N°122 - L a SAUCE

Transcription

N°122 - L a SAUCE
Février 2011
No 122
Vous êtes à 48,78945o N, 2,33025o E
La citation du mois : « Aimer, c’est trouver sa richesse hors de soi. »
Alain (1868–1951)
Edito
Par solidarité avec la Kfet l’année dernière, la KoKarde
a elle aussi décidé de fermer encore une fois ses portes, et
ce pour une durée encore incertaine. Cela fait sûrement
au moins la joie de certaines personnes : en effet la BAC
(Brigade Anti-Choppe), qui a annoncé récemment son retour à la vie, voit son travail facilité du fait que la Kfet,
qui sert maintenant de KoKarde, regorge de beaucoup
moins de recoins sombres...
Heureusement bientôt une autre KoKarde, bien plus
grande, ouvrira ses portes l’espace d’une nuit : en effet,
le bâtiment d’Alembert sera bientôt complètement métamorphosé à l’occasion de la Nuit aNormale. L’occasion
pour certains de retrouver un terrain propice à la chasse,
et pour d’autres de payer encore une fois leur entrée 151e
—21e la prévente, auxquels il faut ajouter 130e de vêtements « classes » portés une fois dans l’année.
Et alors qu’une partie du campus s’affaire à préparer cette
soirée de folie, au point d’annuler toutes ses activités —
et tous ses cours— le temps d’une semaine, d’autres préparent un autre grand événement du campus : les sENS
de l’Art, le festival d’arts vivants du campus, qui aura lieu
du 3 au 5 Mars, et vous proposera chansons —avec Watcha Clan et Les Fatals Picards comme têtes d’affiches—,
théâtre et autres spectacles !
Au milieu de toute cette effervescence, prenez donc une
petit pause avec \\\\
un\\\\\\\\\\\\
KitKat\\\\\\\\
sans\\\\\\\\\\\\\\\
gaufrette la
!
Bonne lecture !
Sauce
Michou
La Sauce 122
La recette de cette Sauce :
Baptiste Lecaplain
2
Cygne particulier
4
Inde, Allepey, à la paix
5
Rumeurs et brèves
8
Chronique de Médeux
BD du mois . . . . . . . . . . . . . . .
Jeu du mois . . . . . . . . . . . . . . .
10
10
11
La recette de Kitchens
12
Atelier d’écriture
13
Propositions d’ITAC
14
Programme du mois de Février
15
Test du mois
17
Remerciements
20
Jeux
Question du mois . .
Mots croisés . . . . .
Tableaux de koinche
Sudoku . . . . . . .
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
1
7
16
19
20
Interview de Baptiste Lecaplain
À seulement 25 ans, Baptiste Lecaplain est le nouveau phénomène de la scène française. Prix du
public du festival 2009 Juste Pour Rire entre autres récompenses, un certain Gad Elmaleh dit de lui
qu’il est « le meilleur de sa génération ». En pleine ascension parmi les grands, il a été récemment
l’invité d’Arthur sur Comédie ! et a remis un prix aux NRJ Music Awards, sans oublier de placer des
vannes bien senties à l’encontre de Justin Bieber.
Baptiste a accepté de réaliser une interview pour notre Sauce (après tout ça lui fait de la pub), la
voici donc pour vous lecteurs !
La Sauce : Salut à toi Baptiste, et merci encore d’avoir
accepté cette interview. Cela fait maintenant deux, trois ans
que tu te produis sur scène, et avec toujours plus de succès :
est-ce que tu te voyais aller aussi loin, et surtout aussi vite ?
Baptiste : Honnêtement non ! Je ne pensais pas que je serais un
humoriste « professionnel » ! Quand je dis ça, c’est que je ne pensais
pas pouvoir en vivre aussi vite. J’ai gardé mon emploi d’animateur
pour enfants pendant presque un an. Je me voyais encore jouer pour
le plaisir, et me lever pour aller faire l’appel à la cantine ! Donc je
m’épanouis ! Et chaque jour je profite.
La Sauce : Tu joues presque tous les soirs désormais ; estce que tu te vois reprendre la vie que tu avais avant, ne plus
avoir la scène pour toi ? Ou bien es-tu devenu un drogué du
one-man show ?
Baptiste : Clairement oui ! Je suis un « one man addict » ! Tous
les soirs c’est même Requiem for a dream... On sent que je ne me drogue jamais ! Je n’ai que cette
référence là ! Mais non, pour moi c’est impossible de reprendre une vie « normale » on va dire. Et puis
j’aime trop la scène ! Si je pouvais lui mettre une alliance, et rencontrer ses parents, je le ferais.
La Sauce : Pour ton spectacle, tu es seul sur scène, mais il y a toute une équipe
derrière qui organise le tout. Je sais que nos lecteurs aiment bien connaı̂tre les coulisses :
pourrais-tu nous parler un peu de la mise en place de ce genre de show, des personnes
qui interviennent avec toi ?
Baptiste : Effectivement j’ai beaucoup de gens autour de moi ! Il y a déjà le producteur du spectacle,
Christophe Meilland (qui produit également Mustapha El Atrassi, Willy Roveli, et Cassandre, un groupe
de musique dont on va entendre parler), c’est mon « patron » sur ce spectacle. Il s’occupe de la promo.
Et pour l’épauler il a des assistants (Fanny et Nidal pour les citer) qui m’amènent plein de choses très
importantes (notamment des sucettes) !
Ensuite tu as l’attaché de presse Nicolas Hoyet ! C’est un monstre ! Il bosse comme personne, et il
a seulement 23 ans ! Il gère toutes mes apparitions TV, Radio... plus les articles et les interviews dans
les médias.
Et enfin, Aslem Smida ! C’est mon manager, mon metteur en scène et mon co-auteur ! C’est mon
Iphone 5 ! (Oui il est plus fort que le 4, car c’est lui qui me met à jour !)
Plus les régisseurs du théâtre, le directeur de la salle... On est vraiment seul QUE sur scène. Sinon
c’est impossible de tout gérer. Mais je suis vraiment super bien entouré.
La Sauce : Quels sont tes projets futurs, maintenant que ta carrière commence à
sérieusement décoller ? Je crois savoir qu’il y a une série actuellement en production,
Strictement Platonique, dans laquelle tu serais impliqué...
2
Février 2011
Baptiste : Exact, il y a une série dans laquelle j’ai tourné. J’ai même eu la chance de tenir le
premier rôle. Mais la diffusion a été reportée, il y a beaucoup de changements sur cette chaı̂ne, donc
on attend. Sinon il y a pas mal de projets en cours, notamment pour la télévision. Je risque d’avoir
plusieurs apparitions récurrentes dans certaines émissions. Reste plus qu’à être drôle maintenant... !
Donc on verra ce que ça va donner. Et j’ai un agent de cinéma qui commence à me mettre sur des
castings. Là aussi c’est à moi de faire le reste. Mais je ne mets pas la pression, tant que j’ai la scène ça
va je suis content, le reste ce n’est que du bonus.
La Sauce : En dehors de la scène, quels sont tes hobbys, tes passions ?
Baptiste : En dehors j’ai une vie très normale. Le truc le plus important c’est que je fais beaucoup
de sport. Je cours plusieurs fois par semaine, sur scène je me dépense énormément donc il faut habituer
tout le corps. Et puis ça enlève le stress, et c’est bon pour le moral. Oui en ce moment je redécouvre
la Compagnie Créole.
La Sauce : Pour terminer cette interview, j’ai
quelques questions en vrac qui me taraudent l’esprit :
pourquoi mimer un lancer de phoque dans ton spectacle ? Est-ce que ton père s’appelle vraiment Jacky ?
Le sms de Justin Bieber après la cérémonie des NRJ
Music Awards, fake ou pas ?
Baptiste : Je ne peux pas te dire ! Pourquoi un phoque ?
C’est pour ça que j’aime TROP ce métier ! Faire rire, et surprendre ! Je ne peux pas te dire pourquoi j’ai eu cette idée, un
soir je l’ai jeté, et c’est resté ! Voilà... Et c’est ce qui fait son
charme à ce petit phoque. Mais je ne sais pas imiter 36 000 animaux non plus, donc ça a dû aider. Pour mon père, il s’appelle
vraiment Jacky, et le SMS était « fake »... Justin n’a pas mon
numéro !
Baptiste Lecaplain se produit au théâtre Trévise (14 rue Trévise, près du Boulevard des Italiens) tous les soirs du mercredi
au samedi à 21h30, pour son spectacle « Baptiste se tape l’affiche ». N’hésitez pas à aller le voir, soirée de folie garantie !
Renaud, musicien schizophrène avec l'aide d'Ann Sophie
La Sauce 122
3
Cygne particulier
I had the craziest dream last night, about a girl who was turned
into a swan...
Darren Aronofsky est un curieux personnage. Après avoir présenté
« le plus bas des sports » dans The Wrestler, permettant ainsi à Mickey
Rourke de remporter l’Oscar du meilleur acteur, il s’attaque au sport
artistique par excellence, la danse, et dirige Natalie Portman dans son
nouveau film Black Swan, sans aucun doute vers un nouvel Oscar (elle
vient tout juste de remporter le Golden Globe de la meilleure actrice).
Black Swan nous place au sein de la troupe du New York Ballet,
qui s’apprête à mettre en scène une relecture de l’éternel Lac des
Cygnes de Tchaı̈kovski ; dans les coulisses du spectacle professionnel,
le spectateur découvre un monde de rivalités, de pression, de cruauté,
mais d’une extrême beauté finale. Durant le film, nous suivons au plus
près le parcours de Nina (Natalie Portman) qui doit convaincre son
directeur artistique (Vincent Cassel, éblouissant), qu’elle est capable
d’interpréter le premier rôle du ballet.
Dire que ce dernier film est de loin son chef d’œuvre serait un cruel euphémisme. Darren Aronofsky
parvient à s’attaquer à de nombreux genres sans jamais s’éloigner de son but : point de film fantastique
ou d’horreur, point de film sur la danse ou l’horreur, point de film thriller ou hitchcockien, nous avons
ici du cinéma.
Comme toujours chez Aronofsky, c’est un cinéma très charnel, et en un sens très proche de son
précédent film The Wrestler : le catcheur et la danseuse ne font qu’une seule et même chose, mettre
leur corps en jeu dans un combat pour leur vie. Bien plus qu’auparavant, son cinéma a deux visages, l’un
fait de magie et de sublime, l’autre de laideur et d’oppression ; et l’importance de la musique de Clint
Mansell est ici primordiale, car il a su transgresser et reproduire la musique du célèbre compositeur
russe tout en y mêlant ses propres ambiances étouffantes.
Lors de l’avant-première, nous avons eu la chance d’avoir le réalisateur, présent pour répondre à
nos questions. C’était donc une excellente opportunité pour lui demander pourquoi ses films étaient
toujours très torturés, ce à quoi il a répondu : « parce que je suis quelqu’un de joyeux ! ». A propos
de Black Swan, il nous a fait remarquer que ses films restent indépendants, et qu’il est très difficile
de monter ce genre de projet aux Etats-Unis ; c’est pourquoi avoir Natalie Portman à l’affiche est très
bénéfique pour lui (et ce sera sans aucun doute la seule personne à être récompensée pour le film aux
Oscars, car la cérémonie a tendance à ignorer avec dédain les petites productions et les anti-Hollywood).
Enfin, il a terminé en nous présentant avec beaucoup d’humour un acteur peu connu mais promis à
une longue carrière, un certain Vincent Cassel... (« Personne ne le connait en dehors de ce tout petit
pays que personne ne connaı̂t et qui s’appelle la France... sérieusement, soyez avertis, c’est un acteur
exceptionnel »)
Vous l’aurez compris, Black Swan a le potentiel pour devenir un bijou du 7ème art. Ambitieux à
première vue (beaucoup de thèmes y sont abordés : la notion de subjectivité au cinéma, le dualisme
attraction-répulsion, l’image du double maléfique instaurée par Percy Bysse Shelley, etc.), il ne traite
pourtant que d’une seule chose : la quête désespérée de l’artiste voulant atteindre la perfection, « un
duel où l’artiste crie de frayeur avant d’être vaincu » (Charles Baudelaire, Spleen de Paris)
J’aimerais terminer cet article par deux remarques. Tout d’abord, j’ai conscience de mon absence
chronique de prise de recul vis-à-vis de ce film, et j’ai conscience que tous n’y verront pas un film
exceptionnel, mais c’est aussi ça être journaliste dans la
; je dis ce que je veux. Par ailleurs, le
but de cet article étant de convaincre un maximum de personnes d’aller voir ce film, qui sortira le 9
février en France, j’ai trouvé un moyen pour convaincre ce campus essentiellement masculin : si vous
voulez voir Mila Kunis faire un cunnilingus à Natalie Portman, vous savez quel film aller voir...
Sauce
Renaud, musicien schizophrène
4
Février 2011
Inde, Allepey, à la paix
Quand on part en voyage, on est à la merci des gens. Cette conception peut paraı̂tre destructive,
mais s’avère bien plus souvent salvatrice. Avoir cette obligation constructive de toujours rester ouvert
à la rencontre, quelle douce contrainte !
Pas de possibilité de rester chez soi, renfermé dans ses habitudes, on part à la rencontre du monde
ou plutôt le monde vient à notre rencontre !... et le monde c’est du monde... des rencontres par dizaines.
Toutefois, si en narrer une seule il faudrait ce serait bien celle d’Allepey.
Un lieu : Allepey, un cadre : les back-waters, un
homme : un indien au nom que je n’ai jamais connu. Un
inconnu connu.
Un indien, oui, mais avant tout un humain, un homme
de savoir et de culture ayant pourtant arrêté l’école très
jeune. Un autodidacte en somme. Notre homme, nous le
nommerons SHIA, Sage Homme Inconnu d’Allepey.
Voici quelques thèmes qui ont bercés notre conversation alors que le bateau sur lequel nous étions installés
nous berçait sur l’eau.
Au fil de l’eau, au fil du temps, on découvre Allepey,
à la paix...
Pensée de file d’attente, place de la femme
En Inde, la file d’attente pour femmes est spécifique et prioritaire, ainsi pour se rendre à Cochin, à
Port Blair aux Andamans, pour acheter les billets de train on met en moyenne deux fois moins de temps
que les hommes... Voyageant à deux filles, nous profitons souvent de ce privilège de la non-attente qui
s’avère dans les faits une attente moins longue que les hommes en Inde mais plus longue que hommes
comme femmes en Europe.
Toutefois, cette coutume serait-elle issue d’une politesse masculine ou d’expériences successives
montrant que la femme est désagréable à l’attente donc par peur masculine ?
La parité en Occident a-t-elle supprimé tous ces traitements de préférence ?... Force est de constater
que les orientaux ou asiatiques sont plus souvent galants. Toutefois, il est sûrement inutile de préciser
que de mon regard occidental, il n’est pas bon d’être homme ou femme en Inde du fait de barrières qui
me paraissent trop importantes.
Castes
La religion hindoue a deux tendances, une tendance aryenne une
autre dravidienne. Dans l’histoire, la culture dravidienne était au Sud.
Il s’agit de l’aryien qui a développé un système de caste évolué et a
tenté de l’implanter, l’imposer au Sud. L’acculturation de cette Inde
du Sud par l’Inde du Nord a donc été rendue difficile pour des raisons
culturelles et géographiques.
En effet, géographiquement d’abord, les trois fleuves près de
Cochin rendaient l’accès difficile. Culturellement ensuite, l’existence
d’une famille royale à Cochin, le passé colonial et british avaient déjà
beaucoup marqué les individus... De plus, les landlords venant de la
haute caste sociale étaient peu nombreux donc ils avaient du mal à
convertir tout le monde au système des castes. Implanter une nouvelle
domination par le système des castes est donc difficile.
Cependant, les castes et la ségrégation qui s’en suit sont bien entendus encore présents et rien que dans le Tamil Nadu, il existe 1000
routes barrées non autorisées aux castes inférieures même si c’est invisible à l’œil non averti. C’est
La Sauce 122
5
aussi de par les habits que l’on différencie les castes, une subtilité dans les plis du saris, la longueur du
churidar (sorte de robe sur pantalon) pour les femmes par exemple.
De la poule ou de l’œuf, de la loi et des faits
Selon Shia, nous sommes passés, à la fin de la colonisation, d’une white exploitation diront certains à l’ère
de la self-exploitation. Cependant, il y a quelques années,
une redistribution des terres a été effectuée. Il est utile
de dire que plus de 4,5 millions d’hommes sans terre ont
récupéré une partie des terres au Kerala. La loi est venue
après le changement —le leg de terres des landlords à des
landless people—, il est intéressant de se figurer qu’ici la
loi est juste venue légaliser une situation existante... mais
on peut aussi légaliser ce qui n’est encore un fait.
Par exemple, l’adoption de la constitution est venue
avant le changement, et n’a même pas malheuresement mené au changement. On y parle d’égalité, de
justice dans un pays ayant des castes... Et la réalité n’a pas toujours assez évolué comparé à la puissance
et à la beauté de cette constitution instituée au temps de Nehru en 1950. Ceci a mené à la désillusion
de certains car tout texte non mis en action perd de sa valeur. Selon notre ami, Shia, cette incapacité
à changer vient d’un manque de maturité de la population et d’aisance matérielle également.
A questions d’ordre économique, pas de réponse ergonomique ?
Comment prendre mieux conscience des soucis écologiques autrement qu’en discutant agréablement
dans les back waters ? Dans 100 ans, tout ceci disparaı̂tra du fait du réhaussement du niveau de la mer.
Comment prendre mieux conscience de la mondialisation qu’en regardant une femme filer du fil de
noix de coco ? Le tapis qu’elle fera ne sera pas acheté en raison de la folie des marchés financiers, qui
a des conséquences sur l’économie réelle. En effet, dû à la crise des crédits, les États-Unis n’importent
plus de tapis depuis deux mois. C’est un bien inférieur dont on peut se passer ou dont on achète un
moins cher.
La croissance du Kerala est celle la plus importante d’Inde et c’est bien pour cela que cette région
fascine. La réussite économique de cette région fait partie d’un modèle très analysé et se base sur une
ouverture au monde extérieur. De plus, beaucoup de Keralais sont expatriés ; en effet, 3,3 millions de
personnes du Kerala vivent à l’étranger dont 2,5 travaillent dans les pays du pétrole. Il est incontestable
que, dans un pays ou la solidarité intergénérationnelle est forte, l’argent envoyé à leurs proches est un
moteur économique important pour ceux-ci restés au Kerala. Avec la crise dans les pays pétroliers,
découvrir l’impact de cette crise par-delà les frontières était assez impressionnant. En cours, on entend
parler de la crise ; en vacances, on la voit.
Dans le système bancaire actuel, les bénéfices sont privés et personnels et les déficits publics ou collectifs. Où est donc la clé de la logique menant à un partage collectif de la perte mais une appropriation
individuelle du gain ?
Réflexion politique, différence entre l’Inde
et la Chine
Sur la Terre, il y a l’hémisphère nord, l’hémisphère
Sud, dans le cerveau il y a l’hémisphère droit et le gauche,
en politique il y a la droite et la gauche qui forment
l’hémicycle, en Asie on oppose souvent Chine et Inde,
les deux géants... Oui, force est de constater que nous
nous construisons toujours en opposition par rapport aux
autres. Tandis que le moi se construit dans l’altérité, le
nous souvent dans l’opposition... quelle étrange contradiction !
Selon notre ami Shia, la différence entre Chine et Inde
est simple... En Chine, l’État a le pouvoir, le peuple obéit.
En Inde, les groupes de pressions ont le pouvoir ; le peuple obéit... L’obéissance est donc la même,
seulement l’une est plus visible que l’autre aux yeux des occidentaux. Ces deux pays se sont libérés de
6
Février 2011
la tutelle coloniale en 47–48 environ et l’écart de développement est impressionnant —le PIB moyen
de la Chine est le double de celui de l’Inde. En Inde, 78% de la population gagne moins de 20 roupies
par jour.
La pensée assez critique vis-à-vis de son pays se ramenait à une question : est-il préférable d’avoir
une démocratie faible ou un État fort... et bienveillant ? La Chine a-t-elle été le modèle d’un prince
bienveillant au sens de Machiavel ? Pays, maı̂tre de la pensée du réalisme en relation internationale...
Shia m’expliquait enfin combien il trouvait difficile maintenant de trouver où se renseigner correctement. Les médias, dont la plupart sont de toute façon détenus par les grands industriels, ont perdu
une attitude critique du pouvoir qui les finance... Ces propos, je les aurais imaginés dans la bouche
d’un chinois, mais certainement pas de Shia d’Allepey.
Toutefois, prenons une longue vue sur notre bateau et introduisons le mot avenir... La question
n’est plus tant de savoir où les bonnes décisions ont été implantées, mais surtout de voir où elles vont
être implantées ? Chine que l’on espère capable d’évoluer de changer, d’instaurer croissance là et liberté
ici... Chine, beau pays, ne nous déçois pas, merci.
« Vanité des vanités, tout n’est que vanité »... ou humanité
Il y a là plus de 300 véhicules nouveaux par jour dans la seule ville de Cochin mais, selon notre
homme, ils les détiennent par vanité car ils ne les utilisent pas. C’est ainsi que l’on présente son scooter
en face de sa maison mais on ne s’en sert pas, de toutes les façons il y a trop d’embouteillages. Et si
Shia se baladait ici et là, s’il voyait Lamborgini, Ferrari serait-il aussi ahuri ?
Et bien, Shia j’aimerais que ce soit, le nouveau persan de son regard novateur et critique qui comme
dans Montesquieu vienne découvrir l’Europe et nous apprendre sur nous.
Il verrait ce que nos yeux ont trop vu, il verrait ce que nos yeux ne voient peut-être plus.
Marion
Question du mois
Question du mois : Combien de billets vendra le Gala cette année ?
Réponse à la question de la précédente Sauce : Si toutes les chambres du campus étaient occupées, le
Crous de Cachan récupèrerait 421 330e par mois !
La Sauce 122
7
Rumeurs et brèves
Bcent-vingt-trEEA
La direction du département
EEA a, comme vous le savez, changé l’année dernière. Cécile Durieu est devenue « directrice adjointe aux moyens »,
et a laissé sa place à Mohamed Gabsi. Ce dernier a pu
avoir le poste, à une condition : qu’il accepte le projet
de l’ENS de fusionner la première année d’EEA et de B123,
créant une grosse section (ce
n’est pas sale) de B1234. Pourtant, la EEA est aussi proche
de la B123 qu’un club de culturisme d’un bistrot PMU —le
faible nombre de filles mise à
part, bien sûr. Ce projet était
notamment dû à la baisse régulière des nouveaux élèves dans
ces deux départements. Mais à
la rentrée 2010, surprise ! Il y a
eu trois fois plus de nouveaux
élèves en EEA que l’année précédente, bien au-dessus des estimations optimistes du directeur.
Je ne voudrais pas aborder le
sujet, mais certaines langues de
péripatéticiennes diront que le
changement de directeur y est
sûrement pour quelque chose, et
d’autres que je fais de la prétérition. Bref, l’ENS se pose actuellement la question de la pertinence de ce projet de fusion.
En France, on n’a pas d’alcool, mais on a des idées
La Nuit Anormale 2011 va
vous faire découvrir quelque
chose d’original : un groupe
d’Air Guitar ! Le principe, c’est
que le groupe fait semblant de
jouer, la musique étant en playback. Les organisateurs du Gala
n’ont pas dit s’ils ont signé un
Air Contrat où ils font semblant
de les payer.
I was born Toulouse
Le directeur de l’Institut de
Physique du CNRS, Bertrand
Girard, a récemment fait part
de son fantasme le plus fou,
après celui de gagner le fameux
prix Girard du cinéma : la création d’une nouvelle ENS à Toulouse 1 . Je sais pas, ça a l’air
d’être la mode en ce moment,
de multiplier les ENS comme
l’autre qui multiplie les pains,
lui. Les autres ENS soutiennent
a priori le projet ; il y a un site
disponible, et le Plan Campus,
via les projets d’initiative d’excellence, pourrait financer une
partie de la construction des bâtiments nécessaires. Le président
de l’université de Toulouse, Gilbert Casamatta, estime quant à
lui les dépenses de fonctionnement à 6-7 millions d’euros par
an. Je ne sais pas comment il a
fait son calcul, mais en comptant 3000e de salaire pour l’employeur par mois pendant 4 ans,
ça représente une cinquantaine
de normaliens. Et ceci, sans
compter les salaires des profs,
du personnel technique et administratif, le chauffage, l’électricité, l’eau, l’entretien des bâtiments, l’organisation des évènements, des concours... Bref, le
montant me parait optimiste. A
moins de diminuer les salaires,
ce qui n’est absolument pas dans
la logique du moment du gouvernement, non, non, non.
Des nouveaux statuts qui
laissent de marbre
Les nouveaux statuts de
l’ENS Cachan ont été promulgués. Quelles sont les principales nouveautés ? Les postdocs à l’étranger sont devenus
officiellement légaux. Tous les
élèves, normaliens comme étudiants, peuvent désormais voter au conseil d’administration
et au conseil scientifique, sans
que ne soit précisé qui sont les
étudiants concernés : ceux en
inscription principale à Cachan
seulement ? en inscription secondaire aussi ? complémentaire ?
Ceci pourra en tout cas aider les
élèves admis sur dossier à s’intégrer à la vie de l’école. D’autre
part, certains statuts sont maintenant définis dans le réglement intérieur, ce qui représente
une plus grande souplesse pour
l’école, mais doit nous pousser
à la vigilance contre d’éventuels
abus ou dérives de la part de
l’école. Ah, et enfin, le plus important : notre directeur, JeanYves Mérindol, prend officiellement le titre de président de
l’ENS Cachan, ce qui entérine
une étape supplémentaire dans
son plan de conquête du monde.
Mageek : Legacy
Le tournoi de Magic : Legacy, dont je vous parlais au
mois de décembre, vous vous en
souvenez ? Le premier qui dit
non a le droit d’aller au Gala
faire une démo d’Air Sauce, où
l’on fait semblant de lire la
Sauce. Bref, cet événement, organisé par des membres de la
Mediatek, a eu un certain succès. Et la Med, qui tenait une
buvette, a réalisé un joli bénéfice, bénéfice qui n’est pas resté
longtemps dans les comptes du
club. En effet, le bureau en a
1. Voir http://bit.ly/g4uGhL (article sur le site de La Dépêche).
8
Février 2011
profité pour commander une dizaine de nouveaux jeux au père
Noël —ben oui, avec la crise,
il faut maintenant payer le père
Noël pour avoir des cadeaux. Je
vous encourage à aller les tester,
il y en a vraiment pour tous les
goûts !
L’école des loisirs
L’actuel et le futur président
de la Med —cherchez pas, l’élection sera aussi truquée qu’en
Italie— ont de grands projets.
En particulier, ils envisagent de
créer un « Bureau des Loisirs »,
qui rassemblerait autour de la
Med des clubs comme le Jeu de
Rôle, le Bridge, Ponuki (jeu de
Go), le club Francis (ben oui,
elle est organisée par Francis, la
LAN), etc, au sein d’une même
entité représentative, à l’instar
du
ou du
. A noter
que le Cinéclub, contacté pour
éventuellement faire partie de ce
BDL, a répondu avec une certaine superbe, « le cinéma n’est
pas un loisir, mais un art ».
Bref, l’intérêt pour ces clubs,
c’est d’avoir une meilleure visibilité tout en facilitant leur fonctionnement, avec par exemple
un responsable seulement plutôt
que tout un bureau parfois un
peu pipeau.
BdA
BdS
Mister & Miss DragQue[ens]
On peut reconnaitre la qualité d’un
à ses projets. Des
membres du bureau de l’actuel
ont lancé un projet, l’élection du et de la PromQue[ENS],
au nom imprononçable. L’idée,
inspirée des facs américaines, est
d’élire le garçon et la fille les
plus populaires de la promotion
en cours. Dans la pratique, ce
sera plutôt parmi les buveurs de
binouses qui trainent à la Kfet,
mais bon. Y’a pas à dire, les universités américaines ont beaucoup de points positifs dont on
pourrait s’inspirer, par exemple
BdE
BdE
la qualité des liens avec le réseau des anciens, l’ouverture des
bibliothèques universitaires jusqu’à minuit, le parrainage efficace des nouveaux arrivants,
mais not’
a choisi de copier le point le plus inutile de
la liste. Et puis d’abord, l’égérie
de Cachan, notre (presque) Miss
France parisiano-normande, ne
pourra même pas se présenter à
cette élection, dont l’issue ne fait
guère de doute. La
peut
en effet vous révéler à l’avance
les probables élus : d’abord,
John-Eric alias Jonjonc, occupant notoire de la Kfet, avec
environ 27 000 000 de voix
d’avance sur ses adversaires —
mon petit doigt m’insinue (non,
je ne suis pas une fille) que des
Cranseux ont trouvé une faille
dans le système de vote électronique. Et la PromQu[ENS] présumée sera ni Martine, ni Ségolène, mais Aurore, une des organisatrices de cette élection. Ce
qui ferait soupçonner un conflit
d’intérêt si l’enjeu n’était pas
aussi ridicule.
BdE
Sauce
Souitte ou Souètte ?
Autre avantage des universités américaines : leur appartenance à leur école est clairement
affichée, à coup de sweats, uniformes et autres... Si le rétablissement de l’uniforme des normaliens comme celui qui existait à la création de l’ENS des
Ulmites est extrêmement improbable, malgré un groupe Facebook de 395 membres, la fabrication d’un sweat aux couleurs
de l’école est envisagé depuis 2
ans. Le service communication
a naı̈vement demandé un logo
aux élèves en design. Des élèves
d’autres sections ont donc proposé des logos, mais l’ENS n’a
pas l’air très emballée. Les premiers sweats devraient arriver à
la rentrée 2011 si tout va bien.
Un grand BDE implique de
grandes responsabilités
Le BDE ne l’a pas annoncé
officiellement à ses adhérents, le
président de l’association a démissionné récemment. Oh, mais
ne vous inquiétez pas, sinon, un
BDE, c’est comme un poulet, ça
peut survivre longtemps privé
de sa tête.
Que dit le volatile ?
On a pu remarquer la frilosité de certains durant les récentes vagues de froid. Notamment Monique Canto-Sperber,
la directrice de l’ENS de l’arrondissement dirigé par Jean Tibéri, qui a annulé en catastrophe une conférence consacrée
à la situation en Palestine, avec
comme invité Stéphane Hessel 2 .
Oui, oui, Hessel, le vieux normalien inconnu jusqu’à ce qu’il soit
redécouvert par les médias avec
le succès de son livre Indignezvous. On soupçonne fortement
des pressions de la part de militants pro-israéliens, selon le Canard Enchaı̂né. Dommage, les
rares fois où le Canard Enchaı̂né
parle de Normale Sup’, ce n’est
pas vraiment positif.
Polo
2. Voir http://bit.ly/hDxsNk (article sur le site du Monde).
La Sauce 122
9
Chronique de Médeux
La BD du mois : From Hell, une autopsie de Jack l’éventreur
Auteurs : Alan Moore et Eddie Campbell
Londres, 1888. Un membre de la famille royale vit une amourette dans Whitechapel avec une
certaine Annie, avant d’être récupéré de force par la famille royale. Mises dans la confidence, un groupe
d’amies poussées à la prostitution décide de faire chanter la famille royale pour améliorer l’ordinaire.
Elles vont se faire assassiner l’une après l’autre et à chacune on aura enlevé un organe particulier,
avec la précision d’un chirurgien. Le commissaire Abberline est chargé de l’enquête et fait tout pour
retrouver le coupable, qui se fait connaı̂tre par des lettres sous le nom de Jack l’éventreur. Pendant ce
temps, le docteur Gull, un franc-maçon intime de sa majesté la Reine Victoria, mène une mission assez
spéciale pour le compte de celle-ci. Un flot de sang et de panique se déverse alors sur Whitechapel,
jusqu’à ce que le commissaire découvre la vérité, mais doive étouffer l’affaire, après n’avoir pas réussi
à sauver Mary Kelly, la dernière victime.
Ce très long comics (500 pages + un dossier de 75 pages) est dessiné en noir et blanc, de manière
assez réaliste, mais en se concentrant sur les détails essentiels, et le superflu est laissé dans le flou
volontairement. Il s’attache à décortiquer l’histoire de Jack l’éventreur, à en explorer les moindres
détails, de tous les points de vue, et propose un coupable et une explication (officiellement, l’affaire n’a
jamais été élucidée entièrement). Il s’inspire de beaucoup de sources qui sont citées dans le dossier. Et
il réussit à rendre vivante le Whitechapel de l’époque Victorienne. Cela s’inscrit dans la continuité des
autres comics d’Alan Moore (les Gardiens, V pour Vendetta, la ligue des gentlemans extraordinaires),
avec le même soin apporté à l’histoire et aux personnages, mais cette fois sur une fresque et enquête
historiques. Malgré un aspect et une longueur un peu rebutants au début, il se lit assez facilement et
on est pris par l’histoire.
Bonne lecture !
Vincent pour la Med
10
Février 2011
Le jeu du mois : 7 Wonders
Auteur : Antoine Bauza
Illustrateur : Miguel Coimbra
Editeur : Repos Production
Nombre de joueurs : 2 à 7
Genre : Jeu de Cartes
Durée : 30 min
Vous avez toujours rêvé de construire l’un des 7 bâtiments les plus connus de l’histoire humaine,
ce jeu vous donne l’occasion de vous y essayer ; mais attention, vous n’êtes pas le seul à construire une
merveille.
Au cours de la partie vous allez être amené à construire différents bâtiments qui vous permettront
au fur à mesure de marquer des points, de construire votre merveille ou encore de gagner de l’or. Petit
à petit votre civilisation va se développer et vous allez susciter la convoitise de vos voisins. N’oubliez
donc pas de construire des bâtiments militaires si vous ne voulez subir une lourde défaite à la fin de
chaque âge. En effet, ce jeu se décompose en 3 phases qui elles-mêmes se décomposent en 7 tours et 1
combat. A chaque tour, vous allez prendre une carte parmi celle que vous aurez dans votre main puis
vous passez les cartes restantes à votre voisins de gauche. Il vous faudra donc non seulement prendre les
cartes qui vous intéressent, mais aussi parfois prendre celles qui intéressent beaucoup trop vos voisins.
Ce jeu a fait un véritable tabac à sa sortie ainsi qu’au Festival International du jeu d’Essen en 2010.
Si ce jeu a eu un tel succès, cela est sûrement dû au fait que la durée du jeu ne change pas énormément
en fonction du nombre de joueurs, que le mécanisme du jeu est à la fois simple et permet un très grand
nombre de stratégies différentes sans pour autant nécessiter des heures de réflexion. De plus la présence
de 7 merveilles différentes laisse une très grande durée de vie à ce jeu, car il est rare que deux parties
se ressemblent.
Si vous passez par la Med, n’hésitez pas à demander qu’on vous le fasse essayer.
Zaza pour la Med
La Sauce 122
11
Etoiles à la canelle (ou Zimtsterne)
Pour fêter le Nouvel An Chinois, voici quelques petits gâteaux de fête. Ils se font surtout à la période
de Noël, avec les pains d’épices et autres gourmandises allemandes que vous connaissez peut-être. Mais
vous pouvez les faire à n’importe quelle période de l’année, pour le dessert avec une salade de fruits par
exemple.
Ingrédients (pour une soixantaine de petites étoiles) :
1 tablette de chocolat pour le décor
3 blancs d’œufs
250 g de sucre glace
150 g de poudre de noisettes
250 g de poudre d’amandes
1 cuillère à café de cannelle en poudre
Protocole :
1. Battre les oeufs en neige ferme. Ajouter le sucre glace tamisé par cuillerées, jusqu’à ce qu’on
obtienne une masse ferme qui ne coule pas si on renverse le pot.
2. Réserver 4 grosses cuillères à soupe de cette masse dans un bol.
3. Mélanger les poudres de noisettes et d’amandes et la cannelle avec le reste, pour obtenir une pâte
assez collante, mais assez consistante pour rester en boule.
4. Ajouter des amandes si nécessaire.
5. Etaler cette pâte avec un rouleau à pâtisserie (hauteur 0,5 à 1 cm).
6. Faire des étoiles à l’emporte-pièce, les poser sur une plaque de four recouverte de papier sulfurisé
(ou à défaut de papier aluminium).
7. Mettre un peu de la masse blancs d’œufs / sucre glace réservée sur chaque étoile et l’étaler avec
le doigt ou un pinceau pour les recouvrir.
8. Laisser sécher au moins 3 heures. Passer ensuite les étoiles au four à 100o C environ pour les sécher
encore plus, jusqu’à ce qu’elles ne collent plus au papier (ça prend environ 30 mn). Attention, le
blanc sur le dessus doit rester immaculé ! Dès qu’il brunit baisser la température du four.
Bon appétit !
Rejoignez sans tarder le club Kitch[ENS] et venez partager vos talents ou vos non-talents de cuisinier. Abonnez-vous à la mailing-list en envoyant un mail à club-kitchens{ }AT{ }lists{ }DOT{ }crans. org .
Claire pour Kitch[ens]
12
Février 2011
Atelier d’écriture
« Inspiration »
Les vitres sifflent un instant. Le métro s’éloigne déjà
à toute vitesse et avec lui le sifflement lancinant qui le
caractérise. Il ne s’éloigne que pour mieux revenir car voilà
son alter ego en sens inverse. L’homme debout derrière
la fenêtre sale s’arrache péniblement de sa contemplation
absente. Son regarde erre du paysage morne au bureau
à droite de la fenêtre. Son regarde s’attarde un instant
sur l’écran d’ordinateur sans le voir, puis glisse jusqu’aux
étagères coincées entre le bureau et la porte. Les livres
s’y entassent pêle-mêle, comme d’ailleurs sur la table de
chevet, de l’autre côté de la pièce.
Le regard vague, l’homme promène ses doigts sur les
tranches des livres. Platon, Aristote, Aristophane, Euripide...des vieilles éditions achetées au marché de la Vieille
Bourse quand il était encore étudiant. Ah, les études ! Pour
ce à quoi cela lui avait servi...Avec un soupir, mi-résigné
mi-nostalgique, l’homme tourne son regard à nouveau vers
l’écran mais n’ose s’arrêter et poursuit sa course jusqu’à
la vitre. Il pourrait bien aller regarder passer quelques métros à nouveau...Non il ne devait pas, il devait plutôt...Une
étagère plus bas...encore quelques ouvrages grecs, oh et
un Jean-Pierre Vernant aussi ! Il l’avait oublié celui-là...
Empilés de façon anarchique tout en bas, des livres visiblement neufs, eux. Et en plusieurs exemplaires. Claude
Lesage, Le Meurtrier de la Rue Basse. Cinq exemplaires. Oh, et un Claude Lesage, Rencontres avec l’ennemi. Ah non, deux. Un jour, il se déciderait à les vendre, ces livres. Enfin...la décision lui appartenaitelle réellement ? Mais pas les anciens, non, il les aimait trop. Le regarde rêveur de l’homme se fixe
soudain sur un ouvrage un peu plus en retrait. Délicatement, il fait glisser le livre vers lui jusqu’à
apercevoir le titre. Epicure, Lettres.
« Eurêka ! »
Sans s’arrêter sur l’incongruité d’un tel cri ni sur la possibilité d’avoir réveillé son voisin lève-tard,
l’homme se précipite fébrilement sur son ordinateur.
L’écrivain a retrouvé sa plume.
Laura
La Sauce 122
13
Les Propositions d’ITAC 3
Pour s’inscrire sur la liste de diffusion “Sorties au théâtre” et pour réserver :
aurand{}AT{}bib.ens-cachan{}DOT{}fr
––––
Maison de la poésie
Théâtre du Rond Point
Une phrase pour ma mère
Le dodo
jusqu’au 13 février
Auteur : Christian Prigent
Mise en scène : Jean-Marc Bourg
Interprétation : Jean-Marc Bourg
Durée : 1h15
« Une “phrase” unique, ressassée, scandée de
refrains obsessionnels, trouée d’apartés réflexifs
et de digressions, s’enroule en un long lamentobouffe. Son mouvement tente de régler le compte
des désirs, des angoisses et des chagrins voués à la
figure tutélaire de la mère.
La langue est une maladie contagieuse. La
jouer, (la dire, simplement) s’apparente à une recherche de vaccin. Il faut s’inoculer à soi-même le
germe. Tenter de parler cette langue-là, très précisément, son souffle, son rythme. Il faut faire de
son propre corps, de sa propre tête, le terrain de
l’expérience. Et assister chaque jour à l’avancée
des dégâts. La mise en scène n’est pas un excès,
un ajout, quelque chose qui vient par dessus, recouvrir le texte. Elle est par nature un défaut,
un retrait, quelque chose qui vient d’en dessous,
découvrir le texte ; soustraire l’encombrant, l’inutile. Tenter dans son appréhension des mots et
du sens, de ne pas faire écran. Disparaı̂tre. Laisser
la place. Ici, quelque chose comme une double improvisation (pas du texte, aucune virgule ne manquera) de l’acteur (moi) et de la lumière. Pas non
plus performance, un moment bizarre de (on ose
à peine prononcer ce mot) théâtre dont le seul
décor le seul personnage la seule action serait la
phrase. » (Jean-Marc Bourg)
Maison de la poésie, Passage Molière, 157 rue
Saint-Martin, Paris
Métro : Rambuteau
du mercredi au samedi à 20h, dimanche à 16h
Tarifs : ENS : 10 e
––––
jusqu’au 13 février
Auteur : Yannick Jaulin
Mise en scène : Laurent Brethome
Avec : Yannick Jaulin
Genre : Conte contemporain
Revoici le magnifique conteur Yannick Jaulin sur
scène. Un plaisir à ne pas rater !
Il ne court pas, il ne vole pas, le dodo piète.
Le dodo grossit sur l’archipel des Mascareignes
au xvie siècle. L’écrivain Buffon, naturaliste du
XVIIIe siècle, le décrit : « On dirait qu’il est composé d’une matière brute, inactive, où les molécules vivantes ont été trop épargnées. On le
prendrait pour une tortue qui se serait affublée
de la dépouille d’un oiseau. » L’animal disparaı̂t
presque aussi vite qu’il est découvert. Il engendre
aussitôt une mythologie littéraire considérable.
Sur scène, en patois, un conteur raconte l’aventure de ce drôle d’oiseau et, à travers elle, la fin
d’une ı̂le sans prédateur, d’une culture originelle
et d’un goût pour la gentillesse tombé en désuétude. Mais un autre conteur se lève, veut sauver
l’animal, lui donner la parole au nom des espèces
disparues. L’homme fait de la bête l’emblème d’un
monde en perdition ; un monstre de symbole.
Y a-t-il encore une place pour le dodo dans ce
monde ? Comment survivre quand son espèce est
menacée ? Construit au fil de débats, d’improvisations, de chantiers publics, le solo de Yannick Jaulin est traversé par les questions urgentes à l’ère
de la globalisation et du nivellement des identités.
Il met en scène les contradictions qui déchirent
le conteur quand il contracte le « syndrome du
dodo » : comment rester debout quand son monde
s’est dérobé sous ses pieds, si on est inadapté, hors
des normes, comme le dodo ?
Acteur, Yannick Jaulin participait à l’aventure
du théâtre de Wajdi Mouawad en jouant un rôle
majeur dans Forêts. Auteur, diseur, après J’ai pas
fermé l’oeil de la nuit et Terrien, spectacles qui
3. Improvisation Théâtre À Cachan
14
Février 2011
renouvellent le conte et le replacent au centre de
notre compréhension du monde, Yannick Jaulin
oppose deux univers et deux manières de raconter,
de se raconter, autour d’une bestiole magnifique.
Théâtre du Rond Point de Paris, 2bis avenue
Franklin Roosevelt
Métro : Franklin D. Roosevelt
du mardi au dimanche à 18h30
Tarifs : -30 ans et étudiants : 10e, autres : 20e
––––
dû déménager. Pression professionnelle : elle assure seule l’intendance de la maison, et son patron lui refuse un jour de congé pour voir son père
mourant. Voyage initiatique d’une quarantenaire
déphasée, Harper Regan fait émerger de l’extraordinaire dans les impasses du réel. Rencontres
tendres, bouleversements intimes, impulsions libératrices, l’héroı̈ne fait face à l’ordinaire cruauté du
banal. Elle fait front, part en guerre contre ses
propres résignations, et terrasse les monstres d’un
quotidien étouffant.
Je vous recommande cette pièce : le texte, les comédiens... Un vrai plaisir, avec intelligence...
Elle sort grandie, sans violence, attendrie et vivante d’un insolite parcours imaginé par le dramaturge anglais Simon Stephens, né en 1971, formé
au Royal Court de Londres, remarqué notamment
pour sa pièce Pornography, et mis en scène par Lukas Hemleb. Ce dernier, sensible à « la délicatesse,
l’intelligence, l’élégance » de Harper Regan, cisèle
en orfèvre une pièce en suspension, « où la crainte
du pire affleure toujours, mais où demeure un espoir, une lumière. C’est un texte qui détecte et
fait se frotter les plaques sismiques des êtres ». Un
univers ni noir ni froid, simplement « salutaire ».
Elle a quarante ans, un travail honnête, une
vie de couple, et un soudain besoin d’entrer dans
l’inconnu. Déflagration intérieure. Harper Regan
vit sous pression, sous un assemblage composite
d’une succession d’oppressions. Pression familiale :
son adolescente de fille fait sa crise, son bonhomme de mari a perdu son boulot. Tous ont
Théâtre du Rond Point de Paris, 2bis avenue
Franklin Roosevelt
Métro : Franklin D. Roosevelt
du mardi au samedi à 21h, dimanche à 15h
Tarifs : -30 ans et étudiants : 10e, autres : 20e
Théâtre du Rond Point
Harper Regan
jusqu’au 19 février
Auteur : Simon Stephens
Mise en scène : Lukas Hemleb
Avec : Marina Foı̈s, Gérard Desarthe, Louis Do
de Lencquesaing...
Genre : Contemporain
Programme du mois de Février
Date
Mer 02/01 20h30
Ven 04/01
21h00
Sam
Mar
Jeu
Mer
Mar
Mer
06h00
21h00
21h00
20h30
21h00
20h30
05/01
08/01
10/01
16/01
22/01
23/01
La Sauce 122
Événement
Séance du Ciné-Club
La Nuit
aNormale ! ! !
Lieu
Pavillon des Jardins
D’Alembert
Démoquettage !
[Pot] Anglaises
[Pot] de passation du
Séance du Ciné-Club
[Pot] 2D2
Séance du Ciné-Club
BdE
D’Alembert
Kfet
Kfet
Pavillon des Jardins
Kfet
Pavillon des Jardins
15
Mots croisés
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
Horizontalement :
1 Ce que tu ne seras jamais / Brigade Anti-Chope
2 Le mot anglais qu’on t’a beaucoup répété à la
KoKarde / Effectif
3 Là où tu t’es fait irradier
4 Venue au monde / Mauvais cheval
5 Pour mettre les tampons / Bout de tissu qui ne
servait à rien
6 Suite de 4 lettres aléatoires / Truc d’écolo
7 S’endetter à la Kfet
8 Tous les matins au réveil / Ce que tu fais devant
un être de sexe féminin
9 Il a sûrement existé / Contrée cachanaise
10 Ce que tu feras nécessairement si tu t’impliques sur le campus / Cheveu de hippie
11 Ce que tu fais quand tu as trop bu (s’) / Ta
prochaine maison (au pluriel)
Verticalement :
1 Recueil de pensées / One Piece / Tu l’es sûrement de tes cours
2 Toi et tes amis la nuit
3 T’en trouves à la Kfet
4 Première personne du singulier de l’indicatif
présent du verbe écher / Trollera
5 + moi + tous ceux qui nous aiment... / Pour
décrire le nombre de gens à la KoKarde un
mardi soir (enfin, quand la mairie ne la ferme
pas) / Espion
6 6= sorta / T’en trouves aussi à la Kfet
7 Ce que t’essayes de ramener chez toi après une
KoKarde / Sanglier en anglais
8 Un de tes seigneurs de guerre / Entreprise qui
fait pas vraiment de l’électricité
9 Une anglaise qui fait semblant de ne pas être
facile à choper / KoKarde
10 Après avoir plané / Ce qui te manque
12 Mouette / Mot aléatoire de 5 lettres
11 Axe de la rose des vents / Fuck
13 Agence Spatiale Européenne / Lieu de perdition / Mais où donc Ornicar ?
12 Elle a sûrement existé / Ancien nom de l’ENS
Cachan
16
Février 2011
Quelle salle du Gala est faite pour toi ?
Avec ses 10 salles sur 3 étages, le Gala a de quoi plaire à tous. Mais le Gala ne dure que quelques
heures, ce serait dommage de passer un peu de ce temps si précieux dans une salle qui n’est pas faite
pour toi. Dans quelle salle devras-tu donc te précipiter dès ton arrivée afin de profiter au mieux de ta
soirée ? Réponds donc à ces quelques questions et tu sauras !
Q1 : Le Gala, c’est le...
4 Février !
? 4 Février !
♦ 4 Février !
O 4 Février !
4 4 Février !
◦ Euh... 18 Mars ?
Q2 : Tu viens au gala pour...
? Voir de magnifiques spectacles
O Profiter du grand nombre de
personnes pour choper
Écouter la même musique que
d’habitude
4 T’amuser avec tes amis
♦ Te réchauffer (très) rapidement
◦ Le Gala ? J’allais juste à la
BU !
O De la salive
♦ Peut-être, mais tu transpires
surtout
Q5 : Tu aimes quelle couleur ?
? Blanc
4 Noir
Bleu
O Tout l’arc-en-ciel
♦ Toutes tant qu’elles clignotent
◦ Argh non pas de la lumière !
Q6 : Tu écoutes...
♦ De la disco
4 De l’électro
De la musique de hippies
? De la musique classique
◦ Le bruit des vagues
O Pas ce que te dit le mec/la fille
en face de toi
Q3 : Tu viens avec combien de
personnes ?
◦ J’ai pas d’amis
O0
?1
5
♦ 10
4 50
Q7 4 :
◦
O
♦
?
4
Q4 : Tu bois...
◦ De l’eau
? Du coca
Du vin de framboise
4 N’importe quoi, tant qu’il y a
de l’alcool dedans
Q8 : Ton assoce ou club préféré ?
4 Le
Le
◦ Le club photo
? La LiKa
BdE
BdA
O La 5ème parallèle
♦ SoNo
Q9 : Ton niveau sonore préféré
...
◦ Normal
? Fort
O Assez fort
Très fort
♦ Très très fort
4 Trop fort
Q10 : Pour le gala tu t’habilleras...
◦ Comme tous les jours, pourquoi ?
? En costard / en robe, normal
pour un gala
O De façon assez provoquante
En habits très larges
4 Comme tous les mardis
♦ Pas trop, de toute façon tu
comptes enlever la plupart de
tes vêtements rapidement
Q11 : Ta façon de danser ?
◦ Pourquoi danser ?
Headbang
4 Sur place
? Tu danses peu, tu préfères
t’asseoir
O Forcément dans les bras
d’un(e) inconnu(e)
♦ Au contact de n’importe qui
4. C’est une Air Question, tu dois faire semblant d’y répondre...
La Sauce 122
17
Résultats :
Tu es dans l’équipe Gala ou en première année :
Dommage pour toi, tu auras tellement d’occupation pendant le Gala que tu n’auras pas vraiment
le temps d’en voir la couleur —même si tu ne t’es inscrit que pour une perm’ d’une heure (qui va
rapidement devenir une perm’ de six heures) ! Mais ce n’est pas grave, le Gala c’est tous les ans, tu
auras encore plein de fois l’occasion d’essayer d’en profiter pour de vrai !
Tu as une majorité de ? :
Ta place est dans l’amphi Curie. Installé bien au chaud dans un siège qui te rappellera tes cours ou
certaines réunions, tu pourras profiter de spectacles divers et variés, supporter la LiKa qui jouera un
match d’improvisation contre la LIMASS, t’émerveiller devant les démonstrations de danse et voir la
moitié de l’amphithéâtre disparaı̂tre pendant les tours du Club Magie !
Tu as une majorité de 4 :
Pour toi, le Gala, ce n’est qu’une grosse soirée avec plus de monde que d’habitude. Ta place est donc
dans la plus grande salle du Gala : le Hall Villon, qui t’offre un espace très vaste, où tu pourras écouter
Slagsmålsklubben, Mathieu Bouthier, Matt Mendez, et AirDanser avec Airnadette, tout en profitant
des mets et rafraı̂chissements proposés par le bar
et le bar Aspique !
BdE
Tu as une majorité de :
BdA
Toi, tu es un hippie crasseux, ta place est donc bien sûr dans la salle
. Au son de Lonah,
Château Brutal et de Alcohsonic, tu pourras te déhancher comme tous les dimanches soir sur la même
musique que tous les dimanches soir mais cette fois avec d’autres hippies venant d’un peu partout ! Et
si jamais tu venais à vouloir faire une petite pause, la Taverne Médiévale est juste à côté et te proposera
de bons breuvages et des sièges très confortables...
Tu as une majorité de ♦ :
L’ambiance humide de la salle Clash n’attend plus que toi ! Au son de Matt Mendez et de quelques
DJs de l’école, tu pourras te frotter à de nombreuses autres personnes sous de chaudes lumières disco,
dans une salle plus rempli qu’un RER en heure de pointe.
Tu as une majorité de O :
Tu viens clairement au Gala dans un but : choper. File donc à la salle LGBT où deux heures de
speed dating t’attendent afin de trouver une ou plusieurs personnes qui cherchent une aventure d’un soir
comme toi ; tu pourras ensuite profiter des nombreux recoins sombres et isolés du Gala afin d’assouvir
tes pulsions...
Tu as une majorité de ◦ :
Désolé de te dire ça, mais tu ferais vraiment mieux de ne pas aller au Gala, il n’est vraiment
pas fait pour toi. Heureusement, la
est là pour te sauver ce week-end, en te proposant d’aller
au FOSDEM 5 à Bruxelles. Ah, et le Gala, c’est le 4 Février ; le 18 Mars c’est les InterQ (InterENS
Culturelles)... Mais c’est déjà pas mal, tu as retenu au moins une date !
Sauce
Bon Gala à tous ! Et petite publicité personnelle : venez me voir jouer contre la LIMASS à partir
de 22 heures à l’amphi Curie !
Michou
5. Free and Open Source Developers’ European Metting, voir http://www.fosdem.org/2011/.
18
Février 2011
Tableaux de Koinche
KoKarde
Mairie
Gala
SdA
Cachan
Toulouse
Yin
Yang
La Sauce 122
19
Sudoku
Solutions des sudokus de la Sauce précédente :
Remerciements
Ont participé à l’élaboration de
La Sauce 122 :
L’Atelier d’écriture, Kitch[ens], ITAC,
la Med, Antoine, Benjamin, Harry,
Hélène, Marion, Noémie, Polo,
Renaud, Vincent, Michou
Sauce
? Vous souhaitez vous exprimer dans la
??
Rien de plus simple ! Envoyez vos articles en texte simple
ainsi que vos illustrations, avant le 21 février à :
lasauce{}AT{}rip.ens-cachan{}DOT{}fr
Ils seront alors publiés dans la
E-mail :
Site Web :
Sauce
Sauce 123 en Mars.
La Sauce sur le Net :
lasauce{}AT{}rip.ens-cachan{}DOT{}fr
http://www.lasauce.ens-cachan.fr
La
remercie ses généreux donateurs grâce à qui elle a été imprimée.
Si vous avez aimé cette
et voulez pérenniser sa publication, n’hésitez pas à adresser vos dons
à la rédaction ! Merci !
20
Sauce
Février 2011