àArlon - Ville d`Arlon
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Vivre à Arlon Bulletin communal d’information n° 47 Décembre 2011 Editorial Le mois de décembre marque traditionnellement le début des préparatifs des fêtes de fin d’année. Les vitrines des commerces se parent de leurs plus beaux atours, les illuminations sont installées un peu partout dans le centre-ville et la patinoire prend ses quartiers place Léopold pour faire profiter petits et grands des plaisirs de la glisse. Sans oublier le marché de Noël, l'occasion de rencontres conviviales, festives et gustatives. Toutes les forces vives de la Ville se mobilisent pour l’occasion et la plupart des commerces ouvriront leurs portes tous les dimanches de ce dernier mois de l’année. Ces festivités sont l’occasion de rappeler l’indispensable collaboration qui existe PM 11 4:13:52 df 1 11/24/20 entre la Ville d’Arlon, des voeux.pl’association carte meilleurs commerçants, l’asbl Arlon Centre-Ville, la Commission des Fêtes, l’Office du Tourisme et toutes les organisations actives dans le développement et la promotion de la ville. Des moyens importants, financiers et autres, sont mis en œuvre par tous tout au long de l’année. Le Collège communal est à l’écoute des attentes et s’associe régulièrement aux initiatives mises sur pied pour dynamiser et valoriser notre ville, et ce dans différents domaines, que ce soit au niveau commercial, sportif, culturel, économique, associatif ou pédagogique. Ainsi, la Ville d’Arlon participe à la réalisation des drapeaux promotionnels (kakémonos) qui annoncent désormais les manifestations d’envergure dans la ville et qui sont installés dans le centre-ville mais aussi en périphérie. La Ville s’est également associée à l’organisation de la Journée du Client, en septembre dernier, et à la promotion du campus Universitaire d’Arlon. Il est vrai que cette présence universitaire à Arlon remonte à 40 ans. Les bâtiments de la rue des Déportés ont été tour à tour occupés par la FUL puis par l’Ulg, qui depuis 2004 accueille chercheurs, enseignants et étudiants mordus d’environnement. C M J CM MJ CJ CMJ N La Ville d’Arlon est soucieuse de poursuite de son développement continuera d’étudier avec intérêt propositions d’actions concrètes qui seront présentées. la et les lui La Ville n’en oublie pas pour autant les plus démunis. Cette année encore, un abri de nuit ouvre ses portes à Arlon durant l’hiver. Cinq mois au cours desquels les personnes sans abri pourront trouver chaleur et réconfort, bénéficier d’un repas, d’un lit et d’une douche. Nous tenons particulièrement à saluer le travail des bénévoles qui se relaient chaque nuit au sein de cet abri et sans qui le projet n’aurait jamais pu voir le jour. Nous tenons également à mettre en lumière le travail formidable exercé par certains, particuliers, associations ou services-club, pour faciliter le quotidien des personnes en difficultés. Leur travail est devenu indispensable. Je vous souhaite à tous de passer de merveilleuses fêtes de fin d’année et, avec un peu d’avance, une très bonne année 2012. Raymond BIREN Bourgmestre s r u e l l i e M Voeux Noces de Brillant, de Diamant et d’Or M. et Mme Goffinet - Piette d'Arlon M. et Mme Jadoul - Wathieu de Bonnert M. et Mme Feraille - Henin de Fouches M. et Mme Massut - Baudry d'Arlon M. et Mme Weicker - Diels de Stockem M. et Mme Legrand - Ligot d'Arlon M. et Mme Claisse - Didier d'Arlon M. et Mme Davaine - Conrod d'Arlon (65 ans de mariage) (60 ans de mariage) (60 ans de mariage) (50 ans de mariage) 2 (65 ans de mariage) (60 ans de mariage) (60 ans de mariage) (50 ans de mariage) ... à l’Hôtel de Ville M. et Mme Goelff - Franz d'Heckbous M. et Mme Van Leeuwen - Duchaine de Weyler M. et Mme Hercot - Macors de Fouches M. et Mme Labranche - Philippi d'Arlon M. et Mme Lievin - Dillembourg d'Arlon M. et Mme Wingel - Goerend d'Autelbas - Barnich M. et Mme Brasseur - Cravatte de Waltzing M. et Mme Eischen - Frantzen d'Autelbas - Barnich (50 ans de mariage) (50 ans de mariage) (50 ans de mariage) (50 ans de mariage) (50 ans de mariage) (50 ans de mariage) (50 ans de mariage) (50 ans de mariage) 3 Noces d'Or, de Diamant et de Brillant à l'hôtel de ville M. et Mme Istace - Lippeveldt de Viville M. et Mme Krier - Scholtes d'Arlon M. et Mme Poncin - Bodet de Bonnert M. et Mme Warichet - Cornet d'Arlon (50 ans de mariage) (50 ans de mariage) (50 ans de mariage) (50 ans de mariage) Echos de la vie communale Les animations de fin d’année La place Léopold prend ses quartiers d’hiver pour accueillir le marché de Noël et la patinoire. Du 16 au 18 décembre, le marché de Noël propose des stands de produits du terroir et de l’artisanat sous chapiteau chauffé, tandis que la patinoire ravira les amateurs de glisse jusqu’au 8 janvier. Au programme également : distribution de friandises aux enfants par le Père Noël les samedi 17, dimanche 18 et mercredi 21 décembre de 14h30 à 16h30 dans son chalet au cœur du piétonnier. Il se promènera ensuite dans les rues jusqu’à 18h30 accompagné de petits lutins. Bienvenue dans les commerces d’Arlon ! La plupart des commerces de la ville sont ouverts les dimanches de décembre pour permettre à chacun d’effectuer ses achats en toute tranquillité. Ils vous accueilleront également le dimanche 8 janvier 2012 pour le début des soldes d’hiver. En panne d’idées cadeaux ? L’ACIA vous propose d’offrir des chèquescadeaux d’une valeur de 15 € ou 25 €, valables dans les commerces d’Arlon participants. Ces chèques sont en vente à l’Office du Tourisme. Fermeture des services communaux 4 En raison des fêtes de fin d’année, les services communaux seront fermés les samedi 24, lundi 26 et samedi 31 décembre. Echos de la vie communale Le TCJA devient "Royal" ... ... ET L’Office du Tourisme d’Arlon aussi Le 24 septembre, le gouverneur Bernard Caprasse, accompagné du bourgmestre d’Arlon, Raymond Biren, a remis le titre « Royal » au président du Tennis Club Jeunesse Arlonaise, René Laurent, pour saluer les 50 ans d’existence du club. Les autorités ont rappelé le travail formidable qu’accomplit cette équipe de bénévoles et notamment celui d’Anne van Loo qui, depuis le décès de son père, a repris la direction de l’école de tennis. Elle y forme de nombreux jeunes et a permis entre autres à deux d’entre eux de se distinguer : Alexandre Eischen, devenu champion de Belgique scolaire et aujourd’hui professeur à ses côtés au Royal TCJA, et Frédéric De Fays, champion de Belgique cadet. Arlon participe au championnat des énergies renouvelables La Ville d’Arlon est inscrite depuis le 14 novembre au championnat des énergies renouvelables. Cette première édition, organisée par l’APERe avec le soutien des Régions wallonne, bruxelloise et flamande, rassemble les communes belges autour d’un défi : remporter le titre de « champion des énergies renouvelables ». Un classement des villes sera établi en tenant compte des installations présentes sur le territoire de la commune (citoyens compris), des actions de la commune en matière d’énergie durable et d’engagement en matière de politique énergétique et de la mobilisation de la population de la commune à travers un vote en ligne. La Ville dispose de 5 mois pour établir un bilan global et renforcer les actions qui sont menées en matière d’énergie durable. En 2011, de nombreux travaux ont été effectués en matière de rationalisation d’énergie : utilisation de capteurs solaires à la Spetz, panneaux photovoltaïques installés à l’école des Lilas, construction d’une nouvelle crèche au Wäschbour selon le principe de la basse consommation, rénovation énergétique dans 7 écoles (chaufferies)… Divers prix sous forme d’installations à énergies renouvelables seront remis à la commune qui aura remporté le challenge. Afin d’appuyer les actions de la commune, n’hésitez pas à voter sur www.championnat-er.be/ participants/les-citoyens Cet été, l’Office du Tourisme d’Arlon est devenu « Royal Office du Tourisme », une distinction remise par le gouverneur Bernard Caprasse aux représentants de l’Office arlonais emmenés par leur présidente Mme Anne-Catherine Goffinet, échevine du Tourisme. Il y a 100 ans, le « Comité Arlon villégiature » était créé, puis devenait successivement « Syndicat d’initiative » et « Office du tourisme » dans les années 90. C'est ce premier comité qui réalisa en 1914 l'affiche de la Belle Epoque : "Arlon Villégiature agréable". Aujourd'hui, la fréquentation de l'Office ne cesse de croître, ainsi que l’étendue de ses activités. Ouvert 362 jours par an, le bureau du tourisme reçoit annuellement quelque 10.000 visiteurs, alors que son site Internet est consulté par 14.000 personnes par mois. Repas annuel des porte-drapeaux Fin novembre, la Ville d’Arlon a organisé le repas annuel des porte-drapeaux. L’échevin des mouvements patriotiques, André Even, ainsi que le 1er échevin, André Perpète, ont accueilli une trentaine de personnes dont le général e.r. Georges Magon, tous membres des groupements patriotiques. La Ville d'Arlon remercie l'ensemble des porte-drapeaux pour leur présence fidèle aux différentes manifestations organisées durant l’année. Contrôle général de l'AFSCA en 2012 L'AFSCA (Agence Fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) organisera des contrôles à Arlon du 27 février au 3 mars 2012. Tous les opérateurs sont concernés. Deux séances d'information préalables auront lieu le 11 janvier à la salle Ysaye : à 15 h pour le secteur Horeca, à 20 h pour les collectivités locales. 5 Echos de la vie communale 5e saison pour « Soleil d’hiver », l’abri de nuit de la Ville d’Arlon L’initiative revient aux éducateurs de rue de la Ville d’Arlon qui, en 2007, ont tiré la sonnette d’alarme et ont défendu ce projet d’abri, le seul du genre dans la province de Luxembourg, auprès d’André Perpète, échevin des Affaires sociales. Sur son impulsion, les autorités communales ont suivi et proposé un bâtiment adapté aux besoins de l’accueil des sans abri, dans une aile de l’ancienne Caserne Léopold. C’est là que depuis quatre ans les personnes sans logis trouvent refuge durant les mois d’hiver. L’abri dispose de 18 lits, dont quatre pour les femmes. « Soleil d’hiver » compte cette fois encore sur l’aide de bénévoles. Ils étaient plus de 40 l’an passé à se relayer chaque nuit pour accueillir les sans abri et leur proposer un repas, une douche et un lit. Un peu de chaleur et de réconfort offerts à ces personnes dans le besoin qui doivent souvent composer avec le mauvais temps. Cette année, un assistant social a été engagé pour aider les bénévoles dans leur tâche et les Restos du Cœur se chargent de préparer le repas du soir : tartines garnies, potage et café. L'abri de nuit est ouvert jusqu'au 31 mars. Si vous souhaitez devenir bénévole ou apporter une aide, contactez Francine Thiry au 0477 64 67 39. L’école de Heinsch s’agrandit Photo : L'Avenir © Bertrand NICOLAS Les travaux d’extension de l’école de Heinsch ont maintenant commencé. Il s’agit d’accroître la capacité de l’école par la construction d’une nouvelle aile. Le montant des travaux s’élève à 485.562 €, subsidiés à hauteur de 460.986 €, soit 95 %. une Belle acquisition au Musée Gaspar "L'appel de la forêt", petit cerf en bronze également connu sous le nom de "Cerf bramant" et signé Jean Gaspar, a été acquis récemment par la Ville d'Arlon et complète ainsi l'héritage artistique des frères Gaspar exposé au Musée. 300 convives au repas des seniors Chaque année, le Collège communal invite tous les seniors à un repas dansant au restaurant de l’Athénée Royal d’Arlon. Début octobre, quelque 300 personnes étaient au rendez-vous. Dans l’après-midi, Mme Alice Ricaille (93 ans) et M. René Goergen (86 ans), les doyens de l’assemblée, ont reçu des cadeaux des mains du Bourgmestre et des élus. Tout au long de la journée, Jean-Yves Laroche et son fils ont assuré l’animation musicale. Depuis plusieurs années, le groupe de danses et de chant de l'amicale Jules Massonnet participe également à cette journée. L’échevin André Even et son équipe de la Commission communale consultative du 3e Age, les membres de l’Amicale 2000 et les employées du restaurant de l’Athénée ont été félicités pour leur travail et la qualité de leur service. 6 In Memoriam Charles Simon, Bourgmestre d’Arlon de 1959 à 1976 C’est un grand Monsieur qui s’en est allé à la mi-novembre. Charles Simon (101 ans) incarnait une partie de l’histoire d’Arlon au XXe siècle. Notaire honoraire, premier bourgmestre social-chrétien du chef-lieu, homme affable et modeste (il n’aimait pas qu’on parle de lui), il a joué un rôle déterminant dans l’histoire d’Arlon et de son folklore durant la seconde moitié du 20e siècle. Nous lui rendons hommage une dernière fois en esquissant brièvement son parcours. Jeune docteur en droit, diplômé durant l’entre-deux-guerres, Charles Simon est dans les Chasseurs Ardennais. En 1940, il participe à la résistance acharnée face à l’envahisseur durant la campagne des 18 jours. Prisonnier dans un oflag, il passe deux ans à Eichjstätt et trois ans à Fischbeck. « Nous partagions tout, raconte-t-il, car même si la promiscuité constante était parfois difficile à supporter, l’esprit de camaraderie était très fort. Comme nous étions d’horizons différents, nous échangions notre savoir. Les uns donnaient des cours de droit, les autres de langue. Le plus difficile était l’absence de nouvelles de nos familles. » En 1945, c’est la libération par l’armée britannique, et les retrouvailles avec son épouse et une petite fille qui n’avait qu’un mois lorsqu’il l’avait quittée cinq ans auparavant. Charles Simon est candidat aux élections de 1946 et est élu conseiller communal. « Une fois qu’on a mis le petit doigt dans la politique, on est fichu, dit-il. J’ai été élu bourgmestre en 1958 et je le suis resté durant trois législatures. Ça a fait du bruit à Arlon car j’étais de tendance sociale-chrétienne, le premier bourgmestre d’Arlon qui n’était pas un libéral depuis 1830 ! » Le maïorat de Charles Simon est marqué par le début de la rénovation du quartier Saint-Donat, les constructions de la Maison de la Culture, du château d’eau, du complexe sportif de la Spetz, de l’école du Galgenberg, de nombreuses maisons sociales… C’est l’époque du jumelage avec notre ville-sœur de Saint-Dié-des-Vosges ou encore l’aventure, avec Emile Lambert, de la création de la confrérie du maitrank dont Charles Simon est le premier grand bailli. Charles Simon met un terme à sa carrière politique en 1976, à la veille de la fusion des communes. Il passe le flambeau à Jean Goffinet avant de poursuivre sa carrière professionnelle comme notaire à Arlon. Homme de cœur, Charles Simon était particulièrement soucieux des autres et rendait régulièrement visite aux détenus de la prison voisine de son domicile. Jusqu’à la fin de son existence centenaire, il conserva un esprit vif et lucide, continuant à s’intéresser à l’actualité ainsi qu’aux transformations de sa commune. Jean-Marie TRIFFAUX 1 2 3 1) Charles Simon en uniforme des Chasseurs Ardennais. / 2) Au palais royal, Charles Simon présente son ami Emile Lambert, résistant et fondateur de la confrérie du maitrank, au roi Baudouin. 3) Aux côtés de Baudouin et Fabiola le 21 octobre 1962, au complexe sportif de la Spetz. Marcel Collard (1922-2011), Secrétaire Communal honoraire « Il faut beaucoup de souplesse, de diplomatie et une connaissance approfondie de tous les problèmes communaux », disait Marcel Collard en évoquant son ancienne fonction de secrétaire communal de la ville d’Arlon. Entré comme simple commis au service de l’Administration communale en 1941, il en avait gravi tous les échelons, passant par de nombreux services, avant d’accéder au poste suprême de secrétaire communal. En 1956, il succède à Eugène Schockert. La ville d’Arlon connaît un développement spectaculaire : « Le secrétaire communal doit être versé aussi bien en urbanisme qu’en protection du travail, en comptabilité communale, en gestion du personnel comme en instruction publique. Nous avons une distribution d’eau et une usine de captage. Il faut savoir quand et sous quel régime conclure les emprunts. La gestion administrative de l’abattoir passe également par mon bureau, ainsi que les enquêtes de commodo et incommodo, ou les délibérations des fabriques d’église. Il faut s’y connaître en pensions, en modes de recrutement du personnel. Le travail est très varié. Il faut savoir s’occuper de tout mais je suis d’abord le chef du personnel », disait-il au moment de prendre une retraite bien méritée en 1986. « C’était un vrai gentleman», déclare son successeur Philippe Defrance. « Je garde de lui un excellent souvenir, celui d’un homme organisé, méthodique et toujours courtois. » Marcel Collard se dépensait sans compter. Durant de nombreuses années, il fut également le gérant de la Maison Arlonaise devenue la Société des Habitations Sud-Luxembourg. 7 Un brin d’histoire L’éGLISE SAINT-MARTIN ET LE PLATEAU DE LA SCHENTZY L’église Saint-Martin, « la cathédrale » comme disent les touristes de passage à Arlon, est une vieille dame qui n’est pas encore centenaire. C’est seulement en 1914 qu’elle soufflera ses 100 bougies. L’histoire d’une église grandiose voulue par Léopold II à l’entrée de la Belgique tient plus du mythe que de la réalité historique. La vérité est que ce sont les Arlonais qui ont voulu un nouvel édifice digne du chef-lieu du Luxembourg, affichant une certaine grandeur et répondant à la croissance démographique de la cité au 19e siècle : 8.000 habitants en 1889, 12.000 en 1910. L’ancienne église SaintMartin, située au milieu de la Grand-Rue (sur l’emplacement actuel des commerces entre la colonne gallo-romaine et le Glacier) datait d’un autre âge, était vétuste et beaucoup trop exigüe. Après l’inauguration de la distribution d’eau (1893), de l’hôtel de ville (1897), de nouvelles écoles, c’était au tour de l’église. Pour le Collège communal, la nouvelle église Saint-Martin devait s’intégrer pleinement dans le développement urbanistique de la cité. Le bourgmestre et les échevins voulaient concrétiser la liaison entre le nouveau quartier de la Gare situé en contrebas de la Knipchen et le centre-ville dont les limites étaient la place Léopold et la rue de Virton (aujourd’hui rue des Martyrs). Entre les deux, c’était encore la campagne. Un plateau dénommé « Schentzy » et situé à michemin semblait être le site idéal. Ce vaste terrain, s’étendant autrefois en-dehors des remparts d’Arlon, avait jadis servi de retranchement, de redan en rase campagne. C’est là que la nouvelle église devait être érigée. Le Conseil de fabrique ne l’entendait pas de cette oreille. Pour lui, il ne fallait pas quitter la Grand-Rue ou ses abords immédiats mais plutôt sacrifier une partie du parc Léopold. La nouvelle église devait voir le jour en plein centre de la ville et de la paroisse, à deux pas de l'ancienne qui pourrait alors disparaître pour céder la place à un presbytère avec jardin. La campagne fit rage entre les deux camps et le Conseil de fabrique diffusa un pamphlet contre le Collège. Pour le bourgmestre et les échevins, pas question de réduire le parc que l'on avait récemment doté d'un kiosque. De plus, le site de l'ancienne église devait être reconverti pour accueillir de nouveaux commerces. L'extension du périmètre de l'agglomération arlonaise était une évidence et le centre géométrique de la paroisse était appelé à se déplacer rapidement. La Schentzy faisait donc parfaitement l'affaire. Et comme c'est souvent le cas, le payeur fut le décideur. Voilà dans quelles circonstances, le ministre de la Justice Jules Renkin posa la première pierre de la nouvelle église SaintMartin sur le plateau de la Schentzy en présence de l'évêque de Namur, Mgr Heylen, le 5 août 1907. Le bourgmestre Numa Ensch-Tesch et ses échevins savouraient leur victoire. La nouvelle église de style néo-gothique, dotée d'une flèche élancée de 97 mètres, fut inaugurée sept ans plus tard. Par contre, il fallut attendre 1935, pour que l'ancienne église pourtant désaffectée depuis belle lurette soit entièrement démolie. Jean-Marie TRIFFAUX IMPRIMERIE GODARD - ARLON L'hiver à Arlon Jusqu’au dimanche 8 janvier : Patinoire et animations place Léopold. Jusqu’au mercredi 15 avril : Le Sacré dans tous ses états. Du retable de Fisenne aux créations du 21e siècle. Exposition au Musée Gaspar. Du samedi 7 janvier au samedi 4 février : Univers singuliers – Livres d’artistes 2. Exposition à l’Espace Beau Site. Le dimanche 22 janvier : Bourse militaria. Hall polyvalent. Dimanche 29 janvier :Visite guidée de l’exposition temporaire du Musée Gaspar suivie de la visite de l’église Saint-Donat. Du vendredi 3 au lundi 6 février et du vendredi 10 au lundi 13 février : 50e Salon du Bâtiment et de la Construction. Hall polyvalent. Samedi 4 février : Faites des crêpes ! Par les commerçants du centre-ville. Dimanche 12 février : Visite de l’exposition temporaire du Musée Gaspar suivie de la visite de l’église Saint-Martin. Du mardi 14 au samedi 18 février : Concours Cupidon. Par les commerçants du centre-ville. Du vendredi 17 au dimanche 19 février : Salon « Zen Vitamines » et « Au-delà du Réel ». Hall polyvalent. Du vendredi 17 février au dimanche 11 mars : Exposition d’affiches sur le thème du carnaval. Office du Tourisme. Du samedi 18 février au samedi 10 mars : Terrain vague. Exposition à l’Espace Beau Site. Mercredi 22 février : Atelier créatif sur le thème de la photographie. Musée Gaspar. Dimanche 26 février : Faaschteboùnen - Fèves de Carême. Fête folklorique pour les enfants d’Arlon. Dimanche 4 mars : Marché aux puces dans le Vieil Arlon. Dimanche 11 mars: Carnaval d'Arlon. Grande cavalcade dans les rues de la ville. Chaque jeudi matin : Marché hebdomadaire. Editeur responsable : J.-M. Triffaux, échevin de l’information, Hôtel de Ville, rue Paul Reuter, 8 - 6700 Arlon Rédaction : Alexandra Merlot, Marianne Stevart - Tél. 063.24.56.52 ou 063.24.56.64