Greenpeace réclame l`interdiction de 7 pesticides pour protéger les

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Greenpeace réclame l`interdiction de 7 pesticides pour protéger les
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Greenpeace réclame l’interdiction de 7
pesticides pour protéger les abeilles
mardi 9 avril 2013, par Fil d’infos
Greenpeace demande l’interdiction de sept pesticides accusés de contribuer au déclin des abeilles, dont
trois sont déjà dans le collimateur de la Commission européenne, dans un rapport scientifique rendu
public mardi 9 avril.
"Les données scientifiques sont claires et montrent que la nocivité potentielle de ces pesticides est
largement supérieure à tous les avantages qu’ils pourraient apporter en termes de lutte contre les
parasites et d’augmentation des rendements agricoles", estime l’ONG, à l’initiative de ce rapport conduit
par des scientifiques d’Exeter (Grande-Bretagne) et d’Europe centrale.
Pour Greenpeace, sept pesticides présentent "les dangers potentiels les plus immédiats pour la santé des
pollinisateurs" et doivent être interdits. Y figurent notamment trois néonicotinoïdes (clothianidine,
imidaclopride et thiaméthoxame), utilisés pour le maïs, le colza, le tournesol et le coton, que la
Commission européenne souhaite suspendre pendant deux ans. Bruxelles se fonde sur un avis très négatif
rendu par l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments.
Les facultés d’orientation et d’apprentissage perturbées
La proposition de la Commission a pu être adoptée à la mi-mars, faute de majorité qualifiée, mais
Bruxelles a annoncé un nouveau vote au printemps en espérant une entrée en vigueur au 1er juillet. Les
quatre autres pesticides dans le collimateur de Greenpeace sont le fipronil, le chlorpyriphos, la
cyperméthrine et la deltaméthrine. S’appuyant sur plusieurs études récentes, le rapport souligne que le
déclin des abeilles s’explique par des causes multiples, "agissant séparément ou en combinaison".
Les maladies et les parasites, comme le Varroa destructor, représentent les principales menaces. Les
pesticides, eux, agiraient notamment en affaiblissant les abeilles domestiques ou en perturbant leurs
facultés d’apprentissage et d’orientation. Le changement climatique et l’agriculture intensive, à travers
les monocultures, semblent aussi jouer un rôle. Le déclin des abeilles a un impact économique, souligne
Greenpeace, les insectes pollinisant "environ un tiers des cultures destinées à notre alimentation".
Source : lemonde.fr avec AFP