étude clients tourisme solidaire unat

Transcription

étude clients tourisme solidaire unat
Le tourisme solidaire vu par les
voyageurs français
Notoriété, image et perspectives
Synthèse
Mars 2005
UNAT- 8 rue César Franck 75015 PARIS
Contact : Sandrine Bot - [email protected] - 01 47 83 48 27
Le contexte
Depuis quelques années les réflexions autour du développement de l’économie mondiale,
de la répartition des richesses et des ressources, de l’équilibre entre le Nord et le Sud, se
multiplient. Est-il possible d’envisager d’autres formes de développement économique ?
Comment récréer des relations plus équilibrées entre les producteurs (des pays en
développement) et les consommateurs (des pays riches) ? De quelle manière au
quotidien tout citoyen peut-il contribuer à modifier ces relations ?
Des interrogations qui étaient auparavant l’apanage des chercheurs, des groupes
militants ou des niches professionnelles spécifiques, intéressent de plus en plus les
gouvernements, les médias et surtout un nombre grandissant de citoyens.
Dans ce contexte, s’insèrent aussi les préoccupations autour d’un tourisme « différent »,
prenant en compte les droits des populations hôtes à maîtriser leur développement et à
bénéficier en premier des recettes de cette activité économique.
Les mots pour définir ces formes de tourisme sont extrêmement nombreux. Dans le
cadre de cette étude et nos activités ainsi que dans nos documents, nous utilisons
l’expression tourisme solidaire.1 L’objet de cette étude n’est ni de proposer des
définitions ni d’entamer une analyse linguistique et sémantique de la terminologie
existante. Cependant il est nécessaire de clarifier le concept de tourisme solidaire, tel que
nous l’entendons.
Le tourisme solidaire regroupe les formes de tourisme « alternatif » qui mettent au
centre du voyage l’homme et la rencontre et qui s’inscrivent dans une logique de
développement durable des territoires.
L’implication des populations locales dans les différentes phases du projet touristique, le
respect de la personne, des cultures et de la nature ainsi qu’une répartition équitable
des ressources générées sont les fondements de ces types de tourisme.
Pourquoi cette étude ?
Plusieurs études indiquent que les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux
questions « éthiques» et attendent de plus en plus des entreprises qu'elles prennent en
compte certains problèmes de société dans l'exercice de leur activité. Déjà en 1999 neuf
clients sur dix se disaient disposés à privilégier les produits qui démontrent une action
citoyenne2 et sept Français sur dix accepteraient de payer plus cher un produit
"éthiquement correct"3 .
Nous savons par ailleurs que la notoriété du commerce équitable4 est en augmentation
comme l’indiquent les enquêtes menées en 2000-2002 par l’institut de sondage IPSOS5
à la demande de la Plate-forme du Commerce Equitable.
1
Les définitions les plus utilisées sont : tourisme équitable, tourisme durable, écotourisme, tourisme responsable.
Ces définitions sont déclinées dans le site de l’UNAT www.tourismesolidaire.org
2
“Les Européens veulent des entreprises citoyennes”, Ipsos/Fleishman-Hillard, juillet 1999
3
« Le commerce éthique pour un développement grand public », CRC - Consommation, mai 1999
4
« Environ une personne sur trois a déjà entendu parler du commerce équitable contre à peine une personne sur
10 il y a 10 ans ». Notoriété du commerce équitable. IPSOS, 2002
5
Notoriété du commerce équitable, IPSOS, novembre 2002
2
Dans le cadre de l’enquête menée en 2002, 10% des interrogés6 déclaraient avoir déjà
entendu parler du tourisme équitable.7
Deux autres études ont essayé d’explorer l’attitude des voyageurs par rapport à l’éthique
et à la responsabilité des pratiques touristiques :
- En 2001, une étude qualitative (sur 3 groupes de 9 personnes) portant
sur le tourisme et la mondialisation indiquait que les voyageurs ne se sentaient
pas directement responsables des effets pervers du tourisme : « enfin, il est
important de noter que le touriste plaide résolument « non coupable » en matière
de dégradation de l’environnement ou des cultures locales… et en reporte
volontiers la faute sur les gouvernements et les opérateurs touristiques
internationaux. Il plaide d’autant plus sa non culpabilité que le temps des
vacances est un temps précieux, durant lequel il n’a pas envie de servir de bouc
émissaire à la bonne conscience internationale »8
- En complément de cette analyse, l’étude IPSOS sur « Le tourisme et le
développement des pays pauvres » révélait que les trois quarts9 des français
estiment « qu’il serait légitime que l’industrie du tourisme finance des projets de
développement durable dans les pays pauvres où elle s’implante »10
Au-delà des ces quelques données, il n’existe pas d’études spécifiques sur la notoriété,
l’image et l’intérêt de la population française à l’égard du tourisme solidaire, responsable,
équitable, etc.
C’est pourquoi le Ministère des Affaires Etrangères, impliqué depuis plusieurs années
dans le soutien au tourisme comme outil de développement dans les pays en voie de
développement, a souhaité interroger la population française sur la perception et l’intérêt
pour des modes de voyages « différents ».
Nous savons qu’actuellement ces formes de tourisme (au-delà de différentes
dénominations : tourisme solidaire, responsable, équitable, etc….) représentent une part
de marché très réduite en France. L’Union Nationale des Associations Tourisme (UNAT),
qui regroupe une vingtaine d’associations de voyages spécialisées dans le tourisme
solidaire, estime le nombre actuel de voyageurs de tourisme solidaire à environ 3000 par
an. L’association Agir pour un Tourisme Responsable (ATR), qui regroupe une dizaine de
TO et agences de voyages11 estime le nombre de voyageurs de tourisme responsable à
environ 100.000 par an. Sachant que, selon les statistiques officielles de la Direction du
Tourisme en 2003, « 10,1 millions d’individus ont effectué au moins un voyage à
l'étranger »12, nous constatons que le secteur qui intéresse cette étude représente 1 %
du marché des voyages à l’étranger.13
6
L’échantillon de 1024 personnes est représentatif de la population française de 15 ans et plus.
Le tourisme équitable est un ensemble d’activités et de services, proposés par des opérateurs touristiques à des
voyageurs responsables, et élaborés par les communautés d’accueil, autochtones (ou tout au moins en grande
partie avec elles). Ces communautés participent de façon prépondérante à l’évolution de la définition de ces
activités (possibilité de les modifier, de les réorienter, de les arrêter). Elles participent aussi à leur gestion
continue de façon significative (en limitant au maximum les intermédiaires n’adhérant pas à ces principes du
tourisme équitable).Les bénéfices sociaux, culturels et financiers de ces activités doivent être perçus en grande
partie localement, et équitablement partagés entre les membres de la population autochtone. Les associations qui
se définissent de tourisme équitable sont censées se soumettre au contrôle de la Plate-forme du commerce
équitable. Plate-forme du Commerce Equitable- 2OO2.
8
« Un touriste plaidant non-coupable, comportement du touriste français face à la mondialisation ». Touriscopie.
Sicsic, J.P. Raphaël (2001). Paris, Secrétariat d’Etat au Tourisme
9
L’échantillon de cette étude était de 942 personnes, constituant un échantillon national représentatif de la
population française âgée de 18 ans et plus.
10
Le tourisme et le développement des pays pauvres, IPSOS (2003), Paris, TFD.
11
Issus du monde de la randonnée et des voyages « nature », les 10 membres d'ATR sont pour la plupart
fondateurs de leurs entreprises et tous impliqués dés l'origine dans un tourisme respectueux.
Ils se reconnaissent dans une liste de critères disponible sur le site Internet www.tourisme-responsable.org
12
« Suivi de la demande touristique », Direction du Tourisme- 2003
13
Cette estimation ne prend pas en compte les voyageurs individuels qui partent en autonomie sans passer par
des opérateurs touristiques.
7
3
D’un autre côté, tous les acteurs impliqués dans ce secteur (associations, TO, réseaux,
pouvoirs publics), témoignent d’un intérêt croissant au niveau du grand public mais aussi
des médias, des professionnels du tourisme, des ONG de développement, des étudiants,
etc.
Est-ce que cette perception d’un intérêt grandissant pour le secteur correspond à des
possibilités de développement des clientèles? Est-ce que cet intérêt ne se limite pas à un
effet de mode ou à une simple curiosité?
Quelles sont les modalités à travers lesquelles les personnes intéressées ont accès à
l’information? Quelle image ont-elles de ces formes de tourisme ? Quelles sont les
véritables attentes de ceux qui s’intéressent à ce type de voyage? Et enfin quels sont les
freins qui empêcheraient le passage à l’acte d’achat et quels sont les facteurs qui
pourraient le faciliter?
Sans avoir la prétention de trouver toutes les réponses, nous essayerons à travers cette
étude d’y voir plus clair dans ce dédale de questionnements et nous tenterons de
déterminer quelles sont les tendances principales de ce secteur par rapport à la
perception et à l’intérêt de la population interrogée.
Méthodologie
L’échantillon de cette étude est représentatif de la part des français de plus de 18
ans s’étant rendus au moins une fois à l’étranger14 au cours des 2 dernières
années (2002-2003). Ces personnes représentent 29.8% de l’ensemble de la
population française âgée de 18 ans et plus. Pour identifier cette cible, l’institut de
sondage SOFRES a utilisé les résultats de l’étude sur les déplacements touristiques des
français menée tous les mois par SOFRES pour le compte de la Direction du Tourisme.
A partir de ces donnés, la SOFRES a établi un échantillon représentatif de 402 individus
qui ont été interrogés par téléphone (système CATI) à domicile du 4 au 6 novembre, sur
la base du questionnaire joint en annexe.
Elaboration de la synthèse
Cette synthèse présente les résultats les plus significatifs de l’étude.
Le rapport global de l’étude sera disponible courant mai 2005.
La synthèse présente les résultats en 5 points
La notoriété
L’image
L’intérêt
Les attentes
Les freins
Annexe : le questionnaire
14
Ayant passé au moins une nuit à l'étranger ( DOM-TOM inclus)
4
LA NOTORIETE
1- La notoriété
28.8% des personnes déclarent spontanément « avoir entendu parler du tourisme
solidaire, tourisme équitable ou écotourisme ».
Après explication du concept15, 32.5% des personnes déclarent en avoir entendu parler.
Les résultats de la première question sont renforcés.
Ce résultat est plutôt inattendu, compte tenu de l’exiguë part de marché que ces formes
de tourisme représentent actuellement sur le marché français : 1 % (cf introduction).
2- Les sources d’information
Les personnes en ont entendu parler par :
- la presse écrite : 54%
- la télévision : 29%
- la radio : 22%
-
3- Les caractéristiques des « connaisseurs »
- Une partie significative des personnes ayant entendu parler du tourisme solidaire a
accompli des études supérieures (au-delà du bac) et appartient aux catégories
socioprofessionnelles (PCS) plus élevées.
- La fréquence des voyages a une nette influence sur la notoriété : plus l’on voyage, plus
l’on est susceptible de connaître le tourisme solidaire.
- Le sexe et l’âge ne semblent pas avoir une incidence significative sur la notoriété.
- La composition du foyer : les personnes appartenant à des foyers de 3 personnes et
plus connaissent significativement moins le tourisme solidaire que les autres.
- La « sensibilité associative » est plus marquée chez les personnes connaissant le
tourisme solidaire que chez les « non-connaisseurs ». Le chiffre le plus significatif : 71%
des personnes connaissant le tourisme solidaire ont au moins une fois soutenu une action
humanitaire (don de temps ou d’argent), alors que ce chiffre est de 57.7% sur
l’échantillon total.
L’IMAGE
1- L’image spontanée
Nous avons demandé à l’ensemble des personnes de nous dire spontanément ce qu’elles
savaient sur le tourisme solidaire.
Afin de procéder à l’analyse, les réponses des interviewés ont été regroupées par
catégorie.16 Nous faisons la distinction dans les réponses entre ceux qui ont déclaré avoir
déjà entendu parler du tourisme solidaire (28.8% de l’échantillon total) et ceux déclarant
ne pas en avoir entendu parler.
15
«Le tourisme solidaire propose des voyages pour petits groupes à la rencontre de la population locale.
L’activité touristique aide à financer des projets locaux de développement. Le voyagiste rend compte de la
manière dont le prix du voyage est réparti et redistribué auprès des populations locales.»
16
S’agissant d’une question ouverte, les interviewés ont pu donner une réponse articulée contenant plusieurs
items, c’est pourquoi la somme des pourcentages des items n’est pas égal à 100.
5
a. Pour la population déclarant avoir déjà entendu parler du tourisme solidaire
Partir à plusieurs et ête solidaire avec son groupe de voyage/aider quelqu'un à
partir en vacances en l'accompagnant
4,80%
Autres
7,90%
Participer à un projet de développement (construction...)
8,10%
Faire du tourisme dans un pays en voie de développement
8,60%
Respecter des coutumes, des peuples, l'environnement
16,90%
Etre en contact avec les gens/ avoir des echanges culturels
17,20%
26,00%
L'aide aux populations locales
Tourisme qui profite surtout aux populations locales/associé au commerce
équitable
0,00%
30,80%
10,00%
20,00%
30,00%
40,00%
Figure 1 Ce graphique se réfère à la population déclarant connaître le TS (28,8% des interviewés)
30% des interviewés ayant déjà entendu parler du tourisme solidaire l’associent
spontanément au commerce équitable et citent les populations locales comme les
principales bénéficiaires de l’activité.
Les autres aspects significativement mentionnés sont le soutien aux populations
locales (26%), les notions de respect des coutumes et de l’environnement (17%)
ainsi que celles de contacts et d’échange (16%).
Ces résultats font apparaître une image assez proche de la définition que nous donnons
du tourisme solidaire (voir note 15).
b. Pour la population déclarant ne jamais en avoir entendu parler
Les trois caractéristiques les plus fréquemment associées au concept sont, dans un
pourcentage équivalent (17%) :
- Partir à plusieurs et être solidaire avec son groupe de voyage/ aider quelqu’un à
partir en vacance en l’accompagnant
- Tourisme qui profite surtout aux populations locales/associé au tourisme équitable
- L’aide aux populations locales
c. Les différences essentielles entre les 2 populations
- Les « non-connaisseurs » ont une représentation beaucoup plus diffuse du
tourisme solidaire et nettement moins proche de notre définition. Ils l’associent
d’une façon égale à des concepts très différents.
- Le qualificatif « partir à plusieurs et être solidaire avec son groupe/ aider une
personne à partir en vacances » est cité à hauteur de 17% (comme le commerce
équitable) par les non connaisseurs alors qu’il est indiqué à hauteur de 4.8% par
les « connaisseurs ».
- Les notions d’échange avec les populations ainsi que de respect des coutumes et
de l’environnement sont nettement moins présentes dans les réponses des
« non-connaisseurs » :
Echange avec les populations : 10.10%
(chez les « connaisseurs » : 17.2%)
Respect coutumes/environnement : 5.4%
(chez les « connaisseurs » :16.9%)
6
2 - L’image du tourisme solidaire en fonction de caractéristiques proposées
Nous avons demandé également à la totalité des interviewés de nous dire si les
caractéristiques suivantes correspondaient selon elles au tourisme solidaire.
Ne connaissent pas le TS
Connaissent le TS
44,90%
Voyager pour pas cher
32,00%
67,10%
73,50%
Aller dans des endroits peu touristiques
Participer à un chantier ou faire du bénévolat dans un pays
lointain
77,40%
77,10%
83,70%
84,30%
Respecter et découvrir la nature
Partir avec un voyagiste qui soutient des associations
locales
79,40%
84%
69,60%
Voyager en petit groupe
84,60%
92,90%
Avoir un échange avec la population locale
96,90%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90% 100%
Figure 2 Les données du graphique se réfèrent aux réponses positives obtenues par la population qui affirment connaître le TS et la
population qui affirme ne pas le connaître
- Les éléments cités qui caractérisent le tourisme solidaire (voyager en petit groupe,
respecter l’environnement, échanger avec les populations locales et s’appuyer sur un
opérateur qui soutient les associations locales) sont bien identifiés par la majorité des
interviewés. « Voyager en petit groupe » est reconnu de façon plus importante par les
connaisseurs du concept.
Le pourcentage élevé associé à l’item «Partir avec un voyagiste qui soutient les associations
locales » nous indique que les interviewés reconnaissent l’importance du rôle du voyagiste
dans cette typologie de voyage.
- Deux items, ne correspondant pas à la définition du tourisme solidaire, apparaissent de
façon significative ici, alors qu’ils n’apparaissaient que très peu ou pas dans les réponses
spontanées :
Un pourcentage très élevé d’interviewés (77 %) identifie ici le
tourisme solidaire à « la participation à des chantiers et à la pratique
du bénévolat »
«Voyager pour pas cher» est cité ici par une moyenne de 40% des
interviewés, et de façon nettement plus significative par les « nonconnaisseurs »
7
L’INTERET
1 - L’intérêt
Après leur avoir donné notre définition, nous avons interrogé les personnes sur leur
intérêt quant au tourisme solidaire.
Pas du tout intéressé
13%
Très intéressé
7%
Très intéressé
Plutôt pas intéressé
21%
Plutôt intéressé
Plutôt pas intéressé
Pas du tout intéressé
Plutôt intéressé
59%
Figure 3
66% des personnes interrogées sont intéressées par le tourisme solidaire.
Cependant, le chiffre le plus significatif, qui pourrait être un indicateur du potentiel de
développement de ce type de tourisme est 7%, qui est le pourcentage de la population
de notre échantillon qui est « très intéressée ».
Rappel : l’échantillon de cette étude est représentatif de la part des français de plus de
18 ans s’étant rendus au moins une fois à l’étranger17 au cours des 2 dernières
années (2002-2003). Ces personnes représentent 29.8% de l’ensemble de la
population française de 18 ans et plus.
2 - Caractéristiques des personnes intéressées
a. Caractéristiques sociales
- Les personnes appartenant à des CSP+ et celles ayant un niveau d’étude élevé
sont significativement plus intéressées par le tourisme solidaire que celles
appartenant à des CSP- et ayant fait un cycle d’études court.
- Les personnes ayant un revenu mensuel net inférieur ou égal à 1500 € sont
significativement moins intéressées que celles ayant un revenu de 3000 € ou plus.
- Les personnes habitant en région parisienne, dans le bassin parisien est et dans la
région Méditerranée sont les plus susceptibles d’être intéressées par le tourisme
solidaire.
b. La sensibilité associative
La « sensibilité associative » ( don de temps ou d’argent à une association) favorise
l’intérêt pour le tourisme solidaire.
Les catégories d’associations qui comprennent le plus de personnes intéressées par le
tourisme solidaire sont :
- les associations syndicales (74.3% des personnes donnant du temps ou de
l’argent à une association syndicale, sont intéressées par le tourisme solidaire)
- les associations humanitaires (72.1% des personnes donnant du temps ou de
l’argent à une association humanitaire sont intéressées par le tourisme solidaire)
Les autres catégories (« sport », « environnement », « consommateurs » sont cependant
aussi très bien représentées (de 69% à 70%)
17
Ayant passé au moins une nuit à l'étranger ( DOM-TOM inclus)
8
c. La fréquence des voyages
L’intérêt pour le tourisme solidaire est lié au nombre de voyages réalisés au cours des
deux dernières années. Plus l’on voyage, plus l’on est intéressé.
d. Les goûts en terme de style de voyage
-
-
-
L’ensemble des personnes exprime leur préférence pour
Les voyages de découverte, de rencontre des traditions et des
cultures locales.
Les circuits de découverte des monuments et des lieux culturels
d’un pays
Ce qui différencie essentiellement les personnes intéressées des non-intéressées
est l’attrait pour le « séjour-club détente au bord de la mer ». Les non-intéressés
apprécient ce type de voyage presque autant que le voyage de « découverte »,
alors que les intéressés le placent nettement en dernier.
La randonnée est classée très nettement en dernier par les non-intéressés. Ceci
peut s’expliquer par le fait que la randonnée ait une dimension sportive ou
d’inconfort. Or plus de la moitié des personnes non intéressées, le sont pour des
raisons tenant à l’âge, la santé ou une préférence pour d’autres formes de
vacances.
LES ATTENTES
Les questions concernant les attentes ont été posées après la lecture de notre définition
du tourisme solidaire, aux personnes intéressées (66% de l’échantillon total) et nous
donnent avant tout des indications sur les priorités que les interviewés accordent aux
différentes caractéristiques du tourisme solidaire.
1 - Quelles sont les caractéristiques du tourisme solidaire les plus importantes ?
Nous avons demandé aux personnes intéressées de classer par ordre d’importance
certaines des caractéristiques du tourisme solidaire.
L’ordre d’importance attribué par les personnes intéressées est le suivant :
I.
II.
III.
IV.
V.
-
-
-
Avoir des contacts avec la population locale
Connaître et respecter la nature et le patrimoine local
Savoir exactement à qui va l’argent payé pour le voyage
Vous sentir utile au pays visité
Voyager en petit groupe
La caractéristique « Avoir des contacts avec les populations locales » est
nettement plébiscitée par les interrogés (45% des personnes classe cette
caractéristique comme la plus importante). La dimension de la rencontre, qui par
ailleurs ressort régulièrement dans les différentes réponses, semble représenter
véritablement l’attente plus importante des personnes intéressées par ce type de
voyage.
« Connaître et respecter la nature et le patrimoine local » (classé comme le
plus important par 20% des personnes) ainsi que la transparence du prix
(classé comme le plus important par 18% des personnes) sont également
considérés comme des éléments prioritaires.
En revanche le fait de voyager en petit groupe ne semble pas avoir un intérêt fort
sur la population interrogée.
9
2 - Le budget
Après avoir demandé aux personnes le montant de leurs dépenses actuelles pour une
semaine de voyage à l’étranger tout compris et le budget qu’elles seraient prêtes à
consacrer à une semaine de voyage solidaire à l’étranger, nous en déduisons que 52%
des personnes intéressées sont prêtes à payer plus pour un voyage solidaire.
3 - Le mode de voyage préféré pour partir en voyage solidaire
-
56,4% des personnes intéressées préfèreraient voyager en voyage organisé
15% préfèreraient organiser elles-mêmes leur voyage.
28,5% n’a pas de préférence
Cela signifie que 84% des personnes seraient prêtes à partir en voyage organisé et 44%
prêtes à partir en s’organisant seules.
Le pourcentage aussi élevé des personnes préférant partir avec un voyage organisé, peut
s’expliquer par plusieurs éléments. Nous pouvons imaginer que cette préférence est
renforcée du fait du caractère lointain et éventuellement inconnu du pays visité, de la
complexité des déplacements, et de la langue parlée.
4 - La destination envisagée
L’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud viennent nettement en premier respectivement
avec 61,3%, 58,0% et 55,5%. Un tiers des personnes a cité l’Europe et l’Amérique
centrale18.
Les destinations majoritairement citées correspondent à des régions lointaines,
exotiques, et qui comprennent le plus de pays en voie de développement, alors même
que la définition du tourisme solidaire n’évoquait pas directement cette dimension.
Nous pouvons conclure que le tourisme solidaire est spontanément identifié à une
pratique concernant les pays du sud, en voie de développement. Ces résultats confortent
les données obtenues dans la partie consacrée à l’image du tourisme solidaire, qui révèle
que le tourisme solidaire est associé au commerce équitable par une bonne partie des
interviewés.
LES FREINS AU TOURISME SOLIDAIRE
Nous pouvons distinguer deux types de freins.
- Ceux qui connaissent l’idée et qui sont intéressés, expliquent majoritairement leur
non-départ par le manque d’opportunités (l’occasion ne s’est pas présentée) et
d’information générale.
- Pour les 33% qui ne sont pas intéressés, les raisons du non-départ sont plutôt
liées à des situations personnelles : âge, santé, habitudes consolidées de
vacances. Pour la majorité de non-intéressés le critère qui serait déterminant pour
un éventuel départ est la garantie de la sécurité. Sont également importants mais
en moindre mesure les informations précises sur le voyage, la transparence du
prix et un label de qualité.
1 - Pourquoi des personnes intéressées ne sont-elles jamais parties ?
Afin d’étudier ce qui freine le passage à l’acte, nous avons demandé aux personnes ayant
entendu parler du tourisme solidaire et étant intéressées (au total 94 personnes) mais
n’y ayant jamais participé, pourquoi elles n’étaient pas encore parties.
18
La faible place de l’Amérique centrale peu être expliquée par sa plus petite superficie ou par une image
touristique moins marquée ou incluse dans celle de l’Amérique du Sud.
10
Nous avons obtenu les résultats suivants :
- La première raison est que « l’occasion ne s’est jamais présentée» (32,6%)
- La deuxième est le manque d’information sur le TS (29,4%
- La troisième est la difficulté à trouver cette forme de tourisme une fois la
destination choisie. (17,6%)
19
Le prix, l’âge, la santé ou le manque d’information sur les modalités d’inscriptions sont
cités dans une plus faible proportion.
Nous pouvons formuler plusieurs hypothèses à partir de ce constat :
Une première phase de sensibilisation au tourisme solidaire semble avoir été atteinte.
Cela a été confirmé par le taux élevé de la notoriété (32.5%), et la fidélité de l’image
avec la définition du concept.
Néanmoins, entre l’idée et la concrétisation, il y a un fossé. Il faut en effet que l’occasion
de discussion avec les organisateurs de tourisme solidaire ou de visualisation des
prestations concrètes au moment du choix du départ en vacances se présente. En effet,
on peut en avoir entendu parler et être intéressé, mais ne plus y penser du tout au
moment d’organiser son voyage, sauf motivation exceptionnelle. Cela plaide en faveur
d’une diffusion plus large, mais aussi plus détaillée et régulière, de l’information sur les
principes du tourisme solidaire aussi bien que sur les prestations et les destinations.
2 - Les raisons du non-intérêt envers le tourisme solidaire
Il a été demandé aux personnes non intéressées pourquoi elles ne sont pas intéressées
par l’idée du tourisme solidaire.20
La majorité des personnes qui se déclare non intéressée se sent éloignée de cette forme
de voyage, pour des raisons d’âge, de santé, (44 personnes, soit 32,1%) ou est habituée
à d’autres formes de vacances (31 personnes, soit 22,6%).
Nous constatons que ces raisons ne sont pas liées à un refus des principes du tourisme
solidaire, ni à la méfiance d’un secteur méconnu. En plus d’une dizaine de personnes
dubitatives sur le principe du tourisme solidaire, seules quelques-unes évoquent des
craintes précises : le confort, la sécurité, le prix, le refus de soutenir la misère du monde.
19
Cela ne signifie pas que si l’occasion de présentait, l’achat serait nécessairement réalisé : d’autres paramètres
pourraient alors jouer : prix, dates proposées, contenu de la prestation ; Dans un deuxième temps, une fois la
diffusion de l’information mieux assurée, il sera sans doute possible d’avoir des informations plus précises sur
les freins pratiques une fois la prestation observée ou le premier contact avec le prestataire pris. Notons que la
plupart des structures ont pour l’instant la capacité de personnaliser leur offre en montant parfois des voyages à
la carte.
20
Notons que l’intérêt et le non intérêt ne sont pas symétriques. En effet, quand on se dit intéressé par le TS, on
peut préciser quelle est la dimension qui intéresse. Cet exercice est en revanche plus difficile pour les personnes
qui ne se sentent pas intéressés, donc éloignées de cette forme de tourisme.
11
ANNEXE
Le questionnaire
12
Nom de l'étude
Questionnaire Version N°
Rédacteur
34 EW 94
Tourisme Solidaire
2
SUDAROS Parivone/N° 31 14
Rappel : les informations entrées ci-dessous doivent être identiques à celles de la demande de lancement
Etude
Téléphone
Si face à face
Questionnaire
Cati
Taille de l'échantillon
400
Description de l'échantillon
Individus de 18 ans et plus s’étant rendus au moins une fois à l’étranger ces 2
dernières années
Quotas
Socio démo
Si plusieurs cibles
Commentaires
Bonjour Monsieur/Madame. Je suis ..... de TNS SOFRES. Nous réalisons une enquête sur la
préférence des français en terme de voyage, pour le compte du Ministère des affaires
étrangères. Auriez-vous quelques instants à me consacrer ?
PARTIE A :
A TOUS
Q1 Je vais vous citez différents types de voyage. Classez-les selon vos préférences, du 1er au
dernier (n°1= voyage préféré)
REPETER LES ITEMS SI NECESSAIRE
PROG : RANDOMISATION DES ITEMS
Un séjour club détente au bord de mer
Un circuit de découverte des monuments et
des lieux culturels d’un pays
Une randonnée ou un séjour sportif au
contact de la nature
Un voyage de découverte, de rencontre des
traditions et de cultures locales
En 1er
En 2ème
En 3ème
En dernier
1
2
3
4
1
2
3
4
1
2
3
4
1
2
3
4
PARTIE B : CONCEPTION ET CONNAISSANCE DU TOURISME SOLIDAIRE
Q2 Avez-vous déjà entendu parler du tourisme solidaire, tourisme équitable ou écotourisme ?
UNE SEULE REPONSE POSSIBLE
1. Oui
2. Non
DK. Ne sais pas (ne pas citer)
SI Q2=1 SINON (Q2=2 OU DK) PASSER À Q4
13
Q3 Et où en avez-vous entendu parler ?
NE PAS CITER -PLUSIEURES REPONSES POSSIBLES
1. Magazine/journal
2. Radio
3. Télévision
4. Internet
5. Associations
6. Magasins
7. Conférence
8. Entourage
98. Autres
DK. Ne sais pas
A TOUS
Q4
<PROG : AFFICHER SI Q2=1>
Pouvez-vous me dire tout ce que savez-vous sur le tourisme solidaire ?
< PROG : AFFICHER SI Q2=2 OU DK>
A votre avis, qu’est-ce que le tourisme solidaire ?
NE PAS CITER -NOTER EN CLAIR TOUTES LES REPONSE -BIEN RELANCER : ET ENCORE ?
Q5 Je vais vous lire une liste d’affirmations ; pour chacune d’elle dites-moi si selon vous cela
correspond au tourisme solidaire ? Le tourisme solidaire c’est…
PROG : RANDOMISATION DES ITEMS
Oui
certainement
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
Voyager pour pas cher
Aller dans des endroits peu
touristiques
Participer à un chantier ou
faire du bénévolat dans un pays
lointain
Partir avec un voyagiste qui
soutient des associations locales
Avoir un échange avec la
population locale
Respecter et découvrir la
nature
Voyager en petit groupe
Non
Oui
probablement
probablement
pas
Non
certainement
pas
Ne sais
pas
1
2
3
4
DK
1
2
3
4
DK
1
2
3
4
DK
1
2
3
4
DK
1
2
3
4
DK
1
2
3
4
DK
1
2
3
4
DK
PARTIE C : INTERET ET AGREMENT POUR LE TOURISME SOLIDAIRE
Maintenant je vais vous lire la définition du tourisme solidaire :
Le tourisme solidaire propose des voyages pour petits groupes à la rencontre de la population
locale. L’activité touristique aide à financer des projets locaux de développement. Le voyagiste
rend compte de la manière dont le prix du voyage est réparti et redistribué auprès des
populations locales.
SI Q2=2 OU DK SINON PASSER A Q7
14
Q6 En avez-vous entendu parler ?
UNE SEULE REPONSE POSSIBLE
1. oui
2. non
DK. Ne sais pas (ne pas citer)
A TOUS
Q7 Diriez-vous que vous êtes très intéressé, plutôt intéressé, plutôt pas intéressé ou pas du
tout intéressé par ce type de voyage ?
UNE SEULE REPONSE POSSIBLE
1. Très intéressé
2. Plutôt intéressé
3. Plutôt pas intéressé
4. Pas du tout intéressé
DK. Ne sais pas (ne pas citer)
SI Q7=1, 2 OU DK SINON PASSEZ À Q17
Q8 Si vous participiez à un voyage solidaire, préfèreriez-vous partir…
UNE SEULE REPONSE POSSIBLE
1. Plutôt en voyage organisé
2. Plutôt en indépendant c’est-à-dire organisé pas vous même
3. L’un ou l’autre indifféremment
DK. Ne sais pas (Ne pas citer)
Q9 Et préfèreriez-vous partir…
UNE SEULE REPONSE POSSIBLE
1. Seul
2. En groupe
3. L’un ou l’autre indifféremment
DK. Ne sais pas (ne pas citer)
Q10 Quelle destination choisiriez-vous pour un voyage solidaire ?
CITER -PLUSIEURES REPONSES POSSIBLES
1. L’Afrique
2. L’Asie
3. L’Amérique centrale
4. L’Amérique du Sud
5. L’Europe
98. Autres (Ne pas citer)
DK. Ne sais pas (Ne pas citer)
Q11 Quel budget en moyenne seriez-vous prêt à dépenser pour un voyage solidaire d’une
semaine - tout compris- à l’étranger ?
NOTEZ EN CLAIR
/___/___/___/___ / euros
Q12 Et aujourd’hui, quel budget consacrez-vous en moyenne pour un voyage d’une semaine tout compris- à l’étranger ?
NOTEZ EN CLAIR
/___/___/___/___/ euros
PARTIE D : FREINS ET MOTIVATIONS A L’ACHAT D’UN VOYAGE SOLIDAIRE
Q13 Je vais vous citer des caractéristiques du tourisme solidaire; dites-moi pour chacune
d’elle si elle a une importance pour vous ?
15
PROG : RANDOMISATION DES ITEMS
Oui
Non
Ne sais
pas (ne
pas citer)
1.
Voyager en petit groupe
1
2
DK
2.
Avoir des contacts avec la population locale
1
2
DK
3.
Vous sentir utile au pays visité
1
2
DK
1
2
DK
1
2
DK
4.
5.
Savoir exactement à qui va l’argent payé pour le
voyage
Connaître et respecter la nature et le patrimoine local
PROG :
POSER Q14 SI AU MOINS UNE DES CARACTERISIQUES EST IMPORTANTE EN Q13 (CODE 1)
SI AUCUNE DES CARACTERISTIQUES EST IMPORTANTE (CODES 2 OU DK) PASSER A Q15
Q14 Et parmi celles que vous avez déclarées importantes, laquelle est selon vous la plus
importante ? <PROG : AFFICHER EN FONCTION DU NOMBRE DE OUI EN Q13 (CODE 1)> Et en 2nd ? En
3ème? En 4ème ?
PROG : AFFICHER UNIQUEMENT LES ITEMS POUR LESQUELLES Q13=1 PUIS RETIRER
L’ITEM CITE AU FUR ET A MESURE DU CLASSEMENT
SI Q2=1 OU Q6=1 SINON PASSER A Q19
Q15 Avez-vous déjà participé à un voyage solidaire ?
UNE SEULE REPONSE POSSIBLE
1. oui
2. non
DK. Ne sais pas (ne pas citer)
Q16 Pour quelle raison n’avez vous pas encore participé à ce type de voyage ?
NE PAS CITER –PLUSIEURES REPONSES POSSIBLES-CODER TOUTES LES REPONSES
1 - Je ne crois pas au concept du tourisme solidaire (à la redistribution de l’argent…)
2 Je ne me sentirai pas en sécurité
3 Le prix est trop élévé
4 Le manque de confort
5 Je pars en voyage uniquement dans le but de me détendre
6 Je ne souhaite pas supporter la misère du monde/défendre une cause
7 Le manque d’information sur le tourisme solidaire en général
8 Le manque d’information sur les modalités d’inscriptions/ne sais pas à qui s’adresser.
9 Je n’ai pas trouvé un voyage pour la destination qui m’intéressait
98. Autres
DK. Ne sais pas
SI Q7=3 OU 4
Q17 Pour quelles raisons n’êtes-vous pas intéressé par le tourisme solidaire?
NE PAS CITER –PLUSIEURES REPONSES POSSIBLES-CODER TOUTES LES REPONSES
1.
2.
3.
4.
5.
Je ne crois pas au concept du tourisme solidaire (à la redistribution de l’argent…)
Je ne me sentirai pas en sécurité
Je crains que le prix soit trop élévé
Le manque de confort
Je pars en voyage uniquement dans le but de me détendre
16
6. Je ne souhaite pas supporter la misère du monde/défendre une cause
7. Le manque d’information sur le tourisme solidaire en général
8. Le manque d’information sur les modalités d’inscriptions/ne sais pas à qui s’adresser.
98. Autres
DK. Ne sais pas
Q18 Pour chacune des propositions que je vais vous citer, dites-moi si cela vous inciterait à
choisir un voyage solidaire pour vos prochaines vacances ?
Oui
certainement
Une information sur les organismes
concernés
Une information détaillée sur les
formules proposées (lieux,
hébergement…)
Un label qualité qui garantirait le respect
des principes du tourisme solidaire
Ne sait
Non
Non
Oui
probablement certainement pas (ne
probablement
pas citer)
pas
pas
1
2
3
4
DK
2
2
3
4
DK
1
2
3
4
DK
L'engagement que la sécurité des
personnes soient assurée
1
2
3
4
DK
La transparence du prix
1
2
3
4
DK
Une destination peu touristique,
originale
1
2
3
4
DK
A TOUS
Q19 Pour finir, vous arrive-t-il de défendre chacune des causes suivantes en donnant votre
argent ou de votre temps ?
CITEZ
OUI
NON
Associations humanitaires
1
2
Associations environnementales
1
2
Association de consommateurs
1
2
Associations sportives
1
2
Associations syndicales
1
2
Autres
1
2
Ce questionnaire est terminé, je vous remercie pour le temps que vous m’avez consacré.
17
18