festival island #2 du 09-02-2013 au 10-02-2013

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festival island #2 du 09-02-2013 au 10-02-2013
FESTIVAL ISLAND #2, DU 09-02-2013 AU 10-02-2013
FESTIVAL ISLAND #2
DU 09-02-2013 AU 10-02-2013
Le Festival Island est un rendez-vous inaugural saisonnier, pour les formes vivantes des
cultures contemporaines, qui mixe performances sonores, visuelles, chorégraphiques,
graphiques, littéraires et scientifiques le temps d'un week-end. Ce festival
transdisciplinaire a lieu dans le parcours d'expositions. Il est gratuit et ouvert à tous.
**Réservez votre place dans la navette
départ à 13:30 le samedi et le dimanche de la place Charles De Gaulle Etoile (sur l'angle
avenue de la Grande Armée - arrêt "Dépose minute").
[email protected] - + 33(0) 1 39 52 45 35 **
samedi 9 février 2013
À partir de 14:00 (performances)
Le Sphinx, de Dora García, avec Sybille Cornet
Dans le cadre de l'exposition Courtesy of the artist, Libelle
Dans l'espace d'exposition, une jeune femme semble « choisir » parmi les visiteurs quelqu'un
prêt à répondre à une série de questions. Une fois que le Sphinx a choisi quelqu'un, elle
s'approche de lui ou d'elle et lui dit : « Bonjour, je suis le Sphinx, un jeu de vérité. Je vais te
poser une série de questions auxquelles tu devras répondre par oui ou par non. Es-tu prêt à jouer
? » Chaque bonne réponse donne accès à la suivante ; une mauvaise réponse met fin au jeu : « Je
suis désolée mais votre réponse est fausse, c'est la fin de la partie. » Les questions sont
extrêmement personnelles (« Êtes-vous amoureux ? », « Peut-on comprendre l'univers ? »), et le
participant ne saura jamais pourquoi sa réponse est bonne ou mauvaise. Mais plus on avance
dans le jeu, plus une logique étrange commence à émerger : il nous est en fait demandé de
donner les mêmes réponses que quelqu'un, une personne que nous découvrons à chaque
nouvelle question.
Dora García : (Valladolid, Espagne, 1965)
Dora García poursuit une recherche sur les conditions et les conventions qui participent aux
représentations de l'art, à la notion de temps, réel et fictif, et aux limites entre la représentation
et la réalité. Son travail est de nature conceptuelle et se compose de textes, de photographies, de
performances, d'installations pensées pour des lieux spécifiques. Il génère des contextes qui
proposent des relations non-conventionnelles entre l'artiste, l'œuvre et le spectateur. Dora García
utilise la fiction comme outil de représentation d'une réalité multiple et questionnable.
#7 Piece for any number of vocalists de Alison Knowles, 1962-2012, dans le cadre de
l'exposition Art By Telephone... Recalled
Alison Knowles (New York, États-Unis, 1933)
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Après des études d'art à l'Université de Middlebury, elle rejoint à la fin des années 50, avec son
mari Dick Higgins, le petit cercle des artistes expérimentaux new-yorkais. Rare peintre à
s'intégrer dans la famille Fluxus, Alison Knowles mena de front son travail de performer et sa
pratique graphique à partir de papiers fabriqués aux textures et aux qualités musicales
surprenantes, d'objets trouvés et de recherches savantes sur les haricots ou la nomenclature des
lunes chez les différentes nations indiennes d'Amérique du nord. Elle publie des livres
fascinants comme les Bean Rolls en 1965, le Big Book de 1967, jusqu'au poème House of Dust,
premier exemple de poésie permutationnelle réalisé par ordinateur en 1968. Professeur au
California Institute of the Arts, elle a aussi créé des œuvres avec John Cage et Marcel Duchamp.
14:00 (films)
Film Festival , de Ricardo Valentim
Programme 1
Re-Discovering America: Washington D.C., Copley Productions - Dir. Jonh Hynd Prod.
Howard Matson, 1974, 19'
France Panorama, Société Nouvelle, Pathé-Cinéma s. d., 12'
Despite Man's Differences... A.B.C. Merchandizing, Inc. and McGraw-Hill, Inc. - Dir. Prod.
Gene Feldman, Indiana and Northwestern University, 1970, 17'
The French Village , Journal Films s. d., 21'
15:30 (conférence)
Recalling Art By Telephone
De Sébastien Pluot et Fabien Vallos
L'exposition Art by Telephone proposée en 1969 au Musée d'Art Contemporain de Chicago est
à la fois mythique et méconnue. Cette conférence propose d'analyser les nombreux enjeux
soulevés par cette exposition et en particulier la manière dont elle interroge les pratiques
conceptuelles à partir des héritages des avant-gardes historiques. Il sera aussi question d'évoquer
les nouvelles propositions de 2012 et leurs relations à ces deux précédents historiques.
16:30 (films)
Dans le cadre de l'exposition Courtesy of the artist, Libelle
A world undone, de Nicholas Mangan, 2012, 12'.
Le film, A World Undone plonge au cœur du Zircon, ce minerai vieux de 4404 millions
d'années qui a été mis au jour parmi les roches les plus anciennes de la terre dans le territoire
particulièrement reculé des Jack Hilles en Australie occidentale. Le projet consistait à réunir une
petite quantité du matériel géologique et de le réduire en poudre, désintégrant la matière même
qui le constitue. La poussière a alors été filmée, à l'air libre, par une caméra qui capture le
mouvement à une vitesses de 2 500 images par seconde. La poussière qui s'envole compose une
image de la croûte terrestre en train de se dématérialiser, un retour en arrière sur le devenir de la
planète ; un cosmos inversé. Pour reprendre les mots de James Hutton, l'un des pères fondateurs
de la géologie, considéré comme l'inventeur du "temps profond": "Pas de vestige d'un
commencement - pas de perspective d'une fin".
Nicholas Mangan (Geelong, Australie, 1979)
Il se souvient d'avoir toujours entrepris de démonter les objets pour les comprendre. Son œuvre
s'attache à développer les histoires que génèrent certains lieux ou certains objets. Une mine
tropical en plein conflit, la banqueroute d'une île-nation, une exposition géologique de la croute
terrestre originelle, des souvenirs touristiques oubliés et les vestiges démolis d'une icône de
l'architecture sont les matériaux de ce processus de dissection et de reconfiguration. Par l'étude
des relations instables entre culture et nature, il met en relief les flux de matière, d'énergie et
d'idéologies qui sont produits par la tension entre ces deux champs.
Project for a Masquerade (Hiroshima), Simon Starling, 2010, 25'54"
Le film met en scène la représentation d'une pièce qui fait se rencontrer l'Eboshi-ori, un ancien
récit japonais traitant d'un jeune aristocrate qui se déguise pour échapper à son passé trouble, et
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la saga de la Guerre Froide qui se déploie autour d'Henri Moore et de sa sculpture de 1965
Nuclear Energy. Installée sur le campus de l'Université de Chicago, Nuclear Energy indique
l'emplacement qui a vu naître à la fois l'ère nucléaire et le futur Projet Manhattan au travers de
Pile No. 1, la première réaction nucléaire auto-entretenue réussie par Enrico Fermi. Chaque rôle
de la pièce japonaise originale est tenu par une nouvelle distribution incluant : James Bond,
Anthony Blunt, le Colonel Sanders et Joseph Hirshhorn, réunis à travers un faisceau de
connections qui reviennent toutes au monument de Moore. Le film s'inscrit dans la recherche
que mène Simon Starling sur les œuvres de Moore, et leur redéploiement, qui a commencé en
2006-2008 avec Infestation Piece (Musselled Moore) (jouant elle-même sur la Guerre Froide et
impliquant des hordes de mollusques Russes envahissant les Grands Lacs dans les derniers jours
de l'Union Soviétique), mais qui s'inspire ici plus spécifiquement de la découverte par hasard
d'une réduction d'un monument de Chicago qui, étrangement, se retrouve dans les collections du
Musée d'art contemporain de la Ville d'Hiroshima sous un autre nom, Atom Piece.
Simon Starling (Epsom, Royaume-Uni, 1967)
Il revisite l'histoire des formes et questionne les notions de valeur, de fabrication et de statut des
objets. Ses sculptures, installations et voyages s'articulent autour d'actes de transformations et
d'hybridations, d'actions de déplacement et d'interventions in situ. Décomposant
méthodiquement matériau et contexte, Simon Starling réorganise des liens inattendus entre des
domaines sans affinités apparentes, aux temporalités lointaines. Toute son œuvre est
processuelle, construite de déplacements, de parcours, d'histoires, de transformations,
d'hybridations, de reproductions, d'échanges, de cycles, de rencontres impensées, de mélanges
de genres, temporalités et techniques… Quelles qu'en soient leurs envergures, les épopées de
Simon Starling mettent en scène des gestes de modification. Il élabore une cartographie du réel
teintée d'humour, de gravité, de poésie, avec un rien de romantisme.
Sans titre (La Vallée von Uexkull 1920 x 1080) de Fabien Giraud et Raphaël Siboni, Video,
2k full hd, couleur, 2009, 33'
est la première oeuvre d'une série répondant du protocole suivant : vidéos de coucher de soleil
réalisées dans le désert sans lentille ni objectif à l'aide d'une camera de très haute résolution. À
chaque révolution des techniques de résolution de l'image une nouvelle vidéo est tournée. Cette
captation du réel atteindra son seuil critique lorsque la résolution technique dépassera celle de
l'oeil humain.
Fabien Giraud et Raphael Siboni
Issus des pratiques du documentaire et du cinéma, Fabien Giraud et Raphael Siboni se sont
rencontrés à l'ENSAD. Après un passage au Fresnoy, ils débutent leur collaboration en
2007.?D'un questionnement initial sur les communautés contemporaines et les modes
d'individuation qui les travaillent, leur démarche s'ouvre progressivement à une redéfinition
systématique de la notion même d'expérience artistique.?Le monde, selon Fabien Giraud et
Raphael Siboni, est un paysage liquide et fluide, "soft" au sens oú l'entend aujourd'hui la
programmation informatique. Dans un système d'équivalence, où rien ne se fixe ni ne perdure, "
l'œuvre n'est plus qu'une variable dans un système nommé selon le cas exposition, institution,
situation. La singularité est une fonction parmi d'autres de cet ensemble dynamique". C'est au
sein de cette "condition" que se forme l'enjeu de leur travail. Il consiste à en envisager la
possibilité 'malgré tout' d'une saillance qui, venant faire disjoncter cette réalité, porte en elle la
promesse d'un événement.
17:30 (clips d'artiste)
Directed By, par Frédéric Legros
24 clips commerciaux réalisés par des artistes. Une sélection YouTube : Doug Aitken,
Pawel Althamer, Rosa Barba, Jake & Dinos Chapman, Larry Clark, Keren Cytter,
Cyprien Gaillard, Dominique Gonzalez-Foerster, Jesper Just, Camille Henrot, Damien
Hirst, Ragnar Kjartansson & Asdís Sif Gunnarsdóttir, Ange Leccia, Thomas Lélu, M/M,
Mrzyk & Moriceau, Takahashi Murakami, Shahryar Nashat, Tony Oursler, Martin Paar,
David Shrigley, Sam Taylor-Wood, Wolfgang Tillmans, Inez van Lamsweerde & Vinoodh
Matadin.
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Le projet Directed by est une sélection de clips réalisés par des artistes. De la démarche
artistique imprégnée de l'esthétique et de la sensibilité pop à la commande adressée à un artiste
par un musicien, les liens entre les arts visuels et la musique sont multiples et souvent très
étroits. À l'instar des pochettes de disques, le clip occupe une zone floue entre le marketing et
l'expérience esthétique. De nombreux artistes se sont emparés de ce support, détournant les
codes et les références de l'industrie musicale. Sous des abords plus anonymes, les artistes
touchent un autre public avec des productions qui se révèlent souvent être un concentré de leur
univers. Tous les clips sélectionnés sont disponibles sur YouTube ou Dailymotion.
Frédéric Legros
Curator à la Monnaie de Paris pour le projet culturel, Frédéric Legros a été chargé pendant sept
ans des projets artistiques et de la communication au Centre international d'art et du paysage de
l'île de Vassivière, il y a collaboré entre autres avec Joseph Kosuth, Thomas Houseago, Huang
Yong Ping et Marisa Merz et assuré la mise en place du projet de résidences d'artistes. Il a
également coordonné la réalisation d'expositions ou de projets collectifs dont Trésors Publics,
exposition anniversaire des vingt ans des Fracs en 2003.
18:00 (film)
L'interprétation de Ornamental Films, 2011
«Mais monsieur, ce n'était pas la peine de faire tout le tour de l'Europe pour revenir toujours au
même point !» Il se déplace selon des cercles successifs pour être sûr de ne pas être suivi. Alors,
il se retrouve dans son propre effet de sillage : turbulences, vibrations, du temps, de la lumière !
Une confusion filmique entre images d'archives et création.
Ornamental Films
Structure de création cinématographique (films, installations, performances) avec l'émulsion
argentique chevillée au corps.
18:30 (concert)
Rock le futur, de Poetry, Christophe Fiat (voix et guitare électrique) Et Nicolas Fenouillat
(voix et batterie électronique)
À la guitare électrique, Christophe Fiat, écrivain, auteur de pièces radiophoniques et dramaturge
; à la batterie électronique, Nicolas Fenouillat, plasticien et musicien. Ils sont tous les deux à la
voix. Le 19 septembre 2012, ils sont invités à faire un live, au bar Rivolux à Paris. Le
lendemain, ils décident de s'appeler POETRY et composent une vingtaine de morceaux qui
oscillent entre la poésie sonore et le rock, la déclamation et la chanson décalée. Les textes en
français sont autant de messages subliminaux, de haïkus enflammés qui radiographient avec
impertinence la société contemporaine (la guerre en Afghanistan, la robotique, les faits
divers…), mais aussi des mythes culturels (Sade, Shakespeare…). Les mélodies, pulsées à la
distorsion, sont soutenues par des rythmes abruptes, syncopés et répétitifs provoquant un effet
de transe et d'hallucination psychédélique.
19:30 (concert - performance)
Musique Post-Soviétique : vision d'une chute
(collectif letto-russe)
par Les Sons Paranormaux
Musique Post-Soviétique est une performance collective sonore sur fond d'images d'archives.
Les nappes analogiques progressent au rythme d'archives télévisées filmées selon un dispositif
précaire. Une mise en abyme de cette période trouble de délitement final du régime. …Le 4 Mai
1990, entendant bénéficier de l'assouplissement politique porté par la glasnost, le Conseil
Suprême de la République de Lettonie proclame la restauration de l'indépendance du pays.
Plusieurs attentats eurent lieu en représailles. Début janvier 1991, à Riga, les unités de forces
spéciales du Ministère de l'intérieur de l'URSS s'emparent de la Maison de la presse et du
central téléphonique de Vecm?lgr?vis. Une dizaine de jours plus tard, la tour de télévision de
Vilnius fut attaquée, laissant sans vie 14 civils. En signe de protestation, la population se
rassembla sur la place de la cathédrale de Riga, érigea des barricades tandis que des milliers de
personnes s'attelèrent à protéger les bâtiments gouvernementaux. À Moscou cent mille
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personnes manifestèrent leur soutien aux États baltes tandis que d'autres agressions furent
perpétrées. Internationalement désavouées les attaques cessèrent le 25 janvier.
Les Sons Paranormaux
Créée en novembre 2004, l'association Les Sons Paranormaux focalise ses recherches sur les
expressions acoustiques méconnues du grand public. Se ralliant à l'approche qu'eut le rédacteur
Jon Savage dans les années 80 lorsqu'il énonça 5 axiomes sémiotiques propices au décryptage
de la culture Industrielle : l'autonomie organisationnelle qui libère le processus créatif des
impératifs mercantiles, l'accès à l'information qui lèvent les tabous politiques, moraux et
médiatiques, l'utilisation de synthétiseurs et d'"anti-musique", qui tire parti du prototype musical
lancé par l'un des groupes fondateurs Throbbing Gristle, les éléments extramusicaux sur
lesquels Les Sons Paranormaux effectue ses recherches, les tactiques de choc produit sur
l'audience qui mène le projet à son paroxysme.
Dimanche 10 février
A partir de 14:00 (performance)
Telephone music #2, de John Perreault, 1969-2012
Dans le cadre de l'exposition Art By Telephone... Recalled
1. N'importe quel téléphone public - à l'extérieur ou à l'intérieur - seront les «instruments de
musique». 2. Chaque participant compose le numéro d'un téléphone public qu'il ou elle aura
sélectionné au préalable, et laissera sonner le téléphone trois fois. Si quelqu'un répond, il doit
raccrocher. 3. Un registre de chaque appel téléphonique, notifiant le site d'origine et le lieu de
réception de l'appel, devra être conservé, et permettra de constituer une carte de tous les appels,
en traçant une ligne droite à partir du point d'origine jusqu'au point de réception de chaque
appels téléphoniques. Cette carte en cours sera affichée dans l'espace d'exposition.
John Perreault (New York, 1937)
est un artiste, critique et poète new-yorkais. À la fin des années 1960 et début des années 1970,
il réalise une série de performances et de Street Works novateurs. «Critical Mass» a été
performée au Whitney Museum en 1971. Aujourd'hui, il crée des «circumambulations» et il lui
arrive de peindre à l'aide de sable pollué et de café instantané.
14:00 (conférence - projection)
Analogique Sovietique Vs Analogies Post-Sovietiques de Gaëlle Nicolle, Sarah Benhaïm,
Alexandre Iouminov et Marie Nanchen
Par Les Sons Paranormaux
Un débat illustré sur le paysage sonore de l'ère soviétique à aujourd'hui. Plusieurs séquences :
Noise et subculture parisienne, Expérimentations acoustiques en Russie 1900-1990, Le paysage
expérimental électro-acoustique des années 1970 à aujourd'hui en Lettonie où se croisent
interlocuteurs et vidéos autour de musiques atypiques, ici et plus loin vers l'est. Gaëlle Nicolle
poursuit des recherches sur la civilisation russe à l'Université Paris-Sorbonne en Master. Sarah
Benhaïm est doctorante à l'EHESS sur le sujet de l'« Autonomie et la marginalité, la subculture
noise et la spécificité underground ». Alexandre Iouminov est chargé de recherches au Centre
National d'Art Contemporain à Ijevsk, et un des précurseurs de la scène électronique à Ijevsk.
Marie Nanchen est présidente de l'association L.S.P. et doctorante en archéologie balte à
l'Université P.O.Nanterre-La Défense.
15:00 (films)
Film Festival , de Ricardo Valentim
Programme 1
Pedro Linares: Artesano Cartonero, The Works - Dir. Prod. Judith Bronowski, Robert Grant,
1975, 22'
Picasso, Rizzoli Film - Dir. Luciano Emmer, Prod.Sergio Amidei s. d., 42'
Mexican Ceramics, Bailey Films s. d., 16'
Art In America (Part 4): Black Artists of the U.S.A, Handel Film Corporation - Dir. Prod. Irene
Zmurkevych 1977, 23'
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16:00 (films)
Dans le cadre de l'exposition Courtesy of the artist, Libelle**
A world undone, de Nicholas Mangan, 2012, 12'
Project for a Masquerade (Hiroshima), Simon Starling, 2010, 25'54"
Sans titre (La Vallée von Uexkull 1920 x 1080) de Fabien Giraud et Raphaël Siboni, Video,
2k full hd, couleur, 2009, 33'
17:30 (clips d'artiste)
Directed By, par Frédéric Legros
24 clips commerciaux réalisés par des artistes. Une sélection YouTube : Doug Aitken,
Pawel Althamer, Rosa Barba, Jake & Dinos Chapman, Larry Clark, Keren Cytter,
Cyprien Gaillard, Dominique Gonzalez-Foerster, Jesper Just, Camille Henrot, Damien
Hirst, Ragnar Kjartansson & Asdís Sif Gunnarsdóttir, Ange Leccia, Thomas Lélu, M/M,
Mrzyk & Moriceau, Takahashi Murakami, Shahryar Nashat, Tony Oursler, Martin Paar,
David Shrigley, Sam Taylor-Wood, Wolfgang Tillmans, Inez van Lamsweerde & Vinoodh
Matadin.
18:00 (conférence - performance)
Via Marconi, 1901: s/S de Raymond Gervais
Dans le cadre de l'exposition Courtesy of the artist, Libelle
Le 12 décembre 1901, Guglielmo Marconi effectua la première liaison transatlantique entre
Poldhu (Angleterre) et Terre-neuve (Canada) captant la lettre s/S en code morse dans son
casque d'écoute (soit trois petits points sonores successifs). En 2012, Raymond Gervais reprend
l'histoire de cette première transmission radio et inverse en quelque sorte le cours des choses,
relançant du Canada, cette fois-ci (Montréal), cette même lettre s/S vers L'Europe, dans le cadre
du projet Libelle initié par Alexandra Baudelot pour sa plateforme Rosascape à Paris. A son
tour, Rosascape fit circuler ce Libelle gratuit (une affiche recto-verso reproduisant la lettre s/S
en question) dans le réseau de l'art contemporain, prolongeant d'autant l'expérience d'origine en
1901, mais dans un milieu informé désormais des diverses tendances de l'art conceptuel (dont
les stratégies multiples ont souvent recours au texte et au langage.) En 2013, le Cneai devient la
dernière station d'envoi à partir de laquelle la lettre s/S sera de nouveau mise en circulation,
dans un premier temps via l'installation dans la galerie de ce Libelle no 13 (dans le cadre de
l'exposition Courtesy of the Artist) visible pour tous, in situ, mais aussi par le biais d'une
conférence-performance. Celle-ci permettra de réactiver en direct au Cneai ce récit à relais et de
relancer ainsi dans le public, sur place, ce s/S nomade, en transit, en mouvement perpétuel.
Enfin, chacun pourra emporter avec soi sa copie de ce Libelle gratuit et participer de la sorte à la
diffusion de ce s/S ouvert à tous les possibles. Ce qui implique tous les mots et tous les noms
qui soient en s/S et leurs répercussions dans l'imaginaire sans fin, collectif ou individuel, entre
son ou silence.
Raymond Gervais (Montréal, 1946)
Artiste majeur de la scène artistique canadienne, le travail de Raymond Gervais s'inscrit dans les
grands courants de l'art contemporain par ses liens avec l'art conceptuel, la performance et
l'exploration du son. Raymond Gervais réalise depuis 1973 des installations et des performances
dans le champ des arts visuels. Il double sa pratique d'une écriture critique, sur l'art, la musique
et su ses propres recherches. Intéressé, entre autres par la phonographie et les musiques
d'artistes, son travail, de sonore à l'origine, est devenu silencieux pour l'essentiel depuis 1990 :
le son visuel et conceptuel a pris la relève.
18:00 (film)
Vampyr, L'étrange aventure de David Gray
Fr-All, 1932, 16mm, NB, sonore, version allemande sous-titrée français, 66'. De Carl T.
Dreyer avec Julian West, alias Baron Nicolas de Gunzburg qui est aussi producteur du
film.
Par Ornamental Films
Cinématographe et hypnose, c'est bonnet blanc et blanc bonnet ; entre cercueil vitré et variation
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de gris métaphysiques, ce film donne accès à cette expérience particulière. Troublant cocktail de
vampires et de fantômes, entre réalité, cauchemar, somnambulisme et brouillard, un film
entièrement tourné au lever du jour…au final Hitchcockien.
Ornamental Films
Structure de création cinématographique (films, installations, performances) avec l'émulsion
argentique chevillée au corps.
19:30 (concert - performance)
Hipnotaktika de Knauzers
par Les Sons Paranormaux
Depuis les années 1970, on peut classer le son au rang des armes dites « soniques » ou «
acoustiques ». Ce dernier a en effet la capacité de modifier l'état psychologique ou physique
d'une personne. Le développement des modulaires et synthétiseurs analogiques doit beaucoup
au dispositif sonore à oscillateurs mis au point il y a 100 ans par Léon Theremin, et dont le
principal champ d'application fut l'espionnage. Knauzers réexploite ces données. De sombres
fréquences hypnotiques et des textes en letton entraînent l'auditeur tandis que d'incessantes
boucles concentriques aux limites de l'onirisme happent son regard.
Knauzers
Reno Krauklis (aka Kn?bis) fut l'un des pionniers de la musique industrielle en Lettonie dans les
années 1990. Il est aussi DJ, et l'un des fondateurs du label Sturm, sous le nom duquel il
organisa de nombreuses soirées et concerts. Les performances de Knauzers évoluent sur des
nappes analogiques éthérées renforcées par des visuels hypnotiques.
Accès
cneai = 2 rue du Bac - Île des impressionnistes - 78400 Chatou
à 20 minutes de Paris
// En RER A (direction Saint-Germain-en-Laye), station Rueil-Malmaison, sortie rue des Deux
Gares. Direction Chatou par le pont (10 minutes à pied).
// En voiture depuis la Porte Maillot, A86 direction Saint-Germain-en-Laye, sortie Chatou, à
droite sur le pont, direction Île des impressionnistes, hameau Fournaise.
// En autolib', 2 stations à moins de 1000 mètres: 8 avenue Édouard Belin, 92500 RueilMalmaison et 98 avenue Albert 1er, 92500 Rueil-Malmaison
ÎLE DES IMPRESSIONNISTES / 2 RUE DU BAC / 78400 / CHATOU / [email protected] / + 33 1 39 52 45 35 / WWW.CNEAI.COM
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