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COMMUNE DE PREGNY-CHAMBÉSY PROCÈS-VERBAL DE LA SÉANCE DU CONSEIL MUNICIPAL DU MARDI 8 NOVEMBRE 2011 À 19H00, À LA MAIRIE Présents : Mme LAFARGUE Catherine, Présidente M. CALAME Serge, Vice-président M. MOOSER Nicolas, deuxième Vice-président Mmes et MM. ARHERBI Hakim, BERGER Julien, BERNER Daniel, BOLLE Alain, CURTIN François, GENSER Noëlle, GRANDJEAN Dominique, JUILLERAT Linda, KÖSSLER Daniel, LUNDGREN Mariangela, PASCHE Philippe, PERIAT Richard, RASMUSSEN Isabelle, RUDOLF Christian, WALLIMANN Stéphane, WÜLSER Laurent. Assistent : Mme ARCHETTO Valérie, Maire M. SCHNEEBELI Hubert, Conseiller administratif M. SCHWARM Philippe, Conseiller administratif Mme JEANDET Catherine, Secrétaire générale M. BOVEY Michel, procès-verbaliste * * * ORDRE DU JOUR 1. Approbation du procès-verbal de la séance ordinaire du 18 octobre 2011 2. Communications du bureau 3. Communications du Conseil administratif 4. Rapports des Commissions 4.1. 4.2. Commission des finances Commission des travaux publics 5. Projets de délibération 5.1. Relative au dégrèvement linéaire de 30% et fixant la taxe minimum à CHF 30,00 pour tout contribuable astreint à la taxe professionnelle communale pour 2012 Relative à l’approbation du budget de fonctionnement annuel et du taux des centimes additionnels pour 2012 5.2. 6. Propositions du Conseil administratif 6.1. 6.2. Calendrier des séances du Conseil municipal pour 2012 Désignation des membres à la commission ad hoc logement 7. Propositions et questions 7.1. Résolution concernant la création d’une Fondation immobilière communale 8. Divers 9. Questions du public * * * 2 Dix-neuf heures. Mme la Présidente Catherine Lafargue ouvre la séance en saluant ses collègues Conseillères et Conseillers municipaux, tous présents. Après avoir fait corriger la numérotation des points à l’ordre du jour tels que figurant dans la convocation (le rapport de la Commission des finances porte le No 4.2., les “Divers” le No 8. et les “Questions du public” le No 9.), elle passe sans autre au premier objet. . 1. Approbation du procès-verbal de la séance ordinaire du 18 octobre 2011 Le procès-verbal de la séance ordinaire du 18 octobre 2011 est approuvé par 18 oui, aucun non et aucune abstention, soit à l’unanimité des Conseillers municipaux présents, avec remerciements à son auteur. 2. Communications du bureau 2.1. Prochaine réunion du GLRD-Groupement des législatifs de la rive droite du lac Lors de la séance du 18 octobre 2011 (cf procès-verbal, point 2.4.), Mme la Présidente a annoncé la tenue d’une prochaine réunion du GLRD-Groupement des législatifs de la rive droite du lac. La date de celle-ci a été arrêtée au jeudi 24 novembre 2011 à 19h00, au Grand-Saconnex. Les Conseillers municipaux intéressés à y assister le feront savoir à Mme Lafargue à la fin de la séance. 3. Communications du Conseil administratif 3.1. Décès de Mgr Damaskinos Papandreou, Métropolite d’Adrinople, attaché au Centre Orthodoxe du Patriarcat Oecuménique de Chambésy (Mme Valérie Archetto, Maire) Samedi 5 novembre 2001, le Métropolite d’Adrinople, Mgr Damaskinos Papandreaou, est décédé des suites d’une longue maladie. La cérémonie des funérailles se déroulera au Centre Orthodoxe du Patriarcat Oecuménique de Chambésy, jeudi 10 novembre 2011 à 12h30. Le Centre Orthodoxe souhaitant inhumer Mgr Damaskinos Papandreou dans sa propriété, il a entrepris les démarches nécessaires après du Conseil d’Etat pour obtenir de ce dernier l’autorisation indispensable pour répondre aux exigences de la loi sur les cimetières, dont l’article 3 stipule que : “Aucune inhumation ne peut être faite hors des lieux de sépulture sans autorisation spéciale du Conseil d’Etat”. A noter que le Conseil d’Etat, après avoir traité cette requête en urgence, a accepté l’octroi d’une dérogation autorisant l’ensevelissement de Mgr Damaskinos Papandreou à l’intérieur de la propriété du Centre orthodoxe. 3.2. Automnales 2011 - Billet d’entrée à disposition des Conseillers municipaux (Mme Valérie Archetto, Maire) Mme le Maire a fait déposer sur la place de chacun des Conseillers municipaux un billet d’entrée aux Automnales 2011 (anciennement “Foire de Genève”), qui se tiendront du 11 au 20 novembre prochains à Palexpo. 3.3. Publication des ordres du jours des séances du Conseil municipal sur le site internet de la Commune (Mme Valérie Archetto, Maire) Répondant à une proposition formulée lors de la dernière séance du Conseil municipal (cf procès-verbal de la séance du 18 octobre 2011, point 7.3.), Mme le Maire nous informe que l’ordre du jour de la présente séance a été insérée dans le site internet de 3 la Commune, à la fois sous la rubrique du Conseil municipal et sur la page d’accueil. Cette démarche sera dorénavant renouvelée avant chaque séance du Conseil municipal. 3.4. Modification de l’heure du début de la séance du Conseil municipal du 6 décembre 2011 : 19h30 au lieu de 19h00 (Mme Valérie Archetto, Maire) L’opération “Calendrier de l’Avent” sera reprise à nouveau cette année. La fenêtre du mardi 6 décembre sera celle de la Mairie, qui accueillera les passants à partir de 18 heures pour un moment de convivialité et de partage, avec vin chaud et friandises. Chacun sera cordialement convié à cette occasion. Pour cette raison, le début de la séance du Conseil municipal sera retardé d’une demiheure ce soir-là, soit de 19h00 à 19h30. Bien entendu, les membres de ce dernier sont invités à participer à cette sympathique rencontre. 3.5. 3.6. Prochaines séances de commission (Mme Valérie Archetto, Maire) - La Commission des bâtiments tiendra sa prochaine séance le jeudi 24 novembre 2011, à 19h00, à la Mairie. - La Commission sociale et parascolaire se réunira le lundi 28 novembre 2011, à 19h00, à la Mairie (en lieu et place du 14 novembre). Porte-documents sur les tables du Conseil municipal (Mme Valérie Archetto, Maire) Mme le Maire rappelle que les porte-documents munis d’un bloc de feuilles quadrillées et d’un stylo, posés sur les tables du Conseil municipal, ne doivent pas être emportés en fin de séance, mais laissés sur place. Si l’un ou l’autre de leurs utilisateurs venaient à les emporter par mégarde, qu’ils veuillent bien les rapporter la prochaine fois, pour éviter d’avoir à en racheter... 3.7. Résultat du Concours des fenêtres et balcons fleuris, édition 2011 (M. Hubert Schneebeli, Conseiller administratif) M. Schneebeli déclare n’avoir qu’une seule communication à faire ce soir, plutôt heureuse et sympathique au demeurant. Au gré de ballades à travers la Commune, chacun d’entre nous a pu se rendre compte des efforts fournis tout au long de l’année - et tout spécialement à la belle saison - par les cantonniers de la Commune, en particulier MM. Didier Guénin et Tristan Saillant, qui mettent en place et entretiennent avec brio et succès de somptueuses décorations florales. Leur habileté et leur savoir-faire ont permis à Pregny-Chambésy d’obtenir le 3ème prix 2011 des fontaines fleuries et, surtout, dans la catégorie des communes de 3'000 à 10'000 habitants, le 1er prix de la Commune. Un magnifique résultat salué par une salve d’applaudissements. Le Conseil administratif, Mme la Secrétaire générale et M. le Technicien communal d’ailleurs ont assisté tout récemment à la cérémonie de la remise des prix qui honorent notre Commune. Pour remercier, féliciter et encourager nos talentueux collaborateurs, le Conseil administratif a prévu des les inviter à la prochaine séance du Conseil municipal. 3.8. Prolongation de la ligne 53 (future ligne U) des TPG en direction de Versoix (M. Philippe Schwarm, Conseiller administratif) Lors des deux dernières séances du Conseil municipal (cf procès-verbaux des séances des 6 septembre 2011, point 3.18. et 18 octobre, point 3.8.), M. Schwarm nous a 4 informés que la DGM-Direction générale de la mobilité ne considérait pas comme une priorité la prolongation de la ligne de bus 53 (future ligne U “Bouchet-Versoix”). Les Conseillers administratifs délégués des communes de Pregny-Chambésy et du GrandSaconnex, avaient alors adressé à la DGM un courrier déplorant le fait que le prolongement de cette ligne ne figurait pas dans le projet de réseau 2012 des TPG. Un courrier auquel la DGM avait répondu en confirmant sa position ci-dessus. Suite à cette échange épistolaire, de même qu’à un article paru récemment dans la presse, la DGM a repris contact avec l’ensemble des communes de la rive droite du lac en leur proposant la mise sur pied d’une réunion dans le but de discuter du futur prolongement de la ligne 53 qui serait prévu pour 2013. Cette séance devrait se tenir encore avant la fin de ce mois de novembre 2011. A cet égard, M. Schwarm salue la réaction positive de la DGM dans ce dossier. 3.9. Elaboration d’un plan de site dans le cadre du futur projet immobilier de la Malvande (M. Philippe Schwarm, Conseiller administratif) M. Schwarm rappelle qu’il y a quelques temps, dans le cadre du projet immobilier du domaine de la Malvande, nous en restions restés sur le fait que nous voulions faire valoir notre droit à intégrés dans un groupe de travail chargé d’étudier l’élaboration d’un plan de site sur les parcelles en question. Ceci afin de déterminer les gabarits et l’affectation d’un futur projet d’immeubles. Une réunion à ce sujet se tiendra encore avant la fin de l’année 2011, à une date à déterminer. 3.10. Esthétique douteuse du site de l’entreprise Conti, sise au bas de la route de Colovrex (M. Philippe Schwarm, Conseiller administratif) Lors de la séance du Conseil municipal du 18 octobre 2011 (cf procès-verbal, point 8.2.), le Conseil administratif a été interpellé par M. François Curtin au sujet du dépôt de l’entreprise Conti au bas de la route de Colovrex, dont l’aspect de bidonville fait largement tache dans le décor et le paysage. Une interpellation qui faisait suite à des plaintes de nombreux riverains qui se plaignaient de cette situation. M. Schwarm a rencontré M. Conti, patron de l’entreprise qui porte son nom, pour lui faire part de ce mouvement de mécontentement quant à la physionomie de son dépôt. Celuici s’est engagé à “cacher” dans toute la mesure du possible, d’ici le début de l’année 2012, le matériel entreposé sur sa parcelle, un engagement qu’il confirmera par écrit. A noter à ce propos que la procédure d’échange de parcelles devant permettre à terme d’aménager le futur arrêt TPG de “Machéry-Foretaille” est toujours pendante. 3.11. Préavis communal non respecté lors de la délivrance de certaines autorisations de construire (M. Philippe Schwarm, Conseiller administratif) Lors de la séance du Conseil municipal du 18 octobre 2011 (cf procès-verbal, point 3.12.), M. Ph. Schwarm nous avait informés avoir constaté qu’à deux ou trois reprises le DCTI avait délivré des autorisations de construire qui ne respectaient pas les préavis émis par la Commune. Concernant deux objets en particulier, le Conseil administratif avait fait part de sa déception quant à la manière dont les autorisations délivrées avaient été formulées. Estimant que les intérêts de la Commune n’ont pas été pris en compte dans ces deux affaires, ne comprenant pas la position du DCTI à cet égard, le Conseil administratif, par l’intermédiaire d’un avocat dûment mandaté, a décidé de faire recours à l’encontre de la délivrance des deux autorisations de construire en question auprès du Tribunal administratif. Un dossier a déjà été transmis, l’autre ne le sera que la semaine prochaine, sachant qu’à l’heure actuelle, nous sommes encore à l’intérieur du délai de recours. 5 3.12. Informations à propos du secret fiscal (M. Philippe Schwarm, Conseiller administratif) Suite à la présentation du budget de fonctionnement et du plan des investissements pour 2012 lors de la séance du Conseil municipal du 18 octobre 2011 (cf procès-verbal, point 6.1.), un Conseiller municipal avait posé la question de savoir s’il était possible de disposer d’une récapitulation de la répartition des plus gros contribuables par rapport aux revenus fiscaux qu’ils procurent à la Commune. M. Schwarm avait alors répondu que ces données étaient soumises au secret fiscal ; il ajoutait que même si les personnes n’étaient pas nommées, il n’était pas possible de diffuser des renseignements de ce type hors du champ du Conseil administratif, du secrétaire général et du comptable communal. Cette question revenant de manière récurrente, Mme la Secrétaire générale a recherché dans divers textes de loi les articles susceptibles d’étayer les arguments avancés par l’Etat s’agissant des obligations qui nous sont imposées en matière de respect du secret fiscal. M. Schwarm résume les principaux d’entre eux : a) Règlement d’application de la loi sur l’administration des communes (RAC) B 6 05.01 du 31 octobre 1984 L’article 23 - Informations aux communes indique que : 1 Le département des finances transmet aux communes les informations de nature fiscale nécessaires à l’établissement du budget [...] b) Loi de procédure fiscale (LPFisc) D 3 17 du 4 octobre 2001 Chapitre II - Secret fiscal L’article 11 - Principe général et sanctions stipule que : 1 Les personnes chargées de l’application de la législation fiscale ou qui y collaborent doivent garder le secret sur les faits dont elles ont connaissance dans l’exercice de leur fonction ainsi que sur les délibérations des autorités et refuser aux tiers la consultation des dossiers fiscaux et des rôles ou registres fiscaux. 2 Elles prêtent le serment de remplir leur fonction avec zèle et impartialité et de garder le secret le plus absolu sur toutes les déclarations, documents, opérations et communications dont elles ont eu connaissance. L’article 12 - Exceptions au secret fiscal en faveur des autorités cantonales précise que : 1 Le département est autorisé à communiquer les renseignements nécessaires [...] k) aux magistrats communaux qui ont accès au rôle des contribuables domiciliés ou exerçant une activité sur le territoire de leur commune ainsi qu’au personnel désigné par eux [...] c) Loi sur l’information du public, l’accès aux documents et la protection des données personnelles (LIPAD) A 2 08 du 5 octobre 2001 L’article 1 - Buts rappelle que la loi a pour buts : [...] de protéger les droits fondamentaux des personnes physiques ou morales de droit privé quant aux données personnelles les concernant. L’article 4 - Définitions précise que : Dans la présente loi et ses règlements d’application, on entend par : a) données personnelles (ou données), toutes les informations se rapportant à une personne physique ou morale de droit privé, identifiée ou identifiable 6 En conclusion, le Conseil administratif n’a aucune volonté de faire de la rétention d’information vis-à-vis des Conseillers municipaux, notamment ceux qui sont membres de la Commission des finances, mais il n’a pas de possibilité de transiger sur les règles ci-dessus. Il souligne encore que ces points ont été cités de manière explicite lors de la cérémonie de prestation de serment des magistrats communaux devant le Conseil d’Etat. 4. Rapports des Commissions 4.1. Commission des finances (Rapporteur : M. François Curtin, président) La Commission s’est réunie le 1er novembre 2011, pour passer en revue le budget administratif et financier 2012, comprenant entre autre le budget de fonctionnement, ainsi que le plan des investissements. Par rapport au projet initialement présenté (ndlr : lors de la séance du Conseil municipal du 18 octobre 2011, cf procès-verbal, point 6.1.), le budget de fonctionnement 2012 voit son excédent de revenus augmenté de CHF 12'000.00, pour atteindre CHF 16'524.00 (au lieu de CHF 4'524.00 comme initialement prévu). Cette différence s’explique par des corrections de postes concernant : - les procès-verbaux des commissions (qui seront tenus à l’avenir par des personnes externes) ; les subventions communales pour les abonnements de transports publics. Au final, la Commission a préavisé favorablement et à l’unanimité de ses membres présents le projet de délibération relative à l’approbation du budget de fonctionnement, de même que le taux de centimes additionnels pour 2012. De la même manière, elle a approuvé le projet de délibération relative au dégrèvement linéaire de 30% et fixant la taxe minimum à CHF 30,00 pour tout contribuable astreint à la taxe professionnelle communale pour 2012. Pour le reste, le président Curtin encourage ses collègues à prendre connaissance du procès-verbal détaillé de la réunion. 4.2. Commission des travaux publics (Rapporteur : M. Richard Périat, président) La Commission de la culture s’est réunie le 3 novembre 2011. S’agissant du chemin des Hortensias, les Commissaires ont tout d’abord écouté une présentation de M. H. Schneebeli, Conseiller administratif délégué, concernant un projet visant à la modification des marquages du “Stop” au débouché sur l’avenue de Tournay, qui ne sont actuellement pas conformes à la réglementation en vigueur, ainsi qu’au remplacement d’une partie de revêtement endommagé. Est également prévue la pose de deux éléments modérateurs de trafic (ralentisseurs), soit de type “coussin berlinois”, soit de type “seuil”, le prix entre ces deux variantes passant du simple au double... Suite à une requête antérieure formulée par certains riverains, la question avait été posée en son temps aux services cantonaux compétents de savoir s’il était possible de mettre cette artère communale en sens unique de circulation. A l’époque, nous avions essuyé un refus catégorique de leur part. Toutefois, la Commission des travaux publics revient à la charge, priant le Conseil administratif de se renseigner à nouveau auprès de la DGM-Direction générale de la mobilité pour obtenir une réponse écrite. S’il s’avérait impossible d’imposer un sens unique de circulation à cet endroit, la Commission pencherait alors en faveur de la pose de ralentisseurs de type “coussins berlinois”, soit la solution la moins chère. 7 Autre point abordé, la situation sur les travaux en cours au chemin des Crêts-de-Pregny. La partie du Grand-Saconnex est réalisée ; le collecteur est en place et le revêtement provisoire a été posé. Quant aux travaux côté Pregny, ils seront entamés au début de l’année 2012. Pour les Divers, le président Périat renvoie ses collègues à la lecture du procès-verbal qui leur sera remis par e-mail au début de la semaine prochaine. 5. Projets de délibération 5.1. Relative au dégrèvement linéaire de 30% et fixant la taxe minimum à CHF 30,00 pour tout contribuable astreint à la taxe professionnelle communale pour 2012 M. Ph. Schwarm rappelle brièvement l’enjeu de cette délibération dont la teneur n’a pas varié depuis de nombreuses années, renonçant à aller plus avant dans les commentaires sur ce sujet, sauf si l’un ou l’autre des Conseillers municipaux venaient à réclamer d’éventuels éclaircissements. S’agissant du dégrèvement de la taxe, il précise simplement qu’une telle pratique se rencontre dans nombre de communes, certaines d’entre elles prévoyant même un dégrèvement total de 100 %. Concernant Pregny-Chambésy, nous avons repris tel quel le taux de dégrèvement (30 %) en vigueur depuis plusieurs années déjà. Constatant l’absence de remarques et questions, Mme la Présidente soumet le projet de délibération ci-après, dont lecture est donnée par M. Nicolas Mooser, Deuxième viceprésident, au vote du Conseil municipal (au moment du vote, 19 Conseillers municipaux sur 19 sont présents, la Présidente n’exerce pas son droit de vote) : COMMUNE DE PREGNY-CHAMBÉSY DÉLIBÉRATION Relative au dégrèvement linéaire de 30 % et fixant la taxe minimum à CHF 30,00 pour tout contribuable astreint à la taxe professionnelle communale pour 2012 Arrêté : Vu l'article 30, al. 1, lettre c de la loi sur l'administration des Communes du 13 avril 1984; Vu l'article 308 B et C de la loi générale sur les contributions publiques du 9 novembre 1887; Vu le préavis favorable de la Commission des finances du 1er novembre 2011 ; Sur proposition du Conseil administratif, Le Conseil municipal de Pregny-Chambésy, dans sa séance du 8 novembre 2011, par 18 oui, aucun non et aucune abstention, soit à l’unanimité de ses membres, Décide De fixer à CHF 30,00 le montant minimum à percevoir de la taxe professionnelle communale 2012 et de fixer le dégrèvement linéaire pour 2012 de la taxe professionnelle communale à 30 % . La Présidente : Catherine LAFARGUE En conséquence, la délibération ci-dessus est acceptée. 8 5.2. Relative à l’approbation du budget de fonctionnement annuel et du taux des centimes additionnels pour 2012 M. Ph. Schwarm attire l’attention des Conseillers municipaux sur les quelques corrections intervenues par rapport au projet initial, suite à la séance de la Commission des finances du mardi 1er novembre 2011. A cet égard, les huit pages contenant les modifications en question ont été renvoyées à l’ensemble des membres du Conseil municipal, charge à eux de les insérer dans le dossier du budget 2012 qui leur a été remis lors de la séance du 18 octobre 2011. Par rapport au premier projet de budget, on enregistre une différence de CHF 12'000.00 au niveau de l’excédent de revenus du compte de fonctionnement qui passe de CHF 4'524.00 à CHF 16'524.00, qui s’explique de la manière suivante : - Etant donné le montant budgeté pour l’externalisation de la tenue des procès-verbaux des commissions, il a fallu diminuer en contrepartie de CHF 2'000.00 celui des jetons de présence aux Conseillers municipaux, puisque ceux-ci ne fonctionneront plus comme secrétaires à partir de 2012. - Les CHF 10'000.00 restants qui viennent grossir l’excédent de financement présumé s’expliquent par le fait que nous avions budgeté, au titre de subvention aux nouveaux abonnements TPG, une somme de CHF 25'000.00 qui paraissait un peu trop élevée. En effet, après vérification, le budget de dépense tournait plutôt autour de CHF 20'000.00. Ce à quoi s’ajoute le fait que nous avions fait preuve d’une trop grande prudence en sous-estimant les recettes provenant tant des abonnements TPG que des cartes journalières CFF, si bien que le montant de revenus présumé a été augmenté de CHF 40'000.00 à CHF 45'000.00. M. Schwarm relève encore que le taux de centime additionnel pour 2012 se monte à 32, un chiffre inchangé par rapport aux budgets de années précédentes. Au terme de cette présentation, Mme la Présidente ouvre la discussion : M. A. Bolle : revient sur l’information donnée plus haut par M. Schwarm sur les CHF 20'000.00 de subvention aux nouveaux abonnements annuels TPG. Ainsi qu’il l’a demandé lors de la dernière séance de la Commission des finances, il aimerait savoir combien d’abonnements cette somme représente-t-elle ? M. Ph. Schwarm : n’a pas les document sous les yeux, mais de mémoire il lui semble que la dernière facture en date des TPG d’un peu plus de CHF 20'000.00 devrait représenter quelque 80 abonnements. Pour plus de clarté, cependant, il propose à M. Bolle de faire rechercher ladite facture. Une fois retrouvée, celle-ci montre qu’en 2010, il y a eu 46 abonnements vendus au total. En 2011 en revanche, il n’y a eu que 23 abonnements vendus, soit la moitié de moins que l’année précédente. La dépense pour la Commune s’élève à CHF 11'266.00. Le Conseil administratif a néanmoins décidé de se baser sur les chiffres de 2010 pour le budget 2012, tablant sur une meilleure attractivité des transports publics, suite aux importantes modification du réseau des TPG dès décembre prochain. Il reste cependant ouvert à la possibilité de budgeter un montant de charge représentant la moyenne des années 2010 et 2011. M. A. Bolle : remercie son interlocuteur et déclare renoncer à présenter une telle demande à ce stade. 9 Constatant alors l’absence d’autres remarques et questions, Mme la Présidente soumet le projet de délibération ci-après, dont lecture est donnée par M. Serge Calame, Viceprésident, au vote du Conseil municipal (au moment du vote, 19 Conseillers municipaux sur 19 sont présents, la Présidente n’exerce pas son droit de vote) : COMMUNE DE PREGNY-CHAMBÉSY DÉLIBÉRATION Relative à l'approbation du budget de fonctionnement annuel et du taux des centimes additionnels pour 2012 Arrêté : Vu les articles 30, al. 1, lettres a), b) et g), 70, al. 1, lettre b) et 74, al. 1 de la loi sur l'administration des Communes du 13 avril 1984 et les articles 291 et suivants relatifs aux centimes additionnels, de la loi générale sur les contributions publiques du 9 novembre 1887 ; Vu le budget administratif pour l'année 2012, qui comprend le budget de fonctionnement et le plan annuel des investissements ; Attendu que le budget de fonctionnement présente un montant de CHF 10'419´830.00 aux charges et de CHF 10'436'354.00 aux revenus, l'excédent de revenus présumé s'élevant à CHF 16'524.00 ; Attendu que le nombre de centimes additionnels nécessaires à l'exécution des tâches communales pour 2012 s'élève à 32 centimes ; Attendu que le nombre de centimes additionnels à appliquer en supplément à l'impôt sur les chiens dû en 2012 par les personnes domiciliées ou séjournant plus de 3 mois dans la commune s'élève à 100 centimes ; Attendu que le plan annuel des investissements présente, pour 2012, un montant de CHF 6'880'000.00 aux dépenses et un montant de CHF 149'000.00 aux recettes, les investissements nets présumés s'élevant à CHF 6'731'000.00 ; Attendu que les investissements nets sont autofinancés par les amortissements économiques inscrits au budget de fonctionnement pour un montant de CHF 1'701'854.00, qui comprennent un montant de CHF 588'870.00 d’amortissements complémentaires et, par l'excédent de revenus présumé du compte de fonctionnement pour un montant de CHF 16'524.00, ce qui fait ressortir une insuffisance de financement des investissements de CHF 5'012´622.00; Vu le préavis favorable de la Commission des finances du 1er novembre 2011 ; Sur proposition du Conseil administratif, Le Conseil municipal de Pregny-Chambésy, dans sa séance du 8 novembre 2011, par 18 oui, aucun non et aucune abstention, soit à l’unanimité de ses membres, Décide 1. D'approuver le budget de fonctionnement 2012 pour un montant de CHF 10'419'830.00 aux charges et de CHF 10'436'354.00 aux revenus, l'excédent de revenus présumé s'élevant à CHF 16'524.00. 2. De fixer le taux des centimes additionnels pour 2012 à 32 centimes. 3. De fixer à 100 le nombre des centimes additionnels communaux à prélever en supplément de l’impôt cantonal sur les chiens dû en 2012 par les personnes domiciliées ou séjournant plus de trois mois dans la commune. La Présidente : Catherine LAFARGUE 10 En conséquence, la délibération ci-dessus est acceptée. 6. Propositions du Conseil administratif 6.1. Calendrier des séances du Conseil municipal pour 2012 Mme V. Archetto, Maire, attire l’attention des Conseillers municipaux sur le calendrier des séances déjà agendées pour l’année 2011, dont un exemplaire sur trouve sur chaque place : CALENDRIER DES SÉANCES DU CONSEIL MUNICIPAL ET DE LA COMMISSION DES FINANCES Année 2012 (Sauf indication particulière, les séances ont lieu à 19 heures, à la Mairie) Mardi 17.01.2012 Conseil municipal - séance ordinaire avec “Questions du public” Mardi 21.02.2012 Conseil municipal - séance ordinaire Mardi 20.03.2012 Conseil municipal - séance ordinaire avec “Questions du public” Mardi 17.04.2012 Conseil municipal - présentation des comptes 2011 Mercr edi 02.05.2012 Commission des finances - examen des comptes 2011 Mardi 08.05.2012 Conseil municipal - approbation des comptes 2011 avec “Questions du public” Mardi 12.06.2012 Conseil municipal - séance ordinaire Mardi 11.09.2012 Conseil municipal - séance ordinaire avec “Questions du public” Mardi 16.10.2012 Conseil municipal - présentation du budget 2013 Mardi 30.10.2012 Commission des finances - examen du budget 2013 Mardi 06.11.2012 Conseil municipal - approbation du budget 2013 avec “Questions du public” Mardi 04.12.2012 Conseil municipal - séance ordinaire Vacances de Noël Vacances de février Vacances de Pâques Vacances d’été Vacances d’automne 6.2. : : : : : du 23 décembre 2011 au 6 janvier 2012 du 13 au 17 février 2012 du 5 au 13 avril 2012 du 2 juillet au 24 août 2012 du 22 au 26 octobre 2012 Désignation des membres à la commission ad hoc logement Comme prévu lors de la séance du Conseil municipal du 18 octobre 2011 (cf procès- 11 verbal, point 6.2.) , Mme la Présidente fait procéder à la désignation des membres à la Commission ad hoc logement. Elle demande à chaque groupe politique représenté au sein du Conseil municipal de désigner un membre et un suppléant, sachant que le seul représentant du MCG au Conseil municipal sera automatiquement désigné comme membre de ladite commission. Entente Communale (proposition de M. Philippe Pasche) M. Julien Berger Mme Noëlle Genser : : membre suppléante Alternative (proposition de M. Alain Bolle) M. Alain Bolle M. Dominique Grandjean : : membre suppléant Radicaux (proposition de M. François Curtin) M. Laurent Wülser M. Daniel Berner : : membre suppléant Libéraux (proposition de M. Daniel Kössler) M. Serge Calame M. Richard Périat : : membre suppléant Mouvement citoyen genevois (désignation d’office) M. Hakim Arherbi : membre Prenant acte des propositions ci-dessus, Mme la Présidente fait remarquer que l’article 59 du Règlement du Conseil municipal, stipule, en son alinéa 1, que : “Lors de la première séance de chaque législature, le Conseil municipal procède à la nomination des commissions permanentes pour la durée de la législature”. Cette démarche a été remplie lors de la séance d’installation du lundi 6 juin 2011. Aujourd’hui, nous rajoutons une commission à celles déjà existantes. Mme C. Lafargue poursuit la lecture des alinéas 2 et 3 de l’article 59 : “Il en désigne les membres, en veillant à assurer à chaque parti ou groupe composant le Conseil une représentation équitable sur l'ensemble de ces commissions. Il en désigne également les présidents et les vice-présidents pour la durée de la législature.” Cela signifie qu’il faudrait pouvoir désigner ce soir un président et un vice-président pour cette nouvelle commission, de manière à ce que le Conseil municipal puisse voter la composition intégrale de cette dernière. Mme Lafargue demande à ses collègues s’ils souhaitent une interruption de séance, le temps de se concerter à cet égard : M. F. Curtin : demande précisément une interruption de séance. M. A. Bolle : propose - à moins que la nouvelle commission soit appelée à se réunir avant la date de la prochaine séance du Conseil municipal - que la désignation d’un-e présidente et d’un-e vice-président-e de la nouvelle Commission ad hoc logement soit reportée à la séance du Conseil 12 municipal du 6 décembre 2011. M. F. Curtin : approuve cette proposition et retire sa demande visant à une interruption de séance. Constatant alors l’absence d’autres remarques et questions, Mme la Présidente soumet la composition de la nouvelle commission au vote du Conseil municipal (au moment du vote, 19 Conseillers municipaux sur 19 sont présents, la Présidente n’exerce pas son droit de vote) : Par 17 oui, aucun non et 1 abstention, soit à l’unanimité de ses membres, le Conseil municipal de Pregny-Chambésy, dans sa séance du 8 novembre 2011, approuve la composition de la Commission ad hoc logement telle que découlant des propositions formulées ci-dessus par les groupes politiques représentés en son sein, étant entendu que les postes de président-e et de vice-président-e seront pourvus lors de la prochaine séance du Conseil municipal, soit le 6 décembre 2011. Mme la Présidente exhorte donc ses collègues à se concerter d’ici là de manière à ce que le Conseil municipal soit en mesure de désigner le/la président-e et le/la viceprésident-e de la nouvelle Commission ad hoc logement. Celle-ci pourra alors fonctionner en toute légitimité. 7. Propositions et questions 7.1. Résolution concernant la création d’une Fondation immobilière communale (Proposition de M. François Curtin) Mme la Présidente passe sans plus attendre la parole à M. François Curtin, en tant que président de la Commission des finances. M. Curtin rappelle que lors de la dernière séance du Conseil municipal, le 18 octobre 2011 (cf procès-verbal, point 4.9.), il avait rapporté de manière succincte les propos échangés lors de la réunion que la Commission avait tenue le 11 octobre 2011. Une réunion consacrée au projet de fondation immobilière communale et aux statuts de cette dernière. Après confrontation des opinions des différents groupes politiques, s’est dégagée une volonté exprimée par l’ensemble des membres de la Commission d’avoir une véritable transparence au niveau de l’attribution des logements communaux, ainsi qu’une bonne connaissance des revenus et des charges de fonctionnement des immeubles du patrimoine financier de la Commune. Les avis ont divergé quant à la façon d’atteindre ces objectifs : pour les uns il fallait passer par la création d’une fondation, tandis que pour d’autres la nécessité n’en était pas prouvée. Finalement, le président a fait voter la Commission qui, en dernier ressort, a rejeté le principe de la constitution d’un tel organisme. En conséquence, le projet de statuts n’a fait l’objet d’aucun débat. La Commission a donc chargé le Conseil administratif de soumettre au Conseil municipal un projet de résolution concernant la création d’une fondation immobilière communale, sur le principe de laquelle les Conseillers municipaux seront appelés à se prononcer par oui ou par non. Au terme de cette présentation, Mme la Présidente ouvre la discussion : M. A. Bolle : déclare que pour le groupe de l’Alternative - qui a fait de la fondation immobilière l’un des thèmes de sa récente campagne électorale - “l’intervention de ce soir pourrait être intitulée “une hirondelle ne fait pas le printemps”. Le Conseil municipal de ce soir s’apprête à prendre une décision importante concernant la gestion de son 13 patrimoine immobilier. Nous avons assisté à un changement de point de vue assez radical sur la question”, ajoute-t-il, “lors de la Commission des finances dont le président Curtin vient de faire un résumé.” Il poursuit en pointant du doigt l’attitude d’un Conseil administratif qui, dit-il, “se drape dans une virginité nouvelle, comme si la proposition de création d’une fondation de droit public ne reposait que sur le problème de l’attribution des logements. C’est à croire que lors de la législature précédente, le manque de transparence dans l’attribution des logements - relevé en commission - était dû à la présence du seul Conseiller administratif qui ne siège plus, aujourd’hui, dans cette assemblée.” Et de rappeler que sur un plan purement mathématique, il n’y a qu’un seul nouveau Conseiller administratif qui, en l’occurrence, “est un dauphin des radicaux”... M. Bolle a ressorti le rapport établi en 2010 par la Société fiiduciaire Bourquin Frères et Béran. Il se propose d’en citer les extraits les plus significatifs que nous rapportons ci-dessous : Page 3, point 3.1. - Avantages de la fondation immobilière - La gestion des immeubles au travers d’une fondation apporte de la transparence à la comptabilité et à la gestion des comptes communaux. Tous les éléments relatifs aux immeubles communaux seront sortis de la comptabilité communale. D’autre part,la gestion quotidienne des immeubles ne sera plus du ressort de l’administration communale. La fondation assurera la gestion de manière autonome, le coût pour la Commune en sera d’autant allégé. - Une séparation claire des responsabilités est réalisée. La commune n’est plus responsable, directement, de tous les aspects immobiliers, bien que le Conseil municipal restera l’organe de surveillance de la fondation. - Le rythme de prises des décisions opérationnelles n’est plus dicté par le calendrier politique communal. - Il est possible de prévoir que la commune perçoive un rendement annuel sur les fonds investis (capital de dotation) dans la fondation afin de compenser la rémunération actuelle des fonds propres. - La fondation immobilière peut être utilisée comme outil stratégique pour le développement immobilier communal. Elle peut lever des fonds auprès des instituts financiers sans péjorer la situation financière de la Commune. - Le Conseil de fondation est généralement formé de membres du Conseil administratif, du Conseil municipal et de professionnels ayant une expérience dans les domaines immobilier, économique, juridique ou financier. La compétence et la gouvernance s’en trouvent dès lors améliorées. - Les statuts de la fondation régiront le fonctionnement de ses organes. 14 - L’exonération des droits d’enregistrements et des émoluments est accordée par le Conseil d’Etat dans le cadre du transfert d’immeubles à une fondation de droit public avec le but de mettre à disposition de la population des logements à caractère social. - La fondation peut être un outil de travail pour des projets intercommunaux. M. Bolle reconnaît l’existence d’inconvénients qu’il qualifie de “relativement faibles” : Page 4, point 3.2. - Inconvénients de la fondation immobilière - La mise en place de la fondation de droit public peut être considérée comme lourde. En effet, il faut compter au minimum une année, les statuts devant être approuvés par le Grand Conseil. - Il y aura lieu de tenir compte du coût de l’opération qui comprendra le mandat de conseil pour le suivi, l’estimation de la valeur des immeubles, ainsi que les frais de notaire. A relever que ces frais-là pourraient se monter à quelque CHF 70'000.00. En outre, comme indiqué dans le rapport de la fiduciaire, à ce jour 21 sur les 45 communes du canton ont constitué une fondation immobilière communale. Page 5, point 7. - Conclusion En conclusion, le seul inconvénient concernant la constitution d’une fondation de droit public est le coût et la lourdeur de sa mise en place. Par contre, la gestion séparée du patrimoine immobilier permet une plus grande transparence, tout en assurant une surveillance adéquate tant par le Conseil administratif que par le Conseil municipal. Fort des constatations et des conclusions de ce rapport, M. Bolle souligne le fait que le groupe de l’Alternative éprouve beaucoup de peine à comprendre les arguments qui ont été avancés en commission des finances. Des arguments qui, de l’avis de ses membres, reposent essentiellement sur la crainte de la perte de maîtrise du dossier du logement. Enfin, s’il a personnellement insisté sur la nécessité de gérer le patrimoine immobilier de la commune avec clairvoyance et compétence, c’est parce qu’il était conscient des limites d’un Conseil municipal de milice. Dans les faits, la crainte affichée par certains Conseillers municipaux de voir des projets immobiliers échapper à leur sphère d’influence semble infondée aux yeux des représentants de l’Alternative : les membres du conseil de fondation sont en partie désignés par le Conseil municipal et les comptes sont soumis à ce dernier. Ce à quoi il faut rajouter le travail de l’autorité de surveillance des fondations, en tant qu’organe de contrôle étatique. En conclusion, l’Alternative ne peut qu’encourager les groupes libéral et radical à revoir leur point de vue et à 15 permettre à la Commission des finances de procéder au travail d’étude et d’analyse du projet de statuts de la future fondation. L’Alternative demande donc à la Mme la Présidente du Conseil municipal de soumettre au vote de ce dernier la possibilité de modifier le projet de résolution tel que proposé, de façon à ce que puisse être examinée l’éventualité d’un travail qui devrait se poursuivre dans ce dossier. Certaines craintes, notamment celle concernant la “perte de pouvoir”, sont compréhensibles. Le projet de statuts devrait être remanié de manière à les rendre vaines. Il serait dans tous les cas regrettable que cet important dossier soit enterré ce soir sans autre forme de procès. M. F. Curtin : a bien entendu la prise de position du groupe de l’Alternative. Il tient pour sa part à mettre en exergue plusieurs éléments cités par l’intervenant ci-dessus. Il reconnaît tout d’abord que certains Conseillers municipaux puissent opérer des changements “radicaux” dans cette affaire. Il est toujours possible d’évoluer dans ses opinions, d’appréhender une situation de manière différente au bout d’un certain temps, au gré des circonstances. Il considère la “flexibilité intellectuelle” comme étant une qualité plutôt qu’un défaut. Il n’hésite pas ensuite à contester certains points soulevés plus haut par son collègue de l’Alternative : - Il n’a pas l’impression que le calendrier politique de la Commune soit prépondérant pour déterminer les projets immobiliers qui sont menés actuellement sur le territoire communal, citant notamment les deux projets situés l’un à l’avenue de la Foretaille (terrains Gygax), l’autre au chemin de Valérie (près du cimetière). Il n’a pas l’impression que ces projets dépendent des élections passées ou à venir ou de tout autre élément ressortant de l’agenda politique des uns et des autres. - Le fait de confier la gestion du financement des immeubles locatifs communaux à une fondation immobilière ne constitue pas un argument d’une grande valeur. Si le financement devenait problématique au point qu’il faille réinjecter de la l’agent dans les comptes des immeubles, la responsabilité en incomberait de toute façon à la Commune. - Quant à la situation financière actuelle de PregnyChambésy, au vu des chiffres inscrits au budget 2012 - approuvé tout à l’heure - nous ne pouvons qu’être rassurés sur l’état de santé de notre Commune et sur sa capacité à mener à bien les projets immobiliers décrits ci-dessus. L’argument de l’Alternative n’est donc pas pertinent en l’occurrence. - L’élément déterminant qui est ressorti des débats en commission des finances est apparemment la soitdisant “lourdeur administrative” : pour obtenir les objectifs de transparence que se fixaient les Commissaires, les radicaux estimaient que nous n’étions pas obligés de passer par une structure lourde et coûteuse comme une fondation. 16 - Autre point très important pour le groupe radical : la politique immobilière de la Commune doit demeurer sous le contrôle d’un organisme politique, ce qui explique qu’il est depuis toujours favorable à la création d’une commission “logement” composée de Conseillers municipaux aptes à déterminer une politique de construction sur le territoire communal. Cette tâche ne doit aucunement être déléguée à des personnes qui ont des intérêts particuliers en tant que spécialistes du logement. En conséquence, le Groupe radical s’est fermement opposé à la création d’une fondation communale pour le logement et il encourage tous les autres membres du Conseil municipal à le suivre dans la voie de ce refus. M. L. Wülser : relève, sous la forme d’une petite boutade, que lors de la dernière séance du Conseil municipal il a finalement été décidé d’externaliser la prise des procès-verbaux des commissions. Par extension, ne pourrait-on pas envisager de faire pareil avec les immeubles communaux, par le biais d’une fondation ? Et, dans la foulée, pourquoi ne pas externaliser les autres domaines de compétences des Conseillers municipaux, comme par exemple toutes les Commissions...? M. J. Berger M. J. Berger M. D. Grandjean : rappelle la position de l’Entente communale sur ce dossier, qui a mis en exergue un certain nombre de points : - La nécessité d’assurer une meilleure gestion de l’ensemble des immeubles communaux, d’avoir une vision plus globale du patrimoine immobilier. A la “lourdeur administrative”, on peut opposer un certain allégement de la tâche du personnel communal dans la gestion au quotidien. - Lorsque l’on parle de “lourdeur”, celle-ci fait surtout référence à la constitution de la fondation et non pas sur son fonctionnement. - Introduire des professionnels dans un conseil de fondation offre la garantie de pouvoir disposer de spécialistes du domaine immobilier aptes à nous conseiller, à nous aider dans la prise de décision. - Les statuts tels que proposés offrent toute possibilité de mettre en place un contrôle accru du Conseil municipal sur le fonctionnement de la fondation, dont le Conseil serait de toute façon constitué en majorité de représentants du Conseil administratif et du Conseil municipal. : rappelle que : : - le Conseil municipal assumera toujours la responsabilité du contrôle politique sur la fondation immobilière communale ; - la création d’une fondation immobilière pour l logement a en grande partie pour but de décharger le personnel communal de la gestion des immeubles communaux. relève à son tour que le Conseil municipal jouera 17 toujours un rôle prépondérant s’agissant du contrôle des activités de la fondation, insistant sur le fait que celle-ci a notamment pour but de décharger le Conseil administratif et les collaborateurs de la Commune. Si la constitution d’un tel organisme venait à être refusée par la majorité du Conseil municipal, il promet de n’accepter l’invocation d’aucune excuse d’un manque de temps dans la conduite de tel ou tel projet immobilier ou dans la gestion quotidienne du parc des immeubles communaux. M. A. Bolle : revient sur deux ou trois affirmations prononcées plus haut par M. F. Curtin : - S’agissant de la composition du Conseil de fondation, l’article 9 du projet de statuts tel qu’il se présente aujourd’hui, stipule que le conseil de la fondation est composé d’un membre du Conseil administratif (désigné par celui-ci), le Conseil administratif désignant à son tour 3 membres, le Conseil municipal désignant ,lui, 4 membres, dont au moins 2 en son sein. Il y aura donc trois élus issus des deux Conseils ci-dessus qui siégeront dans le conseil de la fondation. - A l’article 13 du projet de statuts, on peut constater toute une série d’explications sur le rôle du Conseil municipal qui précise que la fondation est placée sous la surveillance du Conseil municipal de la Commune de Pregny-Chambésy et qu’il est remis au Conseil administratif de la Commune, à la fin de chaque exercice, les bilan et compte de profits et pertes, qui seront également soumis par la suite à l’approbation du Conseil municipal, sous peine d’être frappés de nullité. Toutes les décisions du conseil de fondation concernant l’acquisition ou l’aliénation de biens immobiliers et d’actions de sociétés immobilières, l’octroi ou la cession de tous droits de servitude et de superficie, le règlement de la fondation, la modification des statuts, la dissolution de la fondation, ainsi que d’autres points encore à rajouter sont placés sous la surveillance du Conseil municipal. - Sur la question de l’agenda politique, M. Bolle estime qu’il n’est pas difficile de se souvenir de ce qui a été fait sur la question du logement lors de la dernière campagne électorale en date. Un certain nombre de candidats étaient d’accord sur le fait qu’il fallait mettre l’accent et la priorité politique autour de la construction de logements. On voit clairement que les groupes politiques qui composent le Conseil municipal montrent un intérêt évident sur la question du logement et à travailler sur ce thème. - Enfin, M. Bolle rappelle à M. F.Curtin que les arguments qu’il a avancés ne sont pas ceux de l’Alternative, mais ceux provenant d’une société fiduciaire que nous n’avons d’ailleurs pas payée pour ce faire. Cette société s’est vu confier un 18 mandat d’étude dans ce dossier, impliquant le maintien d’une distance nécessaire d’avec les groupes politiques. Il assure ne pas posséder d’actions de la Société fiduciaire Bouquin Frères et Béran, ce qui l’autorise à déclarer les arguments avancés par le groupe radical comme non recevables. - Sur la question de la lourdeur administrative induite par la création d’une fondation immobilière communale, il souscrit à la remarque formulée plus haut selon laquelle cette lourdeur ne concernera que les démarches visant à la constitution de cette dernière. Si le Conseil municipal accepte le projet résolution, il faudra en effet compter au moins une année de travail, au bas mot, pour créer et mettre en place cet organe. Avec une plus-value sérieuse quant à la manière dont les immeubles seront gérés. - Autre argument rappelé par M. Bolle (dont il n’a fait mention ni en commission des finances, ni ce soir jusqu’à maintenant : nous devons faire face au problème du renouvellement des législatures, avec les risques qu’il comporte de changement de cap et d’orientation politiques. Lorsqu’on confie des mandats dans des activités qui exigent beaucoup de temps et de disponibilités comme la construction et la gestion d’immeubles, on peut alors s’appuyer sur la certitude que le conseil de fondation ne sera pas bloqué à chaque début de législature et qu’il pourra agir dans la continuité. On constate que nous avons démarré la présente législature depuis plus de 5 mois, mais que la commission qui devrait être saisie de cet objet ne s’est pas encore réunie... Concernant le projet immobilier sur le terrain Gygax sis à l’avenue de la Foretaille, propriété de la Commune, cela fait maintenant plus de 4 ans que les discussions ont débuté, sans que l’on constate une avancée significative. Rien n’a été fait, hormis quelques esquisses sur des volumes... Si ceprojet avait été confié aux bons soins d’une fondation, nous n’en serions pas à ce stade embryonnaire. M. F. Curtin : constate avec satisfaction que l’Alternative défend fort bien les milieux immobiliers et du capital. Si les radicaux changent d’avis sur les fondations, l’Alternative, en changeant de nom, a également changé d’orientation politique... Une telle flexibilité intellectuelle s’inscrit donc dans une évolution tout à fait souhaitable. La description fournie par M. Bolle par rapport au contrôle politique effectué par les représentants du Conseil municipal et du Conseil administratif au sein du conseil de fondation, contrôle par validation des décisions prises au niveau du Conseil municipal semble correspondre tout à fait à la description de la Commission ad hoc pour le logement dont la composition a été approuvée il y a quelques minutes. En fait nous avons, par cette commission, l’organe 19 politique de décision dont nous avons besoin pour entreprendre et mener à bien nos divers projets immobiliers. Il n’y a donc pas besoin de chercher beaucoup plus loin des solutions qui sont à portée de main. Il est clair que tout ce qui a trait à la défense et la sauvegarde des intérêts de la Commune doit être prioritaire et absolument rester dans les mains d’un organe politique. Voilà pourquoi le groupe radical n’est pas favorable à la création d’une structure complexe, coûteuse, qui ne sera pas forcément beaucoup plus efficace qu’une commission bien pensée, avec des membres motivés. Concernant l’argument du risque de changements de cap politique à chaque nouvelle législature, on peut penser qu’un nouveau Conseil municipal issu des urnes, orienté de manière diamétralement opposée à celle du Conseil municipal sortant, pourrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour aller à l’encontre des options et des démarches entreprises par la fondation. Le fait de disposer d’une fondation ne protège aucunement la Commune des conséquences d’une possible évolution politique. Ces arguments sont certes intéressants, mais ne font pas le poids au regard de ceux défendus par le groupe radical. M. D.Kössler : reconnaît que la question de la création d’une fondation immobilière communale occupe le Conseil municipal depuis plusieurs années déjà. Ce sujet a été évoqué autour de cette table il y a 5 ans, 10 ans ou plus. A l’époque, M. Kössler disait se sentir interpellé, reconnaissant volontiers que la question des attributions de logements constituait pour lui un point d’interrogation. Au fil du temps, l’expérience venant, les choses lui paraissent avoir évolué de manière satisfaisante. Avec le temps, l’intérêt manifesté par M. Kössler pour la création d’une fondation immobilière communale s’est estompé. Il admet que sa position a évolué sur ce point-là. Sans vouloir exclure à tout jamais une telle possibilité,il estime que la Commune dispose actuellement de structures suffisamment performantes pour assurer une bonne gestion de son patrimoine immobilier et des projets y afférents. Il ajoute qu’il a bien entendu parler du rapport de la Fiduciaire Bourquin, Frères et Béran, auquel les Conseillers municipaux étaient dans l’ensemble favorables. Il est évident que ce n’est la fiduciaire qui allaient nous “vendre” une fondation. Cependant sur un plan général, on constate que si l’on parle d’assurances à un assureur, celui-ci aura tendance à essayer de vous convaincre de la nécessité de bien vous assurer. On peut admettre qu’il existe un biais positif par rapport à la vue d’un professionnel de la fiduciaire. Par ailleurs, pour en avoir discuté avec d’autres personnes provenant de communes au sein desquelles il existe déjà une fondation immobilière communale, M. Kössler rapporte des échos selon lesquels un tel organisme ne procure pas forcément que des avantages. Reprenant les propos énoncés plus haut par M. L. Wülser, 20 qui caricaturait les possibilités offertes par une externalisation de certaines procédures, il met le doigt sur la nécessité de limiter, de maîtriser quelque peu cette sorte de “fuite en avant” qui consiste à créer des instruments propres à nous décharger en partie de travaux d’une certaine importance et, partant, de certaines responsabilités. A cet égard, il dresse un parallèle avec les constations qu’il fait dans le monde de l’économie privée, financière et autre où nombre de dirigeants ont une grande propension à mandater des sociétés d’experts et de conseils avec pour but, celui de se “dédouaner” : il est tellement facile de dire, le moment venu, que “le cabinet Mc Kinsey a dit ceci ou affirmé cela...”, même si cela s’avère faux. Même si nous sommes dans un contexte différent, nous devons prendre garde à ne pas prendre le même chemin. En tout état de cause, le fait que créer une nouvelle fondation immobilière communale ne peut qu’engendrer des coûts importants et une perte de temps non négligeable. Cette tendance moderne à déléguer charges et responsabilités doit être maîtrisée, voire combattue dans certains cas. A ce stade, M. Kössler estime qu’il faut renoncer à la constitution d’une telle fondation, le point qui lui tenait particulièrement à coeur ayant été entretemps résolu. Et puis n’est pas parce que près de la moitié des communes du canton ont opté pour une telle fondation que nous devons faire de même. Cet élément n’est nullement décisif à cet égard. Par ailleurs, il pense que les bonnes décisions ont été prises par rapport aux projets de construction dont il a été fait mention ci-dessus. Assumons-les plutôt que de les reporter sur des tiers. Pour sa part et au nom du Groupe libéral, M. Kössler suggère de ne pas entrer en matière sur le projet de constitution d’une fondation immobilière communale. M. Ph. Pasche : se déclare étonné que l’on affirme que la création d’une nouvelle commission ad hoc pour le logement dispensera le Conseil municipal de voter sur la constitution d’une fondation immobilière communale. Cette commission va faire une partie du travail. S’il y a des constructions, nous devrons passer par la Commission des bâtiments, si des aménagements sont à prévoir, nous passerons par la Commission de l’aménagement. M. Pasche se réjouit dès lors de voir la vitesse à laquelle les projets seront menés... De plus, il faut s’attendre à des échanges verbaux nourris, aussi M. Pasche est-il satisfait que les débats puissent être retranscris par des procès-verbalistes professionnels à partir de 2012. D’autre part, M. Pasche n’éprouve aucune gêne à dépenser un peu d’argent pour s’assurer les conseils de professionnels de l’immobilier. Par ce procédé, on prouve à nos administrés notre volonté de traiter les dossiers de manière correcte. M. A. Bolle : revient sur la question des attributions de logements. Aujourd’hui, il entend le Conseil administratif qui confirme 21 qu’il dispose de règles bien précises à ce sujet, règles qui visent à attribuer un logement par ordre d’ancienneté à la première personne inscrite dont le dossier se trouve au haut de la pile. Il redit ce qu’il a déclaré en commission des finances, à savoir que si tel devait être le cas, un tel mode de faire constituerait manifestement une erreur. L’attribution d’un logement demeure en effet une affaire complexe, elle nécessite la prise en compte de plusieurs paramètres. Dès lors, se limiter au critère de l’ordre d’arrivée des dossiers sur le bureau du Conseiller administratif délégué n’est de loin pas suffisant. Il espère que le Conseil administratif ne travaille pas dans cette voie-ci, sans quoi l’objectif n’est pas atteint. Pour lui, la question de la transparence n’est pas liée à ce qui se passe à huis-clos au sein du Conseil administratif, mais elle dépasse largement cette question. Si demain on venait à interpeller la Cour des comptes à ce sujet, nous aurions de sa part une réponse selon laquelle il serait souhaitable que nous sortions à terme les bâtiments communaux des comptes de la Commune. Pour ce faire il n’y a qu’une seule solution, à savoir créer une fondation. Si le Conseil municipal devait refuser cette démarche, il est certain que l’Alternative reviendrait à nouveau plus tard avec une nouvelle proposition dans ce sens. Constatant l’absence de tout autres remarques et questions, Mme la Présidente soumet le projet de résolution ci-après, dont lecture est donnée par M. Nicolas Mooser, Deuxième vice-président, au vote du Conseil municipal (au moment du vote, 19 Conseillers municipaux sur 19 sont présents, la Présidente n’exerce pas son droit de vote) : COMMUNE DE PREGNY-CHAMBÉSY RESOLUTION Concernant la créationd’une Fondation immobilière communale Considérant : La résolution du parti socialiste du 10 novembre 2009 ; La prise de position favorable du Conseil administratif transmise en séance du Conseil municipal du 11 mai 2010 quant à l’opportunité de créer une “Fondation immobilière communale chargée de gérer et de développer le patrimoine immobilier de la commune ; La prise de position favorable de la Commission des finances du 2 novembre 2010 ; La résolution du 9 novembre 2010 invitant le Conseil administratif à établir un projet de statuts d’une Fondation immobilière communale à faire valider par la Commission des finances ; La prise de position défavorable de la Commission des finances du 11 octobre 2011 ; Le Conseil municipal de Pregny-Chambésy, dans sa séance du 8 novembre 2011, par 6 oui, 12 non et aucune abstention, soit à l’unanimité de ses membres, Décide De refuser le principe de la création d’une Fondation immobilière communale. La Présidente : Catherine LAFARGUE En conséquence, la résolution ci-dessus est refusée. 22 7.2. Douves sur le terrain du Château de Tournay (Question de M. Alain Bolle) Lors de la dernière séance de la Commission des travaux publics, M. Bolle a posé à M. Schneebeli la question de savoir si les fossés qui ont été creusés sur le terrain du Château de Tournay sont au bénéfice d’une autorisation de construire ou non ? Quelque peu étonné par ces travaux plutôt inhabituels, il se demande si les propriétaires du domaine ont l’intention par là de se protéger contre les incursions d’hypothétiques envahisseurs ? M. Ph. Schwarm : répond qu’il n’a vu passer aucune requête en autorisation de construire à cet égard. M. H. Schneebeli : répète ce qu’il a déjà déclaré en commission, à savoir qu’il n’a pas de souvenir précis concernant les douves. Par contre, il confirme que le propriétaire du château a toujours suivi les procédures légales chaque fois qu’il a entrepris des travaux. Il ajoute que la CMNS-Commission des monuments, de la nature et des sites a aussi largement fait son travail à cet égard. Il lui semblerait assez curieux que le propriétaire ait mené de tels travaux sans disposer au préalable d’une autorisation en bonne et due forme. Il promet néanmoins de vérifier la chose et de fournir une réponse précise à ce sujet lors de la prochaine séance du Conseil municipal. 7.3. Règlement concernant l’attribution des jetons de présence hors commissions (Question de M. Alain Bolle) S’agissant du règlement concernant l’attribution des jetons de présence hors commissions - dont il n’a d’exemplaire sous la main - M. Bolle croit savoir qu’il datait de la législature précédente et qu’il n’était valable que pendant la durée de celle-ci. Il se demande s’il n’était pas nécessaire d’actualiser de règlement, de manière à lui conférer un caractère permanent ? Après vérification, il s’avère que ce document ne fait pas partie du classeur remis aux Conseillers municipaux en début de législature. M. Bolle précise alors que ledit règlement traite des jetons de présence attribués aux Conseillers municipaux qui exercent des mandats de représentation à l’extérieur. Il devrait être revu, de manière à ce qu’il ne soit pas limité à la durée d’une législature. Mme V. Archetto 7.4. : s’engage à fournir une réponse circonstanciée d’ici à la prochaine séance du Conseil municipal. Statut des membres suppléants de la Commission ad hoc logement (Proposition de M. Alain Bolle) M. Bolle propose que les membres suppléants de la Commission ad hoc logement puissent siéger en même temps que les membres à part entière au sein de cette dernière. En effet, le Conseil municipal s’est prononcé tout à l’heure sur le principe de la désignation d’un Conseiller par groupe politique, chacun disposant d’un droit de vote, plus un Conseiller suppléant. L’idée de M. Bolle est de faire en sorte que les membres suppléants, bien que privés du droit de vote, puissent tout de même siéger en même temps que leurs homologues, de manière à être au courant des dossiers à traiter. En cas d’absence d’un membre titulaire lors d’une réunion de la Commision, le membre suppléant pourrait ainsi le remplacer dans les meilleures conditions possibles. Malgré ce que d’aucuns affirment sur le fonctionnement de la communication au sein 23 des groupements politiques et même si l’on dispose de procès-verbaux et autres compte-rendus de séances, il n’en reste pas moins que pour des dossiers relativement complexes, le mode de fonctionnement tel que proposé par M. Bolle pourrait se révéler avantageux. Mme V. Archetto : estime que cette question est du ressort des Conseillers municipaux qui doivent y répondre eux-mêmes. M. D. Kössler : entend bien la proposition de son collègue, qu’il accueille toutefois non sans quelque arrière-pensée dubitative. Si l’on se met à doubler à chaque fois le nombre de Conseillers municipaux au sein de la Commission ad hoc logement, il craint que les débats ne deviennent très difficiles à gérer. Pour cette raison, il préfère s’en tenir à la formule consistant à ne faire siéger qu’un Commissaire par groupe politique à la fois. En finalité, Mme la Présidente suggère que ce point soit réglé lors de la prochaine séance du Conseil municipal. D’ici là, elle recommande à ses collègues de se concerter sur la question. 7.5. Présentation à la population du projet de démolition-reconstruction de la nouvelle salle communale (Proposition de M. Dominique Grandjean) Dans la foulée des chiffres qui ont été présentés lors de la dernière séance du Conseil municipal à propos du projet de la nouvelle salle communale, M. D. Grandjean propose d’organiser une éventuelle présentation publique destinée à l’ensemble de la population de la Commune du projet, avant le dépôt de la requête en autorisation de construire. Ceci pour éviter le lancement d’un possible référendum contre le crédit de construction. Mme V. Archetto : demande à ce qu’on laisse au Conseil administratif le temps de réfléchir à la question, sachant qu’il pourrait s’avérer délicat de présenter à la population un projet qui ne serait peut-être pas finalisé. Elle s’engage dans tous les cas à aborder le sujet avec ses collègues de l’exécutif. 8. Divers 8.1. Exposition de Mme Chantal Monney, présidente de l’Association Cham’Art à l’Espace Foretaille (Intervention de M. Philippe Pasche) M. Pasche transmet à ses collègues une invitation à l’exposition de Mme Chantal Monney, qui se déroulera à l’Espace Foretaille du 25 au 27 novembre prochains. 8.2. Absence d’indications sur les musées de la Commune sur le site internet de la Commune (Intervention de M. Philippe Pasche) Lors d’une récente réunion avec le conseil de la Fondation Heim, les divers protagonistes se sont aperçus que les pages “culture” du site internet de la Commune ne faisaient aucune référence aux différents musées sis sur le territoire communal. Il serait donc judicieux de remédier à cet état de fait. 9. Néant. Questions du public 24 L’ordre du jour étant épuisé, la séance est levée à 20h35. La Présidente : Catherine LAFARGUE Le Vice-président : Serge CALAME Le deuxième Vice-président : Nicolas MOOSER Le Rédacteur du P.-V. : Michel BOVEY