festival du cinéma amazigh à sétif
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festival du cinéma amazigh à sétif
A L’AFFICHE FESTIVAL DU CINÉMA AMAZIGH À SÉTIF DES ŒUVRES DE QUALITÉ PRIMÉES Mimezrane de Ali Mouzaoui et Arezki l’indigène de Djamel Bendedouche, ont obtenu les trophées respectivement du “Prix spécial du Jury” et du “meilleur rôle masculin”, couronnant leur esthétique et la qualité de leur narration. Le film marocain Squelette de Yacine Fennani qui a obtenu l’olivier d’or, a connu la consécration au Festival du cinéma amazigh de Sétif. L a dernière édition du festival du film Amazigh qui s’est déroulée à Sétif, aura été une édition plus au moins réussie sur le double plan de la quantité et de la qualité des œuvres présentées. Longs-métrages, documentaires et courts-métrages de fiction ont ainsi suscité l’engouement d’un public venu nombreux apprécier les oeuvres originales de jeunes cinéastes qui ne cachent pas leur ambition d’aller loin dans l’aventure cinématographique si les indispensable moyens suivaient. Le cinéaste qui mobilise parfois de gros moyens, mais souvent de petits budgets, veut relancer une machine qui est actuellement en panne de production. A ce titre, le président du commissariat du festival amazigh, El Hachemi Assad, indique que « l’effort qui a été focalisé sur le contenu a donné une qualité indéniable aux films projetés ». De plus, comme le reconnaît son président, le festival a été enrichi « de débats sur le cinéma et les ateliers de formation aux techniques de cinéma au profit de 56 jeunes stagiaires ». Le tout suivi, lors des projections, d’une attention particulière pour le jeune cinéma émergeant. asaru cinéma Le cinéma de qualité fait des émules En cinq jours, le festival a vécu au rythme de projections qui se déroulaient jusqu’à une heure tardive de la nuit. Au premier jour, la projection d’Ayerouen de Brahim Tsaki, a d’emblée donné l’appétit pour un public qui découvre une œuvre assez originale, avec les images magnifiques du désert et ses paysages grandioses. 36 Le festival amazigh s’est résolument inscrit dans une visiomaghrébine et internationale, à l’instar de cette édition de Sétif dont le cinéma marocain était l’invité d’honneur et où le nouveau cinéma suisse présenté quelques unes de ses oeuvres les plus récentes. Mais force est de constater que le cinéma amazigh s’est illustré par une nette évolution de son contenu et une plus grande diversité des approches. Que ce soit Ali Mouzaoui dans Mimezrane, Djamel Bendedouche dans Arezki l’indigène ou Amor Hakkar dans la Maison Jaune, le long métrage algérien en version amazigh se débarrasse des clichés qu’on lui a acollé depuis toujours. Belkacem Hadjadj honnoré par le festival Les jours suivants, une vingtaine de films de différentes factures sont projetés en compétition et 56 autres hors compétition. Ce qui a rendu la tâche difficile au jury dont le dévouement, la volonté et le souci d’efficacité ont été remarquables durant les tout le festival. Le jury, qui a pu voir tous les films programmés, a pu apprécier notamment les aspects critique et esthétique qui constituent le point fort du nouveau cinéma amazigh. Pour Belkacem Hadjadj, cinéaste et président du jury du festival “ l’impact des films amazighs est en train de se valoriser à travers les médias et autres supports de diffusion”. Cela se traduit par une demande notable du public qui s’est familiarisé avcec ce genre à travers les œuvres de Sid Ali Mouzaoui dans “Mimezrane“, de Djamel Bendedouche et son fameux “Arezki l’indigène“ et des documentaires sur la communauté berbère vivant à l’étranger. Parmi ces derniers, on peut citer “la parole retrouvé “ de Dinar Saâdoune qui évoque dans des témoignages émouvants la communauté algérienne amazigh installée durant les premières années de l’indépendance dans le bassin Longwy en France. Un travail laborieux qui a nécessité de rassembler et faire témoigner les témoins, anciens et jeunes, réalisé par la coordination francoberbère pour sortir d’abord les algériens de leur isolement et pour signifier que “les traditions et coutumes de l’Algérie sont bien respectés du fait de l’attachement de la jeune génération d’émigrés à leur sol natal”, comme le souligne Dinar Saadoune. Un autre documentaire dans le registre de l’histoire antique aura été le film documentaire retraçant la vie de “Scipion “; illustre roi de la Numidie antique mais qui reste mal connu dans le patrimoine de l‘histoire algérienne. Un documentaire qui a capté l’intérêt du public et dont l’aspect historique a été très apprécié. Faycal Abdelghani Aït Salem, dans Arezki l’Indigène, olivier d’or du meilleur rôle masculin asaru cinéma N°5 Juin - Juillet 2008 La nuit du doute...Miss Kabylie et Belaïd Tagraoula font durer le suspens devant un public des grands jours... 37