Ateliers d`échanges et de prévention

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Ateliers d`échanges et de prévention
Ateliers d’échanges et de prévention
Les classes accueillent des élèves intéressés par des approches originales développées dès la 4ème
dans les Maisons Familiales Rurales, notamment l'alternance et l'accompagnement personnalisé, afin
de permettre a chaque jeune de construire son projet personnel et professionnel.
4ème,3ème
Les 4émes et 3èmes accueillent les élèves intéressés par l'agriculture, les services à la personne ou en
entreprise, le commerce, l'agroalimentaire et la cuisine, la forêt, l'aménagement. Elles ont pour
vocation d'aider l'élève à vérifier son orientation, et à préparer son parcours de formation, notamment
vers la voie de l'apprentissage.
Le but de ces formations est d'aider à définir son projet professionnel par la voie de l'alternance, et de
réconcilier le jeune avec l'école grâce à une "pédagogie de projet".
Appel à initiative de l’AFPSSU 2013
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« Goûter la vie »
prévention du mal-être
des jeunes
Auteurs
1. Référent contact Responsable du projet:
M. Delrieux Directeur adjoint
[email protected]
2. Organisme
Fédération Départementale Familles Rurales du Gard, 114 bis Route de Montpellier
30540 Milhaud
Tél : 04 66 68 93 20
3. Acteurs du projet
Johanna Gaté, animatrice prévention santé
Gwendoline Lefebvre, animatrice prévention santé
Oliver Delrieux, directeur adjoint
Référents pédagogiques des établissements d’intervention
Professionnels de santé spécialistes des questions abordés par les jeunes
Résumé
Le projet « goûter la vie », porté depuis 2007 par notre structure et proposé aux
établissements volontaires consiste en atelier d’échange et de prévention. Les jeunes
participant au projet échangent librement autour d’un thème qu’ils ont choisi et réalisent un
support de prévention sur ce thème, accompagnés par une animatrice santé et des
professionnels de santé, le plus souvent sous forme d’un spot vidéo. A l’issue des ateliers
ils deviennent acteurs de prévention auprès de leurs pairs grâce à la mise en œuvre d’une
restitution publique suivie d’un débat.
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Mots clés
Volontariat, prévention, mal-être, jeunes, estime de soi.
Introduction
Depuis 2007, Familles Rurales fait vivre et défend une action de prévention du mal-être
chez les jeunes. L’objectif est d’aider les adolescents à franchir les étapes difficiles de la
puberté et l’entrée dans l’âge adulte, qui sont souvent source de questionnement, d’une
baisse de l’estime de soi, et ce de plus en plus tôt. Les jeunes sont généralement réservés
sur le sujet de prévention, noyés par la surinformation qu’on leur « impose » depuis leur
enfance.
Familles Rurales du Gard a, depuis les années 70, conçu un modèle de prévention par
des actions participatives, pour que les jeunes s’approprient chaque projet et en
deviennent de réels acteurs, notamment ici de prévention.
L’action « goûter la vie » concerne le mal être chez les jeunes de 13 à 25 ans. Son objet
est de stimuler l’estime de soi dans un projet collectif, d’informer sur des problématiques
de santé choisies par les jeunes, sur leur repérage et leur traitement.
Description du projet
1. Présentation et objectifs de l’action :
-
a. Les objectifs initiaux
Favoriser la réflexion et l'écoute des jeunes;
Mettre en œuvre une méthode de travail collective;
-
Communiquer par l’art dans le but d’apprendre à organiser sa prise de parole;
-
Développer des exercices d’expression avec les participants;
-
Découvrir une ou plusieurs problématiques de santé;
-
Sensibiliser les jeunes à une technique de prévention.
-
b. Les objectifs de résultats à moyen et long terme
Rendre les jeunes acteurs et porteurs de projet ;
-
Permettre aux jeunes de faire des choix favorables à leur santé ;
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-
Transmettre une réflexion, une ouverture sur la citoyenneté pour savoir vivre
ensemble ;
-
Créer un lien intergénérationnel en permettant aux jeunes d'échanger et de
s'exprimer librement sur des sujets qui les concernent ;
-
Améliorer la capacité des jeunes à appréhender et réagir face à une problématique
de santé (chez soi et chez les autres) ;
-
Connaître les structures d'accueil, d'information et de soin autour des thèmes de
santé abordés
et instaurer une relation d’écoute et d’échange avec des
professionnels ;
-
Développer l'estime de soi en travaillant sa propre image ;
2. Description de l’action
Déroulement du projet
La mise en place du projet se réalise en deux temps :
- Une rencontre avec l’établissement où nous présentons le fonctionnement du projet, et
recueillons les attentes de l’encadrement éducatif des jeunes (enseignants, animateurs,
éducateurs…).
- Une rencontre avec les jeunes. Nous leur présentons le projet, recueillons leurs
impressions, leurs attentes, évaluons les acquis et travaillons sur le sujet et les supports.
Nous
pouvons
également
solliciter
l’intervention
des
différents
partenaires
et
professionnels de santé.
Chaque projet est singulier et nous favorisons la participation au projet d’au moins un des
professionnels de la structure. L’implication des partenaires dans la construction et le suivi
du projet est essentielle. Cela permet de mettre en lumière les disponibilités des adultes
pour les jeunes mais aussi de sensibiliser les adultes pour améliorer leurs compétences et
les inciter à donner des développements autonomes au projet.
Les jeunes qui adhèrent à notre démarche constituent un ou plusieurs groupes afin de
réaliser un outil de prévention sur des thèmes différents. Chaque groupe est libre de
choisir son support (affiches, Slam, vidéo…) mais la majorité des jeunes choisissent de
réaliser un spot vidéo de prévention. Ils peuvent également choisir d’aborder le thème
auquel ils sont le plus sensibles. Nous accompagnons les jeunes dans leur réflexion
prioritairement
à
travers
l’échange,
mais
nous
l’associons
à
des
recherches
documentaires ou même des témoignages.
Nous organisons également une rencontre avec des professionnels de santé et du social,
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expert dans chaque thématique. Ce dialogue permet aux jeunes de découvrir ces acteurs
au niveau local afin d’être plus tard un messager de prévention concernant la
problématique choisie. Cette rencontre permet également aux jeunes de présenter et
valoriser leur projet et d’améliorer leurs connaissances sur le (ou les) problèmes de santé
abordés. Ils seront ainsi en capacité de réagir, de se protéger eux-mêmes et les autres.
Les échanges entre les professionnels et les jeunes permettent de faire évoluer
positivement le travail collectif et de valider leurs hypothèses. La création finale des jeunes
a pour objet de servir d’outil de prévention auprès d’autres jeunes. Leur action aboutit à
une présentation auprès de leurs pairs et la mise en place d’un débat sur le (ou les)
différents sujets abordés.
Le déroulement habituel d’un cycle :
1. Contact avec les structures
2. Présentation du projet aux jeunes
3. Formation de groupe de travail par les jeunes
4. Choix du sujet abordé et du support
5. Travail de recherche
6. Rencontre avec des professionnels de santé
7. Création du support
8. Test du support auprès des jeunes
9. Restitution avec l'intervention des professionnels de santé ou autres (visualisation et
débat mené par les participants auprès d'autres jeunes)
10. Évaluation.
Partenariats de l’action :
QUI (nom de la structure)
QUOI (description de son rôle)
MSA du Languedoc, Conseil Régional
Languedoc Roussillon, Protection Judiciaire de
la Jeunesse, Conseil Général du Gard
Financent, proposent des outils et des méthodes de
travail (évaluation…).
Echange sur le contenu du projet et échange
d’outils
Oriente vers des professionnels de santé ou des
structures intéressées dans le Gard et en
particuliers sur le bassin d’Alès.
Oriente vers des professionnels de santé ou des
structures intéressées dans le Gard, en particulier
Nîmes et ses alentours.
Accueillent ou ont accueilli l’action, proposent des
groupes de jeunes et des contenus spécifiques,
participent à l’animation et suivent le projet entre
les sessions avec Familles Rurales, évaluent.
CODES 30
RESEDA
La Maison des Adolescents du Gard
Les collèges du Gard, le Lycée agricole de
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Rodilhan, le CFA d’Alès, la Maison Familiale et
Rurale de Saint Hippolyte, la MFR de Castillon
du Gard, le Lycée de Milhaud, la PJJ de
Nîmes, le Centre Social des Promelles à Alès,
le Point Information Jeunesse d’Aigues
Mortes…
La Maison des Adolescents du Gard, La ligue
contre les Violences Routières, l’association
RUBIS ARAP, la BPDJ, le
Mouvement
Français pour le Planning Familial, Anpaa,
Centre Logos, le CODES, l’Association avenir
jeunesse, L’association les Milles couleurs,
l’association le Refuge, l’association Avenir
jeunesse.
Éclairent les questions des jeunes, chacun dans sa
spécialité.
Type d’actions, les méthodes et outils,
Globalement, les animations que nous organisons ne nécessitent pas de matériel
important. Il s’agit essentiellement de matériel pédagogique, destiné à la création d’une
dynamique de groupe lors de la première séance et à favoriser la réflexion des jeunes sur
les thématiques choisies par la suite. Il s’agit bien souvent d’outils échangés entre
partenaires (photo-langage, questionnaires…) ou réalisés par l’animatrice santé de
Familles Rurales afin de l’adapter spécifiquement au public. L’outil théâtre est également
utilisé pour la mise en place de la dynamique de groupe. Lors de la création du support,
nous fournissons une caméra et l’ordinateur à partir duquel les spots sont montés. Le
projet est principalement mené par un coordinateur dans les établissements et deux
animatrices santé. Cette collaboration permet d’assurer l’organisation logistique du projet,
de réfléchir à son évolution pédagogique, mais aussi d’assurer sa continuité. Les
intervenantes sont chargées du contact avec les établissements, de la rédaction et du
suivi du projet pédagogique, de la mise en place des actions dans les établissements, de
l’animation. Elles sont garantes de la qualité des interventions.
Date du début de l’action
Le projet est mis en œuvre dès la rentrée 2013-2014. Deux établissements participent
déjà au projet : le Lycée agricole de Rodilhan (30 élèves de seconde générale, soit 3
projets vidéo) et la MFR de Saint Hyppolite du Fort (une classe de seconde
professionnelles SAPAT, 4 projets vidéos). Des projets ont lieu durant les vacances
scolaires en partenariat avec la PJJ, au CEF et à l’UEAJ.
Un projet de théâtre citoyen est prévu dès la rentrée 2014 auprès des jeunes de la MFR
de saint Hippolyte du Fort et du centre social des Promelles d’Alès
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Calendrier prévisionnel de l’action
Toutes les dates ne sont pas fixées pour quelques établissements. Nous pouvons
cependant annoncer un projet au CEF de Nîmes pendant les vacances d’hiver et un autre
à l’UEAJ du 7 au 10 juillet 2014. Nous intervenons tous les mardis après-midis du 12
novembre 2013 au 18 mars 2014 auprès de 3 classes de seconde générale au Lycée
d’enseignement général et technologique agricole Marie Durand de Rodilhan. Ci-dessous,
le planning détaillé, pour le projet débuté en 2013 à la MFR de Saint Hyppolite du Fort.
30 jeunes (24 filles et 6 garçons) d’une classe de Bac professionnel Service Aux
Personnes et Aux Territoires (SAPAT) de 16 à 18 ans. Planning d’animation :
DATE
Mercredi 6 novembre
2013
(après-midi)
Mercredi 18 décembre
2013
(journée)
ANIMATION
-
Présentation des intervenants et des jeunes
Présentation du projet.
Visionnage de 2 courts métrages déjà réalisés par d'autres jeunes.
Distribution et explication du planning des séances et de leurs contenus aux
jeunes.
- Constitution des groupes et choix des thématiques.
La classe comprenant 30 élèves sera divisée en deux groupes de 15 personnes
lors des prochaines interventions.
Entre les deux séances, les élèves auront réalisé des recherches sur leurs
thématiques et confirmé en amont leur choix de thème à l’animateur afin que celuici prépare la séance.
-
Recherches documentaires sur les thématiques choisies.
Recherches des professionnels de santé
Réflexions sur les thématiques en petits groupes et en groupe entier.
Ecriture des synopsis
Partage des synopsis en groupe entier.
Mercredi 22 janvier 2014
Ecriture des scénarios
(journée)
Mercredi 29 janvier 2014
Rencontre avec les professionnels de santé en lien avec leurs thématiques.
(journée)
Mercredi 19 février 2014
(journée)
Mercredi 19 mars 2014
(journée)
Fin d’écriture des scénarios
(date supplémentaire pour rencontrer les professionnels de santé non disponible le
29 janvier).
-
Ecriture des tableaux de tournage
Distribution des rôles
Listing du matériel
répétitions
Mercredi 26 mars 2014
Tournage
(journée)
Mercredi 16 avril 2014
Tournage
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(journée)
Mercredi 23 avril 2014
montage
(journée)
Mercredi 14 mai 2014
montage
(journée)
Visualisation des spots vidéo
Mercredi 11 juin 2014
Bilan
(après-midi)
Préparation restitution publique
Mercredi 18 juin 2014
(Séance facultative selon avancée des projets)
(après-midi)
Préparation restitution publique
Mercredi 25 juin 2014
Restitution publique
(après-midi)
Bilan final et présentation du futur projet seconde année.
Nombre d’adolescents et jeunes adultes concernés par le projet
Environ une centaine de jeunes participent au projet soit une quarantaine d’interventions.
Il est difficile d’apprécier très précisément l’impact quantitatif du projet car, en plus de
sensibiliser les jeunes volontaires au projet, l’objectif est de pouvoir, lors de la restitution,
mobiliser et sensibiliser le plus grand nombre de personnes. Suite à la diffusion de leurs
vidéos ou autre support, un débat est organisé auprès du grand public avec les
professionnels de santé participants au projet. Cet évènement est capital pour permettre
une meilleure sensibilisation aux problématiques de santé des jeunes. Au final en ajoutant
les visionnages des restitutions, plusieurs centaines de personnes sont concernées et
sensibilisées.
Ont-ils été acteurs du projet ? Y a-t-il eu un relai avec formation des pairs ?
La restitution, c’est à dire la diffusion auprès du grand public, permet aux jeunes de faire
connaitre le projet qu’ils ont mené à d’autres jeunes, leur famille, aux professionnels
encadrants et aux professionnels de santé. Cette retransmission d’acquis est l’occasion de
se sentir acteur de prévention et porte-parole du projet. L’objectif principal de cette étape
est de faire prendre conscience que chacun a la possibilité d’agir en faveur de la
protection de sa propre santé.
Evaluation
1. dispositif prévu pour le suivi et d’évaluation.
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À notre sens, l’évaluation d’un projet ne doit pas tenir compte uniquement de la prestation
de l’animateur mais aussi et surtout de l’implication des jeunes lors des interventions.
Nous évaluons également l’implication du référent lors des interventions. Sa présence et
son investissement dans la construction et le suivi du projet sont des facteurs importants
de l’implication des jeunes. Cela leur permet de constater l’intérêt des professionnels qui
les accompagnent au quotidien pour leurs questions de santé et leur montre que ceux-ci
sont disponibles pour les accompagner dans leur démarche.
Pour l’animateur, la fiche d’évaluation remplie par les professionnels encadrants
(enseignant, éducateur,…) en fin de projet est fondamentale pour avoir un retour critique
sur ces interventions et ainsi pouvoir s’améliorer. Nous avons constaté ces dernières
années que les professionnels ne sont pas toujours assidus pour nous retourner cette
fiche d’évaluation. Afin d’être sûrs d’obtenir une évaluation de leur part, un temps de bilan
est programmé à la fin de chaque projet.
Il est difficile de vérifier sur le court terme si les jeunes ont la volonté de progresser en
matière de bonnes pratiques de santé, c’est pour cela que nous quantifions cette
progression par des questionnaires personnels ou, si nous en constatons la nécessité, par
des entretiens individuels. Cette implication des jeunes dans l’évaluation du projet permet
de valoriser leur investissement, leur réalisation et leurs opinions.
2. Résultats attendus
Nous avons choisi de mettre en place des actions collectives sur un thème de santé. Notre
volonté est d’impliquer les jeunes dans la création d’un outil voué à servir de vecteur de
prévention.
Conclusion : bilan de l’année 2013 et perspectives
Implication des jeunes :
Les jeunes accueillis sur les ateliers santé se déclarent en général en bonne santé. Avant
les interventions, ils ne se sentent pas forcément concernés personnellement par la
prévention. La progression de l’implication des jeunes au fil des interventions est visible
pour chaque projet. Le public a besoin de temps pour aborder un sujet sensible voire
personnel pour certains. La constitution d’un groupe conséquent (autour d’une dizaine de
jeunes) permet un meilleur dynamisme dans les échanges.
Les participants se sont impliqués dans toutes les actions proposées. Lors des séances,
ce sont les phases les plus ludiques et interactives qui recueillent le plus d’intérêt. Les
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groupes font preuve de bonne humeur et d’enthousiasme dans les travaux. La dynamique
générale permet la création de messages positifs.
Nous avons pu constater qu’en général l’implication augmentait au cours des actions.
D’abord réticents et soucieux du regard des autres, les jeunes s’approprient
progressivement le projet. Pour qu’il soit réussi, il est essentiel qu’ils acceptent le regard
des autres, ce qui est souvent une expérience pour eux, voire un développement
personnel. La dynamique et l’implication de tous les participants à favorisé un climat de
confiance et tous les jeunes ont finalement accepté de paraître sur le film ou de
s’impliquer dans le tournage de ceux-ci en étant derrière la caméra.
La phase de création (tournage, création affiche…), la plus appréciée, intervient en fin
d’action. Elle synthétise les notions de santé évoquées au moment où les jeunes sont le
plus attentifs.
Valorisation de l’image des jeunes :
-
Le format vidéo nous a permis de réaliser davantage de projets puisque certains
groupes de jeunes ont pu créer plusieurs films.
-
Les thèmes abordés du mal-être :
 Les violences routières, l’alcool au volant ;
 Les addictions, précisément le dopage et les conduites dopantes ;
 Les discriminations ;
 L’homophobie ;
 Le décrochage scolaire.
-
La motivation des groupes dès le début des projets est un facteur indispensable pour
la bonne réussite de ceux-ci. Les jeunes, volontaires aux initiatives proposées, se
prennent tout de suite au jeu et s’impliquent directement dans la conception de leur
futur support de prévention.
-
La possibilité de pouvoir s’exprimer librement sans jugement et de travailler en petit
groupe a été appréciée par les jeunes. La mission de l’animatrice dans la mise en
place du dispositif est de veiller à ce que chacun ait eu du temps pour s’exprimer et
puisse trouver sa place. Nous observons aussi une progression de la libre parole des
jeunes en cours de projet. Ils ressentent comme valorisant le fait d’avoir un rôle dans
un projet de prévention, habituellement porté par des adultes. Certains jeunes n’osant
pas prendre la parole habituellement se sont sentis suffisamment à l’aise pour
dépasser leur manque de confiance en eux et s’imposer pour faire valoir leurs idées.
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Lors des projets abordant des thématique du mal-être les jeunes ont évolué en se
dépassant, en s’imposant et trouvant leur place au sein d’un groupe et d’un projet. Ce
résultat, observé lors des interventions, est un des objectifs à atteindre pour améliorer
l’estime de soi des jeunes. Cela leur a permis de se développer vers le mieux-être et le
mieux-vivre ensemble. Cette démarche ne peut être porteuse que si les jeunes ressentent
une vraie implication dans ce qu’ils ont construit et de la fierté du résultat. Nous pouvons
constater lors des bilans individuels et collectifs en fin de projet qu’ils mentionnent ce
sentiment de fierté très majoritairement (93% des répondants).
L’investissement réel des adultes présents lors des projets est indispensable dans
l’implication des jeunes. Ces moments d’échanges, différents du quotidien, permettent aux
jeunes d’avoir une autre vision de l’adulte, mais également à l’adulte de découvrir les
jeunes sous un autre angle, généralement plus positif. Certains projets ont également
permis d’apaiser et de modifier les rapports entre certains jeunes et les éducateurs
présents.
Acquisition de connaissances :
Dans la majorité des cas les jeunes ont constaté une progression de leurs connaissances.
Les signes de progression qu’ils ont relevés sont :
-
Une meilleure connaissance et une prise de conscience sur les différentes thématiques
de mal-être abordées.
-
Une meilleure connaissance de soi- même, savoir prendre position et affirmer ses
propres décisions ;
-
Une meilleure connaissance de l’outil vidéo ;
-
Une meilleure connaissance des professionnels de santé et social présents sur le
territoire en lien avec les thématiques abordées ;
-
Une prise de conscience sur les comportements déviants des autres et d’eux-mêmes
malgré la connaissance des dangers.
Le projet est validé si les jeunes ont acquis les connaissances et, à travers cela, ont
progressé en matière de bonnes pratiques de santé abordées. La majorité des jeunes ont
constaté une progression de leurs connaissances. Sur les fiches d’évaluation ils
témoignent avoir compris l’impact des thématiques de mal-être sur les jeunes et leur
entourage. Ils ont pris conscience de l’importance de leur implication dans ces projets
comme moyen de sensibiliser, d’attirer l’attention d’autres jeunes et ainsi leur faire réaliser
que « ça n’arrive pas qu’aux autres ! ».
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En plus d’évaluer l’acquisition des savoirs et des savoirs-être, nous nous attachons à la
progression des savoir-faire, c’est-à-dire à la pertinence des travaux réalisés par les
jeunes. Lors de la visualisation, les jeunes réalisent en groupe et individuellement un bilan
de leur création et estiment s’ils sont satisfaits de leur projet et si celui-ci correspond aux
objectifs.
La totalité des jeunes ont confié, lors des bilans individuels et collectifs, être motivés pour
diffuser leurs réalisations auprès d’autres jeunes. Leurs projets correspondent aux
objectifs demandés. Ils ont compris le principe d’être acteur de prévention en adaptant
réellement le message en direction des jeunes, comme eux. Les expériences et
témoignages des participants semblent être un point fort dans leur implication au projet.
L’intérêt qu’ils ont porté à leurs sujets durant le projet leur a fait prendre conscience que
trop de personnes pensent que les accidents n’arrivent qu’aux autres et que malgré
l’abondance d’informations, le grand public ne connaît pas ou peu les conséquences. La
prévention selon les jeunes est un moyen important pour éviter les dégâts mais n’est pas
suffisamment adaptées aux jeunes.
Les points les plus positifs dans la progression sont :
-
L’implication des jeunes dans les actions ;
-
La capacité à accepter le regard des autres ;
-
La meilleure connaissance des lieux-ressources (née des rencontres avec les
intervenants) ;
-
La sensibilisation aux questions de santé en général, la création d’une envie d’en
savoir davantage sur les questions de santé.
Les points à améliorer sont :
-
Plus de mixité au sein des groupes ;
-
Permettre une restitution pour la vidéo avec plus de jeunes présents.
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