GHAZA : Un peuple trahi et abandonné renait
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GHAZA : Un peuple trahi et abandonné renait
GHAZA : Un peuple trahi et abandonné renait Par Mohamed Saïd Président du Parti La rupture de la trêve israélo-palestinienne à Gaza, après l’échec des négociations du Caire menées sous l’égide de l’Egypte, relance la guerre dans une région déjà en proie à des conflits internes et à des tentatives de déstabilisation externes. Pour la première fois depuis sa proclamation, il y a 66 ans, Israël semble de plus en plus encombrant pour ses alliés mis à mal par une opinion publique de moins en moins acquise. Il vit une situation inédite dans laquelle il n’a plus en face de lui des armées régulières, mais des groupes motivés, bien entrainés, bien armés et bien structurés. La nouvelle offensive qu’il mène depuis le 07 juillet à Gaza accentue son isolement international car elle prend le caractère d’un génocide contre un peuple condamné depuis l’usurpation de son territoire à vivre sous l’occupation, ou en exil, dans le besoin et sans perspectives. Dans sa folie meurtrière lâchée sur une bande démunie et surpeuplée de 360 km2, l’armée d’occupation n’épargne ni enfants, ni femmes, ni personnes âgées, et ne fait guère de différence entre une cible militaire, un hôpital, une école, un bâtiment de l’ONU, une mosquée ou une centrale électrique. La conduite de la guerre et le lourd bilan des pertes humaines et matérielles recensées à ce jour renseignent suffisamment sur la nature des crimes commis qui dépassent par leur férocité les horreurs et les atrocités perpétrées par les Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale. C’est d’ailleurs la découverte de l’ampleur de ces atrocités qui a été à l’origine de l’élaboration des notions juridiques de « génocide » et de « crime de guerre » et à l’extension des conventions de Genève à la protection des populations civiles en temps de guerre. Cet énième déchainement militaire meurtrier contre Gaza relance le débat sur l’avenir du conflit israélo-palestinien dans un climat où, souvent, les réactions émotionnelles sur fond de rivalités religieuses, de conflit civilisationel ou de lutte d’influence, prévalent sur les analyses politiques sereines et objectives. Inutile de dissocier dans ce débat le mouvement de résistance Hamas des autres composantes de la Résistance palestinienne, ou séparer Gaza de la Cisjordanie. Le combattant et le territoire constituent une unité territoriale et humaine unique : la Palestine. D’où le nécessaire rappel de certaines vérités qui ne doivent pas être perdues de vue dans la compréhension de l’enfer de cette grande prison à ciel ouvert. Elles ont trait à la nature et au comportement de l’Etat hébreu, à la position de certaines puissances occidentales dont les USA en premier lieu, à l’évolution de l’opinion internationale, et enfin à l’impact de cette guerre sur le devenir du monde arabe. A) Nature et comportement d’Israël L’un explique l’autre : 1)-Nature d’Israël et réalité de la question palestinienne Il convient de rappeler certains faits que les sionistes et leurs alliés qui subissent leur dictat tentent d’effacer des mémoires pour justifier le fait accompli par la force: --la question palestinienne est une question de droit et de justice. Ce n’est pas une question humanitaire réduite à la prise en charge par l’ONU «d’une population de réfugiés dans une diaspora» en attendant le retour dans son pays. 1/9 Contrairement au récit sioniste travesti, la question palestinienne est née de l’occupation par la force d’une terre habitée par des Palestiniens qui ont existé, tout comme les Indiens ont existé bien avant la découverte de l’Amérique par Christophe COLOMB. C’est donc une cause juste au regard du droit international, car qui dit occupation dit résistance et qui dit agression dit victime. En tant que telle, elle demeure le nœud central du conflit israélo-arabe. Ce n’est certainement pas les accords de paix séparés conclus par Israël avec l’Egypte et la Jordanie qui nous démentiront. Bien au contraire. Ils sont la preuve que tant que cette question n’a pas trouvé d’issue politique, il n’y aura ni paix durable dans la région ni sécurité pour l’Etat hébreu. -- Israël est un fait colonial semblable à l’entreprise des Boers en Afrique du Sud et des colons en Algérie. Sa composante humaine reflète une population hétéroclite liée seulement par la religion, sans histoire commune, sans langue commune et sans souches communes. 66 ans après, c’est à peine une quasi-nation selon l’expression de Maxime Rodinson. Les juifs non sionistes, reconnaissent cette vérité et refusent d’admettre l’existence d’Israël en tant qu’Etat. Citons parmi eux deux savants célèbres, Albert Einstein et Sigmund Freud. Pour Einstein, « l’idée de la création d’un Etat juif ne me dit rien… je dis même que l’idée en est née dans les têtes d’une catégorie de juifs, aux esprits bornés…Pour cela je considère comme une erreur de songer à créer un tel Etat, contre lequel j’étais et je demeure »(1). Même attitude chez Freud qui bien avant, écrivait quelques mois après une émeute anti-juive à Jérusalem en 1929: « Je ne pense pas que la Palestine pourra un jour devenir un Etat juif, ni que les mondes Chrétien et Islamique soient prêts à ce que leurs lieux saints soient sous contrôle juif », d’où sa proposition «d’établir une patrie juive sur une terre moins chargée d’histoire »(2). L’avis de ces deux savants juifs est partagé par l’abbé libanais Youakim Moubarak qui, dans une lettre à François Mauriac le 20 juin 1967, au lendemain de la guerre des six jours conclut :«l’entreprise sioniste en Palestine n’est pas autre chose qu’une entreprise coloniale, la dernière et la plus concentrée en horreur, si j’excepte l’entreprise verwoerdienne en Afrique du Sud »(3). --Israël est un Etat belliciste et expansionniste qui « veut des frontières conformes à ses aspirations historiques » selon les propos de Moshé Dayan, ministre de la Défense au moment de la guerre de juin 1967. Cette entité est conçue pour réaliser une promesse biblique contenue dans l’idéologie sioniste : retour à « Eretz Israël (la Terre promise), la Palestine de David à Salomon». Elle a une assise territoriale, le (Grand Israël) dont la carte est gravée sur le fronton du parlement (la Knesset) et indique un ensemble géographique et géologique cohérent englobant toute la Palestine, l’Est de l’Egypte, la Syrie, le Liban, la Jordanie, la moitié de l’Irak, le nord de l’Arabie saoudite et le Koweït. Israël est le seul membre de l’ONU à ce jour à ne pas avoir de frontières fixes et reconnues puisqu’il n’a jamais accepté de revenir aux limites définies dans le plan de partage onusien, confirmé par le Conseil de Sécurité en novembre 1967. A titre de rappel, ce plan adopté en novembre 1947 ne reconnait Israël que sur la base de 14300 km2 de superficie. Or, au terme de la première guerre israélo-arabe de 1948 /49, il a conquis 6500km2, et dans la guerre de juin 1967, il a conquis 81600 km2, soit au total plus de six fois la superficie attribuée par l’ONU. Il est aussi à ce jour le seul pays au Moyen-Orient qui possède la bombe atomique et refuse d’adhérer au traité sur la non prolifération des armes nucléaires sans être trop inquiété ! Pourtant, le dossier nucléaire de l’Iran mobilise solidairement tout l’Occident avant même que ce pays puisse fabriquer la même bombe. -- Israël est un Etat hors-la-loi : Cette attitude est résumée, on ne peut mieux, à la fois par Aba Eban et Netanyahou. Pour le premier, alors ministre des Affaires étrangères: «Si l’Assemblée générale (de l’ONU) devait voter par 121 voix contre une le retour aux frontières de l’armistice (frontières d’avant juin 1967), Israël refuserait de se plier à cette décision » (4). Quant au deuxième qui est l’actuel Premier ministre, il considère que « contre les Barbares, les règles du droit international ne s’appliquent pas »(5). Aussi, sans encombrer le lecteur de chiffres et de dates, me contenterai-je de rappeler quelques exemples des plus saillants dans ce comportement de défi à la communauté internationale: refus d’annuler l’annexion de Jérusalem, du Golan syrien et des fermes libanaises de Chebaa, refus d’arrêter la judaïsation de Jérusalem, refus de recevoir le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU chargé d’enquêter sur les massacres du camp de Jénine en Cisjordanie en 2002, refus de tenir compte de l’avis d’interdiction de la construction en territoire palestinien du « mur de sécurité », émis par la Cour internationale de Justice, refus de recevoir et de coopérer avec la mission Goldston chargée par le conseil onusien des droits de l’homme d’enquêter sur 2/9 les crimes de guerre commis contre Gaza fin 2008-début 2009, refus qui vient d’être réitéré contre la nouvelle mission désignée par le même Conseil pour le même objet et au même endroit à cinq ans d’intervalle….. Un chiffre éloquent : depuis sa création en 2006 jusqu’en 2010, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a condamné Israël 32 fois, tantôt pour violation des droits de l’homme, tantôt pour crimes de guerre. Israël est le premier Etat membre de ce Conseil à refuser de se soumettre à l’examen périodique universel en janvier 2013, obligatoire pour les Etats membres. Faut-il souligner enfin que sur les 255 résolutions votées par l’ONU entre 1948 et 2006 sur le Moyen Orient, aucune n’a été exécutée pleinement par Israël en particulier depuis le guerre de Suez de 1956. Cette inexécution est due aussi à la carence de l’Organisation mondiale incapable d’appliquer les mesures prévues par la Charte de l’ONU (sanctions, suspension de droits et privilèges, exclusion) contre tout membre qui viole ses dispositions ou refuse délibérément d’exécuter les résolutions du Conseil de sécurité ou de l’Assemblée générale. Une telle attitude de défi a poussé les Pays Non-alignés à qualifier le sionisme, doctrine fondatrice de l’Etat hébreu, d’«idéologie raciste et impérialiste… une menace pour la paix et la sécurité dans le monde. --Israël est un Etat à base raciale. L’idéologie sioniste stipule l’asservissement de l’élément arabe de la Palestine par l’épée ou par la terreur pour le déposséder de sa terre.. « Tuer n’est pas un crime si les victimes ne sont pas Juives »(6). C’est pourquoi on comprendra mieux l’indifférence voire le cynisme israélien, devant le massacre des civils à Gaza à la lecture des propos de Menahem Bégin : « Vous, habitants d’Israël, vous ne devez pas vous amollir ou vous laissez attendrir ; vous ne devez pas avoir de compassion pour eux jusqu’à ce que nous ayons détruit la prétendue culture arabe et édifier sur ses ruines notre propre civilisation »(7). Etat raciste, l’ONU l’a clairement souligné en novembre 1975 dans une résolution de l’Assemblée Générale qui « assimile le sionisme au racisme et à la discrimination raciale ».Cette résolution a précédé de quelques mois celle du sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine tenu à Kampala : «le régime raciste de Palestine et le régime raciste au Zimbabwe et en Afrique du Sud…. ont la même structure raciste ». 2) Comportement d’Israël Les aspects constitutifs d’Israël déterminent son comportement : -Israël pratique la stratégie de la terre brulée au mépris des normes du droit des gens, des lois de la guerre et des principes de la morale internationale. A Gaza, son armée tue (déjà 2100 tués dont 1/3 d’enfants et de femmes et plus de 10000 blessés en 44 jours), affame par le maintien du blocus contre la bande de Gaza pour la septième année consécutive, et assoiffe par « la destruction régulière des puits situés dans les villages palestiniens pour empêcher la population d’avoir accès à cette eau »(8). Son armée, acculée, reconnait avoir recours aux armes non conventionnelles interdites contre les civils tels que le phosphore blanc et les fléchettes. Plus récemment, deux médecins norvégiens(ONG) qui opèrent dans la région ont accusé les Israéliens d’utiliser des armes expérimentales de fabrication américaine. -Israël cherche à empêcher l’unité palestinienne. Par le timing choisi et le prétexte trouvé du meurtre suspect de trois jeunes colons, Israël cherche en réalité à torpiller le processus de réconciliation inter-palestinienne qui a abouti il y a trois mois, à la formation d’un gouvernement d’entente nationale et a facilité la formation d’une délégation unique aux pourparlers du Caire sur le cessez-le-feu. Car les tirs de roquettes sur le sud d’Israël n’ont jamais cessé depuis 2001, dépassant parfois la cadence d’une centaine par mois. Le but étant toujours le même : maintenir les Palestiniens divisés, vivant sur un espace fragmenté, pour justifier la thèse de l’absence de partenaire représentatif unique, et par voie de conséquence, poursuivre l’implantation de colonies juives en Cisjordanie, accentuer la judaïsation de Jérusalem, et différer tout accord sur les questions de fond prévues par les accords d’Oslo de 1993 (statut de Jérusalem et des Lieux saints, retour des réfugiés, frontières et prérogatives du nouvel Etat, colonies d’implantation, points d’eau….). Contrairement à l’analyse répandue, l’acharnement contre le mouvement Hamas n’a pas pour objectif de le faire disparaitre de la scène politique au profit d’un partenaire plus souple qui est l’Autorité palestinienne. La stratégie israélienne vise à extirper toute culture de résistance porteuse d’espoir ; elle rêve d’un 3/9 Hamas vivant mais affaibli, qui reste classé mouvement terroriste, pour s’en servir comme moyen de pression, voire de chantage contre son rival Feth qui est la composante la plus importante de l’Autorité Palestinienne. -Israël n’est pas mûr pour la paix. «Si je négocie la paix, mon cabinet tombera» avouait Golda Meir(9). Au lieu de choisir l’opportunité de la réconciliation des deux principaux mouvements rivaux ( Hamas et Fath, le premier contrôlant Gaza et le deuxième la Cisjordanie), pour relancer le processus de négociations sur la base de la feuille de route du Quartet (USA, Russie, UE,ONU) qui prévoit la proclamation d’un Etat palestinien, Tel-Aviv multiplie les obstacles, et les prétextes pour vider les accords d’Oslo de leur substance bien que ceux-ci n’aient permis aux Palestiniens que de récupérer 30% des territoires existant après 1967, donc « pas grand-chose ». Bien plus, il profite de la deuxième Intifadha en 2000, pour enterrer ces accords. Deux plus tard, il oppose une fin de non-recevoir au plan de paix adopté par le sommet arabe de Beyrouth. Pourtant, ce plan contient la concession majeure que les pays arabes n’aient jamais faite depuis 1948, à savoir la normalisation de leurs relations avec Israël en contrepartie de son retour aux frontières d’avant 1967. Et quand bien même celui-ci s’assoit à la table des négociations, ce n’est que pour tergiverser pour induire la communauté internationale en erreur comme il vient de le démontrer une nouvelle fois au Caire en acceptant la médiation égyptienne. « Négociez avec lenteur sans aboutir », recommandait Shamir à sa délégation à la conférence pour la Paix au Moyen-Orient ouverte à Madrid le 30 octobre 1991. Autrement dit, gérez la crise sans la résoudre. Une position conforme aux trois ‘NON’ du Likoud au pouvoir : Non à l’Etat Palestinien, Non à la division de Jérusalem, Non au retrait du Golan syrien. C’est toute la logique du Sionisme qui remonte à la surface et dont le bréviaire appelle à « atteindre les meilleurs résultats en gouvernant les hommes par la violence et la terreur »(10). N’est-ce pas ce qu’écrivait Hitler dans Mein Kampf : « le rôle du plus fort est de dominer et non point de se fondre avec le plus faible ». B)-Positions occidentales : les USA en particulier Se limiter aux seules puissances occidentales risque de donner l’impression que seules, ces puissances sont responsables du drame palestinien. Ce qui est une contre-vérité. En effet, à l’exception de la Chine populaire qui n’existait pas encore, les quatre autres membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU ont tous aidé Israël, militairement ou économiquement, ou les deux à la fois, à se constituer en Etat, après avoir voté le plan de partage de l’ONU (la Grande Bretagne s’est abstenue) et fermé les yeux sur les vagues de réfugiés palestiniens expulsés de leur territoire. Ce n’est qu’à partir de 1967 que la France et l’URSS se détacheront, pour des raisons différentes, pour avoir une politique pro-arabe, toujours en vigueur pour la Russie avec des adaptations de conjoncture: encouragement de l’abrogation de la résolution onusienne sur le sionisme ‘forme de racisme’, soutien de l’admission de la Palestine à l’ONU, visite du Président Poutine à deux reprises en Israël tout en entretenant des relations avec ses trois ennemis limitrophes, le régime syrien, les mouvements Hamas et Hizb-Allah. Ce rappel était nécessaire pour mieux saisir que la question palestinienne se pose davantage au monde occidental culpabilisé par l’holocauste, et dont Israël tient à faire partie en se présentant comme « la base avancée du monde libre ». 1)-La position américaine L’histoire retiendra que la condamnation la plus forte du « soutien inconditionnel américain à Israël» a été prononcée à Alger par le sommet arabe extraordinaire réuni à en juin 1988 à l’initiative de l’Algérie pour soutenir l’Intifada palestinienne déclenchée en décembre à Gaza avant de s’étendre au reste des territoires occupés. Une position qui avait très peu de chances d’être formulée avec clarté et véhémence, dans les mêmes termes, dans une autre capitale arabe. C’est que l’Algérie ne déroge pas à son engagement inconditionnel en faveur des causes justes dans le monde même au détriment de ses intérêts économiques ( rupture des relations diplomatiques avec la Grande Bretagne, la RFA, les USA.). 4/9 Le soutien américain illimité, notamment depuis l’affaire de Suez, rend parfois difficile de distinguer comment sont agencées les relations entre les deux alliés, et qui des deux, est le plus fort: Est-ce les USA dont Israël constitue le bras armé au Moyen-Orient, ou Israël dont les USA constituent un instrument de l’expansionnisme sioniste? Les dirigeants américains peuvent-ils se conformer, quand l’intérêt de leur allié est en jeu, aux résolutions de l’ONU relatives à la « légitimité de la lutte » des peuples soumis, corollaire du principe wilsonien du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, devenu droit à l’autodétermination qui est un droit imprescriptible? Le peuvent-ils par respect à l’un des principes fondamentaux du droit international contemporain, le droit de résistance à l’occupation? Quand ils se reposent des dégoûts de la politique, certains de ces mêmes dirigeants avouent être les otages du chantage financier et médiatique sioniste aux répercussions directes sur les voies qui les mènent au pouvoir. Parmi eux, le président américain Harry Truman( 1945-1952) dont Weizmann a loué le rôle majeur joué dans la création d’Israël, et qui, s’adressant à ses ambassadeurs dans le Monde arabe, leur dit: « Désolé, messieurs, mais je n’ai pas des centaines de milliers d’Arabes parmi mes électeurs » (11). Ariel Sharon, Premier ministre le confirme sans gêne 53 ans plus tard : « Ne vous préoccupez pas de la pression de l’Amérique sur Israël. Nous, les juifs, contrôlons l’Amérique et les Américains le savent »(12). Ce constat se traduit concrètement par l’influence qu’exerce sur l’Administration américaine le principal lobby sioniste AIPAC (American Israël Public Affairs Committee) qui est une organisation reconnue. Cette influence est directe dans trois domaines principaux : AIPAC participe officiellement aux travaux des commissions parlementaires, formate l’opinion publique à travers les grands journaux ou par la syndication et finance les campagnes électorales ( sur les 10 plus gros donateurs individuels pour les campagnes électorales législatives et présidentielles, 7 sont juifs(13). Ce qui fait dire à l’ancien ministre français des relations extérieures Claude Cheysson : « Israël est un morceau de la vie domestique américaine »(14). Ainsi disqualifié d’être un médiateur crédible, Washington peine à se faire écouter. Et pour cause. Sans le concours multiforme, actif et continu de la Maison-Blanche, « solide comme un roc » selon l’expression de Hilary Clinton, Israël, où stationne la sixième flotte, n’aurait pas eu les armes offensives ultra-modernes utilisées pour exterminer le peuple palestinien et agresser ses voisins, son budget serait constamment déficitaire (100 milliards de dollars au titre d’aides publiques entre 1985 et 2005 soit une moyenne annuelle de cinq milliards de dollars)(15), et le Conseil de sécurité l’aurait traité différemment au lieu de se heurter souvent automatiquement au véto américain. Dès lors, rien d’étonnant d’apprendre que cette Administration s’est empressée dès la première semaine de l’agression à débloquer une aide financière urgente à l’armée israélienne pour consolider son système d’interception des missiles « Dôme de fer » et remplacer les bombes larguées sur la population, tout en continuant la livraison de bombes hautement pénétrables entamée en 2009. Ces relations d’une nature singulière n’ont pas, d’une part, dissuadé Sadate, le président égyptien assassiné, de considérer que « les USA détiennent la clé du conflit israélo-arabe dans une proportion de 99%», prenant ainsi le risque de confier le sort de ce conflit de manière indirecte à ses ennemis les décideurs sionistes. Elles ont d’autre part alimenté un sentiment anti-américain crossant: selon une enquête réalisée par un institut de sondage américain dans 44 pays et publiée en mai 2003, deux mois après l’invasion de l’Irak, l’hostilité aux USA dans le monde musulman varie entre 70 et 90%, contre 57% en France et 55% en Allemagne(16). 2)-Les autres positions : la France Les grandes capitales occidentales européennes, embarrassées par la colère croissante de l’opinion publique à la vue d’images insoutenables de femmes et d’enfants déchiquetés ou à moitié calcinés, varient dans leurs réactions entre un alignement sur la position américaine et une condamnation convenue de la « disproportion de la réponse aux tirs de roquettes de Hamas». Elles tentent de dissimuler leur complicité active avec l’agresseur en s’impliquant dans un ballet diplomatique « en quête de cessez-le-feu » ou tout au moins d’une « pause humanitaire ». L’Allemagne se distingue par la fourniture à Tel-Aviv, en pleine guerre de Gaza, d’armes en complément des sommes qui lui sont versées régulièrement jusqu’en 2030, au titre des réparations des dommages causés aux Juifs par le régimenazi. Des ministres français, italien, anglais, des représentants de l’Union européenne… se succèdent et se croisent en terre d’Orient. La France officielle en particulier, réagit dans un sens éloigné de sa ligne traditionnelle définie par le général De Gaulle en 1967 quand publiquement il qualifia Israël d’« Etat guerrier, résolu à s’agrandir » et son peuple de « dominateur », et imposa l’embargo progressif sur l’exportation d’armes qui lui sont destinées. 5/9 Jusque-là, la France coloniale a soutenu la cause sioniste, a voté à l’ONU le plan de partage de la Palestine, et établi avec le nouvel Etat une forte union militaro-économique au point de devenir son premier fournisseur d’armes y compris dans le domaine de l’énergie atomique. Libéré du fardeau de la guerre d’Algérie qui l’a isolé dans le monde arabe, De Gaulle s’est attelé à rééquilibrer la politique moyen-orientale de son pays en tenant compte des impératifs que dictent les contraintes géographiques et l’héritage historique. Tous ses successeurs ont respecté cette ligne en l’adaptant dans la forme à la conjoncture, à l’exception du Président Sarkozy qui a levé officiellement l’embargo sur les armes quelques mois avant de quitter l’Elysée, sans aller plus loin, comme s’il voulait laisser le soin de le faire à actuel successeur. C’est chose faite. Face à la dernière agression contre Gaza, les hauts dirigeants français ont surpris par la multiplication des signes et déclarations de soutien à Tel-Aviv allant jusqu’à refuser de voter au Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève, l’envoi d’une mission d’enquête sur les crimes de guerre commis par l’armée israélienne à Gaza. Qui pis est, des distributeurs de tracts appelant à boycotter les produits israéliens, ont été interpellés par la police, des manifestations pro-palestiniennes ont même été interdites au nom de la préservation de l’ordre public! Jaurès, le pacifiste, doit se retourner dans sa tombe au moment où ses héritiers au pouvoir commémorent le centenaire de sa disparition, lui qui disait six jours avant son assassinat : « Il dépend de nous de diriger vers la conciliation et la paix le destin des peuples». Tout ce ballet diplomatique cache mal une convergence politique qui arrange tout le monde, sauf les Palestiniens : Pour les Occidentaux, affaiblir les Palestiniens pour les rendre moins intransigeants dans leurs revendications, et donc décourager toute velléité de résistance populaire qui pourrait mettre en danger l’avenir d’Israël et provoquer en conséquence, le retour massif des juifs dans leur pays d’origine ; pour Israël, disposer du temps nécessaire pour détruire la Résistance palestinienne comme prélude à l’enterrement de la question palestinienne sous son triple aspect physique, politique et identitaire; pour l’axe le Caire-Ryad, déjà hostile à Hizb-Allah perçu sous son aspect religieux, et sa liberté d’action contre Israël, l’objectif est de neutraliser Hamas, branche du mouvement international des Frères Musulmans qui est en guerre contre le régime égyptien et qui est, sur le plan doctrinal, opposé au Wahhabisme implanté en Arabie séoudite. Vœu pieux, car même si les capacités et les moyens armés de la Résistance seraient neutralisés, que ferait-on alors du fait national palestinien entretenu par une culture de résistance transmise de génération en génération ? Ils sont douze millions de Palestiniens (presque autant que les juifs) dispersés entre Gaza, la Cisjordanie, Israël et ailleurs à se réveiller chaque matin avec la conscience douloureuse d’être victimes de l’injustice, le serment renouvelé de ne pas capituler, de mourir en martyrs et de ne pas oublier, contrairement à la prophétie de Ben Gourion «les vieux mourront et les jeunes oublieront »(17). Tous, y compris les modérés partisans d’une solution négociée réunis au sein de l’Autorité palestinienne et une bonne partie des Arabes d’Israël, sont de plus en plus convaincus que leur salut ne dépend désormais ni de l’ONU, ni du Quartet, ni de la ligue des Etats arabes et encore moins de l’Organisation de la Coopération Islamique. Il dépend tout simplement du changement du rapport de force militaire sur le terrain. C)-Evolution déphasée de l’opinion et des Etats Les grandes puissances occidentales ont failli dans cette partie du monde à leurs obligations en matière de maintien et de préservation de la paix et de la sécurité internationales. Elles ont réparé une injustice à l’égard des juifs par une autre injustice à l’égard des Palestiniens : la Grande Bretagne, puissance mandataire, a favorisé la création d’Israël, la France l’a doté de l’arme nucléaire et les USA l’ont adopté pour en faire un enfant gâté qui vit à ses dépens. A l’évidence, les leçons des guerres d’Algérie et du Vietnam semblent mal assimilées sur les deux rives de l’Atlantique. Les B26 lancés sur les civils et les ‘rebelles en Algérie, et les B52 qui bombardaient les civils et les ‘Viêts’ au Vietnam ne sont pas venus à bout de la résistance de ces deux peuples, malgré le prix très élevé qu’ils ont payé, et qui se chiffre en millions de morts et de blessés. Une cause juste ne meurt jamais tant que ses partisans et leurs descendants respirent. L’Occident culpabilisé par la shoah lui assure l’impunité, et l’état de déliquescence du monde arabe affaiblit la cause palestinienne et la prive de cette solidarité qui, autrefois, donnait à réfléchir à bien des Etats (embargo sur l’exportation du pétrole en 1973 pour infléchir les positions des pays qui soutiennent l’Etat hébreu). Nous ne sommes plus dans cette conjoncture où Nixon déclarait devant l’Assemblée générale de l’ONU :«on ne peut 6/9 pas faire la paix en modifiant la carte de la région », où Golda Meir révélait deux semaines plus tard : « je n’ai pas réussi à convaincre Nixon » ; on n’est plus dans cette conjoncture où le Président Pompidou décrète qu’ « il n’y a pas de solution par la guerre pour Israël » (10 juillet 1969), et que celui-ci « devrait cesser d’être un Etat racial et religieux »(1er mars 1970).Depuis, les attitudes officielles des Etats ont évolué dans un sens de plus en plus contesté par l’opinion publique. En effet, les assauts répétés contre GAZA et la répression sanglante des soulèvements populaires dans les territoires occupés ont ébranlé de larges pans de la communauté internationale. Des pays sudaméricains reconnaissent l’Etat de Palestine avec Jérusalem-Est pour capitale, d’autres rappellent leurs ambassadeurs respectifs, l’Espagne et l’Angleterre gèlent les fournitures militaires à Israël au moment même où sept Prix Nobel de la paix accusent l’Etat hébreu de crimes de guerre et appellent à l’application d’un embargo international sur les armes qui lui sont destinées, la ministre britannique au foreign office démissionne pour protester contre l’attitude de son gouvernement, l’ancien Premier ministre français De Villepin condamne les massacres de Gaza qualifiés par ailleurs par les présidents de la Bolivie et du Venezuela de génocide, un mouvement de boycott des produits israéliens est en train de s’organiser autour de BDS( Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël), des manifestations de soutien à Gaza défilent dans les grandes capitales, en Australie, en Afrique du Sud, dans certaines villes américaines où un sondage publié il y a quelques jours, indique que 30% de jeunes de moins de 30 ans soutiennent les Palestiniens contre 18% favorables à Israël. Des citoyens norvégiens et suédois mènent campagne pour déférer les dirigeants israéliens devant le Tribunal pénal international déjà saisi par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité déposée en Belgique, à l’encontre de 14 dirigeants politiques et militaires israéliens. Toutes ces actions indiquent un début d’érosion de la légitimité internationale dont s’est longtemps prévalu l’Etat hébreu pour agir à sa guise contre ses voisins. Il fondait sa force sur cette légitimité et sur sa suprématie militaire sur le terrain. Ce n’est plus le cas depuis 2006 après l’échec de son armée face à quelques milliers de combattants de Hizb-Allah et l’évolution positive en cours de l’opinion internationale. Aujourd’hui, l’armée n’arrive plus à assurer la sécurité à ses citoyens du nord et du sud, ni à protéger ses villes des roquettes et des missiles palestiniens, et « c’est ce qui cause de vrais dégâts» selon les propos de l’ancien porte-parole de l’armée israélienne(18). D)-Le Monde arabe : un tsunami en cours La décomposition du monde arabe sous l’effet des ondes destabilisatrices venues d’Outre-mer, autant elle a mis les Palestiniens au pied du mur en les privant de leurs bases arrières et de la solidarité de combat de leur profondeur stratégique, autant elle a contribué à stimuler l’arrogance de l’expansionnisme hébreu, élevé plus haut le mur des haines destructives jusqu’à menacer de réactiver l’antisémitisme qui, doit-on le rappeler, est un produit occidental inconnu dans le monde musulman. Tout cela radicalise les peuples arabes, met leurs régimes « modérés » dans l’embarras, et fait le jeu des extrémistes de tous bords. A cet égard, il est frappant de constater que les pays visés par ces extrémistes sont les pays réputés pour leur ligne dure contre Israël: La Syrie, la Lybie, l’Irak, le Yémen, quatre pays qui, il y a 36 ans, ont constitué avec l’Algérie et l’OLP, le front arabe de fermeté et de résistance (excepté l’Irak opposé mais non membre) qui a rejeté les accords de paix séparés israélo-égyptiens de Camp David ! Est-ce un hasard ? N’y aurait-il pas de passerelles entre ces mouvements lourdement armés, grassement financés, parus « soudainement » dans la région et les officines qui veulent, sous des appellations différentes ( ‘le Grand Moyen Orient’, ‘l’anarchie créatrice’,’le chaos constructeur’, exportation du modèle démocratique, la lutte anti-terroriste…) attiser les tensions et les rivalités communautaires pour les instrumentaliser en vue remodeler le monde arabe sur une base confessionnelle et ethnique, ce qui permet d’assurer la pérennité de l’Etat juif et le contrôle du pétrole arabe( 65% des réserves mondiales)? Faut-il rappeler que l’éclatement de notre espace géographique sur cette base est au cœur de la stratégie israélienne depuis les années cinquante, que de nouvelles cartes de découpage existent pour le Moyen-Orient depuis les années 90 en particulier au déterminant de l’Irak, seul pays de la région qui possède en même temps l’eau et le pétrole? Cette stratégie a été reprise et actualisée aux USA par les cercles chrétiens néoconservateurs qui ont inspiré la diplomatie de l’Administration au début de ce troisième millénaire. Elle considère que l’Islamisme succède au communisme et constitue donc la menace du XXIème siècle d’où l’amalgame savamment entretenu entre Islam et terrorisme. Comment expliquer cette concomitance entre le regain d’agressivité israélienne 7/9 à Gaza et dans les territoires occupés et les actions de destabilisation menées par des mouvements armés en Syrie, en Irak et au Liban, l’extension dévastatrice de la violence en Libye, et la dégradation sécuritaire à nos frontières nationales? Comment justifier qu’aucun de ces mouvements extrémistes n’ait visé Israël qui occupe Jérusalem, Cité de Dieu, troisième Lieu saint de l’Islam, et lieu de pèlerinage des chrétiens d’Orient et d’Occident ? Au vu du cours des événements, et comme tout se tient et s’enchaine, rien n’interdit de penser que la machine du remodelage planifié est entrée dans sa phase active pour changer les règles du jeu et les joueurs. Le processus de création d’Israël a été un facteur déterminant du renforcement de la conscience nationale arabe et l’un des principaux motifs de toutes les tentatives unitaires de ses membres. C’est pourquoi, l’avenir du peuple palestinien conditionne celui du panarabisme qui n’a aucune signification sans la Palestine, tout comme d’ailleurs le panislamisme est sans consistance depuis que les Arabes du Moyen-Orient ont préféré les Anglais aux Ottomans, leurs coreligionnaires qui ont refusé de céder sur la Palestine. La persistance de l’état de tension traduit l’opposition des intérêts économiques et géopolitiques des grands de ce monde, sinon qu’est ce qui empêche le Conseil de Sécurité, d’appliquer en Palestine, au besoin par la force, la solution des deux Etats retenue par les cinq membres permanents ? Comment expliquer sa prompte réaction devant le carnage du Kurdistan et sa paralysie face au génocide palestinien? L’intérêt géostratégique du plateau persan pour Washington était-il le seul facteur déterminant ?Quelle que soit la réponse, il est indéniable que l’enlisement du conflit israélo-arabe éloigne les Etats arabes des tâches de développement et d’édification nationale et les retarde dans l’accès par eux-mêmes, au rang de pays développés en investissant dans les technologies et la recherche scientifique. A titre de comparaison, l’Etat hébreu, selon les statistiques de l’UNESCO, consacre 4,7% de son budget annuel à la recherche scientifique contre 0,2% seulement pour les 22 pays arabes réunis. Saddam Husseïn avait signé sa condamnation à mort le jour où il a ‘osé’ fabriquer des missiles de longue portée qui arrosaient Israël et des objectifs militaires américains dans le Golfe avec une précision chirurgicale. Son renversement a été suivi par l’assassinat planifié conjointement par le Mossad israélien et le Pentagone, de près de 700 savants scientifiques, nucléaires et professeurs d’université irakiens, toutes spécialisations confondues(19). Dans cette œuvre diabolique, l’Occident s’appuie sur des régimes peu représentatifs, prêts à être sacrifiés sans délai quand ses intérêts sont menacés. La fin de Sadate et du Chah d’Iran mérite bien ici d’être rappelée et méditée. Peut-être serait-elle encore utile à ceux qui se croient éternels en se mettant sous protection étrangère pour compenser leur déficit de légitimité et perpétuer un ordre qui a longtemps souffert du verrouillage politique, de la corruption généralisée, et de l’échec des modèles de croissance économique. Conclusion La guerre de Gaza nous met devant une nouvelle réalité qui requiert un nouveau regard et une approche différente. Le renouvellement générationnel à l’ère du numérique est en train de produire des élites aux logiques sociales différentes, mieux instruites et plus actives qu’Israël découvre sur les champs de bataille. Après le soulèvement des lanceurs de cailloux déclenché par des adolescents, nous voici en pleine guerre des lanceurs de missiles menée par des combattants adultes qui combinent haute technicité et goût du martyre. Les accords d’Oslo ont été signés depuis vingt ans, mais Israël continue son terrorisme d’Etat, grignote tous les jours du terrain, et tue sans distinction et en toute impunité. Ses alliés ne s’encombrent pas de grands principes moraux ou du respect du droit international. Faut-il donc attendre l’extermination du peuple palestinien pour enfin régler le problème palestinien, mais avec qui alors ? Aujourd’hui, ce peuple, certes affaibli par la défection, et parfois la trahison de ses frères arabes, administre chaque jour la preuve de sa détermination à vivre dignement dans la liberté arrachée au prix fort. Des décennies de répression, d’errance et de mise sous tutelle, l’ont conforté dans sa conviction que son ennemi le considère ‘un peuple de trop’, et que la force et la puissance priment le droit dans ce monde. Aussi, après l’échec de la voie politique, et l’impuissance internationale à la dégager des fauteurs de troubles, n’a-t-il plus de choix pour reconquérir ses droits que la reprise de la résistance armée qui reste le moyen le plus efficace pour changer le rapport de force sur le terrain. N’en déplaise à certains régimes qui se retrouvent pour la première fois, publiquement du même bord qu’Israël. La peur et la pudeur les ont par le passé, empêchés d’avancer à visage découvert. Israël est condamné à négocier sérieusement ou à disparaitre, ne serait-ce qu’en raison de l’érosion de sa légitimité 8/9 internationale, et de son choix démocratique face à la croissance démographique palestinienne. Il peut, peut-être se maintenir encore par la force mais l’accélération des mutations et des ruptures qui s’opèrent autour de lui, ne lui laisse aucune chance de vivre en paix tant que le peuple palestinien ne sera pas rétabli dans ses droits légitimes. Certes, toute guerre est une catastrophe mais la liberté n’a pas de prix. Les Algériens en savent quelque chose. C’est pourquoi, ils sont dans leur immense majorité corps et âme avec la Résistance palestinienne. Alger le 18 août 2014 Le président du Parti 12- Réponse en 1946 à une question du Comité d’enquête anglo-américain, Citée par W.A. Eddy, FDR meets Ibn Saoud, page 37, et repris par Victor Nasr : le suicide américain, p.129 Editions EPA Beyrouth 1972) Cette lettre, rédigée le 26 février 1930, a été gardée secrète par son destinataire pendant plus de 70 ans jusqu’à sa parution dans le catalogue d’une exposition à l’Université de Jérusalem, http://www.egalitéetreconciliation.fr/freud-et-Einestein-contre-l-Etat-dIsrael-1100.html 3-Palestine et Arabité, Tome V, Editions du Cénacle libanais, Beyrouth 1972, p.46). 4)-New-York times du 9juin 1967. 5) Le Monde diplomatique novembre 2009 6) Le rabbin israélien yitzhak Gins burg, the Jérusalem Post, 19 juin 1989. 7) Déclaration à la conférence des chefs militaires, 28 octobre 1956, rapportés par le site le Grand Israël des sionisteshttp://www.lepetitmondecozillon.fr (8) le B’tselem, principale organisation israélienne de contrôle, de documentation et de défense du respect des droits de l’homme dans la Cisjordanie et la bande de Gaza : Des eaux de discorde : la responsabilité d’Israël quant à la pénurie d’eau dans les territoires occupés , 5 aout 2001,publié en ligne sur le site non gouvernemental http://www.paix-en-palestine.org). 9) Premier ministre israélien au Times britannique du 18 mai 1969. 10) Les des Sages de Sion, livre publié en 1905 par Serguéi A.Nyllus et conservé au British Museum Library. 11) Même référence que (1), page 129 (12) 03 octobre2001, à Shimon Pérès, cité sur la radio de kol Yisrael, site Grand Israël des sionistes cité plus haut. 13) enquête réalisée en 2000 par le magazine MOTHER JOHNS, http:// www.mondialisation.ca/comment-fonctionne-le-lobby-sioniste-auxusa/3203 (14) Revue d’études palestiniennes, n° 20 Eté 1986. 15) contre la guerre comprendre et agir, bulletin n°151-semaine 36-2006) 16) Source :les Etats-Unis d’aujourd’hui, André Kaspi, Editions Perrin 2004,p.280 Paris 6è. 17) Le Grand Israël des sionistes. 18) Ephram Lapidi, DSI technologies, n°13,sep. Oct.2008). 19) chiffre révélé dans un document diffusé sur le site Wikileaks. 9/9