participation au développement économique.......................................................74 3. L’aménagement de la région Vook (Voh), Koohnê (Koné), Pwëbuu (Pouembout).........78 Crédits photos : Services provinciaux, Le Pays (Sabine Jobert, Yvan Cotignola, Julien Barrault, Estella Heissat), CPOSN 3 PARTIE I : 1. Les moyens mis en œuvre Partie I : les supports de l’action 1. Les moyens mis en œuvre Les ressources humaines L’administration provinciale, coordonnée par le secrétariat général, est organisée en six directions dites «opérationnelles » et quatre dites « fonctionnelles ». La cellule Koniambo est rattachée au Président de l’assemblée de la province Nord. Les directions opérationnelles sont chargées de mettre en œuvre sur le terrain et auprès de la population, les politiques publiques provinciales. Les directions fonctionnelles ont pour mission de venir en appui à l’ensemble des autres services provinciaux. Les effectifs budgétaires étaient de 1280 postes au 1er janvier 2012, soit 10 de plus qu’en 2011 et une augmentation de 0,8 %. Les directions opérationnelles représentent près de 90 % des effectifs provinciaux. Affectation Nombre de postes Répartition relative Présidence 25,5 2,0% Groupes politiques 12 0,9% Cellule Koniambo 7 0,5% Secrétariat général (y compris mission de la femme) 16 1,3% Direction des systèmes d’information 29 2,3% Directions fonctionnelles Direction des affaires juridiques, administratives et du patrimoine 26,5 2,1% Direction des ressources humaines 16,5 1,3% Direction des finances et du budget 14 1,1% Direction de l’enseignement, de la formation et de l’insertion des jeunes 552 43,1% Direction de la santé, des affaires sociales et des problèmes de société 238 18,6% Directions opérationnelles Direction de l’aménagement et du foncier 171,5 13,4% Direction du développement économique et de l’environnement 127,5 10,0% Direction des sports et des activités socio-éducatives 26 2,0% Direction de la culture 18,5 1,4% Total 1280 100,0% Présidence et Assemblée 4 > La realisation du budget Il se décompose de la manière suivante : Session Budget voté Montant mandaté Taux d’exécution Dépenses réelles de fonctionnement 30 210 23 708 78,5 % Dépenses réelles d’investissement 12 240 8 387 68,5 % Total 42 450 32 095 75,6 % Source : Compte Administratif Les dépenses réelles calculées d’investissement, après déduction des mouvements financiers du total des dépenses d’investissement, s’élèvent à 8,387 milliards F.CFP. Elles sont en diminution de 760 millions F.CFP par rapport à 2011. Unité : millions F.CFP 10 Montant (milliards F.CFP) Le budget 2012 a été globalement exécuté à 75,6 %. Le budget 9 8 Evolution des dépenses réelles d'investissement 7 6 5 4 2007 2008 2009 2010 2011 2012 La nomenclature M52 a été mise en œuvre pour la première fois en 2012. La province a opté pour un vote par fonction afin d’obtenir une meilleure lisibilité de l’action de la collectivité. La répartition des dépenses totales réelles (fonctionnement et investissement) par fonction est indiquée dans le graphique. Les fonctions les plus importantes sont la protection et l’action sociale ainsi que l’enseignement qui représentent, à elles deux, plus de 45 % du budget provincial. Dépenses 2012 par fonction Transport et communication 4,5% Economie 10,1% Administration générale 10,8% Aménagement, environnement 10,7% Sécurité et ordre public 0,4% Enseignement 22,1% Protection et action sociale 23,2% Travail, emploi et formation professionnelle 3,3% Santé 7,8% Culture, jeunesse et sports, loisirs 7,0% 5 PARTIE I : 1. Les moyens mis en œuvre > Les contrats de développement Le Contrat de Développement (CD) Etat-Province Nord 2011-2015 est constitué d’une enveloppe totale de 15,558 milliards F.CFP avec une participation de l’Etat à hauteur de 75,1 %, soit 11,687 milliards F.CFP. Il a été signé tardivement le 18 novembre 2011, aussi, 2012 a été la première année complète d’exécution. La demande d’engagement de la province correspond à 32,5 % du contrat en fin d’année. L’Etat a engagé 41 dossiers sur les 44 qui lui ont été soumis. Il a respecté la notion de répartition par périmètre géographique. Bilan d’exécution au 31/12/2012 M ontant (millions F.CFP) Montant transmis à l’’Etat 5 057 Recette Etat attendue 3 352 L’avenant n°1 a été signé pour permettre l’intégration de la résidence des jeunes travailleurs (RJT) de Koohnê (Koné) initialement prévue dans le CD 2006-2010, sans modification de l’enveloppe globale. Deux comités de suivi, un par semestre ont réuni l’ensemble des services instructeurs et financiers de l’Etat ainsi que les directions provinciales. D’autre part, une réunion mensuelle entre la subdivision administrative Nord et le secrétariat général a été instituée pour un suivi rapproché de l’exécution du contrat. Le contrat de développement Etat-Province Nord 2006-2010 a été clôturé le 31 décembre. 91 % du montant engagé par l’Etat a été justifié à l’échéance par la province. Le suivi rapproché et le pointage très régulier des justifications et des recettes ont permis d’optimiser la réalisation du contrat en fonction de l’avancement physique des programmes. L’écart non justifié dans les délais est dû au retard de calendrier pris par quelques projets importants, notamment des ouvrages routiers sur la RPN 5, la RJT de Koohnê (Koné) et la construction de docks d’entreprise sur la zone d’activités de Baco. L’Etat a réalisé un effort pour verser ses fonds et le solde de recettes attendu n’est plus que de 180 millions F.CFP. Bilan d’exécution au 31/12/2012 M ontant (millions F.CFP) Montant engagé par l’Etat 13 300 Montant justifié par la PN 11 920 Recette Etat attendue 8 585 Recette Etat payée 8 405 Enfin, une application informatique destinée à la gestion interne partagée des dossiers du contrat de développement 2011-2015 est opérationnelle. 6 2. La gestion des ressources humaines La finalité de la direction est de gérer avec efficience les ressources humaines de l’administration provinciale. Elle a pour objectifs de : • Favoriser l’emploi local •Favoriser l’adéquation entre les attentes des directions et les compétences des agents recrutés • Prévenir les conflits sociaux • Fidéliser l’emploi en province Nord La gestion partagée des ressources humaines repose aussi sur l’animation du réseau de correspondants RH des directions. Les rencontres régulières ont été étendues à toutes les directions en 2012. Les réunions sont organisées mensuellement avec les directions de taille importante : DASSPS, DEFIJ, DAF et DDE-E et trimestriellement avec les autres. Gérer les rémunérations L’activité de gestion de la rémunération recouvre principalement la réalisation de la paye mensuelle des agents et les formalités sociales de l’employeur. La masse salariale s’est élevée à 8,92 milliards F.CFP, dont la répartition est indiquée dans le graphique. Masse salariale 2012 Le paiement des salaires et des charges sociales a représenté 16 700 virements sur l’année. Gérer les effectifs, les recrutements, les carrières Salaires bruts 6,7 milliards F.CFP CS patronales 2,2 milliards F.CFP La gestion des carrières a permis de suivre les évolutions individuelles des différentes catégories de personnel (fonctionnaires, contractuels et convention collective) dont une partie est désormais établie sur la base des Entretiens Annuels d’Evaluation (EAE). Elle comprend également l’élaboration des propositions de recrutement, l’élaboration des contrats de travail, les déclarations d’entrée et de sortie aux organismes sociaux (CAFAT, Mutuelle), le suivi de l’absentéisme et l’organisation des procédures disciplinaires. La gestion des recrutements a conduit à la publication de 199 avis de vacances de postes (AVP) pour 184 postes, soit 40 % de plus que l’an dernier. 80 % des AVP sont publiés en interne à la fonction publique (DRHFP-NC) et 20 % en externe (parution dans les médias). L’ensemble des AVP est communiqué à Cap Emploi. La DASS-PS en représente 24 % (48 AVP), ce qui est notamment lié au turn-over du personnel médical et paramédical. Cependant, ce sont les directions fonctionnelles qui sont le plus concernées proportionnellement à leurs effectifs avec 26 AVP pour 86 postes existants, soit 30 %. Ce taux est de 12 % pour les directions opérationnelles. Au final 205 recrutements sur des postes permanents ont été effectués. La procédure interne de recrutement, mise en place en 2011 pour harmoniser les méthodes et les pratiques, fonctionne désormais « en routine » et la direction participe aux jurys de recrutement des candidats. 7 PARTIE I : 2. La gestion des ressources humaines La promotion interne est mise en œuvre de façon active, tout particulièrement sur les postes d’encadrement. L’emploi local par la promotion interne et l’embauche de citoyens calédoniens a été encore renforcé en 2012 au sein des effectifs. Ainsi, à la date du 31/12/2012 : -Sur 130 postes d’encadrement intermédiaire ou supérieur pourvus (hors les internats, les écoles et les centres médico-sociaux), 116 sont occupés par des agents justifiant de la citoyenneté calédonienne, soit 89 %. A la même période de 2011, le taux était de 85 % - Sur les 16 postes d’encadrement ayant fait l’objet d’une vacance, 13 ont été pourvus par la voie de la promotion interne (soit 81 %). Le taux était de 70 % en 2011. La Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC), réalisée de façon empirique jusqu’à présent, est désormais fondée sur un cadre logique. Cette méthode a été mise en pratique en 2012 dans deux directions pilotes pour lesquelles le recrutement sur des métiers techniques est très difficile par défaut de candidats : la DAF et la DSI. La relation partenariale avec le GIP Cadres Avenir a repris, elle permettra d’identifier à l’avance de futurs candidats aux postes provinciaux. Gérer la formation des agents Le développement des compétences fait appel à la formation professionnelle dont la mise en œuvre s’appuie sur le plan annuel de formation. Le nombre de bénéficiaires est en nette augmentation et ce sont près des deux tiers des agents qui ont suivi au moins une formation cette année. 133 sessions ont été organisées en province Nord, soit près de la moitié. Locaux de l’IFAP à Koohnê (Koné) Bénéficiaires 2012 Evolution/ 2011 Agents inscrits en formation 843 12% Agents ayant au moins suivi une formation 816 17% Formations réalisées 136 -12% Sessions réalisées 272 -6% Jours de formation 7 487 41% L’Institut de Formation de l’Administration Publique (IFAP) est le principal organisme dispensateur. 8 La répartition par secteur est la suivante : Autres Informatique Ressources humaines Santé et action sociale Institution, droit et finances Sciences, techniques et sécurité Enseig., formation action culturelle 0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% Il faut noter en particulier : • • • • • es formations à la sécurité pour 285 agents dont la moitié à l’usage du défibrillateur L (2 sont installés dans les locaux provinciaux à Koohnê (Koné)) ; Le diplôme universitaire « Langues et Cultures Océaniennes, Apprentissage » pour les assistants LCK ; La M52 pour 91 agents ; Le « management de la diversité », acte 2 des formations managériales menées en inter-collectivités au bénéfice de 30 agents ; Les formations spécifiques pour intervenir auprès des enfants et des jeunes pour 37 personnes de la DEFIJ et de la DASS. La collectivité appuie également les formations professionnelles longues ainsi que la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE). Formations diplômantes Formations individuelles longues VAE Nombre achevées 8 en cours 3 diplômes obtenus 2 en cours 2 L’effort financier global pour la formation s’est établi à 126 millions F.CFP, soit 15 % de plus qu’en 2011. Répartition des dépenses de formation Montant (million FCFP) Cotisation IFAP 62,5 Frais pédagogique hors IFAP 21,8 Frais d’environnement 42 9 PARTIE I : 2. La gestion des ressources humaines Organiser la communication dans le cadre du dialogue social Le dialogue social au sein de la province s’appuie notamment sur deux instances formelles où se rencontrent les représentants élus du personnel et les responsables de l’administration : les réunions de Délégués de Personnel (DP) et le Comité Technique Paritaire (CTP). Les élections pour le renouvellement des représentants du personnel au CTP ont eu lieu le 21 juin. 734 électeurs de sont exprimés, soit un taux de 58%. Réunions DP CTP Aucun conflit social interne n’a marqué Nombre 8 4 l’année 2012. Trois conflits potentiels ont été évités par le dialogue social. Après des échanges intervenus entre partenaires sociaux lors des réunions du CTP au cours des deux dernières années, l’assemblée de province a adopté en décembre deux délibérations relatives aux aides sociales en faveur du personnel. Elles visent à apporter des aides financières à l’occasion de la survenance d’évènements personnels ou familiaux, heureux ou douloureux. Venant en complément des contributions des collègues qui interviennent de façon spontanée au sein des différents services, ces aides de l’employeur participeront au développement auprès des agents d’un sentiment d’appartenance à la collectivité qui regroupe désormais 1300 personnes. Hôtel de province lors de la journée mondiale du diabète 10 3. La gestion du budget La finalité de la direction est de moderniser les finances publiques de la province et de préser ver sa capacité d’action dans le temps au ser vice du rééquilibrage. Elle a pour objectif de soutenir les directions opérationnelles dans leurs actions d’investissement sur le terrain et dans leurs inter ventions de fonctionnement au profit de la population. La gestion budgétaire est une fonction partagée avec les directions qui disposent chacune d’un service administratif et financier. Calendrier budgétaire 2012 Date APN Budget Supplémentaire 2012 22 juin Compte Administratif 2011 22 juin Débat d’Orientation budgétaire 2013 25 octobre Budget Primitif 2013 20 décembre La Direction des Finances et du Budget (DFB) a assuré la préparation des étapes budgétaires, ce qui comprend l’élaboration des lettres de préparation des étapes budgétaires, l’accompagnement des directions, la coordination des synthèses et des rencontres techniques avec le secrétariat général, ainsi que la rédaction des documents de présentation. L’évènement majeur qui a jalonné l’année est la mise en œuvre de l’instruction budgétaire et comptable M 52 conformément à l’arrêté du 22 avril 2011, complété par deux décrets (décembre 2011 et 2012). Elle s’est traduite par de nombreuses actions spécifiques. Le travail réalisé sur l’état de l’actif a consisté en : • La production de délibérations au titre des apurements ; • La préparation des fichiers de reprise et leur injection dans l’état de l’actif de l’ordonnateur (auparavant suivi par le payeur), la province ayant débuté ses amortissements depuis 2000 ; • La mise à jour des immobilisations en cours (articles 23*) pour les intégrer dès achèvement des travaux (articles 21*) et ainsi procéder à leurs amortissements. La concertation avec les services du payeur a été renforcée pour valider, dans la mesure du possible, certaines dispositions relatives à l’imputation de dépenses ou de recettes. Un tome d’accompagnement de la M52 a été publié en décembre 2012 par le ministère de finances de Bercy (annexe du décret). Ce document qui s’inspire du tome métropolitain a été largement adapté sous l’égide du Trésorier payeur général. Il est le produit des différents échanges des payeurs et ordonnateurs des collectivités locales (gouvernement et 3 provinces). 11 PARTIE I : 3. La gestion du budget La gestion du patrimoine, en lien avec celui de la gestion financière des biens, avec l’outil IMMONET dont l’utilisation est devenue obligatoire pour toute acquisition ou cession de biens impactant l’état du patrimoine de la collectivité (Investissement) a été mise en place. La formation des utilisateurs s’est poursuivie et le programme de formation initié par l’IFAP a été finalisé. 91 agents ont été formés pour 182 jours de formation cette année (après 149 agents en 2011). Il a également fallu mettre en œuvre sous ASTRE les maquettes budgétaires, du BP à celle de la DM. Les travaux de clôture spécifiques au nouveau plan comptable ont également marqué l’exercice 2012 avec les rattachements de charge à l’exercice et les produits constatés d’avance. Enfin, il faut noter l’assistance apportée par les services de la DFB à CAP-Emploi, établissement public provincial, pour assurer son passage de la M14 à la M52. Les inconvénients liés à la mise en œuvre de la M 52 ont été de plusieurs ordres : • Le point délicat est la gestion des rejets de mandatement. 876 rejets du payeur ont été constatés en 2012 dont 298 au titre des imputations de compte, et donc en lien direct avec la mise en place de la M52. Les rejets de la DFB vers les services sont trois fois plus nombreux. • Une augmentation très importante des demandes de virements de crédits entre nature a été enregistrée : plus de 3200 virements de crédits ont été réalisés alors que la moyenne depuis 2007 était de l’ordre de 600 virements/an, • Le nombre de création de lignes de crédit comptabilisée a, lui aussi, très fortement augmenté avec 1900 environ tandis que la moyenne annuelle était de 480. Une des conséquences négatives au final est une augmentation significative des délais moyens de paiement. Ils ont été de 35 jours, soit 9 de plus qu’en 2011. Dans le même temps, le réajustement du Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI) pour les exercices 2013-2016 a été préparé puis voté par l’assemblée de décembre. Le projet de plan pluriannuel de fonctionnement a été initié. Au niveau de l’exécution, la DFB réalise le contrôle des liquidations de recettes et de dépenses et émet les mandats de paiement ainsi que les titres de perception. Chiffres clés de l’exécution budgétaire 2012 Nombre Mandats émis 44 676 Délais moyens de paiement de l’ordonnateur (*) 35 jours Marchés publics (actes passés en 2012) 117 Conventions (actes passés en 2012) 305 (*) Analyse sur 34 424 mandats (Ceux émis au titre de la masse salariale ne sont pas pris en compte) D’un point de vue organisationnel, la DFB a désormais ses 3 services opérationnels après la mise en place effective du « centre de services » suite au recrutement de sa responsable. Ce service est dédié à l’assistance aux directions opérationnelles tant en ce qui concerne les outils de gestion que pour la partie métier (comptable, budgétaire et financier). 12 4. La gestion des affaires générales, juridiques et du patrimoine Les finalités de la direction sont d’assurer le bon fonctionnement de l’institution provinciale et de valoriser le patrimoine et le domaine provincial. Elle a pour objectifs : •D’assurer une interface efficace entre l’organe délibérant et les directions •D’assurer un appui efficace aux directions •De moderniser les pratiques administratives et de les adapter à l’environnement interne et externe •De gérer le patrimoine et le domaine provincial Dès le recrutement de la nouvelle directrice, un travail a été initié pour approfondir la restructuration entreprise en 2008. Le projet de direction a été conduit avec l’ensemble du personnel et a défini une stratégie à conduire selon six axes : - accroître les services offerts aux autres directions ; - renforcer les compétences juridiques ; - m ettre en œuvre une gestion patrimoniale ; - développer des outils de gestion ; - formaliser l’organisation interne et les règles de gestion ; - renforcer les compétences managériales. Le projet de direction a été décliné en projets de service (un par service) et en un plan d’actions composé de 29 projets. L’antenne de Nouméa a pour missions principales d’informer et d’orienter le public dans ses démarches administratives et de délivrer divers actes administratifs au profit des ressortissants de la province Nord. L’usage de la visioconférence est croissant et 87 séances ont été organisées avec l’outil en place à Nouméa. Assurer la coordination administrative La gestion de l’activité Activité institutionnelle 2012 institutionnelle consiste Exemplaires Session Séance Délibérations notamment à organiser adoptées dossiers/séance l’agenda des assemblées Assemblée 9 527 72 et des commissions dans Bureau 6 298 20 le respect de la répartition CAAFB 6 du calendrier avec le congrès et à assurer la Commissions 102 sectorielles préparation des dossiers ainsi que leur transmission aux élus dans les délais impartis. A la suite du vote des délibérations, il s’agit d’en assurer le suivi : mise en signature, contrôle de légalité, notification aux intéressés, publication au JONC si nécessaire, etc. 13 PARTIE I : 4. La gestion des affaires générales, juridiques et du patrimoine La rédaction des procès verbaux des séances publiques et de la Commission des Affaires Administratives, des Finances et du Budget (CAAFB) est remise en place depuis 2010. C’est ainsi que 17 PV de séances publiques ont été approuvés en 2012 et que le retard a été rattrapé. L’archivage des documents, selon une méthode professionnelle, permet progressivement de désengorger les locaux de leur stock de documents périmés. En 2012, la priorité a été accordée à l’inventaire des documents stockés dans le local d’archivage. Le résultat est indiqué dans le tableau. Catégorie métrage linéaire (m) Destruction Pré-archivage Versement aux archives de NC 278,3 194,8 25,4 Gérer les affaires générales et juridiques Contentieux administratifs Requêtes en défense dont gagnées dont perdues en cours à la fin de l’année Requête engagée par la PN Requêtes en appel 14 7 4 3 1 2 Dans sa fonction juridique, la DAJAP participe à l’élaboration des réglementations provinciales et des textes, suit les contentieux, fournit un conseil juridique à la demande et assure le contrôle juridique des actes. Environ 450 actes ont été soumis par les directions à l’avis des juristes. La gestion des affaires générales concerne l’instruction des autorisations de manifestations publiques, des octrois de licences de vente d’alcool, des déclarations de Groupement de Droit Particulier Local (GDPL) et des demandes d’homologation de circuits recevant des épreuves sportives mécaniques. Nombre de dossiers Demandes instruites Manifestations Ouvertures tardives publiques de restaurant 176 5 Licences d’alcool Déclarations de GDPL Circuits 7 22 (dont 7 modifications) 2 Le bureau des marchés assure la mise en œuvre de la procédure d’Appel d’Offres (AO) et de marchés publics CTAO 16 48 339 de l’ensemble de la collectivité, en CAO 15 101 conformité avec la réglementation. La fréquence des commissions a été élevée, à raison d’environ une toutes les 3 semaines en moyenne. 51 avis d’AO ont fait l’objet de publicité et 100 marchés nouveaux ont été formalisés. Nombre séances 2012 14 Dossiers à l’OJ Plis Gérer le domaine provincial, les moyens et le patrimoine La gestion des moyens englobe celle des véhicules et des logements. Pour les véhicules, il s’agit principalement d’assurer leur renouvellement : 31 nouveaux ont été réceptionnés, de gérer leur assurance et l’approvisionnement en carburant. Le programme technique du parc mutualisé des véhicules à l’hôtel de province a été réalisé. Les parcs mutualisés décentralisés sont effectifs à la DAF et au district forestier de Koohnê (Koné). La vente des biens provinciaux réformés a rapporté 13,9 millions F.CFP au cours de 2 enchères publiques. Le parc de logements gérés est composé de 325 logements après la vente de 9 d’entreseux à des agents provinciaux. Il a fait l’objet de 93 états des lieux (entrées et sorties). Dans le cadre de la gestion de son Domaine Public Maritime provincial (DPM), la collectivité a fait établir un diagnostic de la situation érosive du littoral Est. L’étude a été conduite sur les communes de Canala à Pweevo (Pouébo), en 3 étapes : •La définition des critères de classification des sites • L’identification des sites menacés • L’élaboration d’un outil d’aide à la décision et à la planification des actions Sur les 76 sites identifiés, 64 sont en voie d’érosion active dont 6 pour lesquels le phénomène est rapide. L’origine de l’érosion est naturelle pour 45 sites et accentuée par l’homme (ouvrages, extraction de matériaux) pour 19 autres. La hiérarchisation selon le degré d’urgence à intervenir indique qu’aucun site ne nécessite d’actions immédiates, 6 sites demandent une intervention à court terme et 31 à moyen terme. Le service a traité les demandes d’occupation ou de location sur le DPM exprimées en vue d’une activité économique. Cela a engendré 52 visites de terrain. Il a également été saisi pour avis de 24 demandes relatives au domaine privé de la NouvelleCalédonie. Erosion du littoral sur la Côte Est 15 PARTIE I : 5. La gestion des systèmes d’information 5. La gestion des systèmes d’information La finalité de la direction est d’accompagner l’administration provinciale dans la gestion de son système d’information. Elle a pour objectifs de : •Gérer et de faire évoluer les systèmes d’information •A méliorer la qualité du ser vice aux clients de la DSI •Mettre en œuvre l’autonomisation des systèmes d’information •Définir et mettre en œuvre des ser vices d’e-administration •Accompagner la démocratisation du numérique auprès de la population Répartition des interventions de l’année Le Schéma Directeur des Systèmes d’Informations (SDSI) a été validé et la mise en Programme Montant dépensé œuvre des premiers projets est en cours. Le Equipement informatique 115 SDSI est une feuille de route de projets pour Système d’information 26 répondre à des besoins métiers exprimés par e-administration 19 les directions et dont l’importance de chacun Autres 43 a été hiérarchisée. La méthode permet Total budget DSI 203 également de préciser clairement ce qui relève Unité : millions F.CFP de la maîtrise d’ouvrage (MOA - en général la direction qui exprime le besoin) et ce qui est du ressort du maître d’œuvre (MOE) ou de l’assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMOA) : la DSI. Auparavant, il était attendu de la DSI qu’elle cumule ces fonctions, ce qui était source de confusion. Grâce à cette nouvelle organisation opérationnelle en 2012, la DSI peut prendre pleinement sa place de MOE et d’AMOA au service des besoins métiers. Le Comité Informatique Métier (CIME) a été créé. Il est le lieu de rencontre où les directions, maîtres de l’ouvrage de leurs projets informatiques, abordent, avec la DSI : •Un état des lieux synthétique des projets réalisés, en cours et à venir ; •les projets qui ont été identifiés par les directions et non planifiés initialement dans le SDSI ; •les dysfonctionnements constatés vis-à-vis desquels des solutions doivent être trouvées, arbitrées et mises en œuvre. Statut des projets du SDSI Le CIME s’est réuni à cinq reprises. L’état d’avancement à la fin de l’année des 47 projets prévus en 2012 est indiqué dans la figure. Parmi les projets terminés, il faut noter la mise en exploitation des applicatifs « Gestion des droits des 21 % Finalisé 43 % En cours 4% Planifié 32% A planifier 0 16 5 10 15 20 sols », « ICPE–carrières » et « Gardes Nature », la réalisation d’un catalogue SIG ainsi que la mise en service de « Immonet / ASTRE Inventaire » rendu nécessaire par la M 52. La mise en œuvre des projets informatiques se heurte néanmoins à la difficulté de recrutement de techniciens. C’est pourquoi le travail de GPEC a été engagé au sein de la DSI. L’effort de promotion interne est également à souligner. Le service « projets transverses » s’est structuré avec le recrutement de deux chefs de projets : pour le portail collaboratif et pour l’école numérique, ainsi que de son chef de service. Le parc de matériel en exploitation est composé de 952 postes de travail (PC, portables). C’est près de 50 de plus que l’année précédente. L’infrastructure continue à se développer et la mise à disposition de postes informatiques aux agents suit son cours. Ainsi par exemple, l’attribution de portables n’est plus uniquement réservée à certaines postes à responsabilité depuis cette année. Equipement 2012 Ordinateurs mis en service : PC fixe Portable Renouvellement Nouveaux copieurs connectés Serveurs déployés Adresse de messageries Nbre 178 134 44 124 22 57 880 La méthode d’équipement en imprimantes a été modifiée. Hormis pour certaines fonctions assujetties à la confidentialité, il n’y a plus de déploiement d’imprimantes personnalisées, mais des imprimantes-photocopieurs mises en réseau. La mutualisation est privilégiée et la location a remplacé l’acquisition. L’assistance aux utilisateurs et la résolution des incidents et problèmes rencontrés sont prises en charge par le Centre de Services. Le nombre de demandes traitées est de 4322, soit le double que l’an dernier (2200). Désormais, le centre de service joue pleinement sa fonction de guichet unique pour toutes les demandes exprimées auprès de la DSI. 60 % des demandes ont été traitées par le centre de services (niveau 1), le reste relevait du niveau 2. Le taux important de traitement au premier niveau indique la montée en compétence des agents pour résoudre une grande partie des questions. Les activités de valorisation portent de l’information notamment sur la structuration de données spatiales ou nonspatiales afin de les rendre disponibles aux utilisateurs. Production cartographique du SIG 17 PARTIE I : 5. La gestion des systèmes d’information Le Système d’Information Géographique (SIG) accompagne les services dans la création et le traitement de données tout en poursuivant l’intégration de données générales. Une nouvelle plate-forme SIG a été installée, elle permet de déployer des nouveaux outils SIG et d’offrir l’accès à l’information géographique, à un plus grand nombre d’agents, et bientôt aux administrés. Répartition des licences ARCGIS (utilisateurs SIG) DSI 6 DDEE 15 DAF 23 DAJAP 1 45 logiciels SIG sont déployés, soit 25 de plus que l’an dernier. Un effort très conséquent a notamment été réalisé pour équiper la DAF. La production cartographique a fortement progressé. 355 cartes ont été éditées, soit le triple de la production 2011. 150 d’entre-elles ont été publiées dans des documents des services provinciaux, les autres constituaient des documents de travail. La DDE-E, la DSI et la DASS-PS représentent, à elles trois, 78 % de la demande. Dans le domaine statistique, l’inventaire des données métiers susceptibles d’alimenter des indicateurs pertinents s’est poursuivi. Dans certains cas, des propositions d’amélioration de la qualité de la donnée ont été faites aux gestionnaires de l’information. Un appui a également été apporté aux services de la DASSPS et de la DSI pour la réalisation de 3 enquêtes. L’acquisition d’un logiciel de traitement de données statistiques permet maintenant de consolider des bases de données et d’automatiser l’élaboration des premiers indicateurs. La deuxième édition du mémento, comprenant les chiffres clés de la province Nord, a été coproduite et éditée. 18 Partie II : L’action opérationnelle I. 1. La santé et les des affaires sociales Développement compétences Les finalités de la direction sont de contribuer de manière efficiente au meilleur état sanitaire de la population et de concourir à la solidarité avec les plus démunis. Elle a pour objectifs de : •Faciliter un égal accès aux soins à toute la population •Réduire la prévalence des pathologies à impact socio-économique impor tant •Maîtriser les dépenses de santé •A méliorer les conditions sociales du plus grand nombre Répartition des interventions de l’année Programme Montant dépensé Aides sociales Centres médico-sociaux Prévention CMS de Bélep 5 808 379 142 Unité : millions F.CFP L’action de proximité auprès de la population s’appuie sur l’implantation communale des infrastructures et des équipes médico-sociales. Le réseau est formé de 15 centres médico-sociaux (CMS), un centre mère-enfants à Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié), un centre polyvalent à Koumac. Seule Pwëbuu (Pouembout), en raison de sa proximité avec Koohnê (Koné), n’a pas d’équipement. Soigner les populations L’effectif en personnel des CMS est composé de 181 agents, identique à l’année précédente, soit 76 % de l’ensemble des effectifs de la direction. La répartition par catégorie est indiquée dans la figure. Le personnel médical est composé de 33 médecins (dont 5 itinérants), de 10 dentistes, 6 sages-femmes et 2 pharmaciens. Le personnel paramédical est majoritairement constitué de 48 Effectifs des centres médico-sociaux Agent technique et administratif 26,5 Auxiliaire 29,7 Personnel médical 51 Personnel para-médical 74 19 PARTIE II : 1. La santé et les affaires sociales infirmiers. Les auxiliaires sont assistants dentaires, ouvriers/ambulanciers et auxiliaires de vie et de santé. Les femmes de service et les secrétaires constituent les agents techniques administratifs. L’amélioration de l’accueil du personnel soignant a conduit à mieux équiper les logements des médecins. Le système de sélection des candidats aux postes de médecins a été modifié. Pour 2012, le résultat positif est une tendance à la réduction du turn-over des médecins. L’animation et la coordination du réseau des dispensaires ont été renforcées permettant une meilleure valorisation et fidélisation des agents. Le projet provincial de santé publique élaboré en cours d’année constituera le support à des plans d’actions mis en œuvre localement dans les dispensaires. Le réseau de référents sur les pathologies de santé publique a également été consolidé et la coordination pour chaque thème a été décentralisée. Enfin, l’harmonisation des méthodes a fait l’objet de la préparation et de l’édition de deux protocoles. L’offre de soins spécialisés dans le domaine gynécologique et ORL a été complétée par des vacations du CHT et d’un libéral. Le réseau provincial de Centres Médico-sociaux (CMS) et le Centre Mères-Enfants (CME) a réalisé plus de 250 000 actes pour environ 30 000 personnes. Soins au dispensaire de Pouebo Les auxiliaires de vie et de santé ont pour mission principale de favoriser le lien entre la population et les équipes soignantes sur les actions médico-sociales. Par exemple, elles préparent les visites à domicile et en tribus, dans les écoles et elles accompagnent certains de patients en consultation. Le dispensaire de Vook (Voh) a été mis en service. Le projet de CHN à Koohnê (Koné) qui associe également un nouveau dispensaire ainsi qu’un centre d’hébergement a fait l’objet d’un concours lancé par la Nouvelle-Calédonie. L’homogénéisation de l’équipement en matériel d’urgence se poursuit ainsi que les dotations en appareil d’échographie. La promotion des métiers de la santé s’est poursuivie. Elle se traduit notamment par l’accompagnement à la préparation des concours à l’école d’infirmiers. 8 personnes, sur un effectif de 18, ont intégré l’école après leur réussite au concours 2012. Préser ver la santé Les enfants constituent le public ciblé prioritairement par les programmes de prévention. La Prévention Maternelle et Infantile (PMI) assure un suivi médical des femmes enceintes, des bébés et des jeunes enfants jusqu’à 6 ans. La santé scolaire organise des visites systématiques dans certaines classes de maternelles et de primaires. 3 650 enfants ont été vus dans ce cadre en 2012. L’éducation pour la santé est réalisée par les 7 éducateurs sanitaires. Elle fait également appel à des troupes de théâtre. Elle est mise en œuvre dans trois directions : •Dans les écoles primaires (hygiène buccodentaire et corporelle, alimentation, sexualité, violence et respect, RAA) ; 20 •A destination des Programmes de prévention collégiens (addictions, Thématiques Primaire Secondaire Adultes Total sexualité, respect, Addiction 1851 436 2 287 alimentation) et des Alimentation 1 362 878 783 3 023 lycéens (sexualité, addictologie) ; Hygiène buccodentaire 1 689 1 689 Au cours de l’année, Hygiène corporelle 744 744 12 000 scolaires ont RAA 810 810 ainsi été sensibilisés. Sexualité 1 005 1787 70 2 862 •Par les actions de Violence et respect 810 969 1 779 santé communautaire Total : 6 420 5 485 1 289 13 194 sur les thèmes divers : Unité : Nombre de patients diabète, tabac, dengue, leptospirose, tuberculose, alimentation, santé sexuelle, violences. L’Agence Sanitaire et Sociale de la Nouvelle-Calédonie (ASS-NC) est partenaire de certains programmes. La journée mondiale sans tabac a réuni 376 personnes et la journée provinciale du diabète 500. La journée mondiale du diabète qui a été organisée à Aupatöriba (Mou) le 8 novembre, pour la 5ème fois en province Nord, est un évènement phare de la mobilisation en faveur de la lutte contre cette maladie. Le thème était « Bien vivre avec son diabète » comme en 2011 car c’est le thème pluriannuel proposé par l’OMS. Elle a rassemblé 500 personnes. Neuf ateliers ont été mis en place. Les innovations ont été multiples : •Une animation culturelle par l’association AE AE JO MA JEEPA qui a réalisé un chant aé aé après la coutume d’accueil, une danse lors du repas et un pilou lors de l’aurevoir ; •L’académie des langues kanak est intervenue dans un atelier de discussion en langue afin d’avoir une meilleure vision de la perception de la maladie et de son traitement par les patients. Les 4 langues présentes étaient le Xârâcùù, l’Ajië, le Paicî et le Jawe ; • Une photo aérienne d’un cercle bleu formé des participants a été prise. Ce cercle bleu est le symbole du diabète. Les bâtiments provinciaux de Koohnê ont également été illuminés en bleu. Dans le cadre de l’amélioration de l’hygiène, 46 nouveaux agréments pour la construction d’un bloc sanitaire ont été accordés. La mise en œuvre est conventionnée avec l’association TEASOA. 21 PARTIE II : 1. La santé et les affaires sociales Gérer l’aide médicale L’Aide Médicale Nord (AMN) a été mise en place pour assurer aux plus démunis un accès à l’ensemble des soins. La dépense relative à l’AMN s’est élevée à 4,44 milliards F.CFP, ce qui en fait le premier poste budgétaire d’intervention de la collectivité. Toutefois, ce montant reste identique à celui de 2011. L’hospitalisation est de loin la première catégorie de dépense. Autres 4% Transport 9% Répartition de la dépense d'aide médicale Hospitalisation 44% Médicament 19% Soins externes 24% Le nombre total de bénéficiaires s’est établi à 16 770, en réduction de 2,3 % sur un an. La répartition par catégorie est indiquée dans le graphique. C’est principalement le nombre de titulaires des cartes A qui a diminué. Bénéficiaires aide médicale carte B 5 177 carte C 4 carte A 11 589 Seul un quart de la population dépend totalement de l’aide médicale pour sa couverture sociale, la plus grande partie bénéficie du RUAMM, comme l’indique le tableau : Couverture sociale Nombre Part Aide médicale (carte A) 11 589 24% RUAMM (y-c carte B) 36 090 76% Dans le cadre de la maîtrise des dépenses et à la suite du contrôle préalable à l’admission en place depuis 2009, le contrôle de certains actes et prestations a été renforcé en 2012 : •Pour les transports sanitaires terrestres et suite au conventionnement en 2011 des sociétés ambulancières du Nord, le contrôle a porté sur les transports VSL arrivant dans les centres de dialyse, pour éviter des doubles facturations lorsqu’il y a deux patients dans le même véhicule. Il a également porté sur l’identification des chauffeurs pour vérifier s’ils étaient déclarés auprès de la DASS-NC (administration accordant les agréments). •Pour les actes facturés par les infirmiers libéraux dans le cadre des patients chroniques afin de vérifier la réalité des actes, notamment les week-ends. •Pour les dépenses pharmaceutiques grâce au conventionnement avec un pharmacien-contrôleur depuis novembre (contrôle des tarifs, recherche des longues maladies pour les cartes B,…) La délibération n°396-2012 votée en octobre donne une assise juridique au contrôle des dépenses de santé en permettant le contrôle de tout acte et de toute facture réalisés au titre de l’aide médicale. 22 Accompagner les personnes vulnérables Enquêtes sociales 2012 par objet Enfance (ASE, CCEP) 159 Habitat social PN 130 Le réseau des dix assistants sociaux forme le dispositif de première ligne pour répondre à Handicap et toutes les difficultés exprimées par la population dépendance sur le terrain. Ils exercent des fonctions d’accueil, (CRHD, CEJH) 287 d’information et d’orientation, d’évaluation, de médiation, et d’accompagnement social, en s’appuyant sur l’ensemble des dispositifs institutionnels et associatifs. En 2012, 7 740 rendez-vous ont été réalisés dont 1 200 sont des visites à domicile. Le nombre de ces visites est en diminution car les assistants sociaux ont connu un accroissement important de leur charge de travail administratif pour établir des dossiers d’accès aux droits. Le service de l’aide sociale a ainsi conduit 576 enquêtes pour le compte des services provinciaux (enfance en danger, habitat, etc.) ou de la Nouvelle-Calédonie (application du nouveau dispositif handicap et dépendance). Une seconde difficulté est liée au turn-over important puisque seulement 5 secteurs ont eu une permanence du service sur l’ensemble de l’année. Le « minimum vieillesse » est en place depuis le 1er janvier 2012. L’allocation est servie par la province qui continue à en financer une partie à hauteur de 31 000 FCFP/mois sur une allocation maximale de 85 000 F.CFP par célibataire ou 65 .000 F.CFP chacun pour un couple. Les critères actuels permettent à une population plus importante qu’auparavant d’en bénéficier. 473 demandes nouvelles ont été examinées. Au final, 1 707 bénéficiaires étaient recensés en décembre. La Nouvelle-Calédonie rembourse sa part de financement à la collectivité. Cela explique la forte augmentation de la dépense provinciale sur les aides sociales en 2012. Les aides aux Personnes à Autonomie Réduite sont désormais prises en charge financièrement par la Nouvelle-Calédonie, comme cela était prévu dans loi du Pays sur le handicap et la dépendance de janvier 2009. La convention financière entre les provinces et la Nouvelle-Calédonie se traduit notamment par le versement de 300 millions F.CFP de la province Nord. Les services provinciaux (APAR et Aides Sociales) ont assuré le travail de proximité et le relais entre les services de la Nouvelle-Calédonie et les ressortissants du Nord pour qu’ils obtiennent l’accès aux droits. Ils réalisent également l’accompagnement des familles d’accueil des enfants ou adultes handicapés. Pour faire face aux longs délais d’instruction de la Commission de Reconnaissance Handicap et Dépendance (environ 6 mois), la province Nord continue à financer les prestations pour les situations nécessitant une prise en charge urgente. Cela a été le cas des aides à domicile au bénéfice de 27 personnes âgées et le placement de 5 autres dans une famille ou en maison de retraite. CRHD : Commission de Reconnaissance Handicap et Dépendance CEJH : Commission d’Evaluation des Jeunes en situation de Handicap CCEP : Commission de Circonscription d’Education Primaire 23 PARTIE II : 1. La santé et les affaires sociales Enfin, la collectivité conserve le financement et la mise en place de deux dispositifs d’intégration de personnes handicapées : -l’accueil de 8 enfants chez des correspondants à proximité de l’école où se situe leur classe spécialisée (CLISS et ULISS) ; -le « contrat type formation » géré avec CAP Emploi, qui finance l’emploi d’un travailleur reconnu handicapé dans une entreprise pendant 9 mois. 10 contrats ont été signés. La collectivité finance également le centre du SIVM Nord à Koumac à hauteur de 30 millions F.CFP pour l’accueil des ressortissants de l’aide médicale qui en ont besoin (accouchement à venir, soins à l’hôpital, etc.). L’aide sociale à l’enfance agit en faveur de la protection des enfants en danger et de leur prise en charge. La commission « aide sociale à l’enfance », qui se réunit deux fois par mois, est au cœur du dispositif. Elle examine l’ensemble des situations et propose les mesures d’accompagnement adéquates. 140 signalements d’enfant en danger ou en risque ont été portés à sa connaissance cette année. Nombre d’enfants Total Nouveaux Aide éducative à domicile (moyenne mensuelle) Placement en famille d’accueil Administratif 9 5 Judiciaire 43 15 Placement à la maison A. Kabar Administratif 21 10 Judiciaire 36 14 142 L’aide éducative à domicile est une assistance apportée par les travailleurs sociaux de l’Association de Protection Enfance et Jeunesse (APEJ) aux parents en difficulté dans l’exercice de leur fonction éducative. Ça durée moyenne est de 18 mois. Aides sociales 2012 Globalement, les aides sociales, hors aide médicale, ont représenté un coût total de 1,6 milliard F.CFP répartis en trois principaux domaines. 77 millions 326 millions Aides aux personnes agées Autres actions sociales 1,194 milliard Aide sociale à l'enfance Les travaux de la maison de l’enfance Ouest ont débuté. 6 personnes ont été sélectionnées et sont parties en formation en France pour pouvoir ensuite travailler dans la structure.La construction de la résidence des jeunes travailleurs (RJT) de Vook (Voh) a démarré, des études complémentaires ont été réalisées pour celle de Koohnê (Koné). Première pierre» de la RJT de Tièta 24 Enfin, les actions spécifiques en faveur des tribus isolées dans le cadre du « développement social des tribus » se poursuivent dans de nouvelles zones. Ce sont les tribus de la vallée de Kaa Wi Paa (Kouaoua) ainsi que Nerin et Néaoua à Waa wi Luu (Houailou) qui bénéficient du dispositif à compter de cette année. Pour chaque tribu, l’expression des priorités est différente. Par exemple, à Konoyes, la construction d’un bloc sanitaire, dont la réalisation était jugé prioritaire par le groupe de femmes, est en cours. Il permettra l’organisation de centre de vacances dans de bonnes conditions. La mise en œuvre des actions sociales provinciales s’appuie sur un réseau d’acteurs, le plus souvent associatif. Principaux partenaires de la mise en oeuvre de la politique sociale Association pour la protection de l’enfance et de la jeunesse Agence sanitaire et sociale de Nouvelle-Calédonie Association pour la sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence en Nouvelle-Calédonie Association femmes et violences conjugales Fleur de vie Aide volontaire aux évacués calédoniens Réinsertion des anciens prisonniers dans une société accueillante Observatoire de la santé et des affaires sociales Association des relais sante de la province Nord Secours catholique - Croix rouge 25 PARTIE II : 2. L’aménagement et le foncier 2. L’aménagement et le foncier Répartition des interventions de l’année La finalité de la direction est de contribuer à l’amélioration du cadre de vie de la population. Elle a pour objectifs de : •Fixer les populations et de les désenclaver •Par ticiper au développement durable de la province •Contribuer à la sécurité de la population •Assurer un aménagement géographiquement équilibré •Accompagner les communes et l’administration provinciale dans leurs projets d’aménagement Programme Montant dépensé Aides aux communes 1 427 Habitat 1 300 Infrastructures routières 1 146 Viabilisation 456 Bâtiments provinciaux 432 Aides aux transports 218 Entretien des cours d’eau 128 Autres 408 Total budget DAF > Construire et gérer les infrastructures 26 Unité : millions F.CFP La direction de l’aménagement et du foncier est l’opérateur provincial principal de l’aménagement du territoire. Son action s’appuie sur des services centraux et sur quatre subdivisions localisées chacune dans une ETH. Favoriser la mobilité de la population La province assure la construction, l’amélioration et l’entretien courant des 445 km du réseau routier provincial, des quatre aérodromes provinciaux et de divers ouvrages maritimes. D’autre part, les services réalisent l’entretien du réseau territorial et certains travaux de réhabilitation pour le compte de la NouvelleCalédonie ainsi que la maitrise d’ouvrage déléguée pour la création de nouvelles voies structurantes sur VKP. 5 515 Route de Foué Les chantiers de grande taille conduits cette année sont : •L’aménagement de 3 carrefours à Koohnê (Koné) sur la RT1 et la RPN3 dans le cadre de son développement urbain ainsi que la réhabilitation de la chaussée sur la RT1 à Pwëbuu (Pouembout) et Koohnê (Koné) • La construction de la route tangentielle (Green Acre / Pont Blanc) de Koohnê (Koohnê (Koné)) • L’aménagement de la RPN 9 (versant ouest du col d’Arama) •La fin du renforcement de la RT1 au sud de Koumac (Oué Bouameu-pont de mine d’huile) D’autre part, l’étude pour l’extension du port de Pandop a été commandée. L’aérodrome de Touho, le seul qui dispose d’une tour de contrôle, a obtenu pour la première fois, la certification de son service d’information de vol et d’alerte des aérodromes de la part de l’aviation civile, à la suite d’un audit et des mesures correctives apportées. L’objectif prioritaire est d’assurer la continuité territoriale avec Dau Ar (Bèlep) et les îlots du Nord. > Soutenir les transpor ts publics La collectivité aide les opérateurs à maintenir des lignes maritimes régulières pour les personnes et le fret. Une barge et un catamaran, le « Seabreeze », y sont consacrés. Pour améliorer la qualité du service et notamment la régularité des rotations, un plan d’actions a été validé à la suite de l’étude de fiabilisation de la desserte de l’extrême Nord, rendue en début d’année. D’autre part, un comité de suivi composé des communes de Dau Ar (Bèlep), Desserte Nbre de Transport effectué Pum (Poum) et Koumac, de la de Bèlep rotations province et de l’armateur a été Passagers 127 9 521 personnes constitué. Lieu de concertation 1 600 m3 et 1 200 fûts entre les acteurs de la desserte, Fret 27 de carburant il pilote le déroulement du plan d’actions. Le transport terrestre porte sur : •Le transport de personnes sur les 4 lignes provinciales qui complètent le réseau interprovincial. En moyenne, chacune a réalisé 228 voyages dans l’année (au lieu de 215 en 2011). •La desserte des Lycées du Nord avec 6 lignes qui couvrent 12 communes et ont bénéficié à 395 Lycéens (387 en 2011). Répartition des marchés de transport 2012 Routier public 9% Maritime passagers 66% Desserte lycées 12% Maritime fret 13% Le coût de l’ensemble des marchés a été de 178 millions F.CFP, sa ventilation est indiquée dans le graphique. 27 PARTIE II : 2. L’aménagement et le foncier Mettre en œuvre les règles d’urbanisme et planifier l’aménagement des territoires L’application Répartition des demandes d’urbanisme délivrées (nombre) des droits des Permis Note Détachements Permis de Total sols est réalisée de construire d’urbanisme de parcelle lotir initial par la province sur les 17 270 367 65 10 712 communes de son territoire. 835 demandes d’urbanisme ont été déposées pour instruction, 712 ont été délivrées, soit un nombre similaire à celui de 2011. L’évolution du nombre de permis de construire accordés est stable après un pic en 2010. Les communes de VKP et de Koumac continuent de représenter plus de 8 permis de construire accordés sur 10. Permis de construire 450 400 350 300 250 200 150 100 50 0 2007 2008 2009 2010 2011 2012 6 communes ont adopté la Taxe Communale d’Aménagement (TCA). La mise à la liquidation de la TCA a représenté 237 millions F.CFP, près du double de l’an dernier. Koné (Koohnê) a bénéficié des trois quarts de cette somme. L’augmentation est liée à des surfaces de construction plus importantes. Les communes sont maîtres de l’ouvrage pour la réalisation de leur Plan d’Urbanisme Directeur (PUD). Elles bénéficient de l’accompagnement technique de la collectivité. La province approuve les documents par délibération au final. En 2012, trois PUD ont été adoptés en Assemblée : Canala en août, Bwapanu (Kaala-Gomen) et Pwäräiriwâ (Ponérihouen) en décembre. Après l’avis favorable de la commission d’aménagement et d’urbanisme, l’autorisation d’un nouvel équipement commercial a été accordée pour un projet à Koohnê (Koné). Favoriser l’accès au logement La commission d’attribution des aides à l’habitat a accepté 362 demandes dont 206 pour l’accession à la propriété. Parmi celles-ci, 40 dont les conditions étaient réunies pour lancer le projet, ont fait l’objet d’une décision d’octroi. 28 Constructions 2012 réalisées En location 79 - 25% En accession 235- 75% La production totale de logements aidés et réceptionnés courant 2012 a été de 314 dont les trois-quarts en accession à la propriété. Les logements à but locatif sont situés sur VKP pour plus de 9 sur 10 d’entres-eux. Toutes les opérations Etat d’avancement au 31/12/2012 Nombre de collectives en cours sont des projets agréés, par catégorie logements situées sur VKP afin Chantier en cours 116 Logements de satisfaire l’important sociaux Chantier à démarrer 156 besoin en logements de ss- total 272 la zone, en complément de l’initiative privée. En accession 29 Logements Les opérations achevées intermédiaires En location 28 cette année sont « Oléa 2 » ss- total 57 de la SIC (48 logements En accession (lots nus) 75 Logements à Pwëbuu (Pouembout)) supérieurs En location 36 et « Paodawaup » du ss- total 111 FCH (30 logements à Total 440 Vook (Voh)) ainsi que la viabilisation de « val Né ajië (Nindhia) » par le FSH (45 lots nus à Pwëbuu (Pouembout)). Celle en cours porte sur 36 logements à Païamboué (SIC) Quatre nouveaux projets portés par le FCH ont été validés et démarreront en 2013 : « Elo », « Koré », « Kapwé » d’un total de 35 logements aux Cigales à Koohnê (Koné) et « Amborella » pour 36 logements à Pwëbuu (Pouembout). La province a également abondé le dispositif d’aide au logement de la NouvelleCalédonie à hauteur de 88 millions F.CFP. Cette aide gérée par le FSH permet de réduire la charge de loyer des ménages bénéficiaires. Les 20 ans du programme habitat ont été fêtés le 17 octobre. La journée a commencé par une commission d’attribution des aides à l’habitat puis s’est poursuivie avec une remise de clé à Noelly. Une exposition relatant l’évolution des différents programmes a été installée dans le hall de l’Assemblée de province durant un mois. Le premier programme se nommait « plan Jorédié », ensuite plan Habitat Tribal « HTPN », puis il est devenu en 2011 plan Habitat de la province Nord « HPN ». er Le 1 logement HPN a été livré en septembre 1992 à Mwâârögu (Gélima), Canala. Depuis, 1 233 logements ont été livrés. Fin septembre 2012, un total de 6 140 réalisations est comptabilisé : 4 237 logements sociaux (HPN, ASTH et ASA), 808 spécifiques (reconstruction après le cyclone Erica ainsi que des maisons contenant de la trémolite), 732 pour les personnes âgées et handicapées, 346 logements locatifs et 17 HIA en accession à la propriété. La répartition est indiquée sur la carte. 29 PARTIE II : 2. L’aménagement et le foncier Gérer la ressource en eau La gestion des cours d’eau est une compétence de la Nouvelle-Calédonie déléguée à la province. Les programmes sont réalisés en collaboration avec les services de la DAVAR et l’Agence de Prévention et d’Indemnisation des Calamités Agricoles et Naturelles (APICAN). Le comité de pilotage qui valide les études et les travaux d’aménagement hydraulique s’est réuni à cinq reprises. Au cours de l’année, 12 communes ont bénéficié de 18 interventions pour une dépense de 36 millions F.CFP. La convention de mandat de maîtrise d’ouvrage formalisée avec la SECAL mi-2011 n’a pas permis de démultiplier l’action provinciale autant que cela était envisagé. La nature des travaux est diversifiée : enlèvement d’embâcles, restauration et reprofilage du lit du cours d’eau, nettoyage et renforcement de berges, replantation de la ripisylve, etc. L’instruction des demandes de prélèvements d’eau a abouti à 34 autorisations. 37 nouvelles demandes ont été reçues. Le comité de gestion de l’eau de Vook (Voh)-Koohnê (Koné)-Pwëbuu (Pouembout) créé en 2010 pour piloter un programme pluriannuel d’actions visant à «pérenniser les ressources en eau en termes de quantité, de qualité, de biodiversité, de gestion des risques et d’usages patrimoniaux», en concertation avec tous les acteurs, s’est réuni quatre fois. 30 La session exceptionnelle du 19 novembre a établi le bilan du travail et les perspectives de la situation de l’eau sur VKP. L’accord-cadre formalisant l’engagement de tous les partenaires à poursuivre le travail a été signé ce jour-là. Le bilan de la programmation triennale 2010-2013 indique que 70 actions sur 97 prévues ont été réalisées ou sont en cours. La Aménagement hydraulique à Diahoué première phase était axée sur l’acquisition de données indispensables. Celle actuelle porte sur le bilan entre les besoins et les ressources. Des progrès très importants ont été effectués dans la connaissance de la ressource (nappes alluviales tout particulièrement) et des usages tant AEP qu’agricole. Un premier bilan besoins/ressources a été établi. Il indique une aggravation de l’inadéquation entre des consommations croissantes et des ressources limitées en période sèche. Les progrès à accomplir pour sécuriser un approvisionnement en eau en phase avec la dynamique de développement sont de quatre ordres : • • • • Augmenter les rendements de réseaux Réduire les consommations individuelles Adapter et faire évoluer les pratiques agricoles Renforcer la ressource en eau Enfin, une cellule « aménagement du littoral » a été créée et pourvue par un agent formé spécifiquement à cette problématique. Réaliser les travaux de topographie La couverture cartographique au 1/2000ème s’étend progressivement bien au-delà de l’emprise des agglomérations. L’intervention sur le terrain des services porte notamment sur le pré-balisage des prises de vue puis la stéréo préparation des photos avant l’élaboration des cartes. Résultats des travaux de cartographie Zones Surfaces (ha) Etat d’avancement Vook (Voh) (Confiance à Kawéwath (Témala)) 19 000 Restitution en cours Koumac (Chagrin à Karembé) 17 000 Restitution acceptée Bwapanu (Kaala-Gomen) ((Karembé au pied du Ouazangou) 13 000 Prise de vue aérienne 31 PARTIE II : 2. L’aménagement et le foncier Les délimitations du Domaine Public Maritime (DPM) réalisées sur demande des propriétaires limitrophes ont donné lieu à neuf arrêtés sur huit communes. Ils représentent un linéaire de 20,5 km de rivage et de 11,2 km de limite supérieure de DPM. Le bureau foncier a également traité 170 dossiers présentés par des géomètres, qui ont abouti à 144 certificats de dépôts. Accompagner des travaux de construction de la collectivité Le service des constructions publiques assure la conduite d’opérations de chantiers pour le compte de l’ensemble de la province. Il apporte une assistance aux directions pour la programmation et la réalisation de leurs infrastructures. Les principaux projets dont les travaux ont démarré cette année sont : •La construction de deux bâtiments administratifs à l’hôtel de province. D’une surface de 2700 m2, ce chantier représente un investissement de 1,2 milliards F.CFP ; •La reconstruction de l’internat des garçons à Waa wi Luu (Houailou) et le réaménagement du parking du collège de Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié). Les consultations d’entreprises ont été faites pour : •La reconstruction du dispensaire de Nèkö (Poya) et la construction d’un bâtiment provisoire ; • L’extension du musée de Hienghène ; • Le « Data Center » dont le but est de sécuriser l’outil informatique. L’entretien courant et les travaux de remise en état des bâtiments administratifs et des logements provinciaux ont représenté une dépense effective de 154 millions F.CFP en 2012. 32 3. L’enseignement La finalité de la direction est de contribuer à améliorer le niveau de formation initiale de la population pour répondre aux besoins de développement de la province Nord. Elle a pour objectifs de : •Assurer un accès à l’école de tous les enfants et jeunes •Préparer les enfants à être des citoyens responsables •Assurer la complémentarité entre l’enseignement public et privé • Favoriser la réussite scolaire •Favoriser la réussite dans les études supérieures Répartition des interventions de l’année Programme Montant dépensé Réseaux enseignement privé 1 467 Aides scolaires 917 Internats 673 Formation professionnelle 578 Collèges publics 349 Aides aux communes 280 Autres 219 Total budget DEFIJ Plus de 10 700 enfants étaient scolarisés dans les écoles primaires et les collèges du Nord à la rentrée 2012 dont près de 2/3 en primaire et 1/3 en collège. 4 483 Unité : millions F.CFP Effectifs scolaires à la rentrée 2012 Privé 7 000 Public 6 000 5 000 4 000 3 000 2 000 1 000 0 Ecole primaire Collège 33 PARTIE II : 3. L’enseignement Réaliser un enseignement primaire de qualité L’enseignement primaire public reposait cette année sur 47 écoles maternelles et primaires réparties sur 16 communes. Dans son champ de compétence, la province gère administrativement les équipes pédagogiques dont l’effectif s’établissait à un total de 308 enseignants et 5 psychologues. Ecole d’Arama La réflexion sur la carte scolaire est conduite annuellement, elle détermine en particulier l’affectation des enseignants. A la rentrée 2012, 4 classes ont été ouvertes : Vook (Voh), Pwëbuu (Pouembout), Kaa Wi Paa (Kouaoua), Gööpä (Gohapin) tandis que 7 ont été fermées : Wani, Hienghène, Les Cigales, Bwapanu (Kaala-Gomen), Pum (Poum), Pwëutë (Paouta) et Ouégoa. Répartition des enseignants par catégorie (nombre) Directeurs Enseignants Enseignants chargés de Enseignants classes spécialisées (CLIS) itinérants déchargés chargés de classe2 20 255 5 8 Enseignants spécialisés non chargés de classe (DESED, CCEP) 20 Un régime de décharge partielle pour les directeurs des écoles de taille modeste, à hauteur de 1/5 ème ou de la moitié du temps, a été mis en place. Neuf en ont bénéficié. L’objectif est de permettre aux directeurs de mieux remplir leurs missions en dehors de l’enseignement dans un contexte où les exigences administratives des institutions sont de plus en plus élevées. Pour le calcul, un barème avec des critères adaptés aux conditions du Nord a été déterminé. Si l’on rapporte le nombre d’élèves scolarisés à la rentrée 2012 au nombre d’enseignants chargés de classe, on note un taux d’encadrement moyen d’un enseignant pour 17 enfants. Pour adapter la carte scolaire, la collectivité aide les communes à construire des écoles au titre du partenariat avec ces institutions de proximité. Ainsi, l’école de Teari à Koohnê (Koné) a été en construction en 2012 pour faire face à l’augmentation démographique sur cette commune. La structuration de l’enseignement en langue kanak est opérationnelle. A compter de la rentrée, une équipe d’intervenants composée de 19 assistants et instituteurs, représentant 15 équivalents temps plein (4 ETP de plus qu’en 2011), était en place. Chaque aire linguistique a par ailleurs un coordinateur Langue et Culture Kanak (LCK). Enfin, une chargée de mission LCK gère les partenariats institutionnels et accompagne l’expérience de l’école bilingue de Kuru raa (Coula) à Waa wi Luu (Houailou). 2 34 : Y compris les directeurs à décharge partielle et les 3 postes de remplaçant Par ailleurs, l’ensemble des assistants LCK est inscrit en formation pour obtenir le diplôme universitaire « Langues et Cultures Océaniennes, Apprentissage ». L’objectif est de les doter d’outils théoriques et pratiques pour mettre en œuvre et capitaliser des démarches d’enseignement des langues. Cela a représenté 380 jours-stagiaires de formation cette année. Accompagner l’enseignement secondaire secondaire et gérer les internats La carte scolaire est composée de 8 collèges publics qui scolarisent 2 440 enfants. Leur taille est très variable. L’établissement le plus important est celui de Koohnê (Koné) avec 640 collégiens alors que le plus modeste est celui de Ouégoa qui n’en a que 110. Le nouveau collège de Païamboué à Koohnê (Koné) est en cours d’étude. La collectivité attribue annuellement des dotations de fonctionnement et d’investissement à chacun des collèges. L’enveloppe globale a été de 137 millions F.CFP, soit en moyenne 7,5 millions F.CFP de subvention de fonctionnement et 9,6 millions F.CFP d’investissement par établissement. Le collège de Nèkö (Poya) a bénéficié d’une subvention exceptionnelle pour l’achat d’un bus et la prise en charge du déficit de la cantine dont les repas sont préparés par une association. Inauguration du collège de Poya baptisé Essau Voudjo Les 7 internats provinciaux ont accueilli 940 enfants. 741 d’entre eux sont scolarisés 1 100 au collège, 144 aux ALP et 35 en école 1 000 primaire. Les effectifs se sont stabilisés 900 après la diminution importante constatée 800 au cours des 4 années passées. Cette 700 diminution est particulièrement forte pour 600 les élèves d’ALP et du primaire et moindre 2008 2009 2010 2011 2012 pour collégiens, proportionnellement à Total Collégiens leur effectif. Le principal chantier de rénovation est la reconstruction de l’internat de Wani à Waa wi Luu (Houailou). Effectifs des internats provinciaux 1 200 La coordinatrice des internats a été recrutée cette année. La définition de « projets d’internats » a commencé. Ils constitueront le socle du projet 35 PARTIE II : 3. L’enseignement Préparation des repas par les internats « internat de la réussite ». 250 000 Les internats préparent les repas des 200 000 collèges auxquels ils sont liés mais aussi pour le compte d’écoles dans certaines 150 000 communes où ils exercent la fonction de 100 000 cuisine centrale. 918 000 rations ont été réalisées cette année, soit 5 % de plus 50 000 qu’en 2011. Le coût moyen d’une ration 0 est de 255 F.CFP l’unité (hors frais de OUEGOA HOUAILOU CANALA HIENGHENE POINDIMIE KOUMAC KONE personnel). Une attention particulière est accordée à un approvisionnement en fruits/ légumes frais et en viandes fraîches ou congelées auprès de fournisseurs du Nord. Ces postes ont représenté une dépense réalisée de 73 millions F.CFP cette année dont 35 % auprès d’entreprises du Nord. Ce taux était de 49 % en 2011, la part d’achat de viandes a fortement diminué en 2012 car l’application plus sévère des règles d’hygiène alimentaire a éliminé certains fournisseurs. Aider les élèves et les étudiants à réussir Pour favoriser l’accès à l’école et aux études des enfants et jeunes dont les familles n’ont pas les ressources financières suffisantes, la collectivité octroie des aides pour tous les niveaux scolaires, de la maternelle aux études supérieures. 7 808 élèves ont ainsi bénéficié d’allocations scolaires. Les bourses d’enseignement supérieur ont été servies à 313 étudiants, un nombre quasi-identique à l’an dernier (310). La valeur des bourses étudiantes a été actualisée en janvier. Les étudiants bénéficient également d’un dispositif de positionnement et d’accompagnement pédagogique par l’association ACESTE cofinancé à part égale avec le GIP Cadres Avenir. Aides aux étudiants Bénéficiaires Etudiants NC 164 Bourses Etudiants hors NC (année universitaire 2012-2013) 135 Infirmiers 12 Bourse excellence (sciences Po) 2 Total Dispositif spécifique d’études au Canada (CEGEP) 20 Aides au transport (avion et déménagement) 99 Subvention pour l’achat d’ordinateurs portables 103 Accompagnement / positionnement par ACESTE-CNAM 36 313 34 millions F.CFP La collectivité a participé au financement du DEUST AGAPSC (animation sportive et culturelle) mis en place par l’université, notamment à la suite d’un besoin identifié par la province Nord. L’information et la communication sont mises en œuvre au travers de brochures et la participation à des évènements tels le salon de l’étudiant à Nouméa et le SOFIP. Le « Relais d’Animation Périscolaire et d’Information » (RAPI) est un dispositif ouvert à tous les enfants du primaire et du secondaire durant la période de mars à novembre. Il vise à : •Faciliter la réussite scolaire des enfants en Le RAPI 2012 en chiffres organisant à leur profit des études surveillées Communes et des activités d’animation périscolaire ; •Valoriser les jeunes diplômés non salariés en leur proposant des activités d’animation périscolaire de proximité auprès de groupe d’enfants. Il est mis en œuvre au sein d’associations, par des animateurs qui bénéficient de formations. Il a couvert 13 communes, soit 3 de moins que l’an passé. Globalement, le RAPI a touché moins d’enfants et d’animateurs en 2012 qu’en 2011. Nombre 13 Sites d’activité 62 (tribus et villages) Associations 39 Animateurs 143 Enfants touchés Séances réalisées Formations des animateurs 1 430 15 441 heures 296 heures Les lycéens peuvent également bénéficier d’un soutien scolaire par des répétiteurs employés par l’association MASCOP dans le Nord et du dispositif de juvénat sur Nouméa. Ouverture du 4éme SOFIP Principaux partenaires associatifs de la collectivité dans la mise en oeuvre des actions d’accompagnement scolaire Association sportive du grand Nord Association Jules Garnier - juvénat Aceste (association calédonienne d’enseignement scientifique) Mascop - mission d’accompagnement de la scolarité en P. Nord Association Mêrêa xe-re Association Symbiose 37 PARTIE II : 3. L’enseignement Soutenir l’enseignement privé Répartition des éléves de l'enseignement privé Le réseau des enseignements privés est constitué par l’Alliance Scolaire de l’Eglise Evangélique (ASEE), la Direction Diocésaine de l’Ecole Catholique (DDEC) et la Fédération de l’Enseignement Libre Protestant (FELP). FELP 21% ASEE 19% DDEC 60% Il scolarise 3 900 élèves du primaire et du collège, soit 34 % des effectifs (cette part est stable sur un an) ainsi que 350 lycéens. La DDEC est le plus représenté des trois enseignements. Les besoins en réhabilitation de locaux, voire en construction, sont importants. L’aide de la collectivité aux projets est accordée au cas par cas. Une dotation de 160 millions a été prévue dont 122,3 millions ont effectivement été attribués. La DDEC en est le principal bénéficiaire avec 120 millions pour un ensemble de projets : réfection du centre scolaire de Canala, construction d’un dock à Pweevo (Pouébo), réhabilitation de cuisines et de réseaux d’eau, etc. Subvention de fonctionnement 2012 (valeur et part de la dotation) 700 MF 63% 600 MF 500 MF 400 MF 300 MF 200 MF 23% 14% 100 MF MF ASEE DDEC FELP Le soutien provincial au fonctionnement est cadré par une convention, signée chaque année. La province prend en charge la totalité des coûts salariaux des personnels d’internat et de cantine localisés dans le Nord, les indemnités de départ à la retraite des enseignants ainsi qu’une quote-part des frais de la direction. Elle attribue également une dotation forfaitaire par élève. Les 6 structures de proximité des Maisons Familiales Rurales (MFR), ont bénéficié d’une aide globale de 56 millions F.CFP, en complément de l’intervention de l’Etat. A la suite de l’audit réalisé en 2010 et du travail d’animation conduit dans son prolongement, une restructuration du réseau a été préparée en 2012. Quatre MFR : Koohnê (Koné), Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié), Dau Ar (Bélep) et Pweevo (Pouébo) poursuivront leur activité dans un nouveau domaine. A titre expérimental et dès la rentrée 2013, elles mettront en place le Dispositif d’Initiation aux Métiers par Alternance (DIMA) dont la vocation est d’accueillir de jeunes collégiens en situation de décrochage scolaire. 38 4. La formation et l’inser tion des jeunes Une communication et une information soutenues accompagnent les activités développées cidessous. Deux vecteurs spécifiques complètent ceux plus traditionnels que sont le réseau d’acteurs et la presse : - L’édition de support de communication qui a été très active cette année : affiches, dépliants et spots TV pour les métiers de la santé et du social ; - La participation à des évènements dont le plus important est le Salon de l’Orientation, de la Formation et de l’Insertion Professionnelle (SOFIP) organisé à Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié) les 3 et 4 juillet. 1 605 visiteurs sont venus à la rencontre des organismes de formation initiale et continue et des professionnels présents. Les finalités de la direction sont d’améliorer l’inser tion professionnelle et sociale de la population et de contribuer à prévenir et à réduire l’exclusion des publics en difficulté. Elle a pour objectifs de : •A méliorer la qualification des demandeurs d’emploi, des salariés et des promoteurs •Accompagner les jeunes en difficulté d’intégration sociale Accompagner les acteurs par la formation professionnelle Elle cherche également l’adaptation des dispositifs au contexte géographique et social lorsque cela est nécessaire afin que le plus grand nombre de personnes puisse en bénéficier. La province Nord soutient et engage des programmes de formations qualifiantes ou diplômantes dans tous les domaines où un besoin est précisément identifié sur le terrain. Une première évaluation des besoins en emplois à l’horizon 2015 a été réalisée en cours d’année. Elle sera affinée progressivement par des études sectorielles afin de développer une vision prospective des besoins en formation. Elle a identifié 1 500 emplois dont 1 100 dans le secteur mine/BTP/logistique et 200 pour le secteur santé/social. L’évaluation permettra d’établir une programmation de la formation le plus en adéquation possible avec les besoins du tissu économique. DEFIJ_formation Graphique 31 25 000 700 20 000 500 400 15 000 300 10 000 200 5 000 100 Nbre bénéficiaires in e Cu ltu re M Se rv so cia om ot io n Pr ice BT s P/ in du Sa st rie ni ta ire et so cia l Ag To ri. ur /p i s êc m e he /d vlp tl oc al 0 le 0 Heure-stagaire Bénéficiaires 600 La commande publique fait annuellement l’objet d’un appel d’offre après une phase d’identification des besoins. Près de 1 400 personnes ont bénéficié de l’une des 81 actions de formation mises en place, pour plus de 99 000 heures-stagiaires effectuées. La répartition par secteur est indiquée dans le graphique. Nbre heure-stagiaire 39 PARTIE II : 4. La formation et l’inser tion des jeunes La promotion sociale couvre la préparation aux concours de la fonction publique, le brevet informatique et internet, le certificat de formation générale et le DAEU (12 personnes sur 17 inscrites ont réussi tout ou partie du diplôme) ainsi que des remises à niveau. Ce volet comprend également 4 sessions de validation de compétences dans les métiers de l’hôtellerie pour des salariés de la base vie de Vavouto. Dans les services, il faut souligner les sessions pour l’obtention du certificat de comptabilité organisées par la CCI dont les 13 stagiaires : salariés et demandeurs d’emploi, ont tous réussi. Les formations du domaine santé/social ont concerné les assistantes maternelles, les ambulanciers (8 réussites sur 16 personnes en préparation initiale) et la préparation au concours infirmier (8 intégrations à l’école sur 18 en préparation initiale). Les conseillers de la MIJ et les formateurs des MFR ont aussi été formés au repérage de l’illettrisme. Dans le tourisme, la formation au « diplôme d’animateur de kayak, va’a et disciplines associées » est une première mise en place par le GIE tourisme. Pour ce stage, comme pour la reconduction du stage d’accompagnateur de sortie équestre, le partenariat noué avec la province Sud, a permis l’accueil de trois stagiaires de cette province. Au final, 12 personnes du Nord sur 16 ont été diplômés à l’issue des 2 formations. Les formations agricoles et développement local sont essentiellement des formations thématiques de courte durée (1 à 4 jours) délocalisées dans la plupart des communes, c’est pourquoi elles ont accueilli un grand nombre de participants. Le second mode d’intervention est l’aide aux entreprises. Il vise : - L a formation de salariés d’entreprises qui en font la demande, quelque soit le secteur ; - L a formation de demandeurs d’emplois dans des plans préalables à l’embauche. C’est actuellement le cas pour des opérateurs miniers. Elle porte sur des effectifs importants. Ce dispositif s’est fortement développé depuis 2010. Les entreprises prennent ainsi en charge une partie du coût de formation de leur personnel. Le récapitulatif des actions engagées est indiquée dans le tableau. Catégorie Effectif Public Heures stagiaires 231 Diverses entreprises Salariés issus de 17 employeurs, demandeurs d’emploi, artisans 19 529 Entreprises minières 102 (hors opérateurs usine) Demandeurs d’emploi, salariés démobilisés 103 895 Dirigeants PME Nord (HEC) 10 Chefs d’entreprise 2 380 Total 343 125 804 La première session du cycle « dirigeants de PME-Nord » s’est clôturée le 29 novembre 2012 par la remise des Certificats d’Enseignement Supérieur des Affaires HEC à huit chefs d’entreprise. 40 Trois entreprises minières : KNS, SLN et NMC, sont concernées en particulier par des formations de conducteurs d’engins au centre des métiers de la mine à Pöröö (Poro) ou par des sessions de remise à niveau préalable à l’entrée à l’école. Les sessions de formation au métier d’opérateurs de fabrication pour l’usine métallurgique avaient débuté en octobre 2011. La huitième session a commencé en août 2012. Chaque session dure 6 mois et a un effectif moyen de 12. En fin d’année, 68 personnes sont revenues après avoir terminé leur formation (sur les 73 stagiaires initialement inscrits dans les 6 sessions achevées). Toutes ont été embauchées par KNS. Un dispositif pilote de désaccoutumance au cannabis, en partenariat avec la DASSPS et le service addictologie de l’Agence Sanitaire et Sociale de la Nouvelle Calédonie, a été expérimenté sur un groupe de jeunes se préparant à intégrer une formation de conducteurs d’engins minier au CFTMC de Pöröö (Poro), dans le cadre des plans d’embauche KUNEKA/SLN et SMSP. Il trouve son origine dans la nécessaire conciliation de deux impératifs : - L’exigence du CFTMC de n’intégrer dans les formations à la conduite d’engins miniers, que des stagiaires ne présentant aucun signe de consommation de cannabis (après tests de détection) ; - La volonté de la NMC de privilégier un recrutement de proximité pour les conducteurs d’engins dans le cadre du développement de son activité minière sur des zones (Canala, Waa wi Luu (Houailou), Vook (Voh) et Nèkö (Poya)) où la jeunesse présente des risques élevés d’addiction au cannabis. Sur les 18 stagiaires ayant intégré la préparation préalable, 7 ont été détectés positifs au cannabis lors du premier test. Parmi eux, 4 ont accepté volontairement un accompagnement qui a porté ses fruits. Type d’aide Bénéficiaires L’aide individualisée à la formation (AIF) est un dispositif Formation 22 financier dont l’objectif est Hébergement sur Nouméa 23 de favoriser l’accès à la formation professionnelle Positionnement de la candidature 13 qualifiante et le retour aux études universitaires. Les AIF peuvent couvrir tout ou partie des coûts : pédagogie, frais d’inscription, hébergement, transport, etc. Une expertise de l’ACESTE est réalisée pour les nouveaux candidats aux études supérieures afin d’apprécier leur capacité à intégrer et à réussir la formation sollicitée. Développer les moyens logistiques Le centre de Tuo Cèmuhî (Touho) est l’unique équipement de formation provincial. C’est le principal outil pour la décentralisation des formations sur la côte Est. Il fonctionne comme un « hôtel de formation » en accueillant des stages et en offrant l’ensemble de la logistique nécessaire : salles de formation, hébergement des stagiaires et des formateurs, restauration. Son extension s’est achevée cette année. Il est géré par 4 agents de la DEFIJ. Les services de restauration, d’entretien des bâtiments et des espaces verts sont assurés par des prestataires. 41 PARTIE II : 4. La formation et l’inser tion des jeunes Le centre a accueilli 24 stages au bénéfice de 314 stagiaires et il a offert 7 400 nuitées. Depuis le second semestre, des animations (accueil de personnalités, spectacles et projection de films) sont organisées périodiquement. Pour le plateau technique non dédié de Tuo Cèmuhî (Touho), la Nouvelle-Calédonie a délégué la maîtrise d’ouvrage à la province Nord. La collectivité a également validé le centre d’hébergement Ouest porté par la Nouvelle-Calédonie ainsi que sa participation au financement du projet. Les études de programmation sont en cours. Soutenir les dispositifs d’accompagnement de l’inser tion L’objectif est d’agir au bénéfice de personnes en difficulté d’intégration sociale, en amont de la formation. La Mission Locale d’Insertion des Jeunes (MIJ) est le partenaire principal soutenu par la province pour accompagner les jeunes en difficulté dans la construction de leur parcours d’insertion personnalisé. Elle est en mesure d’orienter les jeunes vers les dispositifs collectifs ou individuels mis en place par ailleurs. En 2012, 281 usagers en ont bénéficié pour un total d’environ 50 000 heures/stagiaire en centre. Groupe ayant réhabilité l’aire aménagée de Kokingone Catégorie Nbre Volume personnes (h/stagiaire) Mesures collectives 152 39 620 Mesures individuelles 129 11 534 La Mission d’Insertion des Jeunes (MIJ) a bénéficié d’un accompagnement spécifique, notamment en termes d’information sur les projets en cours. En effet, elle constitue un relais clé d’identification des jeunes, notamment en amont des formations et emplois offerts. Elle a organisé 16 ateliers collectifs sur l’ensemble de la province permettant ainsi des rencontres entre les usagers, les entreprises et les organismes de formation. Des actions collectives d’insertion sont également mises en œuvre par d’autres opérateurs : APP-NC, CFPPA-Nord, GRETA et MIJ-Sud. Cette dernière, en particulier, a organisé un chantier pilote à Waa wi Luu (Houailou) avec un groupe de jeunes en situation d’illettrisme. L’objectif de ces dispositifs préparatoires est de remobiliser les jeunes vers un projet de vie sociale et professionnelle, le travail pratique n’est que le support. 42 5. Le développement économique Les finalités de la direction sont de favoriser la création de richesses en province Nord et de contribuer à réduire le déséquilibre économique et social interne de la province Nord. Répartition des interventions de l’année Elle a pour objectifs de : •Favoriser la création d’entreprises et d’emplois •Augmenter la production marchande des filières rurales : agricoles, aquacole, pêche •Favoriser la diversification de l’économie du Nord •Maintenir les activités économiques traditionnelles Programme Montant dépensé Soutien à l’investissement individuel 1 062 Accompagnement des acteurs 496 Recherche et développement 307 Soutien à l’investissement structurant 224 Soutien à la production 183 Environnement 294 Autres 154 Total budget DDE-E 2 720 Unité : millions F.CFP L’action de la direction du développement économique et de l’environnement s’appuie sur des services centraux et sur quatre antennes de développement local à raison d’une par ETH. Réaliser des équipements structurants La nature des équipements est variée selon les projets : Réseaux d’irrigation, outils d’organisation des filières, aménagement éco touristique, etc. Ainsi, il faut souligner : La construction du réseau de Wévia (Ouayaguette) a été terminée en mars par les adhérents de l’association et avec l’appui des services. L’objectif est d’aménager le territoire avec des équipements à usage collectif au bénéfice des acteurs privés. La construction du centre de traitement des fruits et légumes dans la zone agroalimentaire de Tipenga à Pwëbuu (Pouembout) est achevée, cependant aucun candidat n’est encore sélectionné pour sa gestion. La maîtrise d’ouvrage de la nouvelle mûrisserie à Ouégoa a été déléguée à la SODEAN. Le premier tronçon du sentier de grande randonnée (Câba (Tchamba)Ouanache) d’un linéaire de 71 km est quasiment terminé. Un appel d’offre pour le deuxième tronçon en direction de Tendo a été lancé. Démonstration lors de l’inauguration du réseau de Ouégoa 43 PARTIE II : 5. Le développement économique Dans le même temps, 4 sentiers de pays (petite randonnée ou « PR ») ont été réalisés ou initiés tandis que les fiches descriptives des PR opérationnels ont été actualisées et rééditées. La mise à disposition de matériel pour l’installation d’aires aménagées a été faite auprès de cinq communes. Le programme annuel d’éclaircie du périmètre forestier de Tango est dimensionné en fonction des besoins en rondins de la scierie. Le ralentissement du rythme d’exploitation observé depuis 2009 est confirmé. Le réseau d’irrigation agricole de Ouégoa a été réceptionné puis inauguré le 16 août. L’équipement des parcelles s’est poursuivi tout comme l’appui à la structuration de l’association des utilisateurs de l’eau agricole de Ouégoa (AUEAO) qui est chargée de gérer le réseau agricole. L’originalité de ce projet réside dans la mise en place d’une gestion globale de l’eau sur l’ensemble de la commune, qui s’est effectuée en associant les populations autour du slogan « Un projet, une ambition : de l’eau pour tous à Ouégoa ». Cette gestion globale est fondée sur l’instauration d’une double tarification de l’eau, potable et agricole. Tranche 1 (partagée avec la commune) Tranche 2 Autres Fonction Adduction AEP + agriculture Distribution pour l’irrigation Equipements des parcelles Coût total 361 M F.CFP 128 M F.CFP env. 40 M F.CFP env. 530 M F.CFP Financement PN 153 M F.CFP 128 M F.CFP 30 M F.CFP 311 M F.CFP 5,7 km 90 branchements 40 Ha 230 km de G à G Bilan technique Chiffres clés 8 km Total Soutenir l’initiative privée Les aides se présentent sous la forme de subventions issues de différents dispositifs Le dispositif mis en œuvre vise à (CODEV, OGAF ou spécifique à des filières réduire le coût des investissements telle l’élevage bovin) ou encore de dotations et à consolider les fonds propres aux sociétés d’économie mixte. des promoteurs qui s’inscrivent Au cours de l’année, 174 projets dans le développement économique économiques d’une valeur d’investissement globale de 1,3 milliards F.CFP ont été par l’entreprenariat. agréés pour un montant total d’aide à l’investissement de 510 millions F.CFP. Une nette diminution est constatée par rapport à 2011, tant en nombre de projets (-23 %), que pour la valeur des aides à l’investissement (-53 %). 44 Répartition des projets par secteur Agriculture, Artisanat / Secteur économique sylviculture Industrie Nombre de projets Valeur de l’aide Valeur de l’investissement Commerce Pêche, Tourisme service, Aquaculture transport Total Nombre 104 13 33 17 7 174 Part 60% 7% 19% 10% 4% 100% (millions F.CFP) 216,5 89,5 108,4 28,5 67,3 510,2 Part 42% 18% 21% 6% 13% 100% (millions F.CFP) 358,7 434 377,7 44,4 93,4 1308,2 Part 27% 33% 29% 3% 7% 100% •L’agriculture représente la part la plus importante des projets. En nombre, il s’agit majoritairement de projets concernant la filière fruits, légumes et tubercules. En valeur, la filière bovine est dominante avec en particulier quelques projets de création et d’extension d’élevage. Dans le cadre de la relocalisation dans le Nord de la production porcine du Pays, une nouvelle mesure d’accompagnement des éleveurs porcins du projet a été votée pour les aider à la mise en place des nouvelles maternités. •Dans le secteur du commerce et des services, deux projets de stations service, l’un à Hienghène et l’autre à Canala, ont été agréés ; •Une action groupée d’achat de machines à glaces a été organisée par la fédération des pêcheurs au bénéfice de ses adhérents. D’autre part, afin de favoriser le recours à l’emprunt lorsque les systèmes bancaires traditionnels sont difficilement mobilisables, la province soutient des dispositifs complémentaires mis en œuvre par l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique (ADIE), Initiative Nouvelle-Calédonie et le Crédit Agricole (CAM). Une dernière dotation de 100 millions F.CFP a abondé le fonds de prêts pour les exploitants agricoles conventionné avec le CAM, portant ce fonds à 300 millions F.CFP. L’élevage bovin, un secteur phare de l’économie rurale 45 PARTIE II : 5. Le développement économique Un nouveau dispositif de bonification d’intérêts pour les fermes aquacoles (prêts d’équipement et de campagne) a été mis en place au cours de l’année. Nbre dossiers accordés Montant emprunt (millions F.CFP) ADIE 134 61 Crédit agricole (bonification) 74 160 Crédit agricole (fonds) depuis sa création 74 173 Initiative Nouvelle-Calédonie 27 Dispositifs de prêts 2012 Au titre de l’aide à l’emploi, 24 entreprises ont été agréées pour 35 emplois. Favoriser l’innovation Le soutien à la recherche et à l’expérimentation se traduit par la participation à la programmation, au financement et à la gouvernance des différents organismes de Pays. 46 Dans le domaine « terrestre », l’Institut Agronomique Calédonien (IAC) reste l’opérateur principal. L’étude sur l’activité des ménages en tribus conduite par l’IAC à l’échelle de la NouvelleCalédonie est terminée et les premiers résultats généraux ont été restitués. Le déploiement du programme « semi sur couvert végétal » par l’Association Interprovinciale de gestion des Centres Agricoles (AICA), s’est poursuivi dans le Nord à Pwëbuu (Pouembout) où il constitue une action phare du plan d’actions de la filière céréales et ouvre des perspectives intéressantes pour réduire l’irrigation. Culture de maïs sur couverture végétale Le centre des tubercules tropicaux à Pwèééo (Wagap) continue ses expérimentations sur les tubercules et notamment la création de nouvelles variétés résistantes à l’anthracnose, à partir de semis. Une réorganisation de la fonction « transfert » de l’innovation vers les utilisateurs a été préparée afin qu’à compter de janvier 2013, la Technopole pilotée par l’ADECAL reprenne les activités de l’AICA (hormis le Centre de Régulation des Gros Gibiers). Dans le domaine « marin», le Centre Calédonien de Développement et de Transfert en Aquaculture Marine situé à Foaè (Foué) a constitué deux stocks de géniteurs (pouatte et loche truite). Il a observé les premières pontes en fin d’année. Ce centre est intégré à la Technopole depuis 2011. L’activité de l’IFREMER en Nouvelle-Calédonie est régie par des Accords-Cadre, établis entre IFREMER, l’Etat, la Nouvelle-Calédonie, les provinces Sud, Nord et Iles Loyauté. Ces textes fixent les grands axes thématiques et le cadre financier de la mise en œuvre du programme de recherche par l’institut. L’accord-cadre pour la période 2012-2015 a été formalisé le 9 août. Il couvre 3 grands axes de recherche : - Axe 1 : valorisation des ressources biologiques marines ; - Axe 2 : développement et transfert de méthodologies et d’outils en appui à la gestion environnementale ; - Axe 3 : exploitation des ressources géologiques marines et la connaissance des milieux semi-profonds et profonds de la ZEE. Chaque thème se décline en projets. La crevetticulture et la production de micro-algues sont deux sujets de travail identifiés pour l’axe 1. Enfin, plusieurs études de faisabilité de diversification aquacole sont en cours : captage de pétoncles, élevage de langoustes et de bêches de mer. 47 PARTIE II : 5. Le développement économique Soutenir la production Chiffres clés 2012 Le soutien à la production a pour objectifs : •de compenser les handicaps géographiques liés à l’éloignement des centres d’approvisionnement ou de commercialisation ; •de réduire les charges d’exploitation ; •de soutenir spécifiquement cer taines filières Transport des fruits et légumes 26 agriculteurs pour 960 T Aide au carburant 74 pêcheurs Aide aux engrais et amendement 544 Tonnes Agrément de centre multiservices 5 Les filières agricoles (fruits et légumes, volaille fermière, café), pêche lagonaire, crevettes, bois, plantes aromatiques ont bénéficié de mesures provinciales par l’intermédiaire de l’Etablissement de Régulation des Prix Agricoles (ERPA) à hauteur de 110 millions F.CFP. C’est également dans ce cadre que la province finance la cellule d’animation des démarches qualité. Les aides aux intrants ont également été mises en œuvre. Il s’agit des engrais agricoles par convention avec la chambre d’agriculture qui les importe et le carburant pour les pêcheurs lagonaires. La collectivité est susceptible d’intervenir dans le cas d’aléas climatiques graves. Ainsi, à la suite des très fortes pluies de fin décembre 2011 à Waa wi Luu (Houailou), une mesure de 27,8 millions F.CFP a été votée pour venir en aide aux producteurs agricoles de la commune. Son objectif est de compenser les pertes subies par les producteurs en couvrant l’achat de semences et de petits équipements agricoles. Accompagner les acteurs Fête de l’igname, du café et du bois de Pwäräiriwâ (Ponérihouen) 48 Pour prolonger et compléter l’intervention des équipes techniques de la direction du développement économique, l’accompagnement des acteurs s’appuie sur un réseau d’opérateurs professionnels, le plus souvent associatifs. Les formes et les modalités de l’accompagnement financé par la province sont différentes selon les secteurs d’activité. Dans l’agriculture et la pêche, le financement provincial permet le plus souvent aux opérateurs de se doter de ressources humaines permanentes afin d’œuvrer sur le terrain auprès des exploitants agricoles et des pêcheurs. Le détail est le suivant : Nom Objet Arbofruits Assoc. Interprovinciale de Gestion des Centres Agricoles Appui technique aux producteurs fruitiers 6 Appui technique aux apiculteurs 1 Résultats 229 producteurs suivis Mise en œuvre de la norme océanienne AB 1 11 agriculteurs convertis ou en cours Comite Organisateur du Salon de l’Horticulture Appui technique aux horticulteurs + salon horticole 1 1770 entrées au salon, 48 exposants Upra Bovine Appui technique aux éleveurs bovins 1 Chambre Agriculture Comptabilité et conseil de gestion - Bio Caledonia Nbre de techniciens financés spécif. Gie Meru Appui technique aux aviculteurs 1 Groupement des éleveurs porcins du Nord Fédération des Pêcheurs Professionnels Appui technique aux éleveurs porcins 1 Appui technique aux pécheurs, organisation de la filière 1 25 éleveurs de poulets fermiers Dans le secteur des entreprises, Dans le secteur des entreprises, les dispositifs sont également variés : •La CCI offre un accompagnement aux futurs entrepreneurs. Ainsi, 39 « packs créateurs » et 6 « suivis de la jeune entreprise » ont été agréés cette année. Ces mesures ont été complétées par des formations « autodiagnostics » dont 32 ont été réalisées. D’autre part un formateur itinérant aide la professionnalisation des petites structures touristiques de type « accueil en tribu et chez l’habitant » ; •TEASOA apporte son expertise dans le domaine du bâtiment aux promoteurs d’hébergements touristiques. 3 études ont été réalisées en 2012 ; •En complément de leur formation, les 10 dirigeants d’entreprises qui ont suivi la formation HEC bénéficient d’un accompagnement individualisé ; •La chambre des métiers de Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié) a conduit une action de formation et d’accompagnement de chefs d’entreprises de la côte Est relevant de son secteur afin de stabiliser puis de renforcer la dynamique artisanale. •2 Grappes d’entreprises : AMD (maintenance industrielle) et SYNERGIE (énergie renouvelable) ont bénéficié d’une aide. 49 PARTIE II : 5. Le développement économique •Le GIE TOURISME PN est l’opérateur à qui la collectivité confie la structuration des acteurs du tourisme dans le Nord et la promotion de la destination. Le financement provincial s’est élevé à 125 millions F.CFP. •Enfin, l’association Entreprises Calédoniennes pour le projet KOniambo (Ecko) a stoppé ses activités de son propre gré. La mise en place d’Opérations Groupées d’Aménagement Foncier (OGAF) est un outil privilégié pour le soutien au développement local. Toutes les communes de l’Est, hormis Kaa Wi Paa (Kouaoua) et du Grand Nord en ont bénéficié depuis 2001. Un soutien aux structures continue d’être apporté après la clôture du programme initial. C’est le cas pour sept d’entre-elles en 2012. Situation Nom de la structure de développement local Localisation Association Daala Maolep Pum (Poum) Association Le Diahot Ouégoa Ogaf de Pouébo Pweevo (Pouébo) Association pour le Développement de Hienghène Hienghène Programme terminé Pewake I Ba Waa wi Luu (Houailou) Wake Chaa Canala Groupement Agricole des Producteurs de la Côte Est Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié) Programme en cours 50 6. L’environnement La finalité de la direction est de sauvegarder, protéger et valoriser le patrimoine naturel en assurant un équilibre avec le développement des activités économiques. Elle a pour objectifs de : •Protéger et valoriser le patrimoine naturel •Gérer les usages des ressources naturelles •Maîtriser les impacts des activités humaines Les principales interventions de l’année Programme Montant dépensé Mesures de gestion 167 Gestion des déchets 70 Unité : millions F.CFP La Brigade des Gardes Natures (BGN) est constituée de 11 agents qui se répartissent sur le terrain en 3 secteurs géographiques. Tous les agents sont assermentés pour assurer l’application de l’ensemble du code de l’environnement. Ils ont pour mission d’informer le public, de constater et de réprimer les infractions au code et d’effectuer des suivis de milieux naturels. Protéger les habitats et les espaces naturels Le GIP « Conservatoire des Espaces Naturels de Nouvelle-Calédonie » (CEN), installé à Koohnê (Koné), est opérationnel depuis janvier. Il coordonne la gestion du bien inscrit au Patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO et gère le programme en faveur des forêts sèches. Il existe des sites réglementairement classés conformément au code de l’environnement et d’autres qui font l’objet d’une attention particulière pour leurs caractéristiques remarquables sans disposer de statut pour le moment. Dans tous les cas, la participation des populations est recherchée pour aboutir à un pilotage local des actions de gestion. Elle s’appuie sur un long travail d’animation préalable. Couleurs quadri Cyan 80 - Magenta 10 - Jaune 45 - Noir 0 Cyan 40 - Magenta 70 - Jaune 100 - Noir 50 Cyan 50 - Magenta 0 - Jaune 100 - Noir 0 Couleurs pantone Pantone 3275 Pantone 1545 Pantone 376 Refuge au Mt Panié 51 PARTIE II : 6. L’environnement z Au niveau terrestre Aire ou site Commune Principales actions 2012 Approbation du plan de gestion par l’APN RNS du mont Panié HienghèneFormalisation d’une convention triennale 2012-2014 avec Dayu Biik Actions expérimentales de lutte contre les espèces envahissantes (rat, chat, pinus) RNS de l’Aoupinié Nèkö (Poya) Poursuite de la restauration forestière à Gööpä (Gohapin) Lancement du diagnostic Pwëbuu Pindaï (Pouembout) Finalisation du diagnostic Formalisation de la mise à disposition du foncier par la NC à la province Plantation restauratrice de la forêt sèche Massifs des Lèvres et du Nakada Animation et sensibilisation de la population aux enjeux, par la SCO Suivis environnementaux Tuo Cèmuhî (Touho), Canala z Au niveau marin Aire ou site Commune Aire de gestion durable des ressources Hyabé-Le Jao Parc provincial de Hyega Réserve de nature sauvage de Dohimen Pweevo (Pouébo) Principales actions 2012 Préparation du plan de gestion Complément de balisage Hienghène Formalisation d’une convention pour le financement d’animateurs Hienghène Réserve naturelle intégrale de Nékoro Nèkö (Poya) Diagnostic en cours de réalisation Complément de balisage Installations de panneaux de communication Signature de la convention de gestion de l’AMP de Hienghène RNS : Réserve de Nature Sauvage 52 Les actions de protection Les principaux partenaires provinciaux restent des habitats concentrées sur la Association Dayu Biik forêt sèche par le Centre d’Initiation à l’Environnement soutien au programme inter-collectivités de Association Kaporaou (AMP Hienghène) conservation, ainsi que sur Association pour la gestion de l’AMP Hyabé-Le Jao la lutte contre certaines Société Calédonienne d’Ornithologie espèces envahissantes. Le contrôle des populations Fédération de la Faune et de la Chasse de cerfs et de cochons fait Conservation International l’objet d’une importante opération pilote lancée WWF-France depuis 2011 dans trois sites à fort enjeu de conservation : le mont Panié, le bassin versant de Tendo et la forêt de kaori de Paomi (Ouangho - Vook (Voh)). Les résultats seront connus en 2013. Dans le cadre de la problématique du pinus invasif, un référentiel technico-économique de l’éradication du pinus en terrain montagneux a été élaboré. Protéger les espèces La protection des habitats contribue à la protection des espèces qui y vivent. Cependant, des actions spécifiques, pour certaines espèces en danger sont mises en œuvre dans le cadre de programmes pluriannuels. C’est le cas du cagou pour lequel la province participe au plan d’actions à l’échelle du pays lancé en 2009 sur une durée de 10 ans. Une méthode d’écoute fiable pour détecter automatiquement sa présence ainsi que le nombre d’individus est mise au point dans 3 zones prioritaires de la province Nord. Les études de protection des autres oiseaux conduites en collaboration avec la Société Calédonienne d’Ornithologie (SCO) ciblent le méliphage noir, le Merle des Iles, la Sterne Néréïs et les pétrels de Gould et de Tahiti. La roussette fait l’objet depuis 2010 de comptages sur 30 nids sélectionnés pour la diversité de situation qu’ils représentent. Le travail sur les tortues marines se concentre sur le suivi de quelques sites prioritaires. La pêche à la tortue est interdite sauf dans le cas où des dérogations sont accordées pour des cérémonies coutumières. 107 animaux ont été autorisés cette année dans ce cadre par 76 dérogations. L’acquisition de connaissances biologiques et écologiques du dugong est également une action de pays pilotée par l’agence des aires marines protégées. En particulier, deux survols aériens ont été effectués en juin et en novembre. 53 PARTIE II : 6. L’environnement Gérer les ressources naturelles L’usage des ressources maritimes est soumis à la réglementation de la pêche. Son application fait l’objet d’un effort continu de sensibilisation auprès des pêcheurs professionnels et des plaisanciers. La fédération des pêcheurs professionnels en est un relais essentiel. Les services délivrent environ 250 autorisations de pêche annuellement. La pêche à l’holothurie nécessite une autorisation spéciale car il s’agit d’une activité économique très attractive et l’espèce est particulièrement vulnérable à la surpêche. Le programme de cogestion du stock d’holothuries de Bwéyèèn (Boyen) continue à fonctionner. Les évaluations de stocks ont pu être réalisées et ont donné lieu à des quotas de pêches au bénéfice d’une soixantaine de pêcheurs. D’autre part, 3 dispositifs de concentration des Poissons (DCP) ont été mis en place sur les communes de Kaa Wi Paa (Kouaoua), Koumac et Pweevo (Pouébo). La gestion de la chasse consiste principalement en la délivrance des permis de chasse, au nombre de 5 029 cette année. La Brigade des Gardes Nature (BGN) effectue des contrôles périodiques sur la réglementation « pêche et chasse ». Maîtriser les impacts des activités humaines Une Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) est une activité à caractère industriel ou agricole susceptible d’entraîner des impacts environnementaux, des risques accidentels ou des risques sanitaires. Elle est ainsi soumise au respect de la réglementation. Celle-ci définit notamment les seuils qui déterminent le régime administratif de l’installation (déclaration ou autorisation). Nombre ICPE Carrières Dossiers déposés 33 23 Autorisations d’exploitation 3 2 Récépissé de déclaration 10 0 Mises en demeure 0 0 Refus 0 3 Enquête publique 54 8 Le schéma provincial de gestion des déchets ménagers a été finalisé en concertation avec les communes puis il a été approuvé par l’assemblée en décembre. Il vise l’atteinte des résultats suivants à échéance de 5 ans : - 100 % des déchets collectés traités dans des installations aux normes - 100 % de la population collectée (porte à porte ou point d’apport volontaire) - Une facturation aux usagers du service de gestion des déchets en place dans chaque commune -Un tri et une valorisation réalisés pour les piles, les huiles usagées, les batteries, les Véhicules Hors d’Usage (VHU), les pneus, les métaux et les Déchets d’Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) -Une réduction des déchets fermentescibles enfouis, par la promotion du compostage individuel et collectif La mise en œuvre du schéma s’appuie sur deux piliers : • Une organisation géographique : - 4 ISD, une par ETH : (Bwapanu (Kaala-Gomen), Tuo Cèmuhî (Touho), Canala, Pwëbuu (Pouembout). - Des centres de transits et de tri avec déchetterie dans les communes non équipés d’ISD. - Des points d’apport volontaire dans les endroits difficiles à collecter en porte à porte (tribus enclavées). • Un effort de mutualisation des moyens pour la gestion des ISD, la collecte et la gestion des autres centres. La province accompagne techniquement et financièrement les communes dans sa mise en œuvre. Le code de l’environnement a également été complété pour instaurer les filières de gestion des déchets règlementés avec l’introduction de la responsabilité élargie des producteurs. Les 5 filières sont les piles, les huiles usagées, les batteries, les Véhicules Hors d’Usage (VHU) et épaves automobiles, les pneus. Dans le même temps, des opérations de collecte et d’enlèvement, par des opérateurs privés, des piles et batteries, des véhicules et des huiles de vidanges ont été soutenues. Chiffres clés de l’activité du CIE Le Centre d’Initiation à l’Environnement (CIE) est le partenaire privilégié pour la 219 interventions réalisées réalisation d’actions de sensibilisation 4 940 personnes sensibilisées dans le domaine de l’environnement en particulier en direction des scolaires. Les principaux thèmes sont l’eau douce, les déchets, les forêts et la mangrove. Une nouvelle convention triennale a été signée. Le soutien de la collectivité permet à l’association d’employer deux personnes dans son antenne Nord. Sensibilisation ludique par le CIE à un comportement «eco-responsable» La communication sous la forme de spots télévisuels pour la sensibilisation contre les dégâts des incendies a été reconduite. Il en est de même pour la contribution provinciale, en partenariat avec les communes, à la lutte contre les feux par un hélicoptère bombardier d’eau. Enfin, la collectivité soutient, pour la deuxième année, une étude socio-anthropologique dans le cadre d’une thèse dont le sujet est « Etudes des rapports entre mutations des sociétés locales, pratiques du feu, politiques environnementales, incendies et biodiversité en Nouvelle-Calédonie ». 55 PARTIE II : 7. Les spor ts et les activités socio-éducatives 7. Les spor ts et les activités socio-éducatives Les finalités de la direction sont de développer les activités physiques et spor tives au profit du plus grand nombre, de développer les activités de socialisation et d’éducation pour les enfants ainsi qu’une démarche citoyenne chez les jeunes. Dans le domaine du spor t, elle a pour objectifs de : •Démocratiser la pratique fédérale et de loisir des activités physiques et spor tives • A méliorer le niveau de pratique Dans le domaine socio-éducatif, elle a pour objectifs de : •Favoriser l’accès des jeunes à l’information au plus proche de leurs lieux de vie •Favoriser l’accès des enfants et des jeunes aux activités socio-éducatives et socioculturelles pendant leur temps libre •Favoriser l’expression et la concrétisation de projets collectifs chez les jeunes Développer la pratique du spor t Répartition des interventions de l’année Programme Montant dépensé Développement sportif 384 Equipements sportifs 296 Développement socio-éducatif 103 Jeunesse 63 Autres 75 Total budget DSASE 921 Unité : millions F.CFP La province met en œuvre deux programmes spécifiques : z L e «sport loisir» confié au Comité Provincial Nord des Sports et Loisirs (CNPSL) z Le «sport fédéral» confié au Comité Provincial Olympique et Sportif Nord (CPOSN) Ces deux structures sont les partenaires privilégiés de la collectivité dans la mise en œuvre de la politique sportive chacune dans leur domaine. Ce sont également des prestataires pour certaines mesures. La structuration et le développement du sport reposent d’une manière générale sur la dynamique associative constituée par les clubs et les comités. 115 associations (hors scolaire) ont été aidées en 2012. C’est une quinzaine de clubs de moins que l’an passé qui ont demandé une aide à la province. Les interventions de la collectivité portent sur le soutien aux projets et à l’encadrement des clubs, à l’amélioration des compétences de leurs dirigeants par la formation et l’aide aux déplacements. Les aides aux projets ont représenté 36 % de l’enveloppe attribuée, celles aux emplois 32 %. L’aide aux emplois vise à inciter les associations à se placer dans un processus d’embauche de professionnels pour leur encadrement sportif et de personnels administratifs pour accompagner le travail quotidien des bénévoles. Ce dispositif a bénéficié à 25 emplois, 8 clubs ont par ailleurs financé des intervenants patentés. 56 Répartition des aides Nombre de Montant bénéficiaires attribué (F.CFP) Le nombre total de licenciés s’est établi à 14 593, en diminution de 3,2 % sur un an. Les moins de 18 Clubs PN 100 223 000 000 ans en représentent 67 %. Comités provinciaux 15 169 000 000 Deux disciplines nouvelles sont Clubs scolaires 41 32 000 000 apparues dans le Nord en 2012 avec de petits effectifs : le rugby Ligues et comités régionaux 7 8 000 000 et l’ULM. Le comité provincial de Communes 3 3 000 000 rugby a été créé. Autres 8 13 000 000 Les disciplines qui ont les taux de progression les plus élevés Total 174 448 000 000 sont le judo, la pétanque, les sports sous marins, le ball trap, le futsal, le badminton, le cricket et l’équitation. A l’inverse, une forte diminution pour le handball et le va’a et une réduction plus faible pour le tennis de table et le basketball sont observées. Concernant le Comité Régional de « l’Entrainement Physique dans le Monde Moderne-Sport Pour Tous » il est constaté une baisse des licenciés, essentiellement issus des jeux intercommunaux pour le plus grand nombre ainsi que des pratiquants de sports pour lesquels il n’existe pas de comités ou de ligues en Nouvelle-Calédonie. Enfin, le sport à l’école secondaire (UNSS) est en léger recul. Les aides spécifiques en faveur d’athlètes prometteurs sont centralisées au CPNOS. Elles ont été accordées à 31 jeunes représentant 11 associations du Nord. Le public scolaire fait l’objet d’une attention particulière. Ainsi la base nautique de Foué a accueilli 46 classes de voile et 1 073 élèves pour une initiation. D’autres groupes : l’UNSS et les centres de vacances l’ont utilisée. Au total, 1 630 enfants et jeunes en ont bénéficié. D’autre part, les éducateurs sportifs associatifs sont intervenus dans les écoles. JIP à Poindimié Principales disciplines Licences 2012 Evolution/ 2011 Football 2 785 1% Futsal 679 21% Tennis 608 -1% Equitation 369 19% Basketball 292 -8% Cricket 277 22% Volley-ball 212 10% Handball 135 -65% Entraînement physique dans le monde moderne 1 573 - 15 % USEP (primaire) 4 571 -3% UNSS (secondaire) 1 785 -10% 57 PARTIE II : 7. Les spor ts et les activités socio-éducatives La collectivité a soutenu des évènements d’envergure provinciale ou de pays : •Les jeux intercommunaux se sont déroulés de mai à octobre avec la participation de 15 communes dont Dau Ar (Bèlep), soit une de plus qu’en 2011. Ils ont réuni un total de 4 350 jeunes de 7 à 18 ans, au cours de leurs différentes phases dans trois disciplines : football, volleyball et cricket. La finale a eu lieu à Pwëbuu (Pouembout) le 10 novembre. Elle a été remportée par Pwäräiriwâ (Ponérihouen) devant Tuo Cèmuhî (Touho) et Dau Ar (Bèlep). Des ateliers ont également été proposés ce jour-là sur des thèmes variés : sécurité routière, environnement, santé, etc. ; •La treizième édition du grand prix des raids de la province Nord a connu une affluence de 2 120 concurrents, soit plus de 350 par course ; •Le trophée des jeunes marins dont la finale a eu lieu à Foué le 21 juillet. C’est l’équipe de Koumac qui a été sacrée championne de Nouvelle-Calédonie. C’est la première fois que le Nord remporte cette finale depuis sa mise en place il y a sept ans ; • Le tour cycliste de Calédonie avec un prologue en province Nord. 58 Les jeux interprovinciaux ont été organisés du 02 au 06 septembre à Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié). Ils ont pour objectifs : • d’encourager et de favoriser la pratique sportive ainsi que la réalisation de performance de bon niveau ; • de promouvoir les différentes disciplines affiliées au CTOSNC sur l’ensemble des 3 provinces ; • de créer des liens d’amitié entre sportifs des 3 provinces et du Pacifique. Ils ont réuni plus de 600 athlètes de 12 à 16 ans, 100 encadrants sportifs et 30 jeunes arbitres et accueilli deux délégations du Pacifique : le Vanuatu et Wallis et Equipe Nord des JIP Futuna. Onze disciplines étaient proposées dans cette compétition avec pour la première fois la natation, le rugby, et le badminton. La délégation de la province Nord était composée de 177 personnes (146 athlètes, 31 encadrants et officiels techniques). Elle a terminé à la 2nde place. La construction d’infrastructures se poursuit : - Les travaux du centre aquatique provincial situé à Pwëbuu (Pouembout) ont été poursuivis malgré d’importantes difficultés ; - Les études de la base nautique de Koumac sont achevées ; Une étude sur les modes de gestion possibles des équipements sportifs provinciaux (centre aquatique, base de Foué, etc.) a été conduite. Le choix opéré est d’internaliser la gestion dans un premier temps puis d’étudier d’autres options ultérieurement, après l’expérience de plusieurs années de fonctionnement. Soutenir les activités socio-éducatives en faveur de la jeunesse Chiffres clés La structuration de l’animation de la vie locale, 91 séjours organisés pour 12 519 journées/enfants en faveur des jeunes, s’appuie sur le dispositif 1 380 enfants bénéficiaires dont 126 boursiers « Projet Educatif Local » (PEL). Le PEL organise, à l’échelle communale et sur l’initiative de la Mairie, les partenariats pour la mise en œuvre d’un programme d’animation. La province apporte un soutien technique, financier et participe au pilotage. Quatre communes en ont formalisé un : Dau Ar (Bèlep) et Vook (Voh), Hienghène et Koohnê (Koné). D’autre part, quatre autres communes bénéficient d’un soutien à leur programme d’animation. Les autres actions en faveur des mineurs consistent à aider l’organisation de Centres de Vacances et de Loisirs (CVL). Il s’agit pour les organisateurs de proposer pendant les vacances scolaires des activités qui contribuent à l’éducation du jeune citoyen. La formation d’animateurs et de directeurs (BAFA et BAFD) pour l’encadrement est également soutenue. 59 PARTIE II : 7. Les spor ts et les activités socio-éducatives L’organisation périodique de « journées des associations », six cette année, permet de regrouper les acteurs dans un espace d’échange très riche et de tisser progressivement les liens d’un réseau. La gestion du réseau de Points Information Jeunesse (PIJ) s’adresse à un public plus âgé, les « 16-30 ans » bien qu’ils soient ouverts à tous. En fin d’année, sept PIJ étaient opérationnels, soit un de moins que fin 2011. En effet, le PIJ de Koohnê (Koné) à réouvert après un changement de structure tandis que ceux de Canala et de Pweevo (Pouébo) ont fermé dans le courant de l’année. Le déploiement pérenne du réseau s’avère donc difficile. Pour y pallier, les PIJ de Koohnê (Koné) et Koumac organisent des permanences dans les communes voisines. L’accompagnement provincial porte sur PIJ Nombre les aides à l’emploi, à la formation des Conventionnés 10 agents d’accueil et à l’équipement. Il consiste aussi à coordonner le réseau Ouverts en décembre 2012 7 et à entretenir la dynamique par des Accueils réalisés 4 025 visites régulières et par l’organisation de regroupements. Le PIJ doit être en mesure d’informer les visiteurs dans tous les domaines souhaités, tels la formation, les loisirs, les démarches administratives, etc. Pour cela, il dispose d’une large documentation et bénéficie également du Centre de Ressources Information Jeunesse (CRIJ) provincial situé à Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié). L’une des orientations des assises de la jeunesse de 2010 visait la création d’une structure représentative de la « jeunesse » pour favoriser la participation des jeunes à la définition et à la mise en œuvre des politiques publiques. L’Association pour la Valorisation de la Jeunesse en province Nord créée en 2011 a réalisé une tournée des communes dans le but notamment de faire émerger des conseils locaux des jeunes. Le premier a été formalisé à Dau Ar (Bèlep). Enfin, la province a confié aux fédérations d’éducation populaire l’accompagnement des associations de jeunes afin de les aider à se structurer et à faire émerger des projets. PIJ de Koumac 60 La mise en œuvre de la politique sportive et en faveur des jeunes s’appuie sur un important réseau d’acteurs dont les associations d’intérêt provincial suivantes. Principaux acteurs par domaine d’intervention Développement Socio-éducatif Développement sportif Fabamel Comité Prov. Nord de Tennis De Table Fédération Ape Publiques/Prives de Waa wi Luu (Houailou) Comité Prov. Nord de Volley Ball Guides de Canala Comité Prov. Nord d’équitation Socio-éducatif / Jeunesse Comité Prov. Nord Football AFOCAL N-C Comité Régional de Cyclisme Assoc. Pwara Waro Club Des Nageurs de Poindimié Assoc. Calédonienne pour l’Animation la Formation Nord Jeunesse Sportive de Baco Comité des Fêtes Communales de Tuo Cèmuhî (Touho) Jeunesse Sportive des Espadons de Dau Ar (Bèlep) Assoc. Doo Huny Kanala Sports Sport / Socio-Educatif / Jeunesse La Crinière Assoc. Omnisports de Népoui Nord Aventure Office Municipal des Sports de Koumac Amicale Croix Bleue Poya Jeunesse Assoc. des Cavaliers du Nord Ouest Association pour la Valorisation de la Jeunesse en Province Nord (AVJPN) Assoc. Handi Sport Adapté du Nord Agir Contre l’Insécurité Routière (ACIR) Assoc. Sportive du Grand Nord Développement sportif Assoc. Odyssée Comité Prov. Nord des Sports et Loisirs Office Municipal des Sports de Koohnê (Koné) Comité Prov. Olympique et Sportif Nord Office Municipal des Sports de Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié) Comité Régional de l’Entrainement Physique dans le Monde Moderne - Sport Pour Tous Office Municipal des Sports de Waa wi Luu (Houailou) Comité Prov. Nord Cricket Sillages Comité Prov. Nord de Basket-ball Tennis Club de Koohnê (Koné) Comité Prov. Nord de Handball Union Nationale du Sport Scolaire Comité Prov. Nord de Tennis USEP 61 PARTIE II : 7. Les spor ts et les activités socio-éducatives 8. La culture Répartition des interventions de l’année Les finalités de la direction sont de promouvoir et valoriser la culture kanak et de favoriser l’expression de la diversité culturelle du pays. Elle a pour objectifs de : •Développer les pratiques ar tistiques dans tous les domaines •Augmenter l’accès de la population à la culture •Protéger et mettre en valeur le patrimoine historique et culturel •Corriger les déséquilibres territoriaux Nord/Sud d’offre ar tistique et culturelle •Promouvoir les échanges internationaux Programme Développement culturel 677 Valorisation du patrimoine 191 Equipements culturels 185 Aides aux communes 169 Autres 33 Total budget DC 1 255 Unité : millions F.CFP Le développement culturel et du patrimoine repose sur le soutien à un réseau de 24 associations et établissements publics qui œuvrent sur le territoire de la province et mettent en œuvre la politique culturelle chacun dans son domaine. Ils s’inscrivent dans l’un des quatre programmes : • « Art en mouvement » qui comprend la musique, les arts visuels, la danse, le théâtre et l’ensemble des activités des 2 centres culturels provinciaux ; • « Multimédia, cinéma et audiovisuel » ; • « Livre et édition » qui repose essentiellement sur les 2 médiathèques ; • « Patrimoine de pays ». Au total, leur financement s’est élevé à 780 millions F.CFP selon la répartition de la figure. Il faut noter que la décentralisation en province Nord des établissements de la Nouvelle-Calédonie est réelle grâce aux dotations provinciales. Ainsi, le Conservatoire de Musique et de danse, la Bibliothèque Bernheim, l’Agence de Développement de la Culture Kanak - Centre Culturel Tjibaou et l’Institut Archéologique de Nouvelle-Calédonie et du Pacifique (IANCP) ont bénéficié de 330 millions F.CFP au total. Le programme d’évènementiels est en augmentation. Quelques évènements d’envergure provinciale structurent la saison culturelle. 62 Montant dépensé 5 opérateurs 148 MF 9 opérateurs 410 MF 8 opérateurs 123 MF 2 opérateurs 100 MF art en mouvement livre et édition multimédia, cinéma et audiovisuel patrimoine de pays Concert au complexe culturel de Koohnê (Koné) Calendrier des « grandes » manifestations aidées Evènement Objet Lieu Mois du conte Semaine du livre Cyebu Nyebi (5éme édition) Mois du patrimoine Avril Promotion du livre et de la lecture Pwêêdi Wiimîâ et Koohnê (Koné) 24-28 avril Festival de danse (édition Mata Pila Xegne) Touho 16-20 mai Mise en valeur du patrimoine 10 communes Sept./ oct. Pwêêdi Wiimîâ et 12 autres communes 26 oct. au 4 nov. Festival ânnûû-rû-âboro Cinéma documentaire (6éme édition) Date Le programme «patrimoine de pays» Les trois axes d’actions en faveur du patrimoine sont l’inventaire, la sauvegarde et la valorisation. Dans le domaine de l’archéologie, l’Institut Archéologique (IANCP) a conduit une deuxième phase d’identification des sites de la vallée de Tipindjé. Ce travail a été accompagné de la collecte du patrimoine oral par l’ADCK. L’archéologie préventive se développe et l’institut a été sollicité en amont de nombreux chantiers : à 6 reprises sur des mines (Canala, Waa wi Luu (Houailou) et Kaa Wi Paa (Kouaoua)) et avant la pose de la ligne électrique au col d’Amos. L’inventaire des sites kanak sacrés et remarquables, engagé par les collecteurs du patrimoine depuis plusieurs années, s’est achevé dans l’aire Païci Cèmuhî où une trentaine de sites a été décrite jusqu’à présent. Le service, ainsi que l’ADCK-CCT, accompagne techniquement le musée de la NouvelleCalédonie pour l’inventaire du patrimoine kanak dispersé dans l’optique de l’exposition d’art kanak du Quai Branly en septembre 2013. Ainsi, il participe à l’identification de l’usage et de l’origine de certains objets répertoriés dans des musées européens. La province soutient l’ADCK-CCT dans son travail de collecte du patrimoine oral qui repose désormais sur l’antenne décentralisée à Koohnê (Koné) du département « Recherches et Patrimoine », nommée « pôle oralité ». Les actions sont multiples, citons par exemple les recherches sur la confection des haches ostensoirs à Dau Ar et Waa Wi Luu, les réunions d’information et de collectes sur les guerres de 1878 et 1917, une conférence sur les discours cérémoniels ou encore l’intervention dans les ateliers généalogie au Lycée Agricole de la Nouvelle-Calédonie lors de la semaine des langues. Un programme de restauration du patrimoine est mis en œuvre annuellement. En 2012, il faut noter la finalisation du programme du projet d’extension du musée de Hienghène. La commission provinciale du patrimoine a émis un avis favorable au classement de 3 sites : Balade, les mines de Pilou et Pam, Tao et d’objets du musée de Hienghène. 63 PARTIE II : 8. La culture La mise en valeur du patrimoine s’articule autour de sites historiques et d’événements. Le mois du patrimoine a été célébré dans dix communes, soit une de plus que l’an dernier : Dau Ar (Bèlep), Koumac, Vook (Voh), Koohnê (Koné), Pwëbuu (Pouembout), Canala, Hienghène, Pweevo (Pouébo), Spectacle à l’écomusée de Vook (Voh) Tuo Cèmuhî (Touho), et Waa wi Luu (Houailou). Les associations « Sauvegarde du Patrimoine Minier et Historique du Nord Calédonien », « Patrimoine et Histoire de Voh » (PHV) et « Réhabilitation du Patrimoine de Do Neva» (ARP), sont les acteurs les plus importants. PHV assure la gestion l’écomusée du café ouvert en permanence au public. Il a mis en place une programmation basée sur des expositions et de nombreuses journées d’animation. Au cours de l’année 2012, il a accueilli environ 4 000 visiteurs dont 520 au cours des quatre journées de partage et 283 enfants lors de 45 ateliers récréatifs du mercredi. La création d’un spectacle itinérant autour de trois bâtiments classés a été confiée au chorégraphe Richard Digoué. Il a été présenté dans trois lieux différents, en suivant la chronologie historique : • L’histoire précoloniale et l’arrivée de l’évangélisation à Do Néva ; • La culture du café et l’arrivée de la main d’œuvre étrangère, notamment les Indonésiens, à l’écomusée du café de Vook (Voh) ; • L’économie et l’industrialisation à l’ancien village minier de Tiébaghi. Dans le cadre de la sauvegarde des langues kanak, un soutien a été apporté auprès de l’association Pawara va marip, pour la préservation des langues de la région de Pweevo (Pouébo) : caac, nyêlayu, jawe et le yuanga. Le programme «ar t en mouvement» Les supports privilégiés que représentent les centres culturels de Hienghène et de Koohnê (Koné) ont été fermés au public toute l’année pour cause de travaux. Cependant, les associations gestionnaires ont mis en œuvre une programmation délocalisée dans les communes et tribus de leur zone de rayonnement. Le centre culturel Goa ma Bwarhat a soutenu la troupe Cebue qui a donné vie à la pièce « Noir soleil d’hiver » écrite et mise en scène par Pierre Gope. Il a également organisé deux évènementiels d’importance : - Tali tnoot « étaler les richesses » valorisant les richesses artistiques et culturelles de la région de Hienghène au centre culturel Tjibaou. Une soixantaine d’artistes proposaient des ateliers d’artisanats (fabrication de fronde, de monnaie kanak, etc.), d’arts culinaires et des animations (danse et musique) ; 64 -Le festival Est Mela, en partenariat avec la commune de Pweevo (Pouébo) avec l’accueil du groupe de reggae « one people » a attiré plus de 3 000 personnes sur le site du Mwata. De son côté, le centre culturel de Koohnê (Koné) a accentué son action en faveur des résidences d’artistes dans plusieurs domaines : écriture, illustrations, bambous gravés, jeux et jouets traditionnels, rencontre chorégraphique. Les évènements forts de l’année ont été les festivals Mata ne ni bat (Koohnê), Mole Jena à Dau Ar (Bèlep) et Caboko à Bwapanu (Kaala-Gomen). Dans le domaine des arts de la scène, « Le Chapitô », grâce à sa mobilité, participe au développement de l’offre culturelle auprès des populations et à la création artistique. Le partenariat noué avec cet opérateur lui a permis de s’installer dans quatre communes pour des périodes d’une ou deux semaines : Pweevo (Pouébo), Canala, Hienghène, Dau Ar (Bélep). Une délégation provinciale de 40 artistes a participé au festival des arts du Pacifique aux Salomon. La préparation de ses membres a été accompagnée par l’ADACA. Leur participation au festival Cyebu Nyebi a été l’une des étapes préparatoire. Festival Mata Pila Xegne à Touho Le développement de la pratique musicale est un axe plus ancien de la politique culturelle. Il est basé sur cinq écoles. Trois sont gérées par des associations locales : Waa wi Luu (Houailou), Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié) et Pweevo (Pouébo) tandis que celles de Koumac et de Koohnê (Koné) forment les antennes du conservatoire de musique et de danse et sont gérées par l’Association de Formation des Musiciens Itinérants (AFMI). L’AFMI, avec l’ADACA, apporte également un soutien logistique aux autres centres de pratiques musicales. L’ADACA est également l’organisateur des principaux événements musicaux qui rythment le calendrier annuel tels que la fête de la musique, jazz en tribu ou le Zizak festival. Au niveau des infrastructures, les travaux du centre culturel de Koohnê (Koné) ont bien progressé mais ils ont été stoppés suite à un défaut de l’entreprise en charge du chantier. Le programme «livre et éditions» Le développement de la lecture publique repose sur deux piliers que sont les médiathèques du Nord à Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié) et celle de l’Ouest à Koohnê (Koné). Toutes deux sont gérées par la bibliothèque Bernheim. 65 PARTIE II : 8. La culture Les deux établissements approvisionnent en ouvrages un réseau d’écoles, de points lectures et de bibliothèques locales. C’est ainsi que 61 écoles ont bénéficié du service à raison de 5 à 6 passages dans l’année. Elles mettent également en œuvre un programme d’animation diversifié : spectacles, contes, projections, concours, conférences, etc.… y compris pour les tout-petits avec des séances « bébé lecteur » organisées dans certains dispensaires et garderies pour familiariser les petits enfants avec le livre. Le programme «multimédia, cinéma et audiovisuel» Ce programme comporte un évènement phare qui est le festival ânnûû-rû-âboro. L’édition 2012 a comptabilisé plus de 9 000 entrées contre 8 200 l’année précédente. La fréquentation des projections décentralisées dans les autres communes a également augmenté d’un tiers. 56 films ont été programmés pour 170 projections. Le soutien à la création audiovisuelle se traduit par une aide financière accordée aux producteurs. 20 projets ont été agréés en 2012, soit 5 de plus que l’an passé, ce qui indique le dynamisme du secteur. L’aide aux producteurs locaux est prioritaire, elle a représenté 80 % de l’enveloppe attribuée d’un montant de 31 millions F.CFP. Une partie de la jeune équipe de NCTV Le développement du numérique poursuit sa structuration et par exemple, certaines associations ont sollicité le fonds de lutte contre la fracture numérique du gouvernement pour financer leur projets. Le réseau est composé de 4 cyberbases opérationnelles situées à Pwëbuu (Pouembout), Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié), Koohnê (Koné) et Waa wi Luu (Houailou) ainsi que de 4 espaces publics numériques mobiles. L’Office de Développement de la Cyberculture apporte une assistance technique et il coordonne et anime le réseau. L’association a ainsi organisé la première « journée du numérique », des concours tels que le « marathon de l’image » et des ateliers. La collectivité porte le projet d’une « télévision Pays » dont l’opérateur est la SAEML « Société de Télévision Radio » (STR) qui a répondu en mai 2011 à l’appel à candidature publié par le Comité Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Le CSA a enfin pris la décision de donner une suite favorable au projet début 2013. Néanmoins, sans attendre la réponse du CSA, NCTV a recruté 6 journalistes reporters d’images dès juillet à l’issue de leur formation. La production de reportages a débuté et NCTV a lancé sa « web tv » fin octobre. 66 Principaux partenaires Agence de Développement de la Culture Kanak Centre Culturel Tjibaou (ADCK-CCT) Assoc. pour la Sauvegarde du Patrimoine Minier et Historique du Nord Calédonien Institut Archéologique de Nouvelle-Calédonie et du Pacifique (IANCP) Assoc. Fabamel Conservatoire de Musique Assoc. Le Châpito Bibliothèque Bernheim Assoc. Mere a Gara A.F.O.C.A.L Assoc. Doo Huny Agence de Développement et d’Aide à la Création Artistique (ADACA) Assoc. Pwara Waro Assoc. Patrimoine et Histoire de Vook (Voh) Assoc. Tangade Assoc. Dubaan Kabe Assoc. Terraventure Nord Assoc. Airi Jawe Assoc. Bébé Lecture Assoc. Anûû-rû-Aboro Assoc. de Formation des Musiciens Intervenants Assoc. de Réhabilitation du Patrimoine de Do Neva L’École du Multimédia et de l’Image Assoc. Poa Boa Vi Thila Office du Développement de la Cyberculture 9. L’amélioration de la condition féminine Les finalités de la mission de la femme sont de contribuer à éliminer toutes formes de discrimination à l’égard des femmes et de valoriser le rôle et la place des femmes en tant qu’actrices dans la vie économique et sociale. Elle a pour objectifs de : •Valoriser les savoirs et les savoir-faire •Prendre en charge les femmes victimes de violences conjugales et domestiques •A méliorer la prise en compte de la condition et des droits des femmes Les interventions de l’année Programme Montant dépensé Aides à la condition féminine 59 Unité : millions F.CFP La promotion bénéficie du support de communication « Pala Hin Hnémo » (parole aux femmes) dont quatre numéros ont été édités en 2012. L’année a été rythmée par cinq grands évènements selon le calendrier cidessous. 67 PARTIE II : 8. La culture Nom Date Lieu Participation Observations Journée Internationale 9 au 11 mars Bourail de la Femme 104 personnes issues de 13 communes Opération pays Plateau musical 23-24 mars Koohnê (Koné) « Mata ne ni Bat » 147 personnes issues de 12 communes Partenariat avec Poa Boa Vi Thila Fête de la Robe Mission --- 27 au 29 septembre Canala Fête de la Vannerie 25 au 27 octobre Pwêêdi Wiimîâ (Poindimié) 31 vannières issues de 7 communes Journée de lutte contre les 24 novembre violences faites aux femmes Poya --- Les fêtes de la vannerie et de la robe mission sont des lieux de promotion de l’artisanat féminin. Pour certaines, la commercialisation des objets et des vêtements est une source de revenu importante. Ce sont également des espaces d’échanges sur les pratiques et d’expression des problématiques et des besoins d’accompagnement. L’accompagnement du réseau associatif est un axe clé de l’intervention provinciale car c’est un lieu essentiel d’expression et de prise de responsabilité pour les femmes. Il s’exprime par : •L’animation auprès des associations pour poursuivre la structuration des fédérations communales. Celle de Pum (Poum) a été créée en mars, ce qui porte à 15 le nombre de communes où une telle organisation existe ; •Le soutien financier a bénéficié à 44 associations pour 14,7 millions F.CFP d’aides agréées. La grande majorité des projets concerne l’achat de matériel : couture, informatique, congélateur et l’amélioration d’un local ; •La mise en œuvre d’un programme de formations. Les thèmes de la couture, de la teinture sur tissu et de l’agriculture rencontrent un grand succès. Un soutien spécifique a été accordé à un échange culturel entre les femmes de Koohnê (Koné) et une délégation du Formation à la couture à Hienghène Vanuatu qui est venue leur rendre visite pendant 2 semaines en mars. Les relations entre la collectivité et le conseil provincial des femmes se sont apaisées en fin d’année après le renouvellement de son bureau. Cependant, la mission de la femme a dû se substituer au conseil pour organiser les manifestations et les formations comme en 2011. La préparation de l’ouverture du Centre d’Accueil des Femmes en Difficultés (CAFED), localisé à Témala, s’est poursuivie avec son équipement et le lancement des appels à candidatures par la collectivité pour le recrutement de deux personnes. 68 10. Le par tenariat avec les communes La finalité du par tenariat est d’organiser une complémentarité stratégique en matière de politiques publiques entre les communes et la province dans le respect de leurs compétences respectives. Il a pour objectifs de : • A ccompagner financièrement les investissements des communes • O uvrir un espace de dialogue permanent avec les Maires Sur le plan de l’aide financière, 35 nouvelles opérations ont été agréées en 2012. Elles représentent 3,860 milliards F.CFP d’investissement et elles ont obtenu un concours provincial de 2,034 milliards F.CFP dont la répartition géographique est indiquée dans la figure. Les plus importantes opérations sont : - L’école de Téari à Koohnê (Koné) et la reconstruction de l’école de Pöröö (Poro) ; - L’amélioration de routes municipales à Pum (Poum), Hienghène et Ouégoa ; - La construction d’un marché à Bwapanu (Kaala-Gomen). Subventions votées au bénéfice des communes en 2012 (en millions F.CFP) Sud minier 254 Des projets ont été achevés, c’est le cas de la mairie de Hienghène inaugurée en juillet, du pont de Témala et des routes municipales de Pwëbuu (Pouembout). Grand Nord 510 Côte Océanienne 487 Espaces de l'Ouest 783 Dans le cadre du partenariat province-communes, trois réunions avec les maires ont été organisées les 30 mars, 26 avril et 28 septembre. Le dialogue régulier et permanent avec les communes s’est intensifié pour aborder de nombreux sujets qui se dégagent progressivement de la relation financière. Les thématiques abordées sont de plus en plus ouvertes et variées. Au cours de ces réunions, 17 points non financiers étaient à l’ordre du Groupe scolaire de Faja à Kouaoua jour à la demande des maires ou sur proposition de la province. Les sujets d’intérêt partagé ont été par exemple : la réhabilitation des sites miniers, le bouclage électrique du Nord, les services médicaux en dispensaire, le problème du pinus invasif, l’érosion du littoral Est ou encore la réglementation des débits de kava. 69 PARTIE II : 9. L’amélioration de la condition féminine 11. L’accompagnement de l’usine du Nord La finalité de la cellule Koniambo est d’aider à élaborer et de mettre en œuvre la stratégie provinciale d’accompagnement de l’usine du Nord. Elle a pour objectifs de : •Eclairer la décision des élus/ de l’exécutif dans leurs choix stratégiques • Assurer la coordination entre les collectivités, l’industriel et les par tenaires •Préparer et planifier l’aménagement et le développement à moyen et long terme de la zone VKP y compris sur les terres coutumières •Accompagner les entreprises et les populations locales à accéder aux oppor tunités offer tes par l’usine et le développement de VKP •Accompagner la préparation des acteurs économiques locaux (entreprises et salariés) à l’après construction Le Comité Koniambo, qui réunit les partenaires institutionnels (gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, province Nord, Etat, communes de VKP, Sénat coutumier, SMSP, KNS, Sofinor, ICAP, Comité Environnemental Koniambo), détermine les orientations stratégiques du projet, suit son déroulement et statue sur son accompagnement. Il s’est réuni à deux reprises en juin et en novembre. L’année 2012 a vu une accélération du rythme d’avancement du chantier de construction de l’usine du Nord, parvenu à un taux de réalisation global du projet d’environ 90 %. De nombreux contrats de chantiers sont ainsi parvenus à terme, générant le départ d’entreprises et de salariés du site industriel, notamment locaux. Dans le même temps, la phase Opérations de l’usine a commencé à monter en puissance, recrutant et formant du personnel dédié. De 5 970 salariés environ en début d’année, l’effectif total de l’usine est passé à environ 5 490 salariés fin 2012, traduisant concomitamment le départ de plus de 900 salariés de la construction et un effectif porté à environ 430 salariés de la phase Opérations. Le mois d’avril 2012 a correspondu à un pic d’activités avec plus de 6 350 salariés. 70 La « Conférence Main d’Œuvre Etrangère », mise en place mi-2010 et co-animée par la Cellule Koniambo et la Direction du Travail et de l’Emploi (DTE), a tenu des réunions régulières en 2012, afin d’examiner les demandes de main d’œuvre étrangères exprimées par l’industriel et maximiser le recours à la main d’œuvre locale. A fin décembre 2012, on comptait environ 65,7% de personnel expatrié, soit plus de 3 700 étrangers répartis en 42 nationalités, majoritairement pour les Contrats d’Alliance de l’Usine du Nord (60,9%, essentiellement Chinois, Philippins et Thaïlandais). La participation des entreprises locales à la construction de l’usine du Nord est un objectif qui a été atteint comme l’indiquent les indicateurs joints. Indicateurs économiques du chantier Total : Emplois sur site Dont personnel NC 5 492 41,2% 1 032 18,8% 707 68,5% 325 31,5% Nbre entreprises titulaires d’un contrat principal : 226 100% origine NC 118 52,2% origine VKP 85 37,6% origine PN hors VKP 23 10,2% Valeur totale pour entreprises NC 64 milliards F.CFP Valeur totale pour entreprises VKP 48,3 milliards F.CFP Valeur totale pour entreprises PN hors VKP 18,3 milliards F.CFP dont personnel reste PN Retombées économiques la construction de depuis l’origine et jusqu’à mi-2012 (estimations) = 130,6 milliards F.CFP Part relative 1 783 Dont personnel PN : (au 31 décembre 2012) dont personnel VKP Effectifs Les compétences acquises dans le cadre de la construction de l’usine du Nord doivent permettre aux entreprises et aux salariés de se développer sur d’autres chantiers que celui de Vavouto, afin d’assurer leur croissance et leur pérennité. Deux processus ont été mis en place par la province Nord pour accompagner cette démarche, qui sont coordonnés par la cellule Koniambo : •la cellule Koniambo a conventionné avec la Cellule Economique (CELECO) du BTP depuis 2010, afin de donner aux entreprises de la visibilité sur l’ensemble des chantiers de terrassement et VRD prévus dans le Nord. L’outil de programmation « Prométhée », développé par CELECO-BTP dans ce cadre, est mis à jour en permanence et donne une prospective à un an. Les entreprises qui le souhaitent ont accès à toute l’information (volume et valeur des travaux, localisation, etc.), par ailleurs communiquée au Groupe de travail « démobilisation du terrassement » réuni pour la 23ème fois le 13 décembre. Prométhée se positionne également de plus en plus comme outil de pilotage pour les maîtres d’ouvrage et les collectivités publiques. Environ 20 milliards F.CFP d’appels d’offres ont été recensés en province Nord au cours de l’année. le plan REACTION (pour « REussir l’Après construcTION »), dont l’objectif est d’accompagner la démobilisation des entreprises et de leurs salariés locaux par une bonne coordination des moyens et l’utilisation d’outils innovants. Il a été lancé officiellement le 5 décembre 2011 avec l’installation, sur le site de Vavouto, du Relais Information Conseil (RIC) et l’ouverture du guichet « diagnostic d’entreprise » au sein de la Maison de l’Entreprise. Les partenaires en sont : KNS, CAP EMPLOI, la MLIJ-PN, CIS, la CCI et la CMA. Fin 2012, le Plan Réaction avait rencontré plus de 700 salariés, plus de 60 entreprises et inscrit plus de 270 personnes pour un suivi individualisé. Environ 61% des salariés démobilisés inscrits au RIC avaient trouvé une solution en fin d’année : retour à l’emploi, formation, projet de vie ou création d’entreprises. Le « Forum Emploi Formation Création » • 71 PARTIE II : 11. L’accompagnement de l’usine du Nord organisé par le Plan Réaction à Vavouto, le 20 novembre, a rassemblé plus de 400 visiteurs et proposé plus de 250 postes à pourvoir, via ses 33 exposants. Les études prospectives suivantes ont été conduites ou enrichies par la Cellule Koniambo en 2012, dans le but d’éclairer les décisions et d’accompagner les projets structurants. Forum à Vavouto Description des études 2012 Prolongement de l’étude conduite en 2011, visant à préparer les conditions Port de Népoui opérationnelles d’exploitation du port Ressources en eau VKP Etude des solutions de renforcement de la ressource en eau sur la zone VKP aux horizons de court, moyen et long termes, afin de pallier les déficits pour les différents usages (en lien étroit avec la DAF PN et le CGE VKP) SDAU VKPP Lancement de la mission d’actualisation du Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme de la zone VKPP (perspectives à 15 ans) Foncier coutumier Analyse de la situation du foncier coutumier en lien avec l’actualisation du SDAU et pour les tribus concernées par cette démarche Prospective emploi- formation à l’échelle de la province Nord visant à anticiper les typologies d’emploi, de cursus, les moyens pédagogiques et financiers nécessaires (partenariat DEFIJ) GPEC sectorielle mines - BTP Projet Urbain VKP Contribution à la finalisation du projet en lien avec les directions provinciales et les collectivités concernées RésidencesRéalisation des actes nécessaires à la construction et l’exploitation de la RJT Jeunes Travailleurs de Tiéta (partenariat DASS PS, DAJAP) Par ailleurs, la Cellule Koniambo est le référent ou le coordinateur provincial pour des dossiers spécifiques, aux nombres desquels on compte : le Comité de Gestion de l’Eau VKP et le financement d’actions par la CPS-SOPAC, les grappes d’entreprises AMD et Synergie, la desserte aérienne du Nord par Aircal ainsi que le comité technique de la SAEML VKP, réactivé en octobre 2011. Enfin, la diffusion de l’information est réalisée grâce à deux vecteurs privilégiés : -le Bulletin INFO trimestriel, au bénéfice des membres du Comité Koniambo, dans le cadre du Protocole KNS de recrutement de la main d’œuvre locale et étrangère ; - les Rendez-vous économiques de la CCI, réalisés à deux reprises fin 2012, portant sur la zone VKP, à Koohnê (Koné) et à Nouméa. 72 12. La coopération régionale L’établissement de relations avec les Pays de l’arc mélanésien est privilégié. Les relations avec le Vanuatu sont les plus étoffées, elles ont porté sur : •Le soutien financier à la CCI du Vanuatu à hauteur de 4,2 millions F.CFP pour l’organisation de la semaine du Vanuatu, du 29 octobre au 11 novembre à Nouméa. Il s’agit d’une foire commerciale pour la promotion de ce pays dont les premiers jours ont eu lieu à Koohnê (Koné) ; Dans le cadre de ses compétences, la province Nord peut établir des relations avec des collectivités locales étrangères ou leurs établissements. La province a opté pour une démarche pragmatique consistant à identifier, avec ses éventuels par tenaires, des besoins d’échanges réciproques pouvant aboutir à des actions concrètes. •La poursuite de la collaboration relative à la gestion de la pêche aux holothuries pour la 3ème année consécutive. A la suite de l’action pilote d’évaluation des stocks à Malicolo et des outils utilisés en province Nord, un outil informatique a été développé pour déterminer les quantités d’animaux exploitables à partir des évaluations de population sur le terrain. L’applicatif est bilingue français-bichlamar, son usage sera partagé par les services des pêches du Vanuatu et de la province. Il permettra de poursuivre en temps réel les échanges d’expériences et les connaissances sur l’espèce. L’évaluation des stocks a été étendue à de nouvelles îles et le moratoire d’interdiction de la pêche a été renouvelé pour cinq années supplémentaires ; •La participation financière à la création d’un centre d’exposition et d’artisanat à PortVila. La collectivité soutient des projets pédagogiques, présentés par des établissements scolaires, portant sur des voyages culturels et de découverte organisés le plus souvent au Vanuatu ou en Australie. Cette année, elle a également accompagné financièrement l’association Symbiose à participer à la grande expédition naturaliste du Muséum d’Histoire Naturelle en Papouasie-Nouvelle Guinée où quatre lycéens et collégiens du Nord se sont déplacés à Madang. D’une façon plus globale, la collectivité apporte son soutien aux initiatives de la Nouvelle-Calédonie portées par la cellule de coopération régionale du gouvernement et l’ADECAL. C’est notamment pour sa mission de délégation économique dans les Pays du Pacifique que l’agence a reçu un financement provincial. Enfin, la province a exprimé sa solidarité auprès de Fidji, victime d’importantes inondations, en attribuant une aide de 10 millions F.CFP qui a été versée à la Croix Rouge. 73 ANNEXE : Etat des par ticipations de la province Nord dans les sociétés d’économie mixte - année 2011 Annexe : Etat des par ticipations de la province Nord dans les sociétés d’économie mixte - année 2011 Introduction Les dirigeants des sociétés d’économie mixte rattachées à la province sont appelés, chaque année, à présenter l’activité de leurs entreprises aux membres de l’assemblée de province conformément aux dispositions de l’article 176-2 de la loi organique. La séance plénière du 24 août 2012 a été consacrée à cet objet. A l’issue de cette présentation, l’assemblée a pris acte du rapport d’activité et a maintenu sa confiance aux administrateurs pour poursuivre leur mandat, par délibérations votées lors de la séance publique du 26 octobre 2012. Le présent rapport est une synthèse des informations extraites des rapports d’activité restitués à cette occasion. La par ticipation au développement économique > Les SAEML « ETH » z Le contexte -la Province Nord recherche, en cas de carence de l’initiative privée, à maximiser les retombées locales du développement économique attendu du projet métallurgique et à assurer un développement équilibré de l’ensemble de la province. -Les SAEML constituent l’un des dispositifs de soutien à l’initiative économique pour les projets importants (> 100 millions d’investissement), en complément des autres mesures d’aide à l’investissement des entreprises. z Les objectifs 74 -l’objectif des quatre SAEML est de participer au financement d’actifs immobiliers et d’équipements lourds qui seront ensuite confiés en exploitation à des opérateurs privés de manière à leur permettre de réaliser des projets qu’ils n’auraient pas pu faire aboutir seuls. -A terme, ces actifs immobiliers et équipements lourds ont vocation à être rétrocédés à l’exploitant, sous réserve que celui-ci ait fait la preuve de sa capacité à gérer ces investissements lourds. z Description Il existe 4 SAEML pour privilégier l’action de proximité et associer l’ensemble des communes. Les SAEML rassemblent la Province (majoritaire), les communes d’une zone géographique et des partenaires privés. Montant du Nom Zone géographique capital (F.CFP) Capital détenu par la province Nord Part de capital détenu par la province Nord Référence de la délibération provinciale SAEML « côte océanienne » Hienghène, Tuo Cèmuhî (Touho), Pwêêdi Wiimîâ 27 500 000 13 760 000 50,04% (Poindimié) et Ponérihouen (Pwäräiriwâ) N° 44/2004APN du 22/04/2004 SAEML « grand nord » Kaala-Gomen, Koumac, Pum (Poum), Bélep 27 500 000 13 760 000 50,04% (Dau Ar), Pweevo (Pouébo) et Ouégoa N° 108/2004APN du 26/08/2004 Nèkö (Poya), Pwëbuu (Pouembout), Koohnê 27 500 000 13 760 000 50,04% (Koné) et Vook (Voh) N° 108/2004APN du 26/08/2004 Waa Wi Luu (Houailou), Kaa Wi Paa (Kouaoua) 27 500 000 13 760 000 50,04% et Canala N° 193/2004APN du 22/10/2004 SAEML « espaces de l’ouest » SAEML « sud minier » z Le rôle de l’Institut CAlédonien de Participation (ICAP) Confiée par convention de prestations de service, l’ICAP dispose d’une délégation de pouvoirs du Président pour exécuter les décisions du Conseil d’Administration et administrer la société. z Les activités de l’exercice 2010-2011 (clos au 31/03) Décisions d’intervention dans de nouveaux projets prises sur l’exercice Nombre total de projets depuis origine SEML « côte océanienne » 0 6 SEML « grand nord » 1 7 SEML « espaces de l’ouest » 1 6 SEML « sud minier » 2 3 Nom 75 ANNEXE : Etat des par ticipations de la province Nord dans les sociétés d’économie mixte - année 2011 z Les aides allouées par la province Nord sur l’exercice SAEML Objet Montant alloué (millions F.CFP) SEML « grand nord » SEML « espaces de l’ouest » SEML « sud minier » Hôtel - Koumac 31,25 Station service - Ouégoa 20 Services à la mine - Vook (Voh) 100 Hôtel - Canala (étude) 4,2 Participation à la SAEML Canala 5 5 160,45 Total > La Sofinor z Le contexte La société de financement et d’investissement de la province Nord (SOFINOR) a été créée par acte notarié le 17 septembre 1990 et immatriculée au registre du commerce de Nouméa le 25 septembre 1990. Le préambule des statuts initiaux expose que l’assemblée de la province Nord a décidé de participer à la société en raison de l’intérêt général pour elle de : • Mettre en œuvre un dispositif qui permet véritablement à la communauté « mélanésienne de se familiariser à la gestion d’entreprises commerciales, minières, artisanales, etc.… • développer une politique harmonieuse de structures d’accueil économiques et touristiques de la province et réaliser les équipements collectifs nécessaires à ces activités ; • disposer d’un outil financier propre à lui assurer dans les meilleures conditions, le bénéfice des dispositions législatives et réglementaires prises en faveur de la politique de développement et d’investissements économiques en Nouvelle-Calédonie » z La participation de la province Montant du capital (F.CFP) 564 050 000 Capital détenu par Part du capital détenu Référence de la la province Nord (fin 2011) par la province Nord délibération provinciale 425 000 000 75,35% n°205/90 du 12 juillet 1990 z L’organisation de la Sofinor La SOFINOR est une société de portefeuille (ou holding) qui a progressivement mis en place un groupe actuellement constitué de cinq pôles : 76 - le pôle minier et métallurgique autour de la SMSP et de ses filiales (notamment KNS pour l’usine du Nord et les deux sociétés créées pour le projet POSCO en Corée du Sud) ; -le pôle aménagement : SOGENOR et SOGENOR II, actionnariat minoritaire dans les cinq Sociétés Anonymes d’Economie Mixte (SAEM) créées en province Nord, dont la SAEM Grand Projet VKP ; - le pôle sociétés de services concerne essentiellement le secteur de la mine (extraction, roulage dans le cadre des filiales de la SODEPAR) ; - le pôle tourisme et hôtellerie est formé par les filiales de la compagnie d’investissement touristique (CIT) et la société Nord Tourisme (complexe Malabou) ; - le pôle agroalimentaire est constitué au sein de la sous-holding FINAGRO dans différentes filières (élevage de crevettes, élevages porcins et ovins) ainsi que dans la pêche (Pêcheries du Nord SA) et la provende (SICA). Début 2012, le groupe SOFINOR était constitué de 43 sociétés incluses dans les comptes consolidés. z Les activités de l’exercice 2010-2011(clos au 30/06/2011) source : rapport d’activités 2011 Le chiffre d’affaires du groupe SOFINOR s’est monté à 25,3 milliards F.CFP, sa répartition est : Nombre de sociétés Effectifs consolidés Montant du chiffre d’affaires (*) Répartition du chiffre d’affaires Mine et métallurgie 9 610 19 126 76% Tourisme et hôtellerie 10 242 1 629 6% Agroalimentaire 12 185 3 313 13% Sociétés de services à la mine 6 51 737 3% Aménagement et construction, Holding SOFINOR 6 28 465 2% Total 43 1 116 25 270 100% Pôle (*) en millions F.CFP z Les principaux événements qui ont marqué l’exercice • La poursuite de la construction de l’usine du Nord ; •Une production satisfaisante de l’usine de la SNNC en Corée du sud malgré des intempéries qui ont perturbé la production sur les sites miniers de la NMC ; •En agroalimentaire : la mise en exploitation de Brebislait, la création de Céréalys SA pour gérer les silos de Pwëbuu (Pouembout), l’achat de 2 palangriers par Babyblue SA, les difficultés des pêcheries ; •Pour l’aménagement : le partenariat pour la construction et l’exploitation d’un centre commercial à Koohnê (Koné), le démarrage du lotissement Samanéa et du lotissement industriel et artisanal de Kataviti ; • Dans le tourisme, l’entrée en activité de l’hôtel La Néa. 77 ANNEXE : Etat des par ticipations de la province Nord dans les sociétés d’économie mixte - année 2011 z Les aides accordées par la province Nord en soutien aux projets sur la période Pôles Objet Montant alloué (millions F.CFP) Entrée au capital de SOH 50 Tourisme & Hôtellerie Mise aux normes des équipements du parc hôtelier 112 Création et équipement de la ferme aquacole Pronacri 180,3 Agroalimentaire L’aménagement de la région Vook (Voh), Koohnê (Koné), Pwëbuu (Pouembout) z Le Contexte La société anonyme d’économie mixte locale « Grand projet VKP » est née, en 2006, de la nécessité de confier à un opérateur unique le rôle de coordination du processus d’aménagement de la région de Vook, Koohnê et Pwëbuu (VKP). Ces trois communes connaissent un fort développement, du fait de la construction puis de la mise en service de l’usine de production de nickel au pied du massif du Koniambo : l’usine du Nord. Suivant le consensus historique et politique du rééquilibrage de la Nouvelle-Calédonie, ce projet métallurgique d’envergure internationale doit servir de levier à l’expansion de la zone VKP, elle-même destinée à devenir le moteur économique et social de toute la province Nord. z Ses missions La SAEML Grand projet VKP : •assure la coordination technique de la maîtrise d’ouvrage des opérations d’aménagement, pour le compte des collectivités locales. •met en œuvre les programmes d’investissement et réalise les opérations aussi bien pour le compte de partenaires publics que privés. z Description de la participation de la province Montant du capital (F.CFP) 78 300 000 000 F Capital détenu par la province Nord Part du capital détenu par la province Nord Référence de la délibération provinciale 96 000 000 F 32 % N°249-2005/APN du 21/12/2005 z Les activités de l’exercice 2011 pour le compte de la Province et des communes de VKP Type d’activités Désignation 15 logements GDPL Baco (Bako) Centre d’accueil des femmes en difficulté Equipements sportifs NC 2011 à Koohnê (Koné) Centre de contrôle technique des véhicules Opérations livrées en 2011 Laboratoire de pays (CCDTAM) CMS Voh (Vook) Viabilisation du parc d’aménagement et de développement du GDPL Bako AEP Confiance Assainissement (lagune) de Foué, Koohnê (Koné) et Vook (Voh) Opérations dont Centre aquatique de VKP les travaux ont progressé 36 logements Green Acre Centre de traitement des fruits et légumes de Pwëbuu (Pouembout) Ateliers relais de la ZA Baco Zone industrielle de Vavouto Opérations débutées en 2011 Salle omnisport de Vook (Voh) AEP Coco-Oundjo Pont de Kawéwath (Témala) Bureaux SAEML VKP- BNC Groupe scolaire de Téari Complexe sportif de Vook (Voh) Centre culturel de Vook Etudes livrées en 2011 Centre culturel de Koohnê Résidence des travailleurs Maison de l’enfance Bureaux SAEML VKP- BNC Etudes débutées en 2011 Cinéma de Bako D’autre part, la SAEML gère les opérations d’habitat intermédiaire (HIA et LLI) sur la zone VKP pour le compte de la province. 79 por t d’activités des ser vices Année 2010