les poemes de mon enfance
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les poemes de mon enfance
LES POEMES DE MON ENFANCE Mis à jour Mercredi, 18 Mars 2009 20:22 Les poèmes de mon enfance. Je suis né un jour de juin mille neuf cent soixante onze dans le village de Mantongouiné dans la sous préfecture de DANANE. j’y ai passé toute mon enfance et surtout j’ai fréquenté la première école primaire du village (EPP MANTONGOUINE) au temps du directeur Monsieur DOUDOU Simporé Jules. Cette enfance m’a beaucoup marqué et surtout les poèmes que nous apprenions et récitions lors des fêtes de fin de trimestre c’est-à-dire Noël, Pâques et Grandes vacances. Ces poèmes qui sont, soit d’auteurs français ou africains francophones nous ont forgé dans l’apprentissage de cette langue. Personnellement, ce que je trouve dommage en France, c’est que lorsque tu parles bien cette langue, les gens te demandent toujours où as-tu appris le français en oubliant que dans presque toutes les ex colonies françaises d’Afrique, le français est la langue officielle que nous apprenions dès la maternelle. Voici quelques uns des poèmes de mon enfance que je veux partager avec vous. Titre: Afrique mon Afrique Afrique Afrique mon Afrique Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales Afrique que chante ma grand-mère Au bord de son fleuve lointain Je ne t`ai jamais connue Mais mon regard est plein de ton sang Ton beau sang noir à travers les champs répandu Le sang de ta sueur La sueur de ton travail Le travail de l'esclavage L`esclavage de tes enfants Afrique dis-moi Afrique Est-ce donc toi ce dos qui se courbe 1/5 LES POEMES DE MON ENFANCE Mis à jour Mercredi, 18 Mars 2009 20:22 Et se couche sous le poids de l'humilité Ce dos tremblant à zébrures rouges Qui dit oui au fouet sur les routes de midi Alors gravement une voix me répondit Fils impétueux cet arbre robuste et jeune Cet arbre là-bas Splendidement seul au milieu des fleurs Blanches et fanées C`est L'Afrique ton Afrique qui repousse Qui repousse patiemment obstinément Et dont les fruits ont peu à peu L’amère saveur de la liberté. DAVID DIOP Titre: A ma mère Femme noire, femme africaine, Ô toi ma mère, je pense à toi Ô Dôman, ô ma mère, toi qui me portas sur le dos, Toi qui m'allaitas, toi qui gouvernas mes premiers pas, Toi qui, la première, m'ouvris les yeux aux prodiges de la terre, Je pense à toi... Femme des champs, des rivières, femme du grand fleuve, Ô toi, ma mère, je pense à toi... Ô toi Dâman, ô ma mère, toi qui essuyais mes larmes, Toi qui me réjouissais le cuir, toi qui, patiemment, supportais mes caprices, Comme j'aimerais encore être près de toi, être enfant près de toi ! Femme simple, femme de la négation, 2/5 LES POEMES DE MON ENFANCE Mis à jour Mercredi, 18 Mars 2009 20:22 ma pensée toujours se tourne vers toi... Ô Dâman, Dâman de la grande famille des forgerons, ma pensée toujours se tourne vers toi, La tienne à chaque pas m'accompagne, ô Dâman, ma mère, Comme j'aimerais encore être dans ta chaleur, être enfant près de toi. ... Femme noire, femme africaine, ô toi ma mère, merci pour tout ce que tu fis pour moi, ton fils, Si loin, si loin, si près de toi ! Je t'aime, je t'aimais, Je t’aimerais toujours CAMARA LAYE Titre: Le Loup et l'Agneau La raison du plus fort est toujours la meilleure : 3/5 LES POEMES DE MON ENFANCE Mis à jour Mercredi, 18 Mars 2009 20:22 Nous l'allons montrer tout à l'heure. Un Agneau se désaltérait Dans le courant d'une onde pure. Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure, Et que la faim en ces lieux attirait. Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? Dit cet animal plein de rage : Tu seras châtié de ta témérité. - Sire, répond l'Agneau, que votre Majesté Ne se mette pas en colère ; Mais plutôt qu'elle considère Que je me vas désaltérant Dans le courant, Plus de vingt pas au-dessous d'Elle, Et que par conséquent, en aucune façon, Je ne puis troubler sa boisson. - Tu la troubles, reprit cette bête cruelle, Et je sais que de moi tu médis l'an passé. - Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ? Reprit l'Agneau, je tette encor ma mère. - Si ce n'est toi, c'est donc ton frère. - Je n'en ai point. - C'est donc quelqu'un des tiens : Car vous ne m'épargnez guère, Vous, vos bergers, et vos chiens. On me l'a dit : il faut que je me venge. Là-dessus, au fond des forêts Le Loup l'emporte, et puis le mange, Sans autre forme de procès. Jean de la fontaine Titre: La Cigale et la fourmi La Cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue 4/5 LES POEMES DE MON ENFANCE Mis à jour Mercredi, 18 Mars 2009 20:22 Quand la bise fut venue. Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau. Elle alla crier famine Chez la fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle. « Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'oût, foi d'animal, Intérêt et principal. » La Fourmi n'est pas prêteuse ; C'est là son moindre défaut. « Que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cette emprunteuse. --Nuit et jour à tout venant Je chantais, ne vous déplaise. --Vous chantiez ? j'en suis fort aise. Eh bien ! dansez maintenant. » Jean de LA FONTAINE 5/5