Resums des communications - ICOM-CC

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Resums des communications - ICOM-CC
Résumés des communications du congrès Métal 2003
(Santiago du Chili)
Traduit de l’espagnol par Silvia Pain, conservatrice-restauratrice, Service Archéologique du Département des
Yvelines, 8, rue Antoine Coypel, 78000 VERSAILLES, France, Email [email protected]
La conservation de couronnes de nonnes de l’époque du Vice-royaume de
Nouvelle Espagne
Mrta. J. Katia Perdigón Castañeda
Restauratrice-conservatrice expert de la coordination nationale de la conservation du patrimoine INAH/INCA
Du temps du Vice-royaume de la Nouvelle Espagne, un des moments le plus importants de la
vie monastique féminine était la profession des vœux perpétuels, pendant laquelle étaient
utilisés, comme complément liturgique (en dehors de l’habit) la couronne, le bouquet, la
bougie et l’image de l’enfant Jésus, éléments qui peuvent être appréciés dans les peintures à
l’huile appelées « nonnes couronnées ».
Un témoignage tangible de l’existence de ces éléments fut l’intéressante découverte de
matériel archéologique historique, provenant de l’ancien couvent de l’Incarnation de la ville
de Mexico, effectuée en 1989-1992. Cette fouille a apporté de nombreuses données, entre
autre l’usage de couronnes et de bouquets lors de la consécration des religieuses.
Cette communication montrera l’importance de ces couronnes, le processus d’analyse et de
restauration de certaines de ces pièces, ainsi que les comparaisons du mobilier archéologique
avec la collection de couronnes appartenant au musée de Santa Monica (Etat de Puebla,
Mexique). C’est un projet récent et un défi pour la conservation du fait de la complexité des
matériaux.
Christ en ivoire du XVIIIe siècle, montage métallique
Andrés Rosales
Museo Precolombino, Bandera, 3370 Santiago, Chili
Monter une pièce artistique sera toujours un défi. Mettre en valeur sa beauté en donnant une
meilleure lecture au visiteur est une tâche constante, qui touche le thème de la conservation.
Dans ces paramètres rentre l’emploi de nouveaux matériaux qui requièrent l’utilisation de
techniques d’exécution novatrices.
L’acier inoxydable, dont l‘emploi s’est généralisé avec de bons résultats, a été choisi comme
matériau de montage d’une pièce en ivoire du XVIIIe siècle. Dans cet exposé on détaille pas à
pas le travail nécessaire pour atteindre un bon résultat tant esthétique que du point de vue de
la conservation.
Conservation de cloches en bronze
Ernesto Ponce L.
Universidad de Tarapacá, Departamento de Ingeniería Mecánica, "Casilla 6 D", Arica, Chili ([email protected])
1. Réparation de fissures
On présente la restauration d’une cloche d’église de la fin du XIXe siècle possédant une
fissure transversale par rapport à son axe qui l’a rendu inutilisable. Ladite fissure traverse le
corps de la cloche sur la plus grande partie du périmètre circulaire sur lequel tape le battant.
Etant donnée la nature de la fissure et les complications esthétiques apportées par la soudure
électrique ou à l’oxyacétylène, on a préféré remplir la fente avec du cuivre en poudre de
maille N° ASTM 100. La matrice de soudure est de l‘étain fondu à l’aide d’un petit
chalumeau à butane, qui produit une soudure à basse température. L’avantage de la méthode
réside dans le fait qu’il n’y a pas d’échauffement local qui pourrait provoquer la volatilisation
de certains éléments, avec pour conséquence une fragilisation des points de soudure. On ne
forme pas un cordon de soudure mais un remplissage avec un matériau homogène de bonne
adhérence, qui permet une bonne transmission du son et qui a la capacité de supporter des
tensions. Pour preuve de son efficacité on a mesuré la résistance du matériau de soudure et on
a comparé le son avec la note dominante que dut donner la cloche lorsqu’elle et sortie d’usine.
La dernière étape a consisté à placer un anneau de renforcement en matériau de qualité sur la
zone restaurée afin de la consolider.
2.Restauration de parties manquantes
La restauration de la cloche où il manquait des fragments dans la zone supérieure est
considérée dans son ensemble, le problème ne se limitant pas au seul comblement d’une
fissure. Des cas difficiles de réparation d’hélices de navires au moyen de soudures
conventionnelles avec des matériaux d’apport commerciaux étant connus, on a pris la décision
de prendre un alliage similaire à celui de la pièce, ce qui a éliminé le problème de
l’incompatibilité des matériaux entre le métal d’apport pour la soudure et la cloche. Pour cela
on a analysé un échantillon de la zone à réparer et on a fondu dans un creuset la quantité
suffisante de bronze, de même composition que l’original. Du creuset on a coulé des barres de
8 mm de diamètre pour s’en servir comme soudure et des plaques de même épaisseur et
géométrie que les parties manquantes. L’intérieur de la cloche a été rempli de sable de
fonderie pour éviter que la soudure ne coule et les plaques ont été montées sur les espaces à
remplir. La zone à réparer, disposée horizontalement, a été soudée avec un brûleur à
oxyacétylène. La soudure obtenue étant jugée satisfaisante, elle a finalement dû être usinée
pour obtenir le niveau adéquat.
Ces travaux se justifient par la grande quantité de cloches de la période coloniale appartenant
à des églises de l’Altiplano chilien qui sont endommagées. Leur restauration et leur
conservation est nécessaire car elles témoignent d’une richesse culturelle qu’il faut préserver.
Applications de la spectrométrie d’absorption atomique aux travaux de
restauration
Fernando Valenzuela Lozano
Químico, Master Ingeniería Química, Laboratorio de Operaciones Unitarias, Facultad de Ciencias Químicas y Farmacéuticas,
Universidad de Chile, C.C. 233, Santiago 1, CHILE , Email: [email protected]
La détermination de la composition des métaux ou du taux d’ions métalliques dans différents
types d’échantillons par spectroscopie d’absorption atomique (SAA) est sans doute l’une des
méthodes les plus appropriées parmi les méthodes spectroscopiques pour des analyses de
routine, même dans le cas où les opérateurs ou les analystes sont peu expérimentés. C’est une
méthode très utile par sa versatilité, spécificité, sensibilité et sa précision. Elle est très
répandue dans le monde, ce qui est pratique pour les restaurateurs lorsqu’ils souhaitent ou
qu’ils ont à réaliser eux-mêmes leur échantillons ou les matériaux à analyser.
Plus de 60 éléments chimiques peuvent être déterminés quantitativement par SAA, la
sensibilité étant de l’ordre du ppm (ou mg/l) ou du ppb (parts par milliard ou µg/l). Elle se
base sur l’absorption de radiations électromagnétiques par les particules atomiques de
l’échantillon, qui apparaissent dans la zone du spectre UV et visible. Le procédé consiste à
atomiser l’échantillon, les molécules constitutives se décomposant et se transformant en
particules gazeuses élémentaires. Le spectre donne des raies discrètes au niveau de la
longueur d’onde caractéristique de chaque élément. En conservation la méthode SAA est très
utilisée pour l’analyse des métaux.
Cet article donnera une présentation générale de l’utilisation de la méthode, la manière dont
elle fonctionne et les atouts pour les conservateurs-restaurateurs.
Développement d’une méthode moléculaire pour l’étude de la colonisation
bactérienne d’objets immergés dans la mer
Davor Cotoras et Pabla Viedma
Laboratoire de microbiologie, Faculté de Sciences, Chimie et Pharmacie, Université du Chili, Vicuña Mackenna
20, Santiago, Chili ([email protected])
Ce travail est en rapport avec la détérioration biologique à laquelle sont soumis les objets,
essentiellement métalliques, lorsqu’ils sont immergés pendant de longues périodes dans la
mer. Tel est le cas d’objets d’intérêt archéologique.
Sur différents types de métaux se forment des biofilms, qui sont des agrégats microbiens
complexes. Ils peuvent produire des effets nocifs sur des matériaux exposés à l’eau et causer
ce qu’on appelle le « biofouling » dans les structures métalliques et même donner naissance à
des processus de corrosion.
Malgré son importance, il n’y a pas actuellement de méthode appropriée pour étudier et
caractériser philogénétiquement les micro-organismes impliqués dans la colonisation primaire
des surfaces. S’y ajoute la difficulté que beaucoup de ces micro-organismes ne peuvent être
reproduits en culture.
Dans ce travail, on décrit un système modèle pour la génération de biofilms marins en
laboratoire et l’identification in situ des bactéries présentes dans le biofilm. Au moyen de
l’hybridation in situ, en employant des oligonucléotides avec marqueur fluorescent, on a pu
déterminer le pourcentage de groupes philogénétiques de bactéries impliquées dans la
formation du biofilm. On a déterminé la présence de bactéries sulfato-réductrices. Ce résultat
a une importance pour sa relation avec la bio-corrosion des métaux.
Etudes pour la conservation de d’instruments historiques scientifiques du
Museu de Astronomia e Ciências Afins (Brésil) – Résultats préliminaires
Marcus Granato (1), Leandro Rosa dos Santos (2) and Luis Roberto M. de Miranda (3)
(1) Marcus Granato, Ingénieur métallurgiste, M.Sc., en thèse de doctorat au COPPE/UFRJ, Museu de
Astronomia e Ciências Afins - MAST/MCT* ([email protected])
(2) Leandro Rosa dos Santos, Ingénieur chimiste, en master au COPPE/UFRJ, ([email protected])
(3) Luis Roberto M. de Miranda, Ingénieur métallurgiste, D.Sc., Professeur associé, COPPE/UFRJ,
([email protected])
Le patrimoine culturel est à la fois un produit et une preuve physique des différentes traditions
et des réussites intellectuelles passées, et joue un rôle important dans la mise en place de la
culture d’un peuple donné. Reconnaître cette importance conduit à la nécessité de transférer
avec succès cet héritage aux générations futures, et c’est ici que les concepts de conservation
et de restauration de ce patrimoine apparaissent.
L’intérêt pour la conservation du patrimoine culturel a commencé avec les sites architecturaux
et les monuments et s’est élargi ensuite aux objets mobiliers comme les œuvres d’art ou les
découvertes archéologiques. Les objets scientifiques et musicaux d’importance culturelle
n’ont pas beaucoup retenu l’attention, bien qu’on tende à apprécier davantage leur intérêt et
leur grande valeur.
Le domaine des instruments scientifiques historiques inclue le vaste spectre de l’histoire des
sciences, y compris les problèmes associés. La recherche des sources primaires et secondaires,
l’interrogation des dossiers, les analyses historiques dans le sens le plus large, les études
techniques et les vérifications des données scientifiques, sont toutes des conditions préalables
et non superflues à l’approche de l’instrumentation.
Dans ce travail on décrit le processus d’évaluation de l’état de conservation de la collection
des instruments scientifiques historiques du Museu de Astronomia e Ciências Afins, tout
comme la sélection d’un objet pour la réalisation d’études futures afin de développer une
méthodologie générale pour la conservation-restauration d’objets similaires. De plus on
présente les résultats de l’évaluation des conditions environnementales intérieures dans les
réserves techniques du musée, là où la plupart des instruments de la collection sont conservés.
Les paramètres telle que la température, l’humidité relative et les taux d’éclairage ont été
mesurés depuis octobre 1998 et des données moyennes sont indiquées sous forme graphique.
Pour finir on présente les résultats préalables de tests de corrosion statiques et dynamiques
réalisés dans une enceinte installée dans les réserves techniques du musée.
Recherche scientifique sur les métaux dans les collections du Musée
historique national
Carolina Araya et Juan Manuel Martínez (2)
(2) Museo Histórico Nacional, Plaza de Armas 951, 3370 Santiago, Chili
Le Musée historique national conserve l’une des collections les plus importantes en métal
existantes parmi les musées chiliens. De ce fait, un programme de recherche scientifique a été
mis en œuvre, qui aide au travail de documentation, de conservation et de présentation de ces
pièces.
Les fers forgés dans les espaces architectoniques. La tendance aux
mauvaises restaurations due à l’utilisation malencontreuse de la technologie
moderne
Ricardo D. Marchese
Matheu 1070, CP B2804 FGL, Campana (B2804 FGL), Argentine ([email protected])
Les barrières, grilles, portes, etc. de fer fabriquées avant le début du XXe siècle n’étaient pas
assemblées avec des soudures du fait que celles-ci n’avaient pas encore été inventées. De plus
beaucoup de ces travaux étaient réalisés par des artisans traditionnels qui répugnaient à
employer la soudure dans la fabrication d’objets. Les différentes parties étaient assemblées
par rivetage, par chauffage dans une chaudière ou par fusion avec des particules de zinc. Les
techniques d’assemblage des différentes parties étaient caractéristiques des différentes
époques et des modes.
Dans beaucoup d’œuvres, certaines pièces ne sont pas jointes. Ainsi, pour la représentation de
végétaux où la feuille n’est pas jointe à la tige, le tout étant constitué d’un seul fragment de
fer, qui par forgeage est aminci pour faire la feuille et étiré pour faire la tige.
Par ailleurs, avant le développement des aciers plus durs, on coupait le fer à chaud avec un
tranchet, et on le perçait à chaud avec des poinçons.
Malheureusement, dans beaucoup de travaux de restauration on n’utilise pas les techniques
d’origine pour deux raisons :
a) Parce que les artisans n’ont pas les connaissances nécessaires à leur mise en oeuvre.
b) Pour faire plus vite et, de ce fait, moins cher.
Dans certaines administrations (souvent des organismes officiels) où le responsable s’oriente
vers le travail le moins cher sans évaluer ni la qualité ni la compétence, l’échec est garanti.
Ma philosophie n’est pas de prétendre que toujours et dans tous les cas on doit respecter à 100
% les techniques d’origine. Etant donné le cas d’une restauration d’une grille d’un parc de
centaines de mètres de longueur, on devra faire une évaluation pratique et réaliste. Là le
restaurateur doit intégrer les techniques industrielles modernes et la machine, avec pour
mission d’épargner des efforts. Il doit donc différencier et mettre en balance les moyens de la
restauration et sa finalité.
Si nous sommes face à une grille coloniale espagnole, dont les planchettes horizontales sont
percées à chaud, pour la restaurer il n’existe pas de technique moderne qui puisse rendre la
tâche plus facile sans que l’on en voit la fausseté : sa lecture visuelle sera désastreuse et la
valeur de la restauration nulle.
Comment revenir sur cette tendance ? Des deux raisons précédemment citées, c’est sur celle
du manque de connaissances qu’il faut travailler. Le métier de forgeron d’art se perd. Dans
certaines villes il n’y en a pas un qui ait une forge et une enclume.
C’est un devoir pour nous, les restaurateurs, de mettre tous nos efforts pour sauvegarder ce
métier en enseignant aux jeunes les belles techniques du fer forgé. Ce n’est pas difficile. Au
XIXe siècle, l’artiste du fer forgé italien Alessandro Mazzucatelli disait : « On doit le traiter
comme une dame, vous comprenez ? Il semble dur et terrible mais avec un peu de feu il
devient doux et mou comme de la soie et quand il semble qu’il se rebelle, jamais on ne doit le
maltraiter en tapant dessus avec violence. On doit le prendre comme il faut, en le caressant.
Alors, il vous donnera des merveilles »
Ethique, esthétique et économie, critères de restauration de la grille du
musée archéologique national de Madrid
Soledad Díaz Martínez
Instituto del Patrimonio Histórico Español (IPHE), Direccion General de Bellas Artes C/ El Greco, 4 Ciudad Universitaria,
28040 Madrid, Espagne ([email protected])
La restauration de la grille du Musée archéologique national permet de réfléchir sur les
critères adoptés lors de cette intervention. Les biens du patrimoine, porteurs de plusieurs
significations, intègrent de multiples valeurs qui les transforment en objets privilégiés. Les
interventions, fondées sur une base légale et sur les recommandations qui apparaissent dans
les normes, doivent conserver non seulement la structure matérielle de la grille mais sa
signification historique pour la communauté, permettant ainsi de lui rendre sa fonction
sociale.
La grille a subi des traitements divers, favorisés par la division administrative du bâtiment,
qui permet à chaque instance de mettre en œuvre des interventions dans sa partie.
Actuellement elle présente deux aspects différents, étant donné que les restaurations ne se
sont pas effectuées selon des critères similaires. Son aspect n’est pas non plus celui d’origine ;
le récupérer, en résolvant les empêchements administratifs que suppose la restauration globale
de la grille, produira un fort impact esthétique dans le centre urbain de Madrid.
La formation en conservation-restauration de métaux à la faculté de
restauration de biens mobiliers de l’Université Externado de Colombie
María Varon
Universidad Externado de Colombia, Sede Egipto, Calle 10 N.3-15 Este, Bogota, Colombie ([email protected])
Avec la création, en 1994, du programme de conservation-restauration de métaux à la faculté
de restauration de biens mobiliers de l’Université externat de Colombie, par convention avec
le ministère de la Culture et grâce aux efforts des premiers restaurateurs engagés dans la
formation académique, on a construit peu à peu l’actuel programme intégral de formation,
dont les objectifs se basent sur la recherche, la gestion et la pratique de la restauration.
Comme part importante de ce processus, les étudiants, ensemble avec les enseignants, ont
exploré diverses approches de type théorique, scientifique et pratique, à partir d’interrogations
professionnelles et personnelles, avec comme résultat une plus grande prise de conscience sur
les besoins du patrimoine culturel national et, en même temps, des approches concrètes au
travers de séminaires et des travaux d’étudiant en rapport avec le sujet, jusque-là non inclus
dans le cursus.
De cette manière, on a commencé, en 2000, à travailler sur la nécessité de compléter le champ
couvert par le programme académique, avec la création d’ateliers de restauration d’objets
métalliques. Face au manque de professionnels nationaux qualifiés et disponibles, on a eu
recours à l’aide d’experts internationaux qui, au moyen des conventions inter institutionnelles,
prennent en charge la formation des professionnels nationaux qui, plus tard, auront la tâche
d’enseigner à leur tour.
Une fois établis les contenus théorique, pratique et scientifique nécessaires à la
compréhension de la restauration des métaux, l’atelier a fonctionné pour la première fois
pendant le deuxième semestre 2001 pour les élèves du dixième semestre de la quatrième
promotion, le professeur titulaire étant l’enseignante mexicaine Carolusa Gonzalez. Sur la
base de ce premier cours, la faculté assume totalement la formation en conservation de ce type
de matériel, de façon qu’ait lieu, pendant le deuxième semestre 2002 le deuxième atelier, les
enseignants étant cette fois-ci les restaurateurs Pablo Felipe Obrando, l’auteur de ces lignes et
le chimiste Farid Saab.
Conservation du
Cajamarquilla
matériel
métallique
du
contexte
funéraire
7C
Angela Pacheco Carrillo
Pasaje Bresciani Barranco, Lima 04, Pérou ([email protected])
Cette communication traite de la conservation du matériel métallique du contexte funéraire
7C, trouvé dans l’ensemble « Pedro Villar Cordoba » du site urbain monumental de
Cajamarquilla, qui approche les 160 ha, situé dans la vallée du Rimac, dans les environs de
Lima.
La conservation de ce matériel métallique est l’une des voies de recherche de ce projet, qui a
pour but de comprendre intégralement les pratiques funéraires du site archéologique de
Cajamarquilla .
Ce contexte funéraire est l’un des plus complexes du projet archéologique Cajamarquilla,
campagne 2000. Il s’agit d’une tombe Ichma de l’horizon tardif, de 120 cm de long et 64 cm
de largeur, avec un poids de plus de 80 kg. Elle a été trouvée près de deux tombes plus petites
dans une fosse située sur l’un des flancs de l’une des pyramides de l’ensemble Pedro Villar
Cordova .
Etant donnée la quantité des tombes découvertes dans le projet Cajamarquilla on a réalisé une
sélection de certains d’entre eux afin de procéder à leur démantèlement, en réalisant pour cela
des examens radiographiques et endoscopiques. Ceux-ci ont été appliqués au contexte
funéraire 7C, indiquant la présence de deux bracelets et de plaques de métal dans la bouche et
à hauteur du cou, de même qu’une pince en métal dans la tête. Son démantèlement a été
réalisé de façon interdisciplinaire en présence d’archéologues, d’anthropologues physiciens et
de conservateurs-restaurateurs. Le traitement de conservation a été effectué pour deux
bracelets, une pince et un collier réalisé à partir de fibres végétales, de perles constituées de
graines, de petites pierres et de trois perles métalliques. L’un des problèmes rencontrés lors de
ce traitement a été que les bracelets et le collier n’ont pas pu être travaillés sur les deux faces,
car ils étaient fixés à un support en coton. Même si ce coton ne faisait pas partie à l’origine
des bracelets et du collier, les matériaux constituent désormais un ensemble et ne peuvent être
séparés : pour ce motif on a décidé de laisser le coton. Les restes de textile collés à la surface
métallique n’ont pas non plus été touchés, car ils donnent beaucoup d’informations.
Après le traitement de conservation, on a pu constater que les trois bracelets étaient en argent
(à fort taux), que l’un des bracelets présentait en repoussé un être anthropomorphe et que des
empreintes textiles étaient visibles à la surface de ceux-ci. On confirme, de plus, l’utilisation
pour ces pièces des techniques les plus employées dans le Pérou préhispanique telles que le
laminage et le martelage.
Cette communication abordera en termes généraux le traitement de conservation de ce
trousseau funéraire, les problèmes rencontrés, le choix de l’option chimique plutôt que
mécanique, etc. et le travail réalisé sur l’un des bracelets sera décrit.
Conservation et présentation au musée « Or du Pérou »
Luis Enrique Castillo Narrea
Museo de oro del Perú, José Galvez 705, Miraflores, Lima, Pérou ([email protected])
Dans cette communication nous présenterons l’évolution de notre approche de la conservation
préventive dans les différentes salles d’exposition du musée et le traitement d’un couteau
cérémoniel (tumi) en or et argent de la culture Lambayeque, œuvre qui est présentée dans la
vitrine 32 de la salle principale.
Technologie de fabrication de revêtements métalliques d’or sur cuivre et de
platine sur or. Culture La Tolita-Tumaco
Patricia Estévez Salazar
Laboratorio Químico, Dirección Cultural, Banco Central del Ecuador, Quito, Equateur ([email protected])
Dans cette communication on souhaite présenter l’étude menée ces cinq dernières années sur
les technologies de fabrication de revêtements métalliques, d’or sur cuivre et de platine sur or.
Cette dernière est une singularité technique de la culture La Tolita-Tumaco de l’Équateur (et
de la Colombie). Elle mérite un travail de préservation et de conservation car elle est peut-être
unique au monde à son époque.
Conservation, analyses et restaurations d’argent colonial chilien
Johanna Maria Theile (1), Ian Macleod (2) et S.A.S Gabriel Guarda
(1) Departamento de teoria, Facultad de Arte, Universidad de Chile, Las Encinas 3370, Santiago, Chili
([email protected])
(2) Director Museum Services and principal conservator, Western Australian Museum, Cliff Street, Fremantle
6160 WA, Australie ([email protected])
Le thème à traiter se réfère à la conservation, restauration et analyse d’objets provenant de
différentes aires culturelles du Chili de l’époque coloniale :
a. Le travail de l’argent mapuche, peuple indigène du sud du Chili qui a réalisé de très belles
décorations et ustensiles en argent de l’époque coloniale jusqu’à nos jours.
b. Le travail de l’argent utilisé par le Huaso (cowboy chilien) pour la décoration des rênes de
cheval et des éperons de travail.
c. l’argent colonial utilisé dans des éléments religieux de décoration d’églises, de fils de
broderie pour des habits de saints ou du Christ ou dans les processions qui parcouraient les
rues de Santiago anciennement.
A travers cette communication nous pourrons en savoir plus sur l’art de l’époque coloniale ;
l’usage des objets en argent, les alliages qu’on peut rencontrer dans le travail de l’argent et
leur qualité.
Deux peintures coloniales sur support métallique
María Amalia Evangelista, Diana Hamann
Maria Amalia Evangelista, Coordinatrice de conservation, Musée historique povincial de Rosario “Dr. Julio
Marc” ([email protected]) et Diana Hamann, Coordinatrice et chimiste, Musée historique povincial de
Rosario “Dr. Julio Marc” ([email protected])
Le Musée historique provincial Dr. Julio Marc de la ville de Rosario est l’un des sept musées
qui existent dans la ville, et l’un des deux gérés par la province de Santa Fé.
Son patrimoine comprend environ quarante mille objets, qui rendent compte des époques
précolombiennes jusqu’aux débuts du XXe siècle, dans une vaste et hétérogène matérialité. Il
inclut une importante collection de peintures coloniales des XVII et XVIIIe siècles, provenant
des écoles de Cuzco, Potosi et Quito.
La proposition de ce travail s’inscrit dans un projet plus ambitieux, dont l’objectif général,
défini par la direction du musée, est le sauvetage total du patrimoine. Nous suivons les critères
de la conservation préventive et nous mettons en oeuvre ses méthodes pour la gestion des
collections.
Parmi les techniques d’exécution de la peinture coloniale, nous avons retenu les œuvres
réalisées sur métal, tableaux, ex-voto et reliquaires, à cause de leur problématique
particulière : la faible stabilité du support. Les peintures dont nous parlons sont deux tableaux
qui représentent des anges peints à l’huile, avec des altérations du support et le détachement
de la couche picturale.
Les objectifs fixés sont de:
- freiner la progression de la détérioration,
- s’assurer que l’intervention procurera une meilleure stabilité, sans soumettre l’objet à des
manipulations excessives.
A cause de l’état d’altération, nous avons adopté une méthodologie ponctuelle, qui est de
travailler conjointement sur la base métallique et la couche picturale, étant donné que toutes
deux sont des témoins d’une technique et d’une époque.
Conservation et restauration de bronzes en extérieur
Prof. Dr. Alicia Fernández Boan
Laprida 889, Campana (B2804 CAA), Buenos Aires, Argentine ([email protected])
Thèmes à aborder :
Matinée
- Caractéristiques physiques des bronzes et des alliages de cuivre
- Importance de la connaissance des structures et des diagrammes d’état
- Processus de fabrication historique et contemporain
- Corrosion et détérioration des monuments en plein air
- Considérations historiques et esthétiques
- Procédés de conservation, restauration et entretien
Après-midi
Visite du centre de Santiago du Chili avec analyse des sculptures présentant des problèmes.
Pendant le parcours, on traitera les thèmes
- Planification et conduite des interventions
- Rapport et évaluation des résultats
Conservation et restauration de métaux archéologiques
Prof. Dr. Soledad Diaz
Instituto del Patrimonio Histórico Español (IPHE), Direccion General de Bellas Artes C/ El Greco, 4 Ciudad Universitaria,
28040 Madrid, Espagne ([email protected])
Thèmes à aborder
- Systèmes de protection (aspects légaux, critères de mise en œuvre et documentation)
- Intervention in situ (méthodes de prélèvement sur le terrain)
- Analyses préalables
- Causes d’altération des métaux dans les sites archéologiques
- Méthodologie, traitements de restauration
- Conservation préventive (emballage et présentation de matériel métallique)
Application de patines artificielles dans la restauration de monuments en
bronze de la ville de Rio de Janeiro
D. Lago (1), L. De Miranda (2), L. Sathler (2)
(1)
Université de l’État de Rio de Janeiro, Institut de Chimie, département de chimie analytique, Rua São
Francisco Xavier 524, Maracanã, Rio de Janeiro, Brésil ([email protected])
(2)
Université Fédérale de Rio de Janeiro, COPPE, Laboratoire de corrosion, Prof. Manoel de Castro, Bloco I, Av.
Brigadeiro Trompvsky S/N, Ilha do Fundão, Rio de Janeiro, Brésil ([email protected])
La composition de la patine formée sur quelques monuments en bronze de la ville de Rio de
Janeiro a été identifiée par analyse en diffraction de rayons X (DRX). La présence de cuprite
(Cu2O) a été observée sur pratiquement tous les monuments alors que l’atacamite (CuCl2.3 Cu
(OH)2) et la brochantite (CuSO4. 3 Cu(OH)2) prédominent sur les monuments situés
respectivement dans les régions maritimes et urbaines. Les résultats obtenus avec la DRX ont
permis la synthèse de certains de ces produits, particulièrerment l’atacamite et la brochantite,
lesquels, agglomérés avec des résines alkydiques et acryliques, ont présenté des
caractéristiques électrochimiques semblables aux produits d’origine. Nos essais en laboratoire
étaient les suivants: immersion totale, immersion-émersion, exposition à un brouillard salin,
un brouillard humide, SO2 et radiations UV.