rdv_centre ville 2014 actes synthese

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rdv_centre ville 2014 actes synthese
La première édition du rendez-vous territorial Marseille Centre a été lancée par Dominique TIAN,
Président de la Maison de l’emploi de Marseille et Premier Adjoint au Maire de Marseille
accompagné de Laurence Fontaine, Directrice de la Maison de l’emploi de Marseille.
Près de 120 acteurs et partenaires ont participé à cette première édition
autour de plusieurs temps forts.
ESPACES ÉCONOMIQUES ET PROJETS GRAND CENTRE-VILLE
Lionel ROYER PERREAUT, Vice-Président - Communauté urbaine Marseille Provence Métropole
La Communauté urbaine Marseille Provence Métropole en appui avec Euroméditerranée, est un
aménageur de territoire important et son souhait est de faire du centre de Marseille une zone
attractive. Cela passe notamment par :
- la deuxième tranche des travaux de rénovation du Vieux Port qui se fera prochainement.
- le tramway rue de Rome qui est un des moyens stratégique de développement de l’hyper-centre et
qui fera la liaison nécessaire entre le centre et les quartiers périphériques.
- l’attractivité des artères commerçantes (rue Saint Ferréol, rue Paradis).
Tous ces projets sont créateurs d’emploi (hôtellerie, BTP, services) et renforcent l’attractivité du
territoire. Le tourisme est un axe important du développement économique de Marseille et il est
désormais nécessaire de le diversifier : tourisme d’affaire, de croisière, balnéaire, événementiel.
Cette stratégie d’ensemble peut prendre du temps et elle s’inscrit dans une volonté politique forte.
Dans la perspective métropolitaine, la forte dynamique présente dans le cœur de Marseille est un
aperçu des relations avec les autres collectivités que nous pourrons développer : créer les synergies
qui s’imposent pour faire rayonner un territoire. C’est d’autant plus important car les collectivités
vont subir les baisses drastiques de l’État en termes de dotation et parallèlement il y a une grande
attente des administrés. Il faudra optimiser les dépenses, avoir une politique de la commande
publique qui s’étende avec d’autres collectivités et faire en sorte que cela soit avantageux pour les
territoires ainsi que pour le contribuable.
Domnin RAUSCHER, Directeur Général Urbanisme Aménagement Habitat - Ville de Marseille
Un double objectif est à atteindre :
- répondre aux attentes des salariés en matière de transports en commun, d’aménagement d’espace
public.
- un travail auprès des investisseurs. À de multiples reprises des investisseurs internationaux sont
intervenus dans l’aménagement du territoire du grand centre-ville et ont financé plusieurs projets
(Les Terrasses du Port, le Stade Vélodrome ou Euroméditerranée).
La carte présente un centre-ville reconfiguré, avec Euroméditerranée 2 au Nord, la Zone
d’Aménagement Concerté de la Capelette et le
projet urbain du Stade Vélodrome au Sud. Le
centre-ville de Marseille prend l’ampleur d’un
centre d’une grande métropole et la vision
collective se fait à l’échelle de ce territoire.
Les projets en cours :
Les Voutes de la Major, le J1, les extensions du
tramway, le Stade Vélodrome, les projets d‘EcoCité
sur Euroméditerranée, autant d’atouts pour
construire le centre-ville de demain. Au cœur de ce
périmètre, une grosse refonte de l’habitat autour
de l’opération Grand Centre-ville a été engagée.
Paul Colombani, Directeur Général Adjoint
délégué à la Stratégie Urbaine - Euroméditerranée
Créer en 1995, Euroméditerranée est un
établissement public d’aménagement de l’État.
L’État siège avec toutes les collectivités locales (la
Ville, la CUMPM, le Département et la Région) ce
qui donne une force consensuelle aux projets de
l’établissement public. L’EPA intervient sur :
- l’aménagement et l’urbanisme ;
- le développement immobilier ;
- le développement économique.
En 1995, le périmètre initial d’Euroméditerranée touchait l’hyper centre de Marseille avec 110
hectares commun avec le Grand Port Maritime de Marseille. 170 hectares complémentaires ont été
ajoutés à l’opération initiale et permettent aujourd’hui d’avoir un véritable futur pour l’opération.
Depuis 1995
 4 800 logements neufs
 6 000 logements réhabilités
 10 000 nouveaux habitants
 500 000 m2 de bureaux
 500 millions d’investissements publics
 1,5 milliards d’investissements privés
À l’horizon 2030
• 18 000 logements neufs et 6 000 réhabilités
• 30 000 nouveaux habitants
• 40 000 emplois
• 1 million de m² de bureaux
• 7 milliards € d’investissements publics et privés
Les projets en cours :
- la Cité de la Méditerranée, (du J4 au secteur Villette-Arenc-Joliette)
- la Cathédrale de la Major : fin des aménagements en 2015
- l’opération du Parc habité (territoire Nord Arenc-Villette-Joliette) : 2 500 logements seront créés
dans ce secteur.
- Saint-Charles : réhabilitation de l’ensemble du boulevard Nedelec qui fait le lien Gare Saint-Charles
/ Port, et le pourtour de la gare Saint-Charles.
L’extension d’Euroméditerranée
C’est un secteur actuellement très dégradé et fracturé par des frontières urbaines fortes qui ont
créés des isolats qui se sont paupérisés avec le temps. L’objectif du projet est de retrouver des
liaisons Est-Ouest et Nord-Sud, coudre ces tissus avec des quartiers environnants, et créer un grand
parc de 40 hectares qui changera l’image et les logiques hydrologiques.
Le label EcoCité
L’EcoCité méditerranée est un projet qui prend en compte les spécificités climatologiques du
territoire.
Euroméditerranée est très attentif à l’emploi et notamment l’emploi local. En effet, l’ensemble des
contrats se dote de mesures spécifiques concernant l’insertion et c’est un des principaux donneurs
d’ordre concernant les voiries et réseaux divers et les travaux publics.
Olivier LATIL D’ALBERTAS, Directeur Pôle Economie et Attractivité du Territoire - Communauté
urbaine Marseille Provence Métropole.
Un centre-ville attractif implique des liaisons fluides entre le système du centre-ville et le reste de la
métropole (questions d’infrastructures et de desserte) et un système économique qui marche. Les
activités de commerce, les activités liées à la santé, au service ne marchent que si le tissu
économique est productif et crée de la richesse.
La Charte Ville-Port, les technopôles, Lumini, le Pôle média sont des opérations qui contribueront au
dynamisme du centre-ville de Marseille. La CUMPM est engagée dans 130 millions d’investissements
sur 180 hectares.
Par ailleurs, les activités sous-marines et offshores qui font l’objet d’autres projets, vont créer de la
valeur dans un environnement de crise ou la richesse réside dans la capacité à exporter à
l’international et à réussir dans la mondialisation.
LE DÉVELOPPEMENT DU CENTRE-VILLE
Gérard CHENOZ, Adjoint au Maire de Marseille, Présidente de la SOLEAM
En 20 ans un bond phénoménal a été fait, et il est impératif de continuer à attirer les visiteurs et les
capitaux. Sur la frange linéaire entre le Fort Saint-Jean et le Silot, l’investissement privé a été
important, notamment pour les Terrasses du Port.
Cependant d’autres espaces sont toujours en “suspens“ notamment le J1 et plus précisément
l’espace entre le J1 et le Mucem. En effet, cette partie laissée à l’abandon doit être recousue et nous
travaillons avec les équipes du Grand Port Maritime de Marseille sur le devenir de ce site.
Concernant les projets d’attractivité sur Marseille, nous sommes notamment en train de réfléchir à
une Arena (une grande salle de spectacle 15 000 places) et nous souhaitons par ailleurs innover sur
les équipements publics.
Le centre-ville qui part désormais d’Euroméditerranée 2 (Boulevard du Capitaine Gèze) jusqu’à la
Capelette doit continuer à être dynamique et attractif.
Joël VANNI, Directeur de pôle Grande Infrastructures - Communauté urbaine Marseille Provence
Métropole.
Les infrastructures
Il y a quelques années ce magnifique Boulevard du Littoral et toutes ces nouvelles infrastructures
n’existaient pas. Autrefois, Les autoroutes pénétraient directement dans le centre-ville et nous avons
décidé de diminuer l’afflux de voitures, ce qui a été difficile à mettre en place.
Aujourd‘hui, les contournements de Marseille sont composés de tunnels, des autoroutes du littoral
et de l’autoroute vers Aubagne, et cependant la somme de trafic qui passe encombre le centre-ville.
Deux infrastructures importantes sont en cours :
Le projet de la L2 managé par l’État, est en cours de finalisation, fin 2016 pour la L2 Est et fin 2017
pour la L2 Nord. Ce projet est important car il permet un contournement par le boulevard Urbain Sud
qui est également un projet d’envergure, il doit faire l’objet d’une enquête publique prochainement.
Pourquoi réaliser un réseau d’infrastructure mixte (transport et véhicule) ? C’est un acte de semipiétonisation vers le centre-ville. Une cohérence d’ensemble est nécessaire car nous ne pouvons pas
parler du centre-ville sans prendre en compte l’extérieur. Il faut par ailleurs une desserte en
transport collectif satisfaisante.
Les projets de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole
- le prolongement du métro d’Arenc jusqu’à Capitaine Gèze avec une mise en service fin 2015. La
création du pôle d’échanges à Capitaine Gèze permet de prolonger le transport avec les bus et c’est
également un lieu proche des deux autoroutes : A7 et littoral.
- Le tramway de la rue de la Rome s’arrête provisoirement à Castellane mais à terme le projet prévoit
de l’amener jusqu’au boulevard Urbain Sud où sera réalisé un pôle d’échanges.
Le centre-ville
Le dessin du centre-ville serait défini entre le boulevard des Dames, le cours Lieutaud et le boulevard
de la Corderie. Un deuxième périmètre de centre-ville sera également défini avec les territoires
d’Euroméditerranée, dont les statuts restent à préciser.
Un centre-ville semi-piéton
Le projet de tramway rue de Rome permet de dégager de l’espace public qualitatif pour les piétons.
La ville de Marseille avait besoin de lien et de cohérence, et il faut raisonner sur la totalité du centreville et ses aménagements et pas uniquement autour du Vieux-Port. Un plan guide des espaces
publics sur le centre-ville sera présenté : il s’agit d’une charte d’aménagement et d’une charte
qualitative pour l’entretien. Des efforts restent à faire concernant l’entretien du centre-ville car c’est
un gage de qualité.
Afin de maintenir une cohérence d’ensemble il est essentiel de développer le transport, les pôles
multimodaux, assurer les contournements du centre-ville, alléger la circulation et traiter les espaces
avec une charte de qualité.
Lionel ROYER PERREAUT, Vice-Président - Communauté urbaine Marseille Provence Métropole
Le vrai défi c’est de créer les conditions de la dynamique et de la réussite de Marseille. Pour
entretenir cette dynamique initiée depuis 1995 par Jean-Claude Gaudin et sa majorité, nous devons
miser sur l’attractivité économique du territoire.
Solange BIAGGI, Adjointe au Maire de Marseille - Déléguée au Commerce, à l'Artisanat, aux
Professions libérales et au Centre-ville.
L’aspect économique
Le commerce profite de ces belles infrastructures. Depuis 1995, nous misons sur un tryptique :
culture, tourisme, commerce. Toutes les infrastructures commerciales et les points de vente sont
positionnés à proximité d’une structure culturelle ou touristique :
- au nord, les Terrasses du Port avec le Mucem (450 millions d’investissements).
- le Centre Bourse à côté du Musée d’Histoire (80/100 millions d’investissements).
- les abords du Stade Vélodrome (600 millions d’investissements).
Depuis 15 ans, le territoire attire les investisseurs dans les domaines du commerce. L’enseigne
Printemps a ouvert un grand magasin aux Terrasses du Port à Marseille alors que depuis 34 ans
aucune autre ouverture en France n’a été réalisée.
Il est important de noter que l’attractivité passe également par de l’animation et des événements.
Les commerçants de Marseille centre et la Ville ont mis en place une charte qui permet d’organiser
des animations sur le centre-ville. Un programme important est prévu en 2015.
Les retombées économiques sont importantes : en 8 ans le chiffre d’affaires des activités
commerciales est passé de 4,8 à 5,6 milliards. La ville de Marseille a encore beaucoup de potentiel.
Christine DOUADY, Directrice des Projets Economiques - Ville de Marseille
La notion de cohérence globale
Dans le cadre de la charte qui a été signée entre la Ville de Marseille et Hammerson, un certain
nombre d’opérations d’aménagement ont été développées, certaines sont faites directement par la
Ville, d’autres sont faites en lien avec les associations en particuliers dans les quartiers : Belsunce,
Notre dame du Mont, la rue de la République… Tout ceci concourt à la dynamique d’ensemble.
Domnin RAUSCHER, Directeur Général Urbanisme Aménagement Habitat - Ville de Marseille
Le centre-ville doit s’améliorer sur le plan de l’habitat. Nous avons engagé une opération de 200
millions d’euros pour rénover certains îlots du centre-ville. Nous travaillons sur la restructuration
foncière avec notre partenaire l’établissement public foncier régional qui nous aide à faire des
acquisitions dans un centre-ville relativement dense. Ces investissements nous permettent
d’acquérir des immeubles, de les rénover et de les remettre sur le marché.
LE PROJET QUARTIERS LIBRES ET LE PÔLE MÉDIA DE LA BELLE DE MAI
Didier PARAKIAN, adjoint au Maire de Marseille délégué à l’économie aux relations avec le monde
de l’entreprise et à la prospective.
Le Pôle Média de la Belle de Mai
Marseille possède des filières d’excellence : la santé, les biotechnologies, la mode, le design et le
numérique. Dans le domaine du numérique plus particulièrement, nous avons récemment reçu le
label French Tech. Cette filière est très importante pour le territoire : elle représente plus de 40 000
salariés, 7 000 entreprises et 8 milliards de chiffres d’affaires.
La filière numérique est bien installée du côté de Château-Gombert mais également au Pôle Média
de la Belle de Mai. Nous sommes en train de transformer ce lieu en véritable silicone vallée made in
Provence avec 1 000 salariés et 50 entreprises. Face à une demande grandissante, la Ville de
Marseille a décidé de créer un 2e Pôle Média qui prendra forme dans la caserne du Muy.
Domnin RAUSCHER, Directeur Général Urbanisme Aménagement Habitat - Ville de Marseille
Quartier libre
La Belle de Mai est un quartier en relative difficulté et il faut le remettre au cœur du système
métropolitain. Nous essayons de fabriquer un pôle économique de demain afin de développer un
quartier créatif, créer des nouveaux modes de produire et des nouveaux modes d’habiter.
La concertation a pris une place importante dans le développement ce projet. Les élus ont eu
l’occasion de débattre avec la population sur le programme de cette future opération
d’aménagement car il est primordial d’impliquer les habitants pour construire la ville de demain.
Aujourd’hui nous avons deux objectifs majeurs :
- désenclaver la Belle de Mai, innover dans la forme urbaine et dans la stratégie de la ville de demain.
- répondre à cette ambition de ville numérique : développer le Pôle Média et créer ce nouveau Pôle
pour valoriser l’économie de cette zone de Marseille.
L’ÉCOCITÉ EUROMÉDITERRANÉE ET LES FILIÈRES ÉNERGIE ET DÉVELOPPEMENT DURABLE
Franck GEILING, Directeur de l'architecture de l'urbanisme et du développement durable Euroméditerranée.
“ÉcoCité” est un terme technique qui a été élaboré il y a 5 ans et qui a fait l’objet d’une labélisation
de l’État sur des projets urbains vertueux saluant l’engagement en matière de développement
durable d’aménagements à très grande échelle.
Euroméditerranée a obtenu ce label en 2009.
Depuis 1995, l’opération a été conçue comme un laboratoire urbain pour l’ensemble des partenaires.
L’État, comme les collectivités locales, expérimentaient de nouvelles pratiques en matière de
renouvellement urbain, de ville intégrée, de mixage des fonctions. Nous faisions du développement
durable sans le savoir : limiter l’extension urbaine en reconstruisant la ville sur la ville, développer
des transports collectifs et de la ville multifonctionnelle pour tous les habitants, la gestion simultanée
de l’urbain, de l’économique et du social. La dimension purement environnementale attachée à la
construction des bâtiments n’était pas encore dans l’air du temps.
Le territoire s’inscrit dans un contexte méditerranéen qui ne peut se satisfaire de l’application de
modèles Nord européens existants donc il faut développer des principes particuliers.
Deux grands projets seront développés :
- l’Îlot Allar
- la boucle de thalasso thermie
Luc BOUVET, Directeur régional - Eiffage Immobilier Méditerranée
L’aspect innovation est apparu très tôt dans la recherche d’évolution de ce quartier. Depuis 2004, le
groupe Eiffage participe avec des acteurs du développement durable à une réflexion globalisante.
Le projet Allar est sur un site en devenir. À terme l’opération débouchera sur :
• 27 000 m² de bureaux
• 385 logements dont 100 logements sociaux
• une résidence “séniors” de 110 logements
L’objectif du projet Allar est de pratiquer l’innovation au service des personnes, des habitants. Nous
utilisons les ressources naturelles telles que le vent, le soleil et la mer pour créer une boucle à eau de
mer. À terme, la facture énergétique des habitants de la cité sera allégée.
Pascal PERES, Directeur de développement - EDF
La boucle à eau de mer
EDF est très lié au territoire et participe à la vie économique de la Ville de Marseille.
EDF en Paca, c’est 7 000 personnes dont 3 500 à Marseille.
Concernant le projet de boucle à eau de mer, la première pierre à l’édifice s’est faite sur la solidarité
énergétique. Nous avons travaillé en amont avec les équipes d’Eiffage sur les consommations les plus
hétérogènes possibles. Par exemple, quand un hôtel veut du froid il produit du chaud, et cette
chaleur produite sera utilisée pour préchauffer l’eau des logements d’à côté.
EDF travaille également sur d’autres sujets innovants dont notamment les éoliens offshore flottants,
le repouring de la centrale de Martigues et le biogaz d’Entreseins (à partir des déchets on produit de
l’électricité).
Franck GEILING, Directeur de l'architecture de l'urbanisme et du développement durable Euroméditerranée.
Le projet Allar développe une innovation sur l’extension mais d’autres sont en cours de mise en
œuvre et sont quasi opérationnels.
La question de la maîtrise des économies d’énergie est importante au niveau de l’investissement, des
coûts des gestions, du loyer payé par l’habitant, dans une période où les économies fossiles ont
tendance à augmenter. La notion de précarité énergétique est à prendre en compte car elle répond à
des besoins locaux très forts.
Le réseau de géothermie marine
Il s’agit d’une opération qui se développe sur la partie Sud du programme Euroméditerranée qui
puise l’eau de mer dans les bassins du port et qui va raccorder environ 350 000 m2 (500 000 à terme)
sur des bâtiments en cours de livraison et fortement consommateurs d’énergie. Par conséquent, il
était nécessaire d’avoir une réponse à court terme sur ce sujet avec Cofely GDF Suez qui a créé une
société ad’hoc pour cette mission.
Alain BARRE, Chargé de mission Responsabilité Sociale - Direction Déléguée Méditerranée - GDF
Suez
GDF suez ambitionne d’être un leader dans la transition énergétique. Cette boucle est une réalisation
emblématique de ce que souhaite faire le groupe dans les futures années en France et en Europe.
La transition énergétique prend notamment en compte les énergies renouvelables qui sont
différentes en fonction du territoire. Le développement des énergies renouvelables est créateur
d’emploi local.
Thibault IRENEE, Ingénieur - Cofely Service - GDF Suez
C’est une initiative privée qui est porté à 60 % par Cofely Service (filiale spécialisée dans les services à
l’énergie de GDF) et 40 % par Clim espace le spécialiste dans production et la distribution d’énergies
frigorifiques.
Grâce à ce projet, nous serons capable de distribuer de l’énergie, aussi bien du chaud et du froid
pour fournir la totalité des besoins énergétiques des bâtiments qui seront raccordés. Ce projet
permettra également de réduire les émissions de gaz à effet de serre d’environ 70 %.
Le projet sera réalisé en trois temps :
- la centrale de production d’énergie provisoire sera positionnée à l’ouest de la place Henri Verneuil à
côté du Silot. Cela va permettra de distribuer l’énergie dans un premier temps aux bâtiments
Euromed Center ainsi qu’aux Docks.
- la centrale de géothermie marine définitive sera implantée dans l’avancé du port sous la tour CMA
CGM. La première centrale, qui cessera de fonctionner, sera raccordée.
- les tours Constructa sur les Quais d’Arenc, puis le parc Habitat et certains bâtiments du Port seront
alimentés.
À terme, nous produirons 16 mégawatts en froid, 18,6 mégawatts chaud. Les énergies seront
distribuées via des poste de livraison sous stations, en sous sol de tous les bâtiments qui seront
raccordés.
Alain BARRE, Chargé de mission Responsabilité Sociale - Direction Déléguée Méditerranée - GDF
Suez
Il y a deux sous-ensemble : le réseau et la construction de la centrale sous le port.
Sur la partie réseau, les travaux des deux premières phases ont débuté. Aujourd’hui les entreprises
attributaires n’ont pas de besoin en main d’œuvre. Cependant, à partir de 2016 il y aura d’autres
phases de travaux sur la partie construction du réseau, et les entreprises attributaires pourront être
rapprochées des services publics de l’emploi qui pourront réaliser une offre de compétence.
Pour la construction de la centrale d’eau de mer, les travaux débuteront en mars 2015 pour une
durée d’un an. Environ 50 et 100 personnes seront à l’œuvre sur le chantier.
Eric CAYOL, directeur territorial délégué Pôle emploi
Nous sommes sur un flux de compétences des demandeurs d’emploi. Certains demandeurs d’emploi
ont les compétences nécessaires pour travailler sur ces grands projets économiques. L’enjeu de Pôle
emploi est d’amener ces personnes à occuper les emplois de demain.
Nous avons mis en place un vaste programme de développement pour nos 800 collaborateurs à
Marseille pour ce qu’on appelle l’orientation tout au long de la vie. Aujourd’hui l’emploi est une
logique de parcours individuel et il faut que les demandeurs d’emploi soit opérationnels à travers le
financement de formations.
En 2014, Pôle emploi a formé 3 200 personnes à Marseille dont 500 pour les Terrasses du Port.
Comment capter les besoins en recrutement ?
Nous anticipons en étant proche des partenaires. Pôle emploi a notamment mis en place un
partenariat avec Constructa la Marseillaise, avec Hammerson pour les recrutements des Terrasses du
Port, et avec les services de développement économique de la Ville de Marseille, MPM,
Euroméditerranée pour anticiper ces besoins en recrutement.
Lorsqu’on a de grands acteurs ou des structures qui nous permettent de capitaliser autour d’un panel
d’entreprises la tâche est plus simple, c’est une clé d’entrée unique. La tâche est plus difficile quand
l’emploi est diffus sur le territoire, mais cela fait également parti du travail des conseillers.
> 87 000 demandeurs d’emploi à Marseille.
ECHANGES AVEC LES PARTICIPANTS
Qu’a-t-il était prévu au niveau des clauses sociales ?
Alain BARRE, Chargé de mission Responsabilité Sociale - Direction Déléguée Méditerranée - GDF
Suez : pour la boucle, il n’y a pas de clauses sociales car il s’agit d’un marché privé. Mais l’objectif de
l’entreprise c’est de faciliter les recrutements locaux. La difficulté c’est le temps qu’on a entre le
moment où l’on détecte un emploi et le recrutement de la personne, en termes de
professionnalisation, d’adaptation à l’emploi. Cela nécessite une réactivité forte des entreprises qui
interviennent sur le chantier mais aussi des services de l’emploi pour amener des compétences.
Pascal Peres EDF : pour la boucle d’eau spécialement il n’y a pas de démarche car nous n’en sommes
pas là. En ce qui concerne l’apprentissage, nous réalisons une démarche d’accompagnement auprès
de personnes qui doivent retourner sur le marché du travail. Un programme est mis en place avec
une équipe de 30 personnes dédiées au site d’Allar pour permettre de retrouver le chemin de
l’emploi.
Michelle BOI, Directrice régional de l’emploi - EDF : les entreprises du secteur de l’énergie sont
engagées dans la transition énergétique et dans le domaine de l’insertion sociale. Nous avons un
partenariat national avec Pôle emploi : les offres d’emploi EDF paraissent en même temps sur le site
d’EDF et sur le site de Pôle emploi. Nous travaillons également avec le monde de l’enseignement et
notamment l’Académie d’Aix- Marseille sur le développement de diplômes de tout niveaux sur nos
métiers de demain.
Nous avons l’ambition de réaliser des parcs éoliens offshore loin de nos regards. Si cela marche cela
développera une filière d’éoliens flottants marine et toute une industrie de la maintenance à relier
avec le projet Henri Fabre.
Il faut s’assurer que ces innovations sont pérennes et nous pourrons ainsi développer les filières de
formations nécessaires.
Laurence FONTAINE, Directrice de la Maison de l’emploi de Marseille : EDF est labélisée Empl’itude,
label qui récompense les entreprises du territoire qui ont de bonnes pratiques RH tant vis-à-vis du
personnel que de l’éco-système. Les actions d’insertion menées sont exemplaires. Merci pour cet
engagement envers le territoire et les populations.
Quelle est la place de l’emploi industriel sur cette zone ?
Eric CAYOL, Directeur territorial délégué Pôle emploi : on parle beaucoup de gestion prévisionnelle
des emplois et des compétences sur le sujet de la réparation navale. Sur le littoral Nord, l’emploi
industriel est aujourd’hui quasiment inexistant donc il faut relancer une dynamique d’emploi sur ces
territoires. L’enjeu de Pôle emploi est de ramener de la compétences sur ces métiers en
reconstruisant des parcours réalisés il y a plusieurs décennies.
Olivier LATIL D’ALBERTAS, Directeur du Pôle économie et attractivité du territoire
Communauté urbaine Marseille Provence Métropole.
La période de crise mondiale nous pousse à revenir à des fondamentaux : la création de la richesse
qui réside dans l’industrie, le transport logistique et dans l’innovation et la technologie. La stratégie
du centre-ville ne peut ignorer la stratégie globale qui consiste à envelopper ces moteurs
économiques. Dans son PLU la Ville de Marseille a pris une décision importante : les zones UE
excluent dorénavant le commerce et sont consacrées aux activités industrielles.
Par ailleurs, la charte Ville-Port est une décision de l’ensemble des acteurs politiques du territoire.
Tout le monde s’accorde à dire qu’il existe des enjeux de développement industriel avec la
réparation navale lourde, l’offshore et les activités sous-marines.
Laurence FONTAINE, Directrice de la Maison de l’emploi de Marseille : nous avons entamé une
démarche de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences territoriales à la Maison de
l’emploi avec l’ensemble des partenaires concernés. Il y a une vraie entrée commerce et économie
numérique sur le centre-ville. La réparation navale a été orientée plutôt Nord mais les sous-traitants
et les salariés du centre-ville seront très concernés. La réparation navale représentait 6 000 emplois il
y a 10 ans à Marseille. Il faudrait être en capacité de former les gens sur les métiers spécifiques à
cette activité. À travers toutes ces démarches on voit la dynamique du territoire sur un certain
nombre de filière, le lien ente ces filières et la nécessité d’accompagner le capital humain du
territoire pour saisir les opportunités et répondre aux besoins des entreprises. Ainsi il y a des
formations sur du long terme et sur du court terme indispensables à mettre en place.
CONCLUSION
Dominique Tian, Premier Adjoint au Maire de Marseille et Président de la Maison de l’emploi de
Marseille.
Nous pouvons croire en notre ville, qui va se développer. La puissance publique investit énormément
et la Ville de Marseille travaille de concert avec la Communauté urbaine Marseille Provence
Métropole et Euroméditerranée.
SPEED-MEETING : ECHANGER ET MUTUALISER NOS EXPERIENCES POUR MIEUX REUSSIR
Le Speed-meeting a été lancé par Didier PARAKIAN, adjoint au Maire de Marseille délégué à
l’économie aux relations avec le monde de l’entreprise et à la prospective.
Les acteurs présents lors du rendez-vous ont pu se présenter et échanger permettant ainsi de créer
ou d’entretenir en un temps éclair leur réseau professionnel.