III.- L`organisation du Pays Maritime et Rural du Montreuillois
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III.- L`organisation du Pays Maritime et Rural du Montreuillois
0 SOMMAIRE PREAMBULE : loi Pasqua - loi Voynet (p. 3) I. – LA GENESE DE LA DEMARCHE : des EPCI au Pays (1997-2003) (p. 4) II. - LA DEFINITION DU PAYS (p. 6) III.- L’ORGANISATION DU PAYS MARITIME ET RURAL DU MONTREUILLOIS (p. 13) IV -. LES FONDEMENTS DE LA DEMARCHE DE PAYS (p. 16) V.- (p. 19) L’ECLAIRAGE DU PROJET DE CHARTE DU PAYS Une charte du Pays Maritime et Rural du Montreuillois pour la mise en valeur et en vie du territoire selon une stratégie basée sur quatre lignes directrices : 1 Le développement d'une économie touristique pluri-saisonnière a. b. à partir de ses composantes : - accueil touristique et hébergement touristique ; - équipements sportifs et activités sportives ; - équipements culturels et activités culturelles ; - bâtiments religieux religieuses ; - découverte des attraits de la nature. et temps de démarches à partir de ses conditions majeures : - le développement des accès au Pays ; - le développement des activités de formation supérieure liées à l'économie touristique, dans le cadre du premier volet du pôle sud (à créer) de l’Université du littoral. 1 2 Le renforcement des activités spécialisées liées à la santé et des formations paramédicales et médico-sociales de tous niveaux, dans le cadre du deuxième volet, à Berck, du pôle sud (à créer) de l’Université du littoral. 3 La création d’activités économiques nouvelles à partir d’un parc OPALOPOLIS régional d’ambition internationale et le développement de zones artisanales, industrielles et de services, à l’échelle des besoins de vie des différentes communautés de communes, dont la zone Verton - Rang-du-Fliers, la zone de Wailly-Beaucamp, les zones industrielles de Montreuil et la zone d’activités de Maninghem. 4 Le développement des activités rurales, agro-alimentaires, agrienvironnementales et des activités artisanales et industrielles, liées à la mise en valeur des produits de la terre, à la navigation de plaisance, à la rénovation et au développement de l’habitat en espace urbain et en espace rural (annexe 3 du dossier : « Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois a vocation de devenir une Agence régionale de développement »). CONCLUSION (p. 28) Des objectifs annonciateurs de projets à présenter dans un contrat de Pays, qui feront l’objet de propositions concrètes, afin d’obtenir des subventions. 2 PREAMBULE La notion de « Pays » est issue de la loi Pasqua du 4 février 1995, dite loi d’orientation pour l'aménagement et le développement du territoire. L’objectif principal de cette loi était d’inciter au développement équilibré du territoire national, partant du principe que les Pays ne sont pas de nouvelles entités administratives, mais des espaces de solidarité économique et sociale. Trois articles de la loi de 1995 définissent les critères des Pays : - article 22. - Le Pays est un territoire présentant une cohésion géographique, culturelle, économique ou sociale ; - article 23.- Le Pays exprime éventuellement des solidarités entre espaces urbains et ruraux ; - article 24.- Le Pays, délimité selon les critères précédents, devient un cadre dans lequel les collectivités définissent un projet commun de développement, mais aussi pour l’Etat qui est mis dans l’obligation d’y coordonner ses actions. Adoptée le 12 juillet 1999, la nouvelle Loi d'Orientation pour l'Aménagement et le Développement Durable du Territoire (LOADDT) – dite loi Voynet - a fait évoluer le concept. Les Pays sont désormais définis comme des territoires de projets organisés autour d’une charte. Ils doivent exprimer une communauté d’intérêts économiques et sociaux. La démarche de Pays constitue un cadre législatif novateur en matière d'organisation des territoires et de participation de la société civile à l'élaboration des politiques publiques locales. Bénéficiant d’un travail de réflexion engagé depuis 1994, le texte de la charte du Pays Maritime et Rural du Montreuillois résulte d'une étroite collaboration entre les élus, les acteurs socioéconomiques, les animateurs des organismes publics et privés locaux. Ce document est l'expression des ambitions et du dynamisme émanant des hommes et femmes issus de ce territoire sud de la Côte d’Opale qui constitue aujourd’hui la zone de vie touristique la plus attractive de la Région Nord – Pas-de-Calais. L'investissement collectif des élus et animateurs des quatre communautés de communes – Mer et Terres d’Opale, Opale Sud, du Montreuillois, du canton d’Hucqueliers et environs - a abouti à l'élaboration d'un projet commun fondé sur la recherche d'un aménagement cohérent de l'espace et d'une solidarité entre les collectivités constituant ce territoire. Espace de solidarité économique et sociale, le Pays Maritime et Rural du Montreuillois répond ainsi aux objectifs du législateur en terme de développement durable. La charte du Pays Maritime et Rural du Montreuillois se pose désormais comme le document de référence pour les politiques à conduire dans les 10-15 années à venir, sur l'ensemble du territoire. 3 I.- LA GENESE DE LA DEMARCHE (1997-2003) DES EPCI… AU PAYS 1997 : le territoire est retenu au titre des Pays constatés sous l'office de la loi Pasqua Saisie pour avis, la Commission départementale de la coopération intercommunale a constaté l'existence du Pays Maritime et Rural du Montreuillois, le 7 juillet 1997. Cette requête concernait trois intercommunalités : le SIVOM de la région d'Etaples, le district de Montreuil-sur-Mer, le district de Berck-sur-Mer. Constat notifié le 21 juillet 1997 par un courrier du préfet du Pas-de-Calais. 1998 : définition d'un projet de territoire commun à trois cantons Les cantons de Berck, d'Etaples et de Montreuil-sur-Mer se reconnaissent une identité spécifique qui se justifie par des facteurs démographiques, économiques, sociaux et culturels. Pour tenir compte de ces facteurs de cohésion, une stratégie de développement est mise en œuvre. 1999 : remaniements de la charte 2001 : après les novations législatives de 1999, constitution définitive du « Pays » élargi au canton d’Hucqueliers. Avec les formes nouvelles d'intercommunalités de projet, issues la loi du 12 juillet 1999 - Loi relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale dite Loi "Chevènement" et l'adoption de la Loi d'Orientation et d'Aménagement Durable du Territoire (LOADDT) dite loi "Voynet" – laquelle modifie substantiellement la procédure de constitution des Pays-, la dynamique engagée en 1997 a été réactivée. Elle s'est également enrichie du souhait de la Communauté de communes d'Hucqueliers et de ses environs de se positionner partie intégrante du périmètre d'études du Pays Maritime et Rural du Montreuillois. Les élus de ce canton ont décidé de s'associer à une dynamique de développement fondée sur la complémentarité suivante : attractivité de la zone littorale et identité rurale de son arrière-pays. 4 2001 – 2003 : réunions et débats entre EPCI pour la mise au point de l’organisation du Pays et la préparation de l’élaboration de sa charte Mise au point et ajustements du projet de territoire. Délimitation géographique de la future entité : un constat est établi, les facteurs de cohésion du Pays Maritime et Rural du Montreuillois dépassent le simple cadre des trois cantons de Berck, d'Etaples et de Montreuil-sur-Mer, et s'étendent au canton d'Hucqueliers. Adhésion de la Communauté de communes du canton d'Hucqueliers et de ses environs au Pays Maritime et Rural du Montreuillois. Délibération en ce sens de la Communauté de communes du canton d'Hucqueliers et de ses environs, en date du 15 mai 2002. Délibérations consécutives des trois autres EPCI entérinant l'extension du périmètre du Pays Maritime et Rural du Montreuillois à l'entité candidate. Le 12 juillet 2002, les présidents des quatre EPCI engagent la procédure de reconnaissance du Pays Maritime et Rural du Montreuillois à travers le dépôt d'un dossier de périmètre d'étude. Samedi 22 mars 2003 : officialisation du Pays Maritime et Rural du Montreuillois Le siège de l'association est installé dans les murs de l'Hôtel Saint-Walloy, à Montreuil-sur-Mer, sous-préfecture de l'arrondissement. Hiver – printemps 2004 : réunions des groupes de travail, après le lancement du Conseil de développement, et sous l’impulsion du bureau et de l’assemblée générale de Pays. 5 II.- LA DEFINITION DU « PAYS » Un territoire appelé à devenir l’un des plus attractifs de la Région Nord – Pas-de-Calais Situé sur le versant méridional de l'Artois, le Pays Maritime et Rural du Montreuillois borde la Picardie administrative et constitue, pour une part, la Picardie historique. Le périmètre d'étude de ce territoire correspond aux quatre cantons de : Berck-sur-Mer, Etaples, Hucqueliers et Montreuil-sur-Mer. Ces cantons sont administrativement rattachés à la sous-préfecture de Montreuil-sur-Mer. Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois se constitue d'une frange littorale au territoire fortement urbanisé, qui, schématiquement, court de Berck au Touquet, et d'un arrière-pays à dominante rurale, jalonné de bourgs et de communes à l'aspect et au dynamisme très variables. Au cœur de ce territoire, la sous-préfecture, cité fortifiée, joue la carte du tourisme et de la culture. Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois est un secteur faiblement industrialisé, où les activités dominantes sont liées au secteur tertiaire (tourisme, fonction hospitalière et, d'une manière générale, activités de service) et primaire (agriculture). Il réunit en son sein plusieurs pôles d'attraction complémentaires : - la station balnéaire de Berck-sur-Mer, réputée pour ses établissements de santé ; - Etaples-sur-Mer s'illustre par ses ports de pêche et de plaisance ; - Le Touquet incarne une économie touristique quatre saisons à dimension européenne ; - Montreuil-sur-Mer, cité administrative, joue la carte du tourisme et de la culture ; - Hucqueliers et ses environs s'établit comme le pôle artisanal et rural (avec quelques exploitations bio). Ouvert au tourisme rural, ce secteur se distingue également par le dynamisme d’une filière bois. Le territoire se caractérise également par des zones en reconversion économique et structurelle qui concernent tout particulièrement les secteurs de la pêche et de l’agriculture. Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois est marqué en son sein par deux fleuves, la Canche et l'Authie, qui puisent leur source sur le bassin sud de l'Artois. La Canche et l’Authie empruntent des chemins parallèles, parfois fortement encaissés (plus de 50 mètres de dénivelé en certains points, avec des fonds marécageux) et donnent jusqu’à la mer un attrait touristique à cette région très verte de la grande Région Nord – Pas-de-Calais. 6 Idéalement placé sur les axes Paris-Londres, Lille-Bruxelles, le Pays Maritime et Rural du Montreuillois est situé sur la même latitude que Saint-Pierre et Miquelon… avec l'avantage pour le secteur de connaître une régularité climatique "Quatre saisons" qui l'engage à faire bon usage de cette météo-diversité, notamment au travers de sa politique touristique, fer de lance de l'économie du secteur. Car outre son influence sur la pureté de l'atmosphère, à l'origine des séjours balnéaires, qui ont fait le renom du Touquet…Paris-Plage et de ses voisines, l'océan aurait également la vertu de concentrer l'iode sur cette portion de côte battue par l'écume de la Manche. Un atout thérapeutique, à partir duquel la cité de Berck s'est forgé une vaste et solide réputation hospitalière. Recul du trait de côte Sous l'effet de multiples facteurs, la conjugaison des courants marins, vents et de l'intervention humaine (construction de digues…), le trait de côte est en recul (jusqu'à 5 mètres par an, en certains points). Un phénomène constaté sur toutes les communes littorales du Pays Maritime et Rural du Montreuillois, de Sainte-Cécile à la baie de l'Authie. En ce qui concerne la baie de l’Authie, une expertise devra être menée en vue d’analyser le recul du trait de côte. Les deux estuaires du Pays Maritime et Rural du Montreuillois (Authie et baie de Canche) souffrent d'une érosion de leur rive nord (musoir) au profit de la rive opposée (poulier). Les sables des dunes, très mobiles, doivent être contenus par la plantation d'oyats. Néanmoins, un zoom sur les millénaires qui nous ont précédés, nous permet d'affirmer sans ambages que l'ère quaternaire aura bien été le théâtre des transformations les plus marquantes pour notre territoire, avec l'ouverture du détroit du Pas de calais, l'isolement de la Grande-Bretagne, tandis que nos côtes se chargeaient de sédiments ou s'abîmaient dans des falaises de craie. C'est dire si le Pays Maritime et Rural du Montreuillois a vocation à se poser comme un lien incontournable entre la Grande-Bretagne et le reste de l'Hexagone… 7 Pêche et patrimoine maritime Même si le Pays n'a plus guère de port de pêche (ni même d'échouage - la spécificité de Berck qui fut premier port d'échouage de France-), cette activité est toujours présente, tant au large que sur la frange littorale… au départ de Boulogne-sur-Mer. Près de 500 familles étaploises vivent toujours de cette activité. Et, comme dans le bon vieux temps jadis, défiant l'ensablement de la baie de Canche, deux équipages débarquent quotidiennement leur pêche frétillante à quai, pour le plus grand plaisir des amateurs de produits frais. Pêche en mer, pêche à pied et chasse au gibier d'eau, dans les mollières (plaines maritimes) ou marais, s'illustrent toujours comme des activités (de loisirs) de l'homme sur le littoral, avec une réplique dans l'arrière-pays, en plaine et en rivière. Longtemps négligé, mais de nouveau favorisé par des vents favorables aux « traditions », le patrimoine maritime suit la tendance et s'affiche. Le Musée de Berck, via des fresques magistrales, propose une immersion dans le quotidien des hommes et femmes de la marine locale. A Etaples, le propos du musée de la Marine n'est pas différent. Dans cette ancienne halle au poisson, une collection savoureuse, élaborée à partir d'objets plus ou moins exotiques et de maquettes, apporte un éclairage sur ce que fut le milieu maritime, une once de rêve en prime… Le Centre de la pêche artisanale, Maréis, propose quant à lui une approche plus scientifique sur la profession de marin-pêcheur. Le Musée Quentovic, avec ses fibules et fabuleux vestiges gallo-romains, n'est pas en… reste. Mais la déferlante maritime ne s'échoue pas là. Ce passé s'exprime désormais également via un folklore très coloré avec la Confrérie du hareng côtier (Berck). Réputé, bien au-delà de nos frontières, le festival du Hareng d'or à Etaples, créé à partir de la vie du groupe des Bon'Z Enfants. Et, comme dans la région, tout est prétexte à faire la fête, au sortir de la saison estivale, à Etaples et à Berck, les célébrations du hareng évoquent le bon vieux temps. 8 Lorsque Montreuil était… sur Mer La sous-préfecture fait parler les pierres Lorsque Montreuil était sur mer… La sous-préfecture de l'arrondissement de Montreuil et siège du Pays Maritime et Rural du Montreuillois peut faire parler son passé maritime, lorsque les navires abordaient peu ou prou ses rivages, via le port de Quentovic (Etaples), pour y décharger leurs caisses de marchandises... Aux VI et VIIe siècles, l'estuaire de la Canche est un centre maritime et commercial de première importance. En témoigne la richesse des collections archéologiques des musées de Berck et d'Etaples. Sage et pragmatique, la cité administrative montreuilloise, tisse aujourd'hui son avenir en faisant parler ses pierres. Celles de ses pavés, celles de ses remparts, qu'elle s'attache à restaurer, via un programme ambitieux. Elle ne pourra jamais assez remercier Victor Hugo d'avoir franchi son enceinte fortifiée pour y puiser son inspiration et rédiger l'une de ses œuvres majeures Les Misérables. La tentation de mettre en scène un son et lumière, au sein de l'extraordinaire écrin de verdure constitué par les remparts de cette vieille cité, n'était que trop forte… Montreuil s’est également érigé en fief de la tradition culinaire, avec quelques tables gastronomiques. Son petit grain de folie, Montreuil le connaît via son Festival des Malins Plaisirs, mais aussi grâce à la programmation de Passerelles, l'association culturelle du Pays de Montreuil. Ce pouvoir d'attraction rejaillit sur les politiques des communes rurales alentours qui s'illustrent par de nombreuses actions menées à la faveur d’animations touristiques. 9 Hucqueliers et son canton Un Haut-Pays Le tout rural. Avec 6 500 habitants, une population vieillissante et une activité reposant essentiellement sur l’agriculture, le canton verdoyant et vallonné d'Hucqueliers est classé zone de revitalisation rurale. Les inondations, dans des vallées particulièrement encaissées, s'inscrivent au titre des priorités des gestionnaires de l'espace et des acteurs locaux. Dans le canton d'Hucqueliers, comme dans d'autres communes rurales du Pays Maritime et Rural du Montreuillois, l'érosion des sols est un chapitre inscrit dans les politiques d'aménagement de l’espace. Profession agricole, SAGE, chantiers-écoles conjuguent leurs efforts (plantation de haies, création de talus… ajustements techniques en amont et aval). Ce qui n'empêche pas ce canton du Haut-Pays de faire preuve d'un dynamisme intercommunal exemplaire et d'une réactivité exacerbée par la nécessité d’une ouverture à l’économie touristique et à de nouvelles productions. Ainsi ont fleuri dans le paysage des initiatives de pratiques culturales "bio" au sein de CUMA (le canton d'Hucqueliers abrite à lui seul 10% des agriculteurs bio du département) ; des activités de diversification (fermes équestres, balades à dos d'ânes, agréments vacances d'enfants à la ferme…). Mettant à profit la vague verte du tourisme, la profession se mobilise dans le but de faire connaître son savoir-faire au travers d'opérations de vente directe (marchés de terroir, labels…). La tendance affichée par la profession agricole s'illustre par une ouverture aux pratiques de développement durable, vecteur d’avenir et de pérennité, via, notamment, une implication au travers des actions du programme Agenda 21. Le désenclavement culturel est à l’ordre du jour. Internet a fait son entrée dans les vingt-quatre communes du canton, via les cyber-centres. Le canton d’Hucqueliers est l’un des premiers cantons de France à bénéficier de cette ouverture au numérique. Un riche patrimoine naturel, historique et paysager Zoomons sur cette brève présentation du Pays Maritime et Rural du Montreuillois pour faire état du riche patrimoine naturel, historique et paysager du secteur. Les dunes du littoral constituent un laboratoire grandeur « nature » pour les spécialistes de la flore, où de nombreuses espèces, en voie de disparition, nichent entre les protubérances sableuses. De Sainte-Cécile (au nord) à la baie d'Authie, frontière naturelle avec la Picardie administrative, une vingtaine de kilomètres de côtes sableuses. Le long de cette frange côtière, quelque 1 500 hectares ont été acquis par le Conservatoire du littoral. Dans ce sillage, la commune de Camiers a obtenu le label EcoStation pour ses efforts menés en direction d’une gestion intégrée de sa zone côtière. 10 Véloroute (un tracé en provenance des Pays-Bas), GR du littoral, sentiers de randonnée, animations pédagogiques et tables d'observation révèlent les curiosités du milieu aux néophytes. L'arrière-pays s'est engagé dans cette politique touristique et nombre de villages sont labellisés 3 ou 4 fleurs. La Vallée de la Course est la parfaite illustration de cette politique (lire en annexes). De toute évidence, dans le cadre du Pays, littoral et arrière-pays vont pouvoir jouer pleinement leurs complémentarités et cimenter leurs relations via un dénominateur commun : l’économie touristique... dont Le Touquet Paris-Plage est parvenu à faire, en quarante ans, une source de vie et d’emplois durant les quatre saisons de l’année, en entraînant ainsi les stations maritimes et les villages voisins à développer leurs capacités respectives de séduction de la clientèle urbaine du nord de la France en recherche d’un « mieux vivre ». L'éclairage de l'Histoire Un bref coup d'œil sur l'histoire, voire sur la préhistoire, de notre région apportera un éclairage à un état des lieux plus contemporain, voire à une mise en perspective des années futures. Ainsi, les plus anciens vestiges faisant état d'un peuplement sur le littoral ont été recensés 700 000 ans avant notre ère, à Wissant. Si l'on passe sur les présentations de l'Homme de Biache (250 000 ans avant notre ère, présent dans l'Arrageois), on notera, vers 1500 avant J.C., la trace d'échanges interrégionaux significatifs, notamment avec la Grande-Bretagne, avant que l'inspiration des habitants de nos contrées ne se nourrisse des apports d'invasions venues de l'est. La région gallo-romaine sera englobée dans un vaste ensemble appelé « Belgique » et divisée en cités. Afin de relier les pôles de développement les uns aux autres – SCOT (schéma de cohérence territoriale) avant-gardiste ? - les premières infrastructures apparaissent. Depuis Nemetacum (Arras, capitale des Atrébates), la célèbre voie romaine -la Chaussée Brunehaut- allait être appelée à irriguer notre littoral. Vers l'an 1000, la population connaît une forte croissance. La terre se gagne sur la mer. C'est alors que, des sables boueux, émergent le marais audomarois (sur près de 4 000 hectares) et les zones littorales. Cette conquête est facilitée au XIIe siècle par le recul progressif de la mer, à l'origine d'une modification profonde de la côte. Avant l'intégration au Royaume de France, sous bonne escorte, notamment celle du Pré Carré d'un certain Vauban, le Pays Maritime et Rural du Montreuillois aura tour à tour flirté avec les influences bourguignonnes, espagnoles, picardes. Il aura été assimilé aux terroirs du Ponthieu, du Boulonnais et de l'Artois… et surmonté ces remises en question, c'est peu dire de sa capacité d'adaptation. 11 L'avenir : une nouvelle techtonique des plaques Au fil de l'Histoire, cette région s'est donc largement illustrée comme étant un carrefour des peuples européens et des échanges économiques. Elle a dû mener un âpre combat pour gagner de l'espace sur la mer, mais s'est montrée apte à relever les défis. Aujourd'hui, grâce au Tunnel sous la Manche, la Grande-Bretagne a rompu son isolement insulaire pour s'unir de nouveau à la crayeuse falaise. Plus que jamais, l'Europe peaufine ses échanges… Si la Chaussée Brunehaut relie toujours les hommes et leurs activités, rajeunie par de bons enrobés, la région est désormais irriguée par de nouvelles liaisons fondatrices: les TGV Lille – Europe, Boulogne - Lille, l'autoroute A16, sans oublier les dessertes portuaires (Calais, Boulogne) et aéroportuaires (Lesquin, Le Touquet). Carrefour des échanges, le secteur l'est resté dans le domaine de l'économie touristique, avec une large clientèle étrangère: Britanniques, Belges, Néerlandais, Allemands, visiteurs nordiques… A présent, au Pays de jouer la carte de l'économie tout court ! De son côté, la mer semble vouloir reprendre ses droits, érodant les terres jadis offertes aux hommes. L'activité sismique qui, jadis, nous sépara de notre voisin britannique, n'est, selon toute vraisemblance, pas éteinte. En atteste l'épisode de l'été 1995 qui fit trembler le sol de la capitale des Flandres à une magnitude de 4,9… sans plus de dégâts. L'avenir est en marche. Et, cette fois, c'est une "tectonique des plaques" d'un genre nouveau (via le rapprochement des quatre EPCI – Mer et Terres d'Opale, Hucqueliers, Montreuillois et Opale sud) qui est appelée à remodeler le paysage régional pour donner naissance à une nouvelle entité - Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois-, promesse d'un futur bâti sur une coopération économique et sociale entre communautés humaines solidaires. Une dynamique de vie liée aux enjeux européens est lancée. Le chapitre qui suit va s'attacher à décrire l'esprit de la charte de développement de ce futur Pays Maritime et Rural du Montreuillois, document de politique contractuelle, pour les douze ans à venir. 12 III.- L’organisation du Pays Maritime et Rural du Montreuillois L’association constitutive du Pays Maritime et Rural du Montreuillois : - est présidée par Léonce Deprez, député du Pas-de-Calais, maire du Touquet et président de la communauté de communes Mer et Terres d’Opale. - Son vice-président est Bruno Cousein, maire de Berck et président de la communauté de communes Opale Sud. - Son secrétaire est Bernard Pion, maire de Montreuil et président de la Communauté de communes du Montreuillois. - Serge Bordzakian, maire d’Hucqueliers et président de la Communauté de communes d’Hucqueliers et environs, est chargé de la trésorerie. Les présidents de ces quatre communautés de communes constituent le bureau de Pays, lequel définit les grandes lignes stratégiques qui vont orienter la politique de développement du Pays. Le bureau prend en compte les observations et propositions du conseil de développement. Le conseil de développement se compose de 40 membres permanents, soit 10 membres par communauté de communes, à raison de 5 élus et de 5 acteurs socio-économiques. Ces 40 membres se réunissent plusieurs fois par an, en séance plénière, afin de valider les étapes essentielles de l’avenir du Pays. Ils contribuent, via l’organisation en groupes de travail, à l’enrichissement du texte de la charte de Pays. 13 Des personnes qualifiées extérieures au conseil de développement, réunies sous l’impulsion de la chargée de mission et de l’animateurs du groupe de travail, ont apporté leur contribution à la réflexion menée au niveau du Pays, au travers de groupes thématiques. Au total, membres du conseil de développement et personnes qualifiées confondus, ce sont quelque 200 personnes qui ont participé à ces débats. Les quatre groupes de travail thématiques du Pays Maritime et Rural du Montreuillois, dont certains ont fonctionné en ateliers, s’ordonnent autour des quatre axes stratégiques : 1) le développement d’une économie touristique pluri-saisonnière à partir de : ses composantes : accueil touristique et hébergement touristique, équipements sportifs et activités sportives équipements culturels et activités culturelles bâtiments religieux et temps de démarches religieuses découverte des attraits de la nature ; ses conditions majeures : développement des accès au Pays développement des activités de formation supérieure liées à l’économie touristique (dans le cadre du premier volet du pôle sud, de l’Université du littoral) ; 2) le renforcement des activités spécialisées liées à la santé et des formations paramédicales et médico-sociales de tous niveaux (dans le cadre du deuxième volet du pôle sud, à Berck, de l’Université du littoral) ; 3) la création d’activités économiques nouvelles à partir d’un parc OPALOPOLIS régional d’ambition internationale et le développement de zones artisanales, industrielles et de services, à l’échelle des besoins de vie des différentes communautés de communes, dont la zone Verton - Rang-du-Fliers, la zone de Wailly-Beaucamp, les zones industrielles de Montreuil et la zone d’activités de Maninghem ; 4) le développement des activités rurales, agro-alimentaires, agri-environnementales et des activités artisanales et industrielles, liées à la mise en valeur des produits de la terre, à la navigation de plaisance, à la rénovation et au développement de l’habitat en espace urbain et en espace rural. L’activité du conseil de développement du Pays Maritime et Rural du Montreuillois ne prendra pas fin avec la rédaction de la charte de Pays. Les membres de cette instance de réflexion et de proposition seront conviés à poursuivre la démarche (pour l’analyse du projet de contrat de Pays à insérer dans le contrat de plan Etat - Région, notamment). Un système de travail en réseau permettra une coopération entre les forces vives des quatre communautés de communes. Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois a vocation à devenir la base d’une Agence régionale de développement (lire en « Annexe 3 ») et va s’attacher dans ce but les collaborations nécessaires. 14 Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois va s’engager dans une démarche plus vaste de concertation avec les conseils de développement voisins : ceux du bassin correspondant au territoire du Syndicat Mixte de la Côte d’Opale. Un engagement qui concernera des thématiques comme le transport, le foncier, le développement économique, l’économie touristique... ; le Pays des 7 Vallées… Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois va constituer un PLIE et intégrer la démarche qui devrait rassembler, à l’automne 2004, les PLIE de Dunkerque, Calais et Boulogne sur différentes thématiques, telles que l’emploi dans les secteurs de l’hôtellerie – restauration. Une première illustration de cette vocation du Pays Maritime et Rural du Montreuillois à s’ouvrir à ses territoires voisins s’est concrétisée par l’ouverture, à Pâques, d’un point d’information de Pays (diffusion de la documentation touristique, communication sur l’événementiel et présentation des produits de terroir…), en collaboration avec le Pays des 7 Vallées, à partir d’une vitrine commune au marché couvert du Touquet. La communication de Pays a pris la forme d’un bulletin de Pays, diffusé à 4 000 exemplaires (élus, acteurs socio-économiques, mairies et communautés de communes…). L’ouverture d’un site internet, renvoyant aux sites des communautés de communes ou communes, est inscrit au titre des projets du Pays. 15 IV -. LES FONDEMENTS DE LA DEMARCHE DE PAYS Un espace plus large de solidarité économique et sociale Il s’agit de rendre plus ambitieuse l’intercommunalité déjà mise en pratique au niveau des régions de Berck-sur-Mer, d’Etaples-sur-Mer, d’Hucqueliers et de Montreuil-sur-Mer, et de l’étendre à un espace plus large de solidarité économique et sociale. La communauté de communes Mer et Terres d’Opale regroupe les espaces centrés sur les communes d’Etaples, du Touquet, de Cucq-Trépied-Stella, de Merlimont et de Camiers. La Communauté de communes du Montreuillois a pour centre urbain Montreuil-sur-Mer. La communauté de communes Opale sud a pour centre urbain Berck-sur-Mer. La Communauté de communes du canton d’Hucqueliers et environs, sur Hucqueliers. Ainsi défini sur la carte du Pas-de-Calais, au côté du Pays des Sept Vallées qui regroupe les surfaces territoriales couvertes par la Communauté de communes d’Hesdin, la Communauté de communes de Fruges, la Communauté de communes Canche-Authie (canton de Campagne-lesHesdin) et la Communauté de communes Canche-Ternoise (canton du Parcq), le Pays Maritime et Rural du Montreuillois peut être considéré comme le sud de la Côte d’Opale et le trait d’union séduisant entre les atouts ruraux et maritimes, centré sur des communes urbaines bien structurées. Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois regroupe sur les dernières bases démographiques officielles (recensement 1999, chiffres de population sans doubles comptes) : - 23 379 habitants pour la communauté de communes Opale Sud (60 000 habitants en moyenne à l’année, compte tenu des 7 313 logements secondaires et des 12 387 emplacements en hôtellerie de plein air) ; 10 331 habitants pour la Communauté de communes du Montreuillois ; 30 333 habitants pour la communauté de communes Mer et Terres d’Opale (70 000 en moyenne à l’année, compte tenu de la population habitant les 8 700 résidences secondaires au Touquet) ; 6 546 habitants pour la Communauté de communes du canton d’Hucqueliers et environs soit un total de 70 589 habitants (et une moyenne d’environ 150 000 habitants à l’année). Ces données démographiques devront de plus en plus tenir compte de la population résidentielle et touristique chaque année de plus en plus nombreuse, au fil des quatre saisons, jusqu'à doubler le peuplement de ce Pays Maritime et Rural du Montreuillois. 16 La population active peut être évaluée au niveau de 27 à 30 000 personnes, le chômage reconnu se situant autour de 13 à 15 % (données de 1997). L’analyse des niveaux de diplômes de la population concernée démontre la nécessité et l’urgence de renforcer les équipements d’enseignement technologique de niveau Bac et ceux d’enseignement supérieur, Bac+2. L’analyse des données touristiques de la Côte d’Opale révèle que les capacités hôtelières du Pays Maritime et Rural du Montreuillois imposent un développement de la vie touristique à l’année, pour aboutir à une rentabilité des investissements et à une sécurité de l’emploi. L’association des structures intercommunales a pour objectif et pour conséquence heureuse de constituer un ensemble territorial s’inscrivant dans la logique des projets de développement des « pays » officialisée par la loi Pasqua de 1995 et confirmée par le nouveau gouvernement comme l'une des bases de la nouvelle politique d’aménagement du territoire. Un Pays Maritime et Rural du Montreuillois à insérer, avec ses projets, dans un Schéma régional d’aménagement et de développement du territoire, dont les Schémas de cohérence territoriale (SCOT) Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois s’insère désormais au côté du Pays des Sept Vallées, reconnu depuis plusieurs années. Il compte parmi les plus attractifs des quinze territoires de la Région Nord - Pas-de-Calais, tels qu’ils ont été proposés à la suite des analyses de la commission Plan et Projets de Territoire du précédent Conseil Régional. C’est un territoire unifié par deux atouts fluviaux, l’Authie et la Canche, elle-même rejointe par la Course, le Witrepin et la Dordogne, dont les vallées verdoyantes rejoignent un espace littoral linéaire riche de longues plages de sable fin. C’est un territoire qui s’identifie par sa relation naturelle à la mer. C’est cette situation géographique privilégiée du secteur Etaples / Le Touquet / Montreuil / Berck / Hucqueliers qu’il s’agit désormais de mettre à profit pour rééquilibrer la vie économique et sociale de la Région Nord - Pas-de-Calais, à partir d’un plan de développement du Pays Maritime et Rural du Montreuillois. 17 Ce rééquilibre de la Région Nord - Pas-de-Calais imposera dans le Schéma régional d’aménagement et de développement du territoire, et dans le Contrat de plan Etat - Région 20032007, la réalisation de liaisons routières rapides, ainsi que l’électrification des lignes ferroviaires Arras–Etaples et Amiens–Boulogne, par Etaples – Le Touquet, qui manquent encore à la desserte de la Côte d’Opale. C’est pour éviter l’inefficacité d’un soutien de l’Etat et de la Région en ordre dispersé que la Communauté de communes du Montreuillois, la communauté de communes Opale Sud, la communauté de communes Mer et Terres d’Opale et la Communauté de communes du canton d’Hucqueliers, ont décidé l’élaboration d’une charte du Pays Maritime et Rural du Montreuillois, qui sera suivie d’un contrat de pays, qui favoriserait l’application d’une stratégie cohérente de la Région et de l’Etat en direction de ce territoire sud de la Côte d’Opale. Ce plan de développement du Pays Maritime et Rural du Montreuillois sera présenté dans le cadre d’un projet de contrat de « Pays » à partir de la nouvelle architecture des contrats de plan Etat - Région, élaborés par le nouveau gouvernement, et qui se définit en deux volets : le volet régional et le volet territorial. Les élus des bureaux des quatre structures intercommunales entendent participer activement à la contractualisation entre la Région et l’Etat pour assurer, au niveau du territoire, une politique créatrice d’activités nouvelles et d’emplois, dans le respect de trois impératifs : l’efficacité économique, la justice sociale et la mise en valeur de l’environnement. Ces mêmes élus du Pays Maritime et Rural du Montreuillois veulent pouvoir, par l’intérêt et le rayonnement des projets liés à ce Pays, bénéficier des crédits Région et des crédits Etat liés au volet territorial du contrat de plan 2000-2006, et pour ceux le méritant, du concours complémentaire des fonds structurels européens. Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois veut préparer les bases de son avenir à partir de ce contrat de « Pays » qui s’insérera dans le deuxième volet du Contrat de Plan Etat - Région 2000-2006 et qui aura pour base les principaux projets conçus, préparés et mis au point au niveau des 4 communautés de communes. 18 V.- L’ECLAIRAGE DU PROJET DE CHARTE DE DEVELOPPEMENT DU PAYS MARITIME ET RURAL DU MONTREUILLOIS Afin de renforcer l'unité économique et sociale du territoire, et d’affirmer son identité, les élus ont décidé d’éclairer par la charte du Pays Maritime et Rural du Montreuillois le futur contrat de Plan Etat – Région 2000 – 2006, avec une ambition commune : - faire prévaloir la qualité des projets plutôt que leur quantité ; conforter une logique de projets communautaires sur la base d’une volonté commune ; retenir la pertinence de l’échelle territoriale pour chaque projet. 1.- LE RESPECT DES LIGNES DIRECTRICES NATIONALES Dans la région Nord – Pas-de-Calais, la stratégie de l'Etat s’organise autour de quatre lignes directrices, à savoir : 1. Poursuivre la conversion économique avec une ambition de développement durable, en particulier par la promotion de projets économiques créateurs d’emplois et en ouvrant l’économie sur l’extérieur. Un effort devra être mené en matière d’économie touristique et particulièrement pour améliorer l’accueil de la navigation de plaisance et du transport aérien. 2. Maintenir la cohésion sociale et territoriale en intensifiant la lutte contre le chômage et l’exclusion, notamment par le développement des métiers liés aux services aux personnes et au traitement de l’environnement. 3. Contribuer à l’épanouissement culturel et social de tous, en garantissant une formation de qualité et en développant l’offre d’activités sportives et culturelles. 4. Préparer l’avenir par une politique de projets innovants ouvrant la région Nord – Pas-deCalais aux nouvelles technologies. En réponse à ces préoccupations, le Pays Maritime et Rural du Montreuillois proposera des projets concrets et convergents de développement durable s’articulant autour de quatre axes majeurs de développement. Une politique qui doit s'enraciner dans un environnement de qualité exceptionnelle par rapport aux autres secteurs géographiques de la Région Nord – Pas-de-Calais. 19 2.- LA VOLONTE DE MISE EN VALEUR DE QUATRE ATOUTS PRINCIPAUX Situé au sud du littoral de la région Nord – Pas-de-Calais, le Pays Maritime et Rural du Montreuillois dispose de quatre atouts incontestables qui favorisent son développement : 1. la proximité de grandes métropoles régionales et internationales : Lille, Amiens, Paris, Londres, Bruxelles et Strasbourg ; 2. la présence d’axes autoroutiers reliant ces métropoles nationales et régionales au sud du littoral Nord – Pas-de-Calais, ainsi que l’existence de deux aéroports du Touquet et de Berck ; 3. la vitalité et le rayonnement de stations touristiques maritimes très attractives, dont Le Touquet, qui a réussi à s’affirmer par une vocation touristique « 4 saisons », et des villes au caractère très spécifique comme Montreuil-sur-Mer, Etaples-sur-Mer et Berck-sur-Mer ; 4. un avant-pays constitué de vallées accueillantes, géré par des structures de coopération intercommunale couvrant les cantons d’Etaples, de Montreuil, de Berck et d’Hucqueliers. 3.- LE PLAN DE MISE EN VALEUR DU TERRITOIRE ET DE DEVELOPPEMENT BASE SUR QUATRE AXES STRATEGIQUES C'est à partir des atouts précédemment énoncés, que les acteurs du Pays Maritime et Rural du Montreuillois veulent organiser le développement économique et social de ce territoire. Ils entendent ainsi valoriser leur territoire sur la base de quatre axes stratégiques : 1° - Poursuivre la mise en valeur touristique dans l’objectif d’une économie touristique « quatre saisons », politique de conversion économique imposée par un territoire rural qui se désertifie ; une exploitation maritime qui, désormais, se concentre à Boulognesur-Mer ; et un tissu social qui, en conséquence, tend à se déliter. Un état des lieux qui oblige au : 20 Développement d'une économie touristique pluri-saisonnière a. à partir de ses composantes : b. - accueil touristique et hébergement touristique ; - équipements sportifs et activités sportives ; - équipements culturels et activités culturelles ; - bâtiments religieux et temps de démarches religieuses ; - découverte des attraits de la nature. à partir de ses conditions majeures : - le développement des accès au Pays ; - le développement des activités de formation supérieure liées à l'économie touristique, dans le cadre du premier volet du pôle sud (à créer) de l’Université du littoral. Le Pays Maritime et Rural du Montreuillois s’impose comme un territoire à vocation touristique, bien desservi, qui est appelé à offrir aux grandes agglomérations urbaines voisines les possibilités de séjours de mise en forme, de congrès, de séminaires, d’évasion de fin semaine, et de fin de trimestre. Le Pays est en mesure de répondre à des besoins divers et variés, répondant à des envies de nature, de sport, de culture, de vie familiale ou individuelle mieux équilibrée. Car, désormais, ce territoire est irrigué par les autoroutes A16 et A26. Mais il a fallu plus de dix années de mobilisation pour l’ouvrir à son environnement européen et le relier aux agglomérations de Paris, Londres, Bruxelles, Strasbourg, Amiens, Boulogne, Calais et Dunkerque. La Côte d’Opale, dont le Pays du Montreuillois est le pôle le plus attractif, devient même l’espace maritime appelé à répondre aux besoins d’horizons marins de l’Alsace et de la Lorraine. La poursuite de la mise en valeur de ce Pays Maritime et Rural du Montreuillois, à la fois rural et littoral, comme source de vie touristique, est une nécessité première pour sa population active. Mais elle doit s’inscrire dans une perspective d’adaptation aux quatre saisons de l’année, condition d’une progression économique durable et de créations d’emplois pérennes. Pour être crédible, cette politique doit s’étendre à l’ensemble des communes constituant ce Pays dans une complémentarité, déjà bien réelle, mais qui doit être accentuée entre communes maritimes et rurales. L’objectif prioritaire est le renforcement et la diversification d’équipements touristiques publics, afin de compléter les équipements existants et d'entraîner ainsi le développement et la diversification d’équipements touristiques privés, et d’emplois privés, à caractère hôtelier, artisanal, commercial et d'équipements propres aux professions libérales. Les points forts représentant les attraits du territoire du Pays Maritime et Rural du Montreuillois sont clairement définis à travers 4 thèmes-clefs : 1. 2. 3. 4. vie de la nature vie sportive vie culturelle vie familiale et associative en communautés communales, intercommunales, soudées par de solides traditions et des valeurs communes. 21 Chaque thème-clef ainsi défini ouvre la piste d’un futur à enrichir par des aménagements nouveaux et des équipements nouveaux. Notamment, pour répondre aux besoins de la vie culturelle. Dans ce sens, l’importance d’une bibliothèque intercommunale à Berck, complétée par une salle susceptible de s’ouvrir à des spectacles divers, apparaît aussi évidente pour demain qu’une grande salle de concert spécialisée sur l’espace Nouveau Siècle du Touquet, autant qu’un hôtel sur le quai Nord d’Etaples, une médiathèque au centre ville d’Etaples, et divers hébergements touristiques dans tel ou tel contexte d’accueil touristique à développer sur le territoire des quatre communautés de communes. Dans le même sens, il apparaît nécessaire de sauvegarder des bâtiments religieux, telle la Chartreuse de Montreuil, qui doivent être pérennisés autant pour la vie spirituelle, qu’ils symbolisent, que pour la vie culturelle à développer au niveau de la Région Nord – Pas-de-Calais. 2° - Maintenir et renforcer la vocation de Berck-sur-Mer, point fort historique des équipements de santé du littoral, qui doit demeurer un pôle d’excellence de la région Nord – Pas-de-Calais dans le domaine des activités liées à la santé, par : le renforcement des activités spécialisées liées à la santé et des formations paramédicales et médico-sociales de tous niveaux, dans le cadre d’un deuxième volet, à fixer à Berck, du pôle sud (à créer) de l’Université du littoral. Les activités de santé sont liées à l’histoire du Pays Maritime et Rural du Montreuillois. On les retrouve au travers des établissements privés - Groupe Hopale - ou publics - Hôpital maritime (AP–HP)- de Berck-sur-Mer. Ces établissements de santé ont été créés et développés en fin de siècle et durant le siècle passé, en raison de la qualité de l'air et de l’environnement maritime du secteur. La réputation de savoir-faire du personnel attaché à ces établissements a fait le reste. La pérennité de ces activités de santé est indispensable pour l’équilibre économique et social du Pays Maritime et Rural du Montreuillois. Reste à relever le défi de la modernisation, via la réalisation de projets innovants dans ce secteur caractérisé, plus que tout autre, par des activités de pointe et une constante évolution. Cette activité hospitalière a été renforcée dans fin du XXe siècle, par la création, 1995, du Centre hospitalier de l’arrondissement de Montreuil (CHAM), à Rang-du-Fliers, et de son unité psychiatrique ; et par les équipements médico–sociaux implantés à Berck-sur-Mer, Montreuil-sur-Mer ou Campagne-les-Hesdin ; la clinique et l’établissement de soins palliatifs des Acacias, à Trépied-Cucq ; et la clinique d’Hesdin… 22 Autre point fort de cet axe stratégique : le développement des formations paramédicales et médico-sociales de tous niveaux (instituts de formation médicale, écoles de kinésithérapie, d’ergothérapie ou concernant toute nouvelle approche thérapeutique ; formation aux nouvelles technologies médicales et para-médicales ; formations sociales…). La formation d’infirmières, dont le manque fait cruellement défaut, et de kinésithérapeutes est désormais ancrée dans des établissements berckois appelés à se développer dans une restructuration globale du potentiel exceptionnel d’établissements de santé, dont est déjà dotée la ville de Berck-sur-Mer. 3° - Réaliser un parc d’activités technologiques OPALOPOLIS, sur les Hauts d’Etaples, dont la conception a été élaborée à la fin des années 1980, qui doit assurer à la Côte d’Opale un développement économique basé sur des projets innovants. Capitaux, chercheurs et cadres devraient pouvoir être attirés par l’environnement de grande qualité de ce parc de 120 hectares, situé dans la perspective de la base de la Canche, et compléter cette valorisation du territoire, par la création de zones artisanales, industrielles et de services. D’où l’objectif, en chaque communauté de communes, de : La création d’activités économiques nouvelles à partir d’un parc OPALOPOLIS régional d’ambition internationale et le développement de zones artisanales, industrielles et de services, à l’échelle des besoins de vie des différentes communautés de communes, dont la zone Verton - Rang-du-Fliers, la zone de Wailly-Beaucamp, les zones industrielles de Montreuil et la zone d’activités de Maninghem. Dans le cadre du Contrat de plan 2000 – 2006, et notamment en regard de la 4ème ligne directrice nationale portant sur la « préparation de l’avenir par des projets innovants », la réalisation du projet de parc OPALOPOLIS s’impose, comme espace d’accueil de vie nouvelle, adaptée aux besoins du futur. Les facteurs de réussite du parc technologique OPALOPOLIS Desservi par l'autoroute A16, le projet OPALOPOLIS peut devenir, au cœur du NordOuest de l’Europe, à l’image de Sofia Antipolis et à l’échelle de la région Nord - Pas-de-Calais, un nouveau pôle de développement technologique de rayonnement européen. Avec l’appui de la Chambre de commerce et d'industrie de Boulogne – Côte d’Opale, ce projet doit pouvoir conjuguer tous les atouts d’un environnement exceptionnellement attractif. Le projet OPALOPOLIS est appelé à devenir une source de vie nouvelle, créatrice d’emplois de tous niveaux, au profit de toute la population du Pays Maritime et Rural du Montreuillois. 23 La réussite du parc OPALOPOLIS est liée à trois atouts : - 1) complémentarité des communes appelées à s’unir pour son succès : Le Touquet, station touristique 4 saisons, de réputation internationale avec ses espaces boisés dominant l’estuaire de la Canche, ses équipements sportifs et culturels, sa piste d’aéroport international et les espaces que celui–ci peut ouvrir à des activités tertiaires nouvelles ; Etaples, avec l’attrait de son pittoresque port de pêche et les 100 à 150 hectares disponibles des Hauts d’Etaples, qui représentent une base de vie future ; les communes du Pays Maritime et Rural du Montreuillois, maritimes ou rurales, qui disposent d’espaces verts, et dont les activités de petites entreprises artisanales peuvent trouver une source de travail à partir des besoins d’aménagement des espaces du Parc. 2) la réalisation proposée au Conseil Régional, au sein du parc, d’une antenne universitaire de formation initiale et continue de l’Université du littoral, axée sur l’économie touristique. 3) le rôle levier de certaines entreprises de pointe, tant à Etaples, comme l’entreprise VALEO, de rayonnement international, qu’à Montreuil ou à Berck, et dans les vallées de la Canche, de l’Authie et de leurs affluents. Les composantes du parc technologique OPALOPOLIS OPALOPOLIS a l’ambition d’accueillir des activités technologiques dans des créneaux porteurs d’avenir et correspondant aux vocations traditionnelles et futures de la Côte d’Opale. Ces activités doivent trouver leur origine dans les technologies nouvelles liées aux besoins qualitatifs de l’environnement, de l’habitat, du paysagisme, de l’information, de la production artistique, de la formation à la gestion de l’économie touristique. Ces activités de PME doivent être attirées par la qualité de l’environnement, par la situation géographique remarquable du parc OPALOPOLIS et par les attraits de ce Parc, comme cadre de travail et de vie, en complément de ceux du Touquet, d’Etaples et des communes voisines. Ce Parc OPALOPOLIS doit trouver son complément dans les petites zones industrielles ou artisanales déjà créées ou en devenir à Berck, Verton-Rang-du-Fliers, Montreuil, WaillyBeaucamp et Maninghem. Car l’ambition du Pays Maritime et Rural du Montreuillois doit être d’irriguer le tissu économique de nouveaux flux d’activités portés par les PME, en prolongement de pôles d’excellence, comme le sera le parc OPALOPOLIS - parc d’activités technologiques et à grande qualité environnementale - ou d’espaces prévus par les communautés de communes pour l’accueil d’entreprises. Ces autres zones d’activités doivent s’ouvrir aux besoins de nouvelles entreprises industrielles, commerciales, artisanales ou de services. 24 4° - Soutenir l’activité de base de l’agriculture, les activités maritimes, ainsi que les obligations liées à l’entretien de l’environnement, qui sont au coeur des préoccupations des élus du Pays Maritime et Rural du Montreuillois, par : Le développement des activités rurales, agro-alimentaires, agrienvironnementales et des activités artisanales et industrielles, liées à la mise en valeur des produits de la terre, à la navigation de plaisance, à la rénovation et au développement de l’habitat en espace urbain et en espace rural le territoire rural du Pays devant être entretenu et mis en valeur prioritairement par les « Paysans », dont c’est la vocation d’origine. L’avenir du Pays Maritime et Rural du Montreuillois passe par la mise en valeur et l’entretien de notre patrimoine commun le plus précieux - le territoire -, dans le souci d’un développement durable. Dans ce registre, un rôle prépondérant est dévolu aux agriculteurs, appelés à devenir les « entrepreneurs » de l’entretien du territoire au sein de l’espace rural. En premier lieu, le Pays Maritime et Rural du Montreuillois se doit de maintenir l’activité agricole sur son territoire ; de stimuler la labellisation des produits agricoles ; de développer des activités en aval, en favorisant la transformation des produits agricoles de base, pour créer de la valeur ajoutée. L’enjeu, pour le territoire, est de démontrer sa capacité à renforcer et à développer son caractère de pôle agro-alimentaire. Mais il réside également dans la capacité des professionnels à innover et à s’atteler à des activités de diversification. La filière « bio » peut être l’une des pistes de cette ouverture. De même que la filière bois et les activités de l’agro-tourisme. Néanmoins, le territoire présente des problématiques différentes selon les secteurs considérés : - l’érosion des sols, qui, de façon plus ou moins sensible, concerne tous les secteurs du Pays, fait l’objet d’une prise en compte notable et d’aménagements sur le territoire de la communauté de communes Mer et Terres d’Opale. - la préservation des ressources en eau, notamment autour du champ captant d’Airon-Saint-Vaast – approvisionnement de la ville de Berck et environs – se pose comme la thématique d’Opale Sud. - dans le canton d’Hucqueliers, où l’agriculture est très présente (au travers de l’activité d’élevage, notamment), la question gravite autour de l’évolution de la réglementation et la réforme de la PAC : « Que va-t-il advenir de l’élevage ? » « Avec quelle évolution sur le paysage ? » L’avant-pays vallonné de la Côte d’Opale, constitué par les cantons de Montreuil et d’Hucqueliers se prend, de façon de plus en plus significative, au fil des années, à surfer sur la vague verte de l’agro-tourisme (vente directe de produits, fermes-auberges ou gîtes, visites d’exploitations…). 25 Le développement de l’agro-alimentaire, de la filière bois, d’activités artisanales nouvelles… doit redonner des chances de travail au monde rural. L’enjeu est de taille. Et, au travers de ce volet agricole, la notion d’aménagement du territoire puise toute sa signification. Car c’est de la vitalisation (pour ne pas dire de la revitalisation) des zones rurales dont il est question. La façade maritime du Pays Maritime et Rural du Montreuillois se prête aux nombreuses activités de loisirs surfant sur la mer… ou qui empruntent son rivage pour terrain de jeu. Terrain de jeu, certes. Mais la mer s’affirme ici aussi comme le lieu de travail de quelque 400 familles étaploises, berckoises… et des communes rurales voisines. Après la Seconde Guerre mondiale, deux facteurs essentiels - l’ensablement de la Canche et l’attractivité du port de Boulogne - ont conduit la flottille étaploise à débarquer le poisson sur les quais d’un site qui allait rapidement affirmer sa capacité à briguer le rang de premier port de pêche français et de plus importante plate-forme de transformation européenne du poisson. Fidèle à sa tradition, et pas moins qu’hier, la flottille étaploise compte une petite centaine de bateaux. La passion anime toujours les hommes. Les vocations sont toujours aussi nombreuses, même si les contraintes administratives émanant des directives de Bruxelles, se font toujours plus pesantes. Aujourd’hui, ces Etaplois pèsent de tout leur poids dans la balance économique du premier port de pêche, en produisant 50% du tonnage réalisé, soit 25 000 tonnes. A savoir, d’ailleurs, que les 50% restants sont le fait de la pêche hauturière ou de la pêche à la journée. Le siège social des marins – la Coopérative maritime étaploise, créée en 1958 – se situe à Etaples, ainsi que leur domicile. Les capacités du port de Boulogne assurent l’avenir de la population maritime étaploise. Si à Etaples, le nombre d’emplois induits par cette activité se limite au commerce du poisson, à une banque dédiée à la profession, voire à quelques emplois de maintenance, à Boulogne, en revanche, 6 à 8 000 emplois gravitent autour de la filière poisson sur la Côte d’Opale. Annuellement, 300 000 tonnes de poisson transitent et sont transformées à Capécure. Si, du fait même de la situation estuarienne, un retour des bateaux de pêche n’est plus envisageable au port d’Etaples, la Coopérative maritime étaploise a quelques projets en tête, notamment celui d’agrandir son restaurant de poisson et d’augmenter la surface d’exposition de son commerce, dédié aux produits typiquement marins. L’économie touristique favorise la consommation de poissons autour du point d’ancrage des marins étaplois à Etaples. Il faut, à cet égard, souligner l’effort consenti par deux bateaux, qui, chaque jour, débarquent encore le poisson frais à quai, comme au bon vieux temps jadis. La vente aux étals, sur le quai d’Etaples, continue à attirer autochtones et touristes. Activités agricoles ou maritimes demeurent des activités de base. Elles imposent autant que le développement de l’économie touristique, un respect de l’environnement, dans une politique de mise en valeur du territoire. Partant de ce constat, et dans le respect de la loi littoral, le Pays Maritime et Rural du Montreuillois a la volonté de faire sortir de « mer », à l’embouchure de l’estuaire de la Canche, rive Sud, et en complémentarité avec les activités du port départemental d’Etaples, 26 rive Nord, un espace d’accueil de bateaux de plaisance. Ce site, sous le nom de Port Nature Canche, composé de ses atouts rive Nord et rive Sud, est appelé à favoriser le développement, sur la rive Nord d’Etaples, d’activités artisanales liées à la navigation de plaisance. Autre chance d’avenir pour le Pays Maritime et Rural du Montreuillois : les activités liées à la construction, via un programme pluri-annuel de rénovation et de développement de l’habitat, ainsi que les activités liées au paysagisme et à l’amélioration des infrastructures routières. Il y a là source de travail et d’emplois pour de nombreuses PME. L’avenir de celles-ci est garanti par le très grand pouvoir d’attraction des espaces maritimes et ruraux de notre région sud de la Côte d’Opale, appelés à accueillir une population du Nord de la France aspirant à une qualité de vie qu’elle trouvera plus sur notre littoral rural qu’au sein des concentrations urbaines. La moitié des résidences secondaires de la région Nord – Pas-de-Calais (près de 30 000) se trouve, dès à ce jour, sur le territoire de l’arrondissement de Montreuil : ceci conforte l’idée que le secteur du bâtiment est un atout important pour notre « Pays » du Montreuillois. Dans cette zone de nature privilégiée qu’est le Pays Maritime et Rural du Montreuillois, la politique de l’environnement (les pollutions agricoles, industrielles, automobiles, sonores ou visuelles, la politique des déchets ou de l’eau, les accès à la nature… l’aménagement du littoral) doit être à la hauteur des ambitions du Pays. Car l’avenir de ce Pays est intimement lié à son image et à la qualité de vie qu’il aura la capacité d’offrir, dans les prochaines décennies, à des touristes de plus en plus nombreux, Français et Européens. 27 CONCLUSION Après la validation de cette charte et la mobilisation de toutes les forces vives des quatre communautés de communes autour des 4 axes stratégiques de développement, posés dans ce document, les projets à présenter dans le contrat de Pays marqueront la deuxième étape de l’action entreprise par le Pays Maritime et Rural du Montreuillois pour sa mise en valeur et son développement économique. Conçus et sélectionnés à l’échelle de chacune des communautés de communes, ces projets seront d’abord l’objet d’un contrôle de leur cohérence par rapport aux 4 axes stratégiques. Après analyse par le Conseil de développement et par le bureau du Pays de leur impact possible sur le développement économique et social du « Pays », ces projets seront intégrés selon un plan d’urgence dans le document « Contrat de Pays » à soumettre à la Région et à l’Etat, pour la fin décembre 2004. 28