evaluation de base pour le projet de soutien aux groupements
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EVALUATION DE BASE POUR LE PROJET DE SOUTIEN AUX GROUPEMENTS FEMININS AUTOUR DES CANTINES SCOLAIRES DANS LA REGION DU BOUNKANI RAPPORT JUILLET 2013 Données collectées du 15 au 29 mai 2013 1 SOMMAIRE I. Introduction............................................................................................................................. 3 1.1 Contexte et justification................................................................................................................. 3 1.2 Objectif de l’évaluation ................................................................................................................. 3 II. Méthodologie.......................................................................................................................... 4 Limites de l’étude................................................................................................................................ 4 III. Résultats de l’étude ............................................................................................................... 4 3.1 Caractéristiques des groupements ................................................................................................. 4 3.2 Capacité économique des groupements......................................................................................... 5 3.3 Gestion des groupements............................................................................................................... 5 3.4 Autonomisation des femmes ......................................................................................................... 6 3.5 Caractéristiques des ménages des groupements ............................................................................ 6 3.6 Analyse de la sécurité alimentaire................................................................................................. 6 3.6.1 Consommation et diversité alimentaire ...................................................................................... 6 3.6.2 Revenus et dépenses essentielles du ménage ............................................................................. 8 3.6.3 Stratégies de survie des ménages ............................................................................................... 9 3.6.4 Prévalence de la sécurité alimentaire ......................................................................................... 9 IV. Conclusion et recommandations.......................................................................................... 11 2 I. Introduction 1.1 Contexte et justification Le Ministère de l’Education Nationale, à travers la Direction Nationale des Cantines Scolaires (DNCS) a, avec l’assistance technique et financière du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), élaboré en Avril 2012, la stratégie nationale d’alimentation scolaire pour la période 20122017. Ce document définit les zones prioritaires: priorités 1 (région du Moyen Cavally, région de Bafing et district de Savanes) et de priorité 2 (Bas Sassandra, district des Montagnes, du Denguele et du Worodougou) et priorité 3 (district du Zanzan). Le gouvernement de Côte d’ivoire s’est résolument engagé en faveur de la Pérennisation des Cantines Scolaires, axe majeur de la stratégie nationale d’éducation pour tous en Côte d’Ivoire. En soutien donc au Programme Intégré de Pérennisation des Cantines Scolaires (PIPCS), le PAM, s’est engagé à renforcer la capacité de production des groupements agricoles autour des cantines scolaires dans la région de Bounkani au Nord-Ouest du pays à travers une initiative dénommée Gender Innovation Fund (GIF). Cette contribution du PAM vise la mécanisation des moyens de production des groupements féminins, à renforcer la capacité technique et organisationnelle des groupements féminins à développer des activités génératrices de revenus (AGR) pour soutenir les cantines scolaires dans une perspective d’autonomisation. Le projet permettra de réduire la pauvreté et l’insécurité alimentaire dans la région bénéficiaire. Avant la mise en œuvre de ce projet, le PAM veut se donner les moyens d’évaluer le niveau de la sécurité alimentaire et le niveau d’organisation des groupements féminins. Pour ce faire, une évaluation de base a été réalisé en mai 2013 dans la région du Bounkani. 1.2 Objectif de l’évaluation L’objectif global de l’étude est de faire une évaluation de la sécurité alimentaire des membres des groupements et du niveau d’organisation des groupements féminins. Il s’agit spécifiquement de: décrire les caractéristiques des groupements ; décrire le niveau d’organisation des groupements ; décrire les caractéristiques des membres des groupements déterminer la prévalence de l’insécurité alimentaire des ménages dans la région de Bounkani ; décrire les profils des ménages en insécurité alimentaire ; 3 II. Méthodologie Le choix de la région du Bounkani a été motivé par le fait qu’elle fait partie des régions a faible taux de scolarisation et aussi elle a bénéficié du fonds « Fast Tract Initiative » pour financer le Programme Intégré de Pérennisation des Cantines Scolaires. Le PAM voudrais utiliser la région du Bounkani comme une région pilote dans la mise en œuvre d’un paquet d’activités scolaires. L’univers de cette étude est constitué de l’ensemble des treize groupements agricoles et leurs membres bénéficiaires du projet dans la région du Bounkani. La démarche à consister à enquêter le comité de gestion de tous les groupements et les ménages de dix membres par groupement. Ainsi, deux types de questionnaire ont été administrés. Un questionnaire ménage administré à 130 ménages et un questionnaire groupement administré aux 13 groupements. Nous avons utilisé le sondage aléatoire simple qui nous a permis de tirer au hasard les 130 ménages à partir des listes des membres des différents groupements. La présente évaluation a été menée conjointement par la DNC et le PAM avec l’appui technique de l’INS. Limites de l’étude L’enquête ne couvre pas tous les groupements de la région du Bounkani III. Résultats de l’étude 3.1 Caractéristiques des groupements Les groupements autour des cantines scolaires sont des associations de femmes et d’hommes à but lucratif. Ces groupements exercent notamment dans le secteur de l’agriculture (céréales et maraichère) et de l’élevage (petit volaille). Pour exercer leurs activités et bénéficier des avantages des institutions financières, ils doivent être légalement constitués. En ce qui concerne les groupements enquêtés, la majorité (85%) est constituée légalement et à ce titre peut bénéficier des avantages liés à leur statut. Avec une taille moyenne de 81 membres, ces groupements sont composés majoritairement de femmes (en moyenne 62 femmes contre 19 hommes). Ils sont tous dirigés par des femmes dont seulement 15% sont alphabètes avec un niveau primaire ou secondaire. Ces groupements ont mis en valeur des superficies qui varient entre 3,75 et 25 hectares soit en moyenne 10,5 hectares de superficie exploitée. Différentes cultures y sont pratiquées, les céréales (riz et maïs), les légumineuses (arachides) et le maraicher (tomates). 4 3.2 Capacité économique des groupements Sur l’ensemble des groupements enquêtés, un tiers dispose actuellement d’un compte d’épargne fonctionnel. Cette situation pourrait s’expliquer par la désorganisation du système des micro-finances due à la crise qu’a connu le pays pendant laquelle les institutions de micro-finances ont fermé. Cependant, tous les groupements pensent qu’ils auront la possibilité d’ouvrir un compte d’épargne dans les douze prochains mois. A l’absence des structures formelles (micro finance et banques), certains groupements (33%) se sont orientés vers les prêteurs locaux et les commerçants pour contracter un prêt parfois avec des taux de remboursement élevés. Avec le retour progressif des structures de micro-finances, tous les groupements pensent qu’ils pourront être à mesure d’emprunter principalement auprès des caisse d’épargne (44%), des ONG (33%) et des banques (11%) pour la relance de leurs activités. 3.3 Gestion des groupements Vu le nombre important des membres du groupement et aussi dans un souci d’efficacité, les activités sont organisées selon des sous groupes de travail. En ce qui concerne les activités agricoles, les sous groupes travaillent en moyenne 8 jours durant le mois et cette moyenne varie selon les groupements entre 4 et 12 jours. La participation des membres à ces travaux de groupes est jugée moins satisfaisante. En effet, les membres travaillent en moyenne 6 jours sur 8 jours de travail effectif du groupe et seulement 41% des membres consacrent plus de 6 jours de travail durant le mois. En ce qui concerne l’élevage, les sous groupes y consacrent en moyenne 5 jours pendant le mois et 60% des membres consacrent plus de 5 jours de travail durant le mois. La gestion des groupements se fait de façon participative. En effet, 68% des membres affirment que les prises de décisions au sein du groupement se font à travers des votes auxquels 96% des membres participent. Par ailleurs, 83% des membres participent aux réunions statutaires et extraordinaires qui régissent la vie du groupement. Les membres du groupement bénéficient des avantages matériels et non matériel générés par les activités du groupement. Ainsi, 84% des membres ont bénéficié des avantages matériels tels que les vivres (58%), le matériel agricole (40%) et même de l’argent (5%). Quant aux avantages non matériels, 54% affirment bénéficier de la main d’œuvre (42%), de la solidarité lors des événements sociaux (39%), de la tontine (10%) et des soins médicaux (4.6%). 5 3.4 Autonomisation des femmes L’autonomisation des femmes est saisie à travers leur capacité à prendre ou à participer à la prise de décision au sein des groupements et aussi au sein de leur ménage. Les femmes au sein de leurs groupements participent aux réunions statutaires et extraordinaires du groupement et 82% parmi elles expriment leurs opinions en posant des questions lors des réunions. Dans la gestion de leur ménage, 89% des femmes des groupements affirment être capable de prendre la décision de faire des petites dépenses alimentaires et de santé dans leur ménage. Cependant, le manque ou la faiblesse des revenus freine cette capacité. Ainsi, dans un ménage sur deux, le revenu ne permet pas de satisfaire les dépenses de santé, d’éducation et alimentaires. La contrainte majeure de l’autonomisation des femmes est la faiblesse de leur revenu. 3.5 Caractéristiques des ménages des groupements Les ménages qui composent les groupements sont majoritairement dirigés par des hommes (82%) et 18% le sont par des femmes. Parmi les ménages dirigés par les femmes, plus de 8 ménages sur 10 sont des ménages monoparentaux. En effet, 50% des femmes chef de ménage sont veuves, 25% sont divorcées et 8% sont célibataires. Près de 8 chefs de ménage sur 10 (78%) n’ont pas été à l’école. Cette proportion est plus importante chez les femmes (83%) que chez les hommes (76%). Les ménages sont en moyenne composés de 8,4 personnes. Cependant, les ménages dirigés par les hommes ont une taille moyenne relativement plus élevée (8,9) que ceux dirigés par les femmes (6,1). 3.6 Analyse de la sécurité alimentaire L’analyse de la sécurité alimentaire en s’appuyant sur le cadre conceptuel est effectuée à travers la combinaison de trois indicateurs que sont la consommation et diversité alimentaire, la part des dépenses alimentaires et les stratégies de survie. Cette combinaison permet de générer un indicateur composite qui renseignera la prévalence de l’insécurité alimentaire. 3.6.1 Consommation et diversité alimentaire La consommation alimentaire des ménages a été évaluée sur une base hebdomadaire (sept derniers jours) pour rendre compte de la fréquence de consommation et la diversité des aliments consommés. L’analyse de la consommation alimentaire montre que 84% des ménages enquêtés ont une bonne consommation alimentaire contre 15% qui ont une consommation alimentaire limite et 1% qui ont une consommation alimentaire pauvre. Dans l’ensemble, les ménages ont une alimentation diversifiée car plus de la moitié a consommé les différents groupes aliments (céréales, feuilles, fruit, protéines et de l’huile) pendant au moins 6 six jours. Cependant, les produits laitiers et les légumineuses sont moins consommés par les ménages. Graphique 1 : Diversité alimentaire Cette diversité alimentaire diffère selon les classes de consommation alimentaire des ménages. Ainsi, on constate que les ménages ayant un score de consommation limite ont une alimentation peu diversifiée comparé aux ménages avec un score de consommation acceptable. En effet, les légumineuses, les protéines et les produits laitiers n’apparaissent que de façon épisodique ou presque pas dans la consommation alimentaire des ménages ayant un score alimentaire limite. Graphique 2 : La fréquence de consommation selon le score de consommation FCS limite Légumineuses Lait Sucre Tubercules Protéines Fruit Feuille et légumes Huile Céréales FCS acceptable 0 1 2 3 4 5 6 7 Fréquence de consommation Plus de la moitié des ménages (53%) étaient dépendants du marché pour leur approvisionnement en denrées alimentaires contre 31% qui consommaient leur propre production. La collecte de données étant réalisé en Mai (période de soudure) cela justifierai cette dépendance aux marchés. En d’autres termes, la non diversité alimentaire des ménages pourrait s’explique par des difficultés d’accès. 7 3.6.2 Revenus et dépenses essentielles du ménage Les ménages interrogés tirent essentiellement leurs revenus dans le secteur agricole. Ainsi, 45% et 41,1% de ménages ont déclaré respectivement la production de cultures vivrières et la production de cultures de rentes comme leurs principales sources de revenu. A cela, s’ajoutent d’autres sources de revenu telles que le petit commerce (8,1%), les petits métiers (2,4%) et la pêche/chasse (1,6%) et salarié/pension (1,6%). Les revenus tirés de ces activités permettent d’effectuer les dépenses dont les dépenses alimentaires. En moyenne, les ménages dépensent 99 300 FCFA par mois pour l’ensemble de leurs dépenses. La part des dépenses alimentaires dans l’ensemble des dépenses représente 62%. Cette part diffère selon que le ménage ait un score de consommation limite (64%) ou un score de consommation acceptable (54%). Les principaux produits alimentaires achetés sont les céréales/tubercules et les protéines. Graphique 3 : Structure des dépenses des ménages De même, l’analyse montre qu’un peu plus de la moitié des ménages a affecté plus de 65% de leurs ressources aux dépenses alimentaires. Ceci montre que la moitié des ménages enquêtés éprouvent des difficultés pour accéder à la nourriture. 8 3.6.3 Stratégies de survie des ménages Les stratégies développées par les ménages pour assurer leur survie (les stratégies alimentaires et les stratégies de subsistance) constituent une dimension importante dans l’analyse de la vulnérabilité et de l’insécurité alimentaire des ménages. L’analyse montre qu’un peu plus d’un tiers des ménages ont eu des difficultés pour se nourrir durant les sept jours avant l’enquête. Pour survivre, ces ménages ont eu recours à des stratégies alimentaires telles que diminuer la quantité de nourriture (41%) et consommer les aliments moins préféré car moins chers (37%). Ensuite, viennent les stratégies telles que la réduction du nombre de repas par jour et la réduction de la quantité des adultes au profit des enfants (32%). Ces proportions varient considérablement selon le niveau de sécurité alimentaire des ménages. En effet, les ménages en insécurité alimentaire modéré développent plus de stratégie de survie (10,8) que les ménages en insécurité alimentaire légère (6,3). En plus de ces stratégies alimentaires, les ménages ont développé d’autres stratégies dites néfastes (Voir tableau 1) qui pourraient avoir des conséquences négatives sur les moyens de subsistance. Tableau 1 : Proportion de ménages ayant développés des stratégies et indice de survie Insécurité alimentaire modérée Insécurité alimentaire légère En sécurité alimentaire Ensemble Consommer aliments moins chers 52,2 47,9 0 36,9 Dépendre de l’aide des parents/amis 63,2 36,8 0 14,6 Diminuer la quantité de nourriture 54,7 45,3 0 40,8 Réduire la quantité des adultes 63,4 36,6 0 31,5 Réduire le nombre de repas 58,5 41,5 0 31,5 Consommer les semences 62,5 37,5 0 36,9 Vendre bien productifs 68,4 31,6 0 29,2 Vendre bien non productifs 69,2 30,8 0 30 Consommer récolte précoce 69,2 30,8 0 30 Enlever enfants à l’école 72,1 27,9 0 33,1 Envoyer enfants mendier 69,2 30,8 0 30 Vendre la terre 69,2 30,8 0 30 Indice réduit de stratégie de survie (moyen) 10,86 6,37 0 7,02 Stratégies 3.6.4 Prévalence de la sécurité alimentaire Selon le cadre d’analyse de la sécurité alimentaire, 13% des ménages sont en sécurité alimentaire, 54% sont en insécurité alimentaire légère et 33% en insécurité alimentaire modérée. Comme l’indique le tableau 2, c’est dans la classe d’insécurité alimentaire 9 modérée que les ménages sont plus vulnérables. Trois quarts (75%) de ces ménages ont une consommation alimentaire limite ou pauvre, plus de 60% développent des stratégies de crise ou d’urgence et 68% d’entre eux ont des dépenses alimentaires qui excèdent 75% des dépenses totales. Les ménages les plus affectés par l’insécurité alimentaire modérée sont les ménages dirigés par les femmes et les ménages dirigés par des analphabètes. En effet, l’insécurité alimentaire est plus accentuée chez les ménages dirigés par les femmes (50%) comparé à ceux dirigés par des hommes (29%). De même, les ménages dirigés par les analphabètes (36%) sont plus vulnérables comparé à ceux dirigés par les alphabètes (25%). Par ailleurs, l’analyse montre que l’insécurité alimentaire modérée est plus accentuée chez les ménages qui tirent leurs revenus du petit commerce (42,9%) et des petits métiers (50%) comparé au secteur agricole (30%). Tableau 2 : Conditions des ménages selon les classes de sécurité alimentaire Classes de sécurité alimentaire En sécurité alimentaire Proportion de ménages 13,1% En insécurité alimentaire légère 53,8% En insécurité alimentaire modérée 33,1% Caractéristiques des ménages Analyse Bonne consommation alimentaire - Aucune stratégie de survie développée Part des dépenses alimentaires est moins de 50% des dépenses Bonne consommation alimentaire Stratégies de stress (réversibles) développées Part des dépenses alimentaires entre 50 - 65% des dépenses - Consommation alimentaire limite Stratégies de crise (irréversibles) sont développées - Part des dépenses alimentaire est entre 65 - 75% des dépenses Ces ménages n'ont aucune difficulté et ont la capacité de faire face à un choc. Ces ménages ont certes une bonne consommation alimentaire, mais ils ont développé des stratégies de stress. En cas de choc (hausse des prix), ils seront incapables de se permettre de faire certaines dépenses non alimentaires Ces ménages ont un gap significatif de consommation alimentaire. Ils essaient de combler leur déficit alimentaire en utilisant des stratégies de crise (irréversibles) ce qui met en mal leur résilience face à un éventuel choc. 10 IV. Conclusion et recommandations Les groupements malgré le fait d’être constitués légalement ont des difficultés de fonctionnement. Majoritairement composés de femmes, ces groupements sont dirigés par des analphabètes et peu de groupements ont un compte d’épargne. N’ayant pas accès aux crédits auprès des structures bancaires, les groupements se sont endettés auprès des prêteurs locaux et des commerçants avec des taux de remboursement souvent très élevés. La gestion des groupements se fait de façon participative avec des réunions statutaire au cours desquelles les femmes expriment leurs opinions et des prises de décision par vote des membres. Les membres du groupement bénéficient des avantages matériels et non matériel générés par les activités du groupement. L’analyse de la sécurité alimentaire montre que 13% des ménages des membres des groupements sont en sécurité alimentaire, 59% sont en insécurité alimentaire légère et 33% en insécurité alimentaire modérée. Parmi les ménages en insécurité alimentaire modérée trois quarts (75%) ont une consommation alimentaire limite et peu diversifiée, plus de 60% développent des stratégies de crise ou d’urgence et 68% d’entre eux ont des dépenses alimentaires qui excèdent 75% des dépenses totales. Les ménages les plus affectés par l’insécurité alimentaire modérée sont les ménages dirigés par les femmes et les ménages dirigés par des analphabètes. De même, l’analyse montre que l’insécurité alimentaire modérée est plus accentuée chez les ménages qui tirent leurs revenus du petit commerce (42,9%) et des petits métiers (50%) comparé au secteur agricole (30%). En conclusion, nous pouvons affirmer que les ménages en insécurité alimentaire sont confrontés à un problème d’accès. Du fait de la fragilité de leurs sources de revenu et de leur dépendance au marché, ces ménages développent des stratégies néfastes pour accéder aux denrées alimentaires. Recommandation Responsabilité Augmenter le revenu des femmes à travers PAM les activités de cash contre travail Initier des formations d’alphabétisation des DNC femmes Fournir des intrants groupements féminins agricoles au PAM 11