Exemples de témoignages écrits pouvant servir à des

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Exemples de témoignages écrits pouvant servir à des
Témoignage écrit de Maguette Ndiaye
Productrice dans la communauté rurale de Taïba Ndiaye, région de Thiès
« INFOCLIM, c’est un projet qui est venu à l’heure, avec des informations surtout sur la pluie. A
chaque fois que je me réveille, ou bien avant de me coucher, je fais tout pour regarder la météo sur
la télévision. C’est grâce à INFOCLIM, les informations que je reçois, avec INFOCLIM, qui m’ont
conduit à beaucoup m’informer sur la météo avant de me coucher ».
Pourquoi faites- vous cela ?
« Parce que je suis paysanne, je suis cultivatrice, donc je dois savoir à quel moment la pluie doit
commencer et quel moment la pluie doit finir. Comme ça, si je dois cultiver des arachides, je
connais. Si je dois cultiver du mil ou du manioc, c’est grâce à INFOCLIM qui me donne les
informations pour m’adapter à ce que je dois faire. »
Comment fonctionniez-vous avant INFOCLIM ?
« Avant INFOCLIM, je me laissais faire seulement. Des fois, je sème mes arachides, un mois après, la
pluie arrête. C’est grâce à INFOCLIM que maintenant j’ai commencé à savoir cette fois-ci si je dois
faire arachide, si je dois faire du mil, si je dois faire manioc. Je m’informe beaucoup sur le climat. »
Et donc maintenant ça va beaucoup mieux pour vos cultures ?
« Oui, ça va beaucoup mieux. Maintenant ya plus de gaspillage (elle continue en wolof) parce qu’il
m’est arrivé d’acheter pour 50 000 F ou 100 000 F CFA d’arachides, un tonneau, et quand je l’ai semé
et que les arachides ont commencé à pousser, la pluie s’est brusquement arrêté. A cette époque, le
projet INFOCLIM n’existait pas. Mais depuis qu’il est en place, avant de faire ce type
d’investissement, je me rapproche des gens du projet pour obtenir les bonnes informations afin de
savoir ce qu’il faut attendre de la période d’hivernage. Est-ce qu’il pleuvra beaucoup ou que doit-on
en attendre ? Si INFOCLIM m’annonce que les pluies seront courtes, je ne cultiverai pas d’arachides
mais je chercherai plutôt à cultiver du « gnambi », ou du « niébé » qui résistent mieux aux faibles
pluies. Et comme ça je ne perds pas mes sous ou mon stock de semences durement acquis. »
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Témoignage écrit d’un producteur de mangues,
recueillis à Notto Diobass lors du Forum organisé par le CSE pour le projet INFOCLIM
Alassane – producteur de mangues à Notto Diobass : Pour ce que j’en sais, quand les manguiers ont
commencé leur floraison –parce que cette année quand même il ya beaucoup plu, les mangues
étaient belles – et que les premiers fruits devaient normalement sortir, il a soudainement fait très
chaud. Une chaleur extrême qui pendant 3 jours d’affilés a brûlé toutes les fleurs et les fruits
naissants. Seuls ont survécu à ce fléau les manguiers qui avaient très tôt produits des fruits (avant
ces 3 jours de chaleur).
Gora Beye – chercheur au CSE : Vous avez retenu les dates exactes de ces 3 jours ?
Alassane – producteur de mangues à Notto : Non, je ne les ai pas retenues. Mais c’était au mois de
… (il réfléchit) d’Avril et c’est ce qui a causé ce désastre (montrant son champs).
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Témoignage écrit d’un participant au forum de Notto Diobass (région de
Thiès)
Participant au forum : Moi ce que je retiens de l’exposé de Madame, c’est que l’on conjugue
toujours tout au passé… mais ma question à moi c’est pourquoi on en est arrivé là et quelle est la
responsabilité de l’homme par rapport à cette situation ? Parce qu’on entend souvent dire « on
cultivait du mil, on cultivait des patates douces, on cultivait de la pomme de terre… » Mais pourquoi
aujourd’hui ne pouvons-nous plus le faire ? Il faudrait aujourd’hui que l’on se questionne afin de
comprendre cette situation pour que ce qui pouvait se faire avant soit à nouveau possible
aujourd’hui (trouver des solutions).
Modérateur du forum : Et à votre avis, à quoi cela est dû ?
Participant au forum : Ce que j’ai constaté en premier c’est qu’il n’ya plus de forêts. Et à quoi s’est
dû ? La main de l’homme y est pour quelque chose. Je vous donne un exemple. Moi j’habite à Sane
et en partant de Sane pour Mbour (ville voisine), il y avait une vaste forêt, tellement vaste qu’à
certaine heure les enfants n’osaient pas s’y aventurer. Aujourd’hui, de Sane on aperçoit Mbour. Et ça
à mon avis c’est une des causes du manque de pluie. Et ça, il est important que les gens en parlent.