chroniques dionysiennes
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Chômeurs en lutte le 6 N° 768 0,61 € Hebdomadaire d’information locale du 3 au 9 décembre 2008 Visites du patrimoine, haltes dans les poches d’habitat insalubre, débat sur la loi Boutin… Vendredi 28 novembre, la municipalité organisait une journée du « droit au logement pour tous ». page 3 Le tennis au mieux de sa forme GÉRARD MONICO Le logement dans tous ses états La section tennis du Sdus va disputer le championnat de France en N2, pour ses équipes premières, féminine et masculine. Et la relève se prépare avec 200 jeunes inscrits à l’école du club. page 10 Librairie du 22, rue Jean-Jaurès Depuis 10 ans, Folies s’ancre LIBRAIRIE Folies d’encre. La petite embarcation du centre-ville résiste, contre vents et marées – et parfois, ça tangue fort – au temps qui passe. Depuis une décennie, le lieu créé par Sylvie Labas s’est fait un nom et un renom. Il collectionne aussi des aficionados qui militent pour que perdurent de tels espaces dédiés à la lecture, les Fous d’encre qui, à cette occasion, viennent de sortir un petit journal. Parmi les plus beaux moments partagés avec ses amis lecteurs, le passage de Luis Sepulveda et de Erri de Luca. Retour sur une naissance et sur le programme des dix bougies avec, vendredi 5 décembre, une soirée italienne et, samedi, un bal. page 9 www.lejsd.com CHRONIQUES DIONYSIENNES Génération slam. Ça y est, le CD est sorti! Dans une salle de la Ligne 13 comble, en présence de Philippe Vallin, l’un des ordonnateurs de l’affaire, de Grand Corps Malade, parrain de l’aventure à travers ses ateliers, et de Didier Paillard (qui, aux dernières nouvelles, n’a pas slamé…), tous les poètes et musiciens protagonistes de l’album, âgés de 11 à 85 ans, ont proposé, dans une ambiance complice, des extraits de l’album Génération slam et des textes écrits plus récemment. Un bel aboutissement pour un beau projet… Qui ne s’arrêtera sans doute pas là. B.L. La classe. En attendant la présentation au Théâtre Gérard-Philipe, en mars-avril 2009, de Classe, spectacle tiré du livre éponyme de Blandine Keller (publié aux éditions P.O.L. en 2004), lui-même écrit à partir de son expérience d’enseignante au collège Barbusse, une première approche a été donnée le 21 novembre dans le cadre des ateliers artistiques en milieu scolaire du TGP. Des élèves de 5e du collège Elsa-Triolet ont présenté des extraits du livre, comme une bande-annonce. B.L. Égalité. 1er au 6 décembre, Semaine de l’égalité. Elle tombe particulièrement bien cette année en ces temps avérés d’inégalité. Et quand l’égalité fait défaut, la solidarité en demande plus. Le 1er décembre, c’était aussi le lancement de la campagne d’hiver des Restos du cœur. On sait d’ores et déjà que l’augmentation de la fréquentation était spectaculaire dès la première journée. D.Sz Velcom, bienvenue. Pour un peu, on entendrait la voix de Lisa Minelli dans Cabaret, « Welcome, bienvenue… ». En fait ce Velcom est le nom des vélos en libre-service que Plaine commune va mettre en service dès l’été prochain. Des deux-roues jumeaux des Vélib de Paris, qui eux dès avril remonteront à la Plaine. Il y aura donc des stations séparées et des abonnements (au même prix) différents. Peut-être un peu de quoi se mélanger les pédales. G.R. Bravo! Jeanne de la zone, écrit par Frédérique Jacquet, a reçu le Prix de la presse jeunes 2008 lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Une belle récompense pour Frédérique, qui travaille à Saint-Denis depuis longtemps, et pour le directeur des éditions de l’Atelier, Bernard Stéphan, qui y habite. B.L. GÉRARD MONICO L’Apeis, comme d’autres organisations, appelle à une journée nationale contre le chômage et la précarité. À la bourse du travail, l’association reçoit de plus en plus de monde. Reportage. page 2 actualités actualités En Bref turs ingénieurs tout au long de leur scolarité, la Maison de l’alternance du Cnam à Saint-Denis offre un suivi personnalisé comme le soutien pédagogique, le double tutorat école et entreprise ou l’accès à des clubs sportifs, culturels ou technologiques. « Mettre l’accent sur le secteur tertiaire » Installée à Saint-Denis depuis trois ans, cette antenne du Cnam est divisée en deux pôles : l’un est dédié à l’enseignement et à l’apprentissage, l’autre se concentre sur la recherche sous l’égide de l’Institut national de métrologie (INM). Outre les relations privilégiées entretenues avec les entreprises du département pour répondre à leurs besoins de maind’œuvre en formation, des contacts permanents sont également établis avec les universités Paris 8 et Paris 13. D’après Jean-François Rialland, responsable de l’alternance du Cnam de Saint-Denis, plus de 80 % des élèves fraîchement émoulus « trouveraient un emploi durable dans une entreprise. Mais, poursuit-il perplexe, le contexte actuel de crise pourrait faire chuter ce chiffre promet- GÉRARD MONICO MAINTENANCE de véhicules, génie électrique, mécanique et électronique et télécommunications, voilà autant de formations nouvellement dispensées au Cnam (Conservatoire national des arts et métiers). Celuici propose en alternance aux jeunes apprentis des périodes de travail dans les entreprises associées au projet, parmi lesquelles Citroën Saint-Denis, EDF, Renault ou Thalès… De fait, durant leurs trois ans d’étude, les élèves bénéficient du double statut de salarié et d’étudiant et sont de plain-pied confrontés au monde du travail. Ces formations s’adressent aux moins de 26 ans, titulaires d’un BTS, DUT ou diplôme équivalent. Afin d’accompagner ses fu- LES MILITANTS du Réseau éducation sans frontières (RESF) de Saint-Denis appellent à un rassemblement jeudi 4 décembre, devant la sous-préfecture, pour soutenir une famille turque visée par une expulsion (1). Dans ce réseau surtout formé d’enseignants et de parents d’élèves, l’alerte était lancée le lundi 24 novembre. Ce jour-là, vers 16 h, des policiers se sont présentés au domicile d’Elif Isik, une Kurde de Turquie, âgée de 33 ans et mère de trois enfants. Elle ne leur a pas ouvert la porte. Déboutée de la demande de droit d’asile qu’elle avait déposée lors de son arrivée en France en 2005, la jeune femme est visée par une OQTF, obligation de quitter le territoire, contre laquelle elle n’a exercé aucun recours. Une fois les policiers partis, elle appelle à l’aide une amie, qui en avertira le collège Degeyter, où Cnam, 25 novembre, accueil des apprentis ingénieurs. teur, nous sommes aujourd’hui dans l’inconnu. » À l’heure actuelle, l’établissement de SaintDenis compte environ 600 élèves, mais espère doubler ce nombre d’ici trois ans. Les filières techniques étant déjà bien implantées, « l’objectif désormais est de développer des filières orientées vers le commerce, la comptabilité et la finance, explique M. Rialland. Nous voulons mettre l’accent sur le secteur tertiaire ». Fondé sur la méritocratie, terme très en vogue par les temps qui courent, le Cnam s’adresse à des étudiants aux profils différents de ceux que l’on peut retrouver en classe préparatoire. « Nous formons des jeunes qui ont envie d’être dans l’action, précise M. Rialland. Nous ne voulons pas des savants, mais des personnes à même de monter des projets. Et ici, le potentiel est énorme. Contrairement à d’autres écoles, nous ne demandons pas d’analyser les problèmes mais de les résoudre. Au Cnam en particulier, nous cherchons à tirer profit d’autres qualités. Ce qui prévaut, c’est l’envie. » est scolarisé Hasan, l’aîné de Mme Isik. L’établissement en informe sitôt l’école Jules-Guesde, que fréquente Huseyin, son deuxième fils. Et la solidarité s’organise. La jeune mère et ses enfants sont hébergés incognito, tandis qu’une pétition est lancée au collège comme à l’école pour demander un réexamen de sa situation par le préfet en vue d’une régularisation. Le samedi 29 novembre, une délégation du comité de soutien, qui s’est improvisé avec des enseignants et des parents, se rend au commissariat « pour demander des explications ». Sans résultat. « Ils sont venus les chercher jusque chez eux ! », dénoncent-ils dans les tracts qu’ils ont distribués dimanche sur le marché. Réunion de l’AUT L’Association des usagers des transports AUT Plaine commune organise lundi 8 décembre, de 18 h 30 à 20 h 30 à la bourse du travail (9-11 rue Génin), une réunion publique avec des représentants de la RATP sur M.L. � (1) Rendez-vous jeudi 4 décembre à 17 h devant l’école Jean-Vilar, rue des Boucheries. Sensibilisation à la Loi Dalo Université Paris 8 DU 23 OCTOBRE au 5 décembre, un bus affrété par le Secours catholique, la Fondation Abbé Pierre et un collectif d’associations s’est arrêté dans 9 villes pour sensibiliser à la loi sur le droit au logement opposable (Dalo). Le 1er décembre, il a fait halte à Saint-Denis. Sur la place Jean-Jaurès, le véhicule à étage a servi de fond de scène aux orateurs. Parmi eux Augustin Legrand, des Enfants de Don Quichotte, pour qui cette loi Dalo « est assez extraordinaire dans le sens où l’on va APRÈS deux semaines de grève, la reprise des cours a été votée le lundi 1er décembre par les étudiants de l’UFR (Unité de formation et de recherche) de droit de l’université Paris 8. À l’origine du mouvement suivi par 400 à 500 étudiants, « l’administration refuse d’allouer les crédits pour le remplacement d’un professeur malade, absent depuis la rentrée, et qui enseigne trois matières obligatoires, droit public, droit de la famille et droit de la santé », raconte Virginie, en master 1 de droit public. « Toutes les conditions sont remplies pour que les cours soient assurés, déclare de son côté Pascal Binczak, le président de Paris 8. On dé- Le bus place Jean-Jaurès D.Sz 2 plus importante de la population de Saint-Denis est confrontée à de grandes difficultés économiques et sociales. L’année dernière, elle a reçu environ 3 500 personnes. « Le malaise social est palpable et gagne du terrain, déplore Kadija Touré, chargée d’insertion au sein de l’Apeis. Un nombre croissant de personnes perdent l’ensemble de leurs droits sociaux et se retrouvent totalement démunies. » Et de pointer cette problématique : « Il devient très difficile de tous les accueillir. » « Patate chaude » Le gouvernement Fillon en prend pour son grade et les ministres concernés par les problèmes de société sont tout autant vilipendés. « Ici, on lutte aussi contre les discriminations sociales et raciales qui ont beaucoup trop souvent cours en France, le pays de l’Apartheid », s’insurge le très radical Le Bescond. JSD n° 768 du 3 au 9 décembre 2008 Martine Lapoudge, trésorière de l’Apeis, fait également étalage de tout son pessimisme. En nous expliquant que son combat contre la pauvreté s’applique de façon très large (surendettement, expulsions locatives, coupures d’énergie), elle regrette devoir « même se substituer à l’ANPE qui nous envoie les CV de certains clients ou aux assistantes sociales qui se disent débordées. C’est le phénomène de la patate chaude. Du coup, on est harcelé et ne pouvons répondre que difficilement de façon positive car nous disposons de moyens financiers limités. » Mais tout ne semble pas si noir que ça. À preuve, récemment, l’association a obtenu gain de cause auprès du Trésor public qui a accepté d’annuler les amendes SNCF ou RATP écopées par les plus précaires. Sakho, sa femme et leurs six enfants font partie des cas d’urgence que soutient l’associa- YANN MAMBERT Violences faites aux femmes Grégoire Remund � Samedi 6 décembre, à 11 h, une rencontre avec les chômeurs de la ville est organisée par l’Apeis, avec la mairie et Plaine commune, à la bourse du travail (9-11, rue Génin). Didier Paillard y participera et partagera le repas avec les présents avant de rejoindre la manifestation nationale (14 h 30, place de Stalingrad à Paris). Accession sociale Samedi 6 décembre, à 11 h, rue des Fresnes, la Coopérative d’accession sociale à la propriété (CAPS) lance symboliquement le chantier des 15 premières maisons qu’elle construit quartier Floréal-SaussaieCourtille. double les travaux dirigés. Et pour l’enseignant absent, deux collègues proposent de le remplacer. Ce qui est normal à l’université, où on ne dispose pas de fonds spécial à cet effet. » Un audit sur les besoins de l’UFR vient d’être lancé. « La vérité, c’est que les étudiants sont abreuvés de contrevérités dans le but de les retourner contre les instances de l’université, dénonce le président. J’accuse la direction de cette UFR d’avoir créé cette situation pour l’instrumentaliser aux frais des étudiants », déclare-t-il en désignant d’anciens fidèles de son prédécesseur, Pierre Lunel, dont l’UFR de droit serait le dernier réduit. M.L. Manif jusqu’à la sous-préf Lundi 1er décembre, place Jean-Jaurès. tion. Leur histoire a commencé le 20 octobre dernier lorsque cette famille a été expulsée de son logement à Villeneuve-laGarenne. Sakho se dit victime d’une escroquerie immobilière et d’un bailleur peu scrupuleux. L’Apeis a eu connaissance de sa situation après qu’il eut affiché des tracts sur les murs de sa ville destinés à sensibiliser les pouvoirs publics. Pour faire front à tous ces vices de forme, il a été contraint d’arrêter son travail. « Le plus urgent, c’est de trouver un logement, le reste suivra », glisse Sakho, l’air groggy. À partir du 8 décembre (pour 18 jours), travaux sur le réseau d’assainissement rues Berthelot, Diderot, Voltaire, Camille-Simonet, Massenet, J.-J.-Rousseau, Pierre-Curie, d’Alembert, rue et chemin des Postillons, chemin du Moulin-Basset et villa Monjardin. Stationnement interdit sur l’ensemble des voies. Infos au 01 55 93 63 16. Étudiants sans-papiers de Paris 8 Défense des chômeurs et précaires 14 HEURES. Un flux incessant de personnes irrigue les locaux de l’Apeis Saint-Denis, situés au soussol de la bourse du travail. Il en est ainsi tous les jeudis depuis que l’association a ouvert ses portes aux sans-papiers pour une permanence juridique. « Les gens, la plupart du temps, ne connaissent pas leurs droits, mais ils savent que nous sommes là pour les informer et les conseiller, tranche Thierry Le Bescond, membre du bureau de l’Apeis. Et nous mettons un point d’honneur à ne pas les envoyer ailleurs sous prétexte de se débarrasser d’eux. » Sans toutefois se targuer de régler tous les problèmes, Thierry Le Bescond s’attache à apaiser les angoisses de chacun, voire à trouver sur le champ des solutions. « Nous jouons en quelque sorte un rôle de psy en étant complètement dans l’humain et en apportant du réconfort », ajoute-t-il. Selon l’association, une frange de plus en Attention travaux Reprise sous tension en droit réussir à faire condamner l’État ». Richard Vallet, président du Secours catholique de Seine-SaintDenis, a dénoncé de son côté la baisse du budget du logement pour 2009. « On est loin de la priorité dont avaient parlé le Premier ministre et le président de la République », a-t-il relevé après avoir souligné l’importance de populariser la loi : « En Seine-Saint-Denis, il y a 53 000 demandeurs de logement, mais seulement 5 316 dossiers Dalo remplis ». Grégoire Remund L’Apeis mène son combat sur tous les terrains 28 novembre à l’initiative de la municipalité Mariage forcé ici et aujourd’hui EN SEINE-SAINT-DENIS, « environ 1 000 jeunes filles de 18 à 21 ans ont été confrontées à la question du mariage forcé ». Le chiffre est tiré de l’enquête menée en 2006 par l’Observatoire national des violences envers les femmes, qui dépend du conseil général. Il était cité en préambule de la rencontre publique qui s’est tenue le jeudi 27 novembre à la Maison de la jeunesse, à l’initiative de la Ville. C’était à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes. Dans l’assistance – 70 personnes – témoigneront deux victimes de mariage forcé, dont une Marocaine, mère de six enfants, conçus « sans caresse, sans tendresse ». « Chez nous, les filles subissent l’excision, le mariage forcé et précoce, raconte à son tour Aminata, une Guinéenne. Si vous n’acceptez pas, vous êtes maudites. Le quotidien avec un homme imposé, c’est l’enfer, c’est une femme désespérée et détruite. » Et une sexualité qui n’est plus que viols, comme le souli- gnera avec elle une intervenante de l’Observatoire. La Mission des droits des femmes, organisatrice de la rencontre, avait aussi invité pour témoigner Diaryatou Bah, autre Guinéenne, qui allait reprendre le fil de son récit publié en 2006, sous le titre On m’a volé mon enfance. « Je suis née dans une grande famille. Mon père avait quatre femmes et trente-deux enfants. J’ai été excisée à 8 ans… » À 13 ans, poursuit-elle, elle est mariée à un homme, de trente ans son aîné, qu’elle rejoint en Hollande, sur l’injonction notamment de sa mère. Elle a 14 ans. Des papiers falsifiés lui en attribuent 25. Elle sera deux fois enceinte. Et c’est en France, quatre ans après, qu’elle appelle à l’aide et finit par être hébergée en foyer. « On peut être frappée et violée à répétition. On peut s’en relever », assure Diaryatou, aujourd’hui âgée de 23 ans et qui préside en région parisienne l’association Espoirs et combats de femmes. Son blog : http://diary94.skyrock.com/ M.L. LE MARDI 2 décembre, une Journée nationale de solidarité avec les étudiants étrangers était organisée par RUSF, Réseau universités sans frontières, notamment à l’université Paris 8, où ses militants comptent parmi les plus actifs. Dans cette fac où sont dénombrés 8 000 étudiants étrangers, soit 27 % des effectifs, issus de 157 pays, ils seraient une centaine à être privés de titre de séjour. Grâce à RUSF, vingt d’entre eux – ceux qui s’étaient fait connaître – ont bénéficié en juin d’un parrainage qui leur assure un minimum de protec- tion. Mais tel n’a pas été le cas en septembre pour Jean de Dieu Mbassa, étudiant en licence d’écogestion de 24 ans. Arrêté en Haute-Savoie, il a été expulsé au Cameroun, qu’il avait quitté dix ans plus tôt. RUSF Paris 8, qui appelait à manifester jusqu’à la sous-préfecture, réclame, outre la fin des expulsions, « l’arrêt des contrôles des parcours universitaires par les préfectures ». RUSF Paris 8, tient une permanence à l’université le lundi de 14 h à 16 h. Blog : http://rusf. org/_RUSF-Paris-8 M.L. RETOUR EN IMAGES Simulation. Sous le tunnel du Landy, autoroute A1, jeudi 27 novembre, un exercice de sécurité civile, grandeur nature, a eu lieu de minuit à 3 h du matin. Une centaine d’hommes (pompiers, Samu, CRS, sécurité…) a été mobilisée pour gérer l’incendie (provoqué) de voiture déclenché après un accident (fictif). Tour de ville du logement Les élus de la majorité ont organisé une sorte de marathon du droit au logement dans plusieurs quartiers de la ville autour des principaux thèmes de l’habitat. AVANT LES SERVICES publics, en janvier, et les transports, en mars, c’est au « droit au logement pour tous » que la municipalité avait décidé de consacrer sa première « journée d’information et d’actions », le vendredi 28 novembre. Organisée autour d’un circuit dans plusieurs quartiers, cette initiative pour « présenter l’action de la Ville et de ses partenaires » intervenait à un moment clé sur ces questions hautement sensibles à Saint-Denis. À l’échelle nationale, c’est d’abord le projet de loi de « mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion » que s’apprête à voter l’Assemblée, à partir de la mi-décembre. Et dans le département, les premiers froids ont encore aggravé l’insuffisance des hébergements d’urgence, comme en ont alerté le 19 novembre dans une lettre au Premier ministre douze maires de SeineSaint-Denis, dont Didier Paillard, qui est à l’origine de cette missive commune. Ils y déplorent l’insuffisance des capacités d’accueil des résidences sociales. Des structures qui « dans le département sont […] utilisées par la ville de Paris pour ses propres besoins », s’insurgent-ils en réclamant « une solidarité régionale » dont, à ce jour, ils n’ont fait que les frais. Relogements de sinistrés d’hôtels meublés parisiens, ou d’expulsés de Cachan… Les contributions séquano-dionysiennes ont été soulignées aussi par plusieurs élus, devant la résidence hôtelière de la rue Jesse-Owens, dans le quartier YANN MAMBERT Le Cnam ouvre de nouvelles voies Le 25 novembre, l’École d’ingénieurs du Cnam (EICnam), en présence des organisations professionnelles partenaires, a accueilli dans ses locaux de la Plaine 80 apprentis ingénieurs. Ils ont récemment intégré les nouvelles formations mises en place par l’établissement. Dimanche 28 septembre 2008, à 19 h 20, les sapeurs pompiers intervenaient à hauteur du 14, bd JulesGuesde (à proximité du magasin Carglass) pour secourir Louise Thorigny, 102 ans, victime d’une agression et qui en décèdera. Les enquêteurs du Service départemental de police judiciaire recherchent tous témoins susceptibles d’apporter des précisions sur les circonstances du drame. Appeler l’état-major de la police judiciaire (24 h/24 h) : 01 45 44 31 82. Avec la famille Isik les modifications du réseau des autobus à la Plaine et avec l’arrivée des trams. YANN MAMBERT Enseignements en alternance Appel à témoins RESF mobilisé contre une expulsion Intervention de Stéphane Peu à la résidence sociale Adoma, rue Charles-Michels. du Stade-de-France. « Un établissement détourné de son objectif », ont-ils dénoncé, puisqu’au lieu d’accueillir des salariés du secteur, il sert aux besoins en hébergements de la Ddass de Paris. « La fragilisation du statut de locataire HLM… » Quant au projet de loi proposé par Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, il a fait l’objet d’un débat, où est intervenu notamment Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Dal (Droit au logement), l’association récemment condamnée par la justice. 12000 euros pour avoir « embarrassé la voie publique en y laissant des objets », selon la terminologie des infractions qui visent le campement de mal-logés installé par le DAL voici un an dans les beaux quartiers du 2e à Paris. Ce qui fait dire à Patrick Braouezec qu’il s’agit « d’un acte d’injustice pour décourager tous ceux qui luttent aux côtés de ceux qui souffrent ». Pour M. Eyraud, avec la loi Boutin, « c’est toute une partie du parc HLM qui va perdre sa vocation sociale dans les dix ans à venir ». Il désigne comme « le plus grave dans ses conséquences » l’article 1, qui obligerait les bailleurs sociaux à vendre 40 000 logements par an, imposerait une « dérégulation » des loyers, et imputerait aux locataires les travaux d’amélioration. Le porte-parole du DAL critique encore l’article 4, qui permet aux bailleurs sociaux d’acquérir des programmes immobiliers gelés en raison de la crise financière. « C’est un soutien aux promoteurs. En 1991 (année de krach immobilier), ils se sont démerdés, on n’en a pas fait des discours ! Alors que là, on leur offre un deuxième marché. » Autre inquiétude, « la fragilisation du statut de locataire HLM. On est dans la perspective d’un bail à six ans. Et c’est le droit au maintien dans les lieux qui est remis en cause sur la question du revenu et du souspeuplement ». Les locataires, dont les grands enfants ont quitté le foyer, par exemple, pouvant se voir demander d’intégrer un logis plus petit. Ce que refuse également la CNL, Confédération nationale du logement, par la voix de son responsable départemental, Marc Ruher. Comme la responsable dionysienne, Chantal Delahousse, il s’est alarmé du calcul des suppléments de loyers de solidarité (SLS) qui entreront en vigueur dès janvier dans le patrimoine social privé à Saint-Denis. Le taux de dépassement des plafonds de ressources, pour y être assujetti, passera de 60 % à 20 %. Et la loi Boutin prévoit encore d’abaisser les plafonds. Contre cette politique, DAL et CNL ont appelé à la manifestation nationale « pour le droit au logement » qu’ils organisent avec la CGT, le samedi 13 décembre (1). Marylène Lenfant � Rendez-vous de la CNLde Saint-Denis, à 14 h au métro Duroc. L’Orqad présentée en démarche-quartier Un nouvel outil contre l’insalubrité ORQAD, opération de requalification des quartiers anciens dégradés : annoncé au printemps dernier par l’Anru (Agence nationale de la rénovation urbaine), pour une mise en œuvre dans le cadre de la future loi sur le logement, ce nouveau dispositif pourrait profiter aux deux quartiers où la résorption de l’habitat insalubre est la plus urgente, les abords de la Porte de Paris, et surtout le secteur de la gare, « le plus délaissé » de tous, comme le répètent ses habitants depuis des années. Le mercredi 26 novembre, lors de la réunion de démarchequartier République/Gare, ils ont donc écouté avec la plus grande attention les explications de Stéphane Peu, maire adjoint délégué notamment à l’urbanisme et en charge du quartier. « Avec l’Orqad, il y a une extension des missions de l’Agence nationale de la cohésion urbaine, jusque-là circonscrites aux quartiers d’habitat social, aux centres-villes dégradés. » Prévue sur une centaine de sites avec un budget escompté de 2,5 milliards d’euros dans les cinq ans, les Orqad devraient être conduites par des organismes, type société d’économie mixte, avec lesquelles les collectivités territoriales signeraient une concession d’aména- gement. « Saint-Denis fait partie des sites pilotes, avec Saint-Ouen, Aubervilliers, Marseille et Roubaix », annonçait encore l’élu, qui espère pour la ville un traitement prioritaire, grâce à l’étude réalisée par le groupement de consultants GTC (Guy Taieb Conseil), GERS et Fortin architecture. « Les actions ponctuelles sont vouées à l’échec » « Les actions ponctuelles sont vouées à l’échec, il faut y aller très fort », insistait Guy Taieb, en énumérant les chiffres qui, dans ce quartier Gare, donnent la mesure de la tâche à accomplir dans l’habitat privé. 44 % de logements de moins de 35 m2 , un taux de suroccupation lourde (moins de 9 m2 par personne) de 15 % (4 % en Île-de-France)… Et un habitat potentiellement indigne, du fait de son ancienneté et de sa suroccupation, à 38 % (11 % en Seine-Saint-Denis). Une proportion « sans équivalent », soulignait M. Taieb. La précarité sociale est à l’avenant, avec une population vivant à 36 % sous le seuil de pauvreté (817 euros de revenus mensuels). « C’est deux fois plus que la moyenne nationale ! » JSD n° 768 du 3 au 9 décembre 2008 M.L. 3 actualités En Bref Le comité de soutien à Michel Roger (Cie Jolie môme) et Ludivic Prieur appellent à les soutenir lors de leur procès, jeudi 11 décembre à 13 h à la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris (palais de justice, M° Cité). Cours d’art floral Cours d’art floral organisé par Saint-Denis ville verte ville fleurie mercredi 10 décembre de 18 h 30 à 20 h au 40, rue de la Boulangerie. Thème: couronne de fête. Infos au 01 42 43 36 53. Fête paroissiale L’église protestante luthérienne de Saint-Denis invite à sa fête paroissiale (stands, vêtements, brocante…) qui se tiendra le samedi 6 décembre à partir de 14 h, 29, bd Carnot. Attention match Samedi 6 décembre à 16 h, match de rugby au Stade de France, avec Français/ Harlequins de Londres. Le stationnement et la circulation seront perturbés dans le secteur de la Porte de Paris dès le matin. Dionyversité Jeudi 4 décembre : « Ni ouverte, ni positive, la laïcité ». Mardi 9 décembre : « L’espace public réenchanté ou la disneylandisation du mode de vie urbain ». Infos: http://www.dionyversite.org et Tél. : 09 64 03 54 40. Cercle du silence Un rassemblement protestataire sans prise de parole, avec des pancartes pour support d’expression : tel est le cercle du silence, auquel appellent à se joindre le Comité catholique contre la faim et pour le développement, l’Action catholique ouvrière et la Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers. Cette manifestation se tient devant la basilique vendredi 5 décembre, de 18 h 30 à 19 h 30. Manif devant Vilar Les enseignants en primaire sont appelés à se rassembler le jeudi 4 décembre à partir de 16 h 30, devant l’école JeanVilar pour y remettre leur cahier de doléance à l’inspecteur d’académie. Soutien au 76 Péri Les habitants du squat du 76, rue Gabriel-Péri, organisent « un rassemblement et une conférence de presse », ce mercredi 3 décembre à 14 h. En présence des artistes ivoiriens Tiken Jah Fakoly et Layone, et du député Patrick Braouezec. Floréal/Saussaie/ Courtille RV des femmes Les femmes du quartier sont invitées à la maison de quartier Floréal (3, promenade de la Basilique) à venir échanger autour d’un thé ou café, le mardi 9 décembre de 14 h à 16 h. Au cours de cette rencontre, présentation de l’association Culture du cœur, qui permet notamment d’obtenir des entrées à des spectacles. Conversation croisée avec trois Verts L’ancrage social-écologique des militants Le moteur idéologique des écologistes est un deux temps : l’environnement et l’implication sociale. Ils préparent leur congrès sans psychodrame et espèrent beaucoup des élections européennes. D’HABITUDE, ils font comme les socialistes. Ils se chamaillent, affectionnent les bourrepifs verbaux, nourrissent la rubrique polémique des journaux. Cette fois, à quelques jours de leur congrès de Lille, les 6 et 7 décembre, les Verts paraissent tranquilles, bien dans leurs godasses, prêts à recycler leurs motions (six au total) dans un pot commun. Alors l’âge mûr ? La parole à trois militants. Fatima s’est toujours sentie très écolo. Mais celle qui est devenue porte-parole locale des Verts et secrétaire adjointe départementale a d’abord baigné dans l’associatif avant de s’encarter en politique. « Les Verts, c’est riche de débats, c’est jeune, c’est la parité homme-femme, c’est un mouvement libertaire où il est facile de trouver sa place. » La jeune mère de trois enfants se régale. Elle est même « euphorique » depuis que s’est produit le rapprochement des familles de l’écologie, de Hulot à Bové en passant par Cohn-Bendit. Elle manie les concepts de « décroissance solidaire », de nécessité de « revoir nos modes de vie et de consommation ». « Trouver des alternatives au productivisme » Fatima est à l’aise dans « la place très ancrée à gauche » qui positionne les Verts et elle pense que la doublette social + écologie constitue « une alternative intéressante pour de plus en plus de gens ». Surtout ceux que la gauche classique désespère. « Il va falloir trouver des alternatives au productivisme », explique-t-elle. Et en ces temps « de crise systémique qui remet en cause le capitalisme d’aujourd’hui » la route paraît plus carrossable aux audacieux qui veulent placer « l’économie au service de l’Homme ». Mosis, candidat aux dernières cantonales, le croit aussi. Arrivé à l’écologie via « le côté social des Verts », il estime que ces « deux pôles sont indissociables ». « Le social influe sur la manière de consommer, de manger, de vivre », insiste-t-il. Il prône « une juste répartition des richesses » seul remède pour remettre le monde sur ses pieds et « thème essentiel sur lequel toute la gauche devrait discuter sérieusement » pour proposer une alternative crédible. Mosis constate que les Verts ont été capables de mettre sur la table des débats qui gagnent toute la gauche, et qui « infusent la société dans son entier ». Icham, militant vert depuis une décennie, liste quelques exemples de cette « infusion » comme la collecte sélective, le bio dans les cantines ou la gestion de l’eau. Il souligne « le potentiel incroyable » qui s’offre à sa sensibilité politique, « l’urgence écologique et sociale, surtout après le hold-up sur le Grenelle de l’environnement ». Il note, lui aussi, une évolution de l’offre politique des Verts. « La génération fondatrice de l’écologie était composée d’environnementalistes. Elle est générée aujourd’hui par l’action sociale. Les deux marchent en parallèle, ce qui nous permet d’être sur deux pieds ». Petit-fils de militants communistes, Icham ne se reconnaît pas dans le rapport au productivisme de ses aïeux. « C’est ce qui structurait la pensée communiste et c’est ce qui m’a fait tiquer au moment de m’engager en politique », explique-t-il. « Comme la planète, la vie humaine est quelque chose de global : elle ne commence pas avec le premier travail pour se finir à la retraite », ajoute-t-il. « L’Europe écologique passe par le détroit de Gibraltar » Les trois militants abordent le congrès de Lille sans crainte de psychodrames de dernières minutes. Ce sont les élections européennes qu’ils attendent avec gourmandise. « Ça va être un moteur pour tirer une dynamique, GÉRALD ROSSI Procès Jolie Môme Les Verts Île-de-France en manif à Paris. c’est un scrutin où nous pouvons toucher beaucoup de monde », pronostique Mosis. « C’est le niveau d’échelle pertinent pour traiter les grands dossiers », estime Fatima. Pour Icham, FrancoMarocain, « l’Europe écologique passe par le détroit de Gibral- tar ». Et lui qui se remémore les débats d’école entre les chapelles se réjouit d’une chose : « Cette fois, toutes les strates de l’écologie politique vont être dans la même casserole. Et ça, c’est une expérience chimique excitante ! » Dominique Sanchez AG nationale le 5 décembre, à Lille Jérôme Jurjevic : « Les Verts ont mûri » JSD : Vous êtes responsable local des Verts et membre du conseil national, le CNIR. Les militants écologistes se sont réunis dans toutes les régions de France, au moment même où les socialistes tenaient leur congrès. Et visiblement ça s’est passé plus tranquillement qu’au PS… Jérôme Jurjevic : Les réunions ont été effectivement beaucoup plus sereines qu’à l’habitude. Il y a eu des débats d’idées, mais dans le calme, sans envenimer les choses avec des problèmes de personnes. Les Verts ont mûri, essaient d’être à la hauteur des enjeux qu’ils défendent dans un souci de grand rassemblement de toutes les familles écologistes à l’occasion des élections européennes. Le JSD : Lors de ces AG, la motion de Cécile Duflot, l’actuelle patronne des Verts, est arrivée en tête. Il y avait au total six motions. Qu’est-ce qui les différencient ? J.J. : Sur le fond, nous sommes homogènes. Les différences se font sur les priorités à mettre en avant. Par exemple, certains militants placent les questions sociales en tête, d’autres celles ayant trait au réchauffement climatique. D’autres encore estiment que les deux questions sont égales et indissociables, que les combats sont à mener sur les deux fronts. Le JSD : Par-delà ces subtilités, quelles sont les principales « familles » chez les Verts ? J.J. : Nous sommes essentiellement traversés par trois courants. Il y a ceux qui pensent que notre vocation est de nous allier uniquement au PS, c’est ce qu’incarne la mouvance de Dominique Voynet. Il y a les partisans d’une construction autonome des Verts qui estiment que la question des alliances se posera dans un second temps, quand nous aurons une plus forte représentation démocratique, c’est ce qu’in- carne Cécile Duflot. Enfin, des militants pensent que les seuls avec lesquels on peut défendre nos idées, être entendus et mener un combat commun, sont à chercher au PC et dans la gauche de la gauche. Le JSD : Vous évoquez au détour d’une phrase les Européennes de 2009. Mais on a l’impression que ça vous intéresse davantage que le congrès de Lille qui se tient le 5 décembre… J.J. : Nous avons de grands espoirs au niveau de l’Europe. C’est l’échelle pertinente pour l’écologie. Ces élections sont plus démocratiques que les autres, elles sont à la proportionnelle, ce qui doit nous permettre de dépasser largement les 10 %, voire d’atteindre les 15 %. Contrairement à d’habitude, aucun « cador » des Verts n’a joué des coudes pour avoir les meilleures places sur les listes. Tout le monde est sur une dynamique de rassemblement. Les militants ont pris conscience que le fond est plus important que les personnes, qu’il faut la jouer collectif plutôt que d’essayer de se mettre en avant. J’espère que cela durera jusqu’en juin… Nous avons travaillé le programme, le positionnement sur les listes dans les régions viendra plus tard. Le JSD : On se rencontre dans un café face au Stade de France. C’est tentant de vous demander un pronostic pour le 5 décembre. Qui va l’emporter ? J.J. : J’ai soutenu Cécile Duflot dès le vote du premier tour décentralisé. Je pense qu’elle sera reconduite au poste de secrétaire nationale, sans difficulté. Elle va proposer une synthèse aux autres motions. Et même s’il est toujours possible que les amis de Dominique Voynet ne l’acceptent pas et préfèrent se retrouver dans la minorité, les autres sensibilités devraient construire le rassemblement. Recueilli par D.Sz JSD n° 768 du 3 au 9 décembre 2008 5 actualités Les Sonatines. En septembre 2009, cette maison du petit enfant déménagera dans de nouveaux locaux rue Ampère (Pleyel). Le nombre de places passera de 38 à 68. Association Santé bien être. Elle va mettre en place dans un cabinet médical à la Plaine un dispositif d’observation-médiation visant à limiter les problèmes d’accueil. Élections prud’homales. Une subvention exceptionnelle de 10 000 euros est allouée à la commission administrative (qui représente les syndicats) de la bourse du travail, pour une bonne organisation du scrutin du 3 décembre. Village d’insertion pour les Roms. Une convention sera passée avec l’association Logements jeune 93, pour la gestion du « village » du fort de l’Est devant accueillir une vingtaine de familles déjà présentes à Saint-Denis. Adhésions. La Ville a renouvelé son adhésion aux structures suivantes : Attac, Association des maires de France, Forum français pour la sécurité urbaine, Association des maires de grandes villes de France, Réseau des territoires pour l’économie solidaire. Une fresque. L’artiste Alain Salevor la réalisera sur 43 mètres de long, sur le mur extérieur de la Maison de l’Espagne, rue Murger à la Plaine. Association DCA Decouflé. Renouvellement de la convention avec la compagnie du danseur installée à La Chaufferie, à Delaunay-Belleville. Ce lieu qui ne peut plus recevoir de public, estime la commission des normes de sécurité, demeure un espace de travail pour l’association. Fouilles archéologiques. Du 8 décembre au 8 janvier, en prélude à la construction de logements place Jean-Jaurès (passage Haguette), des archéologues seront à la recherche d’éventuels vestiges. Au conseil municipal du 27 novembre Paris métropole pousse la porte L’adhésion de la ville de Saint-Denis au syndicat mixte d’études sur l’avenir de la région capitale a retenu l’attention des conseillers pendant une bonne partie de la soirée. LE DÉCOR est en place. Sur un écran électronique, à côté du nom des trois listes issues des élections municipales (1), le temps de parole de chaque groupe politique s’additionne au fil de la soirée. C’est une première, et ça découle du nouveau règlement intérieur du conseil municipal, contesté par les élus socialistes et MoDem (JSD n° 767 du 26 novembre), mais que personne n’a directement évoqué lors de cette séance du 27 novembre. « Ce comptage a pour but de permettre une bonne égalité des temps de parole », indique le maire Didier Paillard, avant le début des débats. Stéphane Peu propose ensuite l’adoption d’un rapport visant à l’adhésion de la ville de SaintDenis au syndicat mixte d’études Paris métropole. « La question du Grand Paris nécessite un grand débat public sur le développement de la ville au sens général, étant entendu que personne ne peut penser que l’on peut s’enfermer dans les limites d’une commune pour régler les problèmes auxquels nous sommes confrontés. » Et pour lui, « il n’est pas possible de laisser le président de la République et le gouvernement décider seuls de l’avenir de l’Îlede-France ». Développement et gouvernance Claire O’Petit (MoDem) trouve la dépense de la Ville de 14 490 euros (soit 15 centimes par habitant) – tarif pour adhérer au syndicat mixte d’études Paris métropole – « inutile », estimant que c’est « du ressort de Plaine commune ». Stéphane Peu explique que l’agglomération adhère de son côté. Georges Sali (PS et partenaires) déplore d’abord une « conception absolument totalitaire du débat […], la vraie question est de savoir si l’on se donne les moyens d’un développement qui évite la ghettoïsation ». Puis il note que « la gouvernance n’est pas marginale ». Prenant pour exemple « la résorption du logement insalubre », il pose la question : « Estce qu’il suffit de dire “donneznous, de l’argent et on va se débrouiller tout seul” ? […] Je ne voudrais pas que l’on se cantonne à un débat sur le polycentrisme ». Évelyne Nicol (UMP) déplore que le rapport soit « caricatural » car « nulle part vous ne parlez de richesse économique. La difficulté YANN MAMBERT Décisions au conseil Sur l’écran électronique, le temps de parole de chaque groupe est comptabilisé. est là. Il ne s’agit pas de savoir s’il y a des pôles de compétitivité ou du polycentrisme. La question c’est la gouvernance ». Pour Didier Labaune (UMP), « il faut arrêter de parler du président Sarkozy à tort et à travers ». Agnès Renaud (LO) demande « comment cette usine à gaz pourra être pilotée », et voit là « un nouvel organisme opaque qui ne répond pas aux inégalités sociales ». Alors que Cécile Ranguin (les Verts) approuve un « débat dont nous ne pouvons pas rester en dehors » tout en s’interrogeant sur certains projets « comme des tours que Paris envisage pour sa périphérie ». Laurent Russier (PCF) se félicite « de la prise en compte toujours plus grande de la polycentralité en Île-de-France, avec des politiques de plus en plus nom- breux, des citoyens sans mandat, des architectes ou des universitaires qui partagent le refus de recréer des marges de relégation. On pourrait se contenter de l’annonce du secrétaire d’État Christian Blanc qui inclut la Plaine dans un pôle de développement, mais nous voulons aller au-delà, en défendant la conception d’une métropole pour tous ». Quant à Bally Bagayoko (majorité), il estime que « l’on a le choix d’être de grands irresponsables ou d’agir pour que nos territoires ne soient pas relégués ». Deux questions d’actualité en fin de séance Le député et président de Plaine commune Patrick Braouezec se félicite lui aussi « que l’idée de la polycentralité fasse son chemin comme en témoignent les posi- tions de Pierre Mansat (PCF) à la mairie de Paris, ou encore de Jean-Paul Huchon (PS) et Mireille Ferry (Les Verts) au conseil régional […] On aura besoin de toutes les énergies pour que les questions essentielles ne soient pas éludées ». Puis Didier Paillard dit voir dans les réflexions en cours « une autre intelligence qui se dessine, pour une autre répartition des richesses, pour encore plus de solidarité ». En fin de séance, alors que les élus PS et partenaires quittent la salle, et qu’à droite ne reste plus qu’un conseiller, deux questions d’actualité sont posées par Mathilde Caroly (majorité) sur les travaux du Tram’Y, et Bilal Khadja (majorité) sur la suppression des postes d’enseignants, « ce qui accélère la spirale de l’échec ». Cécile Ranguin, en se félicitant de ces nouveaux transports en commun « qui vont aider à rattraper le retard », indique que les chantiers débuteront au premier trimestre 2009. David Proult dénonce les suppressions d’emploi dans l’Éducation nationale, appelle « à soutenir et à participer aux manifestations, notamment à l’occupation de l’école Vallès dès vendredi soir ». Et sur l’écran électronique, à 1 h 12, l’affichage des temps de parole indique 1 h 03 pour le groupe PS, 48 minutes pour le groupe majorité, et 42 minutes pour la droite et le centre. Dehors, il pleut. Gérald Rossi � (1) Saint-Denis pour tous (majorité municipale) ; Ensemble pour l’avenir de Saint-Denis (PS et partenaires) ; Ensemble pour un nouveau Saint-Denis (UMP et MoDem). Au conseil communautaire Première approche budgétaire C’EST LE 16 DÉCEMBRE que les conseillers communautaires voteront le budget 2009 de la communauté d’agglomération. Mais le 25 novembre, les élus des huit villes de Plaine commune ont longuement débattu des orientations budgétaires, « dans un contexte marqué par l’environnement économique international », a souligné le rapporteur, Jacques Salvator, maire d’Aubervilliers. « Ce premier budget de notre mandat intervient effectivement dans un contexte difficile, et il est à craindre que l’impact sera important sur les populations », note Stéphane Privé (PS), pour qui « la gestion doit être la plus rigoureuse possible ». Stéphane Peu (PCF) souligne « la double menace de cette crise financière qui chaque jour devient un peu plus crise économique, et qui nous oblige à renforcer les politiques de solidarité et à maintenir à un haut niveau l’investissement public ». Pierre Quay-Thévenon (PCF) signale ensuite que « les communautés comme la nôtre, qui s’apprêtent à voter des budgets en développement, se comptent sur les doigts d’une main ». Quant au député Patrick Braouezec, président de Plaine commune, il a expliqué que « les budgets seront de plus en plus contraints, no- tamment en raison de la diminution des dotations de l’État ». Les élus communautaires se sont par ailleurs prononcés pour un retour en régie publique au sein du Sedif (Syndicat régional intercommunal) de la gestion de l’eau en Île-de-France, ce qui devrait réduire de 30 à 50 millions d’euros par an la facture de 300 millions actuellement payée à Veolia. JSD n° 768 du 3 au 9 décembre 2008 G.R. 7 cultures À voir à l’Écran L’échange Inspiré d’une histoire vraie, le vingt-neuvième film du réalisateur Clint Eastwood, L’échange, est la chronique époustouflante de la lutte d’une femme contre l’institution policière de la ville de Los Angeles des années 30. Angelina Jolie incarne de manière poignante et inoubliable ce personnage de mère martyre confrontée à la corruption et la misogynie ambiantes. Du grand et classique Eastwood ! L.C. AGENDA GAUMONT � Avenue Jules-Rimet. Tarif plein 8,30€; tarifs réduits: 6,60€* (plus de 60 ans); 6,10 € (pour les moins de 12 ans, tous les jours, toutes les séances); 6,60€ (pour les moins de 18 ans, tous les jours, toutes les séances); 6,40€* (étudiant); Tarif Imagin’R semaine, 5,50€, Imagin’R week-end, 6,50€. Les séances de 11h sont à 5,50€. Carte 35,50€, 5 places valables 2 mois dans toutes les salles Gaumont (maxi 3 places par séance). Info: 0892 696696 code #193/0,34€/mn. * Sous conditions particulières. MADAGASCAR 2 VF, 1 h 30, nouveauté TLJ : 13 h 45, 16 h, 18 h 05, 20 h 05, 22 h 15 + dim : 11 h 05. LE PRIX DE LA LOYAUTÉ VF, 2 h 05, nouveauté TLJ : 13 h 55, 16 h 30, 19 h 30, 22 h + dim : 11 h 05. DÉLIRE EXPRESS VF, 1 h 52 TLJ : 14 h, 16 h 30, 19 h 45, 22 h 10 + dim : 11 h 05. SAW 5 VF, 1 h 33, Int - de 16 ans mer, jeu, ven, sam, lun, mar : 13 h 40, 15 h 50, 18 h, 20 h 05, 22 h 15 + dim : 20 h 05, 22 h 15. LE TRANSPORTEUR 3 VF, 1 h 42 TLJ : 13 h 30, 15 h 40, 17 h 50, 20 h, 22 h 20. MESRINE L’ENNEMI PUBLIC N°1 VF, 2 h 10 TLJ : 14 h, 16 h 30, 19 h 30, 22 h. MENSONGES D’ÉTAT VF, 2 h 08 TLJ : 13 h 50, 16 h 30, 19 h 30, 22 h + dim : 11 h 05. L’ÉCHANGE VF, 2 h 21 TLJ : 13 h 40, 16 h 30, 19 h 15, 21 h 50 + dim : 11 h. QUANTUM OF SOLACE VF, 1 h 46 mer, sam, dim : 20 h, 22 h ; jeu, ven, lun, mar : 13 h 30, 15 h 40, 17 h 50, 20 h, 22 h 15. LES CHIMPANZÉS DE L’ESPACE VF, 1 h 17 mer, sam, dim : 13 h 45, 16 h, 18 h. CINÉ-CLUB PARIS 8 � Université Paris 8, 2, rue de la Liberté, salle de projection de cinéma, bâtiment A. Entrée : 1,50 € ; gratuit : enseignant, personnel et carte Paris 8. Le temps traversé LA PLANÈTE DES SINGES J.-F. Schaffner, 1967, 112 mn mer 10 décembre : 12 h 45. les rendez-vous de l’actualité culturelle THÉÂTRE DE LA BELLE ÉTOILE � 14, rue Saint-Just Tél. : 01 49 98 39 20 www.cie-joliemome.org PROCÈS SPECTACLE La compagnie Jolie Môme fait, à la manière d’une farce, le procès des militants, toujours fidèle à son esprit frondeur et résolument engagé. Sur la scène, un juge, un procureur, un avocat. À la barre se succèdent les témoins, ces hommes et ces femmes qui ont, à travers l’histoire, lutté pour changer le monde et pour cela furent condamnés. La dénonciation porte d’autant plus qu’elle est amenée par la parodie, le rire et la chanson. Jusqu’au 7 décembre, jeudi, vendredi, samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h. Tarifs : 18 et 10 €. Réservation au 01 49 98 39 20. THÉÂTRE GÉRARD-PHILIPE � 59, boulevard Jules-Guesde Tél. : 01 48 13 70 10 http://www.theatregerardphilipe.com LE CYCLE DE L’OMME Dernières représentations de la tétralogie écrite et mise en scène par Jacques Rebotier, dans laquelle il joue avec les mots, les codes, les conventions. Jacques Rebotier tord les mots, les mixe, les essore et les dévoile au-delà de leur sens commun. Contre les bêtes/La revanche du dodo : 5 décembre à 20 h. De l’Omme : 3 et 4 décembre à 20 h. Intégrale : 6 et 7 décembre à 15 h. Tarifs : 20 €, 13 € pour les habitants de Seine-Saint-Denis, 10€ pour les Dionysiens. DANS LES QUARTIERS Le TGP propose un spectacle « hors les murs » dans les quartiers. Il a programmé la compagnie du Petit théâtre permanent, qui jouera son spectacle en forme de vraie fausse conférence désopilante : Zygomatiques : le rire dans tous ses états. Mardi 9 décembre à 19 h à la maison de quartier Romain-Rolland (2, rue Henri-Barbusse, Tél. : 01 49 33 70 20) ; mercredi 10 décembre à 16 h à la maison de quartier Floréal (3, promenade de la Basilique, Tél. : 01 48 22 82 20). Entrée libre sur réservation. 8 FENÊTRE SUR COUR d’Alfred Hitchcock, États-Unis, 1954, 1 h 52, VOSTF, dim : 16 h 30 ; lun : 20 h 30 ; mar : 18 h 15. SALLE SAINT-DENYS � 8, rue de la Boulangerie RENCONTRE Les éditions de l’Atelier présentent le très beau livre de Frédérique Jacquet et Étienne Davodeau, Jeanne de la zone, (lire JSD n°762 du 22 octobre), en présence de l’auteure et avec projections de dessins du livre. Samedi 6 décembre à 16 h 45. ACADÉMIE FRATELLINI � Rue des Cheminots Tél. : 0 825 250 735 (0,15 €/mn) CIRQUE Le cirque Zanzibar présente Le Cercle des fous, un spectacle de cabaret cirque mis en piste par Jeff Odet, avec plus d’une vingtaine d’artistes, membres du cirque Zanzibar et apprentis de l’académie Fratellini, huit musiciens, auxquels s’ajouteront, au gré des envies, des invités et des surprises. Vendredi 5 et samedi 6 décembre à 20 h 30. Tarifs : 15 et 12 €. Réservation indispensable. Restauration sur place à partir de 19 h 30. MUSÉE D’ART ET D’HISTOIRE � 22 bis, rue Gabriel-Péri Tél. : 01 42 43 37 57 www.musee-saint-denis.fr DU RIRE AUX ARMES À l’occasion du bicentenaire de sa naissance, le musée rend hommage à Honoré Daumier (1808-1879) à partir de 400 lithographies de l’artiste, dont beaucoup viennent du fonds du musée. Cette exposition montre le regard acéré de Daumier sur le théâtre, la danse, l’opéra, la musique légère. Et sur son époque. Jusqu’au 12 janvier 2009, les lundi, mercredi, vendredi de 10 h à 17 h 30, jeudi jusqu’à 20 h, samedi et dimanche de 14 h à 18 h 30. Visite thématique sur Daumier et Effel dimanche 7 décembre à 16 h. COLLOQUE Le musée et l’université Paris 8 organisent une journée consacrée au thème des concours dans la Grèce antique. Vendredi 5 décembre de 9 h à 18 h. Entrée libre. JSD n° 768 du 3 au 9 décembre 2008 LIGNE 13 � 12, place de la Résistance-et-de-la- Déportation Tél. : 01 55 87 27 10 DANSES L’association Ascurb propose son rendez-vous mensuel All dances contest (tectonic, hip-hop, african new style, coupé-décalé…), sous forme de scène ouverte. Vendredi 5 décembre à 20 h 30. Tarif : 4€. CAFÉ CULTUREL � 11, allée des Six-chapelles Tél. : 01 42 43 96 11 http://www.cafeculturel.org EXPOSITION Nuria-Esther Gonzalez présente ce mois-ci son travail, Artisanal, placé sous le signe de la nostalgie et de la tendresse du retour à l’enfance. Jusqu’au 3 janvier 2009. Vernissage vendredi 5 décembre à 18 h 30. SLAMÉLODIE Scène ouverte animée par Philippe Vallin, Handicapable et Auzef où chanson, slam, création et improvisation musicale viennent se croiser. Samedi 6 décembre à 15 h. Entrée libre. OFFICE DE TOURISME � 1, rue de la République Tél. : 01 55 870 870 EXPOSITION L’artiste peintre Diarra O’Fouabé, originaire du Mali, présente dans Karansani ses œuvres inspirées de sa culture, de son parcours artistique à travers le monde et de son envie de le faire partager. Jusqu’au 11 janvier 2009. Entrée libre. IL Y A DEUX ANS, plusieurs artistes et associations de Saint-Denis s’étaient mobilisés pour les victimes de la guerre au Liban ; l’an dernier, c’était pour les enfants du Darfour. Avec succès puisque les sommes récoltées lors de ces deux initiatives étaient passées de 2 000 à 4 000 euros, d’une année à l’autre. Fort de cette expérience, le collectif chargé d’organiser ces manifestations artistiques et caritatives a décidé de se constituer en association. C’est ainsi qu’est né One love prod’, début 2008. « L’idée est toujours la même : recueillir des fonds pour financer des projets en direction des enfants », explique Farid Benouaret. Cette année, c’est la situation dramatique des enfants d’Haïti qui a retenu leur attention. Cette île des Caraïbes est confrontée à une situation de violence et de chaos qui touche en premier lieu la popu- lation la plus pauvre et vulnérable. C’est pour agir face à cette situation qui les révoltent que les membres de One love prod’ organisent, samedi 13 décembre à partir de 20 h, salle de la Légion d’honneur, un festival pour Haïti afin de rassembler des fonds qui seront remis à l’Unicef qui intervient sur place et qui a signé une convention avec One love prod’. « Avec le montant du bon de soutien que nous demandons, 12 euros, on peut nourrir un enfant haïtien souffrant de malnutrition durant un mois », explique Farid Benouaret. L’ambition est de récolter cette année 8 000 euros. Il faut dire aussi, pour les fanas de musique, que l’affiche proposée par One love prod’ est attirante. « Nous avons choisi en majorité des artistes appartenant à la mou- Benoît Lagarrigue � Concert One love Prod’ samedi 13 décembre à partir de 20 h, salle de la Légion d’honneur. Bon de soutien : 12 €. Infoline : 06 60 64 49 84. http://www.myspace.com/oneloveprod Princess Erika et Momo Roots sont à l’affiche. DIX ANS et toutes ses dents ! Pour sourire et pour croquer. Avec cet appétit de vivre et de livres qui caractérise la librairie Folies d’encre et sa fondatrice-chevilleouvrière-passionaria, Sylvie Labas. « Je n’ai pas vu ces années passer », souffle-t-elle en souriant. Dix ans, ça se fête. « Mais ce ne sera pas une commémoration ! », s’insurge-t-elle. « C’est une belle occasion de se retrouver avec tous ceux qui ont accompagné la librairie et de faire la fête ensemble », lancet-elle. Et ils sont nombreux à avoir partagé ses coups de cœur et ses indignations, ses moments de joie et de difficultés. En septembre 1998, Sylvie Labas était pleine d’enthousiasme et d’énergie. « J’étais dans mon projet, et ce n’était pas simple, surtout pour une femme. Aujourd’hui, il arrive encore qu’au téléphone on demande à parler au patron ! » Des moments forts, il y en eut au cours de cette décennie livresque. Des beaux et émouvants, et puis de plus difficiles à vivre. Comme l’arrivée de Virgin, des MÉDIATHÈQUES initiatives La science en s’amusant et en famille LA MÉDIATHÈQUE ramène sa science. Ou plutôt l’étale. Du 6 au 13 décembre, expos, rencontres, débats, animations porteront sur ce thème, a priori pas des plus folichons. Faux, répondent les bibliothécaires. En fait, est prévue toute une série d’initiatives pour les enfants comme pour les adultes qui font appréhender les sciences d’une manière originale et ludique. Si, et c’est normal, de nombreuses animations sont plus particulièrement destinées au public CONCERT D’ARABELLA STEINBACHER Découvrir l’électricité statiqueà la médiathèque… scolaire (des maternelles aux lycéens), d’autres vont intéresser et surprendre le public qu’on dit grand. Jusqu’au 13 décembre à la médiathèque centrale, par exemple, l’exposition T’as un problème, Matt ?, à visiter en famille, propose aux enfants différents jeux les familiarisant avec la logique, les poids et volumes, le calcul en jouant à la marchande, etc. Autre moment qui s’annonce passionnant, la visite vendredi 12 à 19 h des fonds anciens consacrés à la science. À partir d’une édition originale de 1751 de l’Encyclopédie de Diderot et des planches de physique de D’Alembert de 1781, sont proposées diverses expériences sur l’optique, sur la pression à partir d’un ludion, ou encore sur l’électricité statique, tirées d’ouvrages des XVIIIe et XIXe siècles. Anthéa Sogno est Juliette Drouet La librairie installée rue Jean-Jaurès a ouvert en septembre 1998. Sylvie Labas, sa fondatrice, revient sur les moments forts, les joies et les combats d’une décennie consacrée à partager sa passion des livres. vance afro-caribéenne », ajoutet-il, en citant pêle-mêle Daddy Yod, Princess Erika, Nuttea, Les Nubians, Momo Roots (le président de One love prod’) ou encore Warra Ba, groupe dionysien qui mêle avec bonheur tradition musicale africaine et hip-hop. Mais de très nombreux autres artistes de talent ont également répondu présents pour faire de ces six heures de musique live un grand moment artistique et de solidarité. « Ceux qui le veulent le peuvent ! », lance encore Farid Benouaret. Et One love prod’ veut beaucoup. PLACES À GAGNER Le Festival de Saint-Denis offre 100 places aux lecteurs du Journal de Saint-Denis pour le concert de la violoniste Arabella Steinbacher (qui était venue à la Légion d’honneur lors du Festival 2007), samedi 13 décembre à 20 h au Théâtre des Champs-Élysées à Paris. Tél. : 01 48 13 12 16 ou [email protected] « J’ai l’impression d’être dans une maison qui se partage » Six heures de live pour Haïti Les organisateurs de concerts de solidarité se sont constitués en association, One love Prod’, pour poursuivre leur généreuse action. Cette année, les enfants d’Haïti bénéficieront des fonds récoltés. Avec Daddy Yod, Princess Erika, Nuttea, Les Nubians, entre autres… À L’AFFICHE à paris Par ailleurs, les médiathèques Gulliver et Don Quichotte projettent, samedi 6 décembre à 15 h, des films documentaires scientifiques, et la médiathèque centrale, samedi 13 à 15 h puis à 16 h 30, deux séances placées sous l’angle du jeu. Avec démonstrations d’un magicien, Jean Faré, qui présentera ses tours de cartes devant un public forcément ébahi, le chercheur mathématicien et professeur à Paris 13 Benoît Rittaud tentera de répondre à la question : peut-on gagner aux jeux dits de hasard ? En cette période de crise aiguë, la réponse est attendue avec impatience… Benoît Lagarrigue � Du 6 au 13 décembre dans les médiathèques de Saint-Denis. Programme complet dans le Journal des médiathèques. Tél. : 01 49 33 92 40. GÉRARD MONICO programme: 0149 33 66 77. Site: www.lecranstdenis.org Tarifs: 6€, réduit: 5€ et abonnés 4€. Films «f»: 3€. LES GRANDES PERSONNES d’Anna Novion, France/Suède, 2008, 1 h 24 mer : 14 h, 18 h 30 ; jeu : 20 h 45 ; ven : 21 h ; sam : 14 h ; dim : 19 h 30 ; lun : 16 h 15, 20 h 45 ; mar : 18 h. L’ÉCHANGE de Clint Eastwood, États-Unis, 2008, 2 h 20, VOSTF mer : 16 h, 20 h 15 ; jeu : 18 h ; ven : 15 h 45, 18 h 15 ; sam : 15 h 45, 18 h 15, 21 h ; dim : 14 h, 16 h 45 ; lun : 18 h ; mar : 20 h. LABAN LE PETIT FANTÔME de Lasse Person, Suède, 2006, 44 mn, VF, à partir de 3 ans mer : 14 h 15, 15 h 15 (f) ; sam : 16 h, 17 h (f). MOSCOW, BELGIUM de Kerry Conran, Angleterre, 2003, 1 h 45, VF, à partir de 8 ans mer : 16 h 15, 20 h 30 ; jeu : 18 h 15 ; ven : 20 h 30 ; sam : 18 h ; dim : 19 h ; lun : 14 h 15. QUATRE NUITS AVEC ANNA de Jerzy Skolimowski, Pologne, 2008, 1 h 27, VOSTF mer : 18 h 15 ; jeu : 20 h 30 ; ven : 18 h 30 ; sam : 14 h 15, 20 h 30 ; dim : 14 h 30 (+ rencontre, lire p. 9) ; lun : 16 h 30, 18 h 15 ; mar : 20 h 30. GÉRARD MONICO L’ÉCRAN � Place du Caquet. Répondeur- D. R. semaine du 3 au 9 décembre FOLIES D’ENCRE 10e anniversaire Sur deux étages, 15000 ouvrages sont proposés aux lecteurs. doutes que cela a entraîné et des débats qu’il y a eu alors. « Cet épisode a beaucoup compté : on a regardé la librairie autrement et nous avons été formidablement soutenus, avec les Fous d’encre notamment. C’est quelque chose qui m’a fait grandir. » Et Sylvie de se rappeler les témoignages de solidarité des habitants, pas toujours lecteurs, d’ailleurs, y compris les jeunes du quartier. « C’est comme une famille, mais une famille voulue » Les beaux moments ? Il lui est difficile d’en choisir, tant il y en a eu. « Luis Sepulveda, bien sûr ! Et Erri de Luca. Et puis le travail autour de la littérature africaine, qui nous fait toucher un public nouveau. Je me souviens de ces petits du quartier venant feuilleter un livre sur Malcom X. Ça, ça me donne la pêche !… » Le public, les lecteurs, Sylvie Labas y revient toujours, sans jamais les appeler clients. « J’ai l’impression d’être dans une maison qui se partage. J’ai vu les enfants grandir, devenir adultes. D’autres disparaître. Nous avons des liens très forts avec certains. Ce sont des amis lecteurs. C’est comme une famille, mais une famille voulue, construite. » Aujourd’hui, Folies d’encre emploie deux autres personnes, à temps partiel. Alice et Romain relaient Sylvie pour s’y retrouver au milieu des 15 000 ouvrages que la librairie propose. Mais pas question de se reposer sur ces lauriers. Si elle consent du bout des lèvres à avouer qu’elle est fière de ces dix ans, ce n’est bien sûr pas pour en rester là. « Je voudrais grandir, pas tant économiquement, mais plutôt en terme de place, pour pouvoir ouvrir un rayon disques, installer une ta- ble et des bancs… Mon rêve ? Aller dans les quartiers, proposer un “librairie-bus”, agir pour que la place Jean-Jaurès devienne une vraie place de village, vivante, où l’on s’arrête comme ça, pour le plaisir… » En attendant, place à la fête (lire la note). Folies d’encre accueille deux traducteurs italiens dans le cadre d’un travail sur les années 70, dites de plomb, et ce sera l’occasion de faire connaître le projet. « Vendredi 5 décembre, nous nous mettrons aux couleurs de l’Italie. Je veux du soleil ! » Et le samedi sera un moment de rencontres et de retrouvailles, en musique et en lectures, « avec tous ceux qui nous ont accompagnés… » Soleil, rencontres, fête. Et folies, et encre. Pour encore dix ans. Au moins. Bon anniversaire ! fait l’objet d’une lecture) au Festival d’Avignon 2007, où il rencontra immédiatement le succès. Cet amour fou entre l’immense Victor Hugo et l’actrice Juliette Drouet sont ici dévoilés dans toute leur complexité avec justesse et profondeur, auxquelles s’ajoutent une drôlerie et une allégresse qui font de ce spectacle une formidable surprise. Anthéa Sogno, qu’on avait déjà apprécié dans des rôles plus légers de l’univers de Feydeau, élargit ici sa palette déjà étendue. Une belle idée de sortie hors les murs dionysiens, d’autant que la comédienne propose un tarif réduit pour les lecteurs du JSD (19 euros au lieu de 24) sur présentation de ce numéro ! B.L. � Victor Hugo, mon amour d’Anthéa Sogno, mise en scène de Jacques Décombe, avec Anthéa Sogno et Sacha Petronijevic. Théâtre de la Comédie Bastille, 5, rue Nicolas-Appert (M° Chemin-Vert ou Richard Lenoir). Du mercredi au samedi à 19 h 30, dimanche à 17 h 30. Tarifs : 24 et 19 €. Tél. : 0 892 707 705 (0,34 €/mn) ou www.resatheatre.com Benoît Lagarrigue � Vendredi 5 décembre à 19 h :soirée italienne à la librairie (22, rue Jean-Jaurès) avec lectures et surprises culinaires (merci Alice). Samedi 6 décembre à 15 h :départ de la librairie pour une déambulation en fanfare avec la Cie Marron jusqu’au Soixante (60, rue Gabriel-Péri).À 16 h :La Malicieuse, spectacle pour enfants, par la Cie Bleue comme une orange, et lectures. À 19 h : apéritif musical des Fous d’encre avec Robert and Co et lectures, « pour faire plaisir aux libraires ». À 20 h 30 : buffet dansant avec François et les Zutopistes. Sa petite cité dans la prairie de la télé (d’où le clin d’œil du titre) et du hip-hop parle de sa famille, de ses liens avec le Maroc, des drames et des joies de la vie, des potes. D’une écriture rythmée, imagée, nourrie de multiples détails, il revient sur cette période des années 80 qui l’a vu se construire. Un témoignage sensible, drôle, parfois poignant. Rachid Santaki, qui a pris goût à l’écriture, travaille actuellement à un polar qui se déroule à… Saint-Denis. B.L. � La petite cité dans la prairie de Rachid Santaki (éditions Le bord de l’eau), 240 pages, 16 €. Anthéa Sogno dans Victor Hugo, mon amour. LIVRE nouveauté L’académie Fratellini par Coline Serreau LIVRE récit IL A GRANDI à Saint-Ouen, mais c’est à Saint-Denis qu’il est allé à l’école, qu’il a fait de la boxe thaïe sous l’égide de Sam Berrandou, qu’il fut éducateur sportif au club Lumpini. C’est à SaintDenis également, depuis la pépinière d’entreprise de la MIEL à Franc-Moisin, qu’il a créé en 2002 un magazine consacré aux cultures urbaines, 5Styles. À 34 ans, Rachid Santaki, c’est lui, vient de publier un récit, La petite cité dans la prairie, aux éditions Le bord de l’eau. « J’ai voulu raconter et partager mon histoire avec le lecteur », dit-il. Un brin nostalgique, cet enfant ANTHÉA Sogno, qui vit à SaintDenis depuis 2002, incarne actuellement Juliette Drouet au théâtre de la Comédie Bastille, à Paris. Incarne est bien le mot tant la comédienne s’est donnée corps et âme pour que ce spectacle voit le jour. C’est elle qui a écrit Victor Hugo, mon amour à partir de la correspondance échangée par les deux amants durant le demi-siècle qu’a duré leur liaison. « On a recensé près de 23 000 lettres, mais j’ai puisé aussi dans leurs journaux intimes, poèmes, dans des pièces d’Hugo, dans la presse de l’époque. Tout ce qui est dit dans le spectacle a été prononcé par ces deux personnages historiques », précise Anthéa Sogno, qui avoue être tombée amoureuse de Juliette Drouet en découvrant, par hasard, sa biographie dans une librairie. « Depuis toujours, j’adore Victor Hugo. Et là, j’ai découvert une femme extraordinaire de passion, de dévouement et de tendresse, avec une sensibilité, une sensualité qui en font, selon moi, une femme parfaite. Juliette avait tout ! », s’exclame Anthéa Sogno. Le spectacle a été créé dans sa forme actuelle (il avait d’abord D. R. SALLE DE LA LÉGION D’HONNEUR concert Bloc-Notes CINÉMA cultures COLINE Serreau, la présidente de l’académie Fratellini, vient de publier, avec Charlotte Erlih, metteure en scène de théâtre, L’académie Fratellini chez Actes Sud. Dans cet ouvrage, elles s’attachent à raconter l’histoire de l’académie, depuis l’époque du chapiteau sous le périphérique à la Villette, jusqu’à son arrivée à Saint-Denis, en 2003. Du projet au chantier, de l’ébauche à la réalisation spatiale, rue des Cheminots, on suit, entre difficultés à surmonter et moments de bonheur, le cheminement d’une aventure étonnante à travers texte, témoignages et photos. L’histoire s’arrête, curieusement, en 2003. Depuis, elle s’est poursuivie jusqu’à aujourd’hui. B.L. � L’académie Fratellinide Coline Serreau (collection L’impensé, Actes Sud), 112 pages, 70 photos, 28€. Les soirées de l’Écran Le voyeurisme au cinéma Dimanche 7 décembre, dans le cadre de ses séances Libre association durant lesquelles Laurent Aknin, critique et historien du cinéma, met en regard deux films, l’un contemporain et l’autre plus ancien, l’Écran projette à 14 h 30 Quatre nuits avec Anna, de Jerzy Skolimowski (2008) et à 16 h 30,Fenêtre sur cour, d’Alfred Hitchcock (1954). Deux films qui scrutent la pulsion du voyeurisme et donc… du cinéma ! B.L. � L’Écranplace du Caquet. Tél. : 01 49 33 66 88. www.lecranstdenis.org JSD n° 768 du 3 au 9 décembre 2008 9 sports sports TENNIS Calendrier STADE DE FRANCE Jolie montée au filet Les bons prix POUR LES PROCHAINES rencontres au Stade de France en 2009, une série de bons prix est annoncée. Les réservations se font auprès des points de vente habituels et sur le site Internet du Stade de France (1). 31 janvier : Stade Français/Perpignan de 5 à 68 euros. 7 mars (date sous réserve) : Lille/Lyon à partir de 10 euros. BASKET-BALL À l’extérieur Samedi 6 décembre: seniors g3/Pierrefitte à 20h30, minimes gars entente/Chesnay-Versailles, benjamins entente/Levallois à 17h. Dimanche 7 décembre: seniors f1/Brie à 15h30, seniors f2/Lilas à 15h30, cadets entente/Argenteuil. 4 avril : Stade Français/Clermont de 5 à 68 euros. 1 er avril : France/Lithuanie ; 5 septembre : France/Roumanie ; 14 octobre France/Autriche. Pour ces trois matches de qualification pour la Coupe du monde 2010, la Fifa met en vente des pass de 45 à 180 euros (réduction de 25 %). � (1) http://www.stadefrance-com À Delaune Samedi 6 décembre: seniors g1/Créteil à 20h30, minimes filles entente/Rueil-Malmaison à 16h. Dimanche 7 décembre: seniors g2/Le Mee à 15h30, cadets 2/Lilas à 17h30, cadettes entente/Croissy à 13h30. BOXE Nelson Farias blessé SAMEDI 29 novembre, à Bagneux (92), en quarts de finale du championnat de boxe d’Îlede-France (welters 4x2x2), Rached Dannecy, d’Issy, bat Nelson Farias, du Sdus, aux points. Une décision des juges un peu décalée avec la première partie de la rencontre qui a vu Nelson s’imposer. Mais à moins d’une minute de la fin du combat, le Dionysien a ressenti un craquement dans son genou qui l’a handicapé jusqu’à la cloche finale. C’est donc un match de rentrée qui se finit mal pour cet élève d’Albert Mauriac. Reste à connaître le verdict des médecins. BOXE Coupe de la Ligue Vendredi 5 décembre à Cannes (06), Christopher Rebrassé (Sdus) sera opposé à Mounir Sahli (Cannes) en quart de finale de la Coupe de la Ligue, en 8 rounds de 3 mn. Une première pour le Dionysien. G.R. TENNIS DE TABLE GÉRARD MONICO Deux Dionysiens en demi-finale DANS LEUR PETIT club house, abrité sous les tribunes rugby du parc Delaune, Guy Tordjman, le président du tennis, et Alain Folleau, le secrétaire général de la section, sont un peu survoltés. « Depuis dix ans que nous Les jeunes du Sdus tennis sur le court, parc Delaune. sommes à la tête de cette activité du Sdus, nous avons rehaussé le niveau global et, cette saison, nous allons vivre une situation nouvelle : nos deux équipes seniors, filles et garçons de N3, accèdent à la N2, l’équivalent de la N2 de foot », expliquent-ils. L’événement est de taille, car le championnat de France, qui dure cinq semaines à partir de la fin avril, réunit sur les courts les 32 meilleures équipes de France. Déjà un sacré challenge quand on dénombre 2 500 clubs et plus d’un million de prati- ÉCLAIRAGE Sur l’agenda du club En Février. Pendant les vacances scolaires. Tournoi open des jeunes. Avec 200 participants. À Delaune. Fin avril-mai. Championnats de France pendant cinq semaines. Trois matches à domicile et deux à l’extérieur pour les garçons, deux à domicile et trois à l’extérieur pour les filles. L’équipe 2, qui évolue en prénationale, joue aux mêmes dates que le calendrier national du championnat. En juin. Tournoi open Paul-Meyer, qui dure deux semaines. À Delaune. En juillet. Tournoi limité dans les classements, permettant à des joueurs bien classés dans les compétitions de niveau départemental de remporter de belles victoires. À Delaune. Tennis pratique Pour contacter le tennis Sdus : 01 48 27 48 65 ou [email protected] ou sur place, au parc des sports Delaune, club house sous la tribune du stade de rugby, près des jeux de boules. Cotisation annuelle pour les jeunes : 99 euros. Plus école de tennis : 185 euros par an. Cotisation adulte : 115 euros licence G.R. comprise. 10 JSD n° 768 du 3 au 9 décembre 2008 quants dans le pays. Fort de ses résultats et de ses progrès, le club aimerait bien aussi voir son équipe 2 masculine de N3 accéder, elle aussi, à la N2. Mais, règlements de la fédération obligent, il faudrait pour cela que l’équipe masculine de N2 monte en N1. « Ce n’est pas un objectif inaccessible », avouent les deux compères, qui en même temps s’inquiètent un peu des engagements financiers que cela entraînerait. « Déjà, même avec un sponsor, on va finir l’année avec un manque à gagner de 15 000 à 20 000 euros », ont-ils expliqué à Fabienne Soulas, maire adjointe aux sports, à qui ils ont aussi décrit la vétusté des vestiaires « difficilement compatibles avec l’accueil de joueurs de ce niveau. On nous a promis que le dossier serait étudié avec une grande attention ». L’école et les champions De l’autre côté du filet, l’école de tennis, vivier des futurs compétiteurs, rassemble chaque année en moyenne 200 jeunes, de 5 à 18 ans, répartis dans des groupes de niveau, pour des cours d’une heure et demie deux fois par semaine, « par petits groupes et avec des professeurs qualifiés. Car nous avons fait le choix de la formation sportive ; il n’est pas question d’une aimable garderie sportive », explique le président. Et ça marche. Avec 350 adhérents à la fin de la saison passée, les sept courts (quatre couverts et trois extérieurs), auxquels s’ajoutent minitennis et mur d’entraînement, font le plein, tous les jours de la semaine. Les vétérans en forme Car, ajoute Guy Tordjman, « nous avons aussi une quinzaine d’équipes qui jouent en championnat de ligue départementale. Et là encore avec de bons résultats, chez les jeunes, mais aussi chez les plus de 45, les plus de 55 et les plus de 65 ans, avec notre vétéran, Pierre Arondel ». Lequel, sacré champion de la Ligne de Seine-Saint-Denis, est bien placé pour les championnats de France qui se disputeront à Rolland-Garros en 2009. Chez les jeunes, il ne faut pas oublier Cyrine Amouni, 7 ans, Quentin Folliot, 10 ans, et Stéphan N’Guyen « parmi nos bons éléments. Quentin, par exemple, fait partie des tout meilleurs joueurs dans sa catégorie et il a été repéré par la fédération ». Un mot, encore, sur la pratique amateur « avec 120 à 130 inscrits chaque année », raconte Alain Folleau. « Certains, comme notre président, pratiquent leur passion depuis trente-cinq ans. On a deux dames de 79 et 83 ans qui viennent sur les courts tous les jeudis, et notre plus ancien, 84 ans, est toujours présent lui aussi… » Bouloussa (désormais au pôle France à Nantes), se sont aussi fort bien comportés le weekend dernier. Mardi 2 décembre, en championnat de France Pro A, SaintDenis a reçu Istres. Nous y reviendrons dans notre prochaine édition, et dès mercredi matin sur notre site Internet (http:// www.lejsd.com). Dimanche 7 décembre, à 9h à la bourse du travail, assemblée générale annuelle. École cyclo, le samedi de 14h30 à 17h30 au parc des sports Delaune. Renseignements et inscriptions au 0134127743, et par mail: [email protected] FOOTBALL Sdus DH seniors G.R. VOLLEY-BALL Dimanche 7 décembre à 13h à Delaune, le Sdus reçoit Créteil Lusitanos. PH Dimanche 7 décembre à 15h le Sdus se déplace à Claye-Souilly. Cosmos FC Seniors excellence Dimanche 7 décembre à 15h à Delaune le Cosmos FC reçoit Rosny. RANDONNÉE Les Verts sentiers Dimanche 7 décembre, sortie à Saint-Cyr-l’École. Contacts: 0603565345 et [email protected] RUGBY Fédérale 3 Dimanche 7 décembre à 15h le Sdus se déplace à Beauvais. VOLLEY-BALL Coupe de France Dimanche 7 décembre, les juniors G se déplacent à Mulhouse pour affronter Mulhouse et Macon. Les filles iront à Vélizy, affronter Vélizy et Fleury-les-Aubrais. WATER-POLO Sdus Nationale 2 H Samedi 6 décembre à 20h15 le Sdus se déplace à Harnes Nationale 3 messieurs match contre Livry-Gargan à La Baleine à 19h30. Minimes honneur Dimanche 7 décembre à 15h à tournoi dimanche 7 décembre à La Baleine à partir de 14h. Résultats ATHLÉTISME Saint-Denis émotion Championnats départementaux FFA en salle Dimanche 30 novembre, Insep (Paris) Sur les 26 participants de Saint-Denis émotion, 10 montent sur le podium : 1re et championne départementale sur 60m haies N. Tropnas en 9’’27, 1re et championne départementale au saut en hauteur S. Shalaby avec 1m45, 1er et champion départemental sur 800m Fayçal Akouas en 2’05’’96, 1er de la finale B sur 60m F. Marie-Louise en 7’’60, 2e au triple saut F. Makabu avec 10m84, 2e au triple saut S. Ribeiro-Tavares avec 11m51, 2e sur 60m S. Smith en 7’’74, 2e de la finale B sur 60m K. Benmouhoub en 8’’, 2e sur 60m D. Faraux en 7’’17, 3e sur 60m F. Makabu en 8’’84. 1re et championne départementale sur 1 500m L. Prudon en 6’55”39, 2e sur le 60m haies C. Tropnas en 10”16, 3e sur 60m J. Nkamsao en 7”33, 3e sur 800m M. AitAhmed en 2’08”61. Cross international du Val-deMarne à Choisy-le-Roi Saint-Denis émotion avait 7 engagés dans les différentes courses de ce grand classique très relevé. course vétérans hommes 7km960 F. Courage 13e en 29’08’’. course cadets garçons 3km920 M. Bouhaza 7e en 14’54’’, N. Hamidi 13e en 15’14, A.Boubaya 22e en 15’47. course minimes filles 2km330 G. De Matos 14e en 11’12’’. course benjamins garçons 2km090 T. Lai 1er en 8’06’’. course seniors hommes 8km820 B. Anouar en 33’29’’. BASKET-BALL Sdus 29 et 30 novembre seniors g1/Paray : 81-67 ; seniors f1/ Saint-Maur : 37-57 ; seniors g2/Igny : 53-89 ; seniors f2/Drancy : 36-51 ; seniors g3/Aulnay : 70-67 ; cadets entente/Stade Français Paris : 63-64 ; cadets 2/Villmomble : 27-63 ; cadettes entente/Ministère des Finances : 31-35 ; minimes gars entente/Bon-Conseil : 57-77 ; minimes g2/Aulnay : 77-29 ; minimes filles entente/USOAM : 87-55 ; benjamins entente/Charenton : 55-84 ; benjamins 2/Lilas : 14-82. FOOTBALL Sdus vétérans b Sdus/Stains : 7-3 Sdus qualifié. 18 ans Sdus/Plaisir : 2-1 Sdus qualifié. 15 ans a Sdus/Vaires : 2-0 Sdus qualifié. 15 ans b Sdus/Solitaires : 3-3 Solitaires qualifiés 4 penalties à 1 13 ans a Sdus/Montrouge :1-1. Montrouge qualifié 6 penalties à 5. 13 ans b Sdus/Le-Bourget : 2-3. 13 ans c Sdus/Drancy : 3-0. poussins a Sdus/Dugny : 2-2 Dugny qualifié 3 penalties à 1. poussins c Sdus/Pantin : 1-11. benjamins 2 Sdus/Montreuil : 22 Montreuil qualifié 3 penalties à 1. benjamins 3 Sdus/Bondy : 2-3. benjamins 4 Sdus/Aulnay : 2-2. Sdus qualifié 3 penalties à 2. Cosmos Coupe CDM Jeunes Saint-Vincent/Cosmos : 2-1. Coupe seniors Montreuil/Cosmos : 0-0. Coupe 13 ans Pantin/Cosmos : 7-0. JUDO Sdus Coupe 93 cadet(te)s cadettes 1re place : B. Sissoko. 2e place : A. Doucoure. non classés : S. Soullami, S. Selmi. cadets 1re place : I. Said’Hadj, N. Allili. 2e place : L. Ridolfi. Bonne participation de Souphian et Omar Bekhti, Mohand Kaci-Oulhdj. Coupe 93 juniors/seniors Par manque d’entraînement dû à une blessure au pied, A. Hanriot termine à la 5e place en moins de 81 kg. Bonne participation d’A. Andreazzoli (junior) qui s’est incliné devant un senior de 2e div. Tournoi féminin par équipe 1re place : A. Doucoure, B. Sissoko. 3e place : M. Kimakuiza, S. Soullami. en individuelle 1re place : B. Sissoko. 2e place : A. Doucoure, M. Kimakuiza. 3e place : S. Soullami. Sporting club Saint-Denis Tournoi de Pantin poussins 1re : Z. Bellaouel. 2e : L. Djermane, E. Henriques. 3e : Y. Chahib, Y. Mebarki, A. Boutehra, A. Razzouk, Y. Bahammou. prépoussins 1re : Y. Chahid, L. Deslandes. 2e : A. Lebbar, R. Saint-Prix. 3e : C. Henriques, Y Boughdiri, A. Boutehra, L. Djermane, A. Ourchid, K. Boutehra. LUTTE Sdus Coupe de Meaux juniors 1re : A. Benlahouel. 2e : A. Bouaziz. 3e : F. Bonny.cadets 2e : R. Benchiha. PENTATHLON MODERNE CSD Pentajeune régional 16 novembre, Pennes-Mirabeau (13) minimes Mélanie Verdier, 1re. Pentajeune IDF à l’US métro le 30 novembre benjamins Yacine Jabri 9e. poussins Nisrine Hanafi 8e, Jean-Michel Cantobion 2e. pupilles Sophia Hamra Verdier 2e, Marie Zambudio 3e, Alice Fornacciari 4e. Sébastien Blanchouin, l’entraîneur, s’est classé 8e aux qualifications nationales au tir à 10 m. Il intègre le groupe France élite. TIR À L’ARC Sdus Concours annuel de Saint-Brice-sous-Forêt 3e place en équipe H. Arezki 516 pts, D. Audiot 503 pts, A. Giroux 495 pts, S. Leleux 470 pts. VOLLEY-BALL Avant-Garde Nationale 3 Dimanche 30 novembre AGSD/Le Touquet : 3-2. Championnat départemental seniors g2 AGSD/Gournay : 3-2. benjamines AGSD/Gagny-Raincy : 2-1 ; AGSD/Bondy : 2-1. minimes f AGSD/ Pantin : 2-0 ; AGSD/Gournay : 2-0. juniors f AGSD/La Courneuve : 3-2. Championnat 93/95 cadets AGSD/L’Îsle-Adam : 2-1. Championnat régional juniors g Le Vézinet/AGSD : 3-0. WATER-POLO Sdus nationale 2 messieurs Sdus/Nice 5-19. n3 messieurs Sdus/Libellule Paris 4-12, Sdus/Taverny 0-24. n2 dames Bordeaux/ Sdus 6-7. minimes honneur Fontainebleau/ Sdus 8-17, La-Garenne/Sdus 9-16. régionale 2 seniors Sdus/Conflans 9-5. L’Avant-Garde s’impose face au premier DIMANCHE 30 novembre, dans le gymnase de l’Avant-Garde, les volleyeurs dionysiens de N3 ont réchauffé l’ambiance en s’imposant (3-2) face aux Nordistes du Touquet, premiers du classement. Sans être au complet, l’équipe de Pascal Bascou et Thierry de Lonchamp a retrouvé la forme des grands jours, avec une excellente prestation de Che- tan le Diable (Grégory Luga) au centre. Après une pause le week-end prochain, qui on l’espère ne brisera pas le rythme, les locaux affronteront deux équipes du bas du tableau, Le PlessisRobinson puis Vernon. Chaque fois, une victoire sera indispensable pour garder le moral et une bonne place… Equipement électriques G.R. STRETCHING POSTURAL Un nouveau cours L’ASSOCIATION Être en corps propose un nouveau cours de stretching postural le mercredi de 12 h 30 à 13 h 30, au gym- OUVERT du mardi au samedi de 8 h 30 à 13 h et de 16 h à 19 h 30, le dimanche matin de 8 h 30 à 13 h nase de l’école maternelle Carson-Besson, proche du Stade de France. Renseignement au : 06 82 20 82 76. JUDO Judokates à l’honneur DIMANCHE 23 novembre, lors de la Coupe du monde de kata, à l’Institut national du judo à Paris, les Dionysiennes du Sdus, Catherine Pierre-Andreazzoli et Janick Bravo, ont remporté la 8e place en juno kata, sur 19 duos engagés, venus de 19 pays. Le cap est maintenant mis sur les championnats du monde qui se disputeront à Madrid en 2009. Je an-Luc GUILLAUME Agence de Saint-Denis 14-18, rue Francis de Préssensé 93210 La Plaine Saint-Denis Tel.: 01 55 93 18 05 Fax : 01 55 93 14 07 Gérald Rossi D.R. Cette saison, pour la première fois, le Sdus va aligner deux équipes premières garçons et filles, en Nationale 2, dans le championnat de France qui regroupe les 32 meilleurs clubs. AU CRITÉRIUM fédéral du 28 novembre à Metz, épreuve rassemblant tous les joueurs de tennis évoluant dans le championnat français, les Dionysiens Lucian Filimon et Cédric Mirault ont terminé le parcours en demi-finale. Un excellent résultat pour deux joueurs du Saint-Denis US TT 93 coachés par Denis Michelotto. Les jeunes du club, notamment Mehdi CYCLOTOURISME Sorties Delaune, le Sdus reçoit Yerres. DH 18 ans Siège social 71, bd de Stasbourg BP 60 93602 Aulnay-sous-Bois cedex 10, rue Clovis-Hugues 93200 Saint-Denis (Quartier Mutualité) 01 48 21 86 22 Après rénovation totale du magasin + Tickets restaurants Coupe du monde de kata à Paris. Juno kata dionysien. JSD n° 768 du 3 au 9 décembre 2008 11 services NUMÉROS utiles mairie place Victor-Hugo, 01 49 33 66 66, www.ville-saint-denis.fr plaine commune communauté d’agglomération 21, avenue Jules-Rimet, 01 55 93 55 55, www.plainecommune.fr hôpital 01 42 35 61 40 Samu 15 commissariat 17 ou 01 49 71 80 00 gendarmerie 01 48 29 64 38 police municipale 01 49 33 63 06, 12/14 passage de l’Aqueduc, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h pompiers 18 ou 01 48 13 85 28 centre antipoison 01 40 05 48 48 sida info service (24 h/24 h) : 08 00 84 08 00 drogues alcool tabac info service (24 h/24 h) 0 800 23 13 13 alcooliques anonymes (24 h/24 h) 01 43 25 75 00 maison de la justice et du droit 01 55 84 05 30 ou 01 55 84 29 90 plaine commune promotion www.plainecommunepromotion.com allo agglo ! (propreté, voirie, éclairage public, circulation, espaces verts, assainissement) 0 800 074 904 (appel gratuit) office de tourisme 1, rue de la République, 01 55 87 08 70 gare sncf 01 48 20 96 65 taxis Église neuve : 01 48 20 00 00 Porte de Paris 01 48 20 02 82 dépannage soir et week-end edf 0 810 333 192 gdf 0 810 433 192 eau 0 811 900 900 la poste Barbusse-Diez : 01 49 71 59 10 Bureau principal : 01 49 40 14 30 République : 01 55 84 02 30 Franc-Moisin : 01 48 13 96 00 Floréal : 01 55 83 01 90 Plaine : 01 49 98 14 42 médecins de garde SUR, Tél. : 15. pharmacies de garde 7 décembre : Charbit, 85, avenue Gabriel-Péri, SAINT-OUEN, 0140 11 02 52, ou Pomarede, 80, boulevard Maxime-Gorki, STAINS, 0148263962. Pour tout renseignement sur les gardes des médecins et pharmaciens, appelez le commissariat au 01 49 71 80 00. MENUS SCOLAIRES ET CENTRES DE LOISIRS Mercredi 3 décembre crêpe au fromage, steak haché, poêlée de ratatouille, emmental, banane. Jeudi 4 décembre salade verte, poisson meunière et citron, jardinière de légumes, petit suisse, compote de pommes. Vendredi 5 décembre salade piémontaise, rôti de dinde sauce forestière, brocolis, camembert, clémentine. Lundi 8 décembre concombres sauce bulgare, filet de poisson sauce matelote, pommes vapeur, fromage des Pyrénées, pommes cuites. Mardi 9 décembre salade sicilienne, bœuf bourguignon, carottes Vichy, yaourt aromatisé, poire. Mercredi 10 décembre tomates à la vinaigrette, poulet rôti, coquillettes au beurre, crème de gruyère, gélifié au chocolat. Jeudi 11 décembre coupelle de pâté de volaille, rôti de porc au jus, haricots verts persillés, camembert, raisin. La viande de bœuf proposée dans les plats est d’origine française, animaux nés, élevés et abattus en France. La direction de la restauration se réserve le droit de modifier le menu à tout moment en raison des fluctuations des marchés et des effectifs. DEMANDES D’EMPLOI Professeur donne cours de maths, physique et chimie (du primaire jusqu’au bac S) ainsi que des cours de français et anglais jusqu’au collège, aide aux devoirs, cours de remise à niveau. 0673306816. Étudiante en maîtrise de maths donne des cours de maths, physique et chimie du primaire jusqu’au bac ainsi que des aides aux devoirs, des cours de français jusqu’au collège. 0667075153. Étudiante en master d’informatique donne cours de maths (possibilité aussi en biologie et physique) du CP à la terminale. 0689910742. Assistante maternelle cherche enfant de 16 mois ou plus à garder secteur la Plaine, libre de suite. 0142430809. Professeur donne cours de français, anglais, allemand, espagnol, histoiregéo, philosophie de la 6e à terminale, préparation aux examens. 0627133911. Jeune femme avec expérience cherche enfants à garder et accompagner à l’école. 0627048405. Jeune femme avec expérience cherche enfants à garder au domicile de leurs parents. 0677890763. Professeur de maths donne cours collège et lycée. 0660426245. ACHATS/VENTES Vds Pentium 1,8ghz + carte graphique, mémoire + manettes de jeu Gamepad analogique + écran + enceintes Creative, divers jeux, 380 €. 0148226743. Petites annonces RECHERCHE URGENT, instit. cherche appartement 2 pièces, proche tramway. 06 19 16 83 57 Vds table ronde en verre + 4 chaises, 150 €; micro-ondes, 40 €; meuble TV, 30 €; meuble TV hi-fi, 30 €; table à langer avec baignoire, 100 €; couffin + support, 100 €; lit à barreau blanc en métal, 40 €; matériel de bureau ; ordinateur, 300 €. 014998 6906 ou 0620318402 ou [email protected] Vds TV Sony Trinitron 52 cm, 80 €; TV combi DVD Goodmans 52 cm, 80 €; lit 1 place en bois avec sommier + matelas, 100 €; bureau brun/blanc Ikea à roulettes, plateau coulissant, état neuf, 25 €; magnétoscope Akai, 15 €. 0613411142. 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Sauf lundi. recherche d’emploi, offre de services, achat et vente d’objets divers… Les faire parvenir sur papier libre par courrier ou en les déposant au Journal de Saint-Denis, 59 rue de la République, 93 200 Saint-Denis, ou par mail : [email protected] Petites annonces payantes : véhicules et immobilier (vente, achat, location). S’adresser à la régie publicitaire : PSD, 121 rue Gabriel-Péri à Saint-Denis. Tél. : 01 42 43 12 12. BON À SAVOIR Du côté des jardins Pour les fêtes, faites une déco jardin Vous pouvez réaliser des décors avec les couleurs chatoyantes en récoltant dès maintenant dans la nature des végétaux comme rameaux de houx, cotonéaster, fusain, pyracantha, viorne, gui, cynorhodon, mini pommes, hortensia, ricin, pommes de pin… Stockez-les dans une pièce fraîche pour pouvoir réaliser votre décor juste avant les fêtes. Une couronne de couleur : achetez une couronne de paille de 30 à 35 cm, du fil métallique de couleur verte et 2 ou 3 branches de sapin (si vous faites un sapin à la maison, récupérez les branches du bas). Coupez les rameaux de sapin à 10 cm, groupez-les par 3 ou 4 et attachez-les avec votre fil sur la couronne afin de cacher la base du bouquet précédent. Vous renouvelez l’opération pour obtenir une couronne entièrement verte qui sera la base de votre décor. Avec les végétaux de « récupération », faites des petits bouquets de différentes couleurs que vous piquerez dans la couronne à travers le feuillage du sapin. Cette couronne gardera son éclat au moins deux semaines si vous savez en prendre soin (éloignez-la d’une source de chaleur). Une couronne parfumée : même principe au départ. À la place des rameaux de sapin, vous prenez de la mousse, des branches de mimosa et de bruyère, une tête d’hortensia. Pour la conservation, pensez à brumiser l’ensemble (sauf la tête d’hortensia). Une liane champêtre : une idée originale pour décorer à peu de frais portes et fenêtres. Avec des branches de lierre que vous attacherez ensemble, confectionnez un cordon. En partie centrale, vous accrocherez un bouquet de gui lié avec un ruban de couleur. Voilà donc une série de décors à des prix défiant toute concurrence. Bon travail et bonnes fêtes ! Jean-Claude Segonnes, pour Saint-Denis, ville verte, ville fleurie. Le rendez-vous des retraités Après-midi jeux de société vendredi 5 décembre à partir de 15 h à la résidence Dionysia. � Entrée libre,2, rue Eugène-Fournière. Renseignements au 01 48 22 03 49. Concours de loto le vendredi 12 décembre à 14 h 30. � Inscriptionsà la résidence le jeudi 4 décembre de 14 h à 16 h. Participation : 4,50€ pour les Dionysiens, 6,10 € pour les non Dionysiens. Écoutez lire Hervé et Séverine de la médiathèque vous proposent de découvrir l’œuvre d’un auteur à partir d’extraits lus à haute voix le vendredi 5 décembre à 15 h, résidence Croizat. � Entrée libre, pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter la médiathèque (4, place de la Légion-d’honneur) au 01 49 33 92 40. Sorties au bowling Porte de la Chapelle à 14 h 30 le vendredi 5 décembre. � Inscriptionspar téléphone au 01 49 33 71 75 ou 01 49 33 69 74. Rendez-vous directement au bowling, 6, avenue Porte-de-la-Chapelle. Retrouvez dès le vendredi sur notre site www.lejsd.com notre rubrique « Bon à savoir » et les menus des écoles et des centres de loisirs. Rédaction 59 rue de la République. 93200 Saint-Denis. Tél. : 01 55 87 26 80. Fax : 01 55 87 26 88. Mail : [email protected] Site : http://www.lejsd.com Directeur de la publication Gilles Hénique. Directeur, directeur de la rédaction Dominique Sanchez : 01 55 87 26 80, [email protected] Rédacteur en chef adjoint Gérald Rossi : 01 55 87 26 81, [email protected] Administratrice Fyrial Lombry-Serraf : 01 55 87 26 80, [email protected] Secrétaire de rédaction Patricia Da Silva Castro : 01 55 87 26 80, [email protected] Maquettiste Véronique Le Coustumer : 01 55 87 26 80, [email protected] Rédacteurs : Benoît Lagarrigue : 01 55 87 26 84, [email protected] ; Marylène Lenfant : 01 55 87 26 82, [email protected]. Photographes : Yann Mambert : 01 55 87 26 86, [email protected] ; Gérard Monico : 01 55 87 26 86, [email protected] Pré-presse, édition, impression PSD. Diffusion Établissement Petit 01 43 52 42 05. Publicité Martine De Sax 01 42 43 12 12. Tirage 47 000 exemplaires (sur papier recyclé). Numéro de commission paritaire en cours. Abonnement annuel : 23 € ; chèque à l’ordre de « Communiquer à Saint-Denis ». JSD n° 768 du 3 au 9 décembre 2008 13 portrait Djamel Belkacemi Bistrotier de père en fils Voilà pour le grand-père. Le fils, maintenant. Baouz, né en Algérie et venu à son tour à Saint-Denis à la fin des années 40, a commencé à travailler avec son père. « À l’époque, il y avait du travail : les patrons venaient jusque dans les bistrots chercher la maind’œuvre. » Baouz travaille aux Wagons-lits, à Citroën, envoie de l’argent au pays et réussit à en mettre un peu de côté. « En 1964, il a acheté un café, l’Étoile d’or, près de la gare, aujourd’hui tenu par mon frère Hakim », explique Djamel. Qui, lui aussi, est né en Algérie, en 1966, et, lui aussi, est venu à Saint-Denis. « J’avais 2 ans et je suis venu avec ma maman. » Il va à l’école à JulesGuesde (« j’ai même eu Patrick Braouezec comme instit ! »), au collège à Degeyter, au lycée à Paul-Éluard. C’est en 1991 qu’il achète le Saint-Laurent. « J’ai toujours aimé l’atmosphère des cafés, la convivialité, les rapports humains, le contact avec les gens », dit-il, et son sourire s’élargit encore un peu. Mais Djamel avoue un peu de nostalgie, aussi. « Les mentalités ont changé. Avant, on était pauvres mais solidaires. Ici, je cherche à retrouver un peu de ce qu’on a perdu, la chaleur humaine. » Djamel ne se voit pas vivre ailleurs qu’à Saint-Denis. Si son grand-père est retourné en Algérie où il mourut en 1973, si son père, retraité, partage son temps, à 73 ans, entre là-bas et ici, lui n’imagine pas quitter cette ville « où je suis chez moi, où je me suis construit ». Marié, père de trois enfants, il aime dans Saint-Denis, « malgré les problèmes qu’on y rencontre, son côté grande « J’ai toujours famille. Je aimé suis très atl’atmosphère taché à cela : des cafés, ne pas se la convivialité, sentir seul, les rapports connaître les humains, gens. » Il ne le contact avec renie rien les gens. » non plus : « J’ai été élevé dans les deux cultures. » Petit-fils de Mohand Larbi, fils de Baouz, Djamel se lève, offre à boire, sourit, toujours. On vous l’avait dit : c’est une belle histoire de famille, celle d’un môme de Saint-Denis… GÉRARD MONICO C’EST UNE BELLE histoire de famille. Djamel Belkacemi nous la raconte, sur un coin de table de son restaurant, le Saint-Laurent, face à la halle du marché. Un endroit où les clients, souvent fidèles, aiment retrouver la cuisine familiale de qualité à prix sympathique. Djamel, un large sourire qui semble en permanence collé à son visage, et qui se transforme parfois en un rire sonore et communicatif, commence : « Mon grand-père, Mohand Larbi, est arrivé à Saint-Denis en 1920. Au 27 de la rue de la Boulangerie. Il y avait là plein de bistrots algériens. » Alors âgé de 30 ans, il avait quitté son village non loin de Tizi-Ouzou, en Kabylie, pour chercher du travail. Comme beaucoup. Et, comme beaucoup aussi, il a atterri à Saint-Denis. « C’était comme un point de chute, plusieurs habitants de cette région venaient ici. » Au début, il fut hébergé chez un cousin qui tenait l’un de ces bistrots. « Il a fait des petits boulots, aux pianos Pleyel, dans les usines de la Plaine. Le soir, au café, il jouait aux dominos et, chaque année, il retournait en Algérie voir sa femme et sa famille. » Benoît Lagarrigue JSD n° 768 du 3 au 9 décembre 2008 15
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