Le potentiel économique et technologique de la Bretagne

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Le potentiel économique et technologique de la Bretagne
LE POTENTIEL ECONOMIQUE ET TECHNOLOGIQUE DE LA BRETAGNE
Hugues Jennequin
Janvier 2005
Cette fiche se divise en deux parties. Dans un premier temps, nous décrirons l'économie
bretonne à travers des données macroéconomiques afin d'évaluer sa situation en termes d'emploi, de
croissance. Le dynamisme migratoire sera ainsi évoqué tout comme une évaluation de la spécialisation
de la Bretagne. Dans un second temps, nous nous intéresserons plus spécifiquement au tissu
économique de la région. Après un aperçu des principaux secteurs traditionnels et industriels, nous
nous attacherons de manière précise au potentiel technologique qui pourra alors être appréhendé
d'après la situation globale de la région.
Données macroéconomiques bretonnes
La Bretagne dénombre 118.000 établissements (industrie – commerce – services), soit une
augmentation de 4,4% entre 1993 et 20021. Sur la même période, l'emploi total s'est accru de 17%
contre 13% en France. La progression de l'emploi salarié breton atteint 25%. Le tertiaire a constitué le
véritable moteur de cette croissance avec une hausse de près de 30%. Ces évolutions sont
significatives, même si la tendance depuis 2001 est celle d'une stagnation du nombre d'employés.
Pour le chômage comme pour l'évolution de l'emploi, la situation de la Bretagne est meilleure
que celle de la France. En effet, le taux de chômage régional se situe nettement en deçà du taux
national avec 8,1% contre 9,7% (Luong, 2004). Sur la période 2001-2002, La croissance annuelle
moyenne de la Bretagne se situe juste au-dessus de la moyenne nationale (3,2% contre 3,1%) alors que
cet écart était beaucoup plus prononcé sur les périodes précédentes, soulignant le rattrapage breton
(3,5% contre 2,5% entre 1992 et 1997). En outre, les inégalités y apparaissent moins marquées. Au
17ème rang des régions françaises pour son PIB par habitant, la Bretagne se situe au 5ème rang pour le
revenu disponible brut des ménages2.
Le poids de la migration
La Bretagne compte aujourd'hui environ 3 millions d'habitants avec une augmentation
continue depuis 30 ans. Cependant, le solde naturel de la Bretagne, bien que toujours positif (0,2%),
est deux fois inférieur à la moyenne nationale. La région compte ainsi beaucoup sur la migration. Or,
celle-ci possède pour caractéristiques d'être concentrée3 et continuellement croissante depuis le début
des années 1980. Cette attractivité, qui ne concerne pas les seuls retraités mais aussi les actifs de plus
de 30 ans, représente un atout non négligeable, notamment dans le potentiel technologique breton.
1
A lui seul, le commerce s'appuie sur un parc de 32.000 établissements et représente 127.000 emplois
La Bretagne se situe au 7ème rang pour son PIB total avec 62 milliards d'euros en 2002, soit 4,2% du PIB national.
3
Près de la moitié de l'excédent régional est du au solde positif de Rennes et de ses environs proches. Dans le même ordre
d'idée, l'Ille-et-Vilaine regroupe 3 caractéristiques significatives quant à sa place dans la région : département où est située la
plus grande ville de la région, département qui exerce la plus forte attraction sur sa proximité immédiate (autres départements
bretons) et département où la propension à migrer vers des destinations plus lointaines est la plus forte (Baccaïni, 2001).
2
1
La spécialisation bretonne
Entre 1978 et 1992, la spécialisation bretonne - calculée en données d'emploi - s'est nettement
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réduite (Houdebine, 1999). Cette tendance traduit la profonde évolution de la structure productive
bretonne. Cette région présente une forte spécialisation dans deux secteurs industriels :
l'agroalimentaire et la construction navale5. Les secteurs électriques et électroniques se distinguent
également par leur importance mais l'écart avec le niveau national, bien qu'existant, est moins net6.
La Bretagne a ainsi connu de profondes mutations industrielles et présente un tissu productif
plus diversifié qui n'est plus seulement tourné vers les activités traditionnelles (cf annexe 1).
Le tissu productif breton
Les activités traditionnelles bretonnes
La Bretagne est la 1ère région française à la fois en production agricole et halieutique (en
valeur)7. L'agriculture bretonne représente ainsi encore 5,9% de la valeur ajoutée régionale (Even,
2003) mais 7,7% de la population active (le secteur primaire occupait encore 50,5% de l'emploi breton
en 1954 (INSEE, 1999). Dans la même optique, l'artisanat occupe une place relativement importante
de l'économie bretonne avec 42.000 entreprises en 20028. Le bâtiment concentre 39% de ces
entreprises artisanales, la préparation et les services 25% et l'alimentation près de 17%. Le tourisme
n'est pas non plus négligeable dans le dynamisme économique puisque la région se classe au 4ème rang
national pour l'accueil de touristes français et au 5ème pour les internationaux. Le tourisme fait vivre
près de 50.000 personnes en période estivale pour 20.000 salariés en moyenne annuelle.
Les constructions navales et automobiles
L'activité industrielle bretonne est multiple. La construction navale civile comme militaire y
est ainsi fortement présente. Les arsenaux de Brest et de Lorient (et leurs sous-traitants) restent des
moteurs de l'économie régionale et occupent une place importante de la production nationale9.
A partir de 1961, l'implantation de Citroën sur le site de Rennes-la-Janais entraîne l'essor de
l'industrie automobile en Bretagne. Longtemps symbole de la décentralisation, l'activité s'est renforcée
à travers un important réseau d'équipementiers et de sous-traitants issus des secteurs de la mécanique,
4
Le Finistère a effectué à ce sujet la baisse la plus importante tandis que l'Ille-et-Vilaine représente sans surprise le
département le plus diversifié.
5
L'industrie agroalimentaire représente 21.000 salariés soit 6,6% de l'emploi salarié régional. La construction navale est un
secteur moins important en termes d'effectifs mais le poids relatif de la Bretagne par rapport à la situation nationale est très
élevé dans ce secteur.
6
L'indice de spécialisation de l'INSEE sur données d'emploi qui consiste à rapporter la part des effectifs du secteur sur la part
de ce secteur en France s'élève à 1,35 (soit supérieur à l'unité) contre 2,55 pour les industries agroalimentaires.
7
Le poids de l'agriculture bretonne reste très important avec 18.000 km² de surface agricole pour 51.200 exploitations et
100.000 emplois (ministère de l'agriculture). De même, la Bretagne représente 51% de la production nationale halieutique.
Avec l'aquaculture, ce secteur emploie plus de 7.700 personnes, sans compter les emplois dans le marayage et la
transformation (surgélation, conserverie…) qui concerne les industries agroalimentaires.
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Sont incluses dans cette statistique les entreprises de moins de 10 salariés ayant une activité de production, de
transformation, de réparation ou de prestations de services dans l'alimentation, le travail des métaux, le textile-cuirchaussures, le bâtiment ou encore les transports…
9
Grâce à Brest, la Bretagne occupe la première place nationale pour les chantiers de réparation.
2
du travail des métaux, de la fonderie, de la plasturgie, du caoutchouc, du verre ou de l'électronique. La
filière industrie automobile représente en 2003 près de 23.000 emplois en Bretagne. Cette évolution
s'est consolidée depuis le programme de modernisation du site de PSA à partir de 1989 avec un
investissement du groupe de presque 800 millions d'euros.
L'industrie agroalimentaire et l'incitation à innover
Ce secteur occupe le leadership régional et représente 30% des emplois industriels, soit 60.000
emplois contre 421.000 en France (soit un ratio de 14%). La Bretagne occupe ainsi le second rang des
régions françaises pour la valeur ajoutée dans les industries agroalimentaires (IAA). Le chiffre
d'affaires total du secteur atteint le montant de 15 milliards d'euros en Bretagne, soit plus de 11% du
montant national. L'essor régional de cette industrie est considérable depuis 25 ans. A l'international,
elle contribue à près de la moitié des exportations nationales des industries de la viande et du poisson.
Plus de 5.000 emplois ont été créés ces dix dernières années dans ce secteur10.
Les IAA sont des activités très sensibles aux activités de R&D, notamment en termes
d'innovations techniques. Ainsi, l'Etat tend à développer la synergie entre recherche et industrie – et
tout particulièrement les IAA – grâce à des organismes spécialisés, proches des entreprises innovantes.
Le but est de conforter les capacités de production via des innovations de produits ou de procédés en
faveur des PME, notamment celles ne disposant d'aucune ressource en terme de recherche.
Le potentiel technologique breton
Deuxième pôle national dans les télécommunications, 5ème région française pour l'électronique,
l'industrie bretonne s'est bâtie une réputation mondiale dans ces secteurs11, malgré les crises connues
par le secteur électronique au cours des trente dernières années. L'implantation progressive depuis
1960 de centres de recherche, de groupes industriels12 français et étrangers et l'émergence de
nombreuses PME ont favorisé cet essor.
Trois pôles principaux émergent en Bretagne : Rennes, Lannion et Brest avec les technopoles
de Rennes-Atalante, Lannion-Anticipa et Brest-Iroise (voir annexe 2). Autour de ces 3 pôles
principaux, la Bretagne possède 3 autres technopoles plus secondaires : Lorient technopole, la
technopole Quimper – Cornouaille et Zoopole Saint Brieuc – Ploufragan. Au total, la Bretagne compte
7500 chercheurs dont 2/3 dans le domaine des télécommunications13. L'IAA s'octroyant une part
importante des autres secteurs de recherche tandis que le récent agrément du génopole ouest devrait
faciliter le développement des biotechnologies. Avec une volonté marquée d'associer recherche,
formation supérieure et entreprises, les technopoles bretonnes contribuent activement à approfondir
des axes de développement nouveaux et variés.
10
Les IAA ont assure les 2/3 de la croissance de l'emploi industriel Breton (INSEE)
Des innovations telles que le minitel, Numéris, la télévision haute-définition et la technologie ATM sont toutes issues de
centres de recherche implantés en Bretagne.
12
Alcatel, Sagem et France Télécom sont parmi les plus à même de symboliser l'importance de ces implantations.
13
Les implantations du CNET de Lannion en 1962 et du CCETT de Rennes quelques années plus tard ont marqué
l'avènement de la recherche bretonne dans l'électronique et les télécommunications.
11
3
Les évolutions de l'économie bretonne sont donc marquées par le développement de
l'économie de la connaissance et de l'immatériel. L'Ile-de-France concentrant l'essentiel des capacités
de recherche, le potentiel technologique breton pourrait sembler limité. Néanmoins, la région se classe
au 5ème rang pour sa recherche tant publique que privée. Le poids des filières universitaires tend ainsi
à appuyer la dynamique d'innovation de la région. La Bretagne comptait plus de 103.000 étudiants à la
rentrée 2003 (annexe 3). La Bretagne regroupe ainsi 4,84% des étudiants français tandis qu'elle
représente 4,99% de la population française (estimation INSEE pour 2003). La région apparaît ainsi
légèrement en rentrée en termes d'enseignement supérieur. En évolution, le nombre d'étudiant en 2003
a augmenté de 5,6% par rapport à la rentrée 199814. Cette évolution, si elle peut paraître encourageante
reste toutefois inférieure à l'évolution nationale (6,1%). En marge de ces évolutions, la Bretagne se
distingue par un bon classement quant aux dépôts de brevet (4ème région française).
L'appui des structures administratives (nationales ou régionales) occupe une place non
négligeable dans l'explication du développement de ce potentiel technologique. Ainsi, la Bretagne s'est
dotée d'un réseau de structures spécialisées. L'agence régionale Bretagne Innovation ou les Centres
Régionaux d'Innovation et de Transfert de Technologies (CRITT)15 interviennent ainsi à différents
niveaux afin d'assurer la cohésion et le développement des activités innovantes dans la région. La mise
en place en avril 1995 de Bretagne Télécoms Innovation (BTI)16 relève de la même ambition : instituer
la Bretagne comme pôle de compétence dans les secteurs de pointe soulignés plus haut afin que la
recherche puisse servir d'appui durable aux secteurs productifs de la région.
Cet objectif semble en bonne voie à la vue du développement des services aux entreprises.
L'emploi dans ce secteur (9,6% de l'emploi breton en 2000) a connu une très forte progression et se
rapproche de la moyenne de province (10,3%). Si plus de la moitié des prestataires de services sont
localisés en Bretagne, le potentiel de développement de l'offre locale ne semble pas épuisé.
Les indicateurs migratoires vont également dans le sens d'un potentiel technologique encore
important en Bretagne. En effet, tandis que le solde migratoire est négatif pour les 20 – 24 ans, ce qui
révèle une capacité insuffisante à maintenir et à attirer la population étudiante, il est significatif que la
situation est diamétralement opposée pour les 25 – 39 ans (Baïccani, 2001). La Bretagne bénéficie
ainsi de l'arrivée d'une population relativement qualifiée qui lui permet d'assurer et de contribuer au
développement technologique de la région.
Si l'agriculture et la pêche ont encore toute leur place dans l'économie bretonne, l'activité
industrielle s'est développée autour de l'agroalimentaire, des télécoms, de l'automobile tandis que les
services ont connu un essor important. Une vue d'ensemble de la situation économique bretonne
14
La population étudiante inscrite en universités (y compris IUT et écoles d'ingénieurs rattachés) s'élevait en Bretagne à
68.100 étudiants soit une hausse de 2,1% en 5 ans contre +2,3% en France.
15
Le CRITT est subdivisé en trois domaines : électronique, informatique et télécommunications (MEITO), biotechnologies,
chimie et environnement (CBB Développement) ainsi que santé et nutrition (CRITT Santé).
16
Cf. fiche sur l'histoire économique de la Bretagne.
4
permet de distinguer ce qui pourrait être appelé un modèle de développement breton, appuyé sur un
développement actif des filières technologiques mises en cohérence avec le tissu productif local,
permettant leur essor conjoint et cumulatif.
Eléments bibliographiques :
Baccaïni B., 2001, les migrations en France entre 1990 et 1999, les régions de l'ouest de plus
en plus attractives, INSEE Première n°768, février
Baccaïni B., 2001, Les migrations internes en France entre 1990 et 1999, l'appel de l'Ouest,
Economie et Statistiques, n°344, pp.39-79
Even A., 2003, La Bretagne en devenir, Prospective de l'INSEE, Octant n°94
Houdebine M., 1999, Concentration géographique des activités et spécialisation des
départements français, Economie et Statistiques, n°326-327, pp,189-204
Luong L., 2004, Ralentissement général de l'économie bretonne en 2003, Synthèse régionale
de l'INSEE, octant n°97
Les autres données utilisées proviennent des tableaux de l'INSEE, du conseil régional de
Bretagne, de la Préfecture de la région Bretagne ainsi que de l'Association des Cadres Bretons.
Annexe 1 : Entreprises de plus de 800 salariés en Bretagne, classées selon leur domaine
d'activité principal avec précision de leur zone d'emploi
Banques mutualistes
Caisse interfédérale de Crédit Mutuel
Cie Financ. du Crédit Mutuel de Bretagne
Brest
Rennes
1000 à 1499
1000 à 1499
Construction de véhicules automobiles
Peugeot Citroën Rennes SNC
Rennes
9000 à 9999
Edition de journaux
Société Ouest France
Rennes
1000 à 1499
Fabrication d'appareil de téléphonie
Alcatel Cit
Mitsubishi Electric Télécom Europe
Sagem
Lannion
Vitré
Fougères
1000 à 1499
800 à 899
800 à 899
Fabrication d'articles en fils métalliques
Manuf. Franc. Pneumatiques Michelin
Vannes
800 à 899
Fabrication d'autres articles en caoutchouc
CF Gomma Barre Thomas
Rennes
2000 à 2499
Fabrication d'équipements d'aide à la navigation
Thalès Systèmes Aéroportés
Brest
1000 à 1499
Fabrication de papier et de carton
PDM Industries
Lorient
800 à 899
Fabrication de parfums et de produits de toilette
Laboratoires Biologie Végétale Y. Rocher
Redon
800 à 899
Fabrication de produits explosifs
Livbag
Brest
800 à 899
Production de viandes de boucherie
Kerméné SA
Saint-Brieuc
1500 à 1999
5
Cooperl Hunaudaye
Groupe Bigard
Société Vitréenne d'abbatage
Louis Gad SA
Bernard SA
Saint-Brieuc
Lorient
Vitré
Morlaix
Pontivy-Loudéac
1000 à 1499
1000 à 1499
1000 à 1499
900 à 999
800 à 899
Télécommunications nationales
France Télécom CENT
Lannion
1500 à 1999
Transports aériens réguliers
Brit Air
Morlaix
1000 à 1499
Transports routiers de marchandises interurbains
Sté des Transports Gautier
Rennes
900 à 999
Source : INSEE Bretagne
Annexe 2 : chiffres et domaines clés des trois technopoles principaux
Rennes Atalante :
•
Plus de 12 700 emplois privés (dont plus de 8 000 sur le site même) dans 237 entreprises dans
le secteur technologique (159 sur le site) avec 80% d'ingénieurs / techniciens (437 nouveaux
emplois en 2004)
•
60 000 étudiants répartis entre les 2 universités et les 24 instituts et grandes écoles
•
4 000 chercheurs
•
Domaines d'activités : les TIC, l'agroalimentaire, l'environnement, les sciences de la Santé.
Technopole Brest-Iroise :
•
Plus de 6 200 employés sur le site
•
Plus de 27 500 étudiants répartis entre l'université et 8 grandes écoles
•
1800 chercheurs
•
Domaines d'activité : Science et technologie de la mer (50% de la recherche française dans ce
domaine), Sciences et technologies de l'information et de la communications, Sciences du
vivant (agroalimentaire, santé, biotechnologies).
Anticipa - Technopole Lannion Trégor :
•
10 000 emplois industriels
•
4 000 étudiants
•
1 100 chercheurs et ingénieurs dans 11 laboratoires ou centres de recherche publics et privés et
12 établissements de formation supérieure
•
Domaines d'activités : Télécommunications, optique, bio-industries, agroalimentaire.
Source : sites internet des 3 pôles
Annexe 3 : Effectif total d'étudiants par unités urbaines à la rentrée 2003 – part des étudiants
en universités, IUT et écoles d'ingénieurs rattachés
1- Rennes
2- Brest
3- Lorient
4- Vannes
59224
21567
5481
4925
72,1%
66,6%
69,1%
66,2%
5- Quimper
6- Saint-Brieuc
7- Lannion
8- Saint-Malo
4144
3054
1520
1006
52,1%
32,8%
76,1%
49,5%
Source : atlas régional publié par le ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche
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