La petite enfance en Ville de Genève

Transcription

La petite enfance en Ville de Genève
Édition 2007
LA PETITE ENFANCE EN VILLE DE GENÈVE
Contexte et indicateurs par quartier
L’engagement de la Ville de Genève dans le secteur de la
petite enfance se caractérise depuis de nombreuses années
par une volonté affirmée de développer des équipements
d’accueil de qualité, en nombre suffisant, pour répondre
aux besoins des familles genevoises. Créée en 1986, la
Délégation à la petite enfance, service rattaché au Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports,
œuvre pour favoriser le développement des institutions de
la petite enfance avec lesquelles elle collabore afin d’optimiser leur organisation. La Délégation à la petite enfance se
charge d’appliquer la politique générale de la petite enfance
de la Ville de Genève qui s’adresse aux enfants dès leur
naissance et jusqu’à l’âge de la scolarité obligatoire. Depuis
sa création, elle a constamment élargi son champ d’action
et ses compétences, afin de rester en phase avec l’évolution
des besoins des familles. Elle assume la responsabilité de
la qualité des prestations pédagogiques et veille au bon
fonctionnement des institutions de la petite enfance (application des conditions de subventionnement, contrôle de la
gestion administrative et financière des institutions de la petite enfance, application de la convention collective, gestion
des salaires et mise à disposition de locaux).
Depuis mai 2007, l’Observatoire de la petite enfance Ville de
Genève – SRED a été renommé « Pilotage et perspectives
de la petite enfance en Ville de Genève ». Cette nouvelle
dénomination vise à éviter toute confusion avec le nouvel
Observatoire cantonal. Ce recueil a été réalisé dans ce cadre,
par Isabelle Kovacs et Aline Sommer, sociologues à la
Délégation à la petite enfance, sous la responsabilité de
Marie-Françoise de Tassigny, déléguée, et son adjoint de
direction, Frédéric Spycher. Le Bureau d’Information Petite
Enfance (BIPE) et ses collaboratrices ont constitué, avec
certains collaborateurs de la Délégation, une ressource
essentielle pour la réalisation de cette publication. L’Office
cantonal de la statistique et l’Office Fédéral de la Statistique
ont également contribué par leur apport d’informations.
Enfin, ce travail n’aurait pu être réalisé sans la participation
des directions, responsables, secrétaires et secrétaires
comptables des institutions de la petite enfance qui récoltent
de précieuses données sur le terrain. Leur collaboration
est indispensable pour assurer le suivi des observations.
Que tous soient remerciés pour leur contribution.
Ville de Genève, Département de la cohésion sociale, de la jeunesse
et des sports, Délégation à la petite enfance
Parution: Décembre 2007
Conception graphique: Web’n paper
Imprimerie: Georg Burner
Illustrations: Albertine
Contact: Délégation à la petite enfance, 24 avenue Dumas,
case postale 394, 1211Genève 12, tél. +41 22 418 81 00
Imprimé sur papier 100% recyclé
1'500 exemplaires
® Ville de Genève, Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports,
Délégation à la petite enfance – Reproduction partielle autorisée avec indication de la source.
LA PETITE ENFANCE EN VILLE DE GENÈVE
CONTEXTE ET INDICATEURS PAR QUARTIER
édition 2007
Avant-propos
Le 8 octobre 2007 restera dans les annales de la petite
enfance genevoise. A cette date, le Conseil municipal a voté
à une large majorité le principe d’une municipalisation
des 66 institutions actuellement subventionnées par la Ville.
Sur cette base, le Conseil administratif a entamé des négociations pour concrétiser cette réforme essentielle pour
la «bonne gouvernance» du secteur, pour sa cohérence et
son développement futur.
Pour bien marquer l’ancrage de la petite enfance dans
cette vision, cette publication a adopté, et c’est une nouveauté, une grille d’analyse «quartier». Les parents, les
autorités politiques et tous les partenaires pourront ainsi
découvrir les indicateurs classiques d’offres et de demandes
déclinés quartier par quartier. Le taux d'équipement est
analysé très finement, ce qui permet d’envisager les développements futurs de manière optimale.
Depuis quelques années, des études émanant des milieux
les plus divers mettent en avant les retombées positives
d’une politique petite enfance volontariste sur le bien-être
des familles, sur l’intégration réussie des femmes au marché
du travail et sur la bonne marche de l’économie en général.
Malgré cela, au plan national, la mise en place d’une véritable politique familiale, avec des mesures incitatives et une
fiscalité adaptée, se fait encore attendre.
Merci à tous les partenaires qui font vivre un secteur si
riche. Et bravo à la Délégation à la petite enfance qui recueille
l’ensemble des données contenues dans cette publication.
Le lecteur attentif y trouvera les détails d’une politique qui
marque notre attachement à un service public moderne et
dynamique. Aussi pour les familles et la petite enfance.
Manuel Tornare, Conseiller administratif en charge
de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports.
En Ville de Genève, les autorités ont pris les devants et, dans
la sphère de compétences qui leur est réservée, se sont
montrées particulièrement généreuses: création de places,
augmentation sensible des ressources, ouverture d'un
Bureau d’information pour optimiser l’offre disponible, mise
en secteurs et, enfin, extension du service public au domaine
de la petite enfance.
La municipalisation s’inscrit dans une vision politique qui a
toujours privilégié la création de places, sans jamais sacrifier à la qualité de l’accueil proposé aux enfants. En cela,
nous participons activement à un mouvement de plus en
plus partagé qui prend en compte les premières années
comme une période fondamentale pour le développement
de l’enfant et l’épanouissement des familles autour de leurs
petits enfants comme un élément essentiel d’une politique
sociale de proximité.
3
Vous trouverez dans cette brochure
des informations sur les structures d'accueil
petite enfance de votre quartier.
Anglais: In this brochure you will find details
of the early childhood centres in your area.
Allemand: In dieser Broschüre finden
Sie Informationen über die Aufnahmestrukturen
für Kleinkinder Ihres Stadtteils.
Italien: In questo opuscolo troverete le informazioni
sulle strutture di accoglienza per la piccola infanzia
nel vostro quartiere.
Espagnol: En este folleto encontrará información
sobre las estructuras de acogida para la infancia
de su barrio.
Portugais: Nesta brochura, encontrará informações
sobre as estruturas de acolhimento para a pequena infância
da sua área de residência.
Russe: В этой брошюре вы найдете информацию
относительно организации обслуживания детей младшего
возраста вашего квартала.
Serbe: U ovoj brošuri možete naći informacije o
postojećim ustanovama za odgoj dece predškolskog
uzrasta u vašem području.
Turc: Bu broşür içinde, Okul Öncesi Eğitim Birimi’ne ait,
mahalleniz dahilindeki kuruluşlar hakkında bilgiler bulacaksınız.
Arabe:
Chinois:
Introduction
Cette cinquième édition de «La petite enfance en Ville de
Genève» souhaite décrire le contexte dans lequel s’inscrivent les institutions de la petite enfance subventionnées
par la Ville de Genève, ainsi que dresser le profil social des
usagers des structures d’accueil. Elle se situe dans la continuité des éditions précédentes (parues en 1995, 1998, 2001
et 2004), mais s’en distingue par une approche résolument
axée sur les différents quartiers de la Ville. Ce recueil propose
une photographie de la situation actuelle des structures
d’accueil de la Ville et retrace leur évolution au cours de ces
dernières années. Il constitue une étude spécifique et complémentaire à d’autres recherches fédérales, cantonales et
communales au sujet des différents modes de garde.
Cette publication comprend deux parties:
La première partie retrace brièvement l’histoire de la Délégation à la petite enfance depuis 1986. Elle aborde également
le cadre législatif actuel dans lequel se situe la petite enfance
à Genève. Deux chapitres présentent des données sociodémographiques et des données générales sur l’offre d’accueil
et les ressources dont bénéficie la petite enfance en Ville de
Genève. Enfin, cette première partie introduit le Bureau
d’Information Petite Enfance (BIPE) créé en décembre 2002,
les partenaires et réseaux socioculturels de la petite enfance ainsi que la mise en secteurs des structures d’accueil,
engagée depuis quelques années par la Ville.
La seconde partie met en évidence douze quartiers de la
Ville de Genève selon un découpage géographique propre à
la petite enfance, mais qui s’inspire de celui des Centres
d’Action Sociale et de la Santé (CASS). Dans chaque quartier
sont localisées les différentes institutions de la petite enfance
subventionnées par la Ville de Genève. Une double page
fournit des informations détaillées sur l’offre et les usagers
des structures d’accueil du quartier. Elle répond à certaines questions telles que: Quel est le taux d’équipement
du quartier ? Combien de jeunes enfants vivent dans le
quartier et combien fréquentent une institution de la petite
enfance ? Quelle est l’origine nationale des usagers ou
encore quel est le statut socioprofessionnel des familles ?
Enfin, pour chaque quartier, un thème sociopédagogique
spécifique est développé, le plus souvent transversal à
d’autres quartiers. Ces textes ont été réalisés sur la base
d’entretiens menés avec les responsables et les directions
des établissements.
Depuis bientôt quinze ans, la Ville de Genève récolte de
manière systématique des données sur l’offre, la demande
de places et la fréquentation des institutions de la petite
enfance qu’elle subventionne. Cette collecte d’informations
s’effectue par le biais du groupe «Pilotage et perspectives
de la petite enfance en Ville de Genève »1 et s’appuie sur la
collaboration des crèches et des jardins d’enfants. La mise
en forme des données représente en effet un travail conséquent pour les institutions déjà occupées par leur mission
quotidienne et par de nombreux projets garantissant un
accueil de qualité. Pour cette raison, les institutions doivent
être remerciées pour leur collaboration et leur engagement, la fiabilité et la continuité des données transmises
étant fondamentales pour la Délégation à la petite enfance
dans le cadre d’une étude telle que celle-ci.
Malgré le développement et la diversification des études
traitant de la petite enfance ces dernières années, il manque
encore des données plus précises sur l’ampleur de l’accueil
institutionnel, qui permettraient notamment des comparaisons intercommunales et intercantonales. L’Observatoire
cantonal de la petite enfance, issu de la loi de janvier 2004 sur
les structures d’accueil de la petite enfance et sur l’accueil
familial à la journée (J 6 29), devrait permettre à l’avenir
d’élargir la récolte des données. D’autres infomations
complémentaires sur le travail des mères, l’importance des
familles monoparentales ou encore les situations sociales
précaires, actuellement fournies par le biais du recensement
fédéral décennal de la population, devraient être exploitées
de manière systématique afin d’obtenir un aperçu plus fin
des récentes évolutions sociales. De surcroît, l’importance
des données manquantes sur certaines variables recueillies
en Ville de Genève impose les précautions d’usage et
l’attribution de limites adéquates.
5
Depuis quelques années, on observe aussi bien aux niveaux
fédéral, cantonal que communal, une réelle prise de
conscience de l’importance de soutenir les familles et la
nécessité de développer les modes d’accueil. Néanmoins,
des mesures en faveur d’une politique familiale concrète
doivent encore être prises afin que vie familiale et vie professionnelle puissent se concilier plus harmonieusement.
En Ville de Genève, l’offre de places dans les crèches et les
espaces de vie enfantine n’a cessé d’augmenter. L’objectif
étant de fournir à chaque famille qui le souhaite une place
d’accueil. A ce jour, la forte pression de la demande, en
particulier pour les enfants âgés de 0 à 2 ans est révélatrice
des nouveaux comportements des familles en matière
d’éducation des petits. La conjugaison de facteurs sociaux
et économiques ainsi que la promotion de l’égalité entre
hommes et femmes, le droit au travail des femmes, l’évolution des mœurs ou encore les transformations des structures familiales ont conduit à une amplification des besoins
de la population en matière de services d’accueil pour les
très jeunes enfants. Par ailleurs, la diffusion d’études sur
le développement de l’enfant et sur les aspects positifs
d’une socialisation précoce expliquent aussi le nombre de
demandes d’accueil dans des structures collectives.
1
6
Anciennement «Observatoire de la petite enfance Ville de Genève».
Table des matières
Introduction
5
PREMIÈRE PARTIE: PRÉSENTATION ET DONNÉES GÉNÉRALES
9
1.
Historique de la Délégation à la petite enfance
10
2.
Cadre législatif réglementant la petite enfance en Ville de Genève
12
3.
Données sociodémographiques
14
4.
Les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève
16
5.
Le BIPE (Bureau d’Information Petite Enfance)
22
6.
Les réseaux petite enfance
24
7.
La mise en secteurs
26
DEUXIÈME PARTIE: PRÉSENTATION PAR QUARTIER
27
Remarques méthodologiques
28
1.
Charmilles
29
2.
Grottes
33
3.
Pâquis
37
4.
Petit-Saconnex
41
5.
Saint-Gervais – Délices
45
6.
Saint-Jean
49
7.
Servette
53
8.
Champel
57
9.
Cité
61
10.
Eaux-Vives
65
11.
Jonction
69
12.
Plainpalais
73
Sources et références bibliographiques
77
7
PREMIÈRE PARTIE
PRÉSENTATION ET DONNÉES GÉNÉRALES
1.
En 2006, la Délégation
à la petite enfance fête
ses 20 ans d’existence.
La Délégation à la petite
enfance est en charge
du contrôle, du subventionnement ainsi que de
la gestion pédagogique
et salariale des institutions de la petite enfance
subventionnées par la
Ville de Genève.
Historique de la Délégation à la petite enfance
La Délégation à la petite enfance (DPE) a été créée en 1986
par le Conseil administratif de la Ville de Genève à la suite
d’un rapport conduit par Roland Berger une année plus tôt.
Les conclusions de ce rapport ont souligné la nécessité de
mettre sur pied un service spécifique pour gérer et développer le domaine de la petite enfance. La DPE dépend
aujourd’hui du Département de la cohésion sociale, de la
jeunesse et des sports et sert de relais entre les autorités
politiques de la Ville de Genève et les institutions de la petite
enfance qu’elle subventionne. Madame Marie-Françoise de
Tassigny dirige ce service depuis 1988 en qualité de déléguée
à la petite enfance. Durant les vingt années d’existence de
la DPE, trois magistrats se sont succédés à la tête du
Département en charge de ce service. Il s’agit de Messieurs
Guy-Olivier Segond (1979-1990), Michel Rossetti (1990-1999)
et Manuel Tornare, actuel conseiller administratif.
Depuis un peu plus de vingt ans, la DPE est particulièrement
active et participe à l’évolution du secteur de la petite enfance
en Ville de Genève en travaillant sur plusieurs axes. Au fil
des ans, son mandat s’est considérablement élargi pour
dépasser son rôle premier de gestionnaire financier des
institutions de la petite enfance. La Délégation a mis en
place un cadre précis régissant la politique petite enfance et
a favorisé le développement de modes de garde diversifiés en
créant de nouvelles structures d’accueil. Elle s’est également
attachée à ce que les métiers de la petite enfance obtiennent
une reconnaissance sociale et pécuniaire en soutenant la
professionnalisation du domaine et en renouvelant les outils
pédagogiques afin qu’ils répondent aux exigences actuelles.
De ce fait, la petite enfance a été globalement revalorisée
auprès des professionnels2, des politiques et des parents.
La Délégation, en collaboration avec la municipalité ainsi
que les divers partenaires de la petite enfance, a contribué
à poser les bases légales du secteur:
• En 1990, le Conseil administratif de la Ville de Genève
approuve le Règlement relatif aux conditions de subventionnement des institutions pour la petite enfance. Ce dernier précise entre autre la mission de la DPE.
10
• En 1992, les partenaires du secteur de la petite enfance
adoptent une convention collective de travail (CCT) pour
le personnel de la petite enfance. Une nouvelle CCT est
signée en janvier 2007.
• Au début des années nonante, des normes cantonales
d’encadrement pour les enfants placés dans les structures d’accueil préscolaires sont adoptées.
• En 1995, le Guide pratique relatif à l’application des prix de
pension dans les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève est approuvé par le Conseil
administratif. Ce document harmonise la tarification des
prix de pension appliquée dans les institutions et établit
une pondération selon les revenus des parents.
Ces bases réglementaires constituent les quatre piliers de
la politique municipale en matière de petite enfance. Ce ne
sont cependant pas là les seules réalisations portées par la
Délégation. En effet, à son travail de contrôle et de subventionnement s’est ajouté, en 1997, celui de la gestion salariale
du personnel des institutions afin d’assurer un traitement
salarial uniforme et équitable pour chaque employé. Sur un
plan pédagogique, l’engagement de coordinatrices pédagogiques a renforcé l’action de la Délégation. Elle a également
collaboré à de nombreuses reprises avec le Service de la
Recherche en Education (SRED) pour évaluer, entre autres,
les besoins, le type d’usagers, les équipements et les places
disponibles dans les institutions de la petite enfance. Cette
collaboration a abouti à la création d’un «Observatoire
petite enfance Ville de Genève» en 1993. Au mois de mai
2007, il a été rebaptisé «Pilotage et perspectives de la
petite enfance en Ville de Genève» dans le but de définir plus
explicitement ses objectifs.
Avec le soutien de la municipalité, la DPE a créé en décembre 2002 le Bureau d’Information Petite Enfance (BIPE).
Sa mission consiste à enregistrer des demandes de place,
mais aussi orienter et informer les parents sur les différents
modes d’accueil existants.
Sur un plan politique, les magistrats Messieurs Michel
Rossetti et Manuel Tornare ont successivement mis à l’étude
une nouvelle forme de pilotage unique. Le projet d’extension
du service public au domaine de la petite enfance date de la
fin des années nonante. En 1998, Michel Rossetti est le
premier à initier la réflexion sur la possibilité d’instaurer un
employeur unique pour le personnel de la petite enfance
sous forme de fondation.
En 1999, Manuel Tornare soutient le projet de municipalisation. Celui-ci a pour but d’assurer la transparence du
fonctionnement, de garantir l’équité d’accès aux places
d’accueil, mais aussi de développer la cohérence du système de l’ensemble des institutions. Modifier le statut des
employés du secteur de la petite enfance permettrait
de décharger les comités de leur rôle d’employeur du personnel des institutions. En effet, la majorité des institutions
de la petite enfance est conduite par des comités composés
principalement de parents bénévoles. Juridiquement, les
structures d’accueil prennent la forme d’associations ou de
fondations subventionnées à près de 80 % par la Ville de
Genève et les comités ont la fonction d’employeur. Dans le
projet de municipalisation, les comités resteraient toujours
des partenaires privilégiés tant auprès des parents, du personnel de la petite enfance que de la Délégation. La forme
concrète que prendrait l’extension du service public au
domaine de la petite enfance n’est pas encore fixée, et ce en
dépit de l’accord de principe voté par le Conseil municipal
en automne 2007. Différentes options sont actuellement en
discussion auprès des autorités politiques.
ration entre les différents lieux d’accueil collectif et la DPE.
Elle vise aussi à une optimisation des ressources. Ainsi,
les professionnels sont plus à même de répondre aux
demandes des parents, en ayant une vision globale mais
aussi plus circonstanciée de l’offre dans un périmètre donné3.
La compétence de la Délégation à la petite enfance englobe
l’application de la politique générale de la petite enfance de
la Ville de Genève, le développement des structures d’accueil
sur le territoire de la Ville et la collaboration avec elles pour
leur organisation interne. A ce jour, la Ville de Genève subventionne 66 sites et projette d’ouvrir 5 institutions supplémentaires d’ici à 2010. La création de nouvelles institutions
doit prendre en compte de multiples facteurs (locaux à
disposition, personnel formé en suffisance, partenariats
possibles, budget alloué à la petite enfance, etc.). L’une des
priorités reste toujours la recherche de nouveaux espaces
dans la perspective d’offrir des places d’accueil à toutes les
familles intéressées par un accueil de type collectif. De plus,
les bienfaits d’une socialisation dans une structure collective
n’étant plus à démontrer, la majorité des élus soutiennent
activement le développement des institutions de la petite
enfance. Grâce à l’accompagnement vers l’autonomie, à l’apprentissage de la vie en communauté et à l’intégration des
enfants de toute origine, l’accueil des tout petits représente
un investissement positif pour la société dans son ensemble.
En automne 2007,
un accord de principe
concernant l’extension
du service public au
domaine de la petite
enfance est voté par le
Conseil municipal.
A ce jour, la Ville de
Genève projette d’ouvrir
cinq structures d’accueil
supplémentaires d’ici
2010.
2 Par commodité nous utilisons le masculin dans le texte bien qu’une
large majorité des professionnels de la petite enfance soient des femmes.
3
Les modalités et les buts de la mise en secteurs sont développés au
chapitre 7.
Sur un plan structurel, le service de la Délégation à la petite
enfance a instauré progressivement la mise en place d’une
gestion sectorisée des structures d’accueil. Basée sur le
principe d’un regroupement géographique, elle s’est avérée
nécessaire au vu de l’augmentation des institutions subventionnées. La sectorisation permet une gestion plus cohérente du domaine de la petite enfance et facilite la collabo-
11
2.
Cadre législatif réglementant la petite enfance
en Ville de Genève
Le financement de la petite enfance à Genève et la formation
des professionnels qui travaillent dans les structures d’accueil sont définis par un cadre légal aux niveaux fédéral,
cantonal et communal.
AU NIVEAU FÉDÉRAL
En février 2003, un
premier crédit d’engagement de 200 millions
de francs a été ouvert
par la Confédération
pour une période de
4 ans, puis un second
de 120 millions de
francs couvrant la
période de février
2007 à janvier 2011.
Durant les quatre
premières années,
à Genève, 25 demandes
acceptées concernant
des structures d’accueil
collectif de jour ont
permis la création de
1’032 places.
Entrée en vigueur en février 2003, la loi fédérale sur les
aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants est
un programme d’impulsion d’une durée de huit ans qui vise
à encourager la création de places d’accueil pour les enfants
et permettre ainsi aux parents de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle. Un premier crédit d’engagement
de 200 millions de francs a été ouvert pour une période de
4 ans, puis un second de 120 millions de francs couvrant la
période de février 2007 à janvier 2011.
La loi fédérale sur les aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants prévoit notamment un soutien financier
aux structures d’accueil collectif de jour en création ou en
extension. Cette aide, limitée à deux ans, concerne les
structures ouvertes 25 heures par semaine et 45 semaines
par an au minimum. Par ailleurs, les structures en extension
doivent développer leur capacité d’accueil d’un tiers du
nombre de places d’accueil et au minimum de 10 places.
L’aide accordée est un forfait d’une somme maximum de
5’000 francs par an pour une place à plein temps (225 journées de 9h.) et ce, pendant deux ans. Plus précisément,
la subvention est versée après une année d’exploitation.
La première année, elle se monte à 5’000 francs par place
occupée et à 2’500 francs par place non occupée. La seconde
année, aucune subvention n’est versée pour les places non
occupées.
Durant les quatre années du premier crédit d’engagement,
706 demandes d’aide financière ont été accordées dans les
différents types de structures d’accueil (y compris accueil
parascolaire et accueil familial de jour). À Genève, 25 demandes acceptées concernant des structures d’accueil collectif de jour ont permis la création de 1’032 places 4.
12
Concernant la formation des professionnels de la petite
enfance, la loi fédérale sur la formation professionnelle,
votée en décembre 2002 et entrée en vigueur en janvier 2004,
définit de nouveaux niveaux de formation. Elle implique
l’adaptation des formations d’éducateurs-trices de la petite
enfance actuelles, qu’elles soient de niveau tertiaire (Suisse
romande) ou secondaire II (Suisse alémanique), ainsi que la
création d’un Certificat Fédéral de Capacité (CFC) d’Assistant
Socio-Educatif (ASE). A Genève, les éducateurs-trices du
jeune enfant diplômés-ées suivent leur formation dans une
école supérieure spécialisée: l’Ecole d’éducateur-trice du
jeune enfant. Ce sont des spécialistes de la petite enfance,
dont le cadre d’intervention est placé au niveau de «l’agir
autonome». Les ASE, quant à eux, sont formés dans une
école professionnelle: l’Ecole d’assistants socio-éducatifs.
Il s’agit de généralistes disposant de connaissances et de
compétences dans trois domaines: personnes âgées, handicap et jeunesse/petite enfance. A Genève, trois volées
d’étudiants suivent une formation à l’Ecole d’assistants
socio-éducatifs. La première finira son cursus en juin 2008.
Une classe d’apprentis (formation duale) a également été
mise sur pied. Un «descriptif cantonal type» des futurs
ASE a été élaboré au sein de la Commision cantonale formation-emploi qui détermine le cadre d’intervention de
cette profession placée au niveau de «l’agir encadré».
AUX NIVEAUX CANTONAL ET COMMUNAL
La loi sur les structures d’accueil de la petite enfance et sur
l’accueil familial à la journée (J 6 29) votée en novembre 2003
est entrée en vigueur en janvier 2004; elle a pour but d’adapter l’offre de places d’accueil à la demande dans les différents
modes de garde pour les enfants de 0 à 4 ans (12 ans pour
les familles d’accueil) dont les parents ou les répondants
sont domiciliés et/ou contribuables dans le canton. Elle vise
également à s’assurer de la qualité des prestations offertes
et à régler la répartition du financement entre le canton, les
communes et les parents. Depuis décembre 2005, un règlement d’application précise la mise en œuvre de la loi.
Le canton de Genève, en sa qualité d’autorité de surveillance,
a pour rôle d’autoriser et de surveiller les structures d’accueil,
les structures de coordination de l’accueil familial de jour et
les familles d’accueil. Il identifie les besoins en collaboration
avec les communes (Observatoire cantonal de la petite enfance) et coordonne une politique d’information sur les modes
de garde existants. Jusqu’en 2007, le canton subventionne
également la création de nouvelles places et le fonctionnement des structures existantes. Il verse une subvention
unique de 1’250 francs par place l’année de sa création.
Pour les places déjà existantes, la contribution unitaire est
de 250 francs par année.
Les communes ont la charge principale de la gestion de la
petite enfance. Elles financent également les places d’accueil
après déduction de la participation des parents. Jusqu’en
2007, le Fonds d’équipement communal (FEC) verse une
subvention unique de 5’000 francs par place, l’année de sa
création. En 2008, une nouvelle répartition des charges
canton/communes entre en vigueur impliquant notamment
des modifications au niveau des subventions pour la petite
enfance. Un engagement pour deux années (2008-2009) a
été pris par le FEC qui reprend à sa charge l’intégralité du
versement cantonal des subventions (ancienne subvention
cantonale + participation FEC) auxquelles peuvent prétendre
les institutions de la petite enfance. L’année 2010 reste
dans l’attente d’une nouvelle loi sur la péréquation fiscale
qui aura des répercussions sur la loi cantonale J 6 29.
Jusqu’en 2007, le canton
verse une subvention
unique de 1’250 francs
par place l’année de la
création de l’institution
de la petite enfance.
Pour les places déjà
existantes, la contribution
unitaire est de 250 francs
par année.
Un engagement pour
les années 2008-2009
a été pris par le Fond
d’équipement cantonal
qui reprend à sa charge
l’intégralité du versement
cantonal des subventions.
4
Source: Office fédéral des assurances sociales, «Aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants: bilan après quatre années du premier
crédit d’engagement».
13
3.
Fin 2006, on dénombre
en Ville de Genève
8’786 enfants âgés de
moins de 5 ans.
Près de 40% des enfants
de 0-4 ans vivant dans
le canton résident en
Ville de Genève.
A Genève, la part des
femmes actives en âge
d’être mères n’a cessé
d’augmenter ces quarante dernières années.
Données sociodémographiques
LE FACTEUR DÉMOGRAPHIQUE
L’ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE DES FEMMES
D’un point de vue sociodémographique, la petite enfance est
communément définie comme la période de la vie allant de
la naissance à l’entrée à l’école. A Genève, les institutions
de la petite enfance accueillent les enfants jusqu’à 4 ans,
âge où ceux-ci sont majoritairement préscolarisés dans le
premier degré d’enseignement5. L’ensemble de la population
âgée de moins de 5 ans représente les usagers potentiels
de ces équipements.
Dans le canton de Genève, comme dans le reste de la Suisse,
les femmes sont de plus en plus nombreuses à exercer une
activité professionnelle. L’évolution du taux d’activité des
femmes en Ville de Genève entre 1970 et 2000 est particulièrement explicite. La proportion de jeunes femmes actives
y a considérablement augmenté, passant pour les femmes
âgées de 30 à 34 ans de 59,2 % en 1970 à 83,8 % en 2000.
En 2000 toujours, les femmes âgées entre 25 et 39 ans domiciliées en Ville de Genève sont près de 84% à être actives7.
Dans le canton de Genève, à la fin de l’année 2006, on compte
23’363 enfants de moins de 5 ans, dont 8’786 résident en Ville
de Genève6, soit 38% (tableau 1.a). A l’instar du canton, la population enfantine de la Ville a fortement baissé entre 1965 et
1980, pour remonter ensuite progressivement jusqu’en 1995.
Depuis lors, la Ville de Genève a vu sa population de 0-4 ans
diminuer faiblement, contrairement à l’ensemble du canton
où elle s’est relativement stabilisée. Ce phénomène est en
partie lié à la mobilité des familles avec de jeunes enfants qui
s’installent dans les communes genevoises périphériques.
UNE POPULATION DE JEUNES ENFANTS
RELATIVEMENT STABLE DEPUIS 2000
En 2006, les enfants de moins de 5 ans représentent 4,7 %
de la population totale résidante en Ville de Genève et 5,2 %
de la population du canton (tableau 1.b). La natalité a fortement progressé entre 1980 et 1990, mais elle semble depuis
lors avoir atteint un palier autour de 2’000 naissances par
année (graphique 1).
Les mères concernées par le besoin d’un mode de garde
pré-scolaire sont nombreuses à travailler. En 2000, le taux
d’activité des mères âgées de 25 à 39 ans, avec de jeunes enfants âgés de 0 à 4 ans est de 72,9% en Ville de Genève et de
70,3% au niveau cantonal. Ces chiffres sont éloquents quant
aux besoins potentiels de services de garde et d’éducation.
Par ailleurs, l’activité professionnelle à temps partiel est
particulièrement répandue parmi les mères âgées de 25 à
39 ans avec des enfants de 0 à 4 ans. Elles sont 56,4% à travailler à temps partiel en Ville de Genève et 59,1% au niveau
cantonal. Cette prédominance du travail à temps partiel
dans cette catégorie de la population est largement corroborée par les résultats de la dernière enquête suisse sur la
population active8 qui met en évidence que parmi les
femmes actives occupées (tous groupes d’âge confondus),
56.5 % travaillent à temps partiel.
5
UNE DIVERSITÉ CULTURELLE
PARMI LA POPULATION ENFANTINE
La population très cosmopolite de la Ville de Genève est une
caractéristique qui la différencie du reste du canton. En 2006,
environ 43% des enfants résidants, âgés de moins de 5 ans,
ne sont pas de nationalité suisse. Ce chiffre est relativement
stable depuis 2000 (graphique 2). La diversité culturelle est
une composante importante à retenir dans la définition d’une
politique de la petite enfance qui vise l’intégration sociale
par le respect des différences culturelles dès le plus jeune
âge. Elle implique la prise en compte de ces différences.
14
A Genève, l’école est obligatoire dès 6 ans et l’école enfantine
(dès 4 ans) encore facultative. Un récent projet de loi propose de rendre
cette dernière obligatoire.
6
Population résidante selon l’âge: état de la population en années
révolues au 31 décembre.
7 Source: Recensements fédéraux de la population, Office fédéral de
la statistique, Berne, 2000; données fournies par l’Office cantonal de la
statistique, Genève (il n’existe à ce jour pas de données plus récentes
au niveau communal).
8
ESPA 2006 en bref, Office fédéral de la statistique, Neuchâtel, 2007.
1.a Nombre d’enfants
Ville
TABLEAU 1:
POPULATION RÉSIDANTE
DE 0-4 ANS, VILLE ET CANTON
DE GENÈVE, 1960-2006
Canton
Part de la ville en %
1960
1965
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
2006
8’681
15’251
9’588
21’901
9’189
21’828
7’339
20’324
6’348
17’643
6’628
17’429
8’259
19’816
9’589
23’436
8’824
23’089
8’786
23’363
57
44
42
36
36
38
42
41
38
38
1.b Proportion d’enfants de 0-4 ans parmi la population totale résidante
Ville, en %
Canton, en %
2500
2'217
1965
1970
1975
1980
1985
1990
1995
2000
2006
4,9
5,5
5,4
4,7
4,2
4,2
4,8
5,4
5
4,7
6
7,5
6,7
6
5
4,7
5,2
5,9
5,6
5,2
2'298
1'990
2000
GRAPHIQUE 1:
EVOLUTION DES NAISSANCES,
VILLE DE GENÈVE, 1960-2006
1960
2'008
2'064
2'081
1'862
1'880
1'918
2'006
2'047
1'947
1'664
1500
1'397
1'375
1000
500
0
1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
6000
5'319
4'664
4'269
GRAPHIQUE 2:
EVOLUTION DE LA POPULATION
RÉSIDANTE DE 0-4 ANS SELON
L’ORIGINE, VILLE DE GENÈVE,
1965-2006
4'992
4'925
5000
4'191
4000
3'794
3'652
3'148
2'976
3000
2000
ETRANGERS
1000
SUISSES
0
1965
1975
1985
1995
2006
Source: Office cantonal de la statistique, Genève
15
4.
Entre fin 1999 et fin
2007, la capacité d’accueil des institutions
subventionnées par la
Ville de Genève a augmenté de 1’023 places.
Le taux d’équipement
pour la Ville de Genève
dans son ensemble
atteint, en 2007, 33.7 %.
Il y a environ 34 places
subventionnées pour
100 enfants de moins
de 5 ans.
Durant l’année civile
2006, 6’038 enfants ont
fréquenté de manière
régulière une institution
de la petite enfance
subventionnée par la
Ville de Genève.
Les institutions de la petite enfance
subventionnées par la Ville de Genève
Pour la prise en charge de leurs enfants, les parents peuvent
faire appel à la parenté, au voisinage ou à du personnel
travaillant à domicile, mais aussi recourir à l’accueil familial
à la journée ou aux institutions de la petite enfance. Très souvent, ils combinent plusieurs de ces modes de garde. Si la
diversité des solutions adoptées par les parents est, certes,
représentative de leurs besoins et de leurs conceptions
éducatives, elle est aussi tributaire de l’état de l’offre d’équipements collectifs. Pour la Ville de Genève, il est fondamental de connaître précisément l’importance quantitative
des possibilités d’accueil institutionnel afin de poursuivre
une politique engagée dans le domaine de la petite enfance
et de mesurer l’investissement de la collectivité dans le
soutien aux familles.
LES STRUCTURES D’ACCUEIL POUR LA PETITE ENFANCE
Il existe en Ville de Genève plusieurs types de structures
d’accueil. Les plus répandues sont les crèches9 et les jardins
d’enfants10. On trouve également deux crèches à temps
partiel, deux crèches dépannage, deux crèches familiales,
deux haltes-jeux11, un espace d’accueil parents enfants et un
espace enfant dans le cadre de l’accueil migrant et de la
formation d’adultes. Dans un souci de concordance avec
l’évolution pédagogique des structures d’accueil, la terminologie évolue peu à peu. Ainsi, le terme d’«espace de vie
enfantine» (EVE) tend à remplacer l’appellation «crèche».
UNE PROGRESSION CONTINUE DU NOMBRE DE PLACES
SUBVENTIONNÉES ET DU NOMBRE D’ENFANTS USAGERS
Fin 2007, 66 structures d’accueil pour la petite enfance sont
subventionnées par la Ville de Genève (tableau 1). Si le nombre de places dans les jardins d’enfants est resté relativement
stable, celui en crèches et en EVE a sensiblement augmenté, passant de 1’577 en 1999 à 2’566 en 2007. Le nombre
de places est un élément indispensable à la planification du
développement des structures d’accueil. Le taux d’équipement permet une meilleure lecture de la situation. Pour 100
enfants de moins de 5 ans qui résident en Ville de Genève,
on recense environ 34 places subventionnées (tableau 2)12.
16
Cette augmentation de l’offre des places a permis d’accueillir, durant l’année civile 2006, 6’038 enfants. Les chiffres
présentés dans cette publication portent néanmoins sur un
total de base de 5’267 enfants. Ce total exclut les enfants
ayant fréquenté les haltes-jeux La Madeleine des enfants et
Zone Bleue, l’espace enfants Camarada, ainsi que les
crèches dépannage La Dent de Lait & CO et Châteaubriand.
Ces institutions ne proposent pas d’abonnements fixes ou
alors uniquement des abonnements d’une durée limitée.
Les données qu’elles produisent ne peuvent ainsi pas être
exploitées dans ce cadre.
Par ailleurs, les institutions de la petite enfance fonctionnant
sur le rythme des années scolaires (avec un tournus des enfants fin août-début septembre), il est utile de connaître le
nombre d’enfants inscrits dans les institutions à un moment
déterminé. Fin décembre 2006, 3’639 enfants sont admis de
façon régulière dans une institution de la petite enfance subventionnée par la Ville de Genève, soit 442 enfants de plus
qu’en 2003 (tableau 3). 2’813 enfants sont inscrits dans des
crèches, soit 77 % du total des enfants. Ce chiffre a presque
triplé depuis 1987, illustrant ainsi la forte évolution de la fréquentation durant ces vingt dernières années.
Crèches et EVE: accueillent les enfants dès la naissance jusqu’à leur
entrée à l’école enfantine, pour une fréquentation régulière. Il existe
différents types de crèches: les crèches à plein temps, ouvertes toute la
journée (soit 12h par jour) avec repas; les crèches à mi-temps, ouvertes
le matin et/ou l’après-midi parfois avec repas; les crèches familiales qui
emploient des personnes agréées pour la garde d’enfants à leur domicile –
elles offrent en outre un espace collectif de jeux et d’échanges; les crèches
dépannage, crèches à plein temps avec un accueil limité dans le temps.
9
10 Jardins d’enfants: accueillent généralement les enfants dès l’âge de
2 ans jusqu’à l’âge de 4-5 ans. Ils sont ouverts à la demi-journée, tous les
jours ou quelques jours par semaine et les enfants y sont inscrits pour un
taux de fréquentation régulier, à temps partiel.
11 Haltes-jeux: accueillent des enfants dès 18 mois – 2 ans, de façon
ponctuelle et pour une durée limitée à deux ou trois heures.
12
Les taux d’équipement de chaque quartier sont discutés dans la
seconde partie.
TABLEAU 1:
PROGRESSION DE L’ÉQUIPEMENT
ET DU NOMBRE DE PLACES
D’ACCUEIL, INSTITUTIONS DE
LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE
GENÈVE, 1999-2007
Fin
1999
Fin
2000
Fin
2001
Fin
2002
Fin
2003
Fin
2004
Fin
2005
Fin
2006
Fin
2007
1’577
1’696
1’733
1’781
1’884
2’060
2’228
2’441
2’566
360
360
383
383
391
*383
383
394
394
1’937
2’056
2’116
2’164
2’275
2’443
2’611
2’854
2’960
Places suppl.
subventionnées
durant l’année
57
119
60
48
111
168
168
224
125
Nombre d’IPE
(de sites distincts)
44
45
47
47
51
54
57
63
66
Nombre de places
en crèche
Nombre de
places en JE
Nombre de
places total
* La diminution du nombre de places en JE entre 2003 et 2004 est consécutive à la transformation d’une structure de type jardin
d’enfants en crèche.
TABLEAU 2:
TAUX D’ÉQUIPEMENT POUR LA
PETITE ENFANCE PAR QUARTIER,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE SUBVENTIONNÉES
PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2007,
EN %
Rive droite
Charmilles
Grottes
Pâquis
PetitSaconnex
Saint-Gervais
Délices
Saint-Jean
Servette
32,9
78,8
38,5
50,3
30,8
25,8
17,5
Champel
Cité
Eaux-Vives
Jonction
Plainpalais
Total
ville
26,7
34,0
30,4
49,5
26,0
33,7
Rive gauche
Nombre d’enfants inscrits au 31.12 *
Crèches
TABLEAU 3:
EVOLUTION DES EFFECTIFS FIXES
DANS LES INSTITUTIONS DE
LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE
GENÈVE, 1987-2006
Jardins d’enfants
Total
1987
1992
1995
2000
2003
2006
1’001
1’239
1’525
2’261
2’348
2’813
819
794
946
877
849
826
1’820
2’033
2’471
3’138
3’197
3’639
* Non comptabilisés: Les haltes-jeux Zone Bleue et La Madeleine des Enfants, les deux crèches dépannage, l’espace enfants
Camarada et le lieu d’accueil parents-enfants Cerf-Volant.
Remarque: les données ayant servi à la production des indicateurs sur la petite enfance proviennent de sources diverses et ont été
recueillies de façon ponctuelle ou périodique. Les séries chronologiques établies à partir de ces données ne sont donc pas homogènes
pour l’ensemble des indicateurs.
Source: Délégation à la petite enfance et institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève.
17
4. Les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève
CORRESPONDANCE ENTRE L’OFFRE ET LA DEMANDE
DEMANDES SATISFAITES PAR QUARTIER
L’adéquation entre l’offre et la demande en matière d’accueil
pour la petite enfance est une question qui se pose depuis
plusieurs années avec beaucoup d’acuité. La mesure de la
demande satisfaite s’effectue en partenariat avec le BIPE13
et les institutions de la petite enfance qui indiquent le nombre de dossiers retenus. La demande satisfaite exprime
ainsi le nombre d’enfants acceptés dans les institutions par
rapport au nombre d’enfants en attente d’une place au BIPE.
Les taux de satisfaction (tout type d’institution confondu) ne
sont pas homogènes d’un quartier à l’autre. Si ceux de la
Servette et de Saint-Jean s’élèvent à 80%, celui de Plainpalais, par exemple, n’atteint que 49% (tableau 4). Ces écarts
s’expliquent à la fois par l’importance quantitative des équipements et par la pression de la demande. Par ailleurs, dans
les quartiers où la présence des jardins d’enfants est restreinte, voire inexistante, les taux de satisfaction sont naturellement plus bas (par exemple Saint-Gervais–žles Délices et
Petit-Saconnex).
DEMANDES SATISFAITES PAR TYPE D’INSTITUTIONS
En 2007, une demande
sur deux a pu être
satisfaite dans les EVE
et les crèches.
La pression de la
demande demeure
moins élevée dans
les jardins d’enfants.
Si l’on considère les taux de satisfaction de la demande
depuis la mise en place du BIPE, on constate une évolution
positive, bien que, depuis plusieurs années, une forte
pression de la demande s’exerce pour l’accueil en crèche.
En septembre 2007, 51% des demandes sont satisfaites dans
les EVE et crèches, contre 88% dans les jardins d’enfants et
62% pour l’ensemble des institutions (graphiques 1 à 3).
Bien que le taux de demandes satisfaites soit en nette
progression depuis ces cinq dernières années, de légères
fluctuations apparaissent au fil des ans. Le nombre de
demandes demeurant relativement stable, la demande
satisfaite est vraisemblablement tributaire des variations de
l’offre d’une année à l’autre. En effet, si dans une institution
ou l’autre, on observe des mouvements importants (nombreux enfants quittant l’institution pour cause de déménagement par exemple), le taux de rotation sera alors plus
important et les nouvelles admissions plus nombreuses.
De plus, le nombre de nouvelles ouvertures varie selon les
années. C’est pourquoi, lorsque les ouvertures sont moins
nombreuses que celles de l’année précédente, l’effet d’absorption de la demande s’en trouve diminué.
18
Au niveau des espaces de vie enfantine et des crèches, on
constate que les quartiers les plus sollicités sont ceux de la
Cité, de Plainpalais, de la Jonction, de Champel, des EauxVives ou encore des Pâquis. Ces quartiers ne sont pourtant
pas ceux où la concentration de jeunes enfants (0-4 ans) est
la plus importante14. Par contre, les quartiers de Plainpalais,
des Eaux-Vives et de Champel, par exemple, présentent des
taux d’équipement15 légèrement en dessous de la moyenne
de la Ville (respectivement 26 %, 30 % et 27 %, contre 34 %
pour l’ensemble de la Ville). Les taux de satisfaction des
différents quartiers sont discutés dans la deuxième partie.
13
La mission et le fonctionnement du BIPE sont détaillés au chapitre 5.
14
Selon les chiffres de l’OCStat, situation au 31 décembre 2006.
15
Le taux d’équipement traduit le nombre de places offertes pour
100 résidents âgés de 0 à 4 ans
GRAPHIQUE 1:
PROPORTION DE DEMANDES
SATISFAITES DANS LES EVE ET
CRÈCHES SUBVENTIONNÉS PAR
LA VILLE DE GENÈVE, RENTRÉE
DE SEPTEMBRE 2007
GRAPHIQUE 2:
PROPORTION DE DEMANDES
SATISFAITES DANS LES JARDINS
D’ENFANTS SUBVENTIONNÉS PAR
LA VILLE DE GENÈVE, RENTRÉE
DE SEPTEMBRE 2007
GRAPHIQUE 3:
PROPORTION DE DEMANDES
SATISFAITES DANS L’ENSEMBLE
DES INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR
LA VILLE DE GENÈVE, RENTRÉE
DE SEPTEMBRE 2007
PROPORTION DE DEMANDES
NON SATISFAITES, EN %
PROPORTION DE DEMANDES
SATISFAITES, EN %
88 %
PROPORTION DE DEMANDES
NON SATISFAITES, EN %
12 %
PROPORTION DE DEMANDES
SATISFAITES, EN %
62 %
1
38 %
PROPORTION DE DEMANDES
NON SATISFAITES, EN %
Charmilles
Grottes
Pâquis
PetitSaconnex
Saint-Gervais
Délices
Saint-Jean
Servette
Taux de demandes
3
satisfaites dans les EVE
et CR
57
57
49
55
51
72
68
Taux de demandes
satisfaites dans les JE
89
91
85
–
–
95
92
Taux global de
demandes satisfaites
73
76
58
55
51
80
80
Rive droite
TABLEAU 4:
TAUX DE DEMANDES SATISFAITES
DANS LES INSTITUTIONS DE
LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE
DE GENÈVE, PAR QUARTIER,
SEPTEMBRE 2007, EN %
PROPORTION DE DEMANDES
SATISFAITES, EN %
51 %
49 %
Rive gauche
Champel
Cité
Eaux-Vives
Taux de demandes
satisfaites dans les EVE
et CR
45
30
47
Taux de demandes
satisfaites dans les JE
88
83
Taux global de
demandes satisfaites
59
56
Jonction
Plainpalais
Total ville
41
34
51
85
93
77
88
55
54
49
62
S
Remarque: ces chiffres reflètent la situation à la rentrée 2007, mais sont évolutifs puisque des désistements apparaissent encore durant
cette période dans les institutions, libérant des places et satisfaisant de nouvelles demandes en attente.
Source: BIPE, 1er octobre 2007.
19
4. Les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève
UNE PRÉPONDÉRANCE DE LA FRÉQUENTATION À TEMPS
PARTIEL DANS LES CRÈCHES
Alors qu’à la fin des années quatre-vingts plus de la moitié
des enfants (55 %) fréquentaient une structure d’accueil
petite enfance de type EVE ou crèche dix demi-journées
par semaine, il apparaît que cette tendance a largement
diminué puisqu’ils ne sont plus que 33 % en 2006 à être
présents à plein temps (graphique 4). La demande de fréquentation à temps partiel est ainsi devenue prépondérante
ces dernières années à l’instar du travail à temps partiel des
mères de jeunes enfants.
La demande de fréquentation à temps partiel
est devenue prépondérante ces dernières
années à l’instar du travail à temps partiel des
mères de jeunes enfants.
Les subventions de la
Ville de Genève pour
la petite enfance ont
plus que doublé lors de
cette dernière décennie.
À la rentrée 2007, les
institutions de la petite
enfance subventionnées
par la Ville de Genève
emploient 956 personnes.
DÉPENSES POUR LA PETITE ENFANCE
ET SOURCES DE FINANCEMENT
Le financement de la petite enfance à Genève est défini par
un cadre légal aux niveaux fédéral, cantonal et communal
(Fonds d’équipement communal et subventions des communes)16. Pour la Ville de Genève, s’intéresser aux montants
affectés à la petite enfance permet d’apprécier l’ampleur de
l’engagement des pouvoirs publics en la matière. L’évolution
des subventions annuelles aux institutions de la petite enfance est parlante; en l’espace de dix ans, elles ont plus que
doublé, passant de 31’786’000 francs en 1999 à 67’921’400
francs en 2008 (tableau 5).
Concernant l’origine et la structure du financement, les
subventions versées (Ville et autres partenaires institutionnels
privés ou publics) représentent, en 2007, 76 % des sources
de financement, les pensions versées par les parents17 22%
et les produits divers environ 2 %.
LE PERSONNEL DANS LES STRUCTURES
D’ACCUEIL PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES
Dans le domaine des activités socio-éducatives et de soutien
à la famille, le secteur de la petite enfance est en pleine expansion et occupe aujourd’hui une place importante sur le
marché du travail. La prise en charge d’enfants dans les
lieux collectifs nécessite l’engagement d’un personnel nombreux et compétent, exerçant diverses fonctions.
20
Le développement du secteur de la petite enfance a été
fortement marqué par la professionnalisation de la prise
en charge socio-éducative, et a eu des effets directs sur la
qualité des prestations dans les institutions de la petite enfance. L’encadrement des enfants est réglementé au niveau
cantonal par l’évaluation des lieux de placements (ELP),
conformément à la loi genevoise sur le placement de mineurs hors du foyer familial (J 8.7) et à la loi cantonale sur
les structures d’accueil de la petite enfance et sur l’accueil
familial à la journée (J 6 29).
En septembre 2007, quelque 956 personnes sont employées
de manière fixe dans les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève, dont 809 en qualité de
personnel éducatif et de direction et 147 en tant que personnel administratif et technique (tableau 6a). Entre 2003 et
2007, le total des postes (en équivalent plein temps) est
passé de 64818 à 723 (tableau 6b).
Depuis la fin des années nonante, les institutions genevoises de la petite enfance, comme celles de Suisse romande, font face à un manque de personnel diplômé en
éducation de la petite enfance. Les explications doivent être
à chercher dans l’expansion croissante du secteur, ainsi que
dans la capacité insuffisante de formation des écoles. Afin de
parer à cette difficulté, de nombreuses mesures ont été
prises à Genève: augmentation de la capacité de formation
de l’Ecole d’Educateurs du Jeune Enfant, formation en
cours d’emploi et procédure de reconnaissance et de validation des acquis.
16
La question du financement est développée dans le chapitre 2.
17
Dans les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville
de Genève, la participation financière des parents est de nature sociale.
Elle est calculée proportionnellement au revenu annuel net du ménage,
selon un taux progressif allant de 9 à 12%, avec un prix plafonné.
18 Source: La petite enfance en Ville de Genève, contexte et indicateurs
par secteurs, Genève : Délégation à la petite enfance, Edition 2004,
pp.26-27.
1.a EVE et Crèches
100
80
55
60
GRAPHIQUE 4:
EVOLUTION DU TEMPS DE
PRÉSENCE HEBDOMADAIRE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE SUBVENTIONNÉES
PAR LA VILLE DE GENÈVE,
1987 ET 2006,
EN %
43
40
10 DEMI-JOURNÉES
33
27
24
6-9 DEMI-JOURNÉES
18
20
1-5 DEMI-JOURNÉES
0
1987
2006
1.b Jardins d’enfants
100
80
58
60
47
5 DEMI-JOURNÉES
40
28
25
22
21
3-4 DEMI-JOURNÉES
20
1-2 DEMI-JOURNÉES
0
1987
TABLEAU 5:
EVOLUTION DU BUDGET ANNUEL
DE SUBVENTIONS AUX INSTITUTIONS DE LA PETITE ENFANCE
SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE
DE GENÈVE, 1999-2008
2006
Evolution des subventions, en CHF
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
31’786’000
33’160’000
37’973’000
42’015’000
46’255’000
47’948’000
53’218’000
57’941’400
63’831’400
67’921’400
6a. Nombre de personnes occupées
Personnel:
éducatif *
de direction
administratif
et technique
Total
746
63
147
956
éducatif *
de direction
administratif
et technique
Total
588.0
48.6
86.0
722.6
Nombre de personnes
TABLEAU 6:
PERSONNEL OCCUPÉ SELON
LA FONCTION, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE
GENÈVE, SEPTEMBRE 2007
6b.
§ Nombre de postes en équivalents plein temps
Personnel:
Nombre de postes
* Non compris: psychomotriciens, assistantes maternelles des crèches familiales, moniteurs, animateurs et vacataires.
Y compris: éducatrices de la petite enfance employées dans les crèches familiales, responsables de jardins d’enfants.
Source: Délégation à la petite enfance et institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève.
21
5.
Le BIPE (Bureau d’Information Petite Enfance)
En Ville de Genève, l’offre des possibilités d’accueil pour les
enfants de 0-4 ans se développe de façon régulière depuis
de nombreuses années. Cette augmentation des équipements
doit être mise en relation avec l’évolution de la demande,
facteur essentiel à prendre en compte pour évaluer les besoins des familles.
Depuis son ouverture
fin 2002, le BIPE a enregistré plus de 11’600
demandes de places.
Chaque année, environ
2’700 nouvelles demandes d’admission
sont déposées au BIPE
par les familles.
Les éducatrices d’accueil
du BIPE gèrent quotidiennement plus d’une
cinquantaine de contacts
avec les familles.
Ainsi, afin de répondre à la forte demande de placement
dans les institutions de la petite enfance, le Département de
la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports a ouvert le
4 décembre 2002 le Bureau d’Information Petite Enfance –
BIPE* – géré par la Délégation à la petite enfance. Il s’agit
à la fois d’un bureau d’accueil et d’une permanence téléphonique qui centralisent toutes les demandes de places
adressées aux institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève.
L’origine nationale des familles qui s’adressent au BIPE est
variée: 46% des enfants enregistrés sont d’origine étrangère
(graphique 1).
Enregistrement des demandes au BIPE: Toute famille désireuse d’inscrire
son enfant dans une institution de la petite enfance subventionnée par la
Ville de Genève doit s’adresser au BIPE pour autant qu’elle corresponde
aux critères d’admission de l’article 10 du «Règlement relatif aux conditions
de subventionnement des institutions pour la petite enfance», 1990, soit:
Les institutions subventionnées acceptent par ordre de priorité les enfants:
– dont les parents sont domiciliés dans le quartier où se trouve l’institution;
– dont les parents sont domiciliés en Ville de Genève;
– dont les parents ne sont pas domiciliés en Ville de Genève,
mais y travaillent.
Les inscriptions pour un accueil ponctuel ou d’une durée limitée (ateliers,
haltes-garderies, structures de dépannage) ne sont pas gérées par le BIPE.
19
Cette prestation de la municipalité a pour but de faciliter l’information et l’orientation des familles et de réguler l’offre
et la demande de places. Cette structure constitue un soutien
aux parents et permet de soulager les institutions dans la
gestion des listes d’attentes. Elle est aussi utile pour harmoniser l’offre et la demande à travers un enregistrement
unique des besoins, et fournir un outil de récolte et d’analyse
des données servant à la mise en place d’une politique
petite enfance en Ville de Genève.
La création du BIPE a considérablement modifié l’enregistrement des demandes d’admission. En orientant et en informant les familles – notamment sur la priorité accordée
aux habitants de la Ville de Genève19 –, ainsi qu’en effectuant
un travail de mise à jour continu des demandes, le BIPE
permet une régulation des dossiers en attente d’une place
et une photographie précise des besoins de la population.
Durant l’année civile 2007, 2’733 demandes d’admission
ont été déposées au BIPE par les familles, dont 2’320 dans les
EVE et crèches et 413 dans des jardins d’enfants (tableau 1).
81 % des demandes proviennent de familles domiciliées en
Ville de Genève.
22
Lors de la rentrée de septembre 2007, 40 % des demandes
adressées aux EVE et crèches concernaient des bébés âgés
de quelques mois à un an (tableau 2). Dans ce type d’institution, les 30% de demandes pour des enfants âgés de 1 à 2 ans
expriment dans une large mesure la demande non satisfaite
de l’année précédente. La pression de la demande introduit
dans les institutions de la petite enfance un calendrier d’admission qui correspond au rythme scolaire. De ce fait, les
institutions proposent une majorité de places disponibles en
septembre, dans le groupe des bébés pour les crèches.
* BIPE – Bureau d’Information Petite Enfance, rue du Cendrier 8, 1201
Genève, tél. 022 321 22 23.
*2003
2004
2005
2006
2007
3’099
1’728
2’169
2’227
2’320
72
78
75
76
80
501
572
560
472
413
91
91
90
89
90
3’600
2’300
2’729
2’699
2’733
74
81
79
78
81
EVE et crèches
Demandes de place
TABLEAU 1:
NOMBRE DE DEMANDES DE
PLACE, INSTITUTIONS DE LA
PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE,
BIPE, 2003-2007
Proportion de demandeurs
domiciliés en Ville de Genève, en %
Jardins d'enfants
Demandes de place
Proportion de demandeurs
domiciliés en Ville de Genève, en %
Ensemble EVE, crèches et JE
Demandes de place
Proportion de demandeurs
domiciliés en Ville de Genève, en %
Remarque: L’écart du nombre de demandes enregistrées entre 2003 et 2004 est à interpréter avec la prudence qui s’impose: celui-ci ne
doit pas se comprendre comme une diminution du nombre des demandes, mais bien comme une période de transition dans l’enregistrement des demandes avec la mise en place du BIPE.
* Année de transition
TABLEAU 2:
RÉPARTITION DES DEMANDES
SELON L’ÂGE DES ENFANTS À
LA RENTRÉE DE SEPTEMBRE
2007, INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR
LA VILLE DE GENÈVE, BIPE, 2007,
EN %
GRAPHIQUE 1:
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L'ORIGINE NATIONALE
PAR CONTINENT, DEMANDES DE
PLACE DANS LES INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE
GENÈVE, 2007, EN %
0-1 an
1-2 ans
2-3 ans
3-4 ans
total
EVE et crèches
40
30
22
9
100
Jardins d'enfants
0*
5*
68
27
100
Total
34
26
28
11
100
* Ces chiffres s'expliquent par le fonctionnement des jardins d'enfants qui n'accueillent en général pas les enfants en dessous de 2 ans.
6%
SUISSES
5%
6%
EUROPE (SAUF SUISSES)
54 %
29 %
AMÉRIQUE
AFRIQUE
ASIE
Remarque: Continent océanique non significativement représenté.
23
6.
Les réseaux petite enfance
Dans un but pédagogique, préventif et formatif, les institutions de la petite enfance de la Ville de Genève tissent quotidiennement des liens avec les différents acteurs sociaux
du territoire genevois, tels que les services cantonaux
concernés, les associations, les centres d’action sociale et
de la santé, les écoles, les maisons de quartier, les bibliothèques, les ludothèques, etc. Les professionnels de la
petite enfance visent à assurer des conditions favorables au
bien-être, au développement et à l’épanouissement des
jeunes enfants.
Les institutions de la
petite enfance subventionnées par la Ville
de Genève collaborent
régulièrement avec
différents acteurs
sociaux.
Des réseaux de soutien
aux familles fonctionnent
activement dans une
perspective d’intégration,
de prévention et de soins.
La mise en œuvre d’un réseau social peut prendre différentes formes. Pour les structures d’accueil de la petite enfance, il s’agit avant tout d’un travail en partenariat avec les
acteurs locaux favorisant un accueil optimal des enfants et
de leur famille. Ces réseaux se situent à différents niveaux:
formels ou informels, basés sur un fonctionnement utilitaire
et de nécessité ou sur une «envie commune», limités au
quartier ou plus élargis, ponctuels ou réguliers.
LES RÉSEAUX DE SOUTIEN AUX FAMILLES:
INTÉGRATION, PRÉVENTION ET SOINS
Au-delà de leur mission d’accueil et de socialisation des enfants, le rôle préventif que jouent les institutions de la petite
enfance n’est plus à démontrer. La mission de prévention et
de dépistage des professionnels est essentielle afin de
déceler d’éventuelles difficultés et d’activer, en cas de nécessité, le travail en réseau avec les différents partenaires
sociaux pour résoudre les situations. De plus, les professionnels de la petite enfance peuvent également aiguiller les
parents confrontés à des problèmes spécifiques auprès des
services adéquats.
Le travail en partenariat avec les services officiels genevois
intervient après l’observation et la détection d’une difficulté
vécue par un enfant ou sa famille. Dans certains cas, le travail se déroule dans la continuité d’un réseau déjà existant
autour d’un enfant et sa parenté. Dans tous les cas de figure,
les professionnels de la petite enfance mettent en évidence
l’importance des liens de confiance pour une résolution
positive.
24
Les principaux partenaires des structures d’accueil de la
petite enfance sont:
• L’évaluation des lieux de placement (ELP – Office de la
jeunesse): Ce service est en charge des autorisations et
de la surveillance des institutions de la petite enfance.
Il veille à ce que les conditions d’accueil offertes aux
jeunes enfants favorisent leur bon développement physique et mental.
• Le Service de santé de la jeunesse (SSJ – Office de la jeunesse): Il est chargé de la promotion de la santé et du
développement et participe à l’identification de besoins
particuliers. Des infirmières et psychomotriciennes visitent régulièrement, ou à la demande, les institutions de
la petite enfance.
• Le Service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent
(SPEA – Hôpitaux Universitaires de Genève): Il permet une
intervention thérapeutique précoce chez le jeune enfant
qui présenterait des troubles psychiques et du développement.
• Le Service éducatif itinérant de l’Astural (SEI): Il accompagne les enfants d’âge pré-scolaire, les parents et les
équipes éducatives lors de difficultés d’intégration à travers
un appui pédagogique et psychologique.
• Aide à l’intégration d’enfants avec des besoins spéciaux
dans les lieux d’accueil de la petite enfance du canton de
Genève (AIPE): Cette association, qui bénéficie d’une subvention de la Ville de Genève, accorde une aide financière
aux institutions de la petite enfance lors de l’accueil d’enfants requérant des besoins spéciaux.
• Le Service de protection des mineurs (SPMi – Office de
la jeunesse): Il vise à aider les familles dans leurs tâches
éducatives et de protection de leur-s enfant-s. A cette fin,
il collabore notamment avec les structures d’accueil de la
petite enfance et met en place un travail de réseau.
• Le Service médico-pédagogique (SMP – Office de la jeunesse): Sa mission est de prévenir et de traiter les troubles
du développement psychologique, psychomoteur et sensoriel qui entravent la vie sociale, le comportement et
l’apprentissage des mineurs. Il peut être amené à collaborer avec les structures d’accueil de la petite enfance.
• L’Hôpital des enfants (Département de pédiatrie des
Hôpitaux Universitaires de Genève): Il est à la fois un lieu
de soins, de formation et de recherche qui s’occupe des
enfants âgés de quelques jours jusqu’à 16 ans.
Les institutions de la petite enfance collaborent avec de
nombreux professionnels indépendants tels que pédiatres,
assistants sociaux, psychomotriciens, logopédistes, physiothérapeutes ou encore ergothérapeutes, ainsi qu’avec la
Faculté de Psychologie et des Sciences de l’Education de
l’Université de Genève et les écoles et centres de formation
en lien avec la petite enfance.
LES RÉSEAUX SOCIOCULTURELS PETITE ENFANCE
Les institutions de la petite enfance travaillent également
avec des acteurs sociaux de proximité. Cette ouverture sur
le quartier permet de créer du lien social, d’intégrer la vie
du quartier et de faciliter l’insertion des enfants et des
familles dans le paysage urbain et périphérique. Les interactions entre les structures d’accueil petite enfance et leur
quartier ne sont pas homogènes et les professionnels de la
petite enfance agissent, dans ce domaine, de manière variée.
Dans les structures d’accueil de la petite enfance, la majorité des familles participe volontiers aux rencontres et fêtes
organisées. Dans les quartiers les plus cosmopolites, les
repas et la musique sont l’occasion de nombreux échanges
et renforcent la construction de liens interculturels.
En travaillant avec
les acteurs sociaux de
proximité, les structures
d’accueil créent du lien
social, participent à la vie
du quartier et facilitent
l’intégration des familles.
Les liens tissés avec les différents acteurs de la Ville sont,
de ce fait, nombreux et diversifiés, plus ou moins formalisés
et réguliers. Ils participent à l’ouverture et à la curiosité des
jeunes enfants: bibliothèques, commerces, écoles, expositions, librairies, ludothèques, maisons de quartier, maisons
de retraite et clubs des aînés, marchés, musées, parcs,
pataugeoires, patinoires, piscines, places de jeux, salles de
rythmique, spectacles et bien d’autres encore…
Ces sorties avec les enfants et les échanges entre les responsables de ces lieux sont liés aux affinités, aux personnalités en place, mais aussi à la vie des quartiers et à la
situation géographique des espaces d’accueil. Dans certains
quartiers, des réunions régulières sont organisées entre les
différents partenaires sociaux dans le but de développer le
tissu social et associatif et de rendre la vie locale la plus
agréable possible aux enfants et à leur famille.
25
7.
Les secteurs réunissent
plusieurs sites sous la
direction d’un-e responsable de secteur.
La sectorisation permet
de réelles économies
d’échelles à moyen
terme.
La mise en secteurs
Depuis plusieurs années, la Délégation à la petite enfance
travaille à la mise en secteurs des institutions subventionnées
par la Ville de Genève. En effet, leur nombre a fortement
augmenté durant ces vingt dernières années, impliquant
une gestion administrative de plus en plus complexe. En outre, de nombreux changements sont intervenus au fil des
ans, notamment en matière de pratiques, d’approches socioéducatives, de développement du travail en réseau interdisciplinaire et de comportements des familles. Il a donc été
décidé d’adapter l’organisation de l’ensemble des structures
d’accueil. Le regroupement d’institutions en secteurs est
apparu comme la réponse la plus adéquate aux transformations du domaine de la petite enfance.
La sectorisation s’appuie sur une logique géographique
s’inspirant du découpage de la Ville en huit secteurs sociosanitaires. Elle facilite le travail en réseau élargi entre les
institutions de la petite enfance et les services socio-sanitaires
de la Ville de Genève, ainsi que l’utilisation des ressources
propres à chaque quartier, à savoir les ludothèques, les
bibliothèques, les maisons de quartier, etc.
Les objectifs de la sectorisation sont nombreux et visent
notamment à favoriser:
• une mise en cohérence par secteur de l’offre existante, en
fonction des besoins des familles (complémentarité des
lieux d’accueil);
• une harmonisation de la qualité des prestations offertes
par les institutions aux enfants et aux familles;
• une optimisation de la gestion des ressources humaines
(entre autres des postes de remplaçants);
• une mobilité facilitée des professionnels;
• une valorisation de l’identité professionnelle et le développement de projets de carrières pour le personnel de la
petite enfance;
• une meilleure gestion des taux d’occupation;
• une centralisation administrative et un contrôle accru des
procédures de facturation/écolage au niveau du secteur.
26
Chaque secteur réunit au minimum trois sites et est dirigé
par un-e responsable de secteur qui assure d’une part la
gestion administrative directe (budgets, facturation, comptabilité), et d’autre part la supervision pédagogique des
institutions. Les responsables de secteur travaillent en
collaboration étroite avec les adjoint-e-s pédagogiques.
Ces dernier-ière-s s’occupent de la gestion pédagogique
et de l’encadrement des équipes éducatives sur les sites.
En outre, ils-elles contribuent à la mise en place de projets
fédérateurs sur le secteur. Certains secteurs en devenir
(deux sites distincts regroupés) prennent l’appellation de
«sites multi-accueil».
Il faut ajouter que la mise en secteurs se réalise sur la base
d’opportunités et avec l’assentiment des comités concernés;
les secteurs se forment généralement lors de la création
de nouvelles institutions et/ou lorsqu’un comité émet le
souhait de voir son institution rattachée à un secteur. C’est
pourquoi, la structure d’un secteur peut changer; elle est
en évolution constante. Par ailleurs, la sectorisation
offre à moyen terme de réelles économies d’échelle (directions, achats groupés, optimisation des Ressources
Humaines, etc.).
DEUXIÈME PARTIE:
PRÉSENTATION PAR QUARTIER
Remarques méthodologiques
Découpage géographique des quartiers: Le découpage
des 12 quartiers petite enfance présentés dans cette partie
s’inspire des subdivisions sociosanitaires des Centres d’Action
Sociale et de la Santé et des sous-secteurs statistiques du
canton. Ce découpage se distingue néanmoins par une
approche centrée sur la petite enfance qui inclut la prise en
compte des secteurs administratifs petite enfance de la
Ville et la cohérence de la répartition des structures d’accueil
(y compris des projets d’IPE). Ce découpage, évolutif ces
dernières années, s’est fixé pour but de se maintenir, de
manière à pouvoir produire des données comparables
d’année en année.
Taux d’équipement: Le taux d’équipement équivaut au
nombre de places offertes pour 100 résidents de 0-4 ans.
Demande satisfaite: La mesure de la demande satisfaite
s’effectue en partenariat avec les institutions qui indiquent
au BIPE le nombre de dossiers retenus. La demande satisfaite exprime ainsi le nombre d’enfants acceptés dans les
institutions par rapport au nombre d’enfants en attente
d’une place au BIPE.
Demande exprimée: Les chiffres indiqués concernant le
nombre de dossiers d’enfants en attente d’une place au
BIPE expriment la situation au 1er octobre 2007. Le nombre de
demandes en attente traduit le nombre d’enfants n’ayant
pas trouvé de place sur l’exercice scolaire 2007-2008
(ne sont donc pas retenues les demandes pour la rentrée
2008).
Fréquentation: Ne sont pris en compte que les enfants
inscrits pour une fréquentation régulière. Sont donc exclus
les enfants qui fréquentent de manière occasionnelle des
lieux d’accueil comme les haltes-garderies ou les crèches
de dépannage.
28
Familles monoparentales: Ménages avec enfant(s) vivant
avec un seul parent. L’état civil des parents n’entre pas en
considération ici.
Catégories socioprofessionnelles: L’origine sociale des
enfants est généralement déterminée par le statut socioprofessionnel du chef de ménage qui traditionnellement
demeure le père. Or, dans les espaces de vie enfantine et
les crèches de la Ville, la grande majorité des mères sont
professionnellement actives. Nous avons ainsi choisi de
présenter à la fois les catégories professionnelles dans
lesquelles s’inscrivent les pères et les mères. Ces catégories
représentent la position occupée par les parents dans la
stratification sociale, exprimant le niveau de formation, ainsi
que le niveau de revenu, de pouvoir et de prestige attaché à
chaque profession. Cette position est déterminée à partir de
l’indication de la profession du père et de la mère et de leurs
statuts respectifs.
Secteur quaternaire: Cette catégorie sociale regroupe les
professions liées au social, à l’enseignement, au médicosocial, etc. (par exemple: infirmiers, enseignants du primaire ou encore éducateurs). En général, ces professions
nécessitent une formation dans une HES ou dans une école
supérieure spécialisée du type: Bon Secours, Haute école de
travail social, Ecole d’Educateurs du jeune enfant, etc.
Un nombre particulièrement important de mères sont représentées dans les professions du secteur quaternaire.
Activité professionnelle des parents usagers: Les chiffres
présentés font état de la proportion de parents exerçant une
activité professionnelle rémunérée et de ceux à la recherche
d’un emploi ou inscrits au chômage. Les autres parents sont
soit au foyer, soit en formation ou étudiants, soit bénéficient
d’une rente.
1. Charmilles
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
SOL
OUC
PEN
RIB
Secteur petite enfance des Charmilles
OUC: Espace de vie enfantine « Les Ouches »
chemin des Ouches 19 – 1203 Genève
PEN: Espace de vie enfantine «La Planète des Enfants»
avenue d’Aïre 42 – 1203 Genève
SOL: Espace de vie enfantine «1,2,3 Soleil »
rue de Lyon 99 – 1203 Genève
RIB: Jardin d’enfants « La Ribambelle »
chemin des Sports 16 – 1203 Genève
29
1. Charmilles
Fin 2006, le quartier des Charmilles compte 547 enfants
âgés de 0 à 4 ans. Ces jeunes enfants représentent 6,13 %
de la population, alors que la moyenne de la Ville pour cette
même tranche d’âge est de 4,73%. Ce constat s’explique essentiellement par la densité des logements dans ce quartier,
ainsi que par la taille des habitations, en grande partie subventionnées, qui ont ainsi contribué à rajeunir la population
et à lui conférer un caractère familial.
Taux d’équipement
des Charmilles: 32,9 %
Taux de demandes
satisfaites: 73 %
Le quartier propose actuellement 180 places dans des
structures de la petite enfance subventionnées par la Ville
de Genève auxquelles vont encore s’ajouter prochainement
31 places supplémentaires, l’une des structures n’ayant pas
encore atteint sa capacité totale. Le taux d’équipement des
Charmilles s’élève à 32,9%, grâce à l’ouverture récente du
nouvel espace de vie enfantine 1,2,3 Soleil. Cette augmentation de l’offre se répercute sur le taux de satisfaction du quartier qui s’élève à 73% (contre 62% pour l’ensemble de la
Ville). En automne 2007, le BIPE recense encore 102 dossiers
d’enfants en attente d’une place d’accueil aux Charmilles.
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DES CHARMILLES
Durant l’année civile 2006, 307 enfants ont été accueillis
dans une institution de la petite enfance aux Charmilles
(avant l’ouverture de 1,2,3 Soleil ). 95 % d’entre eux étaient
domiciliés en Ville de Genève, contre 85 % pour l’ensemble
des structures petite enfance de la Ville. Les institutions des
Charmilles accueillent donc très majoritairement les enfants du quartier.
Les familles monoparentales représentent 12% de l’ensemble des familles, contre 16 %, toutes institutions de la petite
enfance de la Ville confondues.
En 2006, pas moins de 65 nationalités distinctes sont représentées dans les institutions de la petite enfance du quartier.
62% des enfants accueillis sont d’origine suisse ou de nationalité double (graphique 1), contre 57 % pour l’ensemble de
la population du quartier et 56% pour l’ensemble de la Ville20.
30
L’intégration multiculturelle des lieux d’accueil constitue un
objectif essentiel pour les professionnels de la petite enfance.
Parmi les enfants accueillis dans le quartier des Charmilles en
2006, 65 % ont une mère qui travaille et 12 % une mère au
bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche
d’un emploi. Les pères, quant à eux, sont 84% à travailler et
10 % sont au bénéfice des indemnités de chômage ou à la
recherche d’un emploi.
Dans ce quartier, la proportion des pères ouvriers (28%) est
supérieure à la moyenne des institutions de la Ville (19 %).
Ce n’est pas le cas des mères ouvrières (17 %) dont la proportion est proche de celle de l’ensemble des structures
d’accueil de la Ville (15 %). Elles sont par contre particulièrement nombreuses à exercer une profession du secteur
quaternaire (27 %, contre 18 % pour la Ville, graphique 2).
20 Source: Les chiffres présentés dans cette partie, qui concernent la
population enfantine des quartiers de la Ville, proviennent de l’Office
Cantonal de la Statistique. Les autres données sont fournies par la Délégation à la petite enfance et les structures d’accueil qu’elle subventionne.
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DES
CHARMILLES SUBVENTIONNÉES
PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
38 %
59%
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
ÉTRANGERS
3%
100 %
3
90 %
8
4
19
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE DU
QUARTIER DES CHARMILLES
SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE
DE GENÈVE, 2006,
EN %
80 %
27
5
70 %
60 %
35
50 %
40 %
20 %
CADRES ET
DIRIGEANTS
43
9
30 %
SECTEUR
QUATERNAIRE
EMPLOYÉS
2
28
10 %
PROFESSIONS
LIBÉRALES
PETITS
INDÉPENDANTS
17
OUVRIERS
0%
MÈRES
PÈRES
31
1. Charmilles
L’ALIMENTATION DES TOUT-PETITS
Dans le quartier des Charmilles, les cuisines des institutions
de la petite enfance sont centralisées dans le bâtiment de
l’école des Franchises. L’équipe de cuisiniers se charge aussi
de préparer et livrer les repas pour plusieurs institutions du
quartier de la Servette, de Saint-Jean et des Grottes. Tous les
repas sont livrés chauds et peuvent ainsi être directement
consommés. Que ce soit dans une configuration centralisée
ou sur place, les professionnels attachent une importance
particulière à, d’une part, diversifier les menus pour que les
enfants puissent développer au mieux leurs goûts, et d’autre
part, à proposer des repas équilibrés en utilisant, dans la
mesure du possible, des produits locaux, biologiques et de
saison. Ils doivent également tenir compte des intolérances
alimentaires de certains enfants. Par ailleurs, ils sont
amenés à suivre des formations sur divers sujets tels que les
allergies alimentaires ou encore les normes d’hygiène à
respecter. Ils ont ainsi la possibilité d’exploiter au mieux
leurs compétences.
Dès le plus jeune âge et tout au long d’une vie, adopter des
habitudes alimentaires saines et équilibrées est essentiel
pour le développement autant physique que psychique. Cet
apprentissage commence très tôt et se fait principalement
dans le cadre familial. En nourrissant sainement leurs
enfants, les parents participent à leur bien-être, à leur
croissance et à leur éducation alimentaire. La Ville de
Genève, à travers les institutions de la petite enfance qu’elle
subventionne, est soucieuse de proposer aux enfants une
alimentation de qualité, variée, issue de l’agriculture biologique et respectueuse de l’environnement. La prise en
charge des enfants passe aussi par l’alimentation; c’est
32
pourquoi des cuisiniers-ères qualifiés-ées sont engagés-ées
et travaillent en étroite collaboration avec des diététiciensennes du Service santé de la jeunesse du canton.
Pour promouvoir au mieux une alimentation saine et équilibrée, la Ville de Genève a élaboré en 2006 le «Guide pour
une alimentation de qualité à l’usage des institutions de la
petite enfance» dans lequel chaque professionnel de la
petite enfance trouve des explications et indications relatives
à une alimentation adaptée aux tout-petits. Des idées de
menus et de nombreuses recettes sont disponibles dans
ce guide, permettant aux institutions de varier les repas.
Des événements sont par ailleurs organisés par la Délégation
à la petite enfance en collaboration avec les institutions
sur le thème de l’alimentation. Parmi ces manifestations, on
peut citer «la semaine du goût» qui se déroule au mois de
septembre et durant laquelle les enfants sont invités à
découvrir des aliments selon un thème choisi. On a aussi vu
dans le cadre de la campagne nationale «L’éducation donne
la force» des ateliers proposés sur les thèmes du chocolat
et des fruits. Ces différents événements attestent de la volonté de faire découvrir aux enfants toutes les possibilités
qu’offre la nourriture, mais aussi de les rendre participatifs
et conscients de ce que signifie manger sainement. Dans ce
sens, l’alimentation est également un moyen de sensibiliser
les enfants à l’apprentissage des règles alimentaires. C’est
aussi un moment d’échange et de convivialité. À travers la
nourriture, les enfants peuvent faire partager leur culture,
leurs traditions aux autres. Ils apprennent tous ensemble à
découvrir de nouvelles saveurs.
2. Grottes
PIG
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
ATE
GRO
GRO
ENS
MGR
PMO
AVI
ZON
Secteur petite enfance des Grottes
GRO: Espace de vie enfantine « Grotte Bleue »
rue Louis-Favre 33 – 1201 Genève et
rue de la Servette 34 – 1202 Genève
PIG: Espace de vie enfantine « Pigeonvole »
rue de Montbrillant 42 – 1202 Genève
ATE: Jardin d’enfants «L’Atelier des petits – La Toupie»
rue du Grand-Pré 17 – 1202 Genève
AVI: Jardin d’enfants « L’Atelier Vie »
rue de la Faucille 3 – 1201 Genève
ENS: Jardin d’enfants « Ensemble »
rue de la Servette 32 – 1202 Genève
MGR: Jardin d’enfants « La Maison des Enfants »
rue du Midi 4 – 1201 Genève
PMO: Crèche à temps partiel « Le P’tit Monde »
rue de la Faucille 3 – 1201 Genève
ZON: Halte-jeux « Zone Bleue »
rue du Cercle 6 – 1201 Genève
33
2. Grottes
En 2006, 344 enfants âgés de 0 à 4 ans ont été recensés dans
le quartier des Grottes, soit 5,52 % de la population totale
résidante dans ce quartier, ce qui représente une proportion
légèrement supérieure (+0,79 %) à la moyenne de la Ville de
Genève (4,73 %).
Taux d’équipement
des Grottes: 78,8 %
Taux de demandes
satisfaites: 76 %
L’offre en matière de petite enfance s’élève à 271 places 21
distribuées dans les huit structures d’accueil subventionnées
par la Ville de Genève. Le taux d’équipement atteint 78,8% 22,
soit un gain de près de 60% par rapport à 2003 23. Le quartier
des Grottes présente le taux d’équipement le plus élevé
des quartiers de la Ville de Genève. Ce constat est lié à la fois
aux nombreux jardins d’enfants situés dans le quartier et
aux différentes ouvertures et extensions de l’offre réalisées
ces dernières années. En effet, depuis 2003, il y a eu l’extension en plusieurs étapes de la Grotte Bleue qui propose
aujourd’hui 50 places supplémentaires, celle du jardin d’enfants Ensemble (+11 places), ainsi que la reprise par la Ville
de Genève de Pigeonvole, augmentant de 44 le nombre de
places disponibles dans le quartier. Soit au total une augmentation de 105 places dans un quartier circonscrit.
Le taux de demandes satisfaites s’élève à 76 % (contre 62 %
pour l’ensemble des institutions subventionnées de la Ville).
A la rentrée 2007, les dossiers en attente d’un placement
sont au nombre de 169.
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DES GROTTES
Durant l’année civile 2006, ce sont quelque 628 enfants qui
ont fréquenté les structures d’accueil du quartier. Parmi ces
enfants, 96 % sont domiciliés sur le territoire de la Ville
(taux le plus élevé de l’ensemble des quartiers).
Les enfants sont majoritairement de nationalité suisse ou
possèdent la double nationalité. Ils représentent 60% du total des enfants inscrits dans les lieux d’accueil petite enfance
(graphique 1) . Ce pourcentage est inférieur à celui de l’ensemble des habitants des Grottes (67 %). La proportion de
résidants suisses en Ville de Genève est, quant à elle, de 56%.
34
Les familles monoparentales correspondent à 17 % de
l’ensemble des familles, contre 16 % pour l’ensemble des
institutions de la Ville.
54% des mères exercent une activité professionnelle. Ce taux
s’élève à 87 % pour les pères. Il s’agit, avec le quartier de la
Servette, du quartier où la part de mères actives est la plus
faible. La présence de nombreux jardins d’enfants augmente
en partie la proportion de mères ne travaillant pas, les jardins
d’enfants proposant un accueil à temps partiel. Parmi les
parents qui ne travaillent pas, 11 % des mères et 9 % des
pères sont au bénéfice des indemnités de chômage ou en
recherche d’un emploi. Dans le quartier des Grottes, la
distribution des pères dans les différentes catégories
socioprofessionnelles est très proche de celle de l’ensemble
des structures d’accueil de la Ville (graphique 2). Les mères
sont, quant à elles, moins représentées dans les catégories
supérieures (11 %) par rapport à la moyenne de la Ville
(17 %). Elles sont 26 % à travailler dans le secteur quaternaire, taux qui, à l’instar des quartiers des Charmilles et de
Plainpalais, est parmi les plus élevés de la Ville.
21
Les places de la halte garderie Zone Bleue sont comptabilisées dans ce
total, mais les enfants qui fréquentent cette structure ne sont pas recensés
dans les données sur les usagers des structures d’accueil.
22
A noter que sur huit IPE, il y a quatre jardins d’enfants, une crèche
à mi-temps et une halte-garderie. L’offre n’est donc pas équivalente à
d’autres quartiers où les crèches et EVE sont plus nombreuses que les
jardins d’enfants.
23
Chiffre issu de la dernière publication «La petite enfance en Ville de
Genève: contexte et indicateurs par secteurs», édition 2004.
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DES
GROTTES SUBVENTIONNÉES
PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
40 %
56%
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
ÉTRANGERS
4%
100 %
5
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE
DU QUARTIER DES GROTTES
SUBVENTIONNÉES PAR
LA VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
90 %
7
6
22
80 %
26
70 %
10
60 %
PROFESSIONS
LIBÉRALES
50 %
37
40 %
45
CADRES ET
DIRIGEANTS
SECTEUR
QUATERNAIRE
30 %
7
20 %
10 %
14
EMPLOYÉS
PETITS
INDÉPENDANTS
4
18
OUVRIERS
0%
MÈRES
PÈRES
35
2. Grottes
L’INTÉGRATION D’ENFANTS SUJETS DE HANDICAP
Tout espace de vie enfantine est un lieu où chacun tisse des
liens, où chacun construit des sentiments de compétences
et d’appartenance, où chacun grandit et apprend. Les institutions de la petite enfance incluent, dans leur projet pédagogique et éducatif, la problématique relative à l’accueil
d’enfants en situation de handicap. Les lieux de la petite
enfance ne doivent pas être des lieux d’exclusion, mais des
espaces de vie enfantine où la solidarité se révèle capable
de dépasser les peurs et angoisses face à un Autre différent.
Grâce à leurs compétences, les professionnels donnent un
sens à l’action par des projets et sollicitent les ressources
par le partenariat avec les parents. En amont de leurs actions, qui visent à ne pas renforcer les vulnérabilités déjà
présentes, les professionnels réalisent quotidiennement
un travail de dépistage auprès des tout-petits.
Dans le quartier des Grottes, le jardin d’enfants Ensemble 24
travaille activement à l’intégration d’enfants en situation de
handicap, et ce depuis 1994. Dans la même enceinte cohabitent un jardin d’enfants «spécialisé» (structure de la Fondation Ensemble) et un jardin d’enfants dit «ordinaire», subventionné par la Ville de Genève. Les activités sont adaptées
aux besoins de chacun, chaque enfant est soutenu et encouragé dans ses découvertes et apprentissages. Les séquences
d’activités offrent à tous les enfants l’occasion d’expériences
affectives, sensorimotrices, sociales et cognitives à partager
ensemble.
Ces interactions entre enfants sont appréciées des parents
qui comprennent l’intérêt d’un tel échange dès le plus jeune
âge. En effet, c’est sans réserve que les enfants s’entraident,
interagissent, posent des questions. Au contact de leurs
pairs, les enfants en situation de handicap observent, imitent,
36
comparent, reconnaissent, exercent leur capacité de communication. Un lieu comme le jardin d’enfants Ensemble
permet de prévenir l’exclusion et de faire l’apprentissage du
respect de la différence.
Afin de maintenir les nombreux avantages que présente
l’intégration pour les enfants et leur famille, le Département
de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports de la
Ville de Genève, par le biais de la Délégation à la petite enfance, subventionne l’association de l’AIPE 25 créée en 1998.
Le soutien de l’AIPE aux institutions de la petite enfance se
concrétise par la prise en charge du salaire d’une personne
complémentaire au sein de l’institution ou par d’autres
moyens, sur la base d’un projet spécifique.
Pour la Ville de Genève, promouvoir l’intégration de tous les
enfants, c’est permettre aux parents de maintenir une vie
professionnelle et sociale, c’est permettre aux enfants avec
des besoins spéciaux de bénéficier d’un lieu d’accueil stimulant, enfin c’est soutenir les liens nécessaires à la cohésion sociale.
24
Pour une description détaillée de la Fondation Ensemble, voir le site
Internet: www.fondation-ensemble.ch
25
Pour une description détaillée de l’AIPE (Association d’Aide à l’Intégration d’enfants avec des besoins spéciaux dans les lieux d’accueil de la
Petite Enfance du canton), voir le site: www.aipe.ch
3. Pâquis
LAC
CDO
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
*
CHB
PIR
PLT
Secteur petite enfance des Pâquis
CHB: Espace de vie enfantine «Carfagni-Châteaubriand»
place Châteaubriand 2 – 1201 Genève
PLT: Espace de vie enfantine «Carfagni-Plantamour»
rue Philippe-Plantamour 32 – 1201 Genève
CDO: Espace de vie enfantine « Crescendo »
chemin des Mines 9 – 1202 Genève
LAC: Crèche du Lac
rue de Lausanne 182 – 1202 Genève
PIR: Jardin d’enfants « La Pirouette »
rue Rothschild 27 – 1202 Genève
* Projet: Crèche de Sécheron
avenue Blanc 13 – 1202 Genève
37
3. Pâquis
Fin 2006, le quartier des Pâquis compte 816 enfants âgés de
0 à 4 ans. Par rapport à l’ensemble de la population vivant
dans ce quartier, les 0-4 ans représentent 4,65%, soit un taux
très proche de celui de cette même tranche d’âge pour
l’ensemble de la Ville de Genève (4,73 %).
Le territoire des Pâquis offre quatre espaces de vie enfantine
et un jardin d’enfants subventionnés par la Ville, ce qui correspond à 314 places d’accueil. Le taux d’équipement s’élève
à 38,5 % notamment grâce aux récentes ouvertures des
espaces de vie enfantine Châteaubriand et Crescendo.
Taux d’équipement
des Pâquis: 38,5 %
Taux de demandes
satisfaites: 58 %
Le taux de demandes satisfaites est de 58 %, soit un taux
proche de celui pour l’ensemble de la Ville (62%). Malgré tout,
la pression de la demande demeure forte dans ce quartier,
comme l’attestent, à l’automne 2007, les 210 dossiers en
attente d’une place déposés au BIPE.
Parmi les enfants accueillis dans le quartier des Pâquis en
2006, 69 % ont une mère qui travaille et 14 % une mère au
bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche
d’un emploi. Les pères, quant à eux, sont 81% à travailler et
également 14% au bénéfice des indemnités de chômage ou
à la recherche d’un emploi.
Au regard de la composition sociale des usagers des institutions de la petite enfance aux Pâquis, on constate que la
part des pères ouvriers (26 %) est supérieure à la moyenne
de la Ville (19 %). C’est aussi le cas des mères ouvrières
(22 %) dont la proportion est légèrement plus élevée que
celle de l’ensemble de la Ville (15 %). Les pères sont également moins représentés dans les catégories supérieures:
19 %, contre 29 % pour l’ensemble de la Ville (graphique 2).
26
Ces chiffres n’incluent pas les enfants accueillis à l’espace dépannage
de Châteaubriand
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DES PÂQUIS
Ce sont quelque 418 enfants qui ont fréquenté les institutions
du quartier durant l’année civile 2006, dont une large majorité habite en Ville de Genève (93 %).26
Les enfants d’origine suisse ou de nationalité double représentent 46% des enfants accueillis (graphique 1), contre 43%
pour l’ensemble de la population du quartier et 56 % pour
l’ensemble des habitants de la Ville. La proportion d’enfants
d’origine étrangère est plus importante que dans d’autres
quartiers, comme l’attestent les 55 nationalités distinctes
répertoriées en 2006 dans les institutions de la petite enfance
du quartier des Pâquis.
Concernant les structures familiales, la proportion de familles monoparentales dont les enfants fréquentent les
diverses institutions de la petite enfance du quartier atteint
23 %, alors que la moyenne est de 16 % pour les structures
d’accueil de la Ville.
38
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DES
PÂQUIS SUBVENTIONNÉES
PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
54%
35%
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
ÉTRANGERS
11%
100 %
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE DU
QUARTIER DES PÂQUIS SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE
DE GENÈVE, 2006,
EN %
90 %
80 %
8
7
9
12
10
8
70 %
60 %
35
50 %
44
PROFESSIONS
LIBÉRALES
CADRES ET
DIRIGEANTS
40 %
12
30 %
SECTEUR
QUATERNAIRE
7
EMPLOYÉS
20 %
10 %
22
26
PETITS
INDÉPENDANTS
OUVRIERS
0%
MÈRES
PÈRES
39
3. Pâquis
LA CRÈCHE DÉPANNAGE
Il existe actuellement sur le territoire de la Ville deux structures petite enfance subventionnées par la Ville de Genève
proposant un accueil «de dépannage». La plus ancienne, en
activité depuis 1999, se situe dans le quartier de Champel, à
La Dent de Lait. Elle offre une capacité d’accueil de 32 places
pour des enfants âgés de 0 à 4 ans. Depuis le mois de septembre 2006, une deuxième crèche dépannage a ouvert ses
portes sur le site Châteaubriand, aux Pâquis. Cette dernière
dispose de 18 places et accueille uniquement les enfants
entre 2 et 4 ans. Les deux structures se partagent ainsi les
deux rives de la Ville.
La crèche dépannage des Pâquis s’est constituée sur le même
modèle que celui de la crèche dépannage de Champel.
Les deux responsables collaborent étroitement afin de proposer un accueil de qualité. L’accueil de dépannage est, par
définition, de courte durée (de quelques jours à 6 mois pour
la crèche Châteaubriand et, dans certains cas, jusqu’à un an
pour La Dent de Lait), ce qui signifie que les temps de présence varient fortement et que le tournus des enfants est
élevé. Il s’agit donc de réussir à intégrer les enfants sur
une courte période. L’équipe éducative doit faire preuve
d’une grande stabilité et d’une très bonne organisation afin
de répondre de manière optimale aux exigences de ce
type d’accueil.
40
Il est important que l’enfant s’adapte rapidement, c’est
pourquoi l’installation de repères physiques et relationnels
est primordiale. Les enfants sont généralement accueillis en
petits groupes de façon à faciliter leur intégration.
Les motifs du dépannage sont nombreux (travail retrouvé
après une période d’inactivité professionnelle, hospitalisation d’un parent, incompatibilité avec les vacances des IPE,
difficultés familiales, etc.). Les responsables s’entretiennent
avec les parents au moment de l’inscription pour définir au
mieux leurs besoins. C’est alors qu’ils déterminent ensemble
la durée du dépannage, puis, quelques temps avant le terme
du dépannage, ils rediscutent de la situation. L’inscription ne
se fait pas auprès du BIPE. Les parents s’adressent directement aux responsables. Certains dossiers sont envoyés
par les différents services sociaux avec lesquels travaillent
les IPE. Il arrive parfois que les enfants inscrits à la crèche
dépannage multiplient les modes de garde ou vivent dans
une certaine instabilité. Il est alors essentiel que l’équipe
éducative puisse offrir aux enfants une sécurité affective et
une stabilité dès le début de l’accueil. Pour les professionnels,
le défi est de faire des spécificités de la crèche dépannage
une force, de trouver la bonne distance, la juste mesure,
dans le cadre d’un accueil par définition à court terme.
4. Petit-Saconnex
MOR
PTM
PRO
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
GAI
TOM
MON
Secteur petite enfance du Petit-Saconnex
GAI: Espace de vie enfantine « Les Gais Minois »
chemin du Champ-Baron 3 – 1209 Genève
TOM: Espace de vie enfantine « Tom Pouce »
avenue de Trembley 12 – 1209 Genève
MOR: Crèche des Morillons
route des Morillons 9A – 1218 Grand-Saconnex
PRO: Crèche « La Providence »
chemin Briquet 9 – 1209 Genève
PTM: Crèche « La Petite Maisonnée »
route de Ferney 143 – 1202 Genève
MON: Crèche « Montbrillant »
rue de Montbrillant 78 – 1202 Genève
41
4. Petit-Saconnex
En 2006, 860 enfants âgés de 0 à 4 ans ont été recensés dans
le quartier du Petit-Saconnex, soit 4,51 % de la population
totale résidante dans ce quartier, ce qui représente une
proportion très légèrement inférieure (–0,22%) à la moyenne
de la Ville de Genève (4,73 %).
Taux d’équipement du
Petit-Saconnex: 50,3 %
Taux de demandes
satisfaites: 55 %
L’offre en matière de petite enfance s’élève à 433 places distribuées dans les six structures d’accueil subventionnées
par la Ville de Genève. Le taux d’équipement atteint 50,3%,
soit 16,6% de plus que la moyenne de la Ville (33,7%). Le quartier du Petit-Saconnex est donc relativement bien équipé
comparativement à d’autres secteurs. De plus, l’équipement
est constitué uniquement d’espaces de vie enfantine et de
crèches qui proposent des horaires d’accueil étendus.
Le taux de satisfaction s’élève à 55% (contre 51% pour l’ensemble des EVE et crèches de la Ville). A la rentrée 2007, les
dossiers en attente d’un placement sont au nombre de 196
pour le quartier du Petit-Saconnex.
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DU PETIT-SACONNEX
On comptabilise 616 enfants ayant fréquenté les structures
d’accueil du quartier durant l’année civile 2006. Parmi ces
enfants, 67 % sont domiciliés sur le territoire de la Ville.
Ce chiffre, inférieur à la moyenne des institutions de la Ville
de Genève (85 %), s’explique notamment par la situation
des institutions du quartier: localisées en périphérie de la
Ville, elles accueillent un nombre plus important d’enfants
domiciliés dans les communes avoisinantes et dont les parents travaillent en Ville de Genève. Ces proportions sont
aussi influencées par les institutions bénéficiant d’un partenariat avec d’autres subventionneurs 27 qui accueillent souvent
des enfants dont les parents sont domiciliés dans d’autres
communes, cantons ou pays. Par ailleurs, les enfants accueillis durant la journée dans les institutions du secteur et
dont les parents travaillent dans les organisations internationales du quartier ne sont pas nécessairement domiciliés
en Ville de Genève.
42
Les enfants sont majoritairement de nationalité suisse ou
possédant la double nationalité. Ils représentent 59 % du
total des enfants inscrits dans les lieux d’accueil petite
enfance (graphique 1). Ce pourcentage est proche de celui
de l’ensemble des habitants du Petit-Saconnex (56 %) et
reflète la structure du quartier.
Les familles monoparentales représentent 13 % du total
des familles, contre 16 % pour l’ensemble des structures
d’accueil de la Ville.
En ce qui concerne l’activité professionnelle des parents,
il apparaît que les mères sont 79% à travailler et que 8% sont
au bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche
d’un emploi. La part de pères actifs s’élève, quant à elle, à
87 % et ils sont 10 % inscrits au chômage ou à la recherche
d’un emploi. Le taux d’activité professionnelle relativement
élevé des mères dans le quartier s’explique notamment par
la présence de structures offrant des horaires d’accueil à
plein temps. Parmi les travailleurs, la proportion des parents
ouvriers est légèrement inférieure à la moyenne des institutions de la Ville. Les mères ouvrières représentent 7 %,
contre 15 % pour l’ensemble de la Ville et les pères ouvriers 15 %, contre 19 % pour la Ville. A l’inverse, les cadres
et dirigeants sont un peu plus représentés dans le quartier:
14 % pour les mères, contre 10 % pour la Ville et 25 % pour
les pères, contre 20 % pour la Ville (graphique 2).
27
Certaines institutions bénéficient pour leurs subventions d’un partenariat entre la Ville de Genève et un autre subventionneur (entreprises,
services publics, communes, etc.). Ce partenariat financier permet au
subventionneur de réserver un certain nombre de places aux enfants
de son personnel, de sa commune, etc.
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DU
PETIT-SACONNEX SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE,
2006, EN %
SUISSES
41%
50%
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
ÉTRANGERS
9%
100 %
6
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE DU
QUARTIER DU PETIT-SACONNEX
SUBVENTIONNÉES PAR LA
VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
9
90 %
14
80 %
70 %
25
15
6
60 %
PROFESSIONS
LIBÉRALES
50 %
39
40 %
56
SECTEUR
QUATERNAIRE
30 %
EMPLOYÉS
20 %
10 %
CADRES ET
DIRIGEANTS
6
2
15
7
OUVRIERS
0%
MÈRES
PETITS
INDÉPENDANTS
PÈRES
43
4. Petit-Saconnex
LES PARTENARIATS
En Ville de Genève, dans certains cas, le financement d’investissement puis d’exploitation des structures d’accueil de
la petite enfance peut être assuré par plusieurs partenaires
ou acheteurs; il peut s’agir d’une entreprise privée, mais
aussi d’une collectivité publique. Les structures d’accueil
en partenariat avec d’autres subventionneurs accueillent
souvent des enfants dont les parents sont domiciliés dans
d’autres communes, cantons ou pays. Ainsi, sous cette forme,
certaines caractéristiques des usagers varient comparativement aux autres institutions de la petite enfance.
Dans le quartier du Petit-Saconnex, deux structures d’accueil
fonctionnent sur ce mode. Elles s’inscrivent dans deux
modèles différents de subventionnement par des tiers:
Un partenariat où l’engagement du partenaire est à la
fois financier (investissement et financement du déficit
d’exploitation des places lui revenant), organisationnel
(le partenaire est représenté dans le comité ou conseil de
fondation de l’institution et participe à la gestion de la structure d’accueil) et pédagogique (connaissance et compréhension du projet). Les places d’accueil sont partagées entre
44
les enfants du personnel, de l’entreprise partenaire ou de
la commune associée, et les enfants domiciliés en Ville de
Genève.
La crèche des Morillons, en partenariat avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), s’inscrit dans ce modèle.
Le CICR est effectivement représenté dans le Conseil de
fondation de la crèche et participe activement à la gestion
de la structure d’accueil. Pour la responsable de la crèche
des Morillons, les valeurs véhiculées par les deux partenaires
sont proches et la collaboration très positive. Elle met également en évidence l’importance capitale des négociations
et discussions préalables qui permettent de partir sur de
bonnes bases et de définir précisément le projet d’accueil.
Une vente de places à des tiers où l’acquéreur achète ou
réserve un certain nombre de places pour les enfants de son
personnel ou de sa commune. Dans ce cas de figure, la
transaction est exclusivement financière, puisque l’acheteur
n’est pas représenté dans le comité ou conseil de fondation
de l’institution et ne participe pas à sa gestion effective.
La crèche La Providence, en affaires avec l’entreprise
Procter & Gamble, s’inscrit dans ce modèle. L’entreprise
n’est pas représentée dans le comité de la crèche, mais une
convention renouvelable tous les cinq ans a été établie dès
le départ, définissant les règles de fonctionnement. Dans ce
type d’organisation, un contrat et des discussions préalables
sont également nécessaires, puisqu’elles permettent de bien
définir le projet. Il est aussi fondamental que la-le responsable de la structure d’accueil soit impliquée-é dès le départ,
car elle-il doit rappeller la mission première du lieu, l’accueil
de jeunes enfants.
5. Saint-Gervais– Les Délices
GAZ
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
*
SEU
GAZ: Crèche « Le Gazouillisž»
rue Lamartine 2 – 1203 Genève
SEU: Espace de vie enfantine « Saint-Gervais »
quai du Seujet 34 – 1201 Genève
* Projet: Crèche Rousseau
rue du Cendrier 1-3 – 1201 Genève
45
5. Saint-Gervais– Les Délices
A la fin de l’année 2006, 412 enfants âgés de 0 à 4 ans ont
été recensés dans le quartier de Saint-Gervais–žLes Délices.
Ces enfants représentent 4,86 % de la population totale
résidant dans ce quartier, une proportion sensiblement
identique à la part des 0-4 ans pour l’ensemble de la Ville
de Genève (4,73 %).
Taux d’équipement
de Saint-Gervais –
Les Délices: 30,8 %
Taux de demandes
satisfaites: 51 %
Le quartier offre 127 places d’accueil réparties dans deux
espaces de vie enfantine subventionnés par la Ville de Genève.
Le taux d’équipement atteint 30,8 %, ce qui est légèrement
inférieur à la moyenne de la Ville qui s’élève à 33,7% en 2007.
Un projet de crèche à la rue du Cendrier permettra dès 2010
d’offrir environ 60 places d’accueil supplémentaires aux
habitants du quartier.
Dans ce secteur, le taux de demandes satisfaites atteint 51%
(taux identique à celui de l’ensemble des EVE et crèches de
la Ville). A la rentrée 2007, le BIPE comptabilise 70 demandes
en attente d’une place.
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DE SAINT-GERVAIS–žLES DÉLICES
Durant l’année civile 2006, 210 enfants ont fréquenté les institutions de la petite enfance du quartier. Les structures
d’accueil de Saint-Gervais–žLes Délices accueillent très majoritairement les enfants du quartier, puisque 91 % d’entre
eux étaient domiciliés en Ville de Genève.
Les enfants d’origine suisse ou de nationalité double (suisse
et autres) représentent la majorité des enfants accueillis
(69 %), contre 55 % pour l’ensemble de la population du
quartier et 56 % pour l’ensemble de la Ville (graphique 1).
En 2006, la proportion d’enfants d’origine suisse est plus
importante que dans d’autres quartiers; néanmoins, 27 nationalités distinctes sont répertoriées dans les deux institutions de la petite enfance de Saint-Gervais–žLes Délices.
46
Parmi les enfants accueillis en 2006, 13 % vivent dans une
famille monoparentale, contre 16 % pour l’ensemble des
institutions de la Ville.
Les mères sont nombreuses à exercer une activité professionnelle dans ce quartier. En effet, elles sont 81% à travailler (contre 68% pour la Ville) et les pères 85% (contre 86%
pour la Ville). Parmi les mères, 9% sont à la recherche d’un
emploi ou au bénéfice des indemnités de chômage. Le même
pourcentage se retrouve chez les pères.
Dans le quartier de Saint-Gervais –žLes Délices, la part des
pères ouvriers (25%) est légèrement supérieure à la moyenne
de la Ville (19 %). Ce n’est pas le cas des mères ouvrières
(13 %) dont la proportion est proche de celle de l’ensemble
des structures d’accueil de la Ville (15 %). Les pères sont
également un peu moins représentés dans les catégories
supérieures (22 %), contre 29 % pour la Ville (graphique 2).
Pour les autres catégories, le profil socioprofessionnel des
parents usagers du quartier est proche de celui de l’ensemble de la Ville.
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DE
SAINT-GERVAIS –LES DÉLICES
SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE
DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
31 %
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
55%
ÉTRANGERS
14%
100 %
5
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE DU
QUARTIER DE SAINT-GERVAIS –
LES DÉLICES SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE GENÈVE,
2006,
EN %
90 %
7
11
15
80 %
15
6
70 %
60 %
35
50 %
CADRES ET
DIRIGEANTS
50
40 %
12
30 %
PROFESSIONS
LIBÉRALES
SECTEUR
QUATERNAIRE
EMPLOYÉS
20 %
5
25
10 %
PETITS
INDÉPENDANTS
13
OUVRIERS
0%
MÈRES
PÈRES
47
5. Saint-Gervais– Les Délices
LA FORMATION CONTINUE
Le monde de la petite enfance étant en constante évolution,
les professionnels de la petite enfance se forment de manière
continue, de façon à compléter et à améliorer leurs connaissances, leurs acquis, leurs compétences professionnelles
ou encore leurs savoir-faire et être. En Ville de Genève, le
droit au perfectionnement et à la formation continue, soit
sept jours par an, est clairement défini dans la Convention
collective de travail du personnel des institutions de la
petite enfance.
La responsable de l’espace de vie enfantine Saint-Gervais,
ainsi que ses collègues, valorise la formation continue de
son personnel sous trois formes:
• la formation continue en équipe, avec un choix
commun de la thématique abordée;
• la formation continue individuelle, en fonction
des souhaits de chacun;
• et la formation continue individuelle, en fonction
des besoins évalués par la direction.
En fonction du projet pédagogique institutionnel, les responsables peuvent orienter la formation continue de leur
équipe, de manière à créer une véritable identité institutionnelle.
Quelle que soit l’approche considérée, le partage des
formations suivies se fait avec toute l’équipe, de manière à
faire bénéficier chacun des nouvelles connaissances ou
acquis. Un des objectifs premiers de l’institution est de se
doter d’outils permettant la construction d’une relation de
confiance avec les enfants et leur famille. En considérant
l’enfant dans son intégralité et dans sa configuration familiale, l’espace de vie enfantine Saint-Gervais se veut un relais
et un accompagnement à la parentalité, particulièrement
pour les familles rencontrant ponctuellement une difficulté.
Elle réalise des formations ciblées pour son équipe afin
d’assurer la cohérence de son projet institutionnel.
Les ressources en matière de formation continue ne manquent pas pour les professionnels de la petite enfance, qu’il
s’agisse du CEFOC (Centre d’études et de formation continue)
à la Haute école de travail social de Genève, de la FOCPE
(Formation continue petite enfance) à Genève, de l’EESP
(Ecole d’études sociales et pédagogiques) à Lausanne, ou
encore de différents instituts de formation. Enfin, la Délégation à la petite enfance – et, depuis deux ans, le Service
de la petite enfance de la Ville de Lausanne – organisent
depuis cinq ans un colloque annuel petite enfance, au mois
de novembre, destiné aux professionnels des structures
d’accueil et à toutes les personnes impliquées et intéressées
par ce domaine.
48
6. Saint-Jean
PAS
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
ILE
POM
ILE: Espace de vie enfantine « L’Île aux Trésors »
rue de Saint-Jean 39 – 1203 Genève
PAS: Crèche familiale « La Pastourelle »
chemin François-Furet 11 – 1203 Genève
POM: Jardin d’enfants « Pomme d’Api »
rue de Saint-Jean 12 – 1203 Genève
49
6. Saint-Jean
Fin 2006, parmi les habitants du quartier de Saint-Jean, 492
sont des enfants âgés de 0 à 4 ans. Ils représentent 5,37 %
de la population totale du quartier, soit un écart de 0,65 %
par rapport à la moyenne de la Ville (4,73 %).
Le quartier compte actuellement 127 places dans les structures d’accueil de la petite enfance subventionnées par la
Ville de Genève, auxquelles vont s’ajouter encore 7 places
avec l’ouverture complète de L’Île aux Trésors. Le taux d’équipement pour l’année 2007 est de 25,8 %, soit un taux légèrement inférieur à la moyenne de la Ville (33,7 %).
Taux d’équipement
de Saint-Jean: 25,8 %
Taux de demandes
satisfaites: 80 %
Le taux de demandes satisfaites à la rentrée 2007 s’élève
cependant à 80 % (contre 62 % en Ville de Genève). Il s’agit
du quartier, avec celui de la Servette, à enregistrer le taux le
plus haut. Ce résultat peut s’expliquer par l’effet d’absorption de l’extension du nombre de places à L’Île aux Trésors.
En octobre 2007, 70 familles sont en attente d’une place
dans les institutions du quartier.
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DE SAINT-JEAN
Les trois institutions du quartier ont accueilli durant 2006 au
total 278 enfants, dont 91 % sont domiciliés sur la commune de Genève. A l’instar des Charmilles, de la Servette,
des Grottes ou encore des Pâquis, Saint-Jean fait partie des
quartiers où la proportion d’enfants habitant sur le territoire
de la Ville est la plus importante et dépasse les 90 %.
Dans les structures d’accueil, 58% des enfants sont d’origine
suisse ou de double nationalité (graphique 1), proportion très
proche de celle du quartier qui est de 55 % pour l’ensemble
de la population.
Le taux d’enfants vivant dans une famille monoparentale et
fréquentant les institutions du quartier s’élève à 18%. SaintJean fait ainsi partie des quartiers où la proportion de familles
monoparentales est légèrement supérieure à la moyenne
des structures d’accueil de la Ville de Genève (16 %).
50
Concernant la situation professionnelle des parents, il s’avère
que 62 % des mères exercent une activité professionnelle.
La proportion des mères travaillant est inférieure à celle de
l’ensemble des structures d’accueil subventionnées (68.4%).
Ce constat peut notamment s’expliquer par un nombre important de mères inscrites au chômage ou à la recherche
d’un emploi (15 %). Les pères travaillent, quant à eux, dans
84 % des cas et sont 11 % à bénéficier des indemnités de
chômage ou à la recherche d’un emploi.
Dans le quartier de Saint-Jean, la proportion de parents ouvriers est supérieure à la moyenne des institutions de la Ville.
Les mères ouvrières atteignent 25 %, contre 15 % pour la
Ville et les pères ouvriers 28 %, contre 19 % pour la Ville.
Avec le quartier de la Servette et des Pâquis, celui de SaintJean est le quartier où le nombre de parents ouvriers est le
plus élevé, qu’il s’agisse des pères ou des mères. La part de
parents cadres ou dirigeants est, quant à elle, inférieure à
la moyenne de la Ville. En effet, les mères sont 7 % dans
cette catégorie alors qu’elles sont 10 % pour l’ensemble de
la Ville. Les pères cadres ou dirigeants sont 13 %, contre
20 % pour la Ville (graphique 2).
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DE
SAINT-JEAN SUBVENTIONNÉES
PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
42%
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
53%
ÉTRANGERS
5%
100 %
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE DU
QUARTIER DE SAINT-JEAN
SUBVENTIONNÉES PAR LA
VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
90 %
80 %
4
7
4
13
18
8
70 %
60 %
41
50 %
43
PROFESSIONS
LIBÉRALES
CADRES ET
DIRIGEANTS
40 %
6
30 %
SECTEUR
QUATERNAIRE
3
EMPLOYÉS
20 %
10 %
25
28
PETITS
INDÉPENDANTS
OUVRIERS
0%
MÈRES
PÈRES
51
6. Saint-Jean
LA CRÈCHE FAMILIALE
Il existe actuellement sur le territoire de la Ville deux
crèches familiales subventionnées par la Ville de Genève:
La Pastourelle, à Saint-Jean et La Flottille, aux Eaux-Vives.
Celles-ci organisent et supervisent l’accueil d’enfants au
domicile d’assistantes de crèche familiale agréées par l’Office de la Jeunesse. Les assistantes et les enfants passent
chaque semaine au moins une demi-journée à la crèche.
Les assistantes sont engagées, supervisées et salariées
par la crèche. La facturation aux parents est identique aux
frais des espaces de vie enfantine et payée directement à la
structure d’accueil petite enfance.
Le projet des crèches familiales vise à introduire une souplesse des horaires d’accueil et autorise également l’accueil
d’enfants malades. Le contexte d’accueil est familial et
respectueux des rythmes de l’enfant. Les liens entre enfants
et assistantes de crèche familiale sont forts et privilégiés.
La crèche familiale La Pastourelle a vu le jour en 1992 dans
le quartier de Saint-Jean. Cette structure compte environ
24 assistantes de crèche familiale pouvant accueillir chacune
au maximum l’équivalent de trois enfants à plein temps
52
(dont un seul enfant en dessous de 18 mois, sauf exception).
Les assistantes viennent dans les locaux de La Pastourelle
avec les enfants qu’elles accueillent deux demi-journées par
semaine. Elles se retrouvent également entre elles lors
des sorties au parc avec les enfants.
Les assistantes, n’étant pas des professionnelles de la
petite enfance, sont évaluées sur leur capacité à encadrer
les enfants en toute sécurité et à leur offrir des occasions
de découvertes possibles dans un cadre familial. La responsable de La Pastourelle met en évidence l’importance de leur
capacité d’accueil et d’ouverture.
Lors de la venue des assistantes et des enfants, les éducatrices de La Pastourelle effectuent un travail d’observation et
de soutien. Des séances de sensibilisation sont par ailleurs
organisées pour les assistantes de crèche familiale, sur des
thèmes touchant, par exemple, au développement de l’enfant, aux gestes d’urgence, à l’alimentation, à la santé du
tout-petit, etc.
7. Servette
ASX
CAM
FRI
AST
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
AST
TOU
Secteur petite enfance de la Servette:
AST: Espace de vie enfantine des Asters
rue Soubeyran 6 et rue Soubeyran 8 – 1203 Genève
ASX: Jardin d’enfants « Asters-X »
rue Schaub 38 – 1202 Genève
CAM: Espace enfants « Camarada »
(Centre d’accueil et de formation)
chemin de Villars 19 – 1203 Genève
TOU: Espace de vie enfantine « Tournesol »
avenue Wendt 26 – 1203 Genève
FRI: Jardin d’enfants « Les Frimousses »
Cité Vieusseux 6 – 1203 Genève
53
7. Servette
1’050 enfants âgés de 0 à 4 ans vivent fin 2006 dans le
quartier de la Servette. Ils représentent 4,82 % de la population totale domiciliée dans ce quartier, proportion très
proche de celle de la Ville qui est de 4,73 %. Les cinq institutions de la petite enfance présentes sur le territoire de
la Servette offrent, en 2006, 184 places d’accueil pour les
tout-petits28 ce qui amène le taux d’équipement à 17,5 %.
Il s’agit du taux d’équipement le plus bas de la Ville, dont
la moyenne atteint 33,7 %.
Taux d’équipement
de la Servette: 17,5 %
Taux de demandes
satisfaites: 80 %
Le taux de demandes satisfaites de ce quartier s’élève
cependant à 80 %, ce qui est largement supérieur à celui
enregistré pour l’ensemble des institutions de la petite enfance sur la Ville (62%). Ce paradoxe peut s’expliquer par la
configuration géographique du quartier, un nombre important
de demandes des habitants de la Servette se reportant sur
les quartiers limitrophes (Grottes, Saint-Gervais –žDélices,
St-Jean et Charmilles). A la rentrée 2007, 92 dossiers sont
néanmoins en attente d’une place au BIPE.
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DE LA SERVETTE
416 enfants ayant fréquenté une structure d’accueil petite
enfance ont été recensés durant l’année civile 2006. A l’instar
des enfants des institutions du quartier des Charmilles,
ceux des institutions de la Servette proviennent très majoritairement du quartier (à 85 %). Quant à la proportion de
résidants de la Ville, elle s’élève à 92 % (contre 85 % pour
l’ensemble des institutions de la Ville).
Concernant les origines nationales des enfants, on observe,
dans les institutions du quartier, un pourcentage d’enfants
suisses ou avec une double nationalité supérieur de 10 points,
soit 62%, par rapport à l’ensemble de la population vivant
à la Servette (52 %). Cette proportion est supérieure au taux
de l’ensemble de la population en Ville de Genève (56 %),
mais égale à celle de la totalité des structures d’accueil.
Toutefois, la multitude des nationalités dénombrées (une
54
cinquantaine), témoigne de la diversité culturelle présente
dans le quartier et, de manière générale, dans les institutions de la petite enfance.
Les familles monoparentales, quant à elles, correspondent
à 18 % des familles, contre 16 % pour l’ensemble des institutions de la Ville.
Professionnellement, les mères sont moins nombreuses à
exercer une activité rémunérée que dans les autres quartiers. La part des mères à travailler parmi les familles qui
fréquentent les institutions du quartier est de 51 %, alors
qu’elles sont 68% dans l’ensemble des structures d’accueil
de la Ville. Par ailleurs, 13 % des mères sont inscrites au
chômage ou sont à la recherche d’un emploi. Quant aux
pères, ils sont 82 % à travailler et 12 % au bénéfice des indemnités de chômage ou en recherche d’emploi. Le taux
d’activité relativement faible des mères peut notamment
s’expliquer par le nombre élevé de structures proposant un
accueil à temps partiel.
La proportion de parents ouvriers est parmi la plus élevée
de la Ville. Les pères ouvriers sont 29 %, contre 19 % pour
l’ensemble de la Ville et les mères ouvrières 25 %, contre
15 % pour la Ville (graphique 2). Inversement, ils sont sousreprésentés dans les catégories supérieures telles que les
cadres, dirigeants et les professions libérales. En effet, la
proportion de mères dans cette catégorie socioprofessionnelle est de 7% (16% pour la Ville). Quant aux pères, ils sont
seulement 13 %, alors qu’ils sont 28 % pour l’ensemble des
institutions de la Ville.
28
Les places d’accueil du centre Camarada sont prises en compte dans le
calcul du taux d’équipement mais pas dans les statistiques concernant les
usagers des structures d’accueil de la petite enfance.
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DE
LA SERVETTE SUBVENTIONNÉES
PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
38 %
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
59%
ÉTRANGERS
3%
100 %
1
2
6
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE DU
QUARTIER DE LA SERVETTE
SUBVENTIONNÉES PAR LA
VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
11
90 %
16
3
80 %
70 %
46
60 %
50 %
PROFESSIONS
LIBÉRALES
40 %
CADRES ET
DIRIGEANTS
49
8
30 %
SECTEUR
QUATERNAIRE
4
EMPLOYÉS
20 %
10 %
25
29
PETITS
INDÉPENDANTS
OUVRIERS
0%
MÈRES
PÈRES
55
7. Servette
UN ESPACE ENFANTS DANS LE CADRE DE
L’ACCUEIL MIGRANT ET DE LA FORMATION D’ADULTES
L’association Camarada (centre d’accueil et de formation
pour femmes migrantes et leurs enfants) a vu le jour en 1982
sous l’impulsion du Centre Social Protestant. Le centre
accueille quelque 700 femmes et 150 enfants chaque année
et entend favoriser l’intégration des femmes migrantes à
travers divers apprentissages et la création de nouveaux
liens avec d’autres familles, services, etc. L’association
Camarada vise à redonner à ces femmes, souvent originaires de pays en conflit ou vivant des situations sociales
difficiles, une meilleure estime de soi et à revaloriser leur
propre savoir. Le centre se veut un tremplin permettant aux
femmes de s’insérer dans la vie genevoise et de trouver un
emploi 29.
Une autre structure comparable existe sur la rive gauche,
il s’agit de la Roseraie, gérée par le secteur de Plainpalais.
Grâce à l’appui de la Ville de Genève, l’association Camarada
offre un espace d’accueil aux jeunes enfants dont les mères
participent aux activités et aux cours du centre. L’espace enfants Camarada est réservé aux enfants d’âge préscolaire
(0 à 4½ ans), mais des enfants plus âgés sont également
accueillis le mercredi matin pour un soutien scolaire.
L’espace enfants est ouvert pendant les périodes scolaires.
Les enfants sont présents au maximum 3 demi-journées par
semaine. Il arrive également qu’ils soient accueillis 5 demijournées lorsque leur mère suit un programme d’insertion
socioprofessionnelle sur une durée de 3 mois. Les enfants
fréquentent l’espace enfants en moyenne un an ou un an et
demi. Cependant l’accueil se fait tout au long de l’année et
les arrivées et départs sont nombreux.
56
Les mères sont toujours présentes – dans une salle de cours
à proximité – lorsque leur enfant est accueilli à Camarada.
L’enjeu de l’espace enfant tient souvent dans la séparation
mère/enfant qui est parfois douloureuse. Il s’agit en effet
souvent d’une première séparation, difficile à la fois pour
l’enfant, mais surtout pour la mère. Les éducatrices s’investissent donc beaucoup avec les mères et attachent une
grande importance à prendre du temps, et à avancer au
rythme de la mère et de l’enfant. La séparation se fait progressivement, en douceur. La langue utilisée avec les enfants
est le français et différentes activités leur sont proposées:
créatrices, motrices, ludiques, musicales, etc. Néanmoins
le projet essentiel de l’espace enfants porte sur le savoirêtre et la disponibilité des professionnels se fait principalement sur le relationnel.
Comme il s’agit d’un lieu non mixte, des éducateurs hommes
travaillent dans l’espace enfants, permettant la présence
d’une figure masculine auprès des tout-petits. Cette présence est en général bien perçue par les mères.
Si par le passé toutes les mères et leurs enfants pouvaient
être accueillis à Camarada, depuis 4 ou 5 ans, la demande
ayant fortement augmenté, les professionnels se voient
dans l’obligation de refuser des inscriptions et une liste
d’attente a été mise en place.
29
Pour une description plus exhaustive de l’association Camarada, voir le
film de Gabriel HIRSCH et Nicolas TSCHOPP, «Camarada, la maison des
femmes exilées», SAVI-IES – CAMARADA, Genève 2002; ainsi que le site
Internet www.camarada.ch.
8. Champel
BER
PAP
DEN
DEN
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
LAU
*
BDM
Secteur petite enfance de Champel
BER: Espace de vie enfantine de Bertrand
avenue Alfred-Bertrand 20 – 1206 Genève
BDM: Espace de vie enfantine du Bout-du-Monde
route du Bout-du-Monde 4B – 1206 Genève
LAU: Espace de vie enfantine «Louis-Aubert»
avenue Louis-Aubert 2 – 1206 Genève
DEN: Espace de vie enfantine « La Dent de Lait & Co »
avenue Dumas 15 et avenue Dumas 24 – 1206 Genève
PAP: Jardin d’enfants « Les Papillons »
chemin Rieu 22 – 1208 Genève
* Projet: Crèche Cité-U
avenue de Miremont 46 – 1206 Genève
57
8. Champel
En 2006, 1’035 enfants âgés de 0 à 4 ans ont été recensés
dans le quartier de Champel, soit 4,39 % de la population
totale résidant dans ce quartier, ce qui représente une
proportion légèrement inférieure (–0,33 %) à la moyenne de
la Ville de Genève qui est de 4,73 %.
Taux d’équipement
de Champel: 26,7 %
Taux de demandes
satisfaites: 59 %
L’offre en matière de petite enfance s’élève à 276 places distribuées dans les cinq structures d’accueil subventionnées
par la Ville de Genève. Le taux d’équipement atteint 26,7 %,
soit 7,6 % de plus par rapport à 2003 30. Cette augmentation
s’explique par l’ouverture complète de l’espace de vie
enfantine de Bertrand en 2005, offrant ainsi 80 places
supplémentaires dans le secteur.
Le taux de satisfaction est de 59 % (contre 62 % pour l’ensemble de la Ville). A la rentrée 2007, les dossiers en attente
d’un placement sont au nombre de 209 pour le quartier de
Champel.
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DE CHAMPEL
On comptabilise 457 enfants 31 ayant fréquenté les structures
d’accueil du quartier durant l’année civile 2006. Parmi ces
enfants, 98 % sont domiciliés sur le territoire de la Ville, dont
62 % habitent le quartier.
La composition nationale des enfants inscrits dans les lieux
d’accueil du quartier met en évidence une surreprésentation
des enfants de nationalité suisse (ou binationaux), soit 69 %
(graphique 1), par rapport à l’ensemble de la Ville (56 %).
Ce pourcentage est proche de celui de l’ensemble des habitants de Champel (63%) et reflète la structure du quartier,
notamment au niveau de la composition des logements dont
certains sont des habitations onéreuses, moins accessibles
à une population avec des moyens financiers limités.
Les familles monoparentales représentent 15% de l’ensemble des familles, contre 16% pour l’ensemble des institutions
de la Ville.
58
En ce qui concerne l’activité professionnelle des parents,
il apparaît que les mères sont 68% à travailler et que ce taux
s’élève à 89 % pour les pères. Parmi les parents qui ne
travaillent pas, 11% des mères et 8% des pères sont soit au
bénéfice des indemnités de chômage, soit à la recherche d’un
emploi. En observant la distribution des parents actifs selon
la catégorie socioprofessionnelle, il ressort que pour les
mères et les pères, la catégorie «ouvriers» est largement
sous-représentée par rapport à l’ensemble des structures
d’accueil de la Ville. En effet, les mères sont 8% (contre 15%
en Ville) et les pères 9 % (contre 19 % en Ville) à se situer
dans cette catégorie. A l’inverse, Champel fait partie des
quartiers qui atteignent les proportions les plus élevées de
parents actifs dans les catégories supérieures (cadres,
dirigeants et professions libérales). En pourcentages
cumulés, les mères sont 25 % (17 % en Ville) et les pères
47 % (28 % en Ville) dans ces catégories socioprofessionnelles (graphique 2).
30
Chiffre issu de la dernière publication «La petite enfance en Ville
de Genève: contexte et indicateurs par secteurs», édition 2004.
31
Les enfants de la crèche dépannage Dent de Lait & Co ne sont pas pris
en compte dans les données.
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DE
CHAMPEL SUBVENTIONNÉES
PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
31 %
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
60%
ÉTRANGERS
9%
100 %
10
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE
DU QUARTIER DE CHAMPEL
SUBVENTIONNÉES PAR LA
VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
14
90 %
15
80 %
70 %
33
19
60 %
50 %
5
CADRES ET
DIRIGEANTS
40 %
44
30 %
35
SECTEUR
QUATERNAIRE
EMPLOYÉS
20 %
10 %
PROFESSIONS
LIBÉRALES
5
3
8
9
0%
MÈRES
PETITS
INDÉPENDANTS
OUVRIERS
PÈRES
59
8. Champel
UN CENTRE DE DOCUMENTATION PÉDAGOGIQUE
Le secteur petite enfance de Champel travaille actuellement
en collaboration avec la Délégation à la petite enfance sur
un projet de centre de documentation pédagogique destiné
aux professionnels de la petite enfance. Ce projet trouve ses
origines dans les années nonante: à cette époque, un centre
de documentation géré par une association (AGIPE) bénéficiait d’un espace dans les anciens locaux de la Délégation
à la petite enfance.
Sur la base du fonds et des ressources déjà existants, des
professionnels ont souhaité faire revivre cet espace de
connaissances et de découvertes. L’ouverture définitive de
la crèche de Bertrand en 2005 et la mise à disposition de
nouveaux espaces ont permis de faire avancer ce projet et
d’imaginer des locaux pour accueillir ce centre.
Ce projet de ressources documentaires s’adresse aux professionnels de la petite enfance de la Ville de Genève et se
veut évolutif, en lien avec les besoins des professionnels.
Les initiateurs du projet souhaitent créer un outil «sur
mesure», qui réponde aux besoins spécifiques que rencontrent les professionnels de la petite enfance et qui leur
permette une véritable identification professionnelle.
Ce centre de documentation pédagogique s’inscrit dans
une dynamique de professionnalisation des métiers de la
petite enfance.
60
9. Cité
MAD
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
*
Secteur petite enfance «La Madeleine des Enfants»
MAD: Crèche, jardin d’enfants, halte-jeux et éveil
culturel « La Madeleine des Enfants »
place de la Madeleine 16 – 1204 Genève
* Projet: Crèche Colladon
rue Jean-Daniel Colladon 2 – 1204 Genève
61
9. Cité
En 2006, 285 enfants âgés de 0 à 4 ans ont été recensés dans
le quartier de la Cité, soit 4,5 % de la population totale résidant dans ce quartier, ce qui représente une proportion
sensiblement proche de la moyenne de la Ville de Genève qui
est de 4,73 %.
Taux d’équipement
de la Cité: 34 %
Taux de demandes
satisfaites: 56 %
L’offre en matière de petite enfance s’élève à 97 places distribuées dans les différents lieux d’accueil de La Madeleine
des Enfants. Le taux d’équipement atteint à 34 %, ce qui correspond également à la moyenne de la Ville (33,7% en 2007).
Un projet de crèche, rue Jean-Daniel Colladon, permettra
dès 2009 d’offrir environ 48 places d’accueil supplémentaires aux habitants de la Ville de Genève. La pression de la
demande dans ce quartier est importante, comme l’attestent
les 80 demandes de places en attente au BIPE à la rentrée
2007. A cette même période, le taux de demandes satisfaites
est de 56 % (contre 62 % pour l’ensemble de la Ville).
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DE LA CITÉ
On comptabilise 141 enfants 32 ayant fréquenté la structure
d’accueil du quartier durant l’année civile 2006. Parmi ces
enfants, 91 % sont domiciliés sur le territoire de la Ville et
58 % d’entre eux habitent le quartier.
Les enfants sont majoritairement de nationalité suisse
ou possèdent la double nationalité. Ils constituent 74 %
(graphique 1) du total des enfants accueillis. Ce pourcentage
est supérieur à celui de l’ensemble de la population de la
Cité (59%) et de la Ville (56%). Ce résultat est notamment lié
au secteur d’activité du centre ville. Le quartier accueille en
effet un nombre important d’enfants dont les parents travaillent dans le secteur tertiaire à des postes à statuts élevés.
La part des familles monoparentales dans les institutions de
la petite enfance du quartier est de 9 %, alors qu’elle atteint
16 % pour l’ensemble des structures d’accueil de la Ville.
62
En ce qui concerne l’activité professionnelle des parents,
il apparaît que les mères sont 73 % à travailler et 8 % au
bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche
d’un emploi. Le taux de travailleurs est de 90 % pour les
pères et 7 % sont également à la recherche d’un emploi ou
inscrits au chômage. Ces taux de personnes actives sont relativement élevés comparativement à d’autres quartiers de
la Ville.
Le quartier de la Cité est caractérisé par un nombre important de postes à responsabilités dans le secteur tertiaire.
La proportion des parents ouvriers est très inférieure à la
moyenne des institutions de la Ville. Les mères ouvrières ne
sont pas du tout représentées dans le quartier, alors qu’elles
sont 15 % pour l’ensemble de la Ville et les pères ouvriers
représentent 3 %, contre 19 % pour la Ville. A l’inverse, les
catégories supérieures (cumul des cadres, dirigeants et
professions libérales) sont très représentées dans le quartier:
35 % pour les mères, contre 17 % pour la Ville et 50 % pour
les pères, contre 28 % pour l’ensemble de la Ville (graphique 2).
32
Les enfants de la halte-garderie de La Madeleine des Enfants ne sont
pas pris en compte dans les données.
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DE
LA CITÉ SUBVENTIONNÉES PAR
LA VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
26 %
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
66%
ÉTRANGERS
8%
100 %
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE DU
QUARTIER DE LA CITÉ SUBVENTIONNÉES PAR LA VILLE DE
GENÈVE, 2006,
EN %
90 %
15
18
80 %
20
70 %
32
60 %
14
PROFESSIONS
LIBÉRALES
50 %
16
40 %
30 %
CADRES ET
DIRIGEANTS
SECTEUR
QUATERNAIRE
37
17
EMPLOYÉS
20 %
10 %
14
PETITS
INDÉPENDANTS
13
3
0%
MÈRES
OUVRIERS
PÈRES
63
9. Cité
L’ÉVEIL CULTUREL ET ARTISTIQUE
64
Dès tout petits, les enfants expriment leur créativité dans
leurs activités et leurs comportements. Les espaces de vie
enfantine favorisent le développement de l’éveil culturel et
artistique des enfants, car il est essentiel dans la construction de leur identité. C’est aussi un vecteur d’intégration à une
communauté et un moyen pour les enfants de découvrir la
diversité culturelle. Que ce soit par le biais de jeux, de visites
de musées et d’expositions, de lectures ou de spectacles,
le travail dans les institutions de la petite enfance est fortement dirigé dans ce sens.
Son objectif premier est d’éveiller chez l’enfant son sens
artistique, sa sensibilité et de lui donner envie d’explorer
des horizons nouveaux. En offrant un espace et les outils
pour appréhender un monde sensitif, culturel et artistique,
La Madeleine des enfants permet aux enfants, et plus largement aux familles, de découvrir et de partager de nouvelles
expériences. En effet, sa mission, à travers l’éveil culturel et
artistique, est en partie de susciter et de faciliter l’accès des
familles aux lieux culturels, ainsi que de les associer à ses
démarches.
La Madeleine des enfants est la structure qui accueille l’éveil
culturel et artistique en mettant à disposition un espace et
en proposant différentes animations tout au long de l’année 33.
Tous les ans, le «groupe de pilotage de l’éveil culturel et artistique» choisit un thème autour duquel la plupart des
activités sont par la suite élaborées. Pour l’année scolaire
2007-2008, La Madeleine des enfants a conçu son programme
sur le thème des «évasions créatives». Ce thème a rejoint
celui du 5e colloque petite enfance: «le kaléidoscope de la
créativité». Indépendamment du thème annuel, La Madeleine
des enfants participe à l’organisation du festival du livre
petite enfance, de la fête de la musique et accueille
diverses expositions.
L’éveil culturel et artistique s’élabore aussi en collaboration
avec les institutions petite enfance. Un travail de sensibilisation auprès des professionnels de la petite enfance est
effectué afin que ces derniers alimentent les réflexions.
Pour ce faire, des projets interinstitutionnels, interculturels
et intergénérationnels sont organisés. A travers cette démarche, il y a une volonté de rendre l’éveil culturel et artistique quotidien et non événementiel tout en sachant que les
enfants vont l’accepter et se l’approprier selon leurs envies.
33
Site Internet: www.eveil-ge.ch
10. Eaux-Vives
GRE
BAR
BAR
FLO
PRE
EAU
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
TER
FRO
PIM
MAT
Secteur petite enfance «A 2 Pas»
BAR: Espace de vie enfantine « Barque-en-Ciel »
rue du Lac 17 et rue du Simplon 14 – 1207 Genève
PIM: Espace de vie enfantine « Pimprenelle »
route de Chêne 54 – 1208 Genève
TER: Espace de vie enfantine de la Terrassière
avenue de Frontenex 12 – 1207 Genève
EAU: Crèche des Eaux-Vives
rue de Montchoisy 48 – 1227 Genève
GRE: Jardin d’enfants «žLa Grenade »
avenue de la Grenade 3 – 1207 Genève
MAT: Crèche « La Maternelle »
rue Jules-Cougnard 5 – 1208 Genève
FRO: Jardin d’enfants «La Petite Maison de Frontenex»
chemin de la Clairière 7 – 1207 Genève
Secteur petite enfance Eaux-Vives–žFrontenex
FLO: Crèche familiale « La Flottille »
rue des Vollandes 19 – 1207 Genève
PRE: Espace de vie enfantine « Pré-Picot »
plateau de Frontenex 11 – 1223 Cologny
65
10. Eaux-Vives
Taux d’équipement
des Eaux-Vives: 30,4 %
Taux de demandes
satisfaites: 55 %
A la fin de l’année 2006, 1’189 enfants âgés de 0 à 4 ans habitent dans le quartier des Eaux-Vives. Ces enfants représentent
4,41% de la population totale résidant dans ce quartier, soit
légèrement moins (–0,32 %) que le taux de cette même
tranche d’âge pour l’ensemble de la Ville de Genève (4,73%).
En ce qui concerne l’activité professionnelle des parents, les
mères sont 75 % à travailler et 9 % au bénéfice des indemnités de chômage ou à la recherche d’un emploi. Les pères,
quant à eux, sont 90 % à travailler et 7 % à la recherche d’un
emploi ou inscrits au chômage.
Le quartier offre 362 places d’accueil réparties dans neuf
structures d’accueil petite enfance subventionnées par la
Ville de Genève. Le taux d’équipement est de 30,4 %, ce qui
est légèrement inférieur à la moyenne de la Ville qui s’élève
à 33,7% en 2007. Le taux d’équipement du quartier a cependant sensiblement augmenté depuis 2003 où il atteignait
23,9 % 34. Cette évolution est liée à l’ouverture de la crèche
La Terrassière et à la transformation du jardin d’enfants
Barque-en-Ciel en espace de vie enfantine en 2004.
Il est utile de rappeler que la population qui vit dans le
quartier des Eaux-Vives n’est pas homogène, le coût des
habitations variant sensiblement d’une section à l’autre.
La distribution des parents dans les différentes catégories
socioprofessionnelles est relativement proche de celle de
l’ensemble des structures d’accueil de la Ville, sauf pour les
catégories supérieures (cadres, dirigeants et professions
libérales) qui sont un peu plus représentées aux Eaux-Vives.
Les mères sont 23% dans ces catégories, contre 17% pour la
Ville et les pères 39%, contre 28% pour la Ville (graphique 2).
La proportion de demandes satisfaites est de 55 %, contre
62% pour l’ensemble de la Ville. La pression de la demande
dans ce quartier demeure importante, comme l’attestent les
246 demandes de places en attente au BIPE à la rentrée
2007.
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DES EAUX-VIVES
Quelque 727 enfants ont fréquenté les institutions de la
petite enfance du quartier durant l’année civile 2006, dont
82 % étaient domiciliés en Ville de Genève.
Les enfants d’origine suisse ou de double nationalité (suisse
et autres) représentent la majorité des enfants accueillis
(69 %), contre 61 % pour l’ensemble de la population du
quartier et 56 % pour l’ensemble de la Ville (graphique 1).
En 2006, la proportion d’enfants d’origine suisse est plus
importante que dans d’autres quartiers, néanmoins,
48 nationalités distinctes sont répertoriées dans les institutions de la petite enfance des Eaux-Vives.
Le pourcentage de familles monoparentales s’élève à 15 %,
soit un taux presque identique de celui de l’ensemble des
institutions de la Ville (16 %).
66
34
Taux issu de «La petite enfance en Ville de Genève: Contexte et indicateurs par secteurs», Ville de Genève, édition 2004, p.13.
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DES
EAUX-VIVES SUBVENTIONNÉES
PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
31%
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
61%
ÉTRANGERS
8%
100 %
8
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE DU
QUARTIER DES EAUX-VIVES
SUBVENTIONNÉES PAR LA
VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
15
90 %
15
80 %
70 %
24
16
60 %
6
PROFESSIONS
LIBÉRALES
50 %
40 %
42
30
CADRES ET
DIRIGEANTS
SECTEUR
QUATERNAIRE
30 %
8
20 %
3
PETITS
INDÉPENDANTS
10 %
15
EMPLOYÉS
16
OUVRIERS
0%
MÈRES
PÈRES
67
10. Eaux-Vives
LES ACTIVITÉS INTERGÉNÉRATIONNELLES
En Ville de Genève, de nombreuses institutions de la petite
enfance s’engagent à travers leurs activités à la construction
de liens sociaux entre les tout-petits et des personnes âgées.
Qu’elles soient de nature régulière ou ponctuelle, ces activités visent à permettre à chacun d’apprendre à connaître
l’autre et ont pour but de valoriser le plaisir des rencontres
et le partage.
La crèche La Terrassière, aux Eaux-Vives, propose de manière
régulière des séquences intergénérationnelles en lien étroit
avec l’EMS qui jouxte le lieu d’accueil. De tels échanges sont
également pratiqués dans deux autres institutions de la
petite enfance; l’Atelier Vie aux Grottes et Tom Pouce au
Petit-Saconnex. Les enfants concernés par ces rencontres
sont âgés de 3 à 4 ans et les personnes âgées libres de
s’inscrire et de participer à ces séances. De nombreuses
activités sont proposées, de la gymnastique douce à l’atelier
«contes», de sorties au parc à divers goûters et fêtes communes, de la peinture à l’exposition des travaux réalisés.
Pour la responsable du secteur petite enfance A 2 Pas et les
responsables du projet, le bilan est extrêmement positif et
apporte beaucoup aux participants. Les enfants aiment ces
rencontres animées et les résidants de l’EMS apprécient la
vitalité qui émane des enfants.
68
Des échanges de l’ordre de l’observation, de regards ou de
gestes ont d’abord lieu entre les enfants et les résidants,
puis les conversations arrivent. Au contact des personnes
âgées, les enfants les plus turbulents se calment et respectent les limites posées. Pour certains résidants, le fait
d’être en contact avec de jeunes enfants et de se replonger
dans leurs souvenirs permet de faire travailler une mémoire
parfois fragile.
Les questions de l’absence, de la maladie ou du deuil sont
volontairement évitées dans ce projet intergénérationnel.
Les séances sont organisées de manière à éviter l’attachement: les résidants changent d’une rencontre à l’autre
et une partie des enfants aussi (accueils à temps partiel).
Le lien privilégié est celui du groupe et non le lien interindividuel.
Par ailleurs, les personnes âgées étant volontaires pour
participer aux rencontres, seules celles qui sont bien, ou
«en forme», sont présentes. Plusieurs sont néanmoins en
fauteuils roulant ou peu alertes, mais les enfants ne s’en
étonnent pas et ne posent pas de questions. Leur regard est
déchargé de préjugés et les déambulateurs constituent plus
un objet de convoitise et de jeux qu’un frein aux rencontres!
11. Jonction
EDK
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
JON
MIL
NIC
NIC
*
EDK: Espace de vie enfantine « Edmond-Kaiser »
rue du Stand 26 – 1204 Genève
CVO: Lieu d’accueil parents-enfants « Le Cerf-Volant »
boulevard Carl-Vogt 82 – 1205 Genève
JON: Crèche de la Jonction
avenue de Sainte-Clotilde 14 – 1205 Genève
MIL: Jardin d’enfants « Le Mille-Pattes »
rue du Village-Suisse 14 – 1205 Genève
NIC: Crèche « La Nichée »
boulevard Carl-Vogt 46 et boulevard d’Yvoy 13 – 1205 Genève
CVO
* Projet: Crèche TSR
quai Ernest-Ansermet 20 – 1205 Genève
69
11. Jonction
Le quartier de la Jonction compte 572 enfants de 0 à 4 ans
fin 2006. Par rapport à l’ensemble de la population vivant
dans ce quartier, les 0-4 ans représentent 4,54 %, soit très
légèrement moins (– 0,19 %) que le taux de cette même
tranche d’âge en Ville de Genève.
Taux d’équipement
de la Jonction: 49,5 %
Taux de demandes
satisfaites: 54 %
Le territoire de la Jonction offre trois espaces de vie enfantine et un jardin d’enfants subventionnés par la Ville, ce qui
correspond à 283 places d’accueil. Le taux d’équipement
s’élève à 49,5 %. Il est lié à la récente extension de l’espace
de vie enfantine La Nichée en 2004 (+40 places). Il faut
toutefois préciser qu’étant à la frontière du quartier de
Plainpalais et partageant le même code postal (1205),
les enfants de ce dernier quartier peuvent également être
accueillis dans les structures de la Jonction.
Le taux de satisfaction atteint 54 % (contre 62 % pour l’ensemble de la Ville). A la rentrée 2007, les dossiers en attente
d’un placement sont au nombre de 125 pour le quartier de
la Jonction.
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DE LA JONCTION
Ce sont quelque 507 enfants qui ont fréquenté les institutions
du quartier durant l’année civile 2006, dont une majorité
habitent en Ville de Genève (76 %). Parmi les enfants accueillis dans les institutions de la petite enfance, 60 % sont
de nationalité suisse ou de double nationalité (graphique 1).
Ce taux est supérieur au pourcentage de suisses recensés
dans l’ensemble de la population établie dans le quartier
(53 %), ainsi que celui pour l’ensemble de la Ville (56 %).
Concernant la structure familiale, il ressort que les familles
monoparentales dont les enfants fréquentent les diverses
structures d’accueil du quartier sont plus nombreuses que
dans l’ensemble des institutions de la Ville. Elles sont 19 %
à la Jonction contre 16 % en Ville de Genève.
70
Au vu du taux de pères et de mères actifs professionnellement, il apparaît que les mères travaillent dans 73% des cas.
La proportion des pères qui travaillent est de 81 %, taux le
plus faible recensé parmi les différents quartiers de la
Ville de Genève. Toutefois, c’est dans ce quartier que le
pourcentage de pères inscrits au chômage ou en recherche
d’emploi est le plus élevé (15 %) ce qui nuance les résultats
présentés. Pour les mères, ce pourcentage atteint 13 %.
Dans le quartier de la Jonction, la part des parents ouvriers
est légèrement supérieure à la moyenne des structures
d’accueil de la Ville. Les mères ouvrières représentent 18%,
contre 15% pour l’ensemble de la Ville et les pères ouvriers
23 % contre 19 % pour la Ville (graphique 2). A l’inverse, les
catégories supérieures (cadres, dirigeants et professions
libérales) sont moins représentées dans ce quartier: 10 %
pour les mères, contre 17 % pour la Ville et 22 % pour les
pères, contre 28 % pour la Ville (pourcentages cumulés).
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DE
LA JONCTION SUBVENTIONNÉES
PAR LAVILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
40 %
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
57%
ÉTRANGERS
3%
100 %
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE DU
QUARTIER DE LA JONCTION
SUBVENTIONNÉES PAR LA
VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
3
7
4
90 %
19
80 %
15
5
70 %
60 %
50 %
37
53
PROFESSIONS
LIBÉRALES
CADRES ET
DIRIGEANTS
40 %
SECTEUR
QUATERNAIRE
30 %
13
20 %
4
10 %
18
EMPLOYÉS
22
PETITS
INDÉPENDANTS
OUVRIERS
0%
MÈRES
PÈRES
71
11. Jonction
LA PARENTALITÉ
L’accueil dans les institutions de la petite enfance se
concentre sur les besoins des enfants. L’enfant est au cœur
des préoccupations des équipes éducatives. La notion de
parentalité constitue de ce fait une composante du projet
pédagogique puisqu’elle concerne directement l’enfant.
Les équipes éducatives peuvent ainsi être amenées, lorsque
la situation l’exige, à accompagner les parents dans leurs
difficultés ou leurs questionnements.
Depuis 1990, le Cerf-Volant est un espace de jeu et d’échange
destiné aux enfants de la naissance jusqu’à l’âge de 4 ans
accompagnés de leurs parents (ou d’un autre adulte).
Ce lieu s’inscrit dans la lignée de la «Maison Verte» réalisée
par Françoise Dolto et une équipe de psychanalystes. Ouvert
tous les après-midi, l’accueil se fait sous la responsabilité
d’un trio de professionnels (dont un psychanalyste) différent
chaque jour. C’est un lieu qui se fréquente de manière
anonyme, sans inscription préalable. Seuls le prénom de
l’enfant, son âge ainsi que le lien qui l’unit à la personne qui
l’accompagne sont inscrits sur un tableau. Par ce biais,
l’enfant est reconnu comme une personne à part entière qui
a une place en tant que sujet.
72
Les accueillants restent disponibles pour les enfants et les
parents, ils interviennent de manière discrète en respectant
la position désirante de chacun et en favorisant l’émergence
de la parole. Si un parent ressent l’envie de parler, de se
confier, il est libre de le faire et trouvera l’écoute dont il a
besoin pour ensuite, peut-être trouver les solutions à ses
préoccupations. Quant à l’enfant, il n’est pas quelqu’un dont
on parle mais une personne avec qui l’on parle de ce qu’elle
vit. Au Cerf-Volant, les parents se rencontrent. Ils peuvent
ainsi échanger des informations, tisser des liens et surtout
comprendre que d’autres partagent les mêmes difficultés ou
les mêmes joies. Dans ce sens, le Cerf-Volant permet de
rompre l’isolement que rencontrent certaines familles et
offre un espace de communication et de partage.
12. Plainpalais
BBV
SOU
CMT
INSTITUTIONS
PETITE ENFANCE
DU QUARTIER
ALL
ACA
MIN
CHE
ROS
Secteur petite enfance de Plainpalais
CMT: Espace de vie enfantine « Les Chaumettes »
rue Lombard 5 – 1205 Genève
MIN: Espace de vie enfantine des Minoteries
rue des Minoteries 5 – 1205 Genève
ROS: Espace enfants de la Roseraie
rue de la Maladière 2 – 1205 Genève
SOU: Espace de vie enfantine des Sources
rue des Sources 12 et rue des Sources 15 – 1205 Genève
Secteur petite enfance de l’Université
ALL: Espace de vie enfantine des Allobroges
quai du Cheval-Blanc 14 – 1227 Acacias
BBV: Espace de vie enfantine de Baud-Bovy
passage Daniel Baud-Bovy 2-4-6 – 1205 Genève
CHE: Jardin d’enfants « Le Cheval à Bascule »
quai du Cheval-Blanc 11 – 1227 Acacias
ACA: Crèche des Acacias
route des Acacias 38 – 1227 Acacias
73
12. Plainpalais
Taux d’équipement
de Plainpalais: 26 %
Taux de demandes
satisfaites: 49 %
Dans le quartier de Plainpalais, 1’184 enfants sont âgés
de 0 à 4 ans en 2006, soit 4,69 % de la population totale du
quartier, pourcentage extrêmement proche de celui de
l’ensemble de la Ville de Genève (4,73%). Pour accueillir ces
enfants, le quartier dispose de 308 places dans les institutions
petite enfance subventionnées par la Ville, ce qui conduit à un
taux d’équipement de 26 % (contre 33,7 % pour l’ensemble
de la Ville). L’extension de l’espace de vie enfantine des
Minoteries et l’ouverture de la crèche à temps partiel Les
Chaumettes à la rentrée 2007 ont permis d’augmenter ce
taux par rapport à l’année précédente (23,7 %). Plainpalais
est toutefois le quartier où le taux de demandes satisfaites
est le plus bas, soit 49 % (contre 62 % en Ville de Genève).
Par ailleurs, la demande reste particulièrement forte
comme l’attestent les 274 dossiers en attente d’une place
enregistrés au BIPE.
USAGERS DES STRUCTURES D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE DE PLAINPALAIS
Parmi les 562 enfants qui fréquentent ces structures d’accueil, 67 % habitent dans le quartier, et ils sont 77 % à vivre
sur le territoire de la Ville de Genève. La crèche des Acacias
ayant un partenariat avec la commune de Carouge, les
enfants domiciliés dans cette commune sont nombreux.
Les enfants d’origine suisse ou possédant la double nationalité représentent 66 % dans les institutions du quartier
(graphique 1). Ce taux est nettement supérieur à celui de la
population suisse résidant dans le quartier de Plainpalais
(54 %), ainsi qu’à celui pour l’ensemble de la Ville (56 %).
Les familles monoparentales sont 14 %, contre 16 % dans
l’ensemble des institutions de la Ville de Genève.
Le pourcentage de parents actifs professionnellement est
très proche de celui de l’ensemble des structures d’accueil.
En effet, 69% des mères travaillent (68% toutes IPE confondues) et 87% des pères exercent une activité professionnelle
(86 % pour l’ensemble des IPE). Parmi les parents qui ne
74
travaillent pas, plus de 15 % des mères et 8 % des pères
connaissent une période de chômage, ou recherchent un
emploi.
Dans le quartier de Plainpalais, 50 % des pères actifs sont
des employés, alors que leur proportion n’atteint que 37 %
pour l’ensemble des structures d'accueil de la Ville. Il s'agit
du pourcentage le plus élevé pour cette catégorie socioprofessionnelle. Cette surreprésentation des employés
s’explique notamment par la présence dans le quartier de
structures d’accueil petite enfance en partenariat avec
l’Université de Genève. De nombreux pères y travaillent,
particulièrement dans l’assistanat, fonction définie dans la
catégorie «employés». Le quartier de Plainpalais obtient le
pourcentage le plus faible de pères exerçant comme cadres
ou dirigeants: 11 % contre 20 % pour l’ensemble de la Ville.
Après les employées, c’est le secteur quaternaire qui réunit
le plus grand nombre de mères actives. Elles sont plus de
22 %, contre 18 % pour la Ville (graphique 2).
GRAPHIQUE 1
RÉPARTITION DES ENFANTS
SELON L’ORIGINE NATIONALE,
INSTITUTIONS DE LA PETITE
ENFANCE DU QUARTIER DE
PLAINPALAIS SUBVENTIONNÉES
PAR LA VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
SUISSES
34 %
DOUBLES NATIONAUX
(SUISSES ET AUTRES)
58%
ÉTRANGERS
8%
100 %
GRAPHIQUE 2
CATÉGORIES SOCIOPROFESSIONNELLES DES PARENTS
UTILISATEURS, INSTITUTIONS
DE LA PETITE ENFANCE DU
QUARTIER DE PLAINPALAIS
SUBVENTIONNÉES PAR LA
VILLE DE GENÈVE, 2006,
EN %
90 %
8
5
5
11
6
80 %
22
70 %
60 %
50
50 %
40 %
PROFESSIONS
LIBÉRALES
CADRES ET
DIRIGEANTS
45
SECTEUR
QUATERNAIRE
30 %
9
20 %
EMPLOYÉS
5
10 %
14
19
0%
PETITS
INDÉPENDANTS
OUVRIERS
MÈRES
PÈRES
75
12. Plainpalais
LE DÉVELOPPEMENT DURABLE
De nos jours, les préoccupations autour de la question du
développement durable sont largement présentes dans les
consciences et dans les actions politiques et citoyennes.
Il s’agit d’une notion qui suscite un vif intérêt, notamment
dans le domaine de la petite enfance. Les structures d’accueil subventionnées par la Ville de Genève intègrent cette
perspective dans leur quotidien, que ce soit en utilisant des
matériaux recyclés, en faisant le tri des déchets, en proposant
une alimentation de saison, mais surtout en sensibilisant les
enfants à ces réalités dès leur plus jeune âge. Cette notion
fait partie intégrante du projet pédagogique des institutions
petite enfance. Le travail fait dans l’espace de vie enfantine
des Sources illustre cette volonté de soutenir le développement durable dans le secteur de la petite enfance.
Depuis le mois d’août 2006, l’équipe éducative propose des
activités aux enfants afin de les sensibiliser au respect et
à la sauvegarde de l’environnement. Ces activités prennent
diverses formes; les enfants apprennent à trier les déchets,
ils vont régulièrement à la déchetterie 35, ils décorent leur
institution avec du matériel de récupération, ils ont accès à
des livres, des dessins animés et des projections en relation
avec ce sujet. L’alimentation est également au cœur de la
démarche de l’institution. Pour cela, le cuisinier prépare des
repas avec des produits qui sont, dans la mesure du possible,
issus de l’agriculture biologique et provenant des commerçants du quartier. Ensuite, les enfants participent à des
tables rondes durant lesquelles ils sont amenés à discuter
des aliments qu’ils consomment.
A travers ces différentes animations, les enfants acquièrent
des connaissances et développent, petit à petit, une
conscience sur des questions comme le gaspillage et la
récupération. Tout en restant dans une perspective ludique,
cette sensibilisation offre aux enfants des outils de réflexion
qu’ils garderont, pour la majorité d’entre eux, en grandissant.
Par ailleurs, les enfants sont très réceptifs aux activités
proposées. Le projet lié au développement durable rencontre un grand succès, tant auprès des enfants, du personnel
éducatif que des parents.
35
Voir à ce sujet le clip «encourager » élaboré dans le cadre de la campagne genevoise «L’éducation donne de la force», Ville de Genève:
Délégation à la petite enfance, 2007.
76
Sources et références bibliographiques
Office cantonal de la statistique (OCSTAT)
Population résidante de la ville et du canton:
– Annuaires statistiques du canton de Genève et données
produites par l’OCSTAT
Activité professionnelle des femmes:
– Recensements fédéraux de la population: Office fédéral
de la statistique (Berne): exploitation de données pour
2000 par l’OCSTAT;
– Enquête suisse sur la population active 2006 en bref,
Office fédéral de la statistique, Neuchâtel, 2007
Dépenses annuelles de la Ville de Genève pour
la petite enfance
– Budgets de subventionnement, Délégation à la petite
enfance
Groupe d’évaluation continue des lieux de placement
(ELP), Office de la jeunesse, Département de l’instruction
publique
– Institutions de la petite enfance: procédure d’autorisation,
directives et recommandations de fonctionnement,
Genève, 1993
Délégation à la petite enfance, Ville de Genève
– Statistiques annuelles sur: la capacité d’accueil, les
usagers, le personnel et les ressources financières,
dès 1989, non publiées
– Règlement relatif aux conditions de subventionnement
des institutions de la petite enfance du 11.7.1990, modifié
le 10.7.1996. Ville de Genève: Département municipal
des affaires sociales, des écoles et de l’environnement
(actuel Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports), Délégation à la petite enfance
– Guide pratique pour l’application des tarifs des prix de
pension dans les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville de Genève, Genève: juin 1995
– Pour un accueil de qualité. Guide à l’usage des institutions de la petite enfance, Ville de Genève: Délégation
à la petite enfance, 2002
– Statistiques annuelles sur la demande d’accueil et la demande satisfaite, Genève, BIPE: dès 2003, non publiées
– L’alimentation des tout-petits; Guide pour une alimentation de qualité à l’usage des institutions de la petite
enfance, Ville de Genève: Délégation à la petite enfance
et République et Canton de Genève: Service de la Santé
de la Jeunesse, 2006
– La petite enfance: une mission de service public,
Ville de Genève: Délégation à la petite enfance, 2006
– Memento administratif des institutions de la petite
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romande (1992):
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Suisse romande: un enjeu pour les politiques de la petite
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Sources et références bibliographiques
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Autres documents
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Conseil administratif de la Ville de Genève». In: Propositions du Conseil administratif en vue de l’adoption d’un
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– Eger C., Fragments d’histoire de la petite enfance à Genève, 1898-1998: l’exemple de Plainpalais. Genève: Ed.
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– Pecorini M., «Etat de la question à Genève: quelques
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– Du temps pour les familles ou comment concilier vie
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– Loi fédérale sur la formation professionnelle, Berne:
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– Loi sur les structures d’accueil de la petite enfance et
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Zurich: juin 2005
– Règlement sur les structures d’accueil de la petite
enfance et sur l’accueil familial à la journée (J 6 29.01),
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– Kovacs I. et Sommer A., Sondage sur les périodes de
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– Rossiaud Jean, Outil pour l’action socio-sanitaire communautaire de proximité en Ville de Genève: une triple
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– Rouillé Maugué Virginie, Référentiel en matière de qualité
de vie partagée et durable. Réflexions et élaborations
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Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et
des sports, août 2007
79
www.ville-ge.ch/dpt5/enfance
En Ville de Genève, durant l’année civile 2006, plus de six
mille enfants de moins de cinq ans ont fréquenté les institutions de la petite enfance subventionnées par la Ville.
Leur encadrement éducatif a nécessité près de 750 personnes. Fin 2007, la Ville subventionne plus de deux mille
neuf cent soixante places et comptabilise chaque jour, par
le biais du Bureau d’Information Petite Enfance (BIPE),
une cinquantaine de contacts avec les familles genevoises.
Ces quelques chiffres sont tirés de ce recueil en deux
parties qui présente dans un premier temps des données
et tendances générales en lien avec l’évolution du secteur
de la petite enfance en Ville de Genève et dans un second
temps, des données spécifiques par quartier. On y trouve
également des informations utiles pour pouvoir apprécier
les prestations offertes par la Ville de Genève aux familles
ayant des enfants en âge préscolaire. Ces données sont en
outre indispensables à la mise en œuvre d'une politique de
la petite enfance adaptée aux besoins et à la demande de
la population genevoise ainsi qu’à l'évolution des pratiques
éducatives.
La petite enfance en Ville de Genève: Contexte et indicateurs
par quartier s'adresse aux citoyens et citoyennes, aux parents,
aux professionnel(le)s de la petite enfance, aux élu(e)s, ainsi
qu’à toutes les personnes intéressées par le développement
du secteur de la petite enfance et son avenir.