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FICHE PAYS Vietnam Source : « GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre » Données générales Superficie : 331 698 km² Capitale : Hanoi Monnaie : dong (VND) Langue : vietnamien ou khin Population : 88,78 millions d’habitants ; 100 M attendus en 2020. Démographie (estimation 2012) : Âge médian : 28,2 ans (estimation mai 2012) Source : « GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre » Espérance de vie : 72,4 ans Diversité ethnique : 53 ethnies (les Kinh représentent 86 % de la population) Densité moyenne : 276 hab/km² Taux d’alphabétisation : 94 % Indice de développement humain : 0,593 (rang 128). France : 0,884 (rang 20) Situé au cœur de l’ASEAN, l’une des régions les plus dynamiques au monde, entre Chine et Inde, le Vietnam, souvent qualifié de nouveau dragon, affiche un dynamisme économique remarquable. Il signe la troisième meilleure e performance d’Asie sur ces 20 dernières années et sa forte croissance démographique en fait le 14 pays le plus peuplé de la planète. En moins de 10 ans, son PIB a été multiplié par 4, passant de 35 milliards USD en 2002 à 142 milliards USD en 2012. Son PIB par habitant a franchi en 2011 le cap symbolique des 1 400 USD (1 600 USD en 2012) le faisant ainsi basculer du statut de pays moins avancé (PMA) à celui de pays à revenu intermédiaire (PRI). Sa population, aujourd’hui de près de 90 millions d’habitants, s’enrichit en moyenne annuellement de plus d’un million de personnes et devrait dépasser le cap des 100 millions aux environs de 2020. République socialiste résolument tournée vers l’économie de marché, le Vietnam ne cesse de s’ouvrir depuis 1986 aux échanges internationaux avec en point d’orgue l’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce en 2007 qui s’accompagne de nombreuses avancées en matière d’accès au marché. Tous les grands moteurs de la croissance sont au vert, qu’il s’agisse de l’exportation, de la production industrielle, de la consommation intérieure avec une classe moyenne qui émerge et une population jeune qui aspire à consommer ou encore de l’attrait des capitaux (investissements directs étrangers ‒ IDE ‒, transferts de la diaspora ou aide publique au développement). -1- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Les autorités ont mis en place en février 2011 une politique de stabilisation économique efficace pour enrayer une situation de surchauffe et le retour de l’inflation. Cette politique a conduit mécaniquement à un ralentissement économique contrôlé (croissance de 5,03 % en 2012 contre 5,89 % en 2011). Le Vietnam doit encore relever trois défis structurels majeurs que sont le développement d’infrastructures de base (routes, chemins de fer, aéroports, énergie, eau), la formation professionnelle des jeunes et la modernisation institutionnelle. Il doit aussi réformer son système bancaire et ses entreprises d’État et faire face à la baisse attendue, ou moindre attractivité, de l’aide publique au développement, liée au passage au statut de PRI, qui le conduit d’ores et déjà à explorer d’autres mécanismes de financement, comme les partenariats public-privé. Il doit enfin s’attacher à davantage de transparence dans l’environnement des affaires et des marchés publics ainsi qu’à une meilleure sécurité juridique. Mais la tendance de fond est porteuse. La feuille de route économique du gouvernement, qui s’appuie sur un plan quinquennal et une stratégie de développement socioéconomique à 10 ans, doit théoriquement faire émerger un Vietnam industriel en 2020. Les perspectives de croissance sont prometteuses et le Vietnam est aujourd’hui considéré comme un « CIVETS » ou l’un des « Next Eleven », les pays présentant le plus haut potentiel après les BRIC, ce qui explique aussi le caractère prioritaire que lui accorde la France. Les secteurs porteurs sont les infrastructures de transport (aéroportuaires, portuaires, transports urbains, etc.) et d’électricité, l’environnement, l’efficacité énergétique dans le bâtiment, l’industrie mais aussi les filières animales, le machinisme agricole, les produits agroalimentaires et les vins et spiritueux. De nouveaux axes de développement apparaissent autour du tourisme, de la santé, de la cosmétique, des formes modernes de distribution, du luxe ou encore des télécommunications et de l’informatique d’entreprise. Nos entreprises se doivent de s’y positionner pour saisir les opportunités qui s’offrent à elles. Le Vietnam n’en demeure pas moins un pays où faire des affaires demande de s’inscrire dans la durée. Il faut faire preuve de patience, de pragmatisme et de persévérance. S’il partage une histoire commune avec la France, le Vietnam reste un marché lointain, non francophone contrairement aux idées reçues, largement dominé par les voisins asiatiques, Chine, Japon et Corée du Sud en tête. Un marché sur lequel la notion de prix l’emporte encore sur celle de qualité, où la propriété intellectuelle reste une notion relative et dont les pratiques de gouvernance peuvent être opaques. En être conscient n’est pas suffisant. Vous allez devoir une idée précise et actualisée de l’environnement économique, juridique, fiscal, administratif et financier préalable à toute démarche d’exportation ou d’implantation dans ce pays en constante évolution. Si vous lisez ces lignes, c’est que le Vietnam vous intéresse. Vous avez grandement raison et nous ne pouvons que vous encourager dans cette démarche d’autant que le Vietnam intègrera à compter de 2015 une communauté économique ASEAN de type marché unique de plus de 600 millions d’habitants. Notre bureau UBIFRANCE Vietnam, présent à la fois à Hanoï et à Ho Chi Minh Ville, et ses 15 professionnels de l’export biculturels vous y attendent, dans un contexte bilatéral porteur. L’année 2013, qui marque le quarantième anniversaire de l’établissement de nos relations diplomatiques, ouvre en effet un nouveau chapitre de notre relation. Nos deux pays sont convenus de formaliser un partenariat stratégique qui aura pour objectif de renforcer nos liens dans plusieurs secteurs clés, y compris économiques et commerciaux. L’Année France-Vietnam en 2013 et l’Année Vietnam-France en 2014 seront le reflet de toutes les facettes de notre partenariat politique, économique et culturel. La dimension économique est forte et en constitue l’un des moteurs. Au-delà du Forum d’affaires d’avril 2013 à Ho Chi Minh Ville qui marque le lancement de l’Année France-Vietnam, UBIFRANCE vous propose de nombreux événements sectoriels qui sont autant de séquences destinées à vous permettre de pénétrer ce marché. Données politiques Type de régime La République socialiste du Vietnam est une démocratie populaire fondée sur la primauté du parti communiste vietnamien. Elle a été instaurée le 2 juillet 1976 lors de la réunification du pays, au lendemain de la guerre du -2- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Vietnam. Marqué par le marxisme-léninisme et la pensée de Ho Chi Minh, le système politique repose sur un parlement monocaméral, un Président de l’État et un gouvernement dirigé par un Premier ministre. Tous les dirigeants sont élus ou désignés au sein du parti communiste vietnamien (PCV), seul parti politique autorisé, « force dirigeante de l’État et de la société » (Constitution du 15 avril 1992). e Réunis en congrès tous les cinq ans ‒ le XI Congrès s’est tenu à Hanoi en janvier 2011 ‒ le parti définit les objectifs politiques et stratégiques du pays. Il est présent à tous les échelons de la société vietnamienne et au sein de toutes les entités (administration, écoles, armée, police, organisations socio-professionnelles). Il est dirigé par un Comité central, un Bureau politique et un Secrétariat. Le Secrétaire général est élu par le Congrès du parti. Depuis 1986 et la politique du Doi Moi, le système politique du Vietnam a été adapté pour favoriser l’essor économique du pays. Cette « voie du renouveau » a permis de passer d’une économie planifiée et centralisée à une économie de marché contrôlée. Cependant, les mutations sociétales engendrées par cette ouverture économique n’ont pas encore eu de véritable répercussion dans le domaine politique. Les principaux dirigeants : Secrétaire général du PCV : M. Nguyen Phu Trong, depuis juillet 2011. Chef de l’État : M. TrươngTấn Sang, depuis juillet 2011. Premier ministre : M. Nguyen Tan Dung, depuis juin 2006 (réélu en juillet 2011). Durée des mandats politiques : 5 ans renouvelables. Données économiques en 2012 Indicateurs Vietnam France (février 2011) 142 Mds USD 2 808 Mds USD 55,4 % 85,3 % (3 trim. 2011) 1 596 USD 44 401 USD Taux de croissance 5,03 % 1,7 % Taux d’inflation 9,2 % 2,5 % Taux de chômage 2,17 % 9,3 % (3 trim. 2011) 5,3% 5,5 % + 284 M USD - 4,3 Mds EUR PIB Dette publique en % du PIB PIB par habitant Déficit budgétaire (en % du PIB) Balance commerciale e e Source : Direction Générale du Trésor Au 22 mars 2013 : 1 EUR = 27 061 VND ; 1 USD = 20 931 VND. Avec une croissance moyenne du PIB de plus de 7 % par an depuis 20 ans, une population qui croît d’environ 1 million d’habitants par an et une urbanisation galopante (45 % en 2020 contre 30 % en 2010), l’essor économique induit par la politique de « Doi Moi » (littéralement voie du renouveau) engagée en 1986 continue à porter ses fruits. Tiré par les exportations, le PIB a été multiplié par 4 entre 2002 et 2012 permettant une hausse généralisée du niveau de vie (le taux de pauvreté a chuté de 58 % en 1990 à 14 % en 2010) et entraînant la création d’un marché intérieur à fort potentiel de consommation. En 2011, le PIB par habitant a dépassé le seuil des 1 400 USD, contre 440 USD en 2002, donnant au Vietnam le statut de pays à revenu intermédiaire. -3- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS En 2012, le PIB du Vietnam se répartissait de la façon suivante : agriculture (22 %), industrie et construction (40,3 %), services (37,7 %), actant de la mutation industrielle du pays et de la place de plus en plus prépondérante du monde des services (les secteurs secondaire et tertiaire représentent plus de 70 % du PIB depuis 2001). Si les grands groupes publics ont été à l’origine du développement industriel du pays, le secteur privé et surtout les investissements directs étrangers (IDE) prennent désormais le relais. Le secteur public ne représente plus que 25 % du PIB en 2012 (35 % en 2009). Les entreprises privées vietnamiennes se développent, principalement sous forme de PME (plus de 90 % des entreprises privées). Enfin, le Vietnam peut compter sur le soutien de la diaspora vietnamienne. Répartis dans une centaine de pays (la France accueille la deuxième communauté au monde après les États-Unis), les Viet Kieu ont appuyé le développement économique du pays par des transferts d’argent à hauteur de 10 Mds USD en 2012. Le gouvernement vietnamien cherche à promouvoir le retour au pays de cette population. Depuis 2009, les Viet Kieu peuvent ainsi bénéficier de la double nationalité. Près de 500 000 d’entre eux reviennent chaque année, installés principalement à Ho Chi Minh Ville (2 500 sociétés). Malgré une conjoncture internationale morose, les perspectives de croissance du Vietnam restent très attractives. La croissance pourrait atteindre 6 % par an sur la période 2013-2015 grâce à l’essor de la consommation intérieure (+ 6,81 % en glissement annuel hors inflation en 2012), la hausse des IDE et la croissance des exportations (+ 18,3 % en 2012 par rapport à 2011). Pour la banque américaine Goldman Sachs, le Vietnam fait partie des « Next Eleven » soit e les onze pays susceptibles de compter parmi les plus importantes économies du monde dans le courant du XXI siècle. Des objectifs stratégiques ambitieux Afin de réduire les freins au développement, le Vietnam s’est doté d’objectifs stratégiques et ambitieux pour devenir à l’horizon 2020 une puissance industrielle de premier plan. Pour cela, le gouvernement va continuer de promouvoir la mutation du modèle économique en développant les infrastructures, favorisant la formation de la main-d’œuvre et en modernisant ses institutions. Ces réformes qualitatives auront pour effet de rassurer les investisseurs internationaux et d’atténuer les risques économiques, financiers mais également sociaux. Au sein d’une actualité internationale où souffle le vent des réformes, Hanoi cherche à garantir la stabilité politique du régime. À court terme, la priorité reste donc la maîtrise de l’inflation, fléau de l’économie au Vietnam, et la poursuite d’une croissance supérieure à 5 % par an. e Marquée par la tenue du XI congrès du Parti communiste vietnamien (PCV) au mois de janvier, l’année 2011 a entamé un nouveau plan quinquennal dont les objectifs socioéconomiques ont été réactualisés en 2013 par la Résolution 01/NQ-CP : maintenir la croissance autour de 5,5 % ; créer 1,5 million d’emplois par an ; ramener le déficit budgétaire à 4,8 % ; contenir une inflation aux alentours de 6-6,5 % (via le maintien d’une politique monétaire contrainte et d’une politique budgétaire restrictive) ; maintenir une balance commerciale excédentaire ; augmenter les exportations de 10 % ; réduire la pauvreté de 2 %. La résolution 11, mise en place par le gouvernement le 24 février 2011, a permis dès la fin de l’année de contenir l’inflation et de réduire le déficit budgétaire en adoptant une politique monétaire et budgétaire contrainte. Les différentes mesures prises (hausse des taux directeurs, limitation des encours de crédit, baisse des dépenses publiques) ont eu un impact positif direct sur la performance du pays. L’inflation a été contenue en 2012 à 9,2 % contre 18,6 % en 2011 ; le déficit budgétaire a été ramené de 6,2 % en 2010 à 5,3 % en 2012. La Banque centrale vietnamienne a également réussi à maintenir stable le cours de la devise nationale, le dong vietnamien (VND). Au 22 mars 2013 : 1 EUR = 27 061 VND ; 1 USD = 20 931 VND. -4- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Accords politiques, juridiques et multilatéraux e Le Vietnam est devenu en janvier 2007 le 150 membre de l’OMC. Il s’est engagé dans ce cadre à garantir un régime commercial non-discriminatoire vis-à-vis des partenaires de l’organisation, la promotion du libre-échange et la transparence de la politique commerciale. Dans ce contexte, le pays a entrepris un important chantier législatif afin de mettre sa réglementation en conformité avec les exigences de l’OMC. L’intégration du Vietnam dans l’ASEAN depuis juillet 1995 a contribué à renforcer non seulement son appartenance à l’Asie (après des décennies de relations centrées sur l’Union soviétique), mais a également consacré son retour sur la scène internationale et multilatérale (motivé notamment par la fin de l’embargo américain en 1994). Depuis 1995, le Vietnam est aussi intégré dans l’AFTA (ASEAN Free Trade Area), accord ayant permis la mise en place d’un tarif préférentiel pour les pays membres de l’ASEAN, sous le nom de CEPT (Common Effective Preferential Tariff). Outre les accords multilatéraux, le Vietnam a su multiplier les démarches en faveur de la conclusion d’accords bilatéraux. La signature de l’accord bilatéral en 2001 avec les États-Unis a marqué le retour des relations entre les deux pays sur un plan commercial. Un accord de partenariat économique a été conclu avec le Japon fin 2008 et des négociations sont en cours en vue d’un accord de libre-échange bilatéral Union européenne-Vietnam. Commerce extérieur Importations en 2012 : Exportations en 2012 : Poids de la France dans les importations du pays : 114,3 milliards USD (+ 7,1 %) 114,6 milliards USD (+ 18 %) e 1,04 % des importations (14 rang) Membre de l’ASEAN depuis 1995, le Vietnam a pour premiers partenaires ses voisins asiatiques. Il est partie à 7 accords de libre-échange liés à l’organisation ainsi qu’à un accord bilatéral avec le Japon. Les échanges du Vietnam, d’un montant global de228,9 Mds USD en 2012, sont caractérisés par une bipolarité géographique. En effet, le pays connaît un excédent vis-à-vis des États-Unis et de l’Union européenne mais est déficitaire vis-à-vis des pays asiatiques, notamment de son voisin chinois. Des partenaires fidèles Les clients du Vietnam ne varient guère d’une année sur l’autre. En 2012, l’Union européenne (20,3 Mds USD ; e + 22,5 %) et les États-Unis (17,9 Mds USD, + 6 %) concentrent toujours chacun 1/5 des exportations. Viennent ensuite le Japon (12 Mds USD, + 11 %) et la Chine (11,2 Mds USD). L’Allemagne est le premier client européen du Vietnam (3,7 Mds USD, + 23 %). Les produits vietnamiens continuent également leur percée au Cambodge (2,6 Mds USD ; + 18 %), signe que le Vietnam nourrit de grandes ambitions commerciales avec son voisin. Les produits phares du Vietnam restent les produits traditionnels issus de l’agriculture et de la pêche (riz, café, poivre, aquaculture, etc.) et ceux à fort contenu de main-d’œuvre comme le textile, la chaussure, la maroquinerie et le cuir. Émergent cependant des produits à plus forte valeur ajoutée comme l’électronique (+ 97,7 %). Cette bonne tenue des exportations est cependant contrebalancée par des importations en hausse de 6,8 % en 2012 et qui atteignent un montant de 114,276 Mds USD. Près des trois quarts des importations vietnamiennes concernent les intrants productifs (acier, tissus, plastique primaire, matières premières pour les produits textiles et les chaussures) destinés aux produits exportés. Les postes d’importation phares sont ensuite les machines (14 %, + 12 % par rapport à 2010), le pétrole raffiné (9 %, + 63 %) et les biens de consommation notamment les produits informatiques et électroniques (8 %, hausse de 53 %) Les importations de pétrole raffiné devraient se réduire avec l’entrée en activité attendue dans les prochaines années de deux nouvelles raffineries. -5- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS 75 % des importations vietnamiennes viennent de ses partenaires asiatiques, notamment de Chine (28,9 Mds USD, + 17,6 %). La Corée du Sud, forte de sa très grande communauté au Vietnam ‒ près de 100 000 résidents ‒ est le deuxième fournisseur du pays (15,6 Mds USD, + 18,4 %). Vient ensuite le Japon (11,7 Mds USD, + 12,2 %). L’Union européenne compte pour 7,7 % des importations et les États-Unis pour 4,1 % (4,5 Mds USD). Les pays de l’ASEAN pèsent 21 Mds USD (+ 0,3 %). Des échanges franco-vietnamiens en hausse e e En 2012, la France était le 15 client du Vietnam et son 14 fournisseur. Les échanges commerciaux entre la France et le Vietnam ont augmenté de 22 % en 2012, représentant 3,3 Mds USD au total. Les exportations françaises vers le Vietnam ont néanmoins régressé de 18,6 % pour un montant total de 808 M USD en 2012 (si l’on fait abstraction des exportations françaises dans le secteur de l’aéronautique, les exportations ont cru de 7 %). La France a importé pour près de 3,34 Mds USD de produits vietnamiens, ce qui a creusé notre déficit bilatéral (hausse de 37,7 % des importations par rapport à 2011). Le principal concurrent européen de la France est l’Allemagne qui exporte principalement des machines, des véhicules de transport et des pièces détachées, des produits pharmaceutiques et des produits chimiques. L’Italie, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont également présents mais ont une part de marché moindre. Les exportations françaises au Vietnam en 2012 Autres, 131.9 Secteur Aéronautique, pharmaceutique, 12.8 143.2 Produits agricoles Équipements et industrie informatiques et agroalimentaire, de 128.7 communication; Produits 35 cosmétiques, Produits parfum, 9.8 Habillement et métalliques et chaussures, 24.4 métallurgiques, Joaillerie, bijoux, 44.9 2.8 Machines Articles de industrielles et Automobiles, 4.9 voyage, 4.2 agricoles, 55.8 Plus de 60 % des produits vietnamiens vendus en France sont des biens de consommation : téléphones mobiles et composants électroniques (1,09 Md EUR), chaussures et vêtements (871,3 M EUR), meubles (64,6 M EUR), articles de voyage (81,1 M EUR), équipements ménagers et café. Les produits agricoles et les produits des industries agroalimentaires représentent 5 % des importations françaises (136,8 M EUR), dont la moitié est constituée de produits de la pêche et de préparations à base de poisson, l’un des produits phare des exportations vietnamiennes. Le reste des importations françaises est partagé entre les biens intermédiaires et les biens d’équipement professionnel. Les investissements directs étrangers Le Vietnam est devenu en quelques années l’une des premières destinations des investissements directs étrangers (IDE), avec un montant exceptionnel d’engagements de 64 Mds USD et des décaissements de 11,5 Mds USD atteints en 2008. Les IDE demeurent plus que jamais essentiels pour l’économie vietnamienne. On estime en effet que les entreprises à capitaux étrangers contribuent à hauteur d’environ 40 % à la production industrielle vietnamienne, 63 % aux exportations, 35 % à la recette budgétaire et 20 % à l’emploi (1,5 M d’emplois créés). Afin de faciliter l’installation d’entreprises étrangères, un nouveau cadre juridique a été mis en place en 2005 avec la loi sur les investissements (LCI) et celle sur les entreprises (LUE) qui mettent fin à la discrimination entre les investisseurs étrangers et domestiques, entre les acteurs privés et publics. -6- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS L’Asie mise sur l’industrie Loin du record de 2008, les flux d’IDE en 2012 se situent au niveau plus réaliste de 10,5 Mds USD (- 4,5 % par rapport à 2011), répartis sur 1 100 projets. Malgré la conjoncture macroéconomique et l’inflation, les investisseurs, notamment asiatiques, restent confiants dans l’avenir du pays. La structure des nouvelles licences d’IDE, qui s’était déplacée en 2008 et 2009 du secteur de l’industrie légère et de la transformation vers l’immobilier et le tourisme, s’est encore modifiée. Le marché de l’immobilier aujourd’hui saturé, les autorisations d’IDE se concentrent sur l’industrie manufacturée et de transformation qui concentre près de 67 % des investissements annuels (nouveaux et déjà existants) pour près de 9,1 Mds USD sur 498 nouvelles licences. Le Japon est en 2012 le premier investisseur étranger en flux (4,07 Mds USD ; ≈ 50 % des investissements totaux au Vietnam), suivi par la Corée du Sud (757 M USD), Hong Kong (549 M USD) et Singapour (488 M USD). La Chine, pourtant premier exportateur au Vietnam, n’arrive qu’en sixième position (302 M USD). En stocks d’IDE, les pays asiatiques occupent également une place prépondérante. Les principaux investisseurs sont le Japon (29,1 Mds USD), Taïwan (26,4 Mds USD), la Corée du Sud (24,7 Mds) et Singapour (24,6 Mds USD). Le stock total d’IDE s’élevait en décembre 2012 à 213 Mds USD, représentant 14 489 projets licenciés (nouveaux ou déjà existants) avec une prédominance de l’industrie manufacturée et de l’immobilier (respectivement 49,5 % et 23,3 %). La place de la France e e Fin 2012, la France était en stock d’IDE le 2 investisseur européen et le 16 investisseur au Vietnam, avec un montant total de 3,1 Mds USD, derrière l’Allemagne (5,82 Mds USD). Près des deux tiers des investissements français sont intervenus dans le secteur des services, un cinquième dans l’industrie (eau, gaz et électricité), 7 % dans l’agriculture et 5 % dans la distribution. En flux, la situation s’est légèrement améliorée puisqu’avec 45 M USD de nouvelles licences d’investissement e (auxquels s’ajoutent 16 M USD d’extensions de projets), la France arrive au 13 rang des investisseurs au Vietnam (elle e était en 21 position en 2011), derrière le Luxembourg (13 M USD de nouvelles licences + 385 M USD d’extensions de projets), les Pays-Bas (199 M USD de nouvelles licences + 198 M USD d’extensions), le Royaume-Uni (333 M USD + 2 M USD) et Chypre (143 M USD + 1 M USD), mais devant l’Allemagne (52 M USD + 4 M USD) et la Belgique (25 M USD + 0,4 M USD). En 2012, ce sont plus de 1 200 PME françaises indépendantes qui ont exporté au Vietnam. On compte environ 300 entreprises françaises installées dans le pays y compris celles de droit local, créées et dirigées par des Français La nécessaire modernisation des infrastructures Le manque d’infrastructures constitue un véritable « goulet d’étranglement » pour les investisseurs. Le gouvernement a mobilisé ces dernières années de nombreux moyens financiers afin de mettre en place un réseau d’infrastructures plus efficace et moderne, qu’il s’agisse de ports, d’aéroports, de transports ferroviaires, urbains et routiers (6 000 km d’autoroutes d’ici à 2020), ou encore de centrales électriques (triplement de la capacité d’ici à 2020 pour répondre à la hausse de la consommation de 17 % par an en moyenne). En matière de télécommunications, la couverture a beaucoup progressé depuis 2007, mais l’amélioration de la qualité des services reste un défi pour l’avenir. Selon la Banque mondiale, l’investissement annuel vietnamien dans les infrastructures se situe à 10 % du PIB en moyenne, un montant insuffisant pour répondre aux besoins de financement estimés à 70-80 Mds USD sur les 10 prochaines années. Une grande partie des projets est financée par l’aide publique au développement (APD) ou sur budget de l’État. Cette APD est cependant appelée à se réduire depuis que le pays a acquis le statut de pays à revenu intermédiaire. Dans ce contexte, le partenariat public-privé est perçu par le gouvernement comme le moyen de mobiliser des capitaux privés pour le financement des programmes d’infrastructures. La législation a évolué récemment sur le sujet et encourage des projets pilotes dans plusieurs secteurs : routes, transports urbains, aéroports, ports, adduction d’eau, centrales électriques, hôpitaux, traitement des déchets, etc. -7- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Les secteurs porteurs et la présence française UBIFRANCE Vietnam a accompagné 332 sociétés sur le marché vietnamien en 2012, soit une progression de 41 %. 35 % de ces accompagnements sont le fait de la filière infrastructures, transports, industries, qui comprend aussi l’énergie et l’environnement. Comme mentionné plus haut, les infrastructures sont un goulet d’étranglement pour le Vietnam et un défi à relever pour assurer son développement. L’engagement financier français y est important au travers de l’intervention de l’AFD ou des financements FASEP et RPE de la DG Trésor. Afin de présenter l’expertise des entreprises françaises et de les faire bénéficier des nombreuses opportunités offertes sur le marché vietnamien, UBIFRANCE poursuit en 2013 ses efforts sur les questions liées aux infrastructures de transport (aéroportuaires, portuaires, ferrées et urbaines), énergétiques (électricité) et environnementales (eau, déchets, développement durable). Ces secteurs ont en commun au Vietnam la promotion du financement privé et de la gestion déléguée. Dans le domaine industriel, le Vietnam s’est fixé l’ambition de devenir un grand acteur industriel à l’horizon 2020. Les opportunités sont nombreuses et justifient des actions de promotion de l’offre françaises dans la fourniture d’équipements et de services pour les industries mécaniques, la plasturgie ou encore l’emballage. D’autres actions sont engagées dans le secteur porteur que constitue l’agroalimentaire, en particulier dans les domaines de l’élevage et de l’alimentation animale, des équipements de transformation, du machinisme agricole et du vin. Des opportunités voient également le jour dans les télécommunications et l’informatique d’entreprise et conduisent à des opérations ciblées dans ces domaines. Notre programmation tient compte également des priorités et orientations fortes de l’Ambassade de France au Vietnam sur les secteurs de la santé et du tourisme. UBIFRANCE organise chaque année de nombreux événements collectifs dans ces secteurs au Vietnam. Afin de permettre aux PME d’optimiser leur déplacement, tant en coûts qu’en temps, et de capitaliser sur les synergies régionales, 30 % de ces événements sont menés avec d’autres Bureaux UBIFRANCE de l’ASEAN. 2013 marque le quarantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et le Vietnam (12 avril 1973) et donne lieu à l’organisation d’une année croisée France-Vietnam. Le Bureau UBIFRANCE au Vietnam prévoit dans ce cadre une quinzaine d’événements dont le point d’orgue est le Forum d’affaires FranceVietnam d’avril à Ho Chi Minh Ville. Sélection d’événements en 2012 et 2013 Secteur Manifestation Lieu Date Année de la France au Vietnam Industrie Forum d’Affaires France-Vietnam Ho Chi Minh Ville Avril 2013 Pavillon France sur le salon Analytica, salon des équipements de laboratoires Rencontres acheteurs cosmétique, beauté et bien-être Présentation de produits Traditional Quality Wine Fair 2013 Rencontres acheteurs filière industrie mécanique salon MTA Pavillon France sur le salon Green Biz Ho Chi Minh Ville Avril 2013 Ho Chi Minh Ville HCMV et Hanoi Juin 2013 Juillet 2013 Ho Chi Minh Ville Juillet 2013 Hanoi Septembre 2013 Pavillon France sur le salon Oil & Gaz Ho Chi Minh Ville Octobre 2013 Mode Agroalimentaire Industrie mécanique Énergie, environnement Énergie environnement Agroalimentaire Rencontres acheteurs élevage, production Ho Chi Minh Ville Octobre 2013 et process de la viande TIC, Banque et Rencontres acheteurs Hanoi Novembre 2013 finance « IT Solutions for Banking and Finance days » Santé, pharmacie Vendre à l’industrie pharmaceutique, cosmétique Ho Chi Minh Ville Décembre 2013 et aux laboratoires de recherche Le calendrier de ces événements est aussi disponible à l’adresse : www.ubifrance.fr/viet-nam/nos-evenements.htm. -8- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Spécificités locales de la pratique des affaires au Vietnam La pratique des affaires au Vietnam diffère peu de celle de l’ensemble des pays asiatiques. De culture confucéenne, la société repose sur un très grand respect de la hiérarchie, un rapport au temps plus aléatoire que dans nos mondes occidentaux et une recherche du consensus. L’entrepreneur intéressé par le marché doit donc bien préparer sa visite et adopter une stratégie spécifique fondée sur la persévérance et le respect de son interlocuteur. Les entrepreneurs qui veulent établir des relations d’affaires sérieuses doivent obligatoirement se rendre au Nord et au Sud du pays. Les relations de travail sont formelles. Il est impératif d’arriver à l’heure et de ne pas couper la parole. Partout, un groupe de personnes accueillera l’entreprise française mais seul le plus important parlera. Les milieux d’affaires vietnamiens commencent à parler anglais mais il est préférable d’être accompagné d’un interprète afin d’éviter toute confusion ou incompréhension. Au Vietnam, et plus généralement en Asie, on cherche à éviter le conflit ouvert. Un Vietnamien ne dira jamais non. Il faut donc être attentif et ne pas hésiter pas à demander confirmation pour être sûr d’être bien compris. En matière de commerce international, le paiement de « faveurs » peut s’avérer une pratique courante afin de favoriser la conclusion d’une affaire. Une quelconque facilité (matérielle ou pécuniaire) peut être attendue en échange de services fournis par l'administration, ou par d'autres entreprises. Ainsi, certaines entreprises qui travaillent régulièrement à l’international peuvent être invitées à payer des pots-de-vin en vue de gagner des contrats, ou des « pourboires » afin d’obtenir un traitement prioritaire de leur dossier au sein des administrations. L'entreprise doit cependant être consciente que pratiquer la corruption peut être dangereux d'une part parce que certains pays la condamnent fortement aux travers de mesures anti-corruption, d'autre part parce que la corruption peut avoir des implications directes sur la gestion de l'entreprise. Le manager international doit être très attentif à tracer une ligne distincte entre « la voie raisonnable » pour faire du commerce international, et des pratiques relevant directement de la corruption. Les pots-de-vin ouvrent la voie vers une performance de mauvaise qualité et à la perte de repères moraux parmi le personnel de l'entreprise. La corruption mène à la propagation de pratiques commerciales contraires à l'éthique. C’est pourquoi l’OCDE a adopté une convention, en décembre 1997, sur la lutte contre la corruption qui établit des normes juridiquement contraignantes tendant à faire de la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales une infraction pénale et prévoit un certain nombre de mesures visant à mettre en œuvre efficacement cette infraction. Notre Agence souscrit aux principes de cette convention et invite l’ensemble de ses clients à prendre connaissance du décret n° 2000-948 du 28 septembre 2000 portant publication de cette Convention et à en mesurer les enjeux dans le cadre de leurs pratiques professionnelles. Pour préparer vos exportations et votre investissement au Vietnam : Guide des Affaires au Vietnam 2012, éditions UBIFRANCE, 50 EUR HT, disponible immédiatement en ligne sur le site de la Librairie du commerce international : http://www.ubifrance.fr/librairie. Guide des affaires Vietnam Les clés pour réussir sur ce marché ! Édition 2013 http://www.ubifrance.fr/001B1301314A+guidedes-affaires-vietnam-2013.html -9- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS UBIFRANCE vous propose quatre gammes complètes de produits et services d’accompagnement pour vous aider à identifier les opportunités des marchés et à concrétiser vos projets de développement international. • Gamme Conseil : pour obtenir la bonne information sur les marchés étrangers et bénéficier de l’expertise des spécialistes d’UBIFRANCE. • Gamme Contact : pour identifier vos contacts d’affaires et vous faire bénéficier de centaines d’actions de promotion à travers le monde. • Gamme Communication : pour communiquer à l’étranger sur votre entreprise, vos produits et votre actualité. • Volontariat International en Entreprise (VIE) : pour optimiser votre budget ressources humaines à l’international Retrouver le détail de nos produits sur : www.ubifrance.fr © 2012 – Ubifrance Auteur : UBIFRANCE Vietnam – Bureau de Hanoi Toute reproduction, représentation ou diffusion, intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, sur quelque support que ce soit, papier ou électronique, effectuée sans l’autorisation écrite expresse d’Ubifrance, est interdite et constitue un délit de contrefaçon sanctionné par les articles L.335-2 et L.335-3 du code de la propriété intellectuelle. 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