Franchir le pas vers le report modal
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www.ecr-france.org Guide Pratique www.aslog-network.fr du Transport Multimodal Franchir le pas vers le report modal Annexes PREFACE www.viacombi.eu www.aft-iftim.com SOMMAIRE ANNEXE 1 : Cartographie des flux page 3 ANNEXE 2 : Grille d’analyse permettant d’aider à choisir le mode de transport le plus adapté en fonction des caractéristiques des flux page 4 ANNEXE 3 : Résultats de l’enquête transporteurs / tractionnaires ANNEXE 4 : Opérateur en France de transport combiné pages 5 à 8 pages 9 à 10 ANNEXE 5 : Logigramme de l’organisation du transport combiné rail/route page 11 ANNEXE 6 : Caractéristiques des différentes UTI pages 12 à 14 ANNEXE 7 : Intervention des acteurs dans la chaine logistique du tansport multimodal page 15 ANNEXE 8 : Carte des chantiers de transbordement page 16 ANNEXE 9 : Annuaire des chantiers de transbordement page 17 ANNEXE 10 : Liaisons ferroviaires actives et opérateurs associés page 18 ANNEXE 11 : Tableau sur les réglementations et opérateurs pour les pays CEE pages 19 à 20 ANNEXE 12 : Glossaire transport multimodal Français / Anglais page 21 ANNEXE 13 : Tableau des pistes de valorisation des ruptures page 21 ANNEXE 14 : Points clés pour lam ise en oeuvre d’un flux en transport combiné rail / route page 22 ANNEXE 15 : Case Studies Cas Carrefour Cas Procter & Gamble Cas Novatrans Cas Toys’R’Us Cas DanoneEaux France page 23 page 23 page 26 page 30 page 31 page 33 ANNEXE 1-CARTOGRAPHIE DES FLUX Entreprise (industriel ou distributeur) Typologie de marchandise Commune (code postal) Localité Embranché Fer ou Fluvial Départ du flux Pays (si hors France) Embranché Fer ou Fluvial Arrivée du flux Pays (si hors France) Distance total (en Km) Flux régulier annuel* J F M A M J J A S O N D Si flux irrégulier ou saisonnier, merci d’indiquer la répartition* Caractéristique du flux : F1 = Flux France et/ou Europe d’une même entreprise (intra entreprise) F2 = Flux France et/ou Europe entre deux ou plusieurs entreprises (inter entreprises) Pour les industriels : Mettre uniquement les flux dont vous organisez actuellement le transport (prestation en «Franco») Pour les distributeurs: Mettre uniquement les flux dont vous organisez actuellement le transport (prestation «départ-usine») Typologie de marchandises : • PGC Ambiant ( Epicerie, Liquide, DPH, PLS poid fixe…) • PGC Température Dirigée (Frais, Surgeles, Fruits et légumes…) • «Non alimentaire»(Hygiène/Cosmétiques, Loisirs/Culture, Habillement…) • Grand import (Ameubelement, Décoration, Electroménager, Jouets…) • Export Volumétrie: Les volumes sont en nombre de palettes «Impératif A/B: Si oui, le chargement est chargé le jour A et livré Jour B Si non, le chargement est chargé le jour A et livré Jour C (ou plus)» Caractéristique du flux Commune (code postal Impératifs transport 3 ANNEXE 2-GRILLE D’ANALYSE PERMETTANT D’AIDER À CHOISIR LE MODE DE TRANSPORT LE PLUS ADAPTÉ EN FONCTION DES CARACTÉRISTIQUES DES FLUX Critères de choix FLUVIAL FERROVIAIRE Distance totale Pertinent depuis une très courte distance (mais bord à voie d’eau nécessaire), jusqu’aux longues distances (au-delà de 200 km). >200 km <200km sous certaines conditions, le transport ferroviaire peut présenter un intérêt économique. Distance pré/post acheminement Volumes -Marchandises diverses : à partir d’un conteneur, -Vrac : taille min. d’un lot : 250 t (cas de la péniche Freycinet) -Colis lourds ou encombrants : transports exceptionnels ( pales d’éolienne, rotors ou transformateurs électriques…) Services Transport à la demande pour le vrac, A/R ou Aller simple ou cadencé, ou ligne régulière pour Formalités de douane les services conteneurisés Fréquence/Délais Pérennité des flux de marchandises Rames 22 à 24 wagons : EX 80 ou EX 100 ou TDAS pour le vrac + spécifiques aux types de marchandises transportés Taux de remplissage du train > 85 % Si nécessaire, le juste à temps fluvial Flux qui supportent ou peuvent est possible à intégrer dans la chaîne supporter la rigidité (horaires, points logistique. fixes de départ et arrivée, etc) Flux qui justifient l’investissement des moyens (locomotive, wagons) – la plus grande productivité possible Pas de contrainte particulière : Flux réguliers / pérennité avérée la pérennité du trafic fluvial est à évaluer, selon les éventuels investissements requis pour la rupture de mode. Type de marchandises Pondéreux en vrac ou unitarisé, Produits lourds (acier, matériaux de colis lourds, Unité de Transport construction, boissons...) vrac (granulats, Intermodal … céréales, charbon, ...) Modes de manutention des produits/ conditionnement Conteneurs et UTI : Reach Staker, Pelles mécaniques, trémies, convoyeur portiques, grues… La rupture de charge ferroviaire optimale – favoriser le chargement gravitaire Vrac : pelles, trémies, convoyeurs (convoyeur) et le déchargement axial (vitesse de chargement 400 t/h), (fosse) suceuses à grains, déversement gravitaire… Existence de l’offre de transport/infrastructure 4 De 0 km sur une distance fluviale <40 km courte, jusqu’à 150 ou 200 km sur Les 1er et derniers kilomètres peuvent un maillon fluvial plus important. aggraver, par leur importance, la chaîne globale des coûts. Offre riche : de 10 à 15 courtiers, plusieurs armements industriels, etc. Bateaux en direct Voir l’annuaire du transport fluvial ci-dessous. 1 opérateur historique 2 opérateurs concurrents Plusieurs opérateurs filiales commerciales de la SNCF et d’autres provenant des OFP - Infrastructure : RFF – contacts à privilégier et prévenir des projets en cours pour appuyer l’obtention des sillons utiles demandés par les opérateurs (sinon sillons de dernière minute – F Express) (8/15) des entreprises, et plus de 50% pour un quart (4/15) des entreprises. o Précisons que 9% (12/133) des répondants n’ont pas précisé la répartition de leur activité. • Q2. Usage du matériel dédié au transport TRANSPORTEURS combiné ANNEXE 3-RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE / TRACTIONNAIRES de produit transporté en 2008/2009, un total de 193 réponses a été collecté. Enquête réalisée¾parType l’ADEME et l’AFT-IFTIM 128 entreprises ont précisé quel type de produits elles ont transporté pour un total de 298 réponses. Type de produit transporté 128 entreprises ontGraphique précisé quel elles ont transporté pourdes unréponses total de 298 réponses. n°2type : typede deproduits produits transportés en pourcentage Type de produits transportés en fonction de l'ensemble des réponses Fret conventionnel (palettes) 6% Déménagement 8% 2% Déchets 27% 3% Matières dangereuses Température dirigée 3% Liquides alimentaires 6% Liquides non alimentaires 5% 11% Pulvérulents alimentaires 10% Pulvérulents non alimentaires 5% Vrac alimentaire 14% Vrac non alimentaire Autre Graphique n°3 : type de produits transportés en pourcentage des répondants Type de produits transportés (plusieurs réponses possibles) Autre Vrac non alimentaire Vrac alimentaire Pulvérulents non alimentaires 2 Pulvérulents alimentaires Liquides non alimentaires Liquides alimentaires Température dirigée Matières dangereuses Déchets Déménagement Fret conventionnel (palettes) 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% Les types de produits les plus transportés sont : Les types de produits les plus transportés sont : • le fret conventionnel : il représente 27% (80/298) de l’ensemble des réponses et 62,5% (80/128) - le fret conventionnel : il représente 27% (80/298) de l’ensemble des réponses et 62,5% des entreprises en transportent ; (80/128) des entreprises en transportent ; • les produits dangereux : ils représentent 14% (42/298) de l’ensemble des réponses et près d’un tiers (42/128) des entreprises en transportent ; - les produits dangereux : ils représentent 14% (42/298) de l’ensemble des réponses et • les produits sous température contrôlée : ils représentent 11% (34/298) de l’ensemble des réprès d’un tiers (42/128) des entreprises en transportent ; ponses et 27% (42/128) des entreprises en transportent ; • les déménagements : ils représentent 10% (29/298) de l’ensemble des réponses et 23% (29/128) - les produits sous température contrôlée : ils représentent 11% (34/298) de l’ensemble des entreprises en font. des réponses et 27% (42/128) des entreprises en transportent ; Une entreprise annonce transporter des masses indivisibles. - les déménagements : ils représentent 10% (29/298) de l’ensemble des réponses et 23% (29/128) des entreprises en font. 5 ¾ Trafics et tonnages Graphique n°4 : trajets annuels en TC ¾ Trafics et tonnages ANNEXE 3-RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE TRANSPORTEURS / TRACTIONNAIRES Nombre total annuel de trajets en TC Graphique n°4 : trajets annuels en TC Trafics et tonnages 12%total annuel Nombre 14% de trajets en TC 1 à 50 8% 12% 51 à 500 14% 24% 17% 8% 17% 24% 26% 501 à 2500 2501 1 à 50à 10000 > 5110000 à 500 NC 501 à 2500 2501 à 10000 > 10000 NC 26% Plus de la moitié des entreprises déclarent réaliser plus de 500 trajets par an. Graphiquedéclarent n°5 : envois supérieurs à 40 tonnes de PTRA Plus de la moitié des entreprises réaliser plus de 500 trajets par an. Plus de la moitié des entreprises déclarent réaliser plus de 500 trajets par an. Proportion des envois supérieurs à 40 tonnes de PTRA Graphique n°5 : envois supérieurs à 40 tonnes de PTRA 10% Proportion des envois supérieurs à 40 tonnes de PTRA 0% 1 - 10 % 21% 21% 11 - 20 % 48% 10% 21 - 50 % 0% 51 - 100 % 7% 4% NC 1 - 10 % 11 - 20 % 48% 11% 21 - 50 % 51 - 100 % 7% Près de la moitié des entreprises neGraphique sont pas concernées par les 44 tonnes de NC PTRA. n°6 : trajets à vide Près de la moitié des entreprises 4% ne sont pas concernées par les 44 tonnes de PTRA. 11% Taux moyen estimé de trajets à vide en TC Près de la moitié des entreprises11% ne sont pas concernées par les 44 tonnes de PTRA. 25% 1% 0% 1 - 10 % 11 - 20 % 4 37% 21 - 50 % 16% 51 - 100 % NC 11% 4 6 Un quart des entreprises (33/133) déclare n’effectuer aucun trajet à vide. Plus de la moitié des Un quart des entreprises (33/133) déclare n’effectuer aucunà trajet à vide. Plus pas de la20% moitié entreprises interrogées (68/133) déclarent que leurs trajets vide n’excèdent du des total de entreprises déclarentdéclarent que leursque trajets à vide n’excèdent pas 20% du de total21% à leurs trajets. 37%interrogées (49/133) (68/133) des entreprises leurs trajets à vide concernent 50% du leurs37% trajets. de total leurs de trajets. (49/133) des entreprises déclarent que leurs trajets à vide concernent de 21% à 50% du total de leurs trajets. Un quart des entreprises (33/133) déclare n’effectuer aucun trajet à vide. Plus de la moitié des entreprises interrogées (68/133) déclarent que leurs trajets à vide n’excèdent pas 20% du total de leurs trajets. 37% (49/133) des entreprises déclarent que leurs trajets à vide concernent de 21% à 50% du total de leurs trajets. ANNEXE 3-RÉSULTATS DE L’ENQUÊTE TRANSPORTEURS / TRACTIONNAIRES ¾ Distance des trajets principaux Distance des trajets principaux Graphique n°7 : distance moyenne (trajet principal) Distance moyenne parcourue (trajet principal) 19% 5% 10% 1 à 200 km 201 à 500 km 4% 501 à 750 km 751 à 1000 km 35% > 1000 km NC 29% Lamoitié moitiédes desentreprises entreprises déclare la distance moyenne de trajets leurs trajets principaux est La déclare queque la distance moyenne de leurs principaux est inférieure ou égale à 750 km. D’un autre (89/133) des entreprises déclarent que ladéclarent distance que moyenne inférieure ou égale à 750 km.côté, D’un68% autre côté, 68% (89/133) des entreprises la plupart des entreprises sont effectués surà 500 des distances supérieures àmodes la distance minimale de de leurs trajets principaux est supérieure km. Bien que tout les soient ici confondus distance moyenne de leurs trajets principaux est supérieure à 500 km. Bien que tout les modes rentabilité communiquée opérateurs, c’est-à-dire plus probablement ou moins 600 pas km. 500 (fleuve / rail /généralement shortsea) et que la moyennepar desles distances fluviales ne dépasse soient ici confondus (fleuve / rail / shortsea) et que la moyenne des distances fluviales ne km, ces chiffres indiquent que les trajets principaux de la plupart des entreprises sont effectués sur dépasse probablement pas 500 km, ces chiffres les trajetscommuniquée principaux depar la les des distances supérieures à la distance minimale de indiquent rentabilité que généralement opérateurs, c’est-à-dire plus ou moins km. Graphique n°7 bis600 : distance moyenne (trajet principal) des transporteurs spécialisés dans le rail-route 5 Distance moyenne parcourue (trajet principal) 21% 3% 7% 1 à 200 km 201 à 500 km 2% 501 à 750 km 37% 31% 751 à 1000 km > 1000 km NC Si Si onon nenegarde spécialisés dans danslelerail rail(100% (100%dede leur activité TC), gardeque queles les prestataires prestataires spécialisés leur activité de de TC), quiqui représentent un échantillon de 120 entreprises, le pourcentage des entreprises déclarant que leurs représentent un échantillon de 120 entreprises, le pourcentage des entreprises déclarant que trajets principaux sont inférieurs ou égaux à 500 km tombe à 10 % (12/120), et près des trois quarts leurs principaux sont inférieurs ouque égaux à 500 km à 10 %principaux (12/120), est et près des (71% ou trajets 83/120) des entreprises déclarent la distance de tombe leurs trajets supérieure trois quarts (71% ou 83/120) des entreprises déclarent que la distance de leurs trajets à 500 km. principaux est supérieure à 500 km. ¾ Distance des pré et post acheminements 7 Si on ne garde que les prestataires spécialisés dans le rail (100% de leur activité de TC), qui représentent un échantillon de 120 entreprises, le pourcentage des entreprises déclarant que leurs trajets principaux sont DE inférieurs ou égaux àTRANSPORTEURS 500 km tombe à 10 % (12/120), et près des ANNEXE 3-RÉSULTATS L’ENQUÊTE / TRACTIONNAIRES trois quarts (71% ou 83/120) des entreprises déclarent que la distance de leurs trajets principaux est 500pré km.et post acheminements supérieure Distance àdes ¾ Distance des pré et post acheminements Distance moyenne parcourue (pré et post-acheminements) 3% 8% 17% 1 à 49 km 50 à 99 km 16% 100 à 149 km 22% 14% 150 à 199 km 200 à 499 km 500 km et + 21% NC 6 Bien que les distances de pré et post-acheminement doivent être les plus courtes possibles, plus de la moitié des entreprises (71/133) déclarent que leurs distances moyennes sont supérieures à 100 km sur ces trajets ; on note la présence de 4 entreprises (3%) annonçant des distances moyennes supérieures à 500 km. 8 ANNEXE 4-OPÉRATEURS EN FRANCE DE TRANSPORT COMBINÉ Opérateur de transport combiné Modes Contact téléphonique (+)33 03.27.21.99.20 Contact E-mail Site Internet [email protected] www.escofi.fr [email protected] www.cfnr.com IWW CCES IWW Cie Française de Navigation Rhénane (+)33 03.88 45.53.90 (CFNR) IWW H&S Container Line (+)49 02.03.80.03.265 becker@hs-containerline. com www.hs-containerline. com/ IWW Logirhone (+)33 04.75.78.80.20 [email protected] www.logirhone.fr/ IWW Logiseine (+)33 01.47.94.43.31 [email protected] www.logiseine.com IWW Marfret Fluvio feeder (+)33 02.32.81.83.50 [email protected] www.fluviofeeder.fr/ IWW River Shuttle containers (+)33 04.88.91.75.00 [email protected] www.rsc.fr IWW SCAT - Société Coopérative Artisanale de Transport (+)33 13.92.22.525 [email protected] IWW SNTC.-CARLine (+)33 03.25.24.08.20 [email protected] Rail AFA - Autostrada Ferroviaria Alpina (+)39 01 13 82 81 49 Rail B-Cargo (TRW) (+)32 (0)2 525 86 62 Rail Eurotunnel Rail www.ferralpina.com/ [email protected] www.bcargo.be (+)33 (0)3 21 00 64 65 [email protected] www.eurotunnelfreight.com Froidcombi (+)33(0)4 90 27 82 93 [email protected] www.froidcombi.com Rail HUPAC (+)41 91 69 52 800 [email protected] www.hupac.ch/ Rail IFB (+)32 (0)3 27 02 700 [email protected] www.interferryboats.be Rail Kombiverkehr (+)49 69 79 505-0 [email protected] www.kombiverkehr.de/ Rail Lorry Rail (+)35 22 48 76 81 [email protected] www.lorry-rail.com/ Rail Naviland Cargo (+)33 (0)1 43 98 40 00 grp_pricing@naviland-cargo. com www.naviland-cargo.com/ Rail Novatrans (+)33 01 40 87 97 00 [email protected] www.novatrans.fr Rail Rail-Link Europe (+)33 (0)4 88 91 98 77 [email protected] www.rail-link-europe.com Rail T3M (+)33 01 41 94 16 50 [email protected] www.t3m.fr Rail Transfesa (+)33 01 41 11 57 43 [email protected] www.transfesa.es/ Rail Wincanton (+)33 (0)4 74 94 60 00 [email protected] www.wincanton.eu/ 9 ANNEXE 4-OPÉRATEURS EN FRANCE DE TRANSPORT COMBINÉ Modes Opérateur de transport combiné Contact téléphonique Contact E-mail Site Internet RoRo Brittany Ferries (+33) (0) 2 31 36 36 31 [email protected] www.brittanyferriesfreight. com RoRo Condor Ferries (+)33 02 99 20 03 00 [email protected] www.condorferries.co.uk RoRo Morvan Fils Commodore (+)33 02 99 20 03 43 [email protected] www.saint-malo.cci.fr RoRo UNRORO (+)90 (216) 310 05 06 [email protected] www.unroro.com RoRo DFDS Seaways (+)44 (0) 1304 218435 dover.freightsales@dfds. com http://freight.dfdsseaways. com RoRo Seafrance (+)33 32 11 77 026 [email protected] www.seafrance.com RoRo P&O (+)44 (0)1 30 48 62 539 freightops.dover@poferries. com www.poferriesfreight.com RoRo Celtic link (+)33 23 34 32 387 RoRo GLD / LD (+) 33 (0)2 32 14 52 05 www.celticlinkferries.com/ FR/fret.htm [email protected] www.ldlinesfret.fr La liste des opérateurs de transports combiné ci-dessus n’est en aucun cas exhaustive, c’est une proposition d’état des lieux pour la période 2010-2011 d’un univers professionnel qui est en constante évolution. Si vous souhaitez actualiser ou ajouter le profil de votre entreprise, contactez l’équipe de Viacombi via son mail http://www.viacombi.eu/fra/general/nous-contacter.php 10 ANNEXE 5-LOGIGRAMME DE L’ORGANISATION DU TRANSPORT COMBINÉ RAIL - ROUTE Vente des sillons aux entreprises détendrices du certificat de sécurité Gestionnaire d’infrastructure Entreprises ferroviaires Achat de sillons pour 1 an Achat de capacité de transport (sillons, locomotives, conducteurs) Pr es t (ra atio il n tra de di tr tio an nn sp el or ) t Prestation de service de transport (sillons, locomotives, conducteurs) Entreprises, collectivités ... Pr es ta Ac po tion h rt d de at e e tr d’u à tr an n po an sp e rt sp e or pr or t i es t nt ta ég tio ra n l Opérateur de transport combiné Achat d’une prestation de transport combiné Prestation de transport combiné (sillons, locomotives, wagon, conducteurs ...) Achat d’une prestation de transport pré ou post acheminement ou de transport intégral Transporteur / Chargeur Commissionnaire de transport Prestation de pré ou post acheminement / Prestation de transport porte à porte 11 ANNEXE 6-CARACTÉRISTIQUES DES DIFFÉRENTES UTI (UNITÉ DE CHARGEMENT INTERMODAL) Nombre de palettes 80*120 sol Nombre de palettes 100*120 sol Charge utile Camions Jusqu’à 33 Jusqu’à 26 25,5 tonnes Wagons SNCF 44 36 40 tonnes en moyenne Container 20’’ 11 9 28 Container 40’’ 25 22 28 Caisse mobile 33 26 29 La longueur maximum d’un train complet est de 750 mètres, la charge utile maximum est de 1 800 tonnes. Ces longueurs ont tendance à augmenter (850 mètres, avec un objectif de faire circuler ultérieurement des rames de 1 000, voire 1 500 mètres) ce qui oblige à revoir les infrastructures. Tableau récapitulatif des dimensions des UCI normalisés en Europe : Abréviations conteneurs : FCL : Full container load (conteneur complet). FCL/FCL : container complet - 1 expéditeur / 1 destinataire. LCL : Less than container load (Lot de marchandises occupant un volume moindre que celui offert par le container utilisé) FCL/LCL : container complet - l expéditeur / plusieurs destinataires. LCL/FCL : container chargé de plusieurs lots de fournisseurs différents mais destinés au même destinataire 12 ANNEXE 6-CARACTÉRISTIQUES DES DIFFÉRENTES UTI (UNITÉ DE TRANSPORT INTERMODAL) LCL/LCL : container chargé de plusieurs lots de fournisseurs différents pour différents destinataires. Reefer van : container frigorifique alimenté en courant électrique par une source extérieur (installations du navire/installations au terminal). Dry van ou Dry container : abrégé également DC = Container pour marchandises sèches. Open side container : container à ouverture latérale. Open top container : container à toit ouvrant - recouvert d’une bâche. Tarpaulin (ou tarp) : bâche imperméabilisée d’un container à toit ouvrant. Hard top container : container à toit ouvrant - recouvert d’un toit métallique amovible Ventilated container : container ventilé, souvent isotherme, avec postes d’aération sur l’avant et l’arrière - ventilateur intérieur, mais démuni de groupe froid. (Utilisé -par exemple- pour le transport de café vert. Tank container : container citerne. Gabarit Type d’UTI admissible Gabarit A Conteneurs Caisses Mobiles Semi-Remorques hauteur de 8’ 6,5’’ (2,6m) et largeur 8’ (2,44m) hauteur de 2,6m et largeur de 2,5m hauteur de 3,52m au-dessus du plan de chargement Gabarit B Ce gabarit englobe le gabarit A avec possibilités supplémentaires pour Conteneurs hauteur de 9’6’’(2,90m) Semi-Remorques hauteur de 3,75 m au-dessus du plan de chargement Gabarit B+ Ce gabarit englobe Conteneurs Caisses Mobiles Semi-Remorques les Gabarits A et B avec possibilités supplémentaires pour largeur de 8’6’’(2,59m) largeur de 2,60m hauteur de 3,85 m au-dessus du plan de chargement. Gabarit C Ce Gabarit englobe les Gabarits A,B et B+ avec hauteur possible de 4,65 m audessus du rail et de 1,45 m de part et d’autre de l’axe central. Il s’agit du gabarit de la Route Roulante (tracteur + semi – remorque). ADEME 13 ANNEXE 6-CARACTÉRISTIQUES DES DIFFÉRENTES UCI 14 ANNEXE 7-INTERVENTION DES ACTEURS DANS LA CHAÎNE LOGISTIQUE DU TRANSPORT MULTIMODAL Interventions dans la chaîne Schéma classique du transport combiné Acteurs Chargeur Domaines d’intervention X Action Donneur d’ordre Transporteur / tractionnaire routier Prestation de préacheminement et de postacheminement Commissionnaire de transport Prestation porte à porte Opérateur de transport combiné Prestation terminal à terminal ou Prestation porte à porte Opérateur de manutention X X Opération de transbordement Entreprise ferroviaire / tractionnaire ferroviaire Exploitation de l’infrastructure (achat de sillons) Prestation de traction ferroviaire (mise à disposition de la locomotive, du conducteur et du sillon) Gestionnaire d’infrastructure Exploitation (vente sillons) - Entretien - Aménagement Développement du réseau - Gestion du patrimoine et de la dette X 15 ANNEXE 8-CARTE DES CHANTIERS DE TRANSBORDEMENT 16 France ANNEXE 9-ANNUAIRE DES CHANTIERS DE TRANBORDEMENT Nom du terminal Adresse Code Postal Contact téléphonique Aiton ZI Arc sur Isère FR-73390 04 79 44 24 90 Angers 22 rue du Maine FR-49000 02 41 49 87 63 Aproport Mâcon 416 quai Jouffroy d’Abbans FR-71000 03 85 32 88 50 Exploitant Site Web Contact e-mail SGTBA Brangeon www.brangeon.fr [email protected] CCI/APROPORT www.apoport.com [email protected] Base de données comprenant plus de 60 chantiers de transbordement. Sont présents : Aiton Angers Aproport Mâcon Avignon [Courtine] Bonneuil-sur-Marne Bordeaux [Bruges] Bordeaux [Le Verdon] Caen-Ouistreham Chalon Champigneulles/Frouard Cholet Cognac Colmar Neuf-Brisach Coquelles Dourges Dunkerque Evry Fos-sur-Mer Gennevilliers Gevrey Grans Miramas Hendaye Hourcade Hourcade Le Boulou Le Havre Le Havre Le Havre Le Mans Limay Lyon Port Edouard Herriot Lyon Venissieux Lyon Venissieux Marseille [Mourepiane] Marseille Canet Marseille Canet Montoir-de-Bretagne Mouguerre Mulhouse [Ottmarsheim] Nogent-sur-Seine Noisy-le-Sec Orléans Paris - La Chapelle Perpignan Port de Calais Port de Cherbourg Port de Dieppe Port de Roscoff Port de Sète Port de Toulon Rennes Rennes Rouen St Malo Strasbourg Terminal Nord Toulouse St Jory Tours (St Pierre des corps) Valence [Portes-lès-Valence] Valenciennes [Prouvy] Valenton Valenton Vesoul [Vaivre-et-Montoille] La base de données est disponnible sur demande à [email protected] 17 ANNEXE 10-LIAISONS MULTIMODALES ACTIVES ET OPÉRATEURS ASSOCIÉS La liste des liaisons de transports combiné ci-dessous n’est en aucun cas exhaustive, c’est une proposition d’état des lieux pour la période 2010-2011 d’un univers professionnel qui est en constante évolution. Si vous souhaitez actualiser ou ajouter le plan de transport de votre entreprise, contactez l’équipe de Viacombi via son mail http://www.viacombi.eu/fra/general/nous-contacter.php Opérateur Départ Destination Modes Pays Nom du terminal Pays Nom du terminal Railink Europe France LYON TERMINAL 2 Autriche WELS VBF CCT rail Railink Europe France LYON TERMINAL 2 Autriche NORDWEST CCT rail Railink Europe France MARSEILLE INTRAMAR P157 Autriche WELS VBF CCT rail Railink Europe France MARSEILLE INTRAMAR P157 Autriche NORDWEST CCT rail Railink Europe France MARSEILLE TRANSAGRUE Autriche WELS VBF CCT rail Railink Europe France MARSEILLE TRANSAGRUE Autriche NORDWEST CCT rail Novatrans France Avignon Belgique Antwerp rail Novatrans France Bayonne [Mouguerre] Belgique Antwerp rail Railink Europe France BONNEUIL IFB Belgique ANTWERP MAIN HUB rail Vous pouvez demander le fichier complet à [email protected] 18 ANNEXE 11-TABLEAU SUR LES RÉGLEMENTATIONS ET OPÉRATEURS POUR LES PAYS CEE Pays Traités Organismes Rail companies UK Railways act 1993 Railways act 2000 Railways act 2005 UIC Office Rail Regulator UIRR Rail Freight Group Colas rail Stobart Direct rail services DRS Fastline First GBRf Freightliner ltd EWS (DB Schenker) Captrain UK Wagons suppliers Terminal Gestion infrastructure Novatrans UK RUSSELl TRANSPORT Logico (freightliner) AAE Axiom rail GE capital NACCO VTG W H davis 500 Network Rail Russell WHMalcom Stobart Rail Norfolk Line Intégrateurs Freight Facilities Grant Track Access Grant Combined Transport Operators Aides UIC UIRR Pologne UIC UIRR Suisse UIC EBA UIRR PKP PCC Allemagne UIC ARAF UIRR BLS Cargo AG CFF Cargo Cross Rail SBB Cargo International (CFF + Hupac) France UIC UIRR DB cargo BASF EVU Captrain Germany (SNCF) CFF Wincanton Trenitalia ITL Italie UIC UIRR Fret SNCF VFLI ECR (DB) Europorte (ex Veolia Cargo) Colas Rail Hupac Intercontainer Luxembourg CFL NTV (2011) Trenitalia NordCargo Captrain Italie (SNCF) Kombiverkehr Hupac Intercontainer CFF GATX Ermewa VTG Nacco AAE Polzug Intermodal CF CFL Cemat Hupac IFB Ambrogio DB Netz GATX Ermewa VTG AAE Wascosa Novatrans Naviland Cargo T3M Froid Combi IFB Railink GATX Ermewa VTG Nacco AAE GE Touax Transwagon Cargo Combi CH, Bertschi RFF DB Schenker Hoyer RFI (480 gares fret) Ermewa VTG Nacco AAE Ermewa VTG Nacco AAE GE Attirail Touax Millet Transwaggon SGW CTC Géodis Naviland Cargo N.Dentressangle TAB STVA Ermechem Gefco ADEME Ministère Transports (subvention coups de pince) Commission Européenne : MARCO POLO 19 ANNEXE 11-TABLEAU SUR LES RÉGLEMENTATIONS ET OPÉRATEURS POUR LES PAYS CEE Pays Autriche Nederland Espagne Belgique Portugal Traités UIRR Organismes Rail companies UIRR Rail Cargo Austria UIRR UIRR UIRR Railion Netherland Captrain Benelux (SNCF) Shortlines CP RENFE ECR Spain FEVE B Cargo Captrain Benelux (SNCF) Naviland Cargo IFB Hupac Kombiverkehr Combined Transport Operators OBB 3 petits opérateurs privés Fercam, IFB Hupac Kombiverkehr RENFE Combidas Combiberia Intercontainer Gestion infrastructure SIF ? Railned BV), ADIF (REFER) Terminal Irun (TECO) Wagons suppliers GATX Ermewa VTG AAE Transwaggon GATX Ermewa VTG AAE Transwaggon intégrateurs LKW De Rijke Transfesa Ermewa VTG Contank GATX Ermewa VTG AAE Transwaggon P&O aides Commission Européenne : MARCO POLO 20 ANNEXE 12-GLOSSAIRE DU TRANSPORT MULTIMODAL Le glossaire est disponible sur un autre document. ANNEXE 13-TABLEAU DES PISTES DE VALORISATION DES RUPTURES Complexité des manutentions VRAC PALETTES BALLES BIG BAG CONTAINER UTI Moyens de manutention dédiés (Aspirateurs/ vis sans fin ) Moyens de manutention traditionnel (chariot / Clark ) Simplicité mais nécessité de matériel dédiés ( reachstacker ) Infrastructures de COLIS LOURDS manutention couteuses COLIS EXEPTIONNELS ( portique / pont / rampe roro ) RO / RO Réduction des ruptures de charges La containerisation avec sache de protection Actuellement chez les céréaliers Possibilité de manutention embarquée sur l’unité fluviale avec de bonnes cadences, évite la multiplication des moyens de manutention sur chaque site desservi Piste de valorisation de la rupture de charge Traitement et/ou transformation du produit, stockage de proximité Stockage / consolidation/ Cross docking Préparation de commandes près des zones de consommation Possibilité déconsolidation/ livraison par lots (idem camion) Possibilité d’effectuer les formalités douanières en temps masqué et par lots : meilleure gestion du contenant en l’occurrence les teus dans le cadre d’un terminal intérieur car réutilisation locale pour l’export du parc des TEUS Utilisation du mode fluvial sur le tronçon principal peut largement couvrir les coûts des ruptures de Rupture de charges charges additionnelles, permet supplémentaires, aussi d’optimiser le matériel utiliser la manutention routier sur de courtes distances, horizontale (roro) peut permettre d’expédier des charges/volumes unitaires plus importants -Utilisation du matériel -Autorisation de conduite week end & jours feries -Anticipation des gestions de flux Utilisation de plateforme multimodale et de portiques, grues ou reach stackers déjà existants, l’UTI offre les mêmes caractéristiques de chargement qu’une tautliner 21 ANNEXE 14-POINTS CLÉS POUR LA MISE EN ŒUVRE D’UN FLUX EN TRANSPORT COMBINÉ RAIL-ROUTE Mise en place du Transport Combiné Rail-Route : L’intégration du TC peut requérir la mise en place d’une petite structure projet. Objectifs : Anticiper, piloter, controler, mesurer, rassurer. En cas de logistique sous-traitée, impliquer le Prestataire de Service dans la démarche. Service Achats : Sélection des produits candidats au flux TC (Volumétrie, Provenance…). Analyse des conditions d’achats (Barème Quantitatif/réf., (Franco, Enlèvement…). Evaluation de l’impact du nouveau flux sur le stock (Contrôle de Gestion – Service Logistique). Service Approvisionnement : Planification – Fréquence des commandes. Paramétrage du logiciel de proposition de commande. Evaluation de l’impact du nouveau flux sur le stock (Contrôle de gestion – Service Achats). Informer les Transporteurs en place (Transport en amont des plateformes en l’occurrence). Evaluation des risques : Prévoir une augmentation du stock pour pallier à d’éventuels incidents opérationnels lors de la mise en œuvre. Compte d’Exploitation, réglementation et fiscalité : Vérifier avec Comptabilité fiscale et le Contrôle de Gestion, les éventuels impacts du nouveau flux (Compte d’exploitation, réglementation et fiscalité) Description du besoin de l’Entreprise : Rédaction du Cahier des Charges Logistique et Transport. Analyse des candidatures : Négociations. Sélection du Transporteur. Contractualisation (Contrats types à minima). Mise en œuvre opérationnelle : 22 Envisager un pilote (Si possible). S’assurer de la rédaction d’un plan de secours pouvant être préalablement éprouvé dans le cadre du pilote. Validation de l’organisation de l’enlèvement des lots chez le ou les Fournisseurs. Validation de l’organisation de la réception sur les plateformes. Assurer la bonne coordination Fournisseurs – Transporteur – PTF – Client (Logistique – Achat – Vente). Suivi opérationnel et mise en œuvre d’actions correctives en cas de dysfonctionnement(s). Objectifs : Préserver le niveau de service, Sécuriser les flux, Maîtriser des coûts de transport (Impact du gazole), Mettre en œuvre de la politique de protection de l’environnement, Préserver l’image de marque de l’Entreprise. ANNEXE 15-CASE STUDIES Cas Carrefour Au sein de la Supply Chain France du groupe Carrefour, Alain HAMEL a en charge l’organisation et les méthodes, et s’appuie sur une équipe œuvrant sur les process, les projets, la qualité et le développement durable. C’est dans ce contexte du développement durable qu’ont été lancées des opérations de transport multimodal. « Le premier Bilan Carbone® de notre Supply Chain France s’établit en 2009 à 340 000 t de CO2, dont 220 000 t de CO2 émises lors du transport de marchandises », nous déclare d’emblée Alain HAMEL, directeur Organisation, Méthodes et Process Métier au sein du groupe Carrefour France. Le périmètre concerné s’étend depuis la réception des entrepôts jusqu’à la réception des magasins:«Le transport représente à lui seul les deux tiers de nos émissions», ajoute Alain HAMEL. Tout ce qui permet d’optimiser le transport a par conséquent un impact sur l’efficacité de la Supply Chain : optimisation de la hauteur des palettes, amélioration du taux de remplissage des véhicules, augmentation du nombre de palettes transportées par véhicule, optimisation du système d’organisation du transport (minimisation des kilométrages à vide, optimisation du nombre de magasins à livrer), partage des moyens de transport avec les industriels pour exploiter au mieux les retours de tournées. Comme l’essentiel du transport est externalisé, Carrefour incite ses prestataires à développer la conduite apaisée auprès de ses chauffeurs et privilégie les transporteurs mettant en œuvre des méthodes de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Enfin, il leur est demandé de s’équiper en véhicules (EURO 4 et 5) favorisant les baisses de consommation et les économies de CO2 par palette transportée. « Ces améliorations nous ont permis d’économiser 14 000 t de CO2 entre 2008 et 2009 », admet Alain HAMEL pour qui « la réduction des nuisances des livraisons, notamment des nuisances sonores, fait aussi partie de nos préoccupations, en particulier dans les centres-villes ». La route du fer pèche par son manque de fiabilité et de traçabilité Alain HAMEL insiste sur son manque de visibilité sur la stratégie de l’opérateur ferroviaire national: « voici dix ans, nous avions opté pour une connexion de nos entrepôts au réseau ferroviaire sur la majeure partie du territoire. Aujourd’hui, nous nous interrogeons sur le devenir du fer dans la mesure où les industriels, ne trouvant plus d’intérêt à utiliser le mode ferroviaire, passent par la route ». Et d‘ajouter que Carrefour, s’il devait repartir de zéro, ne prendrait pas les mêmes options « Bref, selon Alain HAMEL, il est dommage de ne pas pouvoir profiter du réseau ferré français, car il est susceptible de délivrer des volumétries importantes ». Quoi qu’il en soit, malgré les problèmes de fiabilité, Carrefour a recours au transport combiné. Il fait usage de caisses mobiles, dans le cadre d’une opération de transport rail/route avec TAB pour opérateur : c’est l’équivalent de 8 000 camions qui partent de l’entrepôt non alimentaire basé à Sarans-Orléans pour livrer les magasins d’une partie du sud de la France. Les commandes passées par les magasins au jour J, préparées au jour J +1, expédiées en J +1 au soir, parviennent en J +2 au matin à destination, et sont livrées en J +3 ou J +4 aux magasins. 23 ANNEXE 15-CASE STUDIES Plus précisément, les palettes de produits non alimentaires en provenance de l’entrepôt de Sarans sont dirigées par camions vers la gare de Valenton où elles sont déchargées, puis rangées dans les wagons de la navette quotidienne. Par ailleurs, des caisses mobiles en provenance de l’entrepôt textile du Coudray-Montceaux, en région parisienne, rejoignent par la route la gare de Valenton et sont prises en charge par le même train. Chaque jour, la navette parvient dans le sud de la France: les palettes sont chargées dans les véhicules qui livrent les magasins de la région PACA par la route. L’économie apportée par cette solution de transport combiné correspond à 4 millions de kilomètres en moins sur les routes en 2009 et 5 millions en 2010, soit une économie de 2 800 t de CO2. Il est dit d’autre part que le transport combiné est viable dès lors que son rayon d’action minimal est de 500 km : il s’adresse par conséquent aux seuls entrepôts nationaux. En deçà de cette distance minimale, le coût des ruptures de charge n’est pas compensé par les économies obtenues sur les coûts de transport. Il s’ensuit que le transport ferroviaire ne présente pas d’intérêt immédiat pour les entrepôts régionaux dont les rayons d’action sont de 100 à 200 km. Dans le cadre d’une seconde opération, les fruits et légumes sont remontés en grandes quantités du sud de la France, via le mode ferroviaire, de Perpignan vers la région parisienne (Rungis ou Valenton), ainsi que d’Avignon vers Valenton. En l’occurrence, le train part du sud de la France à 18h30 et arrive en région parisienne à 4 heures du matin. « En 2010, nous avons ainsi transporté 42 780 palettes de fruits et légumes, soit 26 833 tonnes de produits, et nous avons pu ainsi économiser 1 450 000 km sur la route », précise Alain HAMEL. La voie d’eau relie Le Havre et la région parisienne Dans le domaine du transport fluvial, depuis 2004, quelque 45 % des imports totaux de Carrefour et une grande partie (90 %) de ses imports de textile, parviennent par conteneurs au Havre et transitent sur la Seine par barges de grande capacité entre Le Havre et Gennevilliers ou Bonneuil-sur-Marne, selon leurs capacités d’accueil respectives : toutefois, le Port de Bonneuil-sur-Marne n’offre pas une capacité d’accueil aussi importante que le Port de Gennevilliers. Ce sont ainsi quelque 4 300 conteneurs par an qui empruntent la voie fluviale, alors qu’auparavant, les marchandises étaient transportées par camions. C’est l’équivalent de 800 000 km sur routes qui est ainsi économisé. Le post-acheminement depuis Bonneuil-sur-Marne ou depuis le Port de Gennevilliers emprunte la route sur respectivement 45 km ou 66 km. Le textile qui se dirigeait jusqu’alors vers l’entrepôt de Vert-Saint-Denis à 5 km au nord de Melun, est envoyé depuis le mois de décembre 2010, via l’autoroute A6, vers Le Coudray-Montceaux où se trouve implanté le nouvel entrepôt Carrefour de distribution de produits textiles. L’organisation du transport entre Le Havre et l’entrepôt terminal est gérée en amont (au départ de l’Asie) par le groupe Carrefour. À l’arrivée au Havre, Carrefour prend en charge le pilotage du transfert des conteneurs sur des barges et sous-traite l’exécution des opérations sur la Seine à plusieurs compagnies fluviales. Sur le port terminal (Gennevilliers ou Bonneuil-sur-Marne), les conteneurs sont stockés afin d’équilibrer les flux entrant dans le port fluvial, et le déchargement en entrepôt. Il s’avère toutefois que la demande de textile évolue fortement au fil des mois, avec un pic saisonnier en fin d’année. Ainsi, quelque 40 à 50 conteneurs doivent être transportés chaque jour au début du mois de décembre. Les flux très importants qui s’y rapportent peuvent conduire à mettre en œuvre des barges complètes pendant un laps de temps relativement court : pendant tous les autres mois de l’année, le flux se stabilise autour de 5 ou 6 conteneurs par jour, conduisant alors l’opérateur fluvial à partager ses barges entre plusieurs chargeurs. « À l’évidence, le transport fluvial est fiable », estime Alain HAMEL : « le délai minimal entre l’arrivée du porte-conteneurs au Havre et la réception des conteneurs en entrepôt (donc la disponibilité des marchandises en réserve) est au minimum de deux semaines, et atteint en règle générale 25 jours ». Ce délai s’ajoute bien sûr au cycle de quarante jours en amont, correspondant au délai de centralisation et de transport maritime des conteneurs depuis l’Extrême-Orient. 24 ANNEXE 15-CASE STUDIES La voie d’eau entre Fos-sur-Mer et la région mâconnaise Une autre application fluviale est mise en œuvre sur le Rhône avec des flux non-alimentaires, certes beaucoup plus faibles, entre Fos-sur-Mer et l’entrepôt de Cuisery, à 44 km de Mâcon. La durée du transport fluvial est ici de 3 jours. Cet entrepôt de Cuisery est un centre de distribution nationale pour ces produits positionné le long de la Saône : le transport par barges tel que pratiqué aujourd’hui s’avère plus économique que la distribution par la route, dans toute la France, à partir d’une plateforme qui serait située aux alentours de Marseille. Un projet fluvial de distribution urbaine « Nous avons étudié l’an passé une alternative au transport routier en association avec le Port Autonome de Paris, deux compagnies maritimes et un prestataire de service, nous dévoile Alain HAMEL : il s’agissait de mettre en place une navette quotidienne pour relier l’un de nos entrepôts de la région parisienne, via le port d’Évry ou de Viry-Châtillon (distants d’une quinzaine de kilomètres), et le Quai de la Bourdonnais ou Bercy à Paris ». La barge chargée le soir à Évry ou Viry-Châtillon, devait arriver au cours de la nuit à Bercy ou au Port du Gros Caillou où elle allait être déchargée : des navettes auraient été organisées ensuite pour livrer les magasins en ville. Il s’avère que cette distribution fluviale représente un surcoût important sur le coût actuel du transport routier pour un gain sur le Bilan Carbone® relativement modeste (entre 300 et 500 t de CO2 par an), notamment du fait de l’existence d’une navette routière entre l’entrepôt et le port : en effet, le coût du transport est multiplié par un facteur supérieur à deux. Autant dire que ce constat n’a pas permis de concrétiser ce projet. « Un surcoût de 20 à 30 % aurait peut-être pu être considéré comme abordable », admet Alain HAMEL. L’étude a été menée avec deux approches : 1. Une barge dans laquelle le prestataire aurait installé des racks de façon à y stocker des palettes. Il ne manutentionnait et ne stockait dans la barge que des palettes de marchandises. Cette option impliquait toutefois de nombreuses manutentions de palettes et un risque d’inconfort des marchandises. 2. Des caisses mobiles auraient été transportées sur la barge. à leur arrivée au port parisien, ces caisses mobiles auraient été positionnées sur des «véhicules plateaux». Plutôt que de déplacer un grand nombre de palettes, cette solution présentait l’avantage de n’avoir à manutentionner qu’une seule caisse. Mais elle exigeait l’emploi d’un nombre important de caisses mobiles. Le coût des opérations s’avérait relativement important car, si l’un des ports n’était pas doté d’équipements de manutention adéquats, il aurait fallu mettre en œuvre un Reach-Stacker nécessitant des investissements conséquents… Finalement, le calcul a montré que le coût de la palette transportée était ici supérieur à celui de la première option. Le nombre de ruptures de charge dans ce projet s’avère lui aussi prohibitif : en effet, la marchandise est davantage manutentionnée que par la route. Dès lors, le Bilan Carbone®, s’il paraît positif (économies de 500 t de CO2 par an), n’est pas pleinement convaincant : comme la consommation des péniches était seulement estimée, le Bilan Carbone® pouvait ne pas être aussi bon que celui estimé. De surcroît, ce projet impliquait des engagements de longue durée. « D’autres solutions pourraient apparaître à moyen terme » conclut Alain HAMEL pour qui, « le développement durable comporte trois axes : l’axe sociétal, l’axe environnemental, mais aussi l’axe économique, qui n’est pas assuré dans ce cas ». 25 ANNEXE 15-CASE STUDIES Cas Procter & Gamble Au travers de son grand projet TINA (Trains, Intermodality, a New Approach. There Is No Alternative), P&G a pour objectif d’éliminer de la route 100 000 camions par an, d’économiser chaque année 770 millions de tonnes*kilomètres de transports routiers, réduire les émissions de CO2 de 67 500 t/an, d’éviter la croissance de consommation future de carburant… VMI… « Vendor Managed Inventory »… Cette méthode bien connue de pilotage par les fournisseurs des niveaux de stocks et de leur localisation est une application de GPA (Gestion Partagée des Approvisionnements) dans laquelle la proposition de commande — élaborée par l’industriel à partir des données du distributeur — est ferme. Au départ, en 1987, P&G (Procter & Gamble) et Wal-Mart ont fait œuvre de pionniers en initiant le CRP (Continuous Replenishment Process) qui permettait à P&G de prendre les décisions de réapprovisionnement du stock de Wal-Mart… en lieu et place de Wal-Mart. C’est ce process innovant (à l’époque) qui est également connu aujourd’hui sous la dénomination de VMI. P&G en bref Ventes nettes 79 Md$ Nombre de marques 300 Nombre de pays 80 Sites de production 140 Nombre d’employés 127 000 Depuis le début de la décennie, le nombre de marques de P&G générant plus d’un milliard de dollars chaque année a plus que doublé : il est passé de 10 à 23 « Innovation encore… Nous menons depuis dix ans un grand programme de recherche baptisé «Connect + Develop» pour réaliser des travaux de R&D non seulement en interne, mais aussi en collaboration avec d’autres partenaires externes: entreprises, laboratoires et instituts de recherches, institutions financières… Plus d’un millier d’accords de partenariat d’Open Innovation sont actifs aujourd’hui, dans le monde entier », dévoile Sergio BARBARINO, ingénieur principal de recherche au Supply Networking Research Center (Bruxelles) de P&G : « nous sommes un groupe de 4 personnes à temps plein et 12 personnes à temps partiel qui menons des recherches en logistique en collaboration avec des universités et des instituts de recherche en Europe, en Afrique et aux ÉtatsUnis ». Du rail vers la route P&G participe également à des projets sur la logistique dans le cadre de la Commission européenne, ainsi qu’à un pôle de la recherche sur l’intermodalité, « ce qui nous a conduits à nous interroger sur nos transports de fret effectués essentiellement par camions », ajoute Sergio BARBARINO : « dans la conclusion de l’étude que nous avons alors lancée, il s’avérait possible de transférer une grande partie de notre fret routier sur les chemins de fer. L’objectif fixé à la fin 2008 était de transférer 30 % de nos transports de fret vers la voie ferrée d’ici à 2015. Nous avons aussi envisagé la possibilité d’utiliser les autoroutes de la mer… Toutefois, étant donné l’emplacement de nos usines et de nos centres de distribution nationale en Europe, cette possibilité s’est avérée réduite ». En France, les centres de distribution de P&G se trouvent à Amiens et à Lyon. Au Benelux, P&G possède un centre de distribution à Malines (Mechelen), près de Bruxelles. L’Angleterre dispose de deux centres de distribution à Manchester et près de Londres… 26 ANNEXE 15-CASE STUDIES Ces centres se trouvent à proximité des usines du groupe dans lesquelles se concentre la production d’une catégorie de produits destinée à l’Europe toute entière : à Londres, les produits liquides de ménage et de vaisselle, à Mechelen, les chips de marque Pringles, (également produites dans une usine aux États-Unis), à Euskirchen, les couches Pampers… Sans oublier Mataró près de Barcelone, etc. Des usines qui livrent leurs produits directement aux centres de distribution nationale : chacun de ceux-ci regroupe la collection de tous les produits attendus par les clients de P&G afin d’assurer leur livraison essentiellement par camions aux clients de la grande distribution. Aujourd’hui, pour la totalité des transports confondus, 20 % des tonnages-kilomètres transitent par le rail, correspondant essentiellement aux transports entre l’usine et chaque centre de distribution: c’est ainsi que les produits de marque Pampers provenant de l’usine d’Euskirchen sont transférés directement au centre de distribution de la Suède par la voie ferrée… « L’objectif est donc d’atteindre 30 % d’ici à 2015, sans compromis sur le taux de service (arrivée à l’heure, temps de transit), ni sur le coût, alors que ce taux était inférieur à 10 % en 2008 », insiste Sergio BARBARINO. Tel est l’objectif du projet TINA qui a pour objet le transfert de la route vers le fer : en ce sens, c’est un projet «intermodal». Mais pour réussir un projet de transfert modal de la route vers le fer, il faut évidemment savoir bien remplir les trains, le cas échéant en partenariat avec d’autres chargeurs. « Nous cherchons toujours des partenaires afin de pouvoir augmenter la fréquence des trains, mieux les remplir, les rendre plus efficaces… », précise Sergio BARBARINO. Le projet TINA d’intermodalité « Sous le nom de TINA (Trains, Intermodality, a New Approach. There Is No Alternative), nous menons un projet d’intermodalité », nous révèle Sergio BARBARINO : « cette nouvelle approche est purement multimodale ». En Europe de l’Ouest, la logistique de P&G réunit 30 sites industriels, 50 plates-formes de stockage de produits finis, 60 centres de personnalisation : elle gère 350 000 chargements chaque année. Au travers de ce projet TINA, il s’agit pour P&G de transporter 1 060 caisses par semaine (80 millions de caisses par an) soit 23 % du volume total européen, représentant 60 millions de kilomètres par an, d’éviter de mettre sur la route 770 millions de tonnes*kilomètres par an, d’éliminer 100 000 camions par an de la route, de réduire les émissions de CO2 de 67 500 t/an, d’engendrer des économies, d’éviter la croissance de consommation future de carburant, d’échapper aux futures taxes routières. Certes, la plupart des sites de production ou de distribution de P&G ne sont pas embranchés fer. Toutefois, les camions qui emportent les produits des usines se rendent par la route dans un centre intermodal tout proche (positionné le plus souvent dans un rayon de 50 km de l’usine), et là, ils assurent le chargement du train avec des caisses mobiles intermodales… pour entreprendre ensuite le grand «saut» de 1 000 à 1 200 km (cas de la liaison Dourges-Perpignan). Parvenues à destination, les caisses sont reprises par des camions pour se rendre dans un autre centre de distribution (en l’occurrence celui de Mataró). « En fait, notre fret n’emprunte pas intégralement le train… Certes, le mode ferroviaire est très fiable, s’il est bien géré et si les volumes transportés sont stables. Il est une partie extrêmement variable des flux qui doit être transportée par camions car ceux-ci offrent une grande flexibilité: chaque mode est donc mis en œuvre de la meilleure manière », commente Sergio BARBARINO : « la combinaison des services d’un train pour les volumes stables et de ceux d’un camion direct pour les volumes variables est ici considérée comme un service «multimodal» ». La stratégie sous-jacente au projet TINA se résume comme suit : 1. 2. 3. 4. 5. Intégrer les flux dans des corridors européens, Créer un réseau intégré paneuropéen, Relier l’Europe occidentale à l’Europe centrale et orientale, Mettre en place des hubs centraux reliant les principaux corridors, Établir des relations stratégiques à long terme avec un nombre limité de fournisseurs de premier rang, offrant des services de transport ferré ou intermodal, afin d’obtenir les meilleurs services à des coûts compétitifs, 6. Rechercher activement des possibilités de mutualisation ou de collaboration. 27 ANNEXE 15-CASE STUDIES Klippan Skelmersdale Coevorden London Mechelen Euskirche n Amiens INTER Gross Gerau Crailsheim COR Blois Lyon Gattatico Mataro Pomezia Athens Athens Le transport fluvial est également mis en œuvre… … essentiellement pour les flux à l’export, tels que ceux des Pringles au départ de Mechelen vers la Russie ou l’extrême Orient. A l’import, le manche du balai mécanique de marque Swiffer à action électrostatique provient de Chine, tandis que les lingettes associées sont produites en Europe. Le terminal fluvial de P&G se trouve à Willebroek, à proximité de l’usine de Mechelen (Malines) en Belgique, sur un axe qui n’est pas trop encombré. Les péniches qui sont chargées ici desservent les ports d’Amsterdam, de Rotterdam et de Zeebrugge pour l’export vers les pays non-européens. « Le fluvial s’avère plus rapide et plus efficace que la route » estime Sergio BARBARINO : « la péniche emporte en effet davantage de caisses (celles de P&G et d’autres chargeurs) et se rend au terminal de départ, où son chargement des quelque 65 caisses sont déchargées et directement mises sur les quais de départ, sans connaître la moindre congestion du trafic, contrairement au trafic de camions». « Nous sommes en train d’étudier avec l’opérateur de ce terminal, la possibilité d’utiliser le même terminal de Willebroek pour livrer nos produits dans les pays de la Communauté européenne, notamment de monter un service direct de péniches mixtes (fluviales et maritimes) vers l’Angleterre», indique Sergio Barbarino. La mise en œuvre de TINA a eu lieu pendant la crise financière de l’économie mondiale : les objectifs fixés quant au trafic d’intermodalité ont été atteints, sans compromis quant au niveau de service, ni dans les coûts. 28 ANNEXE 15-CASE STUDIES Des projets pour un milliard de consommateurs de plus P&G sert aujourd’hui 4.2 milliards de consommateurs dans le monde entier, alors que la population mondiale est estimée à 6,793 milliards d’humains au 1er janvier 2010. « Notre objectif est d’arriver à servir 5 milliards de personnes prochainement, et toucher des consommateurs qui ne sont pas du tout concernés aujourd’hui par nos produits… Dans le cadre de notre stratégie de croissance visant à toucher plus de consommateurs de façon plus complète et dans plus de parties du monde, nous étudions comment fabriquer des produits susceptibles de servir les personnes que nous ne touchons pas aujourd’hui », dit Sergio BARBARINO : « La solution passe par l’innovation verticale, en réalisant pour un même produit, un haut de gamme et une entrée de gamme… Et par l’innovation horizontale, en déclinant des variantes (un déodorant pour homme, des crèmes de soins…) et en capitalisant sur la force d’une marque afin de toucher davantage de consommateurs… Tout reste à faire ici pour créer les formulations des produits, la chaîne de production, la chaîne logistique afin d’apporter la meilleure valeur ajoutée possible au meilleur prix ». On pourrait aussi imaginer de créer demain des micro-usines afin d’achever la production et de personnaliser les produits au plus près des consommateurs de pays en voie de développement, puis de les distribuer par un système de logistique urbaine. Parmi les autres projets qui suscitent beaucoup d’intérêt, figure celui basé sur l’e-commerce, et la livraison domestique. L’âge moyen de la population européenne est à la hausse, mais les seniors savent aussi bien utiliser Internet que les juniors, pour commander des produits de consommation courante et être livrés à domicile… Plutôt que d’aller chercher au supermarché des produits lourds ou encombrants. La road-map des recherches européennes en logistique comporte trois piliers fondamentaux : • Les couloirs verts et les pôles verts, qui ouvrent la voie à l’intermodalité, • La logistique urbaine, y compris les livraisons de proximité, • L’intégration des systèmes d’information pour servir plus efficacement tous les secteurs de la logistique. L’intermodalité en action 29 ANNEXE 15-CASE STUDIES Cas Novatrans Novatrans est un opérateur de transport combiné fondé en 1967 et dont le groupe SNCF détient actuellement 96,39% du capital. Cet opérateur opère une trentaine de trains par jour de terminal à terminal, qui relient quotidiennement : • En France, Dourges, dans le Nord, Paris, le sud-ouest (Bordeaux, Toulouse, Bayonne, Perpignan) et le sud-est (Marseille, Miramas, Avignon, Lyon), • À l’international, la France à l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et l’Espagne. Novatrans utilise la technique combinée classique, s’appuyant sur des caisses mobiles et des conteneurs… L’autre technique combinée existante étant l’autoroute ferroviaire, visant à mettre des châssis et des camions sur les rails, par exemple dans une logique de franchissement d’obstacles naturels (les Alpes) ou dans le cadre de trafics en transit sur de la longue distance – (ex : l’autoroute ferroviaire Bettembourg – Le Boulou). Attention ! Ces deux techniques ne doivent pas être opposées. On en veut pour preuve que SNCF Geodis est également actionnaire à 50,1 % de Lorry-Rail qui gère l’autoroute ferroviaire reliant Bettembourg au Boulou, dont la fréquence a doublé en passant à 4 allers-retours quotidiens depuis le mois d’octobre dernier. « Nous avons pu constater cette année que nos clients transporteurs (et leurs propres clients : les chargeurs) demandent plus de solutions ferroviaires, répondant ainsi à des préoccupations logistiques, économiques et écologiques » explique Jean-Philippe DELMONT, directeur commercial et marketing de Novatrans. Ainsi, force est d’observer la montée en puissance de certains opérateurs… La concurrence est présente… Il y a donc un marché ferroviaire qui se différencie de la route, tout en restant complémentaire de ce dernier mode … « Monter un projet de transport combiné ne s’improvise pas et prend toujours quelques mois. On en veut pour preuve un nouveau produit qui a été annoncé en septembre dernier sous le nom de «Roussillon Express» et démarré en décembre 2010, reliant Perpignan et Paris. Ce train, qui s’appuie notamment sur le terminal de Perpignan qui a été fortement agrandi grâce à d’importants investissements (de l’ordre de 40 M€), offre un service rapide et fiable permettant de relier, outre la région de Perpignan, l’Espagne (notamment Barcelone), à Paris, au Nord de la France et au-delà, au Benelux, et à l’Allemagne. Ce produit est notamment parfaitement adapté au transport de fruits et légumes. D’autres projets sont actuellement en cours d’étude au départ de Perpignan, vers la Bretagne et l’est de la France ». « Un train répond au besoin d’un marché : il doit être bien rempli et rentable, et pour avoir de bons trains, il faut disposer de bons sillons, fiables et solides, ce qui requiert une action menée longtemps à l’avance : la demande de sillons auprès de RFF doit être faite au mois de mars de l’année n, pour en disposer au cours de l’année n +1… Il y a donc un laps de temps d’au moins 9 mois, ce qui est long à l’échelle du rythme de la vie économique ». Parallèlement à l’instruction des demandes de sillons faites par Novatrans (en tant que candidat autorisé), cette dernière lance également en parallèle un appel d’offres de traction ferroviaire destiné à mettre en concurrence les entreprises ferroviaires et chercher la meilleure solution en termes de qualité de service et de prix. Une fois toutes ces étapes franchies, Novatrans sera alors en mesure de présenter une offre à ses clients transporteurs, euxmêmes chargés d’organiser le porte à porte intégrant des pré- et des post-acheminements routiers complémentaires au transport ferroviaire. « Afin d’assurer un remplissage satisfaisant des trains et in fine, garantir un meilleur service, nous souhaitons travailler de plus en plus souvent sur la base d’engagements réciproques avec nos clients (ces engagements étant définis en nombre d’UTIs remises chaque jour. De son côté, Novatrans s’engage à garantir des capacités sur ses trains à ses clients engagés. Cette démarche doit permettre d’augmenter la part modale du ferroviaire… ». 30 ANNEXE 15-CASE STUDIES Cas Toys’R’Us Toys’R’Us (prononcez : toys are us, « les jouets, c’est nous ») a été fondé aux États-Unis en 1948. Aujourd’hui, Toys’R’Us est le leader mondial du jouet avec 1 566 magasins dans le monde. Il réalise un chiffre d’affaires total voisin de 14 milliards de dollars. En France, Toys’R’Us, c’est 43 magasins et un site Internet marchand, une surface moyenne de vente de 2 600 m², 15 000 références provenant de plus de 500 fournisseurs, environ 60 millions d’articles vendus chaque année, un chiffre d’affaires d’un peu moins de 400 M€ avec 1 524 salariés… Et une saisonnalité très forte, puisque 50 % du chiffre d’affaires est réalisé en 10 semaines, entre mioctobre et fin décembre. Flash-back… En plein baby-boom, Charles Lazarus lançait à Washington, à l’âge de 25 ans, un magasin spécialisé en puériculture. Attentif aux demandes de ses clients, il fit régulièrement évoluer son commerce, commençait à vendre des jouets premiers âge, puis étendit son offre aux plus grands. En 1957, dix années après l’ouverture de son premier magasin, Charles Lazarus ouvrait le premier supermarché du jouet. Pendant longtemps, l’organisation de la distribution de Toys’R’Us a été très locale, même si ses importations provenaient du monde entier. Chaque pays possède son ou ses entrepôts : Madrid pour l’Espagne et le Portugal, Évry et Monteux pour la France, Harbke et Trossingen pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse (et bientôt la Pologne), enfin Coventry pour la Grande Bretagne. Le développement durable est une longue histoire chez Toys’R’Us Le développement durable est né d’une volonté « Corporate » qui se traduit au quotidien par des actions communes avec les fournisseurs en vue de la réduction des emballages. Volonté qui se traduit en interne par la distribution d’une gamme de jouets « Green » fabriqués en bois, avec l’engagement pris par Toys’R’Us de replanter les terrains pour compenser la consommation de bois utilisé pour fabriquer ces jouets. Le développement durable concerne aussi les magasins Toys’R’Us : celui qui vient d’être ouvert à Reims est un magasin HQE… Le développement durable a des implications en logistique, aussi. Toys’R’Us possède deux entrepôts en France, l’un, doté d’un convoyeur automatisé, à Évry (23 000 m²) qui dessert les 28 magasins au nord de la ligne Lyon-Bordeaux, l’autre à Monteux (12 000 m²), près d’Avignon, géré par Norbert Dentressangle : cet entrepôt sert les 15 magasins situés au-dessous de cette ligne. Dans l’univers du jouet, de la puériculture et du sport de plein air, nombre de produits (55 % des volumes) sont importés essentiellement d’Asie par la voie maritime. Les livraisons sont consolidées en Asie, pré-affectées dans les conteneurs parvenant en France au Havre ou à Fos-sur-Mer. Les produits qui débarquent au Havre (1 100 conteneurs par an) sont confiés au commissionnaire de transport Logiseine qui organise leur acheminement vers le centre de distribution d’Évry pour satisfaire en flux poussés les besoins des magasins du Nord (en tenant compte évidemment des pics de ventes générés par la sortie en salles d’événements cinématographiques, de dessins animés ou de films d’aventures) : depuis une dizaine d’années, ce sont 900 à 1 000 de ces conteneurs qui transitent chaque année sur la Seine, du Havre à Gennevilliers (avant d’être livrés à Évry), tandis que les 10 % restant correspondent à des urgences livrées par camion. Ces derniers prennent également en charge des conteneurs de 45 pieds qui ne peuvent transiter sur la Seine. « Environ 17 % de nos volumes globaux transitent par la Seine. Cette démarche est source d’économies », déclare Gaël PRIGENT, directeur Supply Chain : « la voie fluviale est légèrement moins chère que la route. De plus, nous ne connaissons pas les problèmes de fraîcheur des produits ou de rapidité de livraison. En outre, la fiabilité des livraisons est importante car les temps de transport et le flux sur la Seine sont réguliers ». A Gennevilliers est constitué un stock tampon de conteneurs pendant 2, 3, ou 4 semaines, ce qui permet de linéariser les réceptions à Évry. Les grandes quantités de produits n’ont donc plus à transiter dans l’entrepôt : les conteneurs sont stockés à Gennevilliers, ce qui permet de réduire les coûts de stockage, car le stockage en conteneurs est moins cher qu’en entrepôt. Cette possibilité est importante pour une entreprise comme Toys’R’Us dont l’activité est fortement marquée par les très forts effets de saisonnalité (50 % des ventes annuelles en 10 semaines !) : elle autorise des gains en entrepôts, elle permet de piloter l’arrivée dans l’entrepôt des conteneurs requis du fait de la demande et d’améliorer les opérations de cross-dock (60 % des volumes réceptionnés sont «crossdockés» et ne font que transiter dans l’entrepôt) puisqu’on ne fait venir que les produits les plus 31 ANNEXE 15-CASE STUDIES urgents, lorsque les magasins en expriment le besoin. « Le fluvial constitue en somme un réel avantage pour nous », ajoute Gaël PRIGENT. Les produits arrivant à Fos-sur-Mer vont, quant à eux, à Monteux par la route pour approvisionner les magasins du sud de la France. Le rail/route est également valorisé. Entre les deux entrepôts français, les flux de rééquilibrage des stocks transitent depuis un peu plus d’un an dans des caisses mobiles, la nuit, sur le train, sous les auspices de TAB - Transports Auto Brunier, conduisant à la suppression de 350 camions par an entre Évry et Avignon, « et ce, admet Gaël PRIGENT, avec une fiabilité et un timing qui nous conviennent bien ». Le bilan de toutes ces actions est largement positif : • Suppression de 900 camions par an sur la ligne Le Havre-Évry, • Suppression de 350 camions par an entre Évry et Avignon, • Impact écologique important estimé à une réduction des émissions de 1 100 tonnes de CO2 par an, • Les avantages sont également économiques : les coûts de transports entre Le Havre et Évry, comme entre Évry et Avignon moins élevés que par la route… Et l’intérêt sera d’autant plus grand que le coût du gazole augmente, • Le transport par barge permet de créer des stockages flottants gratuits puisque dans l’univers de Toys’R’Us, l’urgence des approvisionnements est moindre, comparée à d’autres univers (produits alimentaires frais). Le délai de livraison (y compris le délai de dédouanement) est de J+3 par la route, et J+7 par le mode fluvial. • Il existe une possibilité de lissage des réceptions à Évry en réalisant un stockage tampon des volumes importants de conteneurs sur le port de Gennevilliers, entre J+14 et J+28. • Enfin, la sécurité des flux est garantie : il n’y a pas d’accident, ni de vol sur le Seine, ni sur le train. 32 ANNEXE 15-CASE STUDIES Cas Danone Eaux France En ouvrant le premier entrepôt mutualisé de consolidation aval, Danone Eaux France participe au développement du fer… Relancer le transport ferroviaire en France participe à l’engagement fort de Danone Eaux France de réduire son empreinte carbone de 40 % entre 2008 et 2012… Au travers de projets inédits, tels que le nouveau concept de plate-forme mutualisée initiée par Danone Eaux France, en partenariat avec Carrefour et ID Logistics. Un projet qui doit relancer le fret ferroviaire vers la grande distribution. L’acheminement en trains complets va réduire l’empreinte carbone de 500 tonnes par an. Le premier pilote a été lancé en mars 2011 sur la zone d’activités de Clésud, à Miramas. N° 1 mondial des produits laitiers frais, n° 2 mondiales pour la nutrition infantile, Danone est également n° 2 mondial des eaux embouteillées avec deux des cinq premières marques mondiales d’eau embouteillée (Évian et Volvic) et la première marque mondiale d’eau conditionnée (Aqua en Indonésie). La gamme de Danone Eaux France se répartit entre les produits multimarques à rotation lente livrée en commun et les piliers, les «fast-movers» que sont les packs d’Évian et de Volvic de 1,5 litre, représentant plus de la moitié du volume. Au travers d’Évian, Volvic, Badoit, La Salvetat, Danone Eaux France a renoué avec la croissance en 2010. De même, la division Eaux du groupe Danone a affiché de belles progressions, et un chiffre d’affaires en hausse de 5,3 % en données comparables. « Par nature, le respect de l’environnement est dans les gènes de Danone », peut-on lire dans le Rapport Développement Durable Danone 2010 : « il est en cours d’intégration dans la stratégie de l’entreprise. Cette démarche de progrès, aujourd’hui en phase d’accélération, s’appuie sur les fondements historiques des actions du groupe : co-création avec des partenaires extérieurs, et pleine intégration des enjeux environnementaux ». Engagé dans le développement durable, Danone Eaux France s’est fixé pour objectif de réduire de 40 % son empreinte carbone entre 2008 et fin 2012. Pour l’atteindre, il agit sur : • Trois leviers : les usines, les transports et les emballages… Avec notamment le lancement en 2008 des emballages en PET recyclé, et en 2010 du PET d’origine végétale, • Deux axes sur le transport : l’augmentation du recours au fret ferroviaire, la saturation et la mutualisation des moyens de transport. • Un objectif pour le transport : réduire de 3 000 tonnes en 2011 l’empreinte carbone, soit un équivalent de 5 000 camions de moins sur les routes. En Europe, les transports des produits Danone sont sous-traités en quasi-totalité et concernent à la fois le transport routier, le transport ferroviaire et le transport maritime. Le fret des produits laitiers frais est assuré à 95 % par camion. Le transport d’eau en Europe, est assuré à environ 55 % par camion et à 45 % par train. Il s’agit désormais de minimiser l’impact lié au transport des matières premières et des produits finis, en limitant les distances parcourues en camion, en réduisant le transport à vide et en favorisant le recours au transport ferroviaire lorsque cela est possible. Au sein du pôle Eaux, la massification ferroviaire est un axe stratégique majeur. Évian est la première gare privée de France : « un premier virage a été pris en 2007 : nous avons investi 6 M€ à Évian pour construire deux voies supplémentaires afin de pouvoir charger des trains complets et monter un réseau logistique efficace connecté au fer », se remémore Cyril MARNIQUET, directeur Supply Chain de Danone Eaux France : « nous avons ainsi pu maintenir un taux d’expédition global de l’usine d’Évian d’environ 70 % par le fer, avec un taux plus fort à destination de l’international qui représente environ la moitié du volume ». Toutes les plates-formes européennes ou de grand export sont connectées au fer et reçoivent des trains complets en provenance des usines d’Évian et de Volvic. Pour la France, suite au désengagement du wagon isolé en 2009, un réseau de plateformes embranchées fer permet de livrer la grande distribution en camion en distance courte proche des zones de consommations. En vue d’optimiser le transport routier, Danone Eaux France a mis en place un «pilotage carbone» pour l’ensemble de ses flux gérés, et ce, avec deux partenaires logistiques stratégiques : Geodis et Norbert Dentressangle. 33 ANNEXE 15-CASE STUDIES À ce jour, Évian expédie 70 % de ses volumes par le train et Volvic a pour ambition de passer à 65 % les expéditions ferroviaires à fin 2012, contre 35 % en 2010. À noter que Danone Eaux France est la première société privée à avoir reçu une subvention du programme européen Marco Polo pour le passage à la massification ferroviaire de l’usine de Volvic vers ses plateformes en Allemagne. En France, le groupe travaille avec les grands distributeurs et cherche à développer des offres avec les acteurs ferroviaires, adaptées aux contraintes du marché. Un second virage est pris en 2011 avec la mutualisation d’un entrepôt entre Carrefour et Danone Eaux, à Miramas. Objectif : relancer le fret ferroviaire vers la grande distribution. La mutualisation d’un entrepôt à Miramas… Une vraie innovation ! Comment optimiser ses stocks, sa distribution et réduire son empreinte carbone ? Pour répondre à ces questions, Danone Eaux France, en partenariat avec Carrefour et ID Logistics a développé dans le cadre du Club Déméter, un concept de plate-forme novateur : l’Entrepôt Mutualisé de Consolidation Aval (EMCA). L’idée : créer un stock industriel régional (Danone Eaux France) hébergé sur le site d’un distributeur embranché fer (Carrefour) qui permet d’approvisionner les magasins Carrefour, mais aussi les entrepôts des autres distributeurs du marché. Le tout, coordonné et géré par un prestataire logistique : ID Logistics. C’est une première en France. Le premier pilote a été lancé en mars au sein de l’entrepôt «Brasserie» de Carrefour (40 000 m²) à Clésud, près de Marseille, sur une zone logistique majeure choisie pour la qualité de son embranchement fer et la présence de nombreux entrepôts de la grande distribution. Il autorise la livraison directe en flux tendus et de manière sécurisée de 123 magasins Carrefour du Sud-Est de la France, tout en servant de plate-forme de proximité à plusieurs entrepôts d’autres distributeurs de la région. « Nous avons loué à ID Logistics une surface de stockage sur une cellule située à l’extrémité de l’entrepôt », détaille Cyril MARNIQUET, ajoutant : « une convention de mutualisation lie Carrefour, ID Logistics et Danone Eaux France. Suivant la saison, en cas de besoin, il nous est possible de faire varier la capacité de stockage. C’est ainsi qu’au premier trimestre, nous avons eu besoin de capacité supplémentaire à la capacité contractuelle de stockage pour anticiper la demande. A contrario, cette capacité est rendue à Carrefour qui en a plus besoin en saison pour ses magasins». La mutualisation permet donc de ne pas figer les espaces de stockage. « Ce sont 50 % des flux à destination du Sud-Est qui partent de Miramas en 2011, sachant qu’il serait possible de faire transiter la totalité de nos flux Sud-Est par cette plate-forme en cas de pénurie de transport route », indique Cyril MARNIQUET : « pour l’heure, c’est un train complet de 26 wagons qui arrive chaque semaine dans l’entrepôt de Miramas, soit l’équivalent de 40 camions ». Après une saison d’exploitation de l’entrepôt mutualisé de Miramas, on pourrait envisager de dépasser le stade du pilote et de déployer à moyen ou long terme la solution de mutualisation sur les autres platesformes de Danone Eaux France. À terme, on pourrait imaginer disposer d’un réseau mutualisé de plates-formes avec les distributeurs qui le souhaitent, de façon à pouvoir envoyer des trains complets directement vers les entrepôts de la grande distribution. Bien entendu, la stratégie du prestataire facilite pareil déploiement : aujourd’hui, ID Logistics joue parfaitement ce rôle de facilitateur. Demain d’autres prestataires pourraient également s’associer à la démarche de Danone Eaux France, à condition de trouver les infrastructures adéquates. Autant dire que les taux de transport par le fer pourraient augmenter significativement, conduisant par là même à une réduction substantielle de l’empreinte carbone. Des avancées majeures Du point de vue opérationnel, ce nouveau modèle autorise des avancées majeures quant au développement durable et à l’optimisation de la chaîne d’approvisionnement. La réduction de l’empreinte carbone : « En 2007, Danone Eaux France s’est engagé à réduire de 40 % son empreinte carbone entre 2008 et 2012 », dit Cyril MARNIQUET : À fin 2010, ce taux de réduction de l’empreinte carbone atteint déjà -25 %. En complément des leviers packaging et industriels, la contribution de la Supply Chain à cet engagement est une réduction de 6 % soit environ 3 000 t de CO2 en 2011 : « pour tenir cet engagement, nous n’avons par d’autre choix que de pousser le fret ferroviaire ». 34 ANNEXE 15-CASE STUDIES Le projet de Miramas devrait générer à lui seul une réduction de l’empreinte carbone de 500 tonnes en 2011 et de 25 % les émissions de CO2 sur la zone Sud-Est. Ce projet va dynamiser l’activité ferroviaire sur la zone de Clésud : cette dernière a été divisée par quatre ces dernières années, en raison de l’abandon de l’offre de wagons isolés. Les lignes d’embouteillage d’Évian et de Volvic livreront la plate-forme en trains complets. Sur l’année, ce seront donc près de 1 000 camions en moins sur la route… Sachant qu’un train complet équivaut à 40 camions. La massification du transport : la concentration du stock Danone Eaux France (entre 5 000 et 8 000 palettes selon la saison) sur l’Entrepôt Mutualisé de Consolidation Aval pour toute la région Sud-Est permet d’absorber des trains complets et donc de réduire les risques de pénurie de transport par la route au départ des usines pendant la saison d’été. La rationalisation globale des stocks : la création d’un seul stock régional unique offre une meilleure visibilité sur l’état des stocks et donc l’opportunité de mieux gérer et anticiper toutes les étapes de la Supply Chain, production, approvisionnement, préparation de commandes, distribution. Des outils sont mis en place dans ce sens par ID Logistics pour faire communiquer les systèmes d’information des différents acteurs. L’amélioration du taux de service : la nouvelle organisation devrait réduire encore les ruptures de stock en augmentant le taux de service du transport sur un marché de la route en tension. Ce dernier point s’inscrit dans la continuité du partenariat de pilotage de la disponibilité en linéaire (OSA) mis en place entre Carrefour et Danone Eaux depuis 2 ans. « L’optimisation de la chaîne d’approvisionnement passe par un raisonnement global du fournisseur au magasin », commente Cyril MARNIQUET. « Ce projet est la concrétisation d’une collaboration efficace et inédite entre industriel et distributeurs avec la collaboration d’un prestataire logistique. C’est aussi un nouveau défi pour Danone Eaux France qui a toujours été précurseur dans la recherche de solutions innovantes pour l’optimisation de son impact environnemental ». Danone Eaux France investit fortement sur le fer Réduire de 40 % l’empreinte carbone entre 2008 et 2012… « De nouvelles initiatives sont prises visant à la saturation des moyens de transport et à la réduction de l’empreinte carbone », annonce Cyril MARNIQUET : • « Le ferroutage ne se développe pas suffisamment vite ! », estime notre hôte. Danone Eaux France est présent sur les axes Sud-Nord, région parisienne/Nord via le site de La Salvetat : plus de 10 % des flux sont connectés… « L’objectif est d’augmenter significativement notre part de transport combiné Sud Nord », avance Cyril MARNIQUET : « une ligne Lyon-Rennes est d’ores et déjà établie avec Badoit et nous nous positionnons dans l’appel d’offres Ecotrans ». Pour mémoire, Réseau Ferré de France et sept enseignes de la grande distribution (Auchan, Casino, Castorama, Conforama, Ikea, Intermarché et Leroy-Merlin) ont créé au début de janvier 2011 l’association Ecotrans en vue de développer le transport combiné sur de nouveaux axes (Rennes-Lyon, Dourges-Lyon). « Nous serons dans toutes les initiatives permettant de développer le transport multimodal », ajoute Cyril MARNIQUET qui est également intéressé par d’autres axes : de Lyon vers le Sud-Ouest, de Lyon vers la Grande Bretagne : « nous sommes à l’écoute du marché et nous serons moteurs si des propositions venaient à se développer ». • Danone Eaux France a démarré un pilote sur la nouvelle offre de wagons isolés multilotsmulticlients de Fret SNCF, de façon à en analyser les performances en termes de coût et flexibilité. Pour l’heure, quelques wagons sont pris en charge toutes les semaines sur l’axe Lyon-Rennes. « Ici encore, nous sommes à l’écoute du marché sur ce type d’offre qui évitera de mettre des camions sur la route », explique Cyril MARNIQUET. • L’optimisation des boucles de retour de livraison aux magasins est mise en œuvre avec Carrefour. L’objectif est de contribuer (modestement, certes) à la réduction du taux de 20 % de camions qui roulent à vide en France. Un groupe de travail du Club Déméter s’est penché sur ce problème de saturation des moyens de transport en 2010 et cette démarche va continuer à se développer dans le plan de transport Danone Eaux France. 35 ANNEXE 15-CASE STUDIES La logistique inverse (reverse logistics) est un vaste sujet considéré comme majeur par Danone Eaux France. Au-delà de l’exemple précédent de retour de camions, il est un second exemple stratégique: les retours de fer. Ce sont 10 % des trains complets envoyés vers 16 destinations en Europe qui reviennent au site de production (tel que l’usine d’Évian), chargés de casiers vides (notamment). Mais il reste 90 % des trains qui reviennent à vide. Dans un projet lancé en 2008 avec Chep, des palettes sont rapatriées directement de Daventry, dans le comté de Northamptonshire, vers les usines d’Évian et de Volvic, ce qui a permis de saturer quelques trains. Pour Cyril MARNIQUET, « Nos infrastructures connectées fer et notre expertise ferroviaire sont un atout stratégique pour Danone. Nous étudions des offres de codistribution pour les acteurs souhaitant développer les importations ferroviaires en France à partir de la Grande Bretagne, l’Allemagne ou la Belgique. Notre partenaire Fret SNCF nous accompagne dans cette vision ». Voilà d’autres beaux sujets de réduction de l’empreinte carbone en perspective… 36