Les mystères de Harris Burdick version définitive
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Les mystères de Harris Burdick version définitive
Projet d’écriture Juin 2015 CM1B Objectifs : - Écrire une histoire fantastique à partir d’une illustration et d’un titre, à l’aide d’outils de lecture et d’écriture. - Étudier une œuvre littéraire : Les mystères de Harris Burdick. - Travailler en binôme autour d’un projet d’écriture. - Utiliser l’outil informatique pour valoriser son travail et plus particulièrement le traitement de texte. - Participer à l’élaboration collective d’un recueil d’histoires. Période : Le travail de découverte, de recherche et d’écriture a été mené pendant les séances d’APC le jeudi après-midi après la classe. Traitement de texte : Une fois l’écriture manuscrite terminée, les textes ont été saisis partiellement ou en totalité par les enfants (en fonction des groupes) sur les ordinateurs portables de l’école. Préface Chris Van Allsburg est né en 1949 aux Etats-Unis. Très jeune, il affirme un don certain pour le dessin. Il fait ses études aux Beaux-arts où il obtient un diplôme de sculpteur. Il écrit aussi plusieurs livres pour les enfants. Ses livres dépeignent un univers étrange et mystérieux où la réalité se confond avec l’imaginaire. « Mon objectif », dit Chris Van Allsburg est d’obliger le lecteur à réfléchir. Les mystères de Harris Burdick Ce sont quatorze illustrations fantastiques et mystérieuses accompagnées simplement d’un titre énigmatique et d’une légende. Pas d’histoire donc ! Mais pourquoi ces illustrations sans texte et qui est cet Harris Burdick ? Eh bien, selon Chris Van Allsburg, il ne serait pas l’auteur véritable de ces dessins mais ils seraient d’un certain Harris Burdick qui les aurait déposés un jour chez un éditeur en disant qu’il lui emmènerait les textes plus tard si ces dessins lui plaisaient. Or, il n’est jamais revenu et personne ne sait ce qu’il est devenu. Quel mystère ! Le plus grand mystère sans doute, c’est que depuis qu’ils sont parus, ces dessins ont fait parler, écrire et rêver des milliers d’enfants de par le monde ... Contempler les dessins énigmatiques de Harris Burdick, c’est passer de l’autre côté du miroir, être aspiré dans un monde parfois lumineux, parfois angoissant, où tous les repères sont abolis. Et maintenant, qu’attendons-nous pour partir à l’aventure ? Prenons nos crayons, nos stylos et imaginons à notre tour des histoires incroyables fidèles à l’esprit de Chris Van Allsburg ... Sommaire 1. Archie Smith, le prodige par Karla Houssard et Timéo Pichon 2. La harpe par Éva Le Vent et Loïs Bouguier 3. La maison de la rue des érables par Bérénice Bouillé et Éwan Mainguet 4. La bibliothèque de M.Linden par Élise Huaulmé et Enzo Laisnard 5. Dessert vivant par Louanne Martin et Emma Tallourd 6. Capitaine Tory par Jade Crouilbois et Hassan Sukar 7. Autre lieu, autre temps par Matéo Lhuissier et Mathis Perrault 8. Sous la moquette par Inès Poisson et Baptiste Lepage 9. Un jour étrange de juillet par Lylou Deneuville et Soane Fouillé 10. La chambre du second par Flavie Renaud et Théo Boutin 11. Les sept chaises par Elma Zec et Meddy Tissier Archie SMITH, le prodige ____________________ Il était une fois, un petit village appelé Gotan où vivait un jeune garçon de 8 ans. L’enfant mesurait 1m30, il avait les cheveux bruns et une petite bouille ronde. Il s’appelait Henri Pit. Il habitait dans une maison près d’un cimetière. Il avait une maman qui s’appelait Marie et un papa qui se prénommait Pierre, il était fils unique. Un jour, le 3 juillet 1982, Henri alla se coucher. Il enfila son pyjama bleu à points jaunes et s’allongea. Quelques minutes après, il s’endormit profondément. À minuit, le yoyo qui était posé sur le rebord de sa fenêtre se mit à bouger étrangement, il se transforma peu à peu en Slide, une espèce d’elfes vivant la nuit dans les bois sombres de la Bretagne. Grâce à la batte de base-ball qui se trouvait à côté de lui, il ouvrit la fenêtre. De petites lumières entrèrent peu à peu. Chaque point lumineux était un Slide. L’un deux s’approcha du lit. Une petite voix demanda : « Est-ce que c’est lui ? » Un autre Slide lui répondit : « Je crois, emmenons-le à notre reine Cassandre et au bon roi Grégor ! » Un Slide claqua des doigts et le bateau qui était accroché au-dessus du lit d’Henri se mit à grossir, grossir, grossiiir ! Il devint énorme et emmena Henri encore endormi vers le pays des Slides ... Quand Henri se réveilla, il était devant le roi Grégor et la reine Cassandre. « Oh ! s’exclama-t-il ? Où suis-je ? - Tu es au royaume des Slides, bienvenue chez nous ! dit alors une voix grave ... » Quand l’enfant leva les yeux, il vit une salle somptueuse. Cette salle était décorée de joyaux multicolores, au fond il y avait deux trônes. Sur l’un d’eux, il y avait une femme âgée d’une vingtaine d’années. C’était la reine Cassandre. Elle avait une grande chevelure blonde, de beaux yeux marron et une longue robe rose et jaune. Sur l’autre trône, il y avait un jeune homme du même âge, c’était le roi Grégor. Il avait des cheveux de couleur noire et de grands yeux bleus. Il était vêtu d’une chemise rouge et d’un pantalon bleu. Le roi dit : « Nous te connaissons Henri ... - Tu es le prodige de la prophétie ! reprit la reine. - Moi, mais je ne suis qu’un enfant ! répondit Henri très intimidé. - Peut-être que tu ne le sais pas ? coupa la reine. Mais tu as été choisi par la prophétie ! Nous avons absolument besoin de toi pour vaincre l’ogre Strobary et sauver notre peuple ! - Mais, mais, comment puis-je vous aider ? » demanda Henri inquiet. Soudain, un énorme « Boum !!! » se fit entendre, un ogre sorcier gigantesque apparut dans la poussière des décombres d’un mur qu’il venait de démolir. « Ah ! Ah ! Ah ! Je suis revenu ! hurla l’ogre en lançant des éclairs magiques depuis la sphère posée au sommet du bâton qu’il tenait dans la main droite. - Encore toi !!! hurla Grégor. - Mais que veux-tu à la fin ! cria Cassandre. - Ce que je veux ... cria l’ogre. Je veux prendre possession de ce château et régner sur votre royaume ! Oui, régner, moi, le grand Strobary ! Ah ! Ah ! Ah ! Je vais commencer par détruire totalement votre château pour en construire un à ma taille, immense ! » Henri était terrorisé par l’ogre mais il savait qu’il devait aider les Slides qui comptaient sur lui. Comment faire ? Alors, il prit son courage à deux mains, il se rappela une vieille formule magique qu’il avait lue dans un livre de sorcières ... Il montra l’ogre du doigt et cria de toutes ses forces : « Foudra ! Foudri ! Foudre ! » Tout à coup, de la foudre sortit de son petit doigt. Il se demanda comment il avait fait cela, il ne le savait pas lui-même. L’ogre foudroyé se mit à hurler de douleur. Il se précipita sur Henri : « Je vais en finir avec toi ! » hurlait-il. Il voulut transformer Henri en crapaud mais en s’approchant, il trébucha sur un petit rocher au moment précis où il allait tirer sur Henri. L’ogre tira alors maladroitement sur un mur. La balle ricocha et vint le frapper en plein cœur. L’ogre s’effondra, il était enfin mort. Henri avait réussi, il venait de libérer le peuple des Slides. Il était très heureux. Les Slides accoururent de partout, ils félicitèrent Henri qui était encore très étonné par tout ce qu’il venait de vivre. La reine Cassandre remercia Henri, elle lui promit de le laisser retourner chez lui dans sa chambre. Ils organisèrent une grande fête pour fêter la disparition du grand Strobary. Vers minuit, la reine appela un aigle royal qui prit Henri dans ses serres. Ils s’envolèrent tous les deux sous les applaudissements de la foule des Slides. L’aigle franchit un portail éblouissant de lumière. Derrière, ils se retrouvèrent dans le monde des humains. Ils volèrent vers la maison d’Henri. L’aigle le relâcha brutalement, il tomba directement dans la piscine de sa maison. Il regagna sa chambre et se coucha en pensant à tout ce qu’il venait de vivre. Lui qui adorait l’aventure, il se demandait si toute cette histoire était vraiment réelle. Il réalisa qu’il venait de sauver le peuple des Slides qu’il ne reverrait sans doute jamais. Mais peut-être que ce n’était qu’un rêve ... Karla Houssard et Timéo Pichon La harpe ________ Il était une fois, un petit garçon qui s’appelait Robin. Il vivait dans une petite maison au Brésil avec sa famille. Ses parents étaient très pauvres. En 1999, le 12 septembre, en fin d’après-midi, il décida de partir se promener en forêt. Il était en train de se balader sur un petit chemin, quand tout à coup, il entendit de la musique. La musique venait d’une forêt qu’il connaissait bien parce qu’il venait souvent s’y promener avec son animal de compagnie préféré : son chien de berger qu’il appelait Erish. Il décida de s’aventurer au cœur du bois. Après avoir marché quelques minutes, il arriva au bord d’une rivière qui coulait au milieu de gros rochers. Tout à coup, le chien se mit à aboyer, il avait senti une odeur particulière de l’autre côté de cette rivière. Robin s’avança et aperçut une petite fille qui était en train de dormir sous un arbre très sombre. Elle se réveilla en entendant Erish aboyer. Cette petite fille qui s’appelait Mania, avait de gros yeux bleus mystérieux ; elle s’enfuit aussitôt au fond de la forêt. Étonné, Robin s’approcha et vit une harpe qui jouait toute seule une très belle mélodie. Il s’assit à côté de ce magnifique instrument. Il réfléchit, ouvrit son sac et sortit un livre qu’il avait emmené de chez lui. Dans ce livre, un conte racontait l’histoire mystérieuse d’une harpe qui jouait toute seule au bord d’une rivière. Sa musique semblait transformer les humains en animaux sauvages. Soudain, un poisson doré sortit de l’eau attiré par la venue de Robin. Il sauta sur le rocher à côté de l’enfant et se mit à chanter. Robin, étonné, s’approcha mais comme le poisson avait peur des humains, il replongea dans l’eau en faisant des cercles. - C’est donc vrai, pensa-t-il, c’est absolument vrai. Pendant ce temps-là, Mania était en train de se rapprocher discrètement de Robin. Après l’avoir longtemps observé, elle s’approcha peu à peu et s’installa à côté de lui. Robin, surpris, dit à Mania : « Qui es-tu et comment t’appelles-tu ? - Je m’appelle Mania, je vis près d’ici et toi comment t’appelles-tu ? - Moi, je m’appelle Robin, veux-tu que l’on devienne amis ? - Comme tu veux mon ami ... - Vois-tu cette harpe ? - Oui, je viens de la découvrir. J’ai entendu sa musique et je me suis approchée ... Tu as entendu, cet étrange, elle joue toute seule ... - Eh bien, tu vas voir, regarde mon livre, il parle de cette harpe. - Oh !!! Si tu es d’accord, je voudrais bien connaître le secret de cette harpe. - Oui, bien sûr, mais cet impossible ! Ton idée est géniale mais mes parents ne veulent pas que je plonge dans ces aventures car ils ont très peur de cette histoire. Moi aussi, je ne suis pas très rassuré ... » Soudain, le poisson doré sauta hors de l’eau et dit : - Bonjour, je suis Maurice le poisson doré, la harpe m’a transformé en poisson depuis que je suis arrivé dans cette forêt. Avant, j’étais un petit garçon comme vous. Sauvez-moi, je veux redevenir un enfant comme vous !!! Très surpris et inquiets, les deux enfants discutèrent. La nuit tombant, ils décidèrent de rentrer chez eux pour prendre le temps de réfléchir. Robin emmena discrètement Maurice avec lui et le mit dans un bocal sur sa table de chevet au pied de son lit. Le lendemain matin, dès l’aube, Mania et Robin se rejoignirent dans la forêt. Robin avait pris son bocal. Il ouvrit le couvercle. Le poisson doré sauta sur un rocher devant la harpe et se mit à crier : - Cette harpe est magique, dès qu’elle joue de la musique, elle peut vous transformer en animal ! Ne restez pas ici plus longtemps, fuyez, sinon ... Immédiatement, la harpe se mit à jouer et les deux amis furent transformés en oiseaux. Ils s’envolèrent ensemble et disparurent à tout jamais. Eva Le Vent et Loïs Bouguier La maison de la rue des Érables ________ Il était une fois, en l’an 1999 un étrange personnage qu’on appelait le « voyant ». Il vivait seul dans une petite cabane en bois comme un savant fou. Dans sa cabane, il était entouré de fioles et de potions magiques. Il s’appelait Florian Pitty, il avait 48 ans. Sur son nez était posées de grosses lunettes rondes qui cachaient ses petits yeux bleus inquiétants. Monsieur Pitty avait un rêve, celui de voyager dans l’espace pour décrocher la lune et les étoiles grâce à son pistolet réducteur. Pour cela, il devait se déplacer en ville et trouver une maison vide. Elle lui servirait de fusée pour se rendre dans l’espace. Après avoir cherché très longtemps, il en trouva une. Il la transforma petit à petit en fusée. Le poste de pilotage se trouvait à l’étage dans la chambre des parents. Il aménagea les moteurs de la fusée discrètement dans le sous-sol. Il allait acheter des bidons de carburant tous les jours à la station-service du quartier et les ramenait dans la cave. Il alla chercher des bouteilles d’oxygène chez Oxygénix pour respirer dans l’espace. Il les ramena chez lui pour les accrocher dans le poste de pilotage. Il prit ses valises et son pistolet réducteur. La nuit tombée, Florian s’envola dans l’espace. Ce fut un beau décollage. Enfin, il arriva dans l’espace. Le ciel était sombre et les planètes tournaient dans tous les sens. Le ciel était sombre et les planètes tournaient dans tous les sens. Florian aperçut la lune et les étoiles. Il les attrapa avec son pistolet réducteur et les posa dans un coin de sa fusée. Son pistolet avait le pouvoir magique de rétrécir les astres. Très heureux de sa réussite, il décida de redescendre sur Terre. Le voyage fut très très long, fatigant et mouvementé, il y avait eu une tempête de météorites. Il arriva enfin et atterrit sur le terrain de sa maison. Il plaça la lune et les étoiles dans des fioles qui étaient sur son étagère. Il allait les utiliser pour faire une potion capable de ressusciter ses parents et son frère. Comme il était fatigué, il s’allongea dans son lit. Il ne voyait pas le temps passer, il était déjà 22h00. Il y avait encore un peu de lumière dehors. Mais soudain, il réalisa qu’il n’y avait plus la lune dans le ciel !!! Elle était posée sur son étagère. Les mois passèrent et plus personne ne pouvait dormir, la lune avait disparue ... Il se leva alors et décida de préparer la potion. Un morceau de lune, quelques grammes d’étoiles dans de l’eau de vie et la potion fut prête. Vers minuit, il partit vers le cimetière. Il versa quatre gouttes du précieux liquide sur les tombes de chaque membre de sa famille. Alors, peu à peu, les esprits de ses parents et de son frère sont revenus à la vie. Ils s’échappèrent des tombes et l’entourèrent en volant autour de lui. Ils étaient très heureux de se retrouver après de longues années d’absence. Florian Pitty passa de bons moments avec sa famille retrouvée. Ils étaient très heureux de se rencontrer pourtant Florian était un peu triste. Il pouvait les voir, mais il ne pouvait pas les toucher, ils n’étaient que des esprits. Soudain, quand minuit sonna, les esprits retournèrent dans les tombes et disparurent à tout jamais. Les années passèrent, Florian Pitty vieillit, triste, seul. Il décida alors de repartir pour la dernière fois vers le ciel rejoindre sa famille. Il redécolla avec sa maison et disparut à tout jamais. Bérénice Bouillé et Ewan Mainguet La bibliothèque de M. Linden ________________________ Il était une fois une jeune femme prénommée Margot qui habitait à Paris dans une grande maison bourgeoise, rue des Bois merveilleux au numéro 18. Une nuit de printemps, vers minuit, Margot partit visiter comme à son habitude la bibliothèque de M. Linden. Ce monsieur était le voisin de Margot, ils se voyaient peu, mais ils avaient la même passion, celle des livres. La bibliothèque se trouvait près de chez elle, dans la campagne, cachée par des arbres, de très grands arbres. C’était une vieille bibliothèque mal isolée, il y faisait très froid. Margot s’y rendit avec sa belle 4L jaune fluo. Elle pensa : « J’espère que je vais découvrir de nouveaux livres cette nuit ! » Elle arriva à la bibliothèque. Elle n’était plus autorisée à y rentrer car elle s’était fâchée avec son voisin. Il avait appris qu’elle se rendait régulièrement la nuit dans sa bibliothèque sans son autorisation. Alors, elle arracha la plaque d’égout qui donnait au sous-sol. Elle se rendit ensuite vers l’entrée et se dirigea vers la salle de lecture. Là, elle prit deux livres, un qui avait beaucoup de valeur et un second ouvrage sur les plantes dont le titre était : Les plantes du sommeil. Elle était passionnée par les plantes depuis qu’elle était toute petite. Elle repartit, arriva chez elle, gara sa voiture et rentra dans son garage. Elle monta les escaliers et arriva dans la salle à manger puis elle monta les escaliers qui donnaient à sa chambre. Elle alla se coucher avec ses deux livres précieux. Elle les posa sur sa table de chevet et s’endormit. Le lendemain, elle se rendit à son travail. Elle était fatiguée par sa courte nuit et en passant, elle aperçut des policiers garés devant la bibliothèque. Elle pensa : « J’espère qu’ils ne vont pas trouver que c’est moi qui ait volé les livres ! » Arrivée à son travail, elle se dirigea vers son bureau et elle s’installa. Elle alla sur Skype. Elle appela son copain et lui dit : « Connais-tu le livre intitulé « Les plantes du sommeil. » ? Est-il intéressant ? Je trouve le titre un peu étrange. Il lui répondit : - Non !!! Ne touche pas à ce livre ! Surtout ne le prend pas !!! » Furieuse, fâchée, elle lui raccrocha au nez. Le soir, elle rentra chez elle. Margot mangea puis fatiguée, elle monta dans sa chambre se coucher. C’était la nuit. Elle prit son livre sur les plantes du sommeil et elle se mit à le lire, intriguée par les propos de son ami. Soudain, quand elle lut le mot « plante » à la page 3, une plante sortit peu à peu du livre. Elle se mit à pousser, pousser ... Elle entoura petit à petit son bras. Il l’avait prévenue pour le livre. Maintenant, c’était trop tard. Margot s’endormit brutalement et plongea dans un profond sommeil. Le lendemain, elle se réveilla, elle prit son petit déjeuner et alla se laver. Elle ressentit alors une vive douleur sur sa peau. Elle alla se voir dans la glace. Elle avait des boutons partout sur son bras. Elle eut très peur, alors elle téléphona immédiatement à l’hôpital. Elle s’y rendit et arriva très rapidement aux urgences. Les personnes qui travaillaient dans ce service n’avaient jamais vu ça. Ils l’opérèrent immédiatement. À son réveil, elle leur raconta : « C’est le livre que j’ai emprunté à la bibliothèque de M. Linden ! Quand je l’ai lu, une plante est sortie des pages, elle a entouré mon bras et je me suis endormie aussitôt.» Très étonnées par ce récit, les infirmières réfléchirent pour trouver un médicament efficace. Elles lui donnèrent un antibiotique, un vieux médicament qui soignait les boutons. Après quelques jours, Margaux se sentit mieux, elle put sortir de l’hôpital et elle rentra chez elle. Heureusement, elle était totalement guérie. Quelques jours plus tard, quelqu’un frappa à la porte. C’était les policiers, ils avaient compris que Margaux avait volé les deux livres. Ils lui ont fait la morale puis ils lui ont appris qu’un des deux livres était magique, il ne fallait surtout pas le lire. M. Linden y avait semé des graines magiques empoisonnées. Elles étaient capables de pousser en quelques secondes dès que l’on ouvrait ce livre. Elle pensa alors aux paroles de son copain. Il avait donc raison, elle regrettait maintenant de ne pas l’avoir écouté. Margot avait eu beaucoup de chance de ne pas en mourir. C’était une belle leçon ! Elle se promit de ne plus jamais voler de livres dans sa vie. Élise Huaulmé et Enzo Laisnard Dessert vivant ______________ Il était une fois une sorcière qui s’appelait Sabrina. Elle habitait dans un château très sombre. Elle avait 36 ans, elle était très grande, elle mesurait 1m 87. Elle était entourée d’animaux étranges. Il y avait des chauves-souris, des chats, des corbeaux et Pépita, sa licorne préférée. Sabrina était très laide, elle était remplie de gros boutons couverts de verrues et de poils. Plusieurs personnes de sa famille venaient tous les jours la voir chez elle. Un jour, à midi, ils ont mangé en entrée de la salade et en plat principal, ils ont dégusté des rats et des mulots. Sabrina avait oublié de préparer le dessert. Elle alla ramasser dans son jardin des herbes piquantes et des carottes bleues pour préparer son dessert préféré, une tarte magique. Mais il lui manquait un ingrédient important, la citrouille de monsieur Sanguinaire, le spécialiste des fruits et légumes extraordinaires. Elle lui téléphona et il lui apporta alors une énorme citrouille qui semblait étrange. Quand Sabrina la posa sur la table de sa cuisine, elle commença à s’illuminer lentement. Sabrina prit un couteau pour couper la citrouille et réaliser sa recette. Elle abaissa son couteau une première fois et la citrouille devint lumineuse. Le lendemain, en entrée, ils ont mangé des escargots crus et des sorbets de crapauds puis ils ont dégusté des araignées mortes et vivantes en salade. Au dessert, Sabrina avait prévu de la citrouille. Elle la posa sur la table de sa cuisine pour la préparer. Elle abaissa le couteau et cela devint encore plus lumineux. Soudain, la citrouille s’ouvrit et un lutin multicolore bondit sur la table. Il se précipita sur elle pour lui voler son cerveau. Sabrina recula et d’un coup de couteau, elle essaya de le tuer. Mais le lutin s’envola et il se mit à lui tourner autour. Sabrina devenait folle, elle ne savait plus où regarder. Elle lui demanda : « Que veux-tu sale bête ? - Je veux dévorer ton cerveau ! » répondit le lutin avec un rire inquiétant. Effrayée, elle partit se cacher dans un placard de sa cuisine, derrière les verres. Le lutin la chercha partout, il se rapprocha d’elle. Sabrina lui lança plusieurs verres dans la figure. Le lutin les évita en sautant à droite et à gauche. La sorcière s’enfuit et elle partit se cacher dans le sous-sol de sa maison. Elle ferma la porte à clé mais le lutin réussit à passer par le soupirail. Sabrina appela ses animaux de compagnie. Le chat arriva le premier, il sauta sur le lutin qui l’assomma avec un marteau. Les chauves-souris se jetèrent sur lui mais il leur jeta un sac dessus. Il les enferma et posa le sac dans la poubelle. Les corbeaux entrèrent dans la cave et se précipitèrent sur le lutin. Il leur lança des seaux d’eau et les fit fuir. Pépita, sa licorne adorée arriva enfin. Elle demanda à Sabrina ce qui se passait. Elle lui expliqua : « Je suis attaqué par ce lutin diabolique, j’ai besoin de ton aide Pépita, je t’en supplie !!! Pépita réfléchit et répondit : - Pourquoi s’attaque-t-il à toi ? - Il veut me prendre mon cerveau, il veut ma mort, aide-moi ! La licorne réfléchit et lui dit : - J’ai une idée, on va lui donner le cerveau de Patoche, le vieux lutin mort il y a quelques années. Tu l’avais conservé dans un bocal dans le sous-sol. Je vais aller le chercher, d’accord ? - C’est une excellente idée ! Vas-y vite, je t’attends ... » Pépita partit vers la cave en galopant, elle trouva le cerveau du vieux Patoche. Elle appela le lutin multicolore. Il arriva immédiatement et fonça sur elle. Elle s’écarta et lui montra le bocal. Le lutin s’arrêta net, il observa le cerveau et l’arracha des sabots de la licorne. Il s’envola par la fenêtre en brisant un carreau et disparut vers l’horizon. Sabrina, Pépita et leurs amis décidèrent de faire la fête très tard dans la nuit. Ils étaient enfin débarrassés de cet affreux lutin. Louanne Martin et Emma Tallourd Capitaine TORY ________ Il était une fois, dans la ville de Campagna en Italie, un grand-père et son petit-fils qui se baladaient sur les bords de la rivière un soir d’été en 2004. Pierre avait 103 ans, il avait les cheveux noirs et les yeux bleus. Lucas avait 7 ans, il avait les cheveux bruns, courts et les yeux verts. Tous les deux adoraient voir le coucher du soleil sur la rivière. Un jour, Pierre siffla très fort pour appeler Bobby son joli petit chien qui s’était éloigné pendant la promenade. Abricota, l’épouse de Pierre arriva et ramena le petit chien, elle dit : « Bonjour, mon petit-fils, comment vas-tu ? - Ça va, répondit Lucas. » En se promenant le long du quai, un bateau les suivait. Ils s’arrêtèrent et regardèrent ce bateau. Pierre dit : « Nous pourrions aller faire une belle balade en bateau, qu’en pensez-vous ? - D’accord ! » répondirent-ils ensemble. Ils allèrent au port pour louer un bateau. Un marin leur dit : « Bonjour, vous voulez emprunter un bateau ? - Oui, oui, monsieur ! » insista Lucas. Arrivés quelques minutes plus tard sur le bateau, Lucas et ses grands-parents descendirent dans la cale transparente du navire. - Oh ! Mais qu’y a-t-il là, devant nous, posé sur le fond de la rivière ? L’eau était très claire. Ils décidèrent d’aller voir de plus près. Arrivés, ils virent une magnifique goélette illuminée posée sur le fond. Ils regardèrent à l’intérieur et virent un capitaine occupé à réparer son bateau. Ils n’en croyaient pas leurs yeux, ce capitaine n’avait pas de bouteille d’oxygène sur le dos ! Comment pouvait-il respirer ? C’était incroyable ! Ils décidèrent de remonter à la surface et se mirent à discuter ensemble. Comment tout cela était-il possible ? Deux jours plus tard, ils revinrent se promener sur le bord de la rivière. Pierre aperçut quelque chose d’étrange à la surface de l’eau. Il balança sa lanterne trois fois et la goélette apparut lentement. Le bateau s’éclaira peu à peu et la silhouette du capitaine apparut. Il appela Pierre et Lucas, il les invita à monter à bord du navire. Il voulait les emmener admirer le coucher du soleil. Le capitaine prit la parole : - Bonjour mes amis, je suis le capitaine Tory. Je suis né en 1896. J’habite au Brésil, je parle brésilien et vous ? - Oh, nous, nous sommes Italiens ! - Ravi de vous connaître ... Ils montèrent sur une petite barque puis ramèrent jusqu’à la goélette. Ils montèrent à bord. Ils saluèrent le capitaine Tory. Ils lui demandèrent comment la goélette était arrivée là. Le capitaine expliqua qu’il vivait sous l’eau depuis qu’une tempête avait coulé son bateau. Lui-même avait été blessé. Sa famille avait disparu au cours du naufrage mais lui avait survécu. Il avait eu la chance de trouver une potion magique laissée dans un petit coffre par une fée qui avait longtemps vécu sur cette goélette. « Après avoir bu cette potion, je me suis transformé peu à peu en homme-poisson capable de vivre et de respirer sous l’eau. C’était extraordinaire ... Depuis, je vis tout seul au fond de la rivière ! Mais ce n’est pas très drôle ... » Lucas trouvait cette histoire étrange. Il demanda au capitaine pourquoi la goélette était remontée à la surface quand son grand-père avait balancé trois fois sa lanterne. Le capitaine lui expliqua que c’était pour lui le signal qu’il attendait pour remonter et vivre hors de l’eau avec les humains. Il voulait vraiment retrouver une vie normale. Depuis ce jour, Pierre, Lucas et la capitaine Tory devinrent de vrais amis. Ils ne se quittaient plus tellement ils avaient de choses à se raconter. Lucas voulut goûter à la fameuse potion magique. Son grand-père refusa immédiatement, il ne voulait pas risquer que son petit-fils devienne un poisson. Le capitaine leur proposa alors une petite balade à bord entre amis pour admirer le coucher du soleil sur la rivière. Ils acceptèrent volontiers et partirent se promener en compagnie de ce capitaine si étrange ... Jade Crouilbois et Hassan Sukar Autre lieu, autre temps _____________________ Jack, Jacko et Jacky habitaient dans une maison où il y avait beaucoup de livres sur le Moyen Âge au sous-sol. Les trois enfants allaient tous les jours à l’école pour apprendre à remonter le temps. Leur objectif était d’arriver à l’époque du Moyen Âge. Leurs professeurs étaient des personnages étranges avec des pouvoirs magiques. Ils vivaient près de Perpignan au bord de la mer. Un jour, les trois enfants décidèrent de descendre dans le sous-sol à la recherche d’un livre qui les aiderait à construire une machine à remonter le temps. Jacko trouva un très vieux livre écrit en latin. Il y avait à l’intérieur un document passionnant expliquant comment fabriquer ces machines magiques. Malheureusement, aucun enfant ne comprenait cette langue. Ils décidèrent alors de demander à leur grand-mère Marie de descendre avec eux au sous-sol pour les aider à lire ce document en latin. Marie connaissait cette langue car elle vendait des antiquités dans une brocante. Elle lut le texte et elle tomba sur une question : Comment remonter le temps ? Marie ne connaissait pas la réponse. Donc, elle chercha avec les enfants dans tous les livres de la bibliothèque mais ils ne trouvèrent rien d’intéressant. Alors, ils ont décidé d’aller chez un vieux professeur de latin. Le latiniste leur dit : « Je ne connais pas la réponse mais je peux vous donner un indice, elle peut se trouver chez le brocanteur. » Ils se sont rendus chez le brocanteur. Ils ont rencontré un jeune homme qui réussit à traduire les pages qui permettaient de construire la machine à remonter le temps. Les trois enfants l’ont remercié et ils sont allés acheter en ville tout le matériel nécessaire. Une fois terminé, ils ont installé leur machine sur les rails de la voie ferrée qui passait à côté de chez eux. Leur engin ressemblait à un chariot avec un mât et une voile. Ils étaient très fiers de leur construction. Ils allaient enfin pouvoir partir pour leur grand voyage. Ils décidèrent de partir le lendemain. Ils montèrent dans leur chariot avec leur grandmère Marie. Le vent les poussa droit devant vers un lieu mystérieux appelé le château du Diable. Ils l’apercevaient à l’horizon. C’était un très beau monument historique. Ils espéraient pouvoir y remonter le temps jusqu’au Moyen Âge. Jacko se demanda ce qu’il allait trouver là-bas, derrière la brume qui s’était formée au-dessus de la rivière des Chevaliers. S’il y avait une réponse, c’est là qu’il la trouverait. Ils s’enfoncèrent dans la brume quand tout à coup, ils tombèrent dans un trou d’eau, aspirés vers le fond par un tourbillon gigantesque. Au fur et à mesure qu’ils descendaient, ils remontaient peu à peu toutes les périodes historiques. Ils s’écrasèrent au pied du donjon du château du Diable. Ils venaient de réussir leur pari, ils avaient remonté le temps jusqu’au Moyen Âge. Ils allaient peut-être pouvoir vivre maintenant comme leurs ancêtres. Jack, Jacko, Jacky et Marie furent très surpris. Ils étaient très heureux mais aussi un peu inquiets de se retrouver dans cet endroit à cette période. Soudain, le seigneur du château sortit de son donjon avec ses gardes chevaliers et ses soldats. Il vit les trois enfants et leur grand-mère, il se demanda qui était ces personnes. Il dit : êtes-vous ? Que faites-vous ici ? « Qui Marie effrayée répondit : - Nous venons d’atterrir chez vous après un long voyage dans le temps. Nous venons de Perpignan au bord de la Méditerranée. Nous étions en 2015 quand nous sommes partis ! - Quoi, qu’est-ce que vous racontez là ? Cette ville n’existe pas ! Vous dites n’importe quoi ! Vous mentez ! Gardes, attrapez-les et jetez-les dans mon cachot !!! Jacky se mit en colère : - Non, vous n’avez pas le droit ! Nous sommes des enfants ... Il sortit de son sac son MP4 et fit écouter au seigneur une chanson de Black M. Le seigneur fut stupéfait, il ne connaissait pas cet objet extraordinaire qui chantait et qui faisait de la musique tout seul. Intrigué, le seigneur demanda aux gardes de les relâcher. Il emmena les enfants chez lui pour montrer à la Cour cet objet extraordinaire. Tout le monde fut très étonné. Les enfants expliquèrent qu’ils vivaient en 2015 en France à Perpignan. Ils venaient de remonter le temps grâce à leur chariot magique. Les enfants du seigneur ont demandé à leur père s’ils pouvaient jouer avec Jack, Jacko et Jacky. Celui-ci accepta et tout le monde se mit à chanter et à danser en écoutant Black M. Ils vécurent tous heureux au château du Diable. Matéo Lhuissier et Mathis Perrault Sous la moquette ________________ Il était une fois au 17 street of birds à Londres, un homme qui vivait seul dans une petite maison près de la Tamise. Il s’appelait Jules Piret, il avait 52 ans. Il était comédien et il était très religieux. Il avait deux frères et il était célibataire. Il n’avait pas d’enfant. Il vivait à la fin du XXème siècle. Jules était fâché avec Guillaume, l’un de ses deux frères. Auparavant, ils voulaient être tous les deux comédiens. Mais, c’est Jules qui avait remporté le concours pour devenir acteur. Depuis, son frère lui en voulait beaucoup. Trois ans plus tard, Guillaume lui en voulait toujours. Il réfléchissait toujours à sa vengeance. Il se disait : «Comme je suis magicien, je pourrais mettre le bazar dans sa maison avec mes tours de magie. Quand Jules sera sorti de son domicile, j’irai lui faire un tour de magie en utilisant la lampe de son salon qu’il aime tant. Dès que Jules allumera cette lampe, elle se mettra à bouger. Mon second tour consistera à faire glisser un gros rat poilu sous la moquette.» Le lendemain, Guillaume profita de l’absence de son frère pour pénétrer discrètement dans sa chambre située au premier étage d’une magnifique maison. Il installa son tour de magie et déposa dans un coin un énorme rat. Quand il entendit la voiture de son frère arriver, il s’enfuit vite par la porte fenêtre et rentra chez lui à deux pas de là. Il était 17h00, il commençait à faire nuit. Alors Jules décida d’allumer la lampe qui éclairait le salon. Il s’installa tranquillement dans son canapé pour lire son journal quand soudain, la lampe se mit à bouger. Il se leva d’un bond et se dépêcha de l’éteindre. Il inspecta la lampe de haut en bas. Jules ne trouva rien de particulier. Ce soir-là, il partit se coucher en n’étant pas très confiant. Dans la nuit qui suivit, il fit un rêve étrange. En fait, son rêve montrait la lampe qui bougeait, marchait et encore plus étonnant, il pouvait lui parler, elle répondait. Il se réveilla environ à 8h30. En déjeunant, il s’aperçut qu’il y avait du bruit dans la maison. Quelque chose faisait du vacarme, tous les meubles bougeaient, les livres de la bibliothèque se renversaient. Quelque chose de gros se déplaçait sous la moquette. Jules était de plus en plus inquiet. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Ce phénomène se reproduisit les jours suivants puis plus rien, le calme revint dans sa maison. Deux semaines passèrent et cela recommença. Jules n’en pouvait plus, alors il décida d’appeler un spécialiste. Celui-ci en conclut que tout cela était très étrange, il déclara : « Je n’ai jamais eu à connaître une situation pareille, je peux juste relever les traces d’ADN. Désolé, mais je ne peux rien faire d’autre. » Jules était de plus en plus inquiet et angoissé, il passa une très mauvaise nuit. Le lendemain matin, il entendit le téléphone sonner, c’était le spécialiste. Jules décrocha. « Allo, oui, bonjour, c’est bien monsieur Piret à l’appareil ? Je suis le spécialiste. Les traces d’ADN que j’ai trouvées sur la lampe appartiennent à un certain Guillaume Piret. Connaissez-vous cet individu ? - Bien sûr, il s’agit de mon frère ! J’en étais persuadé, ce n’est pas croyable, pourquoi fait-il cela ? » Le spécialiste raccrocha. Jules se mit à pleurer, il ne comprenait pas pourquoi son frère était aussi méchant avec lui. Le lendemain, il se réveilla avec une détermination incroyable, il voulait aller parler à son frère. Il se rendit jusqu’à la demeure de Guillaume. Il frappa à la porte et Guillaume ouvrit mais quand il vit Jules, il referma tout de suite la porte. Jules fondit de nouveau en larmes, il n’en pouvait plus de cette situation. Il retourna triste chez lui. Il décida alors d’appeler son autre frère Jean-Pierre. Celui-ci répondit : « Bonjour Jules comment vas-tu ? - Ça ne va pas du tout, j’ai un gros souci avec Guillaume, répondit Jules. - Lequel ? - En fait, j’ai voulu allumer la lampe que tu m’as offerte, hélas, elle s’est mise à bouger dans tous les sens ! - C’est incroyable mais quel rapport avec Guillaume ? - Comme Guillaume est magicien, il est rentré chez moi et il a jeté un sort à la maison !!! - Tu sais, il est tellement jaloux de toi ! Il aimerait tant te ressembler. Il voudrait être aussi célèbre que toi. Il a fait cela pour t’embêter, je vais essayer d’aller lui parler. Jean-Pierre se rendit chez Guillaume. Il s’aperçut qu’il était absent, alors il rentra discrètement et posa sur la table du salon une lettre dans laquelle il invitait Guillaume au restaurant pour lui parler de choses importantes. Pendant ce temps, Jules décida de découper sa moquette pour comprendre ce qu’il y avait dessous. Il découvrit dans un coin de la pièce un énorme rat poilu qu’il tua aussitôt. Quelques minutes plus tard, Jean-Pierre sonna chez lui et l’invita au restaurant le lendemain. Jules accepta avec plaisir sans savoir qui serait présent autour de la table. À midi, ils se retrouvèrent tous en famille autour d’une table dans le meilleur restaurant de la ville. Les deux frères s’expliquèrent et Jules proposa alors à Guillaume de venir jouer avec lui au théâtre. Il lui apprendrait le beau métier de comédien. Guillaume ravi accepta tout de suite la proposition de son frère et il devint à son tour un excellent comédien. Depuis ce jour, les deux frères s’entendaient de nouveau à merveille. Ils ne se quittaient plus. Inès Poisson et Baptiste Lepage Un jour étrange de juillet _____________________ Il était une fois, le 14 juillet 1998 un petit garçon et une petite fille qui jouaient dans la cour de leur maison. Ils s’appelaient Axel et Lola. Lola avait 9 ans et Axel 10 ans. Lola était blonde, elle avait les yeux marron. Axel lui, était complètement différent, il était brun avec les yeux bleus. Axel et Lola étaient frère et sœur. Ils habitaient en France, à Marseille, au bord de la mer. Un jour, vers 9h30, Axel était déjà debout. Il se leva et alla réveiller Lola qui était encore en train de dormir : «Lola, réveille-toi, il est 9h30 ! - Quoi ... Qui me parle ??? - N’importe quoi, tu rêves où quoi ? Allez, lève-toi et viens t’habiller !» Lola s’habilla rapidement. Ils prirent un petit déjeuner. Ils étaient enfin prêts à partir pour une partie de pêche. Le soleil brillait dehors, c’était magnifique. Les enfants chantèrent des mélodies pour passer le temps. Axel avait apporté un seau pour ramasser tout ce qu’il trouverait au bord de l’eau. Arrivés, ils s’installèrent, posèrent une canne à pêche et s’assirent sans un bruit. Ils écoutèrent les oiseaux chanter et les bateaux naviguer. Axel en avait marre d’attendre alors il dit à Lola : « Ça ne mord pas Lola ! As-tu apporté des vers de terre ? - Oui, j’en ai, ce sont des lombrics, ça te va ? répondit Lola en cherchant dans le sac. - Tu m’en donnes un s’il te plait ? dit alors Axel. - Beurk ! C’est tout gluant ! » dit-elle avec un air dégoûté. Une fois les lombrics installés, ils attendirent mais ça ne mordait toujours pas. Alors, Axel se plaça un peu plus loin. Il essaya de faire des ricochets pour faire passer le temps. Il lança le premier caillou, rien ... Puis le deuxième, rien non plus ! Quant au troisième ... Il le lança de toutes ses forces, mais le troisième caillou revint en ricochant. Il ne comprit pas ce qu’il se passait. Il lui semblait que le lac et tout ce qu’il y avait autour d’eux : l’herbe, le sable, les pierres, ... se mettait à bouger, comme si tout devenait magique. Lola et Axel étaient paralysés par la peur. Alors, Lola demanda à Axel : « Qu’est-ce qu’il se passe ? C’est ton caillou qui a fait ça ?» Axel n’eut pas le temps de répondre. Soudain, une immense licorne sortit de l’eau et s’approcha d’eux. Affolés, ils se dépêchèrent de ranger tout leur matériel puis ils se mirent à courir. Arrivés chez eux tout essoufflés, les deux enfants se jetèrent dans les bras de leurs parents Marylou et Arthur. « Mais où étiez-vous ? demanda alors Marylou inquiète. « On était au lac de Martignot, on pêchait et là, le lac s’est mis tout à coup à bouger. Une licorne est sortie de l’eau pour nous attraper ! dit Lola. - Ce n’est pas possible, les licornes n’existent pas !!! répondirent les parents. - Si !!! crièrent en chœur les deux enfants. Venez voir avec nous ! » La famille se rendit aussitôt vers le lac pour vérifier la présence de l’animal légendaire. Lola, Axel et leurs parents attendirent longtemps la licorne mais elle ne se montra pas. Alors Axel eut une idée. Il jeta un caillou et celui-ci revint immédiatement en ricochant. La licorne venait de lui renvoyer la pierre. Elle sortit de l’eau et s’approcha très près d’eux. Elle leur d’une voix rassurante : « N’ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal. Mais arrêtez donc de me jeter des cailloux sur la tête !!! Je suis chez moi ici ! Vous m’avez réveillée ... » Les parents n’en croyaient pas leurs yeux. La licorne parlait, elle leur proposa : « Voulez-vous monter sur mon dos, je vous ferai visiter mon lac ? - Ce serait vraiment trop bête de refuser ! dirent les enfants rassurés par la douce voix de la licorne.» Les parents acceptèrent à condition de les suivre. Alors, la licorne les emmena sous l’eau, dans son pays. Ils montèrent sur son dos et plongèrent. Elle prononça une formule magique et toute la famille se mit peu à peu à respirer sous l’eau. La licorne nagea quelques minutes puis elle arriva dans un château caché au milieu des rochers. La famille découvrit alors l’univers des licornes. Elles vivaient ensemble au milieu des poissons. Toute la journée, la licorne leur fit visiter les lieux. Ils étaient enchantés par la beauté du château. Ils décidèrent tous les quatre d’y retourner régulièrement. La licorne appréciait leur compagnie, ils étaient devenus amis. Lylou Deneuville et Soane Fouillé La chambre du second ________ Il était une fois, un enfant qui s’appelait Georges Switch. Il avait 14 ans. Il vivait à Château-Gontier dans un très bel appartement près du jardin du Bout du monde. Au mois d’août 2005, il décida de partir en voyage à Lège-Cap-Ferret. Quand il partit, il oublia de fermer la fenêtre de sa chambre. Quand il rentra de vacances, il trouva la fenêtre de sa chambre ouverte. Surpris, il alla voir sa voisine pour lui demander si elle savait ce qu’il s’était passé. « Que s’est-il passé dans ma chambre ? demanda Georges. - Pourquoi ? questionna Amélie. - Les oiseaux dessinés sur la tapisserie de ma chambre commencent à se décoller, ils semblent vouloir s’envoler, c’est incroyable !!! dit Georges. - J’ai vu un monsieur entrer dans ta chambre, précisa Amélie. - Quoi !!! Pourquoi tu ne m’as pas prévenu quand j’étais en vacances !!! POURQUOI !!! hurla Georges. - Bon, je t’explique, il y avait une panne d’électricité ce jour-là, cria Amélie et je n’avais plus de téléphone pour t’appeler. - Bon, je vais aller prévenir la gendarmerie mais fais attention et ferme ma fenêtre s’il te plaît ! » À la gendarmerie : « Monsieur, quelqu’un est entré chez moi et depuis, les oiseaux de ma tapisserie se décollent, vous trouvez ça normal ? - Non, ce n’est pas normal, c’est étrange en effet ! Mais, que puis-je faire pour vous ? Attendez, je vais prévenir mon chef ... - Allo, chef, j’ai une histoire incroyable à vous raconter : Tout a commencé quand quelqu’un a laissé la fenêtre ouverte ... Le chef écouta et dit : - Je vais aller sur place voir ce qu’il se passe ! Le gendarme se déplaça chez Georges Switch et inspecta sa chambre. Il observa qu’il manquait des oiseaux sur la tapisserie. Il remarqua qu’un oiseau était en train de se décoller. Il ne comprenait pas lui non plus ce qu’il se passait. Il se précipita vers la fenêtre et la referma immédiatement. L’oiseau se mit à voler dans tous les sens. Georges et le gendarme essayèrent de l’attraper mais ils n’y arrivaient pas car l’oiseau volait trop haut. Georges sortit chercher un filet. Amélie arriva et découvrit l’oiseau. Elle poussa un cri. L’oiseau venait de se poser sur son épaule ! Il la regarda dans les yeux et miracle ... il se mit à lui parler. Il lui dit : - Je ne veux plus être collé sur le mur, aide-moi, s’il te plaît, pitié, je ne veux plus revenir sur la tapisserie. Je voudrais tant retrouver ma liberté ... Amélie cria : - C’est incroyable ! Écoutez-le, cet oiseau parle comme un humain, c’est magique ! Georges regarda l’oiseau et lui demanda : - Qui t’as décollé ? Pourquoi t’es-tu échappé de la tapisserie ? L’oiseau répondit : - Un voleur est entré dans votre chambre par la fenêtre. Il avait une baguette et de la poudre magique. C’était sans doute un magicien. Quand il a lancé cette poudre, nous sommes devenus peu à peu vivants ! Georges n’en croyait pas ses oreilles, il décida de parler aux autres oiseaux encore collés au mur. Il hurla : - Décollez-vous ! Vous êtes libres, vous pouvez partir, je vous libère !!! Le gendarme ouvrit la fenêtre et là, tous les oiseaux se décollèrent les uns après les autres. Après avoir secoué leurs ailes, ils s’envolèrent, passèrent par la fenêtre et disparurent à tout jamais. Très vite, Georges, Amélie et le gendarme se rendirent chez un de leurs voisins qui était magicien professionnel. Le gendarme le questionna pendant de longues heures et tard le soir, le magicien avoua enfin avoir cambriolé la maison de Georges pour lui voler des bijoux, après avoir appris son absence. Il passa quelques mois en prison avant de s’échapper grâce à sa poudre magique. Flavie Renaud et Théo Boutin Les sept chaises _____________ Il était une fois en 1918, une religieuse qui s’appelait Martine et deux cardinaux qui s’appelaient Jules et Clément. Ils habitaient à Paris dans un grand monastère. Ils vivaient près de la cathédrale Sainte-Marie. Ils étaient très discrets, on les voyait rarement dans le quartier. Ils travaillaient tous les trois dans la cathédrale. Un jour, Martine et les deux cardinaux rentrèrent dans la cathédrale et traversèrent la nef. Soudain, ils virent quelqu’un dans l’ombre qui se cachait. Curieux, ils s’approchèrent quand tout à coup, ils tombèrent dans un piège. Une trappe venait de s’ouvrir sous leurs pieds. Ils chutèrent dans un trou qui menait à une rivière. Cette rivière coulait sous la cathédrale. Malheureusement, Clément, Martine et Jules ne savaient pas nager. Emportés par le courant, ils réussirent à s’accrocher à une barre de fer. Ils montèrent à une échelle qui les ramena au milieu de la nef. Ils furent très surpris de découvrir plusieurs personnes inconnues qui étaient réunies autour d’un tas de chaises disposées en cercles. Elles chantaient des chants religieux tout en faisant de grands gestes bizarres. Effrayés, Martine et les deux cardinaux se cachèrent sous l’autel. De là, ils observèrent ces personnages curieux qui ressemblaient à des religieux. Ils dansaient autour des chaises. Soudain, un homme vêtu de noir se mit à taper des pieds et tous les autres s’arrêtèrent immédiatement. Une personne étrange apparut alors, elle tenait dans sa main droite un bâton magique en forme de crosse. Avec son bâton, elle jeta un sort aux chaises et se mit à crier avec une voix très grave : « Voli ! Vola ! Envolez-vous vers les cieux !!! » Les chaises se mirent à voler partout dans la cathédrale puis elles se posèrent de nouveau en cercle. Martine voulut comprendre ce qu’il se passait, alors elle se précipita vers une de ces chaises et s’assit dessus en se demandant bien ce qu’il allait se passer. Une première chaise décolla vers le toit de la cathédrale. Elle brisa un magnifique vitrail et disparut à l’horizon. Une deuxième chaise a suivi, elle vola longtemps avant de se poser dans une grande ville des États-Unis. La troisième chaise a poursuivi son vol jusqu’à Londres. La quatrième s’est posée au Canada. La cinquième s’est arrêtée en France. C’était la chaise occupée par Martine. Jules et Clément restèrent bouche bée devant cet incroyable spectacle. Ils se retrouvèrent seuls devant la cinquième chaise qui volait vers eux. Martine avait réussi à revenir vers eux après avoir survolé la tour Eiffel et la cathédrale Notre-Dame. Jules et Clément étaient très heureux de la voir revenir. Ils l’appelèrent, ils voulaient lui parler pour lui demander ce qu’elle avait vu pendant son vol. Marine posa sa chaise en la dirigeant avec la voix. Elle leur raconta ce qu’elle avait vu pendant son voyage. Elle avait survolé les toits des maisons comme un oiseau. Mais le plus important n’était pas là. Pendant son vol, elle avait croisé la sixième chaise qui partait vers le Nord. Ils avaient posé tous les deux leurs chaises volantes et le religieux lui expliqua qu’ils faisaient partie d’une école de sorciers. Ils s’étaient déguisés en religieux pour ne pas se faire remarquer. Ils avaient transformé leurs balais magiques en chaises. C’était le grand chef des sorciers qui avait prononcé la fameuse formule magique : « Voli ! Vola ! ... ». Il lui raconta que l’école des sorciers se trouvait sous la cathédrale. Jules et Clément comprirent alors pourquoi ils avaient chuté dans le vide après que la trappe se soit ouverte. Ils étaient tombés sans le savoir dans la rivière qui conduisait à cette école. Jules, Clément et Martine imaginaient la vie des sorciers sous leur cathédrale. Il y avait un monde extraordinaire sous leurs pieds qu’ils auraient bien aimé explorer, mais ils étaient très inquiets. Qu’arriverait-il si tous les sorciers envahissaient la ville ? Ils décidèrent alors de retourner vers la trappe où ils étaient tombés. Ils la soulevèrent et entendirent des discussions au loin. Les trois religieux se regardèrent, ils réfléchirent et décidèrent de refermer cette trappe à tout jamais. Ils voulaient protéger les parisiens du retour de ces sorciers. Elma Zec et Meddy Tissier