Discours de M. Raymond Araygi, ministre de la Culture du Liban M

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Discours de M. Raymond Araygi, ministre de la Culture du Liban M
Discours de M. Raymond Araygi, ministre de la Culture du Liban
M le Ministre,
Mesdames et messieurs les Ambassadeurs,
Cher Costa-Gavras et Cher Abderrahman Sissako,
Chers amis,
Je suis heureux d’être ce soir avec vous au Casino du Liban pour la
cérémonie de remise des 4ème Trophées du Cinéma Francophone. Cette
soirée ressuscite le faste d’avant-guerre qu’a connu ce lieu et fait défiler
dans les mémoires, comme dans un film, les images des plus grands
artistes qui ont foulé les marches du Casino du Liban devant un public
libanais, alors considéré comme l’un des plus avertis.
Je voudrais remercier les équipes de l’ATF Ciné, et son président Mr
Abderrahman Sissako, d’avoir permis cette réminiscence en choisissant le
Liban comme cadre pour cet évènement. Remercier également l’Institut
français de s’impliquer avec autant d’efficacité et de conviction à nos côtés.
Remercier aussi Mr Costa-Gavras pour sa présence parmi nous en sa qualité
de Président de cette quatrième édition des Trophées. Remercier
évidemment notre Sponsor principal, la SGBL et son président Mr Antoun
Sehnaoui, pour sa générosité et son soutien. Remercier les partenaires
médias, notamment la LBC , Tv5 monde et l’Orient-le Jour, qui couvrent cet
évènement. Et enfin une attention particulière à l’équipe chargée par le
Ministère d’avoir coordonné cet évènement. Merci à vous un a un.
Le cinéma français est historiquement le premier au Monde. Aux prémices
du cinéma parlant, le cinéma parlait déjà français, cette langue poétique qui
porte l’image au cœur même de ses modulations.
Au-delà de la langue française qui est le liant du cinéma Francophone, ce
dernier possède des spécificités qui donnent une couleur commune à une
expression artistique par ailleurs riche et diverse.
La dimension intimiste qui le définit découle de la place prépondérante
donnée au ‘cinéma d’auteur’, qui se caractérise par le message engagé
qu’il porte et par la conscience qu’il interpelle.
Il se caractérise aussi par sa fraîcheur qui puise ses racines dans un
exotisme et une authenticité qui s’oppose à l’uniformisation et
l’indifférenciation que la mondialisation impose.
Le cinéma libanais s’inscrit pleinement dans cette définition. Sans
complaisance, il dépeint l’état de notre Société et pointe les tabous et les
dysfonctionnements pour aboutir à un vrai statut d’autonomie et de
responsabilité, auquel toute Société aspire.
Ces cinéastes se sont souvent frottés à la création occidentale et leur regard
métissé est autant
imprégné de leurs racines que de références
internationales incontournables. Ce Festival en est une illustration.
Nous sommes heureux de voir que grâce aux accords de coopération avec
l’OIF et bien sûr grâce à l’audace de producteurs libanais, nos cinéastes se
hissent aux premières marches de plusieurs festivals internationaux et
portent haut la voix du Liban à travers le Monde. C’est dans cette
perspective que Le Ministère de la Culture parraine ce soir cet évènement :
pour envoyer un message d’encouragement et de soutien à notre industrie
cinématographique et à nos artistes, et au-delà à exprimer tout
l’attachement que le Liban voue à l’Art et à la liberté d’expression.
Avant de conclure, je voudrai rendre un hommage soutenu à Colette Nawfal
qui n’a pas pu être parmi nous ce soir pour tout son apport au cinéma au
Liban. Merci Collette.
Je souhaite une bonne chance à tous les concurrents et une bonne soirée à
vous tous.
Que la magie du Cinéma Soit ! Merci.