Etude sur l`implication du secteur touristique dans le

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Etude sur l`implication du secteur touristique dans le
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le
financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
Kanopée Consultants
6 rue Dunois 75013 PARIS
Tél 01 42 17 03 38
Fax 01 42 17 02 99
Mail : [email protected]
Janvier 2015
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
1
Sommaire
 Introduction
p.3
 1- Cartographie des entreprises appartenant au champ de l’étude
p.7
 2- Cadrage du secteur touristique
p.9

Méditerranée
p.10

Maroc
p.11

Tunisie
p.13

Turquie
p.15

Croatie
p.17
 3- Identification des entreprises liées au tourisme et à la Méditerranée

Maroc

Tunisie

Turquie

Croatie

Méditerranée
 4- Focus sur quelques acteurs

Maroc

Tunisie

Turquie

Croatie

Méditerranée

Synthèse
p.19
p.21
 5- Conclusions et recommandations
p.23
 Sélection bibliographique
p.28
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
2
Introduction
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
3
Introduction
Eléments de cadrage
Objectifs de la mission
•
Les aires marines protégées (AMP) sont des zones qui ont été désignées
comme telles par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, en
raison de leur richesse en termes de biodiversité et d’une nécessité de
conservation. Elles sont très hétérogènes en terme de taille, de statut
juridique et de niveau effectif de protection.
•
•
Les AMP sont su outil de développement local durable. actions mises en
œuvre dans les AMP sont très diverses et peuvent concerner aussi bien la
protection que l’encadrement de la valorisation des ressources naturelles,
notamment dans le domaine touristique. Certain des gestionnaires des AMP
de Méditerranée, qui peuvent être des Etats, des collectivités ou des acteurs
de la société civile, se sont réunis au sein du réseau MedPAN. Ils se
rencontrent régulièrement pour échanger sur leurs pratiques et les
problématiques des AMP.
L’objectif principal de l’étude est d’obtenir une vue d’ensemble des principaux
acteurs privés du tourisme potentiellement mobilisables sur des questions de
biodiversité marine avec la finalité d’en cibler certains à approcher
ultérieurement pour voir comment ils pourraient contribuer au fonds de
financement d’actions de protection et de valorisation des AMP de
Méditerranée.
•
Il s’agit d’une étude exploratoire visant à préparer une phase opérationnelle
d’approche des entreprises, qui sera menée ultérieurement par le CEPF et les
gouvernements monégasque et français.
•
L’étude doit permettre :
 De sélectionner des entreprises susceptibles de contribuer
financièrement au fonds;
 D’identifier des personnes à l’intérieur de ces entreprises qui pourront
être contactées;
 De contribuer à la préparation d’une stratégie et d’un argumentaire
d’approche de ces entreprises par une meilleure connaissance de la
sensibilité:
o du secteur touristique des pays concernés vis-à-vis de la
biodiversité marine (envisagée comme une ressource
touristique),
o des entreprises vis-à-vis de ces questions (enjeux d’image,
de RSE, etc.).
•
Le réseau des gestionnaires des AMP de Méditerranées et les
gouvernements monégasque et français envisagent la création d’un fonds
capable de financer des programmes d’intervention pour la protection et la
valorisation des AMP de Méditerranée. Le CEPF* exerce une mission
d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la mise en place de ce fonds.
•
Il est prévu que la logique de fonctionnement du fonds envisagé soit mixte en
et permette ainsi de s’adapter aux différentes priorités des bailleurs: fonds de
dotation et/ou investissements sur les projets ou des zones d’actions
précises. Les organisations partenaires cherchent à obtenir la participation au
financement du fonds d’institutions publiques, et privées, notamment les
entreprises liées à l’activité touristique qui ont des intérêts en Méditerranée.
*Le CEPF est une initiative conjointe de l'Agence française de développement,
de Conservation International, de l'Union européenne, du Fonds pour
l’environnement mondial (FEM), du Gouvernement japonais, de la fondation
John D. et Catherine T. Mac Arthur et de la Banque mondiale qui vise à financer
des projets de conservation dans les hot spots de biodiversité.
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Introduction
Méthodologie
3- Identification des entreprises liées au tourisme et à la Méditerranée
1- Cartographie des entreprises appartenant au champ de l’étude
•
•
•
•
•
•
Une première réunion de travail réunissant les représentants du CEPF, de la
Fondation Prince Albert II de Monaco et du Ministère de l’écologie, du
développement durable et de l’énergie, et les consultants s’est déroulée le
jeudi 25 septembre 2014. Les éléments suivants ont été arrêtés:
Les consultants effectueront un focus particulier sur les pays suivants: Maroc
et Tunisie, Turquie et Croatie. Ce focus concernera aussi bien le contexte du
tourisme, dans une perspective de développement durable, que la recherche
d’entreprises présentes dans ces pays.
Les consultants étendront également leurs recherches aux entreprises ayant
des intérêts dans toute la Méditerranée de manière transversale.
Les entreprises inclues dans le périmètre de l’étude seront les entreprises
nationales et les entreprises internationales ayant des intérêts en
Méditerranée (spécifiquement dans les pays du champ de l’étude, ou de
manière transversale à l’échelle méditerranéenne).
Les entreprises considérées feront partie des secteurs suivants: transports de
passagers, organisation de voyages et activité réceptive, hébergements,
grands sites de loisirs, institutions financières (d’appui au secteur touristique)
et construction (BTP et développement immobilier).
•
•
4- Réalisation du focus sur quelques acteurs
•
2- Cadrage du secteur touristique
•
•
Un premier travail d’identification d’entreprises appartenant au champ de l’étude a
été effectué à partir de recherches dans la presse spécialisée, les sites internet
institutionnels et les bases de données et bases documentaires de Horwath HTL.
Plusieurs réunions de travail ont été organisées avec les associés du cabinet
spécialistes des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et des loisirs, afin d’identifier
les entreprises les plus pertinentes.
Les consultants de Horwath HTL présents au Maroc, et dans les bureaux de Croatie
et de Turquie ont également été sollicités pour leur connaissance des entreprises
des secteurs touristiques locaux. Ils ont notamment contribué à valider la pertinence
de la sélection des entreprises identifiées.
Le résultat de ces recherches est consigné sous la forme d’un tableau recensant les
entreprises appartenant à la typologie des secteurs économiques visés, dans
chacun des pays du champ de l’étude, et de manière transversale pour les
entreprises présentes dans l’ensemble de la Méditerranée. Environ 280 entreprises
ont ainsi été identifiées.
Chaque pays a fait l’objet d’une analyse du secteur touristique (types de
tourisme, origine des clientèles, tendances d’évolution, etc.). Cette analyse du •
secteur touristique a été mise au regard des problématiques de
développement durable (externalités négatives, volonté des investisseurs et
des pouvoir publics, etc.).
Les données ont été sélectionnées en vue de produire un argumentaire en
faveur du financement du fonds par les entreprises liées au tourisme. Elles
sont présentées sous la forme de fiches synthétiques.
Parmi ces entreprises, les consultants ont sélectionné 28 opérateurs prometteurs
qui ont été analysés plus en profondeur (implantation géographique, activités, chiffre
d’affaire, éléments de la politique de développement durable ou de RSE, lien avec la
Méditerranée, types d’activités susceptibles d’être financées et indentification d’un
contact). Les résultats de cette analyse ont été consignés sous la forme d’un
tableau.
Lors de cette phase exploratoire, les consultants ont privilégié le croisement d’un
faisceau de critères menant à la sélection d’entreprises aux profils très divers, afin
de pouvoir « tester » ultérieurement la stratégie d’approche des entreprises lors de
la mise en place du fonds:
o Entreprises ayant un lien très privilégié avec la mer Méditerranée (image
et/ou ressource);
o Entreprises ayant mis en place une politique de RSE et/ou de mécénat
focalisée sur les questions environnementales, voire la biodiversité;
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Introduction
o Entreprises n’ayant pas mis en place de politique de RSE, mais dont les
caractéristiques permettent de penser qu’elles pourraient être sensibles
à cette problématiques (image, valeurs mises en avant dans la
communication d’entreprise, changement récent de gouvernance, etc.)
•
Il est à noter qu’un grand nombre de pays méditerranéens traversent
actuellement une période politique compliquée, source de grande incertitude
dans le domaine économique et d'une importante volatilité des acteurs au sein
de la direction d’entreprises. C’est le cas particulièrement de la Tunisie, pays
dans lequel les préoccupations pour le développement durable et la préservation
de l’environnement ont le moins pénétré le secteur touristique. Dans ce
contexte, à défaut de repérer des entreprises « matures » du point de vue de la
RSE, nous avons sélectionné des entreprises susceptibles néanmoins d’initier
une démarche plus vertueuse pour l’environnement.
Précautions
•
Les informations sur les entreprises (chiffre d’affaires, implantation
géographique, activités…) ainsi que leur sur leur implication les sujets RSE et
développement durable ont été identifiées à partir de la communication
institutionnelle, d’autres sources documentaires (presse notamment) et
l’expertise des consultants.
•
Dans un contexte d’économie de marché ouverte, la plupart des entreprises
ont peu d’obligation vis-à-vis de l’information du public sur leur chiffre
d’affaires, leurs activités, leur implantation, et plus encore leur éventuelle
politique RSE. Les informations produites par les entreprises sont donc
parfois lacunaires et bien souvent elles ne sont pas consolidées. Ainsi, il est
notamment possible que des entreprises réalisent des actions
supplémentaires à celles identifiées mais que celles-ci ne soient pas
communiquées au public, et inversement que certains engagement mis-en
avant ne se soient que partiellement concrétisés.
•
Hormis pour certaines activités de niche (plongée et yachting notamment),
pour lesquelles il n’existe pas d’entreprises de taille importante, toutes les
entreprises ont été sélectionnées par les consultants en raison de leur
capacité à contribuer financièrement au fonds, et donc notamment sur un
critère de taille. Il nous a semblé intéressant d’ajouter certaines entreprises de
plongée et yachting qui, si elles ne seront sans doute pas en mesure
d’apporter une aide financière au fonds, pourraient être associées à certaines
actions selon d’autres modalités (communication auprès des clients,
promotions de bonnes pratiques, etc.).
5- Conclusions et recommandations
•
Une note synthétique comprenant les grands enseignements de l’étude
exploratoire a été rédigée. Celle-ci inclut les principales opportunités et
difficultés envisagées pour la poursuite du projet et des recommandations pour
l’amorce d’une phase plus opérationnelle d’approche des entreprises.
•
Une réunion de restitution a été organisée avec le Comité de pilotage.
•
Une version en Anglais de ce document est également disponible.
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6
Cartographie des entreprises
appartenant au champ de l’étude
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1- Cartographie des entreprises appartenant au champ de l’étude
Entreprises marocaines,
tunisiennes, croates et turques
et
Entreprises ayant des intérêts
au Maroc, Tunisie, Croatie,
Turquie
Entreprises ayant des intérêts
transversaux dans toute la
Méditerranée
Entreprises du secteur touristique
Entreprises hors secteur touristique
• Transports: compagnies aériennes,
armateurs, compagnies de croisières
• Organisation de voyage et activité
réceptive: agences de voyages, touropérateurs, agences réceptives
• Hébergements: hôtels, resorts, marinas
• Grands sites de loisirs: aquariums,
parcs aquatiques, opérateurs d’activités
nautiques
• Financement : institutions financières d’appui
au secteur touristique
• Construction: groupes de BTP et de
développement immobilier
Croisiéristes
Nautisme
Yachting
TO de plongée
Prestataires pèche sportive
Armateurs
Exploitants de grands ports
Pêche et transformation des produits de la mer
Transporteurs, shipping
Télécom/cablistes
Energie
Autres
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Cadrage du secteur touristique
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2- Cadrage du secteur touristique - MEDITERRANEE
Un effondrement touristique
l’exception Turque
en
Méditerranée
du
Sud,
et
La zone Méditerranée a connu des années 1960 jusqu’en 2010 une croissance
ininterrompue de son activité touristique. Le printemps arabe a d’une façon
générale mis un coup d’arrêt à cette courbe ascendante, avec des situations
contrastées : si la Turquie n’a pas été touchée et profite même de cette
situation, la Lybie, l’Egypte et la Tunisie, et dans une moindre mesure la
Jordanie, enregistrent un effondrement de leur activité touristique. Le Maroc
limite la casse, avec Marrakech comme exception et le poids des MRE. Toute
la zone fait l’objet d’une inquiétude générale de la part des clients et des
investisseurs, avec de sérieux doutes sur un rétablissement à moyen terme et
même sur la résilience du Maroc.
 La Turquie doit devenir un acteur majeur du tourisme mondial avec une
localisation exceptionnelle et des caractéristiques lui permettant de toucher
les européens, les pays du Moyen Orient et tous les pays de l’ancienne
Union Soviétique et d’Asie Centrale. S’y ajoutent l’extrême dynamisme
d’Istanbul et la création en cours d’un hub et d’une compagnie nationale
d’ambition mondiale. Enfin, le pays recèle de potentiels forts à côté du
balnéaire, profitant aussi de l’ouverture de tout son flanc Est et Sud
(montagne, nature, culturel…)
 La Jordanie a un fort potentiel culturel, patrimonial et nature (Désert), et un
balnéaire intéressant (Mer Morte et Akaba). Le pays avait connu des
investissements touristiques largement internationaux (pays du Golfe
notamment) et plutôt haut de gamme. Il subit les contrecoups régionaux,
mais pourrait repartir assez vite.
 L’Egypte a été un spot de niveau mondial qui a longtemps résisté aux àcoups de l’actualité. Mais la dégradation de la situation politique compromet
fortement l’avenir du tourisme en Egypte. Les enclaves balnéaires isolées
de la mer Rouge pourraient être une exception (?), ce qui n’est pas le cas
aujourd’hui. Le potentiel de redémarrage est très fort tant les attraits sont
uniques.
 Le Maroc accueille une large part de clientèles européennes, en particulier
françaises. Il a fait l’objet d’importants investissements, nationaux et
internationaux, dans le cadre d’une politique importante de planification
touristique. Son avenir est probablement dans le renforcement des formes
de tourisme non balnéaire.
 La Tunisie avait privilégié le développement d’un tourisme quasi exclusivement
balnéaire et de masse (investisseurs nationaux et gestion par des opérateurs
internationaux). Ses infrastructures sont aujourd’hui vieillissantes et à l’image
dégradée. Le tourisme est un enjeu vital pour la pays, mais ne peut repartir sans
une stabilité politique.
Les externalités négatives du tourisme sur la zone
Sur les zones littorales, les impacts négatifs sont en particulier liés au caractère
vieillissant des infrastructures et aux effets de la fréquentation touristique de masse
(urbanisation de certaines zones naturelles, gestion de l’eau, des déchets…). Sur les
sites culturels et patrimoniaux, les politiques de conservation et de protection sont
globalement faibles, ce qui mène à une dégradation et à un impact paysager négatif.
L’impact social est également fort : saisonnalité, travail au noir, manque de
qualification, pression foncière, etc.
Enjeux de biodiversité
Les motivations touristiques en Méditerranée sont essentiellement culturelles et
patrimoniales. Néanmoins de vrais enjeux de biodiversité y existent, à la fois sur le
littoral et dans les milieux fragiles (désert…). Ces derniers pourraient faire l’objet
d’opérations exemplaires de de petite ampleur, alors que la protection des littoraux
doit passer par des actions d’aménagement ou de rénovations lourdes.
L’intervention publique
La zone est caractérisée par un encouragement général des puissances publiques
en faveur des investissements touristiques, mais sans maîtrise particulière sur les
questions d’aménagement et de développement durables. Le Maroc présente un cas
intéressant, ayant mené une politique de développement touristique ambitieuse,
impulsée par l’Etat, avec un large appel aux investisseurs nationaux et
internationaux, tout en imposant des critères du développement durable (cf. plan
Azur qui, avec la concentration des investissements limite le mitage des côtes).
Le degré de maturité pour le développement d’un tourisme durable
La zone est caractérisée par une faible culture de respect pour l’espace public et
l’environnement, à laquelle s’ajoute des phénomènes de corruption et de non respect
localement de règles qui existent au niveau global. Néanmoins des potentiels forts et
des clientèles européennes de plus en plus sensibles.
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2- Cadrage du secteur touristique - MAROC
CHIFFRES CLES
Les filières et les espaces touristiques
GENERAL
FILIERES
Population
32,27 M
Taux de croissance du PIB
4,5%
PIB / Habitant
3 054(USD)
Indice corruption
Non connu
ESPACES
ANALYSE
Culturel et
patrimonial
Festivals et circuits traditionnels
dans les grandes villes
impériales (Fès, Meknès,
Rabat, Marrakech)
Forte demande touristique, mais
l’offre ne suit pas. Dans le cadre
de la stratégie 2020, plusieurs
axes à fort potentiel ont été
identifiés: l’axe «Maroc centre»,
englobant Fès, Meknès et Ifrane
et
«Marrakech
Atlantique»,
intégrant Marrakech, Toubkal, et
Essaouira.
Balnéaire
3 sites en Méditerranée
(Saïdia, Tamuda Bay, Al
Hoceima)
6 sites sur la côte Atlantique
(Lixus, Mazagan, Mogador,
Agadir, Taghazout, Plage
Blanche)
Tourisme de
nature
Deux orientations :
1/ nature/culture (cf.: habitat en
terre dans le désert)
2/ nature/sport/bien-être
(tourisme sportif, thermalisme
et ports de plaisance)
TOURISME
Nombre de touristes
9,3 M d’arrivées internationales
% Loisirs / Affaires
87% Loisirs / 13% Affaires
Nombre de lits touristiques
162 000 lits classés en 2010
Infrastructures
15 aéroports
Ev. fréquentation touristique
2003-2011 (2010-2011)
Maroc
Afrique du Nord
+ 50% (+0,6%)
+ 21,5% (-14,6%)
ACTIVITE TOURISTIQUE
L’offre touristique
Les hébergements
Vieillissement du produit
balnéaire traditionnel
Digestion par le marché de
stations récentes
La Vision 2020 prévoit le
développement d’un tourisme de
nature orienté « tourisme vert » et
« tourisme responsable », en
valorisant aussi bien les côtes
que les montagnes et les déserts
‒ L’offre d’hébergement est concentré à Marrakech, dans les stations littorales
anciennes et récentes et de manière diffuse dans les villes.
‒ 162 000 lits classés en 2010
‒ 4 projets hôteliers importants
La fréquentation touristique
•
Le groupe Pierre et Vacances/Center Parcs a récemment annoncé la gestion et
le développement de deux nouveaux complexes touristiques
Origine géographique des touristiques internationaux
•
Louvre Hotels, qui compte déjà sept établissements au Maroc, a également
annoncé s’être lancé dans trois projets hôteliers d’envergure
•
Beachcombre Hotels ouvrira les 89 villas de la première phase du Domaine
Royal Palm à Marrakech en 2013
Tendances d’évolution
•
Mandarin Oriental, assurera en 2014 la gestion d’un complexe de loisirs haut de
gamme, actuellement en construction à Marrakech.
•
15 M arrivées prévues pour 2023
•
Poids important des Marocains de l’étranger
•
Prédominance des touristes européens (France : 37% ; Espagne : 21% ;
Hollande, Belgique, Allemagne : 6% ; Royaume-Uni : 5% ; Italie : 4% ; Etats-Unis
: 2% ; autres : 13%)
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2- Cadrage du secteur touristique - MAROC
SYNTHESE ET PERSPECTIVES D’EVOLUTION
EXTERNALITES NEGATIVES DU TOURISME
Externalités générales
•
•
•
Risques liés à l’eau dus aux sécheresses, aux infrastructures touristiques
comme les piscines, pelouses ou terrains de golf, et aux habitudes de
consommation en eau des touristes (sur le littoral de la Méditerranée, un
touriste vivant à l'hôtel consomme trois fois plus d’eau par jour qu’un habitant
local), mais marginaux par rapport aux besoins de l’agriculture et de certaines
stations.
Déséquilibre territorial et disparités régionales (forte concentration
touristique sur le littoral + concentration de moyens financiers, décisionnels et
humains)/ La Vision 2020 est justement fondée sur le développement de 8
destinations régionales.
Pollution des sites naturels : outre la pollution des côtes engendrée par le
tourisme balnéaire, le développement du tourisme de randonnée et du
tourisme caravanier s'accompagne de la diffusion de déchets dans les
montagnes.
Potentiel de développement du tourisme à 10 ans
Menaces
Opportunités
•
Une temporalité (saisons) et
une géographie touristique
(stations) concentrées
•
Une volonté de repenser l’offre
touristique en valorisant le
patrimoine naturel et culturel
•
Contexte arabe et sécurité
•
•
Capacité à terminer les
stations balnéaires et digérer
les coûts induits
Une stratégie de mise à niveau des
établissements hôteliers
•
Résilience de Marrakech
•
Activité et flux des Marocains de
l’étranger
•
Défiance des opérateurs
internationaux
Potentiel de développement durable
Externalités par espace
EXTERNALITÉS NEGATIVES
/ RISQUES SPECIFIQUES
ESPACES
URBAIN
SITES
CULTURELS ET
PATRIMONIAUX
Casablanca,
Rabat, etc.
Marrakech
GRANDS
ESPACES
NATURELS
Désert
LITTORAL
Station
Menaces
Opportunités
•
Modèle balnéaire ?
•
Volonté d’ouvrir de nouvelles régions
•
Protection des patrimoines
naturels et culturels
•
Traditions d’accueil
•
Clients réguliers prêts à changer de
type de tourisme
•
Volonté forte des acteurs
•
Présidence marocaine du GPST
•
Présence de nombreux bailleurs de
fonds actifs dans le domaine
Protection patrimoniale
Transformation des paysages,
acculturation
Tourisme non organisé qui se
traduit
par
du
camping
sauvage, des constructions de
baraquements temporaires, la
circulation des véhicules tout
terrain.
Extraction de sable pour la
construction,
pollution
des
côtes
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2- Cadrage du secteur touristique - TUNISIE
Les filières et les espaces touristiques
CHIFFRES CLES
FILIERES
ESPACES
GENERAL
Culturel et
patrimonial
Population
10 M
Taux de croissance du PIB
+3,5%
PIB / Habitant
4 350 (USD)
Indice de transparence
Non connu
TOURISME
Balnéaire
Nombre de touristes
7 M d’arrivées internationales
% Loisirs / Affaires
82% Loisirs / 18% Affaires
Nombre de lits touristiques
240 000 lits
Infrastructures
6 aéroports internationaux
Ev. fréquentation touristique
2003-2011 (2010-2011)
Afrique du Nord
-7% (-44%)
+21,5% (-14,6%)
Essentiellement sur le
littoral oriental
Tourisme de station
Tourisme de
nature
Tunisie
7 sites inscrits au
Patrimoine mondial de
l’UNESCO
15 parcs nationaux
3 aires protégées
maritimes
ANALYSE
Une volonté politique de
redéploiement de l’offre
autour des dimensions
culturelles et patrimoniales
Forme historique du tourisme
dominant à plus de 80%
depuis les années 1960 :
forte concentration
géographique et saisonnière
sur le littoral & baisse de la
qualité de l’offre
Une volonté politique de
développer le tourisme du
désert
La fréquentation touristique
•
85,5% des touristes motivés par les vacances (versus affaires)
ACTIVITE TOURISTIQUE
•
71% des touristes ont acheté un voyage à forfait
L’offre touristique
•
54% des touristes sont issus de la classe moyenne européenne
•
70% des touristes voyagent en famille
Les hébergements
•
Touristes régionaux
856 hôtels
• 240 000 lits
•
Baisse du taux d’occupation (partout inférieur à 30%)
•
Un Programme de mise à niveau des établissements hôteliers : mise à niveau
matérielle (investissements de rénovation, de modernisation et de mise aux
normes, hors toute extension des capacités d’hébergement) ou immatérielle
(formation du personnel, mise en place des techniques modernes de gestion
des hôtels, gestion de la clientèle et des réservations, utilisation d’Internet,…)
•
1,6 M de touristes issus du Maghreb Arabe en 2012 (1,2 M en 2011)
•
Baisse de 74,9% des touristes du Moyen-Orient (23 406 touristes) en
2012
•
Baisse de 60,6% des touristes africains en 2012 (22 732 touristes)
Origine géographique des touristiques internationaux
•
50,6% des touristes internationaux sont Européens (1 972 000 touristes
en 2012)
•
19 779 touristes issus de l’Amérique du Nord (13 507 en 2011)
Tendances d’évolution
• 9 M arrivées internationales prévues pour 2023
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2- Cadrage du secteur touristique - TUNISIE
SYNTHESE ET PERSPECTIVES D’EVOLUTION
EXTERNALITES NEGATIVES DU TOURISME
Externalités générales
•
•
Des infrastructures balnéaires vieilissantes pour un tourisme de masse
(95% de la capacité hôtelière sur le littoral & 92% des nuitées sur le littoral)
→ érosion (Djerba, Sousse, El kantaoui, Tabarka) et pollution de l’eau de
mer (Cap Gammarth).
Des emplois touristiques précaires et instables : les emplois sont
saisonniers pour la plupart (les permanents, dans les hôtels, représentent
34% de l’effectif, les non-permanents 58%, les stagiaires et les apprentis
8%) → Hausse des prix et pénurie de certains produits consommés par la
population locale & hausse des valeurs foncières et immobilières induite par
le développement touristique notamment sur les côtes.
EXTERNALITÉS NEGATIVES /
RISQUES SPECIFIQUES
ESPACES
Tunis
Cf. : littoral
SITES
CULTURELS ET
PATRIMONIAUX
Carthage
Qualité des paysages
GRANDS
ESPACES
NATURELS
Parcs nationaux
(Ichkeul, Bouhidma, Sidi
Toui, etc.)
Aires protégées
maritimes (parcs
maritimes de la Galite et
de Zembra & Zembretta,
îles Kneis)
Peu de tourisme
nationaux
LITTORAL
Menaces
Opportunités
•
Instabilité politique et sociale
•
•
Vieilles infrastructures
balnéaires peu adaptées
Une volonté de repenser l’offre
touristique en valorisant le
patrimoine naturel et culturel
•
Disparités régionales
(économiques, sociales,
culturelles)
•
Une stratégie de mise à niveau
des établissements hôteliers
Potentiel de développement durable
Externalités par espace
URBAIN
Potentiel de développement du tourisme à 10 ans
Djerba
Sousse
Nabeul-Hammamet
Sfax-Monastir
Yasmine Hammamet
des
Menaces
Opportunités
•
Protection des patrimoines
naturels et culturels
•
Un redémarrage sur des bases
nouvelles (?)
•
Maque de redistribution des
richesses liées au tourisme
•
Diversification du produit
(tourisme vert, désert…)
•
Problématique de l’acceptabilité
de la notion de développement
durable. Thème sensible dans
le contexte tunisien.
parcs
Forte concentration géographique
et saisonnière  disparités
régionales
bétonnage, anthropisation des
plages naturelles,
surfréquentation, Emplois
précaires
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2- Cadrage du secteur touristique - TURQUIE
Les filières et les espaces touristiques
CHIFFRES CLES
FILIERES
GENERAL
Population (2012)
73,6 M
Taux de croissance du PIB
8,5% en 2012
PIB / Habitant
15 604 USD
Indice de corruption
4,1
Tourisme
culturel et
patrimonial
TOURISME
Nombre de touristes
28M d’arrivées internationales
4,8M de touristes domestiques
Nombre de lits touristiques
1,5M (dont un peu plus de 500 000 lits hôteliers)
Infrastructures
8 aéroports internationaux
Pays
Ev. fréquentation touristique
2003-2011 (2010-2011)
2003-2011 : +120%
(2010-2011 : + 8,7 %)
Tourisme
balnéaire
Tourisme
de nature
Zone (Europe médit.)
2003-2011 : +23,5%
(2010-2011 :+5,7%)
ACTIVITE TOURISTIQUE
L’offre touristique
Les hébergements
•
Le développement du parc a été très fort depuis 20 à 30 ans sous
l’impulsion d’incitations gouvernementales importantes (incitations
financières et allocation de terres);
•
Environ 1/3 de la capacité totale est composé de lits hôteliers : ils sont
essentiellement situés dans les grandes villes : Istanbul, Ankara, Izmir,
Bursa… Les chaînes internationales y sont relativement bien
représentées;
•
Sur le littoral, il s’agit essentiellement de resorts (hébergements +
activités liées), largement gérés par des opérateurs nationaux;
•
De plus en plus de resorts dédiés aux sports d’hiver et d’hôtels thermaux
se développent.
•
Environ 220 hôtels sont en projets (ouverture dans les 5 prochaines
années) dans les différentes grandes villes turques.
ESPACES
ANALYSE
Istanbul
Succès touristique croissant d’Istanbul
Ankara
Ankara : tourisme d’affaires
Sites archéologiques
(Ephèse,Aphrodisies,
Sidé, Demre…)
Sites archéologiques souvent visités à
l’occasion d’un séjour sur le littoral
Côte sud-est
Izmir à Antalya)
40% de l’ensemble des séjours. Plutôt des
Britanniques sur la côte égéenne (Marmaris,
Bodrum), plutôt des Russes et des Arabes
sur la côte méditerranéenne
(de
Côte septentrionale :
la Mer Noire
Cappadoce
Sur la Mer Noire : quasi exclusivement du
tourisme
domestique.
Développements
encore limités
Tourisme plutôt de niche, dans de petites
unités
Activités de pleine nature et découvertes
culturelles
La fréquentation touristique
•
Fréquentation en forte croissance depuis 10 ans (multipliée par 3 environ)
•
Fréquentation très saisonnière : 65% de la fréquentation entre mai et
septembre
•
Les séjours sont souvent inférieurs à une semaine à Istanbul et au moins
égaux à une semaine sur le littoral
•
Les flux sont très concentrés, entre Istanbul et le littoral Sud-est
Tourisme international
•
Les clientèles européennes traditionnelles représentent 25% de la
fréquentation (avec une majorité de Britanniques et d’Allemands), contre un
peu plus de 30% au début des années 2000.
•
Les clientèles des pays voisins ( Russie, Iran, Bulgarie, Liban, Géorgie…)
fréquentent en effet de plus en plus la Turquie ;
•
Les pays émergents sont encore assez peu représentés parmi les touristes de
Turquie, mais la croissance des clientèles chinoises, des pays du Golf est très
forte.
15
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
2- Cadrage du secteur touristique - TURQUIE
EXTERNALITES NEGATIVES DU TOURISME
SYNTHESE ET PERSPECTIVES D’EVOLUTION
Externalités générales
•
Risques liés à l’eau, notamment sur le littoral (importants resorts
avec équipements très consommateurs : piscines, golfs…)
Potentiel de développement du tourisme à 10 ans
•
Concentration des flux mènent à une dégradation de la qualité des
équipements et de l’environnement/ des paysages
Menaces
Opportunités
•
Dégradation de la qualité
des offres littorales et perte
de compétitivité
•
Stabilité politique dans un
contexte méditerranéen
agité
•
Dégradation des paysages
•
•
Perte d’authenticité des
zones rurales (Cappadoce)
Attractivité du pays pour
les investissements
(notamment étrangers) et
volontarisme politique fort
Externalités par espace
EXTERNALITÉS NEGATIVES /
RISQUES SPECIFIQUES
ESPACES
URBAIN
Istanbul
Izmir
Ankara
•
SITES
CULTURELS ET
PATRIMONIAUX
Côte de la mer noire
encore relativement
préservée
Multiples
•
Multiplicité des filières
touristiques
ARRIERE-PAYS
LITTORAL
Cappadoce
Mer Egée
Mer
Méditerranée
Mer Noire
Succès touristique
croissant : constructions
nouvelles pas forcément
bien intégrées dans le
paysage, dans les
communautés
Mode du « All inclusive » a
conduit à un manque de
rentabilité de certains
resorts, à leur dégradation,
voir à leur fermeture (cf.
Antalya)
Potentiel de développement durable
Menaces
Opportunités
•
•
Volonté d’un développement
rapide
Sensibilité du
gouvernement à la
problématique (document
cadre)
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
16
2- Cadrage du secteur touristique - CROATIE
Les filières et les espaces touristiques
CHIFFRES CLES
FILIERES
ESPACES
GENERAL
Population (2012)
4.252.700
Taux de croissance du PIB
-1% (2013)
PIB / Habitant
17 800 USD (2013)
Indice de corruption
4 (2011)
Tourisme
culturel et
patrimonial
•
Tourisme d’agrément et d’affaires à Dubrovnik
Dubrovnik,
Zagreb
•
Sibenik, Split,
Porec, Trogir
Tourisme d’affaires, tourisme
(Spas), tout compris à Zagreb
•
Cathédrale Saint-Jacques de Sibenik, Palais de
Dioclétien à Split
•
Plongée, pèche à Kvarner
•
Tourisme nautique sur la côte Dalmate
•
Forme historique du tourisme dominant à plus
de 80% depuis les années 1980 : forte
concentration géographique et saisonnière sur la
côte et enjeu d’amélioration de la qualité de
l’offre.
TOURISME
Nombre de touristes
12,4 millions (2013)
Nombre de lits touristiques
900 000 (2012)
Infrastructures
8 aéroports internationaux, ports de croisières
Pays
Ev. fréquentation touristique
2003-2011 (2010-2011)
2003-2011: +20,3%
200
Tourisme
balnéaire
Kvarner &
Highlands
Dalmatie
Tourisme
de nature
Istria
Kvarner
Highlands
Slavonia
Zone (Europe médit.)
2003-2011 : +23,5%
(2010-2011 :+5,7%)
ANALYSE
&
de
bien-être
Tourisme rural en Istrie et Slavonie
Tourisme de plein air combiné au tourisme
balnéaire à Kvarner
ACTIVITE TOURISTIQUE
La fréquentation touristique
L’offre touristique
•
Destination touristique ancienne (XIXème siècle), de tourisme de masse dans
les années 1980, en très forte croissance depuis 10 ans.
•
Fréquentation très saisonnière: 80% des entrées de juin à septembre.
•
Les flux sont très concentrés sur la côte dalmate et ses 700 îles. Zagreb, la
capitale, attire cependant un nombre croissant de visiteurs (+ 16 % en un an).
Les hébergements
La Croatie offre 800 000 lits, dont seulement 20 % en établissements hôteliers,
28% en campings et 34% chez l’habitant.
95% de l’offre d’hébergement se concentre sur la côte.
Une part importante de la capacité d’accueil est située dans des hébergements
de type chambre d’hôtes. Les hôtels de moins de 25 chambres représentent une
part dominante des hébergements hôteliers (40%), 31% pour les établissements
de 26 à 99 chambres, 21% pour les établissements de 100 à 249 chambres et
8% pour les établissements de plus de 250 chambres.
Origine géographique des touristiques internationaux
11,2 millions de touristes étrangers dont 81% de pays membres de l’EU: 24%
d’Allemands, 11% de Slovènes, 9% d’Autrichiens, 8% de Tchèques et d’Italiens,
et 6% de Polonais.
Tendances d’évolution
Le tourisme constitue l’une de ses principales ressources du pays (entre 15 % et
20 % du PIB).
Le tourisme international est très largement majoritaire avec 92% des nuitées
annuelles. Le tourisme domestique est peu développé (33% des résidents
seulement), et majoritairement cantonné à la visite de proches.
17
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
2- Cadrage du secteur touristique - CROATIE
SYNTHESE ET PERSPECTIVES D’EVOLUTION
EXTERNALITES NEGATIVES DU TOURISME
Externalités générales
Potentiel de développement du tourisme à 10 ans
•
Ouverture récente et donc relative préservation du tourisme de masse
•
Concentration des flux sur les côtes mènent à une dégradation de la qualité
de l’environnement/ des paysages et un mitage de la côte.
•
Risques liés à la surconsommation d’eau (Golfs) et aux rejets non
maitrisés (pollution des rivières)
•
Inefficacité d’application des réglementations de
l’environnement compte tenu de la pression touristique.
protection
Menaces
•
•
Achats spéculatifs de terrains
pouvant faire grimper les prix
et dissuader les investisseurs
potentiels
Longueur du processus de
privatisation pourrait retarder
le
démarrage des
investissements
de
•
•
Externalités par espace
EXTERNALITÉS NEGATIVES /
RISQUES SPECIFIQUES
ESPACES
Opportunités
•
•
•
Transition du tourisme de masse
vers un tourisme de qualité
Réel potentiel de développement
touristique pour construire
de nouveaux hotels
Développement de formes de
tourisme sélectif (congrès, golf,
ski…) pour prolonger la saison
touristique;
Potentiel de développement durable
URBAIN
SITES
CULTURELS ET
PATRIMONIAUX
7 sites inscrits au
patrimoine mondial de
l’UNESCO
GRANDS
ESPACES
NATURELS
Parcs nationaux
Brijuni, Mljet et Kornati
(îles)
Risnjak, Lacs de Plitvice
Velebit du nord,
Paklenica, Krka
Rivière Po
10 aires marines
protégées
LITTORAL
Côte Dalmate
Menaces
•
Relativement peu de tourisme
dans les parcs nationaux mais
sur fréquentation en été
Pollution environnementale
•
Très faible présence des
chaines hôtelières
internationales
Manque de professionnels de
la gestion hôtelière
Opportunités
•
•
•
•
•
Urbanisation
artificialisation
rocheuses
des
des
Riche héritage culturel et
historique avec zones protégées
Variétés des activités touristiques
(tourisme rural, sportif
construction de nouvelles
capacités (4* et 5*)
Développement du potentiel
touristique des régions
continentales
Potentiel pour attirer le tourisme
nautique de part la situation
géographique
plages,
côtes
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
18
Identification des entreprises liées
au tourisme et à la Méditerranée
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
19
3- Identification des entreprises liées au tourisme et à la Méditerranée
Pour des raisons de confidentialité, les chapitres concernant les entreprises identifiées ne sont pas publiés
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
20
Focus sur quelques acteurs
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
21
4- Focus sur quelques acteurs
Pour des raisons de confidentialité, les chapitres concernant les entreprises identifiées ne sont pas publiés
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
22
Conclusions et recommandations
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
23
5- Conclusions et recommandations
Les pays analysés ne sont pas égaux en ce qui concerne l'étendue de
l'engagement du secteur privé et de la société civile envers des
efforts de conservation de la biodiversité et de développement
durable.
• Comme observé dans la deuxième partie de cette étude, les contextes
nationaux des pays analysés les rendent plus ou moins propices au
développement du tourisme durable.
• En plus de l'engagement du gouvernement aux efforts de conservation,
l'engagement du secteur privé et de la société civile pour la protection
de la biodiversité et / ou la restauration des écosystèmes doit être pris
en compte pour adapter les caractéristiques de participation au Fonds.
 Une mise en commun des contributions est mieux adaptée en ce
qui concerne les pays pour lesquels il existe un secteur privé
structuré et une société civile sensible aux efforts de
conservation, avec des capacités à participer activement dans le
système de gouvernance, et où l’action du fonds entre en
résonnance avec un débat national sur la conservation de la
biodiversité. C’est le cas pour le Maroc et la Turquie ainsi que pour
les entreprises européennes.
 Au contraire, le financement de projets délimités et à court terme
peut être plus efficace dans une situation où le secteur privé et la
société civile sont moins engagés dans les efforts de conservation:
les projets de protection des AMP devront être mis en œuvre dans
les territoires des pays sollicités, pour que les entreprises
participantes puissent se sentir directement engagées, et aient
l’opportunité de communiquer auprès du public sur des actions
spécifiques. Cette manière de fonctionner serait sans doute la plus
efficace en Croatie, et surtout en Tunisie, où la culture du
développement durable est très peu présente chez les acteurs du
secteur privé.
L'engagement des entreprises en faveur du développement durable peut
prendre diverses formes, et s’appuie la plupart du temps sur une
combinaison des options suivantes:
• La mise en œuvre de pratiques « durables » visant à contrôler et réduire
l'impact négatif de l'activité de l'entreprise sur l'environnement. Il s’agit de la
politique la plus communément mise en place par les grandes entreprises
d’envergure globale, dont la préoccupation pour l’environnement est plus
ancienne et avancée. Les entreprises qui établissent ce type de politique ne
communiquent pas toujours précisément leurs objectifs et leurs performances,
mais elles cherchent systématiquement à obtenir la reconnaissance de leur
engagement par un prix, une certification ou l'implication dans un partenariat
mondial avec des organisations internationales de renom.
• Le financement continu de programmes ou de projets. Les entreprises qui
ont mis en œuvre cette politique ont généralement établi avec précision
quelles sont les limites du champ des projets qu’elles peuvent être amenées à
soutenir. La plupart de ces entreprises non seulement financent mais aussi
mettent en œuvre en interne les projets en question, notamment via la
participation bénévole de leurs salariés à des campagnes. Dans le domaine
de la protection de l'environnement, nous pouvons distinguer entre les actions
visant à sensibiliser les clients, les employés et le public en général, et le
financement de programmes de recherche.
• Le financement continu d’institutions externes. Certaines entreprises ne
pilotent pas de projets elles-mêmes, mais donnent régulièrement à un
organisme de bienfaisance ou à des associations qui mettent en œuvre des
projets environnementaux. Lorsque c’est le cas, les entreprises ont tendance
à choisir un nom international prestigieux et / ou une cause facilement
identifiable par le public.
• Dans la plupart des cas cependant, et particulièrement au Maroc et en Tunisie
parmi les pays analysés, les entreprises n’ont pas mis en œuvre de
politique de RSE structurée. Certaines entreprises vont cependant plutôt
être amenées à soutenir des projets philanthropiques au cas par cas.
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
24
5- Conclusions et recommandations
• D'une manière générale, de nombreuses entreprises considèrent la
RSE comme un simple outil de marketing et de communication, et
leur engagement envers les questions environnementales,
malheureusement, n’excède pas les déclarations d'intention
• Finalement, et plus particulièrement en Tunisie, la plupart des
entreprises touristiques ne considèrent tout simplement pas le
développement durable comme un sujet digne d’intérêt, bien que la
situation soit doucement en train d’évoluer. Ces circonstances ne
représentent pas nécessairement un obstacle insurmontable, et peuvent
même représenter une opportunité pour sensibiliser au thème de la
protection de la biodiversité marine des entreprises qui ne se sont pas
encore engagées dans d’autres types d’actions concurrentes.
 Le Fonds devrait jouer sur ces divers tableaux pour permettre aux
entreprises de participer en fonction de leurs propres modes de
participation habituels. Plusieurs formes de contributions
pourraient ainsi être envisagées: participation financière, mais
aussi mise en œuvre d’actions concrètes, contribution en nature,
actions de communication…etc.
 Le Fonds devrait avoir une organisation suffisamment flexible pour
pouvoir s’appuyer sur les efforts d’ores et déjà effectués par les
entreprises en faveur de la protection de l’environnement.
 Préalablement à la prise de contact avec les entreprises, il sera
nécessaire de définir ce qui leur sera demandé et de quelle manière
elles pourront prendre part à l’initiative: modifier leurs pratiques?
Effectuer une contribution ponctuelle ou récurrente? Contribuer au
financement d’un projet en particulier? Contribuer à la mise en
œuvre d’un projet? Sensibiliser leurs clients?
 Les entreprises qui n’ont pour le moment pas accompli d’actions en
faveur du développement durable devraient être considérées comme
des réservoirs d’opportunités, dans la mesure où l’organisation du
Fonds parviendrait à sensibiliser leurs cadres dirigeants. En effet,
ceux-ci peuvent être intéressés par un projet de Trust Fund perçu
comme innovant, alors que des entreprises ayant déjà une politique
RSE structurée seront peut-être moins intéressées par des actions
supplémentaires à celles qu’elles mènent déjà.
En fonction des entreprises et de leur organisation interne, les organisateurs
du Trust Fund seront amenés à approcher différentes cibles pour les
convaincre de s’engager dans les actions
de protection de
l’environnement.
• Certaines entreprises possèdent une direction ou un département RSE,
parfois également appelé Département des Affaires Environnementales
et Sociétales, structuré. Les actions d’un tel Département peuvent
concerner aussi bien les pratiques internes de l’entreprise que sa
politique vis à vis du mécénat. En fonction de la profondeur de
l’engagement de l’entreprise envers le développement durable, ce
Département peut dépendre directement du Conseil d’Administration, du
département des Relations Institutionnelles, du Département RH, ou
encore du Département Marketing et Communication.
• Dans certaines entreprises, ce rôle sera assumé d’une manière moins
structurée par le Directeur en charge des Relations Institutionnelles ou
par le Directeur chargé du Marketing et de la Communication. En fonction
de la taille et de la culture de l’entreprise, le PDG peut également
s’engager personnellement sur ce sujet.
• Finalement, nous avons identifié plusieurs associations professionnelles
utilisées par certaines entreprises comme une manière d’externaliser et
de mutualiser leur politique RSE (participation à des actions en commun),
et d’obtenir un appui technique sur ce sujet.
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
25
5- Conclusions et recommandations
 Une entreprise dont l’engagement en faveur du développement
durable est ancien sera sans doute sensible au discours sur la
nécessité de protéger la biodiversité marine. Cependant sa
participation au Fonds risque d’être contrainte par ses
engagements actuels, les politiques RSE des entreprises tendant à
délimiter avec précision le type d’actions que l’entreprise peut être
amenée à financer.
 Les associations professionnelles représentent des cibles
intéressantes en elles-mêmes (pour obtenir un financement direct),
mais aussi parce qu’elles peuvent donner accès à une large gamme
d’entrepreneurs intéressés par le thème de l’environnement (qui ont
choisi de faire partie de commissions ou de groupes de travail
thématiques sur le sujet). Ces associations constituent une cible à
approcher prioritairement, en particulier dans les pays où la culture
du développement durable est plus faible et où les dirigeants
d’entreprises pourraient être plus facilement convaincus par
l’exemple de leurs pairs.
Il n’existe pas un seul profil d’entreprise susceptible de participer au
financement du fonds. Les contributeurs potentiels peuvent être très
différents en termes de taille, de présence géographique, d’activités et de
l’existence antérieure ou non d’une sensibilité spécifique et d’actions en
faveur de la protection de l’environnement.
• Sans surprise, on constate que les entreprises d’envergure globale, et
d’origine européenne, sont plus sensibilisées au thème de
l’environnement que les entreprises locales situées dans des pays
émergents.
• Les multinationales généralement sont déjà sensibilisées et ont
l’habitude de contribuer à des actions, mais elles ne sont pas pour autant
sensibilisées spécifiquement au sort des AMP, hormis lorsque leur
image de marque et leur activité principale sont directement liées à la
Méditerranée. C’est le cas du Club Med, de la Mediterranean Shipping
Company (et de sa division MSC Cruises), et de Costa Crociere.
• Les start-up mais aussi les compagnies en croissance sont susceptibles
d’accepter de participer au financement du fonds afin d’apparaitre
comme des partenaires de premier rang sur la scène
internationale/régionale. Cette observation s’applique également aux
entreprises qui pâtissent d’une image négative ou vieillissante.
• Certaines entreprises, en particulier les entreprises bien établies
localement, n’ont pas encore engagé d’actions de responsabilité sociale
et environnementale, mais elles s’engagent souvent à être plus
innovantes et à progresser. L’initiative du fonds doit donc pouvoir leur
offrir cette chance.
 Ces entreprises aux profils diversifiés ne verront donc pas toutes
les mêmes intérêts à participer à l’initiative du fonds. Il sera donc
crucial d’adapter le message en fonction de chacun de ces profils
lorsqu’il sera le moment de les contacter.
La biodiversité n’est pas un sujet prioritaire pour les entreprises qui
souhaitent être socialement responsables. Les entreprises apportent
plutôt leur soutien à des projets qui ont une vocation sociale, et qui
s’adressent aux communautés locales. La politique des entreprises vis à vis
de l’environnement est le plus souvent centrée sur la réduction des impacts
négatifs générés par l’activité à travers la mise en place de pratiques plus
durables et la réalisation d’actions symboliques visant à “réparer” les torts
causés.
A l’exception notable du Club Med et de Costa Crociere, les entreprises
généralement de communiquent pas sur ce sujet et ne semblent pas
entreprendre d’actions visant directement à protéger des espèces marines.
Cependant, la plupart des entreprises dont l’image de marque ou les
activités sont directement liées à la Méditerranée communiquent sur la
préservation de la ressource en eau et la réduction de la pollution,
thèmes liés aux objectifs des AMP.
Les zones AMP devront en conséquence leur être présentées comme avant
tout un outil de développement durable avec des bénéfices sociaux et
économiques, et non uniquement come zone de préservation de la
biodiversité.
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
26
5- Conclusions et recommandations
 La biodiversité est un sujet nouveau pour les entreprises. Certaines
entreprises déjà engagées dans des pratiques durables pourront le
considérer comme un sujet novateur sur lequel se positionner
avant que d’autres entreprises ne le fassent et seront donc
sensibles à un message ayant trait à la biodiversité.
Synthèse
 Cependant, la plupart des entreprises seront plus réceptives au
sujet des AMP si leur participation est reliée aux enjeux de la
préservation de la ressource en eau et de la pollution, parce qu’elles
ont déjà commencé à être plus sensibles à l’égard de l’impact
possible de leurs activités sur ces problématiques. Au contraire,
elles risquent de percevoir le sujet de la biodiversité comme un
thème trop éloigné de leur champ d’action. Elles seront plus
sensibles aux actions mise en place dans les AMP dans le champs
du développement durable.
• Le contexte du secteur touristique et du développement durable dans le
pays,
• Les activités et la situation économique de l’entreprise,
• L’organisation de l’entreprise et sa culture vis-à-vis du développement
durable et de la RSE,
• Les actions mises en place actuellement et par le passé.
 Les entreprises souhaiteront d’autant plus apporter leur
contribution à des projets environnementaux si ceux-ci ont une
composante sociale et impliquent la participation des communautés
locales. Une des actions qui pourraient être mises en place par ces
entreprises serait la sensibilisation de la population et des
entrepreneurs locaux du tourisme à la protection de la Nature en
tant que ressource touristique.
Avant de prendre contact avec les entreprises:
Connaitre les interlocuteurs et le contexte:
Evaluer le potentiel le
sensibilisation au thème de la
biodiversité et son association à
des thèmes connexes (gestion
des ressources, climats,
développement
communautaire…)
•
•
Faire un bilan des contraintes et
opportunités de la participation de
l’entreprise au fonds:
Quelles sont les raisons pour lesquelles l’entreprise trouverait-elle un intérêt
à participer au fonds?
Quels sont les freins à lever pour que cette participation soit effective?
Identifier le bon contact
Adapter la demande en fonction de ces contraintes et opportunités:
• Elaborer un document pour expliquer quels sont les acteurs impliqués
dans le fonds et la répartition des rôles.
• Elaborer une liste de projets bien identifiés pour que les entreprises
puissent évaluer concrètement l’impact de leur participation.
• Elaborer un document recensant les modes de participation possibles
de l’entreprise.
• Laisser une place pour les propositions de modes de participation nonprévus initialement afin de s’adapter aux entreprises.
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
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Sélection bibliographique
Etude sur l’implication du secteur touristique dans le financement des Aires Marines Protégées de Méditerranée
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Sélection bibliographique
Pour des raisons de confidentialité, les chapitres concernant les entreprises identifiées ne sont pas publiés
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