La petite enfance en Ville de Genève
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La petite enfance en Ville de Genève
Édition 2007 LA PETITE ENFANCE EN VILLE DE GENÈVE Contexte et indicateurs par quartier L’engagement de la Ville de Genève dans le secteur de la petite enfance se caractérise depuis de nombreuses années par une volonté affirmée de développer des équipements d’accueil de qualité, en nombre suffisant, pour répondre aux besoins des familles genevoises. Créée en 1986, la Délégation à la petite enfance, service rattaché au Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports, œuvre pour favoriser le développement des institutions de la petite enfance avec lesquelles elle collabore afin d’optimiser leur organisation. La Délégation à la petite enfance se charge d’appliquer la politique générale de la petite enfance de la Ville de Genève qui s’adresse aux enfants dès leur naissance et jusqu’à l’âge de la scolarité obligatoire. Depuis sa création, elle a constamment élargi son champ d’action et ses compétences, afin de rester en phase avec l’évolution des besoins des familles. Elle assume la responsabilité de la qualité des prestations pédagogiques et veille au bon fonctionnement des institutions de la petite enfance (application des conditions de subventionnement, contrôle de la gestion administrative et financière des institutions de la petite enfance, application de la convention collective, gestion des salaires et mise à disposition de locaux). Depuis mai 2007, l’Observatoire de la petite enfance Ville de Genève – SRED a été renommé « Pilotage et perspectives de la petite enfance en Ville de Genève ». Cette nouvelle dénomination vise à éviter toute confusion avec le nouvel Observatoire cantonal. Ce recueil a été réalisé dans ce cadre, par Isabelle Kovacs et Aline Sommer, sociologues à la Délégation à la petite enfance, sous la responsabilité de Marie-Françoise de Tassigny, déléguée, et son adjoint de direction, Frédéric Spycher. Le Bureau d’Information Petite Enfance (BIPE) et ses collaboratrices ont constitué, avec certains collaborateurs de la Délégation, une ressource essentielle pour la réalisation de cette publication. L’Office cantonal de la statistique et l’Office Fédéral de la Statistique ont également contribué par leur apport d’informations. Enfin, ce travail n’aurait pu être réalisé sans la participation des directions, responsables, secrétaires et secrétaires comptables des institutions de la petite enfance qui récoltent de précieuses données sur le terrain. Leur collaboration est indispensable pour assurer le suivi des observations. Que tous soient remerciés pour leur contribution. Ville de Genève, Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports, Délégation à la petite enfance Parution: Décembre 2007 Conception graphique: Web’n paper Imprimerie: Georg Burner Illustrations: Albertine Contact: Délégation à la petite enfance, 24 avenue Dumas, case postale 394, 1211Genève 12, tél. +41 22 418 81 00 Imprimé sur papier 100% recyclé 1'500 exemplaires ® Ville de Genève, Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports, Délégation à la petite enfance – Reproduction partielle autorisée avec indication de la source. LA PETITE ENFANCE EN VILLE DE GENÈVE CONTEXTE ET INDICATEURS PAR QUARTIER édition 2007 Avant-propos Le 8 octobre 2007 restera dans les annales de la petite enfance genevoise. A cette date, le Conseil municipal a voté à une large majorité le principe d’une municipalisation des 66 institutions actuellement subventionnées par la Ville. Sur cette base, le Conseil administratif a entamé des négociations pour concrétiser cette réforme essentielle pour la «bonne gouvernance» du secteur, pour sa cohérence et son développement futur. Pour bien marquer l’ancrage de la petite enfance dans cette vision, cette publication a adopté, et c’est une nouveauté, une grille d’analyse «quartier». Les parents, les autorités politiques et tous les partenaires pourront ainsi découvrir les indicateurs classiques d’offres et de demandes déclinés quartier par quartier. Le taux d'équipement est analysé très finement, ce qui permet d’envisager les développements futurs de manière optimale. Depuis quelques années, des études émanant des milieux les plus divers mettent en avant les retombées positives d’une politique petite enfance volontariste sur le bien-être des familles, sur l’intégration réussie des femmes au marché du travail et sur la bonne marche de l’économie en général. Malgré cela, au plan national, la mise en place d’une véritable politique familiale, avec des mesures incitatives et une fiscalité adaptée, se fait encore attendre. Merci à tous les partenaires qui font vivre un secteur si riche. Et bravo à la Délégation à la petite enfance qui recueille l’ensemble des données contenues dans cette publication. Le lecteur attentif y trouvera les détails d’une politique qui marque notre attachement à un service public moderne et dynamique. Aussi pour les familles et la petite enfance. Manuel Tornare, Conseiller administratif en charge de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports. En Ville de Genève, les autorités ont pris les devants et, dans la sphère de compétences qui leur est réservée, se sont montrées particulièrement généreuses: création de places, augmentation sensible des ressources, ouverture d'un Bureau d’information pour optimiser l’offre disponible, mise en secteurs et, enfin, extension du service public au domaine de la petite enfance. La municipalisation s’inscrit dans une vision politique qui a toujours privilégié la création de places, sans jamais sacrifier à la qualité de l’accueil proposé aux enfants. En cela, nous participons activement à un mouvement de plus en plus partagé qui prend en compte les premières années comme une période fondamentale pour le développement de l’enfant et l’épanouissement des familles autour de leurs petits enfants comme un élément essentiel d’une politique sociale de proximité. 3 Vous trouverez dans cette brochure des informations sur les structures d'accueil petite enfance de votre quartier. Anglais: In this brochure you will find details of the early childhood centres in your area. Allemand: In dieser Broschüre finden Sie Informationen über die Aufnahmestrukturen für Kleinkinder Ihres Stadtteils. Italien: In questo opuscolo troverete le informazioni sulle strutture di accoglienza per la piccola infanzia nel vostro quartiere. Espagnol: En este folleto encontrará información sobre las estructuras de acogida para la infancia de su barrio. Portugais: Nesta brochura, encontrará informações sobre as estruturas de acolhimento para a pequena infância da sua área de residência. Russe: В этой брошюре вы найдете информацию относительно организации обслуживания детей младшего возраста вашего квартала. Serbe: U ovoj brošuri možete naći informacije o postojećim ustanovama za odgoj dece predškolskog uzrasta u vašem području. Turc: Bu broşür içinde, Okul Öncesi Eğitim Birimi’ne ait, mahalleniz dahilindeki kuruluşlar hakkında bilgiler bulacaksınız. Arabe: Chinois: Introduction Cette cinquième édition de «La petite enfance en Ville de Genève» souhaite décrire le contexte dans lequel s’inscrivent les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève, ainsi que dresser le profil social des usagers des structures d’accueil. Elle se situe dans la continuité des éditions précédentes (parues en 1995, 1998, 2001 et 2004), mais s’en distingue par une approche résolument axée sur les différents quartiers de la Ville. Ce recueil propose une photographie de la situation actuelle des structures d’accueil de la Ville et retrace leur évolution au cours de ces dernières années. Il constitue une étude spécifique et complémentaire à d’autres recherches fédérales, cantonales et communales au sujet des différents modes de garde. Cette publication comprend deux parties: La première partie retrace brièvement l’histoire de la Délégation à la petite enfance depuis 1986. Elle aborde également le cadre législatif actuel dans lequel se situe la petite enfance à Genève. Deux chapitres présentent des données sociodémographiques et des données générales sur l’offre d’accueil et les ressources dont bénéficie la petite enfance en Ville de Genève. Enfin, cette première partie introduit le Bureau d’Information Petite Enfance (BIPE) créé en décembre 2002, les partenaires et réseaux socioculturels de la petite enfance ainsi que la mise en secteurs des structures d’accueil, engagée depuis quelques années par la Ville. La seconde partie met en évidence douze quartiers de la Ville de Genève selon un découpage géographique propre à la petite enfance, mais qui s’inspire de celui des Centres d’Action Sociale et de la Santé (CASS). Dans chaque quartier sont localisées les différentes institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève. Une double page fournit des informations détaillées sur l’offre et les usagers des structures d’accueil du quartier. Elle répond à certaines questions telles que: Quel est le taux d’équipement du quartier ? Combien de jeunes enfants vivent dans le quartier et combien fréquentent une institution de la petite enfance ? Quelle est l’origine nationale des usagers ou encore quel est le statut socioprofessionnel des familles ? Enfin, pour chaque quartier, un thème sociopédagogique spécifique est développé, le plus souvent transversal à d’autres quartiers. Ces textes ont été réalisés sur la base d’entretiens menés avec les responsables et les directions des établissements. Depuis bientôt quinze ans, la Ville de Genève récolte de manière systématique des données sur l’offre, la demande de places et la fréquentation des institutions de la petite enfance qu’elle subventionne. Cette collecte d’informations s’effectue par le biais du groupe «Pilotage et perspectives de la petite enfance en Ville de Genève »1 et s’appuie sur la collaboration des crèches et des jardins d’enfants. La mise en forme des données représente en effet un travail conséquent pour les institutions déjà occupées par leur mission quotidienne et par de nombreux projets garantissant un accueil de qualité. Pour cette raison, les institutions doivent être remerciées pour leur collaboration et leur engagement, la fiabilité et la continuité des données transmises étant fondamentales pour la Délégation à la petite enfance dans le cadre d’une étude telle que celle-ci. Malgré le développement et la diversification des études traitant de la petite enfance ces dernières années, il manque encore des données plus précises sur l’ampleur de l’accueil institutionnel, qui permettraient notamment des comparaisons intercommunales et intercantonales. L’Observatoire cantonal de la petite enfance, issu de la loi de janvier 2004 sur les structures d’accueil de la petite enfance et sur l’accueil familial à la journée (J 6 29), devrait permettre à l’avenir d’élargir la récolte des données. D’autres infomations complémentaires sur le travail des mères, l’importance des familles monoparentales ou encore les situations sociales précaires, actuellement fournies par le biais du recensement fédéral décennal de la population, devraient être exploitées de manière systématique afin d’obtenir un aperçu plus fin des récentes évolutions sociales. De surcroît, l’importance des données manquantes sur certaines variables recueillies en Ville de Genève impose les précautions d’usage et l’attribution de limites adéquates. 5 Depuis quelques années, on observe aussi bien aux niveaux fédéral, cantonal que communal, une réelle prise de conscience de l’importance de soutenir les familles et la nécessité de développer les modes d’accueil. Néanmoins, des mesures en faveur d’une politique familiale concrète doivent encore être prises afin que vie familiale et vie professionnelle puissent se concilier plus harmonieusement. En Ville de Genève, l’offre de places dans les crèches et les espaces de vie enfantine n’a cessé d’augmenter. L’objectif étant de fournir à chaque famille qui le souhaite une place d’accueil. A ce jour, la forte pression de la demande, en particulier pour les enfants âgés de 0 à 2 ans est révélatrice des nouveaux comportements des familles en matière d’éducation des petits. La conjugaison de facteurs sociaux et économiques ainsi que la promotion de l’égalité entre hommes et femmes, le droit au travail des femmes, l’évolution des mœurs ou encore les transformations des structures familiales ont conduit à une amplification des besoins de la population en matière de services d’accueil pour les très jeunes enfants. Par ailleurs, la diffusion d’études sur le développement de l’enfant et sur les aspects positifs d’une socialisation précoce expliquent aussi le nombre de demandes d’accueil dans des structures collectives. 1 6 Anciennement «Observatoire de la petite enfance Ville de Genève». Table des matières Introduction 5 PREMIÈRE PARTIE: PRÉSENTATION ET DONNÉES GÉNÉRALES 9 1. Historique de la Délégation à la petite enfance 10 2. Cadre législatif réglementant la petite enfance en Ville de Genève 12 3. Données sociodémographiques 14 4. Les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève 16 5. Le BIPE (Bureau d’Information Petite Enfance) 22 6. Les réseaux petite enfance 24 7. La mise en secteurs 26 DEUXIÈME PARTIE: PRÉSENTATION PAR QUARTIER 27 Remarques méthodologiques 28 1. Charmilles 29 2. Grottes 33 3. Pâquis 37 4. Petit-Saconnex 41 5. Saint-Gervais – Délices 45 6. Saint-Jean 49 7. Servette 53 8. Champel 57 9. Cité 61 10. Eaux-Vives 65 11. Jonction 69 12. Plainpalais 73 Sources et références bibliographiques 77 7 PREMIÈRE PARTIE PRÉSENTATION ET DONNÉES GÉNÉRALES 1. En 2006, la Délégation à la petite enfance fête ses 20 ans d’existence. La Délégation à la petite enfance est en charge du contrôle, du subventionnement ainsi que de la gestion pédagogique et salariale des institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève. Historique de la Délégation à la petite enfance La Délégation à la petite enfance (DPE) a été créée en 1986 par le Conseil administratif de la Ville de Genève à la suite d’un rapport conduit par Roland Berger une année plus tôt. Les conclusions de ce rapport ont souligné la nécessité de mettre sur pied un service spécifique pour gérer et développer le domaine de la petite enfance. La DPE dépend aujourd’hui du Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports et sert de relais entre les autorités politiques de la Ville de Genève et les institutions de la petite enfance qu’elle subventionne. Madame Marie-Françoise de Tassigny dirige ce service depuis 1988 en qualité de déléguée à la petite enfance. Durant les vingt années d’existence de la DPE, trois magistrats se sont succédés à la tête du Département en charge de ce service. Il s’agit de Messieurs Guy-Olivier Segond (1979-1990), Michel Rossetti (1990-1999) et Manuel Tornare, actuel conseiller administratif. Depuis un peu plus de vingt ans, la DPE est particulièrement active et participe à l’évolution du secteur de la petite enfance en Ville de Genève en travaillant sur plusieurs axes. Au fil des ans, son mandat s’est considérablement élargi pour dépasser son rôle premier de gestionnaire financier des institutions de la petite enfance. La Délégation a mis en place un cadre précis régissant la politique petite enfance et a favorisé le développement de modes de garde diversifiés en créant de nouvelles structures d’accueil. Elle s’est également attachée à ce que les métiers de la petite enfance obtiennent une reconnaissance sociale et pécuniaire en soutenant la professionnalisation du domaine et en renouvelant les outils pédagogiques afin qu’ils répondent aux exigences actuelles. De ce fait, la petite enfance a été globalement revalorisée auprès des professionnels2, des politiques et des parents. La Délégation, en collaboration avec la municipalité ainsi que les divers partenaires de la petite enfance, a contribué à poser les bases légales du secteur: • En 1990, le Conseil administratif de la Ville de Genève approuve le Règlement relatif aux conditions de subventionnement des institutions pour la petite enfance. Ce dernier précise entre autre la mission de la DPE. 10 • En 1992, les partenaires du secteur de la petite enfance adoptent une convention collective de travail (CCT) pour le personnel de la petite enfance. Une nouvelle CCT est signée en janvier 2007. • Au début des années nonante, des normes cantonales d’encadrement pour les enfants placés dans les structures d’accueil préscolaires sont adoptées. • En 1995, le Guide pratique relatif à l’application des prix de pension dans les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève est approuvé par le Conseil administratif. Ce document harmonise la tarification des prix de pension appliquée dans les institutions et établit une pondération selon les revenus des parents. Ces bases réglementaires constituent les quatre piliers de la politique municipale en matière de petite enfance. Ce ne sont cependant pas là les seules réalisations portées par la Délégation. En effet, à son travail de contrôle et de subventionnement s’est ajouté, en 1997, celui de la gestion salariale du personnel des institutions afin d’assurer un traitement salarial uniforme et équitable pour chaque employé. Sur un plan pédagogique, l’engagement de coordinatrices pédagogiques a renforcé l’action de la Délégation. Elle a également collaboré à de nombreuses reprises avec le Service de la Recherche en Education (SRED) pour évaluer, entre autres, les besoins, le type d’usagers, les équipements et les places disponibles dans les institutions de la petite enfance. Cette collaboration a abouti à la création d’un «Observatoire petite enfance Ville de Genève» en 1993. Au mois de mai 2007, il a été rebaptisé «Pilotage et perspectives de la petite enfance en Ville de Genève» dans le but de définir plus explicitement ses objectifs. Avec le soutien de la municipalité, la DPE a créé en décembre 2002 le Bureau d’Information Petite Enfance (BIPE). Sa mission consiste à enregistrer des demandes de place, mais aussi orienter et informer les parents sur les différents modes d’accueil existants. Sur un plan politique, les magistrats Messieurs Michel Rossetti et Manuel Tornare ont successivement mis à l’étude une nouvelle forme de pilotage unique. Le projet d’extension du service public au domaine de la petite enfance date de la fin des années nonante. En 1998, Michel Rossetti est le premier à initier la réflexion sur la possibilité d’instaurer un employeur unique pour le personnel de la petite enfance sous forme de fondation. En 1999, Manuel Tornare soutient le projet de municipalisation. Celui-ci a pour but d’assurer la transparence du fonctionnement, de garantir l’équité d’accès aux places d’accueil, mais aussi de développer la cohérence du système de l’ensemble des institutions. Modifier le statut des employés du secteur de la petite enfance permettrait de décharger les comités de leur rôle d’employeur du personnel des institutions. En effet, la majorité des institutions de la petite enfance est conduite par des comités composés principalement de parents bénévoles. Juridiquement, les structures d’accueil prennent la forme d’associations ou de fondations subventionnées à près de 80 % par la Ville de Genève et les comités ont la fonction d’employeur. Dans le projet de municipalisation, les comités resteraient toujours des partenaires privilégiés tant auprès des parents, du personnel de la petite enfance que de la Délégation. La forme concrète que prendrait l’extension du service public au domaine de la petite enfance n’est pas encore fixée, et ce en dépit de l’accord de principe voté par le Conseil municipal en automne 2007. Différentes options sont actuellement en discussion auprès des autorités politiques. ration entre les différents lieux d’accueil collectif et la DPE. Elle vise aussi à une optimisation des ressources. Ainsi, les professionnels sont plus à même de répondre aux demandes des parents, en ayant une vision globale mais aussi plus circonstanciée de l’offre dans un périmètre donné3. La compétence de la Délégation à la petite enfance englobe l’application de la politique générale de la petite enfance de la Ville de Genève, le développement des structures d’accueil sur le territoire de la Ville et la collaboration avec elles pour leur organisation interne. A ce jour, la Ville de Genève subventionne 66 sites et projette d’ouvrir 5 institutions supplémentaires d’ici à 2010. La création de nouvelles institutions doit prendre en compte de multiples facteurs (locaux à disposition, personnel formé en suffisance, partenariats possibles, budget alloué à la petite enfance, etc.). L’une des priorités reste toujours la recherche de nouveaux espaces dans la perspective d’offrir des places d’accueil à toutes les familles intéressées par un accueil de type collectif. De plus, les bienfaits d’une socialisation dans une structure collective n’étant plus à démontrer, la majorité des élus soutiennent activement le développement des institutions de la petite enfance. Grâce à l’accompagnement vers l’autonomie, à l’apprentissage de la vie en communauté et à l’intégration des enfants de toute origine, l’accueil des tout petits représente un investissement positif pour la société dans son ensemble. En automne 2007, un accord de principe concernant l’extension du service public au domaine de la petite enfance est voté par le Conseil municipal. A ce jour, la Ville de Genève projette d’ouvrir cinq structures d’accueil supplémentaires d’ici 2010. 2 Par commodité nous utilisons le masculin dans le texte bien qu’une large majorité des professionnels de la petite enfance soient des femmes. 3 Les modalités et les buts de la mise en secteurs sont développés au chapitre 7. Sur un plan structurel, le service de la Délégation à la petite enfance a instauré progressivement la mise en place d’une gestion sectorisée des structures d’accueil. Basée sur le principe d’un regroupement géographique, elle s’est avérée nécessaire au vu de l’augmentation des institutions subventionnées. La sectorisation permet une gestion plus cohérente du domaine de la petite enfance et facilite la collabo- 11 2. Cadre législatif réglementant la petite enfance en Ville de Genève Le financement de la petite enfance à Genève et la formation des professionnels qui travaillent dans les structures d’accueil sont définis par un cadre légal aux niveaux fédéral, cantonal et communal. AU NIVEAU FÉDÉRAL En février 2003, un premier crédit d’engagement de 200 millions de francs a été ouvert par la Confédération pour une période de 4 ans, puis un second de 120 millions de francs couvrant la période de février 2007 à janvier 2011. Durant les quatre premières années, à Genève, 25 demandes acceptées concernant des structures d’accueil collectif de jour ont permis la création de 1’032 places. Entrée en vigueur en février 2003, la loi fédérale sur les aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants est un programme d’impulsion d’une durée de huit ans qui vise à encourager la création de places d’accueil pour les enfants et permettre ainsi aux parents de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle. Un premier crédit d’engagement de 200 millions de francs a été ouvert pour une période de 4 ans, puis un second de 120 millions de francs couvrant la période de février 2007 à janvier 2011. La loi fédérale sur les aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants prévoit notamment un soutien financier aux structures d’accueil collectif de jour en création ou en extension. Cette aide, limitée à deux ans, concerne les structures ouvertes 25 heures par semaine et 45 semaines par an au minimum. Par ailleurs, les structures en extension doivent développer leur capacité d’accueil d’un tiers du nombre de places d’accueil et au minimum de 10 places. L’aide accordée est un forfait d’une somme maximum de 5’000 francs par an pour une place à plein temps (225 journées de 9h.) et ce, pendant deux ans. Plus précisément, la subvention est versée après une année d’exploitation. La première année, elle se monte à 5’000 francs par place occupée et à 2’500 francs par place non occupée. La seconde année, aucune subvention n’est versée pour les places non occupées. Durant les quatre années du premier crédit d’engagement, 706 demandes d’aide financière ont été accordées dans les différents types de structures d’accueil (y compris accueil parascolaire et accueil familial de jour). À Genève, 25 demandes acceptées concernant des structures d’accueil collectif de jour ont permis la création de 1’032 places 4. 12 Concernant la formation des professionnels de la petite enfance, la loi fédérale sur la formation professionnelle, votée en décembre 2002 et entrée en vigueur en janvier 2004, définit de nouveaux niveaux de formation. Elle implique l’adaptation des formations d’éducateurs-trices de la petite enfance actuelles, qu’elles soient de niveau tertiaire (Suisse romande) ou secondaire II (Suisse alémanique), ainsi que la création d’un Certificat Fédéral de Capacité (CFC) d’Assistant Socio-Educatif (ASE). A Genève, les éducateurs-trices du jeune enfant diplômés-ées suivent leur formation dans une école supérieure spécialisée: l’Ecole d’éducateur-trice du jeune enfant. Ce sont des spécialistes de la petite enfance, dont le cadre d’intervention est placé au niveau de «l’agir autonome». Les ASE, quant à eux, sont formés dans une école professionnelle: l’Ecole d’assistants socio-éducatifs. Il s’agit de généralistes disposant de connaissances et de compétences dans trois domaines: personnes âgées, handicap et jeunesse/petite enfance. A Genève, trois volées d’étudiants suivent une formation à l’Ecole d’assistants socio-éducatifs. La première finira son cursus en juin 2008. Une classe d’apprentis (formation duale) a également été mise sur pied. Un «descriptif cantonal type» des futurs ASE a été élaboré au sein de la Commision cantonale formation-emploi qui détermine le cadre d’intervention de cette profession placée au niveau de «l’agir encadré». AUX NIVEAUX CANTONAL ET COMMUNAL La loi sur les structures d’accueil de la petite enfance et sur l’accueil familial à la journée (J 6 29) votée en novembre 2003 est entrée en vigueur en janvier 2004; elle a pour but d’adapter l’offre de places d’accueil à la demande dans les différents modes de garde pour les enfants de 0 à 4 ans (12 ans pour les familles d’accueil) dont les parents ou les répondants sont domiciliés et/ou contribuables dans le canton. Elle vise également à s’assurer de la qualité des prestations offertes et à régler la répartition du financement entre le canton, les communes et les parents. Depuis décembre 2005, un règlement d’application précise la mise en œuvre de la loi. Le canton de Genève, en sa qualité d’autorité de surveillance, a pour rôle d’autoriser et de surveiller les structures d’accueil, les structures de coordination de l’accueil familial de jour et les familles d’accueil. Il identifie les besoins en collaboration avec les communes (Observatoire cantonal de la petite enfance) et coordonne une politique d’information sur les modes de garde existants. Jusqu’en 2007, le canton subventionne également la création de nouvelles places et le fonctionnement des structures existantes. Il verse une subvention unique de 1’250 francs par place l’année de sa création. Pour les places déjà existantes, la contribution unitaire est de 250 francs par année. Les communes ont la charge principale de la gestion de la petite enfance. Elles financent également les places d’accueil après déduction de la participation des parents. Jusqu’en 2007, le Fonds d’équipement communal (FEC) verse une subvention unique de 5’000 francs par place, l’année de sa création. En 2008, une nouvelle répartition des charges canton/communes entre en vigueur impliquant notamment des modifications au niveau des subventions pour la petite enfance. Un engagement pour deux années (2008-2009) a été pris par le FEC qui reprend à sa charge l’intégralité du versement cantonal des subventions (ancienne subvention cantonale + participation FEC) auxquelles peuvent prétendre les institutions de la petite enfance. L’année 2010 reste dans l’attente d’une nouvelle loi sur la péréquation fiscale qui aura des répercussions sur la loi cantonale J 6 29. Jusqu’en 2007, le canton verse une subvention unique de 1’250 francs par place l’année de la création de l’institution de la petite enfance. Pour les places déjà existantes, la contribution unitaire est de 250 francs par année. Un engagement pour les années 2008-2009 a été pris par le Fond d’équipement cantonal qui reprend à sa charge l’intégralité du versement cantonal des subventions. 4 Source: Office fédéral des assurances sociales, «Aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants: bilan après quatre années du premier crédit d’engagement». 13 3. Fin 2006, on dénombre en Ville de Genève 8’786 enfants âgés de moins de 5 ans. Près de 40% des enfants de 0-4 ans vivant dans le canton résident en Ville de Genève. A Genève, la part des femmes actives en âge d’être mères n’a cessé d’augmenter ces quarante dernières années. Données sociodémographiques LE FACTEUR DÉMOGRAPHIQUE L’ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE DES FEMMES D’un point de vue sociodémographique, la petite enfance est communément définie comme la période de la vie allant de la naissance à l’entrée à l’école. A Genève, les institutions de la petite enfance accueillent les enfants jusqu’à 4 ans, âge où ceux-ci sont majoritairement préscolarisés dans le premier degré d’enseignement5. L’ensemble de la population âgée de moins de 5 ans représente les usagers potentiels de ces équipements. Dans le canton de Genève, comme dans le reste de la Suisse, les femmes sont de plus en plus nombreuses à exercer une activité professionnelle. L’évolution du taux d’activité des femmes en Ville de Genève entre 1970 et 2000 est particulièrement explicite. La proportion de jeunes femmes actives y a considérablement augmenté, passant pour les femmes âgées de 30 à 34 ans de 59,2 % en 1970 à 83,8 % en 2000. En 2000 toujours, les femmes âgées entre 25 et 39 ans domiciliées en Ville de Genève sont près de 84% à être actives7. Dans le canton de Genève, à la fin de l’année 2006, on compte 23’363 enfants de moins de 5 ans, dont 8’786 résident en Ville de Genève6, soit 38% (tableau 1.a). A l’instar du canton, la population enfantine de la Ville a fortement baissé entre 1965 et 1980, pour remonter ensuite progressivement jusqu’en 1995. Depuis lors, la Ville de Genève a vu sa population de 0-4 ans diminuer faiblement, contrairement à l’ensemble du canton où elle s’est relativement stabilisée. Ce phénomène est en partie lié à la mobilité des familles avec de jeunes enfants qui s’installent dans les communes genevoises périphériques. UNE POPULATION DE JEUNES ENFANTS RELATIVEMENT STABLE DEPUIS 2000 En 2006, les enfants de moins de 5 ans représentent 4,7 % de la population totale résidante en Ville de Genève et 5,2 % de la population du canton (tableau 1.b). La natalité a fortement progressé entre 1980 et 1990, mais elle semble depuis lors avoir atteint un palier autour de 2’000 naissances par année (graphique 1). Les mères concernées par le besoin d’un mode de garde pré-scolaire sont nombreuses à travailler. En 2000, le taux d’activité des mères âgées de 25 à 39 ans, avec de jeunes enfants âgés de 0 à 4 ans est de 72,9% en Ville de Genève et de 70,3% au niveau cantonal. Ces chiffres sont éloquents quant aux besoins potentiels de services de garde et d’éducation. Par ailleurs, l’activité professionnelle à temps partiel est particulièrement répandue parmi les mères âgées de 25 à 39 ans avec des enfants de 0 à 4 ans. Elles sont 56,4% à travailler à temps partiel en Ville de Genève et 59,1% au niveau cantonal. Cette prédominance du travail à temps partiel dans cette catégorie de la population est largement corroborée par les résultats de la dernière enquête suisse sur la population active8 qui met en évidence que parmi les femmes actives occupées (tous groupes d’âge confondus), 56.5 % travaillent à temps partiel. 5 UNE DIVERSITÉ CULTURELLE PARMI LA POPULATION ENFANTINE La population très cosmopolite de la Ville de Genève est une caractéristique qui la différencie du reste du canton. En 2006, environ 43% des enfants résidants, âgés de moins de 5 ans, ne sont pas de nationalité suisse. Ce chiffre est relativement stable depuis 2000 (graphique 2). La diversité culturelle est une composante importante à retenir dans la définition d’une politique de la petite enfance qui vise l’intégration sociale par le respect des différences culturelles dès le plus jeune âge. Elle implique la prise en compte de ces différences. 14 A Genève, l’école est obligatoire dès 6 ans et l’école enfantine (dès 4 ans) encore facultative. Un récent projet de loi propose de rendre cette dernière obligatoire. 6 Population résidante selon l’âge: état de la population en années révolues au 31 décembre. 7 Source: Recensements fédéraux de la population, Office fédéral de la statistique, Berne, 2000; données fournies par l’Office cantonal de la statistique, Genève (il n’existe à ce jour pas de données plus récentes au niveau communal). 8 ESPA 2006 en bref, Office fédéral de la statistique, Neuchâtel, 2007. 1.a Nombre d’enfants Ville TABLEAU 1: POPULATION RÉSIDANTE DE 0-4 ANS, VILLE ET CANTON DE GENÈVE, 1960-2006 Canton Part de la ville en % 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2006 8’681 15’251 9’588 21’901 9’189 21’828 7’339 20’324 6’348 17’643 6’628 17’429 8’259 19’816 9’589 23’436 8’824 23’089 8’786 23’363 57 44 42 36 36 38 42 41 38 38 1.b Proportion d’enfants de 0-4 ans parmi la population totale résidante Ville, en % Canton, en % 2500 2'217 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2006 4,9 5,5 5,4 4,7 4,2 4,2 4,8 5,4 5 4,7 6 7,5 6,7 6 5 4,7 5,2 5,9 5,6 5,2 2'298 1'990 2000 GRAPHIQUE 1: EVOLUTION DES NAISSANCES, VILLE DE GENÈVE, 1960-2006 1960 2'008 2'064 2'081 1'862 1'880 1'918 2'006 2'047 1'947 1'664 1500 1'397 1'375 1000 500 0 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 6000 5'319 4'664 4'269 GRAPHIQUE 2: EVOLUTION DE LA POPULATION RÉSIDANTE DE 0-4 ANS SELON L’ORIGINE, VILLE DE GENÈVE, 1965-2006 4'992 4'925 5000 4'191 4000 3'794 3'652 3'148 2'976 3000 2000 ETRANGERS 1000 SUISSES 0 1965 1975 1985 1995 2006 Source: Office cantonal de la statistique, Genève 15 4. Entre fin 1999 et fin 2007, la capacité d’accueil des institutions subventionnées par la Ville de Genève a augmenté de 1’023 places. Le taux d’équipement pour la Ville de Genève dans son ensemble atteint, en 2007, 33.7 %. Il y a environ 34 places subventionnées pour 100 enfants de moins de 5 ans. Durant l’année civile 2006, 6’038 enfants ont fréquenté de manière régulière une institution de la petite enfance subventionnée par la Ville de Genève. Les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève Pour la prise en charge de leurs enfants, les parents peuvent faire appel à la parenté, au voisinage ou à du personnel travaillant à domicile, mais aussi recourir à l’accueil familial à la journée ou aux institutions de la petite enfance. Très souvent, ils combinent plusieurs de ces modes de garde. Si la diversité des solutions adoptées par les parents est, certes, représentative de leurs besoins et de leurs conceptions éducatives, elle est aussi tributaire de l’état de l’offre d’équipements collectifs. Pour la Ville de Genève, il est fondamental de connaître précisément l’importance quantitative des possibilités d’accueil institutionnel afin de poursuivre une politique engagée dans le domaine de la petite enfance et de mesurer l’investissement de la collectivité dans le soutien aux familles. LES STRUCTURES D’ACCUEIL POUR LA PETITE ENFANCE Il existe en Ville de Genève plusieurs types de structures d’accueil. Les plus répandues sont les crèches9 et les jardins d’enfants10. On trouve également deux crèches à temps partiel, deux crèches dépannage, deux crèches familiales, deux haltes-jeux11, un espace d’accueil parents enfants et un espace enfant dans le cadre de l’accueil migrant et de la formation d’adultes. Dans un souci de concordance avec l’évolution pédagogique des structures d’accueil, la terminologie évolue peu à peu. Ainsi, le terme d’«espace de vie enfantine» (EVE) tend à remplacer l’appellation «crèche». UNE PROGRESSION CONTINUE DU NOMBRE DE PLACES SUBVENTIONNÉES ET DU NOMBRE D’ENFANTS USAGERS Fin 2007, 66 structures d’accueil pour la petite enfance sont subventionnées par la Ville de Genève (tableau 1). Si le nombre de places dans les jardins d’enfants est resté relativement stable, celui en crèches et en EVE a sensiblement augmenté, passant de 1’577 en 1999 à 2’566 en 2007. Le nombre de places est un élément indispensable à la planification du développement des structures d’accueil. Le taux d’équipement permet une meilleure lecture de la situation. Pour 100 enfants de moins de 5 ans qui résident en Ville de Genève, on recense environ 34 places subventionnées (tableau 2)12. 16 Cette augmentation de l’offre des places a permis d’accueillir, durant l’année civile 2006, 6’038 enfants. Les chiffres présentés dans cette publication portent néanmoins sur un total de base de 5’267 enfants. Ce total exclut les enfants ayant fréquenté les haltes-jeux La Madeleine des enfants et Zone Bleue, l’espace enfants Camarada, ainsi que les crèches dépannage La Dent de Lait & CO et Châteaubriand. Ces institutions ne proposent pas d’abonnements fixes ou alors uniquement des abonnements d’une durée limitée. Les données qu’elles produisent ne peuvent ainsi pas être exploitées dans ce cadre. Par ailleurs, les institutions de la petite enfance fonctionnant sur le rythme des années scolaires (avec un tournus des enfants fin août-début septembre), il est utile de connaître le nombre d’enfants inscrits dans les institutions à un moment déterminé. Fin décembre 2006, 3’639 enfants sont admis de façon régulière dans une institution de la petite enfance subventionnée par la Ville de Genève, soit 442 enfants de plus qu’en 2003 (tableau 3). 2’813 enfants sont inscrits dans des crèches, soit 77 % du total des enfants. Ce chiffre a presque triplé depuis 1987, illustrant ainsi la forte évolution de la fréquentation durant ces vingt dernières années. Crèches et EVE: accueillent les enfants dès la naissance jusqu’à leur entrée à l’école enfantine, pour une fréquentation régulière. Il existe différents types de crèches: les crèches à plein temps, ouvertes toute la journée (soit 12h par jour) avec repas; les crèches à mi-temps, ouvertes le matin et/ou l’après-midi parfois avec repas; les crèches familiales qui emploient des personnes agréées pour la garde d’enfants à leur domicile – elles offrent en outre un espace collectif de jeux et d’échanges; les crèches dépannage, crèches à plein temps avec un accueil limité dans le temps. 9 10 Jardins d’enfants: accueillent généralement les enfants dès l’âge de 2 ans jusqu’à l’âge de 4-5 ans. Ils sont ouverts à la demi-journée, tous les jours ou quelques jours par semaine et les enfants y sont inscrits pour un taux de fréquentation régulier, à temps partiel. 11 Haltes-jeux: accueillent des enfants dès 18 mois – 2 ans, de façon ponctuelle et pour une durée limitée à deux ou trois heures. 12 Les taux d’équipement de chaque quartier sont discutés dans la seconde partie. TABLEAU 1: PROGRESSION DE L’ÉQUIPEMENT ET DU NOMBRE DE PLACES D’ACCUEIL, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 1999-2007 Fin 1999 Fin 2000 Fin 2001 Fin 2002 Fin 2003 Fin 2004 Fin 2005 Fin 2006 Fin 2007 1’577 1’696 1’733 1’781 1’884 2’060 2’228 2’441 2’566 360 360 383 383 391 *383 383 394 394 1’937 2’056 2’116 2’164 2’275 2’443 2’611 2’854 2’960 Places suppl. subventionnées durant l’année 57 119 60 48 111 168 168 224 125 Nombre d’IPE (de sites distincts) 44 45 47 47 51 54 57 63 66 Nombre de places en crèche Nombre de places en JE Nombre de places total * La diminution du nombre de places en JE entre 2003 et 2004 est consécutive à la transformation d’une structure de type jardin d’enfants en crèche. TABLEAU 2: TAUX D’ÉQUIPEMENT POUR LA PETITE ENFANCE PAR QUARTIER, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2007, EN % Rive droite Charmilles Grottes Pâquis PetitSaconnex Saint-Gervais Délices Saint-Jean Servette 32,9 78,8 38,5 50,3 30,8 25,8 17,5 Champel Cité Eaux-Vives Jonction Plainpalais Total ville 26,7 34,0 30,4 49,5 26,0 33,7 Rive gauche Nombre d’enfants inscrits au 31.12 * Crèches TABLEAU 3: EVOLUTION DES EFFECTIFS FIXES DANS LES INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 1987-2006 Jardins d’enfants Total 1987 1992 1995 2000 2003 2006 1’001 1’239 1’525 2’261 2’348 2’813 819 794 946 877 849 826 1’820 2’033 2’471 3’138 3’197 3’639 * Non comptabilisés: Les haltes-jeux Zone Bleue et La Madeleine des Enfants, les deux crèches dépannage, l’espace enfants Camarada et le lieu d’accueil parents-enfants Cerf-Volant. Remarque: les données ayant servi à la production des indicateurs sur la petite enfance proviennent de sources diverses et ont été recueillies de façon ponctuelle ou périodique. Les séries chronologiques établies à partir de ces données ne sont donc pas homogènes pour l’ensemble des indicateurs. Source: Délégation à la petite enfance et institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève. 17 4. Les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève CORRESPONDANCE ENTRE L’OFFRE ET LA DEMANDE DEMANDES SATISFAITES PAR QUARTIER L’adéquation entre l’offre et la demande en matière d’accueil pour la petite enfance est une question qui se pose depuis plusieurs années avec beaucoup d’acuité. La mesure de la demande satisfaite s’effectue en partenariat avec le BIPE13 et les institutions de la petite enfance qui indiquent le nombre de dossiers retenus. La demande satisfaite exprime ainsi le nombre d’enfants acceptés dans les institutions par rapport au nombre d’enfants en attente d’une place au BIPE. Les taux de satisfaction (tout type d’institution confondu) ne sont pas homogènes d’un quartier à l’autre. Si ceux de la Servette et de Saint-Jean s’élèvent à 80%, celui de Plainpalais, par exemple, n’atteint que 49% (tableau 4). Ces écarts s’expliquent à la fois par l’importance quantitative des équipements et par la pression de la demande. Par ailleurs, dans les quartiers où la présence des jardins d’enfants est restreinte, voire inexistante, les taux de satisfaction sont naturellement plus bas (par exemple Saint-Gervais–žles Délices et Petit-Saconnex). DEMANDES SATISFAITES PAR TYPE D’INSTITUTIONS En 2007, une demande sur deux a pu être satisfaite dans les EVE et les crèches. La pression de la demande demeure moins élevée dans les jardins d’enfants. Si l’on considère les taux de satisfaction de la demande depuis la mise en place du BIPE, on constate une évolution positive, bien que, depuis plusieurs années, une forte pression de la demande s’exerce pour l’accueil en crèche. En septembre 2007, 51% des demandes sont satisfaites dans les EVE et crèches, contre 88% dans les jardins d’enfants et 62% pour l’ensemble des institutions (graphiques 1 à 3). Bien que le taux de demandes satisfaites soit en nette progression depuis ces cinq dernières années, de légères fluctuations apparaissent au fil des ans. Le nombre de demandes demeurant relativement stable, la demande satisfaite est vraisemblablement tributaire des variations de l’offre d’une année à l’autre. En effet, si dans une institution ou l’autre, on observe des mouvements importants (nombreux enfants quittant l’institution pour cause de déménagement par exemple), le taux de rotation sera alors plus important et les nouvelles admissions plus nombreuses. De plus, le nombre de nouvelles ouvertures varie selon les années. C’est pourquoi, lorsque les ouvertures sont moins nombreuses que celles de l’année précédente, l’effet d’absorption de la demande s’en trouve diminué. 18 Au niveau des espaces de vie enfantine et des crèches, on constate que les quartiers les plus sollicités sont ceux de la Cité, de Plainpalais, de la Jonction, de Champel, des EauxVives ou encore des Pâquis. Ces quartiers ne sont pourtant pas ceux où la concentration de jeunes enfants (0-4 ans) est la plus importante14. Par contre, les quartiers de Plainpalais, des Eaux-Vives et de Champel, par exemple, présentent des taux d’équipement15 légèrement en dessous de la moyenne de la Ville (respectivement 26 %, 30 % et 27 %, contre 34 % pour l’ensemble de la Ville). Les taux de satisfaction des différents quartiers sont discutés dans la deuxième partie. 13 La mission et le fonctionnement du BIPE sont détaillés au chapitre 5. 14 Selon les chiffres de l’OCStat, situation au 31 décembre 2006. 15 Le taux d’équipement traduit le nombre de places offertes pour 100 résidents âgés de 0 à 4 ans GRAPHIQUE 1: PROPORTION DE DEMANDES SATISFAITES DANS LES EVE ET CRÈCHES SUBVENTIONNÉS PAR LA VILLE DE GENÈVE, RENTRÉE DE SEPTEMBRE 2007 GRAPHIQUE 2: PROPORTION DE DEMANDES SATISFAITES DANS LES JARDINS D’ENFANTS SUBVENTIONNÉS PAR LA VILLE DE GENÈVE, RENTRÉE DE SEPTEMBRE 2007 GRAPHIQUE 3: PROPORTION DE DEMANDES SATISFAITES DANS L’ENSEMBLE DES INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, RENTRÉE DE SEPTEMBRE 2007 PROPORTION DE DEMANDES NON SATISFAITES, EN % PROPORTION DE DEMANDES SATISFAITES, EN % 88 % PROPORTION DE DEMANDES NON SATISFAITES, EN % 12 % PROPORTION DE DEMANDES SATISFAITES, EN % 62 % 1 38 % PROPORTION DE DEMANDES NON SATISFAITES, EN % Charmilles Grottes Pâquis PetitSaconnex Saint-Gervais Délices Saint-Jean Servette Taux de demandes 3 satisfaites dans les EVE et CR 57 57 49 55 51 72 68 Taux de demandes satisfaites dans les JE 89 91 85 – – 95 92 Taux global de demandes satisfaites 73 76 58 55 51 80 80 Rive droite TABLEAU 4: TAUX DE DEMANDES SATISFAITES DANS LES INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, PAR QUARTIER, SEPTEMBRE 2007, EN % PROPORTION DE DEMANDES SATISFAITES, EN % 51 % 49 % Rive gauche Champel Cité Eaux-Vives Taux de demandes satisfaites dans les EVE et CR 45 30 47 Taux de demandes satisfaites dans les JE 88 83 Taux global de demandes satisfaites 59 56 Jonction Plainpalais Total ville 41 34 51 85 93 77 88 55 54 49 62 S Remarque: ces chiffres reflètent la situation à la rentrée 2007, mais sont évolutifs puisque des désistements apparaissent encore durant cette période dans les institutions, libérant des places et satisfaisant de nouvelles demandes en attente. Source: BIPE, 1er octobre 2007. 19 4. Les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève UNE PRÉPONDÉRANCE DE LA FRÉQUENTATION À TEMPS PARTIEL DANS LES CRÈCHES Alors qu’à la fin des années quatre-vingts plus de la moitié des enfants (55 %) fréquentaient une structure d’accueil petite enfance de type EVE ou crèche dix demi-journées par semaine, il apparaît que cette tendance a largement diminué puisqu’ils ne sont plus que 33 % en 2006 à être présents à plein temps (graphique 4). La demande de fréquentation à temps partiel est ainsi devenue prépondérante ces dernières années à l’instar du travail à temps partiel des mères de jeunes enfants. La demande de fréquentation à temps partiel est devenue prépondérante ces dernières années à l’instar du travail à temps partiel des mères de jeunes enfants. Les subventions de la Ville de Genève pour la petite enfance ont plus que doublé lors de cette dernière décennie. À la rentrée 2007, les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève emploient 956 personnes. DÉPENSES POUR LA PETITE ENFANCE ET SOURCES DE FINANCEMENT Le financement de la petite enfance à Genève est défini par un cadre légal aux niveaux fédéral, cantonal et communal (Fonds d’équipement communal et subventions des communes)16. Pour la Ville de Genève, s’intéresser aux montants affectés à la petite enfance permet d’apprécier l’ampleur de l’engagement des pouvoirs publics en la matière. L’évolution des subventions annuelles aux institutions de la petite enfance est parlante; en l’espace de dix ans, elles ont plus que doublé, passant de 31’786’000 francs en 1999 à 67’921’400 francs en 2008 (tableau 5). Concernant l’origine et la structure du financement, les subventions versées (Ville et autres partenaires institutionnels privés ou publics) représentent, en 2007, 76 % des sources de financement, les pensions versées par les parents17 22% et les produits divers environ 2 %. LE PERSONNEL DANS LES STRUCTURES D’ACCUEIL PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES Dans le domaine des activités socio-éducatives et de soutien à la famille, le secteur de la petite enfance est en pleine expansion et occupe aujourd’hui une place importante sur le marché du travail. La prise en charge d’enfants dans les lieux collectifs nécessite l’engagement d’un personnel nombreux et compétent, exerçant diverses fonctions. 20 Le développement du secteur de la petite enfance a été fortement marqué par la professionnalisation de la prise en charge socio-éducative, et a eu des effets directs sur la qualité des prestations dans les institutions de la petite enfance. L’encadrement des enfants est réglementé au niveau cantonal par l’évaluation des lieux de placements (ELP), conformément à la loi genevoise sur le placement de mineurs hors du foyer familial (J 8.7) et à la loi cantonale sur les structures d’accueil de la petite enfance et sur l’accueil familial à la journée (J 6 29). En septembre 2007, quelque 956 personnes sont employées de manière fixe dans les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève, dont 809 en qualité de personnel éducatif et de direction et 147 en tant que personnel administratif et technique (tableau 6a). Entre 2003 et 2007, le total des postes (en équivalent plein temps) est passé de 64818 à 723 (tableau 6b). Depuis la fin des années nonante, les institutions genevoises de la petite enfance, comme celles de Suisse romande, font face à un manque de personnel diplômé en éducation de la petite enfance. Les explications doivent être à chercher dans l’expansion croissante du secteur, ainsi que dans la capacité insuffisante de formation des écoles. Afin de parer à cette difficulté, de nombreuses mesures ont été prises à Genève: augmentation de la capacité de formation de l’Ecole d’Educateurs du Jeune Enfant, formation en cours d’emploi et procédure de reconnaissance et de validation des acquis. 16 La question du financement est développée dans le chapitre 2. 17 Dans les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève, la participation financière des parents est de nature sociale. Elle est calculée proportionnellement au revenu annuel net du ménage, selon un taux progressif allant de 9 à 12%, avec un prix plafonné. 18 Source: La petite enfance en Ville de Genève, contexte et indicateurs par secteurs, Genève : Délégation à la petite enfance, Edition 2004, pp.26-27. 1.a EVE et Crèches 100 80 55 60 GRAPHIQUE 4: EVOLUTION DU TEMPS DE PRÉSENCE HEBDOMADAIRE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 1987 ET 2006, EN % 43 40 10 DEMI-JOURNÉES 33 27 24 6-9 DEMI-JOURNÉES 18 20 1-5 DEMI-JOURNÉES 0 1987 2006 1.b Jardins d’enfants 100 80 58 60 47 5 DEMI-JOURNÉES 40 28 25 22 21 3-4 DEMI-JOURNÉES 20 1-2 DEMI-JOURNÉES 0 1987 TABLEAU 5: EVOLUTION DU BUDGET ANNUEL DE SUBVENTIONS AUX INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 1999-2008 2006 Evolution des subventions, en CHF 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 31’786’000 33’160’000 37’973’000 42’015’000 46’255’000 47’948’000 53’218’000 57’941’400 63’831’400 67’921’400 6a. Nombre de personnes occupées Personnel: éducatif * de direction administratif et technique Total 746 63 147 956 éducatif * de direction administratif et technique Total 588.0 48.6 86.0 722.6 Nombre de personnes TABLEAU 6: PERSONNEL OCCUPÉ SELON LA FONCTION, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, SEPTEMBRE 2007 6b. § Nombre de postes en équivalents plein temps Personnel: Nombre de postes * Non compris: psychomotriciens, assistantes maternelles des crèches familiales, moniteurs, animateurs et vacataires. Y compris: éducatrices de la petite enfance employées dans les crèches familiales, responsables de jardins d’enfants. Source: Délégation à la petite enfance et institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève. 21 5. Le BIPE (Bureau d’Information Petite Enfance) En Ville de Genève, l’offre des possibilités d’accueil pour les enfants de 0-4 ans se développe de façon régulière depuis de nombreuses années. Cette augmentation des équipements doit être mise en relation avec l’évolution de la demande, facteur essentiel à prendre en compte pour évaluer les besoins des familles. Depuis son ouverture fin 2002, le BIPE a enregistré plus de 11’600 demandes de places. Chaque année, environ 2’700 nouvelles demandes d’admission sont déposées au BIPE par les familles. Les éducatrices d’accueil du BIPE gèrent quotidiennement plus d’une cinquantaine de contacts avec les familles. Ainsi, afin de répondre à la forte demande de placement dans les institutions de la petite enfance, le Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports a ouvert le 4 décembre 2002 le Bureau d’Information Petite Enfance – BIPE* – géré par la Délégation à la petite enfance. Il s’agit à la fois d’un bureau d’accueil et d’une permanence téléphonique qui centralisent toutes les demandes de places adressées aux institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève. L’origine nationale des familles qui s’adressent au BIPE est variée: 46% des enfants enregistrés sont d’origine étrangère (graphique 1). Enregistrement des demandes au BIPE: Toute famille désireuse d’inscrire son enfant dans une institution de la petite enfance subventionnée par la Ville de Genève doit s’adresser au BIPE pour autant qu’elle corresponde aux critères d’admission de l’article 10 du «Règlement relatif aux conditions de subventionnement des institutions pour la petite enfance», 1990, soit: Les institutions subventionnées acceptent par ordre de priorité les enfants: – dont les parents sont domiciliés dans le quartier où se trouve l’institution; – dont les parents sont domiciliés en Ville de Genève; – dont les parents ne sont pas domiciliés en Ville de Genève, mais y travaillent. Les inscriptions pour un accueil ponctuel ou d’une durée limitée (ateliers, haltes-garderies, structures de dépannage) ne sont pas gérées par le BIPE. 19 Cette prestation de la municipalité a pour but de faciliter l’information et l’orientation des familles et de réguler l’offre et la demande de places. Cette structure constitue un soutien aux parents et permet de soulager les institutions dans la gestion des listes d’attentes. Elle est aussi utile pour harmoniser l’offre et la demande à travers un enregistrement unique des besoins, et fournir un outil de récolte et d’analyse des données servant à la mise en place d’une politique petite enfance en Ville de Genève. La création du BIPE a considérablement modifié l’enregistrement des demandes d’admission. En orientant et en informant les familles – notamment sur la priorité accordée aux habitants de la Ville de Genève19 –, ainsi qu’en effectuant un travail de mise à jour continu des demandes, le BIPE permet une régulation des dossiers en attente d’une place et une photographie précise des besoins de la population. Durant l’année civile 2007, 2’733 demandes d’admission ont été déposées au BIPE par les familles, dont 2’320 dans les EVE et crèches et 413 dans des jardins d’enfants (tableau 1). 81 % des demandes proviennent de familles domiciliées en Ville de Genève. 22 Lors de la rentrée de septembre 2007, 40 % des demandes adressées aux EVE et crèches concernaient des bébés âgés de quelques mois à un an (tableau 2). Dans ce type d’institution, les 30% de demandes pour des enfants âgés de 1 à 2 ans expriment dans une large mesure la demande non satisfaite de l’année précédente. La pression de la demande introduit dans les institutions de la petite enfance un calendrier d’admission qui correspond au rythme scolaire. De ce fait, les institutions proposent une majorité de places disponibles en septembre, dans le groupe des bébés pour les crèches. * BIPE – Bureau d’Information Petite Enfance, rue du Cendrier 8, 1201 Genève, tél. 022 321 22 23. *2003 2004 2005 2006 2007 3’099 1’728 2’169 2’227 2’320 72 78 75 76 80 501 572 560 472 413 91 91 90 89 90 3’600 2’300 2’729 2’699 2’733 74 81 79 78 81 EVE et crèches Demandes de place TABLEAU 1: NOMBRE DE DEMANDES DE PLACE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, BIPE, 2003-2007 Proportion de demandeurs domiciliés en Ville de Genève, en % Jardins d'enfants Demandes de place Proportion de demandeurs domiciliés en Ville de Genève, en % Ensemble EVE, crèches et JE Demandes de place Proportion de demandeurs domiciliés en Ville de Genève, en % Remarque: L’écart du nombre de demandes enregistrées entre 2003 et 2004 est à interpréter avec la prudence qui s’impose: celui-ci ne doit pas se comprendre comme une diminution du nombre des demandes, mais bien comme une période de transition dans l’enregistrement des demandes avec la mise en place du BIPE. * Année de transition TABLEAU 2: RÉPARTITION DES DEMANDES SELON L’ÂGE DES ENFANTS À LA RENTRÉE DE SEPTEMBRE 2007, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, BIPE, 2007, EN % GRAPHIQUE 1: RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L'ORIGINE NATIONALE PAR CONTINENT, DEMANDES DE PLACE DANS LES INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2007, EN % 0-1 an 1-2 ans 2-3 ans 3-4 ans total EVE et crèches 40 30 22 9 100 Jardins d'enfants 0* 5* 68 27 100 Total 34 26 28 11 100 * Ces chiffres s'expliquent par le fonctionnement des jardins d'enfants qui n'accueillent en général pas les enfants en dessous de 2 ans. 6% SUISSES 5% 6% EUROPE (SAUF SUISSES) 54 % 29 % AMÉRIQUE AFRIQUE ASIE Remarque: Continent océanique non significativement représenté. 23 6. Les réseaux petite enfance Dans un but pédagogique, préventif et formatif, les institutions de la petite enfance de la Ville de Genève tissent quotidiennement des liens avec les différents acteurs sociaux du territoire genevois, tels que les services cantonaux concernés, les associations, les centres d’action sociale et de la santé, les écoles, les maisons de quartier, les bibliothèques, les ludothèques, etc. Les professionnels de la petite enfance visent à assurer des conditions favorables au bien-être, au développement et à l’épanouissement des jeunes enfants. Les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève collaborent régulièrement avec différents acteurs sociaux. Des réseaux de soutien aux familles fonctionnent activement dans une perspective d’intégration, de prévention et de soins. La mise en œuvre d’un réseau social peut prendre différentes formes. Pour les structures d’accueil de la petite enfance, il s’agit avant tout d’un travail en partenariat avec les acteurs locaux favorisant un accueil optimal des enfants et de leur famille. Ces réseaux se situent à différents niveaux: formels ou informels, basés sur un fonctionnement utilitaire et de nécessité ou sur une «envie commune», limités au quartier ou plus élargis, ponctuels ou réguliers. LES RÉSEAUX DE SOUTIEN AUX FAMILLES: INTÉGRATION, PRÉVENTION ET SOINS Au-delà de leur mission d’accueil et de socialisation des enfants, le rôle préventif que jouent les institutions de la petite enfance n’est plus à démontrer. La mission de prévention et de dépistage des professionnels est essentielle afin de déceler d’éventuelles difficultés et d’activer, en cas de nécessité, le travail en réseau avec les différents partenaires sociaux pour résoudre les situations. De plus, les professionnels de la petite enfance peuvent également aiguiller les parents confrontés à des problèmes spécifiques auprès des services adéquats. Le travail en partenariat avec les services officiels genevois intervient après l’observation et la détection d’une difficulté vécue par un enfant ou sa famille. Dans certains cas, le travail se déroule dans la continuité d’un réseau déjà existant autour d’un enfant et sa parenté. Dans tous les cas de figure, les professionnels de la petite enfance mettent en évidence l’importance des liens de confiance pour une résolution positive. 24 Les principaux partenaires des structures d’accueil de la petite enfance sont: • L’évaluation des lieux de placement (ELP – Office de la jeunesse): Ce service est en charge des autorisations et de la surveillance des institutions de la petite enfance. Il veille à ce que les conditions d’accueil offertes aux jeunes enfants favorisent leur bon développement physique et mental. • Le Service de santé de la jeunesse (SSJ – Office de la jeunesse): Il est chargé de la promotion de la santé et du développement et participe à l’identification de besoins particuliers. Des infirmières et psychomotriciennes visitent régulièrement, ou à la demande, les institutions de la petite enfance. • Le Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (SPEA – Hôpitaux Universitaires de Genève): Il permet une intervention thérapeutique précoce chez le jeune enfant qui présenterait des troubles psychiques et du développement. • Le Service éducatif itinérant de l’Astural (SEI): Il accompagne les enfants d’âge pré-scolaire, les parents et les équipes éducatives lors de difficultés d’intégration à travers un appui pédagogique et psychologique. • Aide à l’intégration d’enfants avec des besoins spéciaux dans les lieux d’accueil de la petite enfance du canton de Genève (AIPE): Cette association, qui bénéficie d’une subvention de la Ville de Genève, accorde une aide financière aux institutions de la petite enfance lors de l’accueil d’enfants requérant des besoins spéciaux. • Le Service de protection des mineurs (SPMi – Office de la jeunesse): Il vise à aider les familles dans leurs tâches éducatives et de protection de leur-s enfant-s. A cette fin, il collabore notamment avec les structures d’accueil de la petite enfance et met en place un travail de réseau. • Le Service médico-pédagogique (SMP – Office de la jeunesse): Sa mission est de prévenir et de traiter les troubles du développement psychologique, psychomoteur et sensoriel qui entravent la vie sociale, le comportement et l’apprentissage des mineurs. Il peut être amené à collaborer avec les structures d’accueil de la petite enfance. • L’Hôpital des enfants (Département de pédiatrie des Hôpitaux Universitaires de Genève): Il est à la fois un lieu de soins, de formation et de recherche qui s’occupe des enfants âgés de quelques jours jusqu’à 16 ans. Les institutions de la petite enfance collaborent avec de nombreux professionnels indépendants tels que pédiatres, assistants sociaux, psychomotriciens, logopédistes, physiothérapeutes ou encore ergothérapeutes, ainsi qu’avec la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education de l’Université de Genève et les écoles et centres de formation en lien avec la petite enfance. LES RÉSEAUX SOCIOCULTURELS PETITE ENFANCE Les institutions de la petite enfance travaillent également avec des acteurs sociaux de proximité. Cette ouverture sur le quartier permet de créer du lien social, d’intégrer la vie du quartier et de faciliter l’insertion des enfants et des familles dans le paysage urbain et périphérique. Les interactions entre les structures d’accueil petite enfance et leur quartier ne sont pas homogènes et les professionnels de la petite enfance agissent, dans ce domaine, de manière variée. Dans les structures d’accueil de la petite enfance, la majorité des familles participe volontiers aux rencontres et fêtes organisées. Dans les quartiers les plus cosmopolites, les repas et la musique sont l’occasion de nombreux échanges et renforcent la construction de liens interculturels. En travaillant avec les acteurs sociaux de proximité, les structures d’accueil créent du lien social, participent à la vie du quartier et facilitent l’intégration des familles. Les liens tissés avec les différents acteurs de la Ville sont, de ce fait, nombreux et diversifiés, plus ou moins formalisés et réguliers. Ils participent à l’ouverture et à la curiosité des jeunes enfants: bibliothèques, commerces, écoles, expositions, librairies, ludothèques, maisons de quartier, maisons de retraite et clubs des aînés, marchés, musées, parcs, pataugeoires, patinoires, piscines, places de jeux, salles de rythmique, spectacles et bien d’autres encore… Ces sorties avec les enfants et les échanges entre les responsables de ces lieux sont liés aux affinités, aux personnalités en place, mais aussi à la vie des quartiers et à la situation géographique des espaces d’accueil. Dans certains quartiers, des réunions régulières sont organisées entre les différents partenaires sociaux dans le but de développer le tissu social et associatif et de rendre la vie locale la plus agréable possible aux enfants et à leur famille. 25 7. Les secteurs réunissent plusieurs sites sous la direction d’un-e responsable de secteur. La sectorisation permet de réelles économies d’échelles à moyen terme. La mise en secteurs Depuis plusieurs années, la Délégation à la petite enfance travaille à la mise en secteurs des institutions subventionnées par la Ville de Genève. En effet, leur nombre a fortement augmenté durant ces vingt dernières années, impliquant une gestion administrative de plus en plus complexe. En outre, de nombreux changements sont intervenus au fil des ans, notamment en matière de pratiques, d’approches socioéducatives, de développement du travail en réseau interdisciplinaire et de comportements des familles. Il a donc été décidé d’adapter l’organisation de l’ensemble des structures d’accueil. Le regroupement d’institutions en secteurs est apparu comme la réponse la plus adéquate aux transformations du domaine de la petite enfance. La sectorisation s’appuie sur une logique géographique s’inspirant du découpage de la Ville en huit secteurs sociosanitaires. Elle facilite le travail en réseau élargi entre les institutions de la petite enfance et les services socio-sanitaires de la Ville de Genève, ainsi que l’utilisation des ressources propres à chaque quartier, à savoir les ludothèques, les bibliothèques, les maisons de quartier, etc. Les objectifs de la sectorisation sont nombreux et visent notamment à favoriser: • une mise en cohérence par secteur de l’offre existante, en fonction des besoins des familles (complémentarité des lieux d’accueil); • une harmonisation de la qualité des prestations offertes par les institutions aux enfants et aux familles; • une optimisation de la gestion des ressources humaines (entre autres des postes de remplaçants); • une mobilité facilitée des professionnels; • une valorisation de l’identité professionnelle et le développement de projets de carrières pour le personnel de la petite enfance; • une meilleure gestion des taux d’occupation; • une centralisation administrative et un contrôle accru des procédures de facturation/écolage au niveau du secteur. 26 Chaque secteur réunit au minimum trois sites et est dirigé par un-e responsable de secteur qui assure d’une part la gestion administrative directe (budgets, facturation, comptabilité), et d’autre part la supervision pédagogique des institutions. Les responsables de secteur travaillent en collaboration étroite avec les adjoint-e-s pédagogiques. Ces dernier-ière-s s’occupent de la gestion pédagogique et de l’encadrement des équipes éducatives sur les sites. En outre, ils-elles contribuent à la mise en place de projets fédérateurs sur le secteur. Certains secteurs en devenir (deux sites distincts regroupés) prennent l’appellation de «sites multi-accueil». Il faut ajouter que la mise en secteurs se réalise sur la base d’opportunités et avec l’assentiment des comités concernés; les secteurs se forment généralement lors de la création de nouvelles institutions et/ou lorsqu’un comité émet le souhait de voir son institution rattachée à un secteur. C’est pourquoi, la structure d’un secteur peut changer; elle est en évolution constante. Par ailleurs, la sectorisation offre à moyen terme de réelles économies d’échelle (directions, achats groupés, optimisation des Ressources Humaines, etc.). DEUXIÈME PARTIE: PRÉSENTATION PAR QUARTIER Remarques méthodologiques Découpage géographique des quartiers: Le découpage des 12 quartiers petite enfance présentés dans cette partie s’inspire des subdivisions sociosanitaires des Centres d’Action Sociale et de la Santé et des sous-secteurs statistiques du canton. Ce découpage se distingue néanmoins par une approche centrée sur la petite enfance qui inclut la prise en compte des secteurs administratifs petite enfance de la Ville et la cohérence de la répartition des structures d’accueil (y compris des projets d’IPE). Ce découpage, évolutif ces dernières années, s’est fixé pour but de se maintenir, de manière à pouvoir produire des données comparables d’année en année. Taux d’équipement: Le taux d’équipement équivaut au nombre de places offertes pour 100 résidents de 0-4 ans. Demande satisfaite: La mesure de la demande satisfaite s’effectue en partenariat avec les institutions qui indiquent au BIPE le nombre de dossiers retenus. La demande satisfaite exprime ainsi le nombre d’enfants acceptés dans les institutions par rapport au nombre d’enfants en attente d’une place au BIPE. Demande exprimée: Les chiffres indiqués concernant le nombre de dossiers d’enfants en attente d’une place au BIPE expriment la situation au 1er octobre 2007. Le nombre de demandes en attente traduit le nombre d’enfants n’ayant pas trouvé de place sur l’exercice scolaire 2007-2008 (ne sont donc pas retenues les demandes pour la rentrée 2008). Fréquentation: Ne sont pris en compte que les enfants inscrits pour une fréquentation régulière. Sont donc exclus les enfants qui fréquentent de manière occasionnelle des lieux d’accueil comme les haltes-garderies ou les crèches de dépannage. 28 Familles monoparentales: Ménages avec enfant(s) vivant avec un seul parent. L’état civil des parents n’entre pas en considération ici. Catégories socioprofessionnelles: L’origine sociale des enfants est généralement déterminée par le statut socioprofessionnel du chef de ménage qui traditionnellement demeure le père. Or, dans les espaces de vie enfantine et les crèches de la Ville, la grande majorité des mères sont professionnellement actives. Nous avons ainsi choisi de présenter à la fois les catégories professionnelles dans lesquelles s’inscrivent les pères et les mères. Ces catégories représentent la position occupée par les parents dans la stratification sociale, exprimant le niveau de formation, ainsi que le niveau de revenu, de pouvoir et de prestige attaché à chaque profession. Cette position est déterminée à partir de l’indication de la profession du père et de la mère et de leurs statuts respectifs. Secteur quaternaire: Cette catégorie sociale regroupe les professions liées au social, à l’enseignement, au médicosocial, etc. (par exemple: infirmiers, enseignants du primaire ou encore éducateurs). En général, ces professions nécessitent une formation dans une HES ou dans une école supérieure spécialisée du type: Bon Secours, Haute école de travail social, Ecole d’Educateurs du jeune enfant, etc. Un nombre particulièrement important de mères sont représentées dans les professions du secteur quaternaire. Activité professionnelle des parents usagers: Les chiffres présentés font état de la proportion de parents exerçant une activité professionnelle rémunérée et de ceux à la recherche d’un emploi ou inscrits au chômage. Les autres parents sont soit au foyer, soit en formation ou étudiants, soit bénéficient d’une rente. 1. Charmilles INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER SOL OUC PEN RIB Secteur petite enfance des Charmilles OUC: Espace de vie enfantine « Les Ouches » chemin des Ouches 19 – 1203 Genève PEN: Espace de vie enfantine «La Planète des Enfants» avenue d’Aïre 42 – 1203 Genève SOL: Espace de vie enfantine «1,2,3 Soleil » rue de Lyon 99 – 1203 Genève RIB: Jardin d’enfants « La Ribambelle » chemin des Sports 16 – 1203 Genève 29 1. Charmilles Fin 2006, le quartier des Charmilles compte 547 enfants âgés de 0 à 4 ans. Ces jeunes enfants représentent 6,13 % de la population, alors que la moyenne de la Ville pour cette même tranche d’âge est de 4,73%. Ce constat s’explique essentiellement par la densité des logements dans ce quartier, ainsi que par la taille des habitations, en grande partie subventionnées, qui ont ainsi contribué à rajeunir la population et à lui conférer un caractère familial. Taux d’équipement des Charmilles: 32,9 % Taux de demandes satisfaites: 73 % Le quartier propose actuellement 180 places dans des structures de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève auxquelles vont encore s’ajouter prochainement 31 places supplémentaires, l’une des structures n’ayant pas encore atteint sa capacité totale. Le taux d’équipement des Charmilles s’élève à 32,9%, grâce à l’ouverture récente du nouvel espace de vie enfantine 1,2,3 Soleil. Cette augmentation de l’offre se répercute sur le taux de satisfaction du quartier qui s’élève à 73% (contre 62% pour l’ensemble de la Ville). En automne 2007, le BIPE recense encore 102 dossiers d’enfants en attente d’une place d’accueil aux Charmilles. USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DES CHARMILLES Durant l’année civile 2006, 307 enfants ont été accueillis dans une institution de la petite enfance aux Charmilles (avant l’ouverture de 1,2,3 Soleil ). 95 % d’entre eux étaient domiciliés en Ville de Genève, contre 85 % pour l’ensemble des structures petite enfance de la Ville. Les institutions des Charmilles accueillent donc très majoritairement les enfants du quartier. Les familles monoparentales représentent 12% de l’ensemble des familles, contre 16 %, toutes institutions de la petite enfance de la Ville confondues. En 2006, pas moins de 65 nationalités distinctes sont représentées dans les institutions de la petite enfance du quartier. 62% des enfants accueillis sont d’origine suisse ou de nationalité double (graphique 1), contre 57 % pour l’ensemble de la population du quartier et 56% pour l’ensemble de la Ville20. 30 L’intégration multiculturelle des lieux d’accueil constitue un objectif essentiel pour les professionnels de la petite enfance. Parmi les enfants accueillis dans le quartier des Charmilles en 2006, 65 % ont une mère qui travaille et 12 % une mère au bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche d’un emploi. Les pères, quant à eux, sont 84% à travailler et 10 % sont au bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche d’un emploi. Dans ce quartier, la proportion des pères ouvriers (28%) est supérieure à la moyenne des institutions de la Ville (19 %). Ce n’est pas le cas des mères ouvrières (17 %) dont la proportion est proche de celle de l’ensemble des structures d’accueil de la Ville (15 %). Elles sont par contre particulièrement nombreuses à exercer une profession du secteur quaternaire (27 %, contre 18 % pour la Ville, graphique 2). 20 Source: Les chiffres présentés dans cette partie, qui concernent la population enfantine des quartiers de la Ville, proviennent de l’Office Cantonal de la Statistique. Les autres données sont fournies par la Délégation à la petite enfance et les structures d’accueil qu’elle subventionne. GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DES CHARMILLES SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 38 % 59% DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) ÉTRANGERS 3% 100 % 3 90 % 8 4 19 GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DES CHARMILLES SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 80 % 27 5 70 % 60 % 35 50 % 40 % 20 % CADRES ET DIRIGEANTS 43 9 30 % SECTEUR QUATERNAIRE EMPLOYÉS 2 28 10 % PROFESSIONS LIBÉRALES PETITS INDÉPENDANTS 17 OUVRIERS 0% MÈRES PÈRES 31 1. Charmilles L’ALIMENTATION DES TOUT-PETITS Dans le quartier des Charmilles, les cuisines des institutions de la petite enfance sont centralisées dans le bâtiment de l’école des Franchises. L’équipe de cuisiniers se charge aussi de préparer et livrer les repas pour plusieurs institutions du quartier de la Servette, de Saint-Jean et des Grottes. Tous les repas sont livrés chauds et peuvent ainsi être directement consommés. Que ce soit dans une configuration centralisée ou sur place, les professionnels attachent une importance particulière à, d’une part, diversifier les menus pour que les enfants puissent développer au mieux leurs goûts, et d’autre part, à proposer des repas équilibrés en utilisant, dans la mesure du possible, des produits locaux, biologiques et de saison. Ils doivent également tenir compte des intolérances alimentaires de certains enfants. Par ailleurs, ils sont amenés à suivre des formations sur divers sujets tels que les allergies alimentaires ou encore les normes d’hygiène à respecter. Ils ont ainsi la possibilité d’exploiter au mieux leurs compétences. Dès le plus jeune âge et tout au long d’une vie, adopter des habitudes alimentaires saines et équilibrées est essentiel pour le développement autant physique que psychique. Cet apprentissage commence très tôt et se fait principalement dans le cadre familial. En nourrissant sainement leurs enfants, les parents participent à leur bien-être, à leur croissance et à leur éducation alimentaire. La Ville de Genève, à travers les institutions de la petite enfance qu’elle subventionne, est soucieuse de proposer aux enfants une alimentation de qualité, variée, issue de l’agriculture biologique et respectueuse de l’environnement. La prise en charge des enfants passe aussi par l’alimentation; c’est 32 pourquoi des cuisiniers-ères qualifiés-ées sont engagés-ées et travaillent en étroite collaboration avec des diététiciensennes du Service santé de la jeunesse du canton. Pour promouvoir au mieux une alimentation saine et équilibrée, la Ville de Genève a élaboré en 2006 le «Guide pour une alimentation de qualité à l’usage des institutions de la petite enfance» dans lequel chaque professionnel de la petite enfance trouve des explications et indications relatives à une alimentation adaptée aux tout-petits. Des idées de menus et de nombreuses recettes sont disponibles dans ce guide, permettant aux institutions de varier les repas. Des événements sont par ailleurs organisés par la Délégation à la petite enfance en collaboration avec les institutions sur le thème de l’alimentation. Parmi ces manifestations, on peut citer «la semaine du goût» qui se déroule au mois de septembre et durant laquelle les enfants sont invités à découvrir des aliments selon un thème choisi. On a aussi vu dans le cadre de la campagne nationale «L’éducation donne la force» des ateliers proposés sur les thèmes du chocolat et des fruits. Ces différents événements attestent de la volonté de faire découvrir aux enfants toutes les possibilités qu’offre la nourriture, mais aussi de les rendre participatifs et conscients de ce que signifie manger sainement. Dans ce sens, l’alimentation est également un moyen de sensibiliser les enfants à l’apprentissage des règles alimentaires. C’est aussi un moment d’échange et de convivialité. À travers la nourriture, les enfants peuvent faire partager leur culture, leurs traditions aux autres. Ils apprennent tous ensemble à découvrir de nouvelles saveurs. 2. Grottes PIG INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER ATE GRO GRO ENS MGR PMO AVI ZON Secteur petite enfance des Grottes GRO: Espace de vie enfantine « Grotte Bleue » rue Louis-Favre 33 – 1201 Genève et rue de la Servette 34 – 1202 Genève PIG: Espace de vie enfantine « Pigeonvole » rue de Montbrillant 42 – 1202 Genève ATE: Jardin d’enfants «L’Atelier des petits – La Toupie» rue du Grand-Pré 17 – 1202 Genève AVI: Jardin d’enfants « L’Atelier Vie » rue de la Faucille 3 – 1201 Genève ENS: Jardin d’enfants « Ensemble » rue de la Servette 32 – 1202 Genève MGR: Jardin d’enfants « La Maison des Enfants » rue du Midi 4 – 1201 Genève PMO: Crèche à temps partiel « Le P’tit Monde » rue de la Faucille 3 – 1201 Genève ZON: Halte-jeux « Zone Bleue » rue du Cercle 6 – 1201 Genève 33 2. Grottes En 2006, 344 enfants âgés de 0 à 4 ans ont été recensés dans le quartier des Grottes, soit 5,52 % de la population totale résidante dans ce quartier, ce qui représente une proportion légèrement supérieure (+0,79 %) à la moyenne de la Ville de Genève (4,73 %). Taux d’équipement des Grottes: 78,8 % Taux de demandes satisfaites: 76 % L’offre en matière de petite enfance s’élève à 271 places 21 distribuées dans les huit structures d’accueil subventionnées par la Ville de Genève. Le taux d’équipement atteint 78,8% 22, soit un gain de près de 60% par rapport à 2003 23. Le quartier des Grottes présente le taux d’équipement le plus élevé des quartiers de la Ville de Genève. Ce constat est lié à la fois aux nombreux jardins d’enfants situés dans le quartier et aux différentes ouvertures et extensions de l’offre réalisées ces dernières années. En effet, depuis 2003, il y a eu l’extension en plusieurs étapes de la Grotte Bleue qui propose aujourd’hui 50 places supplémentaires, celle du jardin d’enfants Ensemble (+11 places), ainsi que la reprise par la Ville de Genève de Pigeonvole, augmentant de 44 le nombre de places disponibles dans le quartier. Soit au total une augmentation de 105 places dans un quartier circonscrit. Le taux de demandes satisfaites s’élève à 76 % (contre 62 % pour l’ensemble des institutions subventionnées de la Ville). A la rentrée 2007, les dossiers en attente d’un placement sont au nombre de 169. USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DES GROTTES Durant l’année civile 2006, ce sont quelque 628 enfants qui ont fréquenté les structures d’accueil du quartier. Parmi ces enfants, 96 % sont domiciliés sur le territoire de la Ville (taux le plus élevé de l’ensemble des quartiers). Les enfants sont majoritairement de nationalité suisse ou possèdent la double nationalité. Ils représentent 60% du total des enfants inscrits dans les lieux d’accueil petite enfance (graphique 1) . Ce pourcentage est inférieur à celui de l’ensemble des habitants des Grottes (67 %). La proportion de résidants suisses en Ville de Genève est, quant à elle, de 56%. 34 Les familles monoparentales correspondent à 17 % de l’ensemble des familles, contre 16 % pour l’ensemble des institutions de la Ville. 54% des mères exercent une activité professionnelle. Ce taux s’élève à 87 % pour les pères. Il s’agit, avec le quartier de la Servette, du quartier où la part de mères actives est la plus faible. La présence de nombreux jardins d’enfants augmente en partie la proportion de mères ne travaillant pas, les jardins d’enfants proposant un accueil à temps partiel. Parmi les parents qui ne travaillent pas, 11 % des mères et 9 % des pères sont au bénéfice des indemnités de chômage ou en recherche d’un emploi. Dans le quartier des Grottes, la distribution des pères dans les différentes catégories socioprofessionnelles est très proche de celle de l’ensemble des structures d’accueil de la Ville (graphique 2). Les mères sont, quant à elles, moins représentées dans les catégories supérieures (11 %) par rapport à la moyenne de la Ville (17 %). Elles sont 26 % à travailler dans le secteur quaternaire, taux qui, à l’instar des quartiers des Charmilles et de Plainpalais, est parmi les plus élevés de la Ville. 21 Les places de la halte garderie Zone Bleue sont comptabilisées dans ce total, mais les enfants qui fréquentent cette structure ne sont pas recensés dans les données sur les usagers des structures d’accueil. 22 A noter que sur huit IPE, il y a quatre jardins d’enfants, une crèche à mi-temps et une halte-garderie. L’offre n’est donc pas équivalente à d’autres quartiers où les crèches et EVE sont plus nombreuses que les jardins d’enfants. 23 Chiffre issu de la dernière publication «La petite enfance en Ville de Genève: contexte et indicateurs par secteurs», édition 2004. GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DES GROTTES SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 40 % 56% DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) ÉTRANGERS 4% 100 % 5 GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DES GROTTES SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 90 % 7 6 22 80 % 26 70 % 10 60 % PROFESSIONS LIBÉRALES 50 % 37 40 % 45 CADRES ET DIRIGEANTS SECTEUR QUATERNAIRE 30 % 7 20 % 10 % 14 EMPLOYÉS PETITS INDÉPENDANTS 4 18 OUVRIERS 0% MÈRES PÈRES 35 2. Grottes L’INTÉGRATION D’ENFANTS SUJETS DE HANDICAP Tout espace de vie enfantine est un lieu où chacun tisse des liens, où chacun construit des sentiments de compétences et d’appartenance, où chacun grandit et apprend. Les institutions de la petite enfance incluent, dans leur projet pédagogique et éducatif, la problématique relative à l’accueil d’enfants en situation de handicap. Les lieux de la petite enfance ne doivent pas être des lieux d’exclusion, mais des espaces de vie enfantine où la solidarité se révèle capable de dépasser les peurs et angoisses face à un Autre différent. Grâce à leurs compétences, les professionnels donnent un sens à l’action par des projets et sollicitent les ressources par le partenariat avec les parents. En amont de leurs actions, qui visent à ne pas renforcer les vulnérabilités déjà présentes, les professionnels réalisent quotidiennement un travail de dépistage auprès des tout-petits. Dans le quartier des Grottes, le jardin d’enfants Ensemble 24 travaille activement à l’intégration d’enfants en situation de handicap, et ce depuis 1994. Dans la même enceinte cohabitent un jardin d’enfants «spécialisé» (structure de la Fondation Ensemble) et un jardin d’enfants dit «ordinaire», subventionné par la Ville de Genève. Les activités sont adaptées aux besoins de chacun, chaque enfant est soutenu et encouragé dans ses découvertes et apprentissages. Les séquences d’activités offrent à tous les enfants l’occasion d’expériences affectives, sensorimotrices, sociales et cognitives à partager ensemble. Ces interactions entre enfants sont appréciées des parents qui comprennent l’intérêt d’un tel échange dès le plus jeune âge. En effet, c’est sans réserve que les enfants s’entraident, interagissent, posent des questions. Au contact de leurs pairs, les enfants en situation de handicap observent, imitent, 36 comparent, reconnaissent, exercent leur capacité de communication. Un lieu comme le jardin d’enfants Ensemble permet de prévenir l’exclusion et de faire l’apprentissage du respect de la différence. Afin de maintenir les nombreux avantages que présente l’intégration pour les enfants et leur famille, le Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports de la Ville de Genève, par le biais de la Délégation à la petite enfance, subventionne l’association de l’AIPE 25 créée en 1998. Le soutien de l’AIPE aux institutions de la petite enfance se concrétise par la prise en charge du salaire d’une personne complémentaire au sein de l’institution ou par d’autres moyens, sur la base d’un projet spécifique. Pour la Ville de Genève, promouvoir l’intégration de tous les enfants, c’est permettre aux parents de maintenir une vie professionnelle et sociale, c’est permettre aux enfants avec des besoins spéciaux de bénéficier d’un lieu d’accueil stimulant, enfin c’est soutenir les liens nécessaires à la cohésion sociale. 24 Pour une description détaillée de la Fondation Ensemble, voir le site Internet: www.fondation-ensemble.ch 25 Pour une description détaillée de l’AIPE (Association d’Aide à l’Intégration d’enfants avec des besoins spéciaux dans les lieux d’accueil de la Petite Enfance du canton), voir le site: www.aipe.ch 3. Pâquis LAC CDO INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER * CHB PIR PLT Secteur petite enfance des Pâquis CHB: Espace de vie enfantine «Carfagni-Châteaubriand» place Châteaubriand 2 – 1201 Genève PLT: Espace de vie enfantine «Carfagni-Plantamour» rue Philippe-Plantamour 32 – 1201 Genève CDO: Espace de vie enfantine « Crescendo » chemin des Mines 9 – 1202 Genève LAC: Crèche du Lac rue de Lausanne 182 – 1202 Genève PIR: Jardin d’enfants « La Pirouette » rue Rothschild 27 – 1202 Genève * Projet: Crèche de Sécheron avenue Blanc 13 – 1202 Genève 37 3. Pâquis Fin 2006, le quartier des Pâquis compte 816 enfants âgés de 0 à 4 ans. Par rapport à l’ensemble de la population vivant dans ce quartier, les 0-4 ans représentent 4,65%, soit un taux très proche de celui de cette même tranche d’âge pour l’ensemble de la Ville de Genève (4,73 %). Le territoire des Pâquis offre quatre espaces de vie enfantine et un jardin d’enfants subventionnés par la Ville, ce qui correspond à 314 places d’accueil. Le taux d’équipement s’élève à 38,5 % notamment grâce aux récentes ouvertures des espaces de vie enfantine Châteaubriand et Crescendo. Taux d’équipement des Pâquis: 38,5 % Taux de demandes satisfaites: 58 % Le taux de demandes satisfaites est de 58 %, soit un taux proche de celui pour l’ensemble de la Ville (62%). Malgré tout, la pression de la demande demeure forte dans ce quartier, comme l’attestent, à l’automne 2007, les 210 dossiers en attente d’une place déposés au BIPE. Parmi les enfants accueillis dans le quartier des Pâquis en 2006, 69 % ont une mère qui travaille et 14 % une mère au bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche d’un emploi. Les pères, quant à eux, sont 81% à travailler et également 14% au bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche d’un emploi. Au regard de la composition sociale des usagers des institutions de la petite enfance aux Pâquis, on constate que la part des pères ouvriers (26 %) est supérieure à la moyenne de la Ville (19 %). C’est aussi le cas des mères ouvrières (22 %) dont la proportion est légèrement plus élevée que celle de l’ensemble de la Ville (15 %). Les pères sont également moins représentés dans les catégories supérieures: 19 %, contre 29 % pour l’ensemble de la Ville (graphique 2). 26 Ces chiffres n’incluent pas les enfants accueillis à l’espace dépannage de Châteaubriand USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DES PÂQUIS Ce sont quelque 418 enfants qui ont fréquenté les institutions du quartier durant l’année civile 2006, dont une large majorité habite en Ville de Genève (93 %).26 Les enfants d’origine suisse ou de nationalité double représentent 46% des enfants accueillis (graphique 1), contre 43% pour l’ensemble de la population du quartier et 56 % pour l’ensemble des habitants de la Ville. La proportion d’enfants d’origine étrangère est plus importante que dans d’autres quartiers, comme l’attestent les 55 nationalités distinctes répertoriées en 2006 dans les institutions de la petite enfance du quartier des Pâquis. Concernant les structures familiales, la proportion de familles monoparentales dont les enfants fréquentent les diverses institutions de la petite enfance du quartier atteint 23 %, alors que la moyenne est de 16 % pour les structures d’accueil de la Ville. 38 GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DES PÂQUIS SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 54% 35% DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) ÉTRANGERS 11% 100 % GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DES PÂQUIS SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 90 % 80 % 8 7 9 12 10 8 70 % 60 % 35 50 % 44 PROFESSIONS LIBÉRALES CADRES ET DIRIGEANTS 40 % 12 30 % SECTEUR QUATERNAIRE 7 EMPLOYÉS 20 % 10 % 22 26 PETITS INDÉPENDANTS OUVRIERS 0% MÈRES PÈRES 39 3. Pâquis LA CRÈCHE DÉPANNAGE Il existe actuellement sur le territoire de la Ville deux structures petite enfance subventionnées par la Ville de Genève proposant un accueil «de dépannage». La plus ancienne, en activité depuis 1999, se situe dans le quartier de Champel, à La Dent de Lait. Elle offre une capacité d’accueil de 32 places pour des enfants âgés de 0 à 4 ans. Depuis le mois de septembre 2006, une deuxième crèche dépannage a ouvert ses portes sur le site Châteaubriand, aux Pâquis. Cette dernière dispose de 18 places et accueille uniquement les enfants entre 2 et 4 ans. Les deux structures se partagent ainsi les deux rives de la Ville. La crèche dépannage des Pâquis s’est constituée sur le même modèle que celui de la crèche dépannage de Champel. Les deux responsables collaborent étroitement afin de proposer un accueil de qualité. L’accueil de dépannage est, par définition, de courte durée (de quelques jours à 6 mois pour la crèche Châteaubriand et, dans certains cas, jusqu’à un an pour La Dent de Lait), ce qui signifie que les temps de présence varient fortement et que le tournus des enfants est élevé. Il s’agit donc de réussir à intégrer les enfants sur une courte période. L’équipe éducative doit faire preuve d’une grande stabilité et d’une très bonne organisation afin de répondre de manière optimale aux exigences de ce type d’accueil. 40 Il est important que l’enfant s’adapte rapidement, c’est pourquoi l’installation de repères physiques et relationnels est primordiale. Les enfants sont généralement accueillis en petits groupes de façon à faciliter leur intégration. Les motifs du dépannage sont nombreux (travail retrouvé après une période d’inactivité professionnelle, hospitalisation d’un parent, incompatibilité avec les vacances des IPE, difficultés familiales, etc.). Les responsables s’entretiennent avec les parents au moment de l’inscription pour définir au mieux leurs besoins. C’est alors qu’ils déterminent ensemble la durée du dépannage, puis, quelques temps avant le terme du dépannage, ils rediscutent de la situation. L’inscription ne se fait pas auprès du BIPE. Les parents s’adressent directement aux responsables. Certains dossiers sont envoyés par les différents services sociaux avec lesquels travaillent les IPE. Il arrive parfois que les enfants inscrits à la crèche dépannage multiplient les modes de garde ou vivent dans une certaine instabilité. Il est alors essentiel que l’équipe éducative puisse offrir aux enfants une sécurité affective et une stabilité dès le début de l’accueil. Pour les professionnels, le défi est de faire des spécificités de la crèche dépannage une force, de trouver la bonne distance, la juste mesure, dans le cadre d’un accueil par définition à court terme. 4. Petit-Saconnex MOR PTM PRO INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER GAI TOM MON Secteur petite enfance du Petit-Saconnex GAI: Espace de vie enfantine « Les Gais Minois » chemin du Champ-Baron 3 – 1209 Genève TOM: Espace de vie enfantine « Tom Pouce » avenue de Trembley 12 – 1209 Genève MOR: Crèche des Morillons route des Morillons 9A – 1218 Grand-Saconnex PRO: Crèche « La Providence » chemin Briquet 9 – 1209 Genève PTM: Crèche « La Petite Maisonnée » route de Ferney 143 – 1202 Genève MON: Crèche « Montbrillant » rue de Montbrillant 78 – 1202 Genève 41 4. Petit-Saconnex En 2006, 860 enfants âgés de 0 à 4 ans ont été recensés dans le quartier du Petit-Saconnex, soit 4,51 % de la population totale résidante dans ce quartier, ce qui représente une proportion très légèrement inférieure (–0,22%) à la moyenne de la Ville de Genève (4,73 %). Taux d’équipement du Petit-Saconnex: 50,3 % Taux de demandes satisfaites: 55 % L’offre en matière de petite enfance s’élève à 433 places distribuées dans les six structures d’accueil subventionnées par la Ville de Genève. Le taux d’équipement atteint 50,3%, soit 16,6% de plus que la moyenne de la Ville (33,7%). Le quartier du Petit-Saconnex est donc relativement bien équipé comparativement à d’autres secteurs. De plus, l’équipement est constitué uniquement d’espaces de vie enfantine et de crèches qui proposent des horaires d’accueil étendus. Le taux de satisfaction s’élève à 55% (contre 51% pour l’ensemble des EVE et crèches de la Ville). A la rentrée 2007, les dossiers en attente d’un placement sont au nombre de 196 pour le quartier du Petit-Saconnex. USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DU PETIT-SACONNEX On comptabilise 616 enfants ayant fréquenté les structures d’accueil du quartier durant l’année civile 2006. Parmi ces enfants, 67 % sont domiciliés sur le territoire de la Ville. Ce chiffre, inférieur à la moyenne des institutions de la Ville de Genève (85 %), s’explique notamment par la situation des institutions du quartier: localisées en périphérie de la Ville, elles accueillent un nombre plus important d’enfants domiciliés dans les communes avoisinantes et dont les parents travaillent en Ville de Genève. Ces proportions sont aussi influencées par les institutions bénéficiant d’un partenariat avec d’autres subventionneurs 27 qui accueillent souvent des enfants dont les parents sont domiciliés dans d’autres communes, cantons ou pays. Par ailleurs, les enfants accueillis durant la journée dans les institutions du secteur et dont les parents travaillent dans les organisations internationales du quartier ne sont pas nécessairement domiciliés en Ville de Genève. 42 Les enfants sont majoritairement de nationalité suisse ou possédant la double nationalité. Ils représentent 59 % du total des enfants inscrits dans les lieux d’accueil petite enfance (graphique 1). Ce pourcentage est proche de celui de l’ensemble des habitants du Petit-Saconnex (56 %) et reflète la structure du quartier. Les familles monoparentales représentent 13 % du total des familles, contre 16 % pour l’ensemble des structures d’accueil de la Ville. En ce qui concerne l’activité professionnelle des parents, il apparaît que les mères sont 79% à travailler et que 8% sont au bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche d’un emploi. La part de pères actifs s’élève, quant à elle, à 87 % et ils sont 10 % inscrits au chômage ou à la recherche d’un emploi. Le taux d’activité professionnelle relativement élevé des mères dans le quartier s’explique notamment par la présence de structures offrant des horaires d’accueil à plein temps. Parmi les travailleurs, la proportion des parents ouvriers est légèrement inférieure à la moyenne des institutions de la Ville. Les mères ouvrières représentent 7 %, contre 15 % pour l’ensemble de la Ville et les pères ouvriers 15 %, contre 19 % pour la Ville. A l’inverse, les cadres et dirigeants sont un peu plus représentés dans le quartier: 14 % pour les mères, contre 10 % pour la Ville et 25 % pour les pères, contre 20 % pour la Ville (graphique 2). 27 Certaines institutions bénéficient pour leurs subventions d’un partenariat entre la Ville de Genève et un autre subventionneur (entreprises, services publics, communes, etc.). Ce partenariat financier permet au subventionneur de réserver un certain nombre de places aux enfants de son personnel, de sa commune, etc. GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DU PETIT-SACONNEX SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 41% 50% DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) ÉTRANGERS 9% 100 % 6 GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DU PETIT-SACONNEX SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 9 90 % 14 80 % 70 % 25 15 6 60 % PROFESSIONS LIBÉRALES 50 % 39 40 % 56 SECTEUR QUATERNAIRE 30 % EMPLOYÉS 20 % 10 % CADRES ET DIRIGEANTS 6 2 15 7 OUVRIERS 0% MÈRES PETITS INDÉPENDANTS PÈRES 43 4. Petit-Saconnex LES PARTENARIATS En Ville de Genève, dans certains cas, le financement d’investissement puis d’exploitation des structures d’accueil de la petite enfance peut être assuré par plusieurs partenaires ou acheteurs; il peut s’agir d’une entreprise privée, mais aussi d’une collectivité publique. Les structures d’accueil en partenariat avec d’autres subventionneurs accueillent souvent des enfants dont les parents sont domiciliés dans d’autres communes, cantons ou pays. Ainsi, sous cette forme, certaines caractéristiques des usagers varient comparativement aux autres institutions de la petite enfance. Dans le quartier du Petit-Saconnex, deux structures d’accueil fonctionnent sur ce mode. Elles s’inscrivent dans deux modèles différents de subventionnement par des tiers: Un partenariat où l’engagement du partenaire est à la fois financier (investissement et financement du déficit d’exploitation des places lui revenant), organisationnel (le partenaire est représenté dans le comité ou conseil de fondation de l’institution et participe à la gestion de la structure d’accueil) et pédagogique (connaissance et compréhension du projet). Les places d’accueil sont partagées entre 44 les enfants du personnel, de l’entreprise partenaire ou de la commune associée, et les enfants domiciliés en Ville de Genève. La crèche des Morillons, en partenariat avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), s’inscrit dans ce modèle. Le CICR est effectivement représenté dans le Conseil de fondation de la crèche et participe activement à la gestion de la structure d’accueil. Pour la responsable de la crèche des Morillons, les valeurs véhiculées par les deux partenaires sont proches et la collaboration très positive. Elle met également en évidence l’importance capitale des négociations et discussions préalables qui permettent de partir sur de bonnes bases et de définir précisément le projet d’accueil. Une vente de places à des tiers où l’acquéreur achète ou réserve un certain nombre de places pour les enfants de son personnel ou de sa commune. Dans ce cas de figure, la transaction est exclusivement financière, puisque l’acheteur n’est pas représenté dans le comité ou conseil de fondation de l’institution et ne participe pas à sa gestion effective. La crèche La Providence, en affaires avec l’entreprise Procter & Gamble, s’inscrit dans ce modèle. L’entreprise n’est pas représentée dans le comité de la crèche, mais une convention renouvelable tous les cinq ans a été établie dès le départ, définissant les règles de fonctionnement. Dans ce type d’organisation, un contrat et des discussions préalables sont également nécessaires, puisqu’elles permettent de bien définir le projet. Il est aussi fondamental que la-le responsable de la structure d’accueil soit impliquée-é dès le départ, car elle-il doit rappeller la mission première du lieu, l’accueil de jeunes enfants. 5. Saint-Gervais– Les Délices GAZ INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER * SEU GAZ: Crèche « Le Gazouillisž» rue Lamartine 2 – 1203 Genève SEU: Espace de vie enfantine « Saint-Gervais » quai du Seujet 34 – 1201 Genève * Projet: Crèche Rousseau rue du Cendrier 1-3 – 1201 Genève 45 5. Saint-Gervais– Les Délices A la fin de l’année 2006, 412 enfants âgés de 0 à 4 ans ont été recensés dans le quartier de Saint-Gervais–žLes Délices. Ces enfants représentent 4,86 % de la population totale résidant dans ce quartier, une proportion sensiblement identique à la part des 0-4 ans pour l’ensemble de la Ville de Genève (4,73 %). Taux d’équipement de Saint-Gervais – Les Délices: 30,8 % Taux de demandes satisfaites: 51 % Le quartier offre 127 places d’accueil réparties dans deux espaces de vie enfantine subventionnés par la Ville de Genève. Le taux d’équipement atteint 30,8 %, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne de la Ville qui s’élève à 33,7% en 2007. Un projet de crèche à la rue du Cendrier permettra dès 2010 d’offrir environ 60 places d’accueil supplémentaires aux habitants du quartier. Dans ce secteur, le taux de demandes satisfaites atteint 51% (taux identique à celui de l’ensemble des EVE et crèches de la Ville). A la rentrée 2007, le BIPE comptabilise 70 demandes en attente d’une place. USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DE SAINT-GERVAIS–žLES DÉLICES Durant l’année civile 2006, 210 enfants ont fréquenté les institutions de la petite enfance du quartier. Les structures d’accueil de Saint-Gervais–žLes Délices accueillent très majoritairement les enfants du quartier, puisque 91 % d’entre eux étaient domiciliés en Ville de Genève. Les enfants d’origine suisse ou de nationalité double (suisse et autres) représentent la majorité des enfants accueillis (69 %), contre 55 % pour l’ensemble de la population du quartier et 56 % pour l’ensemble de la Ville (graphique 1). En 2006, la proportion d’enfants d’origine suisse est plus importante que dans d’autres quartiers; néanmoins, 27 nationalités distinctes sont répertoriées dans les deux institutions de la petite enfance de Saint-Gervais–žLes Délices. 46 Parmi les enfants accueillis en 2006, 13 % vivent dans une famille monoparentale, contre 16 % pour l’ensemble des institutions de la Ville. Les mères sont nombreuses à exercer une activité professionnelle dans ce quartier. En effet, elles sont 81% à travailler (contre 68% pour la Ville) et les pères 85% (contre 86% pour la Ville). Parmi les mères, 9% sont à la recherche d’un emploi ou au bénéfice des indemnités de chômage. Le même pourcentage se retrouve chez les pères. Dans le quartier de Saint-Gervais –žLes Délices, la part des pères ouvriers (25%) est légèrement supérieure à la moyenne de la Ville (19 %). Ce n’est pas le cas des mères ouvrières (13 %) dont la proportion est proche de celle de l’ensemble des structures d’accueil de la Ville (15 %). Les pères sont également un peu moins représentés dans les catégories supérieures (22 %), contre 29 % pour la Ville (graphique 2). Pour les autres catégories, le profil socioprofessionnel des parents usagers du quartier est proche de celui de l’ensemble de la Ville. GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE SAINT-GERVAIS –LES DÉLICES SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 31 % DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) 55% ÉTRANGERS 14% 100 % 5 GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE SAINT-GERVAIS – LES DÉLICES SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 90 % 7 11 15 80 % 15 6 70 % 60 % 35 50 % CADRES ET DIRIGEANTS 50 40 % 12 30 % PROFESSIONS LIBÉRALES SECTEUR QUATERNAIRE EMPLOYÉS 20 % 5 25 10 % PETITS INDÉPENDANTS 13 OUVRIERS 0% MÈRES PÈRES 47 5. Saint-Gervais– Les Délices LA FORMATION CONTINUE Le monde de la petite enfance étant en constante évolution, les professionnels de la petite enfance se forment de manière continue, de façon à compléter et à améliorer leurs connaissances, leurs acquis, leurs compétences professionnelles ou encore leurs savoir-faire et être. En Ville de Genève, le droit au perfectionnement et à la formation continue, soit sept jours par an, est clairement défini dans la Convention collective de travail du personnel des institutions de la petite enfance. La responsable de l’espace de vie enfantine Saint-Gervais, ainsi que ses collègues, valorise la formation continue de son personnel sous trois formes: • la formation continue en équipe, avec un choix commun de la thématique abordée; • la formation continue individuelle, en fonction des souhaits de chacun; • et la formation continue individuelle, en fonction des besoins évalués par la direction. En fonction du projet pédagogique institutionnel, les responsables peuvent orienter la formation continue de leur équipe, de manière à créer une véritable identité institutionnelle. Quelle que soit l’approche considérée, le partage des formations suivies se fait avec toute l’équipe, de manière à faire bénéficier chacun des nouvelles connaissances ou acquis. Un des objectifs premiers de l’institution est de se doter d’outils permettant la construction d’une relation de confiance avec les enfants et leur famille. En considérant l’enfant dans son intégralité et dans sa configuration familiale, l’espace de vie enfantine Saint-Gervais se veut un relais et un accompagnement à la parentalité, particulièrement pour les familles rencontrant ponctuellement une difficulté. Elle réalise des formations ciblées pour son équipe afin d’assurer la cohérence de son projet institutionnel. Les ressources en matière de formation continue ne manquent pas pour les professionnels de la petite enfance, qu’il s’agisse du CEFOC (Centre d’études et de formation continue) à la Haute école de travail social de Genève, de la FOCPE (Formation continue petite enfance) à Genève, de l’EESP (Ecole d’études sociales et pédagogiques) à Lausanne, ou encore de différents instituts de formation. Enfin, la Délégation à la petite enfance – et, depuis deux ans, le Service de la petite enfance de la Ville de Lausanne – organisent depuis cinq ans un colloque annuel petite enfance, au mois de novembre, destiné aux professionnels des structures d’accueil et à toutes les personnes impliquées et intéressées par ce domaine. 48 6. Saint-Jean PAS INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER ILE POM ILE: Espace de vie enfantine « L’Île aux Trésors » rue de Saint-Jean 39 – 1203 Genève PAS: Crèche familiale « La Pastourelle » chemin François-Furet 11 – 1203 Genève POM: Jardin d’enfants « Pomme d’Api » rue de Saint-Jean 12 – 1203 Genève 49 6. Saint-Jean Fin 2006, parmi les habitants du quartier de Saint-Jean, 492 sont des enfants âgés de 0 à 4 ans. Ils représentent 5,37 % de la population totale du quartier, soit un écart de 0,65 % par rapport à la moyenne de la Ville (4,73 %). Le quartier compte actuellement 127 places dans les structures d’accueil de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève, auxquelles vont s’ajouter encore 7 places avec l’ouverture complète de L’Île aux Trésors. Le taux d’équipement pour l’année 2007 est de 25,8 %, soit un taux légèrement inférieur à la moyenne de la Ville (33,7 %). Taux d’équipement de Saint-Jean: 25,8 % Taux de demandes satisfaites: 80 % Le taux de demandes satisfaites à la rentrée 2007 s’élève cependant à 80 % (contre 62 % en Ville de Genève). Il s’agit du quartier, avec celui de la Servette, à enregistrer le taux le plus haut. Ce résultat peut s’expliquer par l’effet d’absorption de l’extension du nombre de places à L’Île aux Trésors. En octobre 2007, 70 familles sont en attente d’une place dans les institutions du quartier. USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DE SAINT-JEAN Les trois institutions du quartier ont accueilli durant 2006 au total 278 enfants, dont 91 % sont domiciliés sur la commune de Genève. A l’instar des Charmilles, de la Servette, des Grottes ou encore des Pâquis, Saint-Jean fait partie des quartiers où la proportion d’enfants habitant sur le territoire de la Ville est la plus importante et dépasse les 90 %. Dans les structures d’accueil, 58% des enfants sont d’origine suisse ou de double nationalité (graphique 1), proportion très proche de celle du quartier qui est de 55 % pour l’ensemble de la population. Le taux d’enfants vivant dans une famille monoparentale et fréquentant les institutions du quartier s’élève à 18%. SaintJean fait ainsi partie des quartiers où la proportion de familles monoparentales est légèrement supérieure à la moyenne des structures d’accueil de la Ville de Genève (16 %). 50 Concernant la situation professionnelle des parents, il s’avère que 62 % des mères exercent une activité professionnelle. La proportion des mères travaillant est inférieure à celle de l’ensemble des structures d’accueil subventionnées (68.4%). Ce constat peut notamment s’expliquer par un nombre important de mères inscrites au chômage ou à la recherche d’un emploi (15 %). Les pères travaillent, quant à eux, dans 84 % des cas et sont 11 % à bénéficier des indemnités de chômage ou à la recherche d’un emploi. Dans le quartier de Saint-Jean, la proportion de parents ouvriers est supérieure à la moyenne des institutions de la Ville. Les mères ouvrières atteignent 25 %, contre 15 % pour la Ville et les pères ouvriers 28 %, contre 19 % pour la Ville. Avec le quartier de la Servette et des Pâquis, celui de SaintJean est le quartier où le nombre de parents ouvriers est le plus élevé, qu’il s’agisse des pères ou des mères. La part de parents cadres ou dirigeants est, quant à elle, inférieure à la moyenne de la Ville. En effet, les mères sont 7 % dans cette catégorie alors qu’elles sont 10 % pour l’ensemble de la Ville. Les pères cadres ou dirigeants sont 13 %, contre 20 % pour la Ville (graphique 2). GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE SAINT-JEAN SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 42% DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) 53% ÉTRANGERS 5% 100 % GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE SAINT-JEAN SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 90 % 80 % 4 7 4 13 18 8 70 % 60 % 41 50 % 43 PROFESSIONS LIBÉRALES CADRES ET DIRIGEANTS 40 % 6 30 % SECTEUR QUATERNAIRE 3 EMPLOYÉS 20 % 10 % 25 28 PETITS INDÉPENDANTS OUVRIERS 0% MÈRES PÈRES 51 6. Saint-Jean LA CRÈCHE FAMILIALE Il existe actuellement sur le territoire de la Ville deux crèches familiales subventionnées par la Ville de Genève: La Pastourelle, à Saint-Jean et La Flottille, aux Eaux-Vives. Celles-ci organisent et supervisent l’accueil d’enfants au domicile d’assistantes de crèche familiale agréées par l’Office de la Jeunesse. Les assistantes et les enfants passent chaque semaine au moins une demi-journée à la crèche. Les assistantes sont engagées, supervisées et salariées par la crèche. La facturation aux parents est identique aux frais des espaces de vie enfantine et payée directement à la structure d’accueil petite enfance. Le projet des crèches familiales vise à introduire une souplesse des horaires d’accueil et autorise également l’accueil d’enfants malades. Le contexte d’accueil est familial et respectueux des rythmes de l’enfant. Les liens entre enfants et assistantes de crèche familiale sont forts et privilégiés. La crèche familiale La Pastourelle a vu le jour en 1992 dans le quartier de Saint-Jean. Cette structure compte environ 24 assistantes de crèche familiale pouvant accueillir chacune au maximum l’équivalent de trois enfants à plein temps 52 (dont un seul enfant en dessous de 18 mois, sauf exception). Les assistantes viennent dans les locaux de La Pastourelle avec les enfants qu’elles accueillent deux demi-journées par semaine. Elles se retrouvent également entre elles lors des sorties au parc avec les enfants. Les assistantes, n’étant pas des professionnelles de la petite enfance, sont évaluées sur leur capacité à encadrer les enfants en toute sécurité et à leur offrir des occasions de découvertes possibles dans un cadre familial. La responsable de La Pastourelle met en évidence l’importance de leur capacité d’accueil et d’ouverture. Lors de la venue des assistantes et des enfants, les éducatrices de La Pastourelle effectuent un travail d’observation et de soutien. Des séances de sensibilisation sont par ailleurs organisées pour les assistantes de crèche familiale, sur des thèmes touchant, par exemple, au développement de l’enfant, aux gestes d’urgence, à l’alimentation, à la santé du tout-petit, etc. 7. Servette ASX CAM FRI AST INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER AST TOU Secteur petite enfance de la Servette: AST: Espace de vie enfantine des Asters rue Soubeyran 6 et rue Soubeyran 8 – 1203 Genève ASX: Jardin d’enfants « Asters-X » rue Schaub 38 – 1202 Genève CAM: Espace enfants « Camarada » (Centre d’accueil et de formation) chemin de Villars 19 – 1203 Genève TOU: Espace de vie enfantine « Tournesol » avenue Wendt 26 – 1203 Genève FRI: Jardin d’enfants « Les Frimousses » Cité Vieusseux 6 – 1203 Genève 53 7. Servette 1’050 enfants âgés de 0 à 4 ans vivent fin 2006 dans le quartier de la Servette. Ils représentent 4,82 % de la population totale domiciliée dans ce quartier, proportion très proche de celle de la Ville qui est de 4,73 %. Les cinq institutions de la petite enfance présentes sur le territoire de la Servette offrent, en 2006, 184 places d’accueil pour les tout-petits28 ce qui amène le taux d’équipement à 17,5 %. Il s’agit du taux d’équipement le plus bas de la Ville, dont la moyenne atteint 33,7 %. Taux d’équipement de la Servette: 17,5 % Taux de demandes satisfaites: 80 % Le taux de demandes satisfaites de ce quartier s’élève cependant à 80 %, ce qui est largement supérieur à celui enregistré pour l’ensemble des institutions de la petite enfance sur la Ville (62%). Ce paradoxe peut s’expliquer par la configuration géographique du quartier, un nombre important de demandes des habitants de la Servette se reportant sur les quartiers limitrophes (Grottes, Saint-Gervais –žDélices, St-Jean et Charmilles). A la rentrée 2007, 92 dossiers sont néanmoins en attente d’une place au BIPE. USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DE LA SERVETTE 416 enfants ayant fréquenté une structure d’accueil petite enfance ont été recensés durant l’année civile 2006. A l’instar des enfants des institutions du quartier des Charmilles, ceux des institutions de la Servette proviennent très majoritairement du quartier (à 85 %). Quant à la proportion de résidants de la Ville, elle s’élève à 92 % (contre 85 % pour l’ensemble des institutions de la Ville). Concernant les origines nationales des enfants, on observe, dans les institutions du quartier, un pourcentage d’enfants suisses ou avec une double nationalité supérieur de 10 points, soit 62%, par rapport à l’ensemble de la population vivant à la Servette (52 %). Cette proportion est supérieure au taux de l’ensemble de la population en Ville de Genève (56 %), mais égale à celle de la totalité des structures d’accueil. Toutefois, la multitude des nationalités dénombrées (une 54 cinquantaine), témoigne de la diversité culturelle présente dans le quartier et, de manière générale, dans les institutions de la petite enfance. Les familles monoparentales, quant à elles, correspondent à 18 % des familles, contre 16 % pour l’ensemble des institutions de la Ville. Professionnellement, les mères sont moins nombreuses à exercer une activité rémunérée que dans les autres quartiers. La part des mères à travailler parmi les familles qui fréquentent les institutions du quartier est de 51 %, alors qu’elles sont 68% dans l’ensemble des structures d’accueil de la Ville. Par ailleurs, 13 % des mères sont inscrites au chômage ou sont à la recherche d’un emploi. Quant aux pères, ils sont 82 % à travailler et 12 % au bénéfice des indemnités de chômage ou en recherche d’emploi. Le taux d’activité relativement faible des mères peut notamment s’expliquer par le nombre élevé de structures proposant un accueil à temps partiel. La proportion de parents ouvriers est parmi la plus élevée de la Ville. Les pères ouvriers sont 29 %, contre 19 % pour l’ensemble de la Ville et les mères ouvrières 25 %, contre 15 % pour la Ville (graphique 2). Inversement, ils sont sousreprésentés dans les catégories supérieures telles que les cadres, dirigeants et les professions libérales. En effet, la proportion de mères dans cette catégorie socioprofessionnelle est de 7% (16% pour la Ville). Quant aux pères, ils sont seulement 13 %, alors qu’ils sont 28 % pour l’ensemble des institutions de la Ville. 28 Les places d’accueil du centre Camarada sont prises en compte dans le calcul du taux d’équipement mais pas dans les statistiques concernant les usagers des structures d’accueil de la petite enfance. GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE LA SERVETTE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 38 % DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) 59% ÉTRANGERS 3% 100 % 1 2 6 GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE LA SERVETTE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 11 90 % 16 3 80 % 70 % 46 60 % 50 % PROFESSIONS LIBÉRALES 40 % CADRES ET DIRIGEANTS 49 8 30 % SECTEUR QUATERNAIRE 4 EMPLOYÉS 20 % 10 % 25 29 PETITS INDÉPENDANTS OUVRIERS 0% MÈRES PÈRES 55 7. Servette UN ESPACE ENFANTS DANS LE CADRE DE L’ACCUEIL MIGRANT ET DE LA FORMATION D’ADULTES L’association Camarada (centre d’accueil et de formation pour femmes migrantes et leurs enfants) a vu le jour en 1982 sous l’impulsion du Centre Social Protestant. Le centre accueille quelque 700 femmes et 150 enfants chaque année et entend favoriser l’intégration des femmes migrantes à travers divers apprentissages et la création de nouveaux liens avec d’autres familles, services, etc. L’association Camarada vise à redonner à ces femmes, souvent originaires de pays en conflit ou vivant des situations sociales difficiles, une meilleure estime de soi et à revaloriser leur propre savoir. Le centre se veut un tremplin permettant aux femmes de s’insérer dans la vie genevoise et de trouver un emploi 29. Une autre structure comparable existe sur la rive gauche, il s’agit de la Roseraie, gérée par le secteur de Plainpalais. Grâce à l’appui de la Ville de Genève, l’association Camarada offre un espace d’accueil aux jeunes enfants dont les mères participent aux activités et aux cours du centre. L’espace enfants Camarada est réservé aux enfants d’âge préscolaire (0 à 4½ ans), mais des enfants plus âgés sont également accueillis le mercredi matin pour un soutien scolaire. L’espace enfants est ouvert pendant les périodes scolaires. Les enfants sont présents au maximum 3 demi-journées par semaine. Il arrive également qu’ils soient accueillis 5 demijournées lorsque leur mère suit un programme d’insertion socioprofessionnelle sur une durée de 3 mois. Les enfants fréquentent l’espace enfants en moyenne un an ou un an et demi. Cependant l’accueil se fait tout au long de l’année et les arrivées et départs sont nombreux. 56 Les mères sont toujours présentes – dans une salle de cours à proximité – lorsque leur enfant est accueilli à Camarada. L’enjeu de l’espace enfant tient souvent dans la séparation mère/enfant qui est parfois douloureuse. Il s’agit en effet souvent d’une première séparation, difficile à la fois pour l’enfant, mais surtout pour la mère. Les éducatrices s’investissent donc beaucoup avec les mères et attachent une grande importance à prendre du temps, et à avancer au rythme de la mère et de l’enfant. La séparation se fait progressivement, en douceur. La langue utilisée avec les enfants est le français et différentes activités leur sont proposées: créatrices, motrices, ludiques, musicales, etc. Néanmoins le projet essentiel de l’espace enfants porte sur le savoirêtre et la disponibilité des professionnels se fait principalement sur le relationnel. Comme il s’agit d’un lieu non mixte, des éducateurs hommes travaillent dans l’espace enfants, permettant la présence d’une figure masculine auprès des tout-petits. Cette présence est en général bien perçue par les mères. Si par le passé toutes les mères et leurs enfants pouvaient être accueillis à Camarada, depuis 4 ou 5 ans, la demande ayant fortement augmenté, les professionnels se voient dans l’obligation de refuser des inscriptions et une liste d’attente a été mise en place. 29 Pour une description plus exhaustive de l’association Camarada, voir le film de Gabriel HIRSCH et Nicolas TSCHOPP, «Camarada, la maison des femmes exilées», SAVI-IES – CAMARADA, Genève 2002; ainsi que le site Internet www.camarada.ch. 8. Champel BER PAP DEN DEN INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER LAU * BDM Secteur petite enfance de Champel BER: Espace de vie enfantine de Bertrand avenue Alfred-Bertrand 20 – 1206 Genève BDM: Espace de vie enfantine du Bout-du-Monde route du Bout-du-Monde 4B – 1206 Genève LAU: Espace de vie enfantine «Louis-Aubert» avenue Louis-Aubert 2 – 1206 Genève DEN: Espace de vie enfantine « La Dent de Lait & Co » avenue Dumas 15 et avenue Dumas 24 – 1206 Genève PAP: Jardin d’enfants « Les Papillons » chemin Rieu 22 – 1208 Genève * Projet: Crèche Cité-U avenue de Miremont 46 – 1206 Genève 57 8. Champel En 2006, 1’035 enfants âgés de 0 à 4 ans ont été recensés dans le quartier de Champel, soit 4,39 % de la population totale résidant dans ce quartier, ce qui représente une proportion légèrement inférieure (–0,33 %) à la moyenne de la Ville de Genève qui est de 4,73 %. Taux d’équipement de Champel: 26,7 % Taux de demandes satisfaites: 59 % L’offre en matière de petite enfance s’élève à 276 places distribuées dans les cinq structures d’accueil subventionnées par la Ville de Genève. Le taux d’équipement atteint 26,7 %, soit 7,6 % de plus par rapport à 2003 30. Cette augmentation s’explique par l’ouverture complète de l’espace de vie enfantine de Bertrand en 2005, offrant ainsi 80 places supplémentaires dans le secteur. Le taux de satisfaction est de 59 % (contre 62 % pour l’ensemble de la Ville). A la rentrée 2007, les dossiers en attente d’un placement sont au nombre de 209 pour le quartier de Champel. USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DE CHAMPEL On comptabilise 457 enfants 31 ayant fréquenté les structures d’accueil du quartier durant l’année civile 2006. Parmi ces enfants, 98 % sont domiciliés sur le territoire de la Ville, dont 62 % habitent le quartier. La composition nationale des enfants inscrits dans les lieux d’accueil du quartier met en évidence une surreprésentation des enfants de nationalité suisse (ou binationaux), soit 69 % (graphique 1), par rapport à l’ensemble de la Ville (56 %). Ce pourcentage est proche de celui de l’ensemble des habitants de Champel (63%) et reflète la structure du quartier, notamment au niveau de la composition des logements dont certains sont des habitations onéreuses, moins accessibles à une population avec des moyens financiers limités. Les familles monoparentales représentent 15% de l’ensemble des familles, contre 16% pour l’ensemble des institutions de la Ville. 58 En ce qui concerne l’activité professionnelle des parents, il apparaît que les mères sont 68% à travailler et que ce taux s’élève à 89 % pour les pères. Parmi les parents qui ne travaillent pas, 11% des mères et 8% des pères sont soit au bénéfice des indemnités de chômage, soit à la recherche d’un emploi. En observant la distribution des parents actifs selon la catégorie socioprofessionnelle, il ressort que pour les mères et les pères, la catégorie «ouvriers» est largement sous-représentée par rapport à l’ensemble des structures d’accueil de la Ville. En effet, les mères sont 8% (contre 15% en Ville) et les pères 9 % (contre 19 % en Ville) à se situer dans cette catégorie. A l’inverse, Champel fait partie des quartiers qui atteignent les proportions les plus élevées de parents actifs dans les catégories supérieures (cadres, dirigeants et professions libérales). En pourcentages cumulés, les mères sont 25 % (17 % en Ville) et les pères 47 % (28 % en Ville) dans ces catégories socioprofessionnelles (graphique 2). 30 Chiffre issu de la dernière publication «La petite enfance en Ville de Genève: contexte et indicateurs par secteurs», édition 2004. 31 Les enfants de la crèche dépannage Dent de Lait & Co ne sont pas pris en compte dans les données. GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE CHAMPEL SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 31 % DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) 60% ÉTRANGERS 9% 100 % 10 GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE CHAMPEL SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 14 90 % 15 80 % 70 % 33 19 60 % 50 % 5 CADRES ET DIRIGEANTS 40 % 44 30 % 35 SECTEUR QUATERNAIRE EMPLOYÉS 20 % 10 % PROFESSIONS LIBÉRALES 5 3 8 9 0% MÈRES PETITS INDÉPENDANTS OUVRIERS PÈRES 59 8. Champel UN CENTRE DE DOCUMENTATION PÉDAGOGIQUE Le secteur petite enfance de Champel travaille actuellement en collaboration avec la Délégation à la petite enfance sur un projet de centre de documentation pédagogique destiné aux professionnels de la petite enfance. Ce projet trouve ses origines dans les années nonante: à cette époque, un centre de documentation géré par une association (AGIPE) bénéficiait d’un espace dans les anciens locaux de la Délégation à la petite enfance. Sur la base du fonds et des ressources déjà existants, des professionnels ont souhaité faire revivre cet espace de connaissances et de découvertes. L’ouverture définitive de la crèche de Bertrand en 2005 et la mise à disposition de nouveaux espaces ont permis de faire avancer ce projet et d’imaginer des locaux pour accueillir ce centre. Ce projet de ressources documentaires s’adresse aux professionnels de la petite enfance de la Ville de Genève et se veut évolutif, en lien avec les besoins des professionnels. Les initiateurs du projet souhaitent créer un outil «sur mesure», qui réponde aux besoins spécifiques que rencontrent les professionnels de la petite enfance et qui leur permette une véritable identification professionnelle. Ce centre de documentation pédagogique s’inscrit dans une dynamique de professionnalisation des métiers de la petite enfance. 60 9. Cité MAD INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER * Secteur petite enfance «La Madeleine des Enfants» MAD: Crèche, jardin d’enfants, halte-jeux et éveil culturel « La Madeleine des Enfants » place de la Madeleine 16 – 1204 Genève * Projet: Crèche Colladon rue Jean-Daniel Colladon 2 – 1204 Genève 61 9. Cité En 2006, 285 enfants âgés de 0 à 4 ans ont été recensés dans le quartier de la Cité, soit 4,5 % de la population totale résidant dans ce quartier, ce qui représente une proportion sensiblement proche de la moyenne de la Ville de Genève qui est de 4,73 %. Taux d’équipement de la Cité: 34 % Taux de demandes satisfaites: 56 % L’offre en matière de petite enfance s’élève à 97 places distribuées dans les différents lieux d’accueil de La Madeleine des Enfants. Le taux d’équipement atteint à 34 %, ce qui correspond également à la moyenne de la Ville (33,7% en 2007). Un projet de crèche, rue Jean-Daniel Colladon, permettra dès 2009 d’offrir environ 48 places d’accueil supplémentaires aux habitants de la Ville de Genève. La pression de la demande dans ce quartier est importante, comme l’attestent les 80 demandes de places en attente au BIPE à la rentrée 2007. A cette même période, le taux de demandes satisfaites est de 56 % (contre 62 % pour l’ensemble de la Ville). USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DE LA CITÉ On comptabilise 141 enfants 32 ayant fréquenté la structure d’accueil du quartier durant l’année civile 2006. Parmi ces enfants, 91 % sont domiciliés sur le territoire de la Ville et 58 % d’entre eux habitent le quartier. Les enfants sont majoritairement de nationalité suisse ou possèdent la double nationalité. Ils constituent 74 % (graphique 1) du total des enfants accueillis. Ce pourcentage est supérieur à celui de l’ensemble de la population de la Cité (59%) et de la Ville (56%). Ce résultat est notamment lié au secteur d’activité du centre ville. Le quartier accueille en effet un nombre important d’enfants dont les parents travaillent dans le secteur tertiaire à des postes à statuts élevés. La part des familles monoparentales dans les institutions de la petite enfance du quartier est de 9 %, alors qu’elle atteint 16 % pour l’ensemble des structures d’accueil de la Ville. 62 En ce qui concerne l’activité professionnelle des parents, il apparaît que les mères sont 73 % à travailler et 8 % au bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche d’un emploi. Le taux de travailleurs est de 90 % pour les pères et 7 % sont également à la recherche d’un emploi ou inscrits au chômage. Ces taux de personnes actives sont relativement élevés comparativement à d’autres quartiers de la Ville. Le quartier de la Cité est caractérisé par un nombre important de postes à responsabilités dans le secteur tertiaire. La proportion des parents ouvriers est très inférieure à la moyenne des institutions de la Ville. Les mères ouvrières ne sont pas du tout représentées dans le quartier, alors qu’elles sont 15 % pour l’ensemble de la Ville et les pères ouvriers représentent 3 %, contre 19 % pour la Ville. A l’inverse, les catégories supérieures (cumul des cadres, dirigeants et professions libérales) sont très représentées dans le quartier: 35 % pour les mères, contre 17 % pour la Ville et 50 % pour les pères, contre 28 % pour l’ensemble de la Ville (graphique 2). 32 Les enfants de la halte-garderie de La Madeleine des Enfants ne sont pas pris en compte dans les données. GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE LA CITÉ SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 26 % DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) 66% ÉTRANGERS 8% 100 % GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE LA CITÉ SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 90 % 15 18 80 % 20 70 % 32 60 % 14 PROFESSIONS LIBÉRALES 50 % 16 40 % 30 % CADRES ET DIRIGEANTS SECTEUR QUATERNAIRE 37 17 EMPLOYÉS 20 % 10 % 14 PETITS INDÉPENDANTS 13 3 0% MÈRES OUVRIERS PÈRES 63 9. Cité L’ÉVEIL CULTUREL ET ARTISTIQUE 64 Dès tout petits, les enfants expriment leur créativité dans leurs activités et leurs comportements. Les espaces de vie enfantine favorisent le développement de l’éveil culturel et artistique des enfants, car il est essentiel dans la construction de leur identité. C’est aussi un vecteur d’intégration à une communauté et un moyen pour les enfants de découvrir la diversité culturelle. Que ce soit par le biais de jeux, de visites de musées et d’expositions, de lectures ou de spectacles, le travail dans les institutions de la petite enfance est fortement dirigé dans ce sens. Son objectif premier est d’éveiller chez l’enfant son sens artistique, sa sensibilité et de lui donner envie d’explorer des horizons nouveaux. En offrant un espace et les outils pour appréhender un monde sensitif, culturel et artistique, La Madeleine des enfants permet aux enfants, et plus largement aux familles, de découvrir et de partager de nouvelles expériences. En effet, sa mission, à travers l’éveil culturel et artistique, est en partie de susciter et de faciliter l’accès des familles aux lieux culturels, ainsi que de les associer à ses démarches. La Madeleine des enfants est la structure qui accueille l’éveil culturel et artistique en mettant à disposition un espace et en proposant différentes animations tout au long de l’année 33. Tous les ans, le «groupe de pilotage de l’éveil culturel et artistique» choisit un thème autour duquel la plupart des activités sont par la suite élaborées. Pour l’année scolaire 2007-2008, La Madeleine des enfants a conçu son programme sur le thème des «évasions créatives». Ce thème a rejoint celui du 5e colloque petite enfance: «le kaléidoscope de la créativité». Indépendamment du thème annuel, La Madeleine des enfants participe à l’organisation du festival du livre petite enfance, de la fête de la musique et accueille diverses expositions. L’éveil culturel et artistique s’élabore aussi en collaboration avec les institutions petite enfance. Un travail de sensibilisation auprès des professionnels de la petite enfance est effectué afin que ces derniers alimentent les réflexions. Pour ce faire, des projets interinstitutionnels, interculturels et intergénérationnels sont organisés. A travers cette démarche, il y a une volonté de rendre l’éveil culturel et artistique quotidien et non événementiel tout en sachant que les enfants vont l’accepter et se l’approprier selon leurs envies. 33 Site Internet: www.eveil-ge.ch 10. Eaux-Vives GRE BAR BAR FLO PRE EAU INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER TER FRO PIM MAT Secteur petite enfance «A 2 Pas» BAR: Espace de vie enfantine « Barque-en-Ciel » rue du Lac 17 et rue du Simplon 14 – 1207 Genève PIM: Espace de vie enfantine « Pimprenelle » route de Chêne 54 – 1208 Genève TER: Espace de vie enfantine de la Terrassière avenue de Frontenex 12 – 1207 Genève EAU: Crèche des Eaux-Vives rue de Montchoisy 48 – 1227 Genève GRE: Jardin d’enfants «žLa Grenade » avenue de la Grenade 3 – 1207 Genève MAT: Crèche « La Maternelle » rue Jules-Cougnard 5 – 1208 Genève FRO: Jardin d’enfants «La Petite Maison de Frontenex» chemin de la Clairière 7 – 1207 Genève Secteur petite enfance Eaux-Vives–žFrontenex FLO: Crèche familiale « La Flottille » rue des Vollandes 19 – 1207 Genève PRE: Espace de vie enfantine « Pré-Picot » plateau de Frontenex 11 – 1223 Cologny 65 10. Eaux-Vives Taux d’équipement des Eaux-Vives: 30,4 % Taux de demandes satisfaites: 55 % A la fin de l’année 2006, 1’189 enfants âgés de 0 à 4 ans habitent dans le quartier des Eaux-Vives. Ces enfants représentent 4,41% de la population totale résidant dans ce quartier, soit légèrement moins (–0,32 %) que le taux de cette même tranche d’âge pour l’ensemble de la Ville de Genève (4,73%). En ce qui concerne l’activité professionnelle des parents, les mères sont 75 % à travailler et 9 % au bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche d’un emploi. Les pères, quant à eux, sont 90 % à travailler et 7 % à la recherche d’un emploi ou inscrits au chômage. Le quartier offre 362 places d’accueil réparties dans neuf structures d’accueil petite enfance subventionnées par la Ville de Genève. Le taux d’équipement est de 30,4 %, ce qui est légèrement inférieur à la moyenne de la Ville qui s’élève à 33,7% en 2007. Le taux d’équipement du quartier a cependant sensiblement augmenté depuis 2003 où il atteignait 23,9 % 34. Cette évolution est liée à l’ouverture de la crèche La Terrassière et à la transformation du jardin d’enfants Barque-en-Ciel en espace de vie enfantine en 2004. Il est utile de rappeler que la population qui vit dans le quartier des Eaux-Vives n’est pas homogène, le coût des habitations variant sensiblement d’une section à l’autre. La distribution des parents dans les différentes catégories socioprofessionnelles est relativement proche de celle de l’ensemble des structures d’accueil de la Ville, sauf pour les catégories supérieures (cadres, dirigeants et professions libérales) qui sont un peu plus représentées aux Eaux-Vives. Les mères sont 23% dans ces catégories, contre 17% pour la Ville et les pères 39%, contre 28% pour la Ville (graphique 2). La proportion de demandes satisfaites est de 55 %, contre 62% pour l’ensemble de la Ville. La pression de la demande dans ce quartier demeure importante, comme l’attestent les 246 demandes de places en attente au BIPE à la rentrée 2007. USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DES EAUX-VIVES Quelque 727 enfants ont fréquenté les institutions de la petite enfance du quartier durant l’année civile 2006, dont 82 % étaient domiciliés en Ville de Genève. Les enfants d’origine suisse ou de double nationalité (suisse et autres) représentent la majorité des enfants accueillis (69 %), contre 61 % pour l’ensemble de la population du quartier et 56 % pour l’ensemble de la Ville (graphique 1). En 2006, la proportion d’enfants d’origine suisse est plus importante que dans d’autres quartiers, néanmoins, 48 nationalités distinctes sont répertoriées dans les institutions de la petite enfance des Eaux-Vives. Le pourcentage de familles monoparentales s’élève à 15 %, soit un taux presque identique de celui de l’ensemble des institutions de la Ville (16 %). 66 34 Taux issu de «La petite enfance en Ville de Genève: Contexte et indicateurs par secteurs», Ville de Genève, édition 2004, p.13. GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DES EAUX-VIVES SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 31% DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) 61% ÉTRANGERS 8% 100 % 8 GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DES EAUX-VIVES SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 15 90 % 15 80 % 70 % 24 16 60 % 6 PROFESSIONS LIBÉRALES 50 % 40 % 42 30 CADRES ET DIRIGEANTS SECTEUR QUATERNAIRE 30 % 8 20 % 3 PETITS INDÉPENDANTS 10 % 15 EMPLOYÉS 16 OUVRIERS 0% MÈRES PÈRES 67 10. Eaux-Vives LES ACTIVITÉS INTERGÉNÉRATIONNELLES En Ville de Genève, de nombreuses institutions de la petite enfance s’engagent à travers leurs activités à la construction de liens sociaux entre les tout-petits et des personnes âgées. Qu’elles soient de nature régulière ou ponctuelle, ces activités visent à permettre à chacun d’apprendre à connaître l’autre et ont pour but de valoriser le plaisir des rencontres et le partage. La crèche La Terrassière, aux Eaux-Vives, propose de manière régulière des séquences intergénérationnelles en lien étroit avec l’EMS qui jouxte le lieu d’accueil. De tels échanges sont également pratiqués dans deux autres institutions de la petite enfance; l’Atelier Vie aux Grottes et Tom Pouce au Petit-Saconnex. Les enfants concernés par ces rencontres sont âgés de 3 à 4 ans et les personnes âgées libres de s’inscrire et de participer à ces séances. De nombreuses activités sont proposées, de la gymnastique douce à l’atelier «contes», de sorties au parc à divers goûters et fêtes communes, de la peinture à l’exposition des travaux réalisés. Pour la responsable du secteur petite enfance A 2 Pas et les responsables du projet, le bilan est extrêmement positif et apporte beaucoup aux participants. Les enfants aiment ces rencontres animées et les résidants de l’EMS apprécient la vitalité qui émane des enfants. 68 Des échanges de l’ordre de l’observation, de regards ou de gestes ont d’abord lieu entre les enfants et les résidants, puis les conversations arrivent. Au contact des personnes âgées, les enfants les plus turbulents se calment et respectent les limites posées. Pour certains résidants, le fait d’être en contact avec de jeunes enfants et de se replonger dans leurs souvenirs permet de faire travailler une mémoire parfois fragile. Les questions de l’absence, de la maladie ou du deuil sont volontairement évitées dans ce projet intergénérationnel. Les séances sont organisées de manière à éviter l’attachement: les résidants changent d’une rencontre à l’autre et une partie des enfants aussi (accueils à temps partiel). Le lien privilégié est celui du groupe et non le lien interindividuel. Par ailleurs, les personnes âgées étant volontaires pour participer aux rencontres, seules celles qui sont bien, ou «en forme», sont présentes. Plusieurs sont néanmoins en fauteuils roulant ou peu alertes, mais les enfants ne s’en étonnent pas et ne posent pas de questions. Leur regard est déchargé de préjugés et les déambulateurs constituent plus un objet de convoitise et de jeux qu’un frein aux rencontres! 11. Jonction EDK INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER JON MIL NIC NIC * EDK: Espace de vie enfantine « Edmond-Kaiser » rue du Stand 26 – 1204 Genève CVO: Lieu d’accueil parents-enfants « Le Cerf-Volant » boulevard Carl-Vogt 82 – 1205 Genève JON: Crèche de la Jonction avenue de Sainte-Clotilde 14 – 1205 Genève MIL: Jardin d’enfants « Le Mille-Pattes » rue du Village-Suisse 14 – 1205 Genève NIC: Crèche « La Nichée » boulevard Carl-Vogt 46 et boulevard d’Yvoy 13 – 1205 Genève CVO * Projet: Crèche TSR quai Ernest-Ansermet 20 – 1205 Genève 69 11. Jonction Le quartier de la Jonction compte 572 enfants de 0 à 4 ans fin 2006. Par rapport à l’ensemble de la population vivant dans ce quartier, les 0-4 ans représentent 4,54 %, soit très légèrement moins (– 0,19 %) que le taux de cette même tranche d’âge en Ville de Genève. Taux d’équipement de la Jonction: 49,5 % Taux de demandes satisfaites: 54 % Le territoire de la Jonction offre trois espaces de vie enfantine et un jardin d’enfants subventionnés par la Ville, ce qui correspond à 283 places d’accueil. Le taux d’équipement s’élève à 49,5 %. Il est lié à la récente extension de l’espace de vie enfantine La Nichée en 2004 (+40 places). Il faut toutefois préciser qu’étant à la frontière du quartier de Plainpalais et partageant le même code postal (1205), les enfants de ce dernier quartier peuvent également être accueillis dans les structures de la Jonction. Le taux de satisfaction atteint 54 % (contre 62 % pour l’ensemble de la Ville). A la rentrée 2007, les dossiers en attente d’un placement sont au nombre de 125 pour le quartier de la Jonction. USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DE LA JONCTION Ce sont quelque 507 enfants qui ont fréquenté les institutions du quartier durant l’année civile 2006, dont une majorité habitent en Ville de Genève (76 %). Parmi les enfants accueillis dans les institutions de la petite enfance, 60 % sont de nationalité suisse ou de double nationalité (graphique 1). Ce taux est supérieur au pourcentage de suisses recensés dans l’ensemble de la population établie dans le quartier (53 %), ainsi que celui pour l’ensemble de la Ville (56 %). Concernant la structure familiale, il ressort que les familles monoparentales dont les enfants fréquentent les diverses structures d’accueil du quartier sont plus nombreuses que dans l’ensemble des institutions de la Ville. Elles sont 19 % à la Jonction contre 16 % en Ville de Genève. 70 Au vu du taux de pères et de mères actifs professionnellement, il apparaît que les mères travaillent dans 73% des cas. La proportion des pères qui travaillent est de 81 %, taux le plus faible recensé parmi les différents quartiers de la Ville de Genève. Toutefois, c’est dans ce quartier que le pourcentage de pères inscrits au chômage ou en recherche d’emploi est le plus élevé (15 %) ce qui nuance les résultats présentés. Pour les mères, ce pourcentage atteint 13 %. Dans le quartier de la Jonction, la part des parents ouvriers est légèrement supérieure à la moyenne des structures d’accueil de la Ville. Les mères ouvrières représentent 18%, contre 15% pour l’ensemble de la Ville et les pères ouvriers 23 % contre 19 % pour la Ville (graphique 2). A l’inverse, les catégories supérieures (cadres, dirigeants et professions libérales) sont moins représentées dans ce quartier: 10 % pour les mères, contre 17 % pour la Ville et 22 % pour les pères, contre 28 % pour la Ville (pourcentages cumulés). GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE LA JONCTION SUBVENTIONNÉES PAR LAVILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 40 % DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) 57% ÉTRANGERS 3% 100 % GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE LA JONCTION SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 3 7 4 90 % 19 80 % 15 5 70 % 60 % 50 % 37 53 PROFESSIONS LIBÉRALES CADRES ET DIRIGEANTS 40 % SECTEUR QUATERNAIRE 30 % 13 20 % 4 10 % 18 EMPLOYÉS 22 PETITS INDÉPENDANTS OUVRIERS 0% MÈRES PÈRES 71 11. Jonction LA PARENTALITÉ L’accueil dans les institutions de la petite enfance se concentre sur les besoins des enfants. L’enfant est au cœur des préoccupations des équipes éducatives. La notion de parentalité constitue de ce fait une composante du projet pédagogique puisqu’elle concerne directement l’enfant. Les équipes éducatives peuvent ainsi être amenées, lorsque la situation l’exige, à accompagner les parents dans leurs difficultés ou leurs questionnements. Depuis 1990, le Cerf-Volant est un espace de jeu et d’échange destiné aux enfants de la naissance jusqu’à l’âge de 4 ans accompagnés de leurs parents (ou d’un autre adulte). Ce lieu s’inscrit dans la lignée de la «Maison Verte» réalisée par Françoise Dolto et une équipe de psychanalystes. Ouvert tous les après-midi, l’accueil se fait sous la responsabilité d’un trio de professionnels (dont un psychanalyste) différent chaque jour. C’est un lieu qui se fréquente de manière anonyme, sans inscription préalable. Seuls le prénom de l’enfant, son âge ainsi que le lien qui l’unit à la personne qui l’accompagne sont inscrits sur un tableau. Par ce biais, l’enfant est reconnu comme une personne à part entière qui a une place en tant que sujet. 72 Les accueillants restent disponibles pour les enfants et les parents, ils interviennent de manière discrète en respectant la position désirante de chacun et en favorisant l’émergence de la parole. Si un parent ressent l’envie de parler, de se confier, il est libre de le faire et trouvera l’écoute dont il a besoin pour ensuite, peut-être trouver les solutions à ses préoccupations. Quant à l’enfant, il n’est pas quelqu’un dont on parle mais une personne avec qui l’on parle de ce qu’elle vit. Au Cerf-Volant, les parents se rencontrent. Ils peuvent ainsi échanger des informations, tisser des liens et surtout comprendre que d’autres partagent les mêmes difficultés ou les mêmes joies. Dans ce sens, le Cerf-Volant permet de rompre l’isolement que rencontrent certaines familles et offre un espace de communication et de partage. 12. Plainpalais BBV SOU CMT INSTITUTIONS PETITE ENFANCE DU QUARTIER ALL ACA MIN CHE ROS Secteur petite enfance de Plainpalais CMT: Espace de vie enfantine « Les Chaumettes » rue Lombard 5 – 1205 Genève MIN: Espace de vie enfantine des Minoteries rue des Minoteries 5 – 1205 Genève ROS: Espace enfants de la Roseraie rue de la Maladière 2 – 1205 Genève SOU: Espace de vie enfantine des Sources rue des Sources 12 et rue des Sources 15 – 1205 Genève Secteur petite enfance de l’Université ALL: Espace de vie enfantine des Allobroges quai du Cheval-Blanc 14 – 1227 Acacias BBV: Espace de vie enfantine de Baud-Bovy passage Daniel Baud-Bovy 2-4-6 – 1205 Genève CHE: Jardin d’enfants « Le Cheval à Bascule » quai du Cheval-Blanc 11 – 1227 Acacias ACA: Crèche des Acacias route des Acacias 38 – 1227 Acacias 73 12. Plainpalais Taux d’équipement de Plainpalais: 26 % Taux de demandes satisfaites: 49 % Dans le quartier de Plainpalais, 1’184 enfants sont âgés de 0 à 4 ans en 2006, soit 4,69 % de la population totale du quartier, pourcentage extrêmement proche de celui de l’ensemble de la Ville de Genève (4,73%). Pour accueillir ces enfants, le quartier dispose de 308 places dans les institutions petite enfance subventionnées par la Ville, ce qui conduit à un taux d’équipement de 26 % (contre 33,7 % pour l’ensemble de la Ville). L’extension de l’espace de vie enfantine des Minoteries et l’ouverture de la crèche à temps partiel Les Chaumettes à la rentrée 2007 ont permis d’augmenter ce taux par rapport à l’année précédente (23,7 %). Plainpalais est toutefois le quartier où le taux de demandes satisfaites est le plus bas, soit 49 % (contre 62 % en Ville de Genève). Par ailleurs, la demande reste particulièrement forte comme l’attestent les 274 dossiers en attente d’une place enregistrés au BIPE. USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE DE PLAINPALAIS Parmi les 562 enfants qui fréquentent ces structures d’accueil, 67 % habitent dans le quartier, et ils sont 77 % à vivre sur le territoire de la Ville de Genève. La crèche des Acacias ayant un partenariat avec la commune de Carouge, les enfants domiciliés dans cette commune sont nombreux. Les enfants d’origine suisse ou possédant la double nationalité représentent 66 % dans les institutions du quartier (graphique 1). Ce taux est nettement supérieur à celui de la population suisse résidant dans le quartier de Plainpalais (54 %), ainsi qu’à celui pour l’ensemble de la Ville (56 %). Les familles monoparentales sont 14 %, contre 16 % dans l’ensemble des institutions de la Ville de Genève. Le pourcentage de parents actifs professionnellement est très proche de celui de l’ensemble des structures d’accueil. En effet, 69% des mères travaillent (68% toutes IPE confondues) et 87% des pères exercent une activité professionnelle (86 % pour l’ensemble des IPE). Parmi les parents qui ne 74 travaillent pas, plus de 15 % des mères et 8 % des pères connaissent une période de chômage, ou recherchent un emploi. Dans le quartier de Plainpalais, 50 % des pères actifs sont des employés, alors que leur proportion n’atteint que 37 % pour l’ensemble des structures d'accueil de la Ville. Il s'agit du pourcentage le plus élevé pour cette catégorie socioprofessionnelle. Cette surreprésentation des employés s’explique notamment par la présence dans le quartier de structures d’accueil petite enfance en partenariat avec l’Université de Genève. De nombreux pères y travaillent, particulièrement dans l’assistanat, fonction définie dans la catégorie «employés». Le quartier de Plainpalais obtient le pourcentage le plus faible de pères exerçant comme cadres ou dirigeants: 11 % contre 20 % pour l’ensemble de la Ville. Après les employées, c’est le secteur quaternaire qui réunit le plus grand nombre de mères actives. Elles sont plus de 22 %, contre 18 % pour la Ville (graphique 2). GRAPHIQUE 1 RÉPARTITION DES ENFANTS SELON L’ORIGINE NATIONALE, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE PLAINPALAIS SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % SUISSES 34 % DOUBLES NATIONAUX (SUISSES ET AUTRES) 58% ÉTRANGERS 8% 100 % GRAPHIQUE 2 CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS UTILISATEURS, INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE DU QUARTIER DE PLAINPALAIS SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006, EN % 90 % 8 5 5 11 6 80 % 22 70 % 60 % 50 50 % 40 % PROFESSIONS LIBÉRALES CADRES ET DIRIGEANTS 45 SECTEUR QUATERNAIRE 30 % 9 20 % EMPLOYÉS 5 10 % 14 19 0% PETITS INDÉPENDANTS OUVRIERS MÈRES PÈRES 75 12. Plainpalais LE DÉVELOPPEMENT DURABLE De nos jours, les préoccupations autour de la question du développement durable sont largement présentes dans les consciences et dans les actions politiques et citoyennes. Il s’agit d’une notion qui suscite un vif intérêt, notamment dans le domaine de la petite enfance. Les structures d’accueil subventionnées par la Ville de Genève intègrent cette perspective dans leur quotidien, que ce soit en utilisant des matériaux recyclés, en faisant le tri des déchets, en proposant une alimentation de saison, mais surtout en sensibilisant les enfants à ces réalités dès leur plus jeune âge. Cette notion fait partie intégrante du projet pédagogique des institutions petite enfance. Le travail fait dans l’espace de vie enfantine des Sources illustre cette volonté de soutenir le développement durable dans le secteur de la petite enfance. Depuis le mois d’août 2006, l’équipe éducative propose des activités aux enfants afin de les sensibiliser au respect et à la sauvegarde de l’environnement. Ces activités prennent diverses formes; les enfants apprennent à trier les déchets, ils vont régulièrement à la déchetterie 35, ils décorent leur institution avec du matériel de récupération, ils ont accès à des livres, des dessins animés et des projections en relation avec ce sujet. L’alimentation est également au cœur de la démarche de l’institution. Pour cela, le cuisinier prépare des repas avec des produits qui sont, dans la mesure du possible, issus de l’agriculture biologique et provenant des commerçants du quartier. Ensuite, les enfants participent à des tables rondes durant lesquelles ils sont amenés à discuter des aliments qu’ils consomment. A travers ces différentes animations, les enfants acquièrent des connaissances et développent, petit à petit, une conscience sur des questions comme le gaspillage et la récupération. Tout en restant dans une perspective ludique, cette sensibilisation offre aux enfants des outils de réflexion qu’ils garderont, pour la majorité d’entre eux, en grandissant. Par ailleurs, les enfants sont très réceptifs aux activités proposées. Le projet lié au développement durable rencontre un grand succès, tant auprès des enfants, du personnel éducatif que des parents. 35 Voir à ce sujet le clip «encourager » élaboré dans le cadre de la campagne genevoise «L’éducation donne de la force», Ville de Genève: Délégation à la petite enfance, 2007. 76 Sources et références bibliographiques Office cantonal de la statistique (OCSTAT) Population résidante de la ville et du canton: – Annuaires statistiques du canton de Genève et données produites par l’OCSTAT Activité professionnelle des femmes: – Recensements fédéraux de la population: Office fédéral de la statistique (Berne): exploitation de données pour 2000 par l’OCSTAT; – Enquête suisse sur la population active 2006 en bref, Office fédéral de la statistique, Neuchâtel, 2007 Dépenses annuelles de la Ville de Genève pour la petite enfance – Budgets de subventionnement, Délégation à la petite enfance Groupe d’évaluation continue des lieux de placement (ELP), Office de la jeunesse, Département de l’instruction publique – Institutions de la petite enfance: procédure d’autorisation, directives et recommandations de fonctionnement, Genève, 1993 Délégation à la petite enfance, Ville de Genève – Statistiques annuelles sur: la capacité d’accueil, les usagers, le personnel et les ressources financières, dès 1989, non publiées – Règlement relatif aux conditions de subventionnement des institutions de la petite enfance du 11.7.1990, modifié le 10.7.1996. Ville de Genève: Département municipal des affaires sociales, des écoles et de l’environnement (actuel Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports), Délégation à la petite enfance – Guide pratique pour l’application des tarifs des prix de pension dans les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève, Genève: juin 1995 – Pour un accueil de qualité. Guide à l’usage des institutions de la petite enfance, Ville de Genève: Délégation à la petite enfance, 2002 – Statistiques annuelles sur la demande d’accueil et la demande satisfaite, Genève, BIPE: dès 2003, non publiées – L’alimentation des tout-petits; Guide pour une alimentation de qualité à l’usage des institutions de la petite enfance, Ville de Genève: Délégation à la petite enfance et République et Canton de Genève: Service de la Santé de la Jeunesse, 2006 – La petite enfance: une mission de service public, Ville de Genève: Délégation à la petite enfance, 2006 – Memento administratif des institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève, Ville de Genève: Délégation à la petite enfance, 2006 Service de la recherche en éducation (SRED), Département de l’instruction publique Institutions genevoises de la petite enfance et leurs usagers, ville et canton de Genève (1964, 1966, 1987): – Hutmacher W., Du Pasquier A.L., Les crèches: problèmes de placement d’enfants d’âge préscolaire à Genève, 1964. Genève: Service de la recherche sociologique, 1966 – Troutot P.Y., Trojer J., Pecorini M., Crèches, garderies et jardins d’enfants: usage et usagers des institutions genevoises de la petite enfance. Genève: Service de la recherche sociologique, 1989. Cahier du SRS, no 28 Equipements d’accueil de la petite enfance en Suisse romande (1992): – Troutot P.Y., La mesure de l’externalisation éducative en Suisse romande: un enjeu pour les politiques de la petite enfance. Genève: Service de la recherche sociologique, 1993 – Richard De Paolis P., Troutot P.Y., Gaberel P.E., Kaiser C., Meyer G., Pavillard S., Pecorini M., Spack A., Petite enfance en Suisse romande: enquête sur les institutions, les politiques et les pratiques de la prime éducation. Lausanne: Réalités sociales, 1995 77 Sources et références bibliographiques Enquête permanente sur la demande exprimée auprès des institutions privées subventionnées par la Ville de Genève: – Analyses annuelles des données de l’enquête: dès 1993, non publiées – Pecorini M., Les demandes d’admission dans les institutions de la petite enfance de la Ville de Genève: dénombrement et analyse. Rapport d’observation pour l’année 1993. Genève: Service de la recherche sociologique, 1994 Besoins de garde de la petite enfance, canton de Genève: – Le Roy-Zen Ruffinen O. et Pecorini M., Besoins de garde de la petite enfance: enquête auprès des familles ayant des jeunes enfants Canton de Genève – 2002, Genève: Service de la recherche en éducation, octobre 2005 Indicateurs clés petite enfance, canton de Genève: – L’enseignement à Genève; Indicateurs clés du système genevois d’enseignement et de formation, Genève: Service de la recherche en éducation, édition 2007, pp. 32-37. Autres documents – Berger R., «Rapport sur les institutions genevoises pour la petite enfance.» In: Réponse du Conseil administratif à la motion de la commission des écoles relative au subventionnement des crèches. Genève, 1985, pp. 7–73 – Délégation à la petite enfance, Petite enfance: exigences et perspectives. Actes du colloque tenu les 2 et 3 juin 1989. Genève, 1989 – «Rapport de la Commission de la petite enfance au Conseil administratif de la Ville de Genève». In: Propositions du Conseil administratif en vue de l’adoption d’un règlement relatif aux conditions de subventionnement des institutions privées pour la petite enfance, no 244. Ville de Genève, 1989, pp. 22-56 – Troutot P.Y., «La politique de la petite enfance en Suisse romande: un état (provisoire) des lieux». In: Pavillard S., Gottraux M. (eds), Politiques de la petite enfance. Lausanne: EESP, 1990. Cahier de l’EESP, no 9, pp. 13-42 78 – Convention collective de travail du personnel des institutions de la petite enfance, Genève: 1992 (entrée en vigueur de la dernière mise à jour: janvier 2007) – Bari J.P., Petite enfance devenue grande: évaluation des possibilités d’une gestion de la petite enfance par un employeur unique. Rapport d’expertise remis à la Délégation à la petite enfance, Ville de Genève, 1998 – Eger C., Fragments d’histoire de la petite enfance à Genève, 1898-1998: l’exemple de Plainpalais. Genève: Ed. Suzanne Hurter et Ville de Genève, 1998 – Bari J.P. en collab. avec Cuénoud F., Jalons pour une politique familiale à Genève. Genève: Département de l’action sociale et de la santé, 1999. Les cahiers de l’action sociale et de la santé, no 13 – Pecorini M., Delay Ch., Etude de St-Jean: exploration d’une approche localisée des besoins en équipement de la petite enfance (1998-1999). Rapport provisoire. Genève: Service de la recherche en éducation, 2000, non publié – Pecorini M., Estimation de la demande de places dans les institutions de la petite enfance –žCanton de Genève – 2000. Document de travail. Genève: Service de la recherche en éducation, 2001 – Pecorini M., «Etat de la question à Genève: quelques chiffres». In: Les Actes des Assises Petite enfance du 15 mai 2001: une journée de réflexion pour des réponses concrètes. Genève: SPPE, 2001 – Renevey Fry Ch. (sous la dir. de), Pâtamodlé, l’éducation des plus petits, 1815-1980. Genève: La Criée, Service de la recherche en éducation, 2001 – Bouve C., Les crèches collectives: usagers et représentations sociales, Paris: l’Harmattan, 2001 – Mackenzie Oth L., La crèche est rentable, c’est son absence qui coûte, Genève: Conférence latine des déléguées à l’égalité, 2002 – Meyer G., Spack A. et Schenk S., Politique de l’éducation préscolaire et de l’accueil socio-éducatif de la petite enfance en Suisse, Lausanne: Editions EESP, 2002 – Sommer A., Représentations des droits de l’enfant dans le secteur de la petite enfance. Etude par questionnaire auprès de professionnels de la petite enfance et de parents dont l’enfant fréquente une institution de la petite enfance à Genève, Genève: Délégation à la petite enfance, 2003 – Loi fédérale sur les aides financières à l’accueil extrafamilial pour enfants, Berne: entrée en vigueur en février 2003 – La petite enfance en Ville de Genève: Contexte et indicateurs par secteurs, Genève: Délégation à la petite enfance, Edition 2004 – Du temps pour les familles ou comment concilier vie familiale et vie professionnelle: le problème vu sous l’angle de la politique familiale, Berne, COFF, 2004 – Loi fédérale sur la formation professionnelle, Berne: entrée en vigueur en janvier 2004 – Loi sur les structures d’accueil de la petite enfance et sur l’accueil familial à la journée (J 6 29), Genève: entrée en vigueur en janvier 2004 – Combien de crèches et de familles de jour faut-il en Suisse ?, Fonds national suisse: PNR 52, INFRAS, Zurich: juin 2005 – Règlement sur les structures d’accueil de la petite enfance et sur l’accueil familial à la journée (J 6 29.01), Genève: entrée en vigueur décembre 2005 – Institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève: perspectives 2010, Genève: Délégation à la petite enfance, octobre 2005 – Kovacs I. et Sommer A., Sondage sur les périodes de fermeture des crèches subventionnées par la Ville de Genève: le point de vue des parents et celui des professionnels, Genève: Délégation à la petite enfance, février 2006 – Les conditions d’enfance en Région de Bruxelles-Capitale: Indicateurs relatifs à la petite enfance et aux familles, Bruxelles, CERE, mars 2007 – Romer R., Petite enfance en Ville de Genève et pauvreté: conditions sociales de garde et vie quotidienne, Genève: Délégation à la petite enfance, juillet 2007 – Rossiaud Jean, Outil pour l’action socio-sanitaire communautaire de proximité en Ville de Genève: une triple approche, Genève: Les Idées, juillet 2007 – Rouillé Maugué Virginie, Référentiel en matière de qualité de vie partagée et durable. Réflexions et élaborations de pistes d’actions (document de travail), Genève: Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports, août 2007 79 www.ville-ge.ch/dpt5/enfance En Ville de Genève, durant l’année civile 2006, plus de six mille enfants de moins de cinq ans ont fréquenté les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville. Leur encadrement éducatif a nécessité près de 750 personnes. Fin 2007, la Ville subventionne plus de deux mille neuf cent soixante places et comptabilise chaque jour, par le biais du Bureau d’Information Petite Enfance (BIPE), une cinquantaine de contacts avec les familles genevoises. Ces quelques chiffres sont tirés de ce recueil en deux parties qui présente dans un premier temps des données et tendances générales en lien avec l’évolution du secteur de la petite enfance en Ville de Genève et dans un second temps, des données spécifiques par quartier. On y trouve également des informations utiles pour pouvoir apprécier les prestations offertes par la Ville de Genève aux familles ayant des enfants en âge préscolaire. Ces données sont en outre indispensables à la mise en œuvre d'une politique de la petite enfance adaptée aux besoins et à la demande de la population genevoise ainsi qu’à l'évolution des pratiques éducatives. La petite enfance en Ville de Genève: Contexte et indicateurs par quartier s'adresse aux citoyens et citoyennes, aux parents, aux professionnel(le)s de la petite enfance, aux élu(e)s, ainsi qu’à toutes les personnes intéressées par le développement du secteur de la petite enfance et son avenir.