Numéro 13 - Hôpitaux Drôme Nord
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Numéro 13 - Hôpitaux Drôme Nord
dossier La dialyse, le lien avec la vie Couleurs HDN La “commission Larcher” va réfléchir sur l’avenir du système hospitalier Le président de la République a installé le 15 octobre dernier une commission de réflexion pilotée par le sénateur Gérard Larcher, ancien président de la Fédération Hospitalière de France. Cette commission, composée de 22 représentants des hôpitaux publics et privés, a pour objectif principal de redéfinir les missions et les principes d’organisation des établissements d’hospitalisation. Elle s’est vue fixer 5 axes de réflexion : améliorer la pertinence des recours à l’hôpital, renforcer le pilotage de l’hôpital, structurer le service hospitalier de territoire, améliorer l’attractivité des carrières hospitalières, et dynamiser la recherche et l’enseignement. La commission doit rendre un bilan de l’existant avant la fin de l’année, puis présenter ses propositions à l’occasion d’une conférence nationale qui se tiendra au printemps. Jean-Pascal Bauge, président de la CME (commission médicale d’établissement) des HDN, a été nommé membre de la “commission Larcher”. Cette nomination est une reconnaissance de son engagement depuis de longues années dans la défense et la modernisation de l’hôpital public. Indirectement, c’est aussi un honneur pour les HDN. La T2A passe à 100% ! On parlait l’an dernier d’une pause. C’est l’inverse qui se produit ! La T2A (tarification à l’activité) passe de 50% à 100% dès 2008. 2 La réforme engagée depuis 4 ans s’accélère donc brutalement. Jusqu’en 2007, l’hôpital recevait une dotation globale forfaitaire de 50% quelle que soit son activité. À compter du 1er janvier 2008, l’activité de ON EN PARLE médecine, chirurgie et obstétrique sera payée à l’hôpital au prorata intégral des séjours constatés. Seuls les soins de suite et la psychiatrie ne sont pas (pas encore !) concernés par cette évolution. Les recettes des établissements, et donc l’argent qu’ils pourront dépenser pour leur fonctionnement, seront désormais strictement liées à l’évolution de l’activité. Pour donner un exemple concret, 100 séjours de chirurgie de plus ou de moins entraîneront en moyenne 400 000 euros de plus ou de moins de recettes. Les hôpitaux doivent donc s’organiser pour être aussi performants que possible dans l’organisation de la prise en charge des patients, et pour assurer une bonne rotation de leurs lits. Aux HDN, il nous faut donc continuer dans la voie des réorganisations engagées en 2006 et qui ont permis jusqu’alors de faire face à cette évolution des règles de financement. L’ordre national des infirmiers est arrivé ! Après trois échecs (1998, 2003 et 2006), l’Ordre des Infirmiers est désormais acté par les décrets d’application parus au JO du 14 avril 2007, suite à la loi 2006-1668 du 21 décembre 2006. Cette loi prévoit que ce Conseil de l’Ordre “veille au maintien des principes d’éthique, de moralité, de probité et de compétence indispensables à l’exercice de la profession d’infirmière et à l’observation par tous ses membres des devoirs professionnels, ainsi que des règles édictées par le code de déontologie de la profession” qu’il est chargé de préparer. Il participe entre autre “à la diffusion des règles de bonnes pratiques en soins infirmiers auprès des professionnels et organise l’évaluation de ces pratiques”. Il accomplit ses missions par l’intermédiaire de conseils départementaux, régionaux et Lettre au Père Noël national. Il regroupe l’ensemble des professionnels en exercice avec une représentation des trois secteurs d’activité : public, privé et exercice libéral. Sa cotisation devrait être de 30 euros par an. Entre opposition et soutien, ce projet qui mobilise la profession depuis quelques années se réalise. Il appartient maintenant aux infirmiers de le faire vivre pour que l’ordre mène ses missions à bien. Obésité : les prévisions pour 2015 Un rapport publié par l’OMS (organisation mondiale de la santé) confirme une hausse du nombre de cas de surpoids et d’obésité dans toutes les régions du monde. Une estimation pour 2015 prévoit 2.3 milliards de cas de surpoids et 700 millions de personnes obèses dans le monde. Ces problèmes qui touchaient principalement les États-Unis, concernent également, aujourd’hui, les pays méditerranéens comme l’Espagne, le Portugal et l’Italie. Quant à la France, les résultats révèlent qu’elle pourrait connaître une croissance moins importante que ses voisins européens, peut-être grâce à une alimentation qui reste plus traditionnelle. Petit Papa Noël… la neige a commencé à tomber sur les sommets du Vercors, ça veut dire que tu ne vas pas tarder à préparer ta tournée des cheminées pour apporter des cadeaux aux enfants sages. Moi, je m’appelle “Couleurs HDN”, je viens d’avoir deux ans, et tout le monde dit que je suis un beau bébé et que j’ai été très sage ! Alors, s’il te plait, petit Papa Noël, j’aimerais bien que tu m’apportes un cadeau qui me ferait très plaisir. J’aimerais quelques nouveaux copains pour participer à mon comité de rédaction. Ceux que j’ai aujourd’hui sont très gentils et on rigole bien ensemble pour décider de ce qu’on va mettre dans mes pages. Mais ils ne sont pas très nombreux et, des fois, je sens bien qu’ils fatiguent un peu. Ça serait super si tu pouvais m’en amener trois ou quatre de plus… Dis-leur bien qu’on s’amuse comme des fous et que, justement, plus on est de fous, plus on rit ! Dis-leur aussi que ça leur demandera juste un peu de temps. Dis-leur encore comme on est fiers de notre travail quand on voit le nouveau numéro avec toutes ses couleurs et ses photos. Le comité de rédaction vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année et une belle année 2008 ! 2 La “Commission Larcher” va réfléchir sur l’avenir du système hospitalier. La T2A passe à 100%. L’ordre national des infirmiers est arrivé ! Obésité : les prévisions pour 2015. 4 Couleurs HDN En direct des services Les directeurs des soins en pleine effervescence. 27 nouvelles infirmières aux HDN ! La pédiatrie à l’heure d’Internet. Les urgences à l’honneur. Les groupements d’achats, une affaire régionale. Démarrage de la fédération de réanimation et de surveillance continue. ORBIS, ça marche au quotidien ! Les HDN n’ont pas peur de la grippe aviaire. Photographie de couverture : Alain Roth Directeur de la publication : Daniel Bouquet Rédacteur en chef : Daniel Bouquet Comité de rédaction : Denis Cocard, Valérie Darnaud, Chantal Mejean, Aurélie Michel, Marie-Laure Pascal. Ont collaboré à la rédaction de ce numéro : Cédric Blanc, Monique Boutly Salou, Catherine Cornu, Claudie Greslon, Nawal Goshn, Isabelle Louis-Burlat, Alain Nevejans. Hôpitaux Drôme Nord Route de Tain, BP 1002, 26102 Romans/Isère Cedex. Tél. 04 75 05 75 05 Maquette : www.alainroth.com Impression : Agence Médicom 115 rue Masséna, 69 006 Lyon Tirage : 2 300 exemplaires Dépôt légal : mai 2005. On en parle 6 9 10 11 Dossier La dialyse, le lien avec la vie. Vivre son métier Standardiste, la voix de l’hôpital : un métier qui ne tient pas qu’à un fil. On bouge Départs, arrivées, Gipso (gestion informatisée des processus de soins). On respire On fête les retraités. Petit journal deviendra grand ! L’art à l’hôpital. Pour Noël, un dessert libanais : le Moghli. 3 Couleurs HDN Les directeurs des soins en pleine effervescence… 26 octobre : réunion aux HDN de l’ensemble des membres de l’AFDS (association nationale des directeurs des soins). Cette association permet aux directeurs de soins de la région RhôneAlpes de partager leurs expériences et de résoudre certaines problématiques. Après avoir débattu sur la mise en œuvre du nouveau programme des études d’aide-soignant, ils se sont penchés sur l’avenir de la profession de cadre de santé (analyse de l’arrêté du 21 septembre 2007 fixant les règles de fonctionnement des commissions chargées de se prononcer sur les demandes d’équivalence de diplôme pour l’accès aux concours de cadre de santé). Les difficultés de recrutement des rééducateurs ont été évoquées. Le groupe de travail continue également sa mission sur la mise en place de l’informatisation du dossier patient. Cette journée, riche sur le contenu et les échanges, s’est achevée par la déclinaison d’objectifs et d’un plan d’actions pour l’année 2008. Pour en savoir plus : nouveau site de l’association www.afds.com Isabelle Louis Burlat 27 nouvelles infirmières aux HDN ! 4 Lundi 3 décembre s’est déroulée une matinée d’intégration à l’attention des 27 nouveaux infirmiers et infirmières recrutés par les HDN après qu’ils aient obtenu leur diplôme. Différents intervenants leur ont présenté notre hôpital et ont abordé avec eux des domaines importants pour y exercer leur métier : statut du personnel, sécurité incendie, “hôpital sans tabac”, outils informatiques, hygiène, démarche qualité, bon usage du médicament, hémovigilance. La matinée s’est terminée par un mot de bienvenue du directeur. EN DIRECT DES SERVICES La pédiatrie à l’heure d’Internet Les patients hospitalisés en pédiatrie ont accès à Internet depuis quelques semaines grâce à deux points d’accès Wi-Fi installés dans le couloir “adolescents” et près de la salle de jeux. Ce réseau “Pédiatrie” est totalement séparé du réseau informatique de l’établissement et utilise un accès ADSL indépendant. Avec l’autorisation du médecin et sous le contrôle des éducatrices, deux ordinateurs portables peuvent être mis à disposition des patients dans les chambres. L’ordinateur fixe de la salle de jeux permet également un accès à Internet. Les parents doivent obligatoirement signer la “charte d’utilisation” avant toute utilisation du matériel. Des logiciels de sécurité comme le “contrôle parental” ont été mis en place pour éviter autant que possible des accès à des pages interdites. Alain Nevejans Les urgences à l’honneur La deuxième tranche terminée, c’est naturellement que l’inauguration des urgences de Saint-Vallier a eu lieu mercredi 28 novembre, en présence du nouveau directeur de la DDASS, Madame Tantin et des élus. Huit lits d’UHCD, 2 bureaux de consultations, 1 salle de soins, 1 salle de déchoquage et 1 salle de plâtre constituent maintenant le service des Urgences des HDN sur Saint-Vallier. Il s’ouvre désormais sur la façade avant du bâtiment principal facilitant l’accès aux patients. Prochaine étape du projet, l’ouverture du service de Médecine Physique et de Réadaptation, au 1er semestre 2008. À suivre… Aurélie Michel Les groupements d’achats, une affaire régionale Nous vous avions précédemment parlé du projet OPERAH dont l’objectif était la maîtrise des dépenses. Cette impulsion nationale se concrétise aujourd’hui avec la création de groupements régionaux. L’année 2007 a vu naître plusieurs groupements pour la région Rhône-Alpes, avec chacun une spécificité. Exemple : les HDN, devenus coordonnateurs d’une quarantaine d’établissements pour les achats liés à l’incontinence. Un énorme travail qui a mobilisé personnel administratif et soignant (essais avec les différents candidats) pour choisir des fournisseurs communs à une quarantaine d’établissements optimisant ainsi les coûts d’achats. La DAETL remercie l’ensemble des équipes des 4 établissements qui ont contribué au bon déroulement des essais. Cette phase expérimentale semble porter ses fruits puisque ce sont presque 40 000 euros d’économies annuelles pour l’ensemble du groupement qui semblent se profiler. Attendons le bilan de l’assemblée générale pour en savoir plus. Marie-Laure Pascal Démarrage de la fédération de réanimation et de surveillance continue Conformément aux dispositions du SROS 3, le service de réanimation du CH de Valence et l’unité de surveillance continue des HDN fonctionnent désormais dans le cadre d’une fédération médicale inter-établissements. Les deux hôpitaux ont mis en commun leurs équipes de médecins sous la responsabilité du Dr J-Y Petit. Ces médecins assureront une permanence 24h/24h pour la réanimation à Valence, et une présence quotidienne pour la surveillance continue de Romans. La nuit et les samedi et dimanche aprèsmidi, la permanence médicale à Romans sera assurée par l’équipe des urgences qui a été renforcée d’un poste. Cette organisation est en place depuis le début du mois de novembre et donne toute satisfaction. Elle est un exemple supplémentaire que les deux établissements de Valence et de Romans peuvent collaborer dans l’intérêt de la population du bassin en confortant la qualité et la sécurité des soins. Daniel Bouquet GIPSO ORBIS, ça marche au quotidien ! Depuis le 5 novembre 2007, deux services du site de Romans utilisent ORBIS quotidiennement. es secrétariats ORL/neurologie et chirurgie du service des consultations externes de Romans utilisent le module qui permet de saisir les demandes de rendez-vous afin de faire disparaître la manipulation des agendas papiers. Le secrétariat du service Médecine endocrinologie néphrologie gastrologie utilise le module “bureautique médicale” pour produire les courriers médicaux, ordonnances et certificats afin de remplacer l’outil SPOT. Les médecins du service peuvent gérer leurs agendas de consultations, produire ordonnances et certificats. Ils peuvent relire, modifier et valider sur l’écran les documents saisis par le secrétariat, évitant les impressions intermédiaires : c’est le premier exemple de workflow avec ORBIS. Pour l’instant les impressions papiers avec signature manuscrite du médecin sont nécessaires pour alimenter le dossier patient papier. En effet, la signature électronique dans ORBIS n’a pas encore de valeur juridique. Le démarrage est difficile mais les efforts de tous, DSI, référents métiers et utilisateurs, commencent à payer ! Pour permettre le démarrage d’ORBIS, l’équipe DSI- “infrastructure technique” a dû, en L Workflow ?? Le workflow consiste à connecter les flux d’informations et les tâches dans le processus de prise en charge du patient : l’intervention de chaque professionnel de santé est conditionnée par celles qui l’ont précédée et conditionne la suivante. En d’autres termes, l’approche workflow consiste à “pousser l’information” vers celle ou celui qui va en avoir besoin. Cette approche workflow fait partie des trois critères qui ont “emporté la décision” en faveur de la solution ORBIS. quelques mois, mettre en place 35 nouveaux serveurs, renouveler entièrement et sécuriser le réseau informatique. Le site de Saint-Vallier est maintenant relié par une liaison haut débit. Après un mois d’utilisation de l’outil ORBIS, l’équipe DSI-GIPSO se concentre désormais sur l’amélioration du confort d’utilisation et de l’efficacité de la production des documents, avant de continuer le déploiement sur les autres services durant le premier semestre 2008. Dans cette période cruciale, la compréhension des premiers utilisateurs et leur implication sont des atouts essentiels et un encouragement pour toute l’équipe GIPSO ! Cédric Blanc Gestion des risques Les HDN n’ont pas peur de la grippe aviaire Vendredi 9 novembre 2007, un exercice de contrôle d’accès est mis en place aux HDN. U n fax arrive, il est 8h50 au secrétariat de direction à Romans : des cas de grippe aviaire sont déclarés dans le département de la Drôme et il y a un risque d’afflux de patients vers les hôpitaux. Le directeur réunit alors la cellule de crise (directeurs et président de la CME) dans la salle du conseil d’administration. Il faut contrôler les accès à l’établissement et se préparer à accueillir les patients éventuels. En collaboration avec la police, un filtrage est mis en place à l’entrée du site. L’agent de sécurité et les agents des services techniques se postent aux entrées du site pour effectuer le contrôle d’accès. Un médecin urgentiste se rend à l’entrée pour déterminer l’orientation des patients. Seuls les patients contaminés et les urgences peuvent pénétrer dans le site, les visiteurs et les consultants se garent sur les parkings extérieurs, le personnel et les fournisseurs sont dirigés vers l’entrée sud (près de l’EHPAD), un contrôle des identités se fait à cette entrée. Le même scénario se déroule pendant ce temps à Saint Vallier avec la collaboration de la gendarmerie. Un faux patient, un faux fournisseur et un faux agent se présentent sur le site. Ils sont arrêtés au filtrage et orientés convenablement. Les médecins et les services sont prévenus et mis en alerte par la cellule de crise. 12h : fin de l’alerte. Ouf ! Ce n’était qu’un exercice. Mais il a été riche d’enseignement et il y a des corrections à apporter et surtout encore beaucoup de travail pour compléter notre plan pandémie. Monique Boutly-Salou 5 Couleurs HDN DOSSIER La dialyse Le lien avec la P our un patient atteint d’insuffisance rénale terminale, le traitement optimal est la transplantation rénale. Elle s’adresse généralement à des patients de moins de 70 ans inscrits sur une liste d’attente pouvant atteindre 2 à 3 ans et n’ayant pas de maladie grave associée. En attendant une éventuelle transplantation, le patient a besoin d’être dialysé. Le choix du type de dialyse résulte le plus souvent d’une discussion entre le médecin, le patient et son entourage. Deux traitements possibles : la dialyse péritonéale ou l’hémodialyse. Monsieur A. commencera par la dialyse péritonéale. Monsieur A. vit cette expérience depuis douze ans et n’hés son histoire. C’est en revenant de la chasse, qu’il s’est ren assoiffé plus que de raison, mains et pieds qui enflent, le sanguins, à une rencontre avec le néphrologue. Le diagnos insuffisance rénale terminale, il va connaître le parcours d’ La dialyse péritonéale consiste à introduire une solution, grâce à un cathéter placé chirurgicalement, dans l’abdomen. La solution séjourne quelques heures à l’intérieur de la cavité péritonéale. Le péritoine agit comme filtre et permet d’éliminer l’eau en excès et les déchets toxiques, dans le dialysat au moment du drainage. Ce traitement est réalisé soit quatre fois par jour manuellement, soit la nuit pendant le sommeil à l’aide d’une machine. Cette technique présente l’avantage de laisser au L’hémodialyse à Romans en chiffres 50 à 55 patients par semaine 60 greffés suivis en consultations en partenariat avec le CHU 15 000 séances de dialyse par an 1 800 000 litres d’eau purifiée utilisée pour les séances de dialyse par an 6 Reportage photographique : Alain Roth La dialyse péritonéale, qu’est-ce que c’est ? patient une grande autonomie. Elle lui permet de garder une indépendance sociale, de pouvoir continuer à travailler, à voyager… Malheureusement pour Monsieur A., des problèmes techniques liés au cathéter surviennent et le conduise en hémodialyse. L’hémodialyse, c’est-à-dire ? C’est un traitement qui permet d’éliminer les déchets toxiques et la surcharge en eau et sel de l’organisme en filtrant le sang. Lors de chaque séance, le sang est prélevé par une aiguille qui le dirige vers le générateur où il est filtré. Il est ensuite réintroduit dans l’organisme par une seconde aiguille. La durée moyenne d’une séance est de quatre heures trois fois par semaine, mais il faut ajouter les temps de transport pour Fin d’une séance de dialyse, la membrane usagée est jetée, puis analyse des résultats du patient se rendre sur le lieu de traitement et les temps de préparation. L’hémodialyse nécessite une intervention chirurgicale. L’opération consiste à créer une fistule artérioveineuse au niveau du bras. Elle va permettre de relier une veine et une artère, pour obtenir un débit de sang suffisant. Une fistule est opé- 25 ans de coopération entre l’AGDUC et les HDN a vie site pas à nous raconter ndu compte de son problème : conduisent à des examens stic tombe : Il souffre d’une ’une personne en dialyse. rationnelle au bout de deux mois. Mais Monsieur A présente des difficultés motrices et une perte de poids importante : il doit être dialysé en urgence, sa fistule est d’emblée utilisée et tout s’arrange. Pour devenir plus indépendant, il décide, en accord avec le médecin, de pratiquer l’auto dialyse. Bien que toujours dépendant des séances de dialyse, il va lui-même paramétrer le générateur et préparer sa séance. L'infirmière n’interviendra qu'au stade de la piqûre. 1982 : implantation au sein du service d’hémodialyse à Romans en collaboration avec les docteurs Colomb et Kœnig, d’une unité d’entraînement à l’hémodialyse autonome à domicile et en auto dialyse. Les deux établissements ont mis en place la filière de soins pour les patients du bassin de Romans atteints d’insuffisance rénale chronique. À l’hôpital, le centre lourd de dialyse, à l’association les alternatives à la dialyse en centre et la prise en charge en dialyse péritonéale avec le concours du service de médecine des HDN pour l’éducation et le repli. Vingt cinq ans de vie commune entre une structure publique et une structure privée ! Bel exemple de complémentarité qui s’est reproduit ailleurs (Montélimar, Valence, Aubenas). 2007 : l’AGDUC (association grenobloise pour la dialyse des urémiques chroniques) laisse la gestion de son centre à l’hôpital et crée à la place une unité de dialyse médicalisée. Une nouvelle convention de coopération a été signée entre les deux établissements, confiant la responsabilité médicale au Dr Sirajedine avec une équipe médicale commune. Dans cette coopération, l’ADAIR (association des dialysés Drôme Ardèche) a toujours été un partenaire, consultée sur nos projets et participant entre autres à la CRU (commission de relations avec les usagers). Celle-ci débouchera peutêtre sur un nouveau centre de dialyse. Et pourquoi pas à Saint-Vallier ? Docteur Michel Forêt, directeur de l’AGDUC Aux HDN, l’hémodialyse peut se pratiquer en différents lieux : dans le service d’hémodialyse : 14 postes sur le site de Romans affectés aux patients les plus lourds et 6 postes pour l’unité dialyse médicale pour les patients moins lourds dans les locaux de l’AGDUC ou à l’Unité d’auto dialyse. Suite à une infection, la fistule de Monsieur A ne fonctionne plus, la pose d'un cathéter s'impose. Dans le service d’hémodialyse de l’hôpital, une salle est réservée à cet effet. Le cathéter permet d’attendre que le chirurgien lui crée une nouvelle fistule. Cette fistule est toujours opérationnelle dix ans après. Aujourd’hui, il continue ses séances de dialyse trois fois par semaine. Il y reste 4 heures durant lesquels il dort, lit ou bien regarde la télévision. Malgré cette contrainte, il garde le sourire et aime faire partager son expérience. Il a même été convié à partager son quotidien à l’IFSI de Valence. Le régime alimentaire est essentiel dans le succès de la dialyse. Cependant, il suscite un souci quotidien, particulièrement lors des repas de fêtes. Le patient doit surveiller son poids. Il n'a droit qu'à un demi litre d'eau par jour, même l’été. Si certains aliments sont à bannir (notamment ceux qui sont riches en potassium, calcium, phosphore), d'autres sont autorisés mais à petites doses (un abricot, dix cerises, quelques grains de raisins…) ce qui n'est pas toujours évident, notamment quand son épouse doit préparer les repas, un véritable casse-tête chinois. Heureusement, une diététicienne est présente pour les conseiller dans leur alimentation. La régularité des séances auquel le dialysé doit s’astreindre et ce pendant plusieurs années créent forcément des liens très forts avec l’équipe. La compétence et la gentillesse de l’équipe permettent aux patients de revenir avec confiance et moins d’appréhension. Sur le site de Romans, ce sont vingt et une infirmières, six ASH-AS, quatre médecins, une secrétaire et un technicien spécialisé en dialyse qui accompagnent les dialysés chaque jour. Ils 7 Couleurs HDN DOSSIER se réunissent chaque semaine pour étudier les prises en charge les plus difficiles. Tous démontrent un enthousiasme et une détermination particulière pour rendre le service le plus humain possible et permettre aux patients de bénéficier des techniques les plus récentes. Marie-Laure Pascal et Valérie Darnaud Questions à Bernadette Demonteil, cadre de santé (dans le service depuis 2 ans) La secrétaire prépare le bon de transport Questions au Docteur Sirajedine, chef du service Préparation du lit pour les patients de l’après-midi Fistule D’accord, nous sommes amies Puisque grâce à toi je vis, Mais reconnais que quand même Tu as une sacré dégaine !... Avec pas mal de sans gêne Tu as transformé ma veine En un gros tuyau tordu Inesthétique et mal fichu ! Et toi, t’en as rien à faire De mon gros bras tout de guingois Du moment que tout ça circule Pas de problème si ça ondule. Le jour tu me « casses les pieds » Je suis obligée de te « planquer » Mais la nuit t’es là aussi Et vraiment tu fais trop de bruit ! Puis tu m’empêches sans complexe De dormir de ton côté Cela te comprime et tu me vexes Avec ton bruit de TGV. En plus d’ça tu fais des caprices Sur la pression, les compressions… Tu te permets même de me mettre aux prises Avec des fuites…sans permission ! Tu vas même jusqu’à la colère Là te voilà toute sténosée… Et alors, pas de mystère Pour te faire céder, faut te ballonner ! Je n’peux même pas t’en vouloir C’est toujours toi qui a le pouvoir Car tant que je ne suis pas greffée Y a que sur toi que je peux compter 8 Délire de dialyse, Nicole Cablat (Revue Néphrogène n°40 - février 2005) Formé au CHU de Grenoble (néphrologie, cardiologie et biologie), le Dr Sirajedine a rejoint l’hôpital de Romans en 1988. Il est d’ailleurs toujours resté en contact avec l’équipe du CHU participant à un colloque chaque mercredi. Depuis, il a développé la dialyse autonome et la chirurgie des fistules sur place, avec le Dr Wazne, puis avec le Dr Chorvat. Quels sont vos objectifs et la particularité du service d’hémodialyse ? “Je tiens avant tout à renforcer la prévention de l’insuffisance rénale et à ralentir sa progression. Pour optimiser la prise en charge des patients atteints de maladie rénale, j’ai mis en place un réseau associant médecins généralistes et médecins spécialistes (cardiologue, diabétologue, rhumatologue…) qui se réunit chaque trimestre. Dans le même esprit de prévention, je souhaite renforcer la coopération avec mes confrères diabétologues, le diabète étant le plus grand pourvoyeur de patients arrivant en dialyse”. L’arrivée au sein du service du Docteur Aladib, néphrologue, va permettre de développer les consultations des patients dialysés (consultations obligatoires selon les textes) et d’élaborer de nouveaux protocoles de soins selon les recommandations des sociétés médicales référentes. “Le dialogue est très important dans mon travail. J’essaie d’être très à l’écoute des patients et je regrette que nous n’ayons pas une psychologue dans le service. Heureusement, nous avons la chance d’avoir une excellente coopération entre médecins et infirmières, un plus pour les patients. Grâce à l’hôpital de Romans, j’ai pu m’épanouir dans mon activité. La relation entre patient et médecin est unique. La qualité de ce service réside dans la proximité de la relation médecins patients plus que dans tout autre service, dans la mesure où le patient se rend trois fois par semaine dans notre structure”. Le Docteur Sirajedine et Bernadette Demonteil Les projets du service ? Les projets ne manquent pas et plusieurs sont en cours. Le foisonnement de projets tient à l’implication, au dynamisme et à la motivation de l’équipe soignante, administrative, technique et médicale. Nous venons de mettre en place les consultations pré hémodialyse : les infirmières rencontrent les patients avant la première dialyse, lorsque médecins et patients ont décidé que le traitement le plus adapté serait l’hémodialyse. Le but est d’informer le patient en fonction de ce qu’il est capable d’entendre et de comprendre. Ce premier contact est l’occasion de faire découvrir le service, nous essayons dans le même temps d’apaiser son angoisse, et bien sûr de nouer des liens à la fois avec le patient et sa famille. Toujours pour améliorer le confort du patient et développer les compétences des membres de l’équipe, le service a demandé des formations sur la surveillance des pieds diabétiques et artéritiques dans le cadre d’actions de prévention. Nous sommes également sur un projet en collaboration avec la diététicienne et le Dr Aladib sur le suivi nutritionnel des patients. L’accueil des élèves infirmières en dialyse est également pris en compte, c’est pour cette raison que nous sommes en train de finaliser un livret d’accueil qui répertorie les compétences nécessaires à leur intention. Pour améliorer le service rendu, lifting du dossier de soins infirmiers : nouvelles fiches de surveillance de dialyse, photos pour les fistules artérioveineuses, suivi des vaccinations… Dans la même optique, nous sommes régulièrement mis à contribution pour mettre à jour et élaborer les procédures en lien avec la Direction Qualité et Gestion des Risques. Parmi tous ces projets, nous nous concentrons avant tout sur le bien-être du patient. L’équipe reste très à l’écoute du patient et tend à régler chaque souci quel qu’il soit, elle échange régulièrement sur ce point lors des réunions hebdomadaires. Couleurs HDN VIVRE SON MÉTIER Standardiste, la voix de l’hôpital Un métier qui ne tient pas qu’à un fil Le standardiste renseigne et oriente l’ensemble des appels téléphoniques de l’hôpital. Aux HDN, il assume également la gestion des reports d’alarmes techniques et incendie, de la télésurveillance et des barrières. en première ligne c’est aussi s’exposer à certains désagréments. Les appels conflictuels, l’usager mécontent, le correspondant de tout à l’heure qui rappelle trois fois en une heure pour avoir un rendez-vous. Sans oublier l’interne. Le service qui n’arrive pas à joindre son correspondant. La liste est longue. a fonction de standardiste à l’hôpital est Faire patienter ou gérer la saturation des postes primordiale : c’est à son niveau que les n’est pas toujours facile. “On subit l’impolitesse appels et les accès sont gérés. Et la tâche des personnes tous les jours” témoigne un est multiple : réception et orientation des membre de l’équipe. appels téléphoniques externes et internes, Plus encore, “le standardiste a toujours tort”. recherche de numéros de téléphone pour Dans ces situations, la maîtrise de soi est essenles services internes, gestion des listings d’astielle. Reste qu’en fonction de la charge de travail treintes, réception et transmission des alarmes ou à la fin d’une journée de travail, les capacités techniques (ascenseurs, groupe électrogène…), cognitives sont réduites et le sens du dialogue incendie, intrusion et autres faits divers, récepamoindri. Durant la nuit, les appels étant moins tion de courriers et colis, gestion des barrières, nombreux, le standardiste assure essentiellement portails et vidéosurveillance. le filtrage des entrées de visiteurs et la surLe standardiste, seul à son poste, travaille dans veillance du site par vidéosurveillance. Les douze un local fermé situé dans un bâtiment à l’entrée personnes qui constiprincipale de l’hôpital. tuent l’équipe des stanL’équipe de Romans l’appelle famidardistes des HDN sont lièrement “l’aquarium”. Ce local à Une attention de tous attachées à analyser et vision panoramique est doté d’un orienter correctement les les instants et une matériel spécifique comme le poste appels. Ils cherchent à opérateur et du fameux téléphone grande discrétion les traiter avec rapidité. rouge, d’une kitchenette et de toiTout comme les alarmes lettes. Sur Romans, il devrait, d’ici qu’ils identifient. peu, s’agrandir et faire place à un véritable poste Lorsqu’ils alertent les responsables, ils ont apprécentrale de sécurité, avec pour particularité une cié le lieu, la nature et l’ampleur de la situation. chaîne de décontamination : NRBC. Ils sont heureux de ne plus être seulement une Le travail de standardiste est contraignant et voix anonyme. Leur fonction a évolué et est deverépétitif. Il ne demande pas une grande technicinue une activité à responsabilité plus personnalité mais exige en revanche une attention de tous sée, essentielle pour la vie de l’hôpital. Leur rôle les instants et une grande discrétion. Il n’existe devient essentiel dans la mise en place des propas à proprement parler de diplôme professioncessus de sécurité et de communication de l’hônel de standardiste. Le personnel a toutefois pital. bénéficié d’une formation spécifique. Lorsqu’un Denis Cocard standardiste prend un appel, il associe, même sans le vouloir, la tonalité, la chaleur de la voix, son écoute aussi, à la valeur de l’institution. D’où la nécessité d’être formé, de prendre conscience de cette association d’idée, de cette représentation que peut se faire l’appelant. Mais être L Arsène Yahia, au travail dans l’aquarium 16000 appels entrants et sortants par mois. 200 bips par mois. 49% appels entrants et sortants le matin. 45% le soir. 6% la nuit. 50 appels en moyenne entre 9h 11h. 9 © Architectes : Pierre Tassin et Raphaël Réocreux Couleurs HDN ON BOUGE ! Merci ! aux personnels qui ont quitté l’hôpital depuis septembre 2007. Augustin Mireille, IDE, Jardins de Diane. Blachier Christine, IDE, cardiologie. Bontoux Anne, IDE, long séjour Romans. Cavallaro Joséphine, AS, pédiatrie. Darteil Stéphanie, IDE, urgences. Fond Mireille, IDE, Hermitage. Hequet Christelle, AS, Royans. Lagrange Danielle, AEQ, blanchisserie Romans. Maneval Isabelle, IDE, hémodialyse. Meunier Pierre, PH, gynécologie Venu de Lons le Saunier, après une faculté à Lyon, il a très vite été responsable du service. Son calme et sa tolérance sont gravés dans nos mémoires. Demain, mission humanitaire et pratique du magnétisme feront parties à 100% de son quotidien. Merci pour toutes ces années au service de la vie. Reynaud Valérie, puéricultrice, pédiatrie. Royannais Josette, AS, obstétrique. Sarzier Sabrina, ACH, DAETL. Un travail de qualité dans une ambiance des plus conviviales, ta bonne humeur, ta disponibilité, les fous rires partagés et les gourmandises n’auront plus la même saveur ! Nous te souhaitons bonne route. Les gourmets du service DAETL. Scotton Catherine, AS, chirurgie générale. Vallon Claire, technicienne, laboratoire Romans. Bienvenue Bonnefond Nicolas, TSH, biomedical. Bouvier Dominique, préparateur pharmacie. Boyer Thierry, IDE, Jardins de Diane. Brochier Thierry, OPS, services techniques Romans. Buigues Sophie, agent administratif, EMSP. Clappe Julien, AEQ, sécurité Romans. Condamine Véronique, AS, médecine St Vallier. 10 Coulet Mireille, ASHQ, Orchidée. Crozel Anaïs, ASHQ, Monts du Matin. Da Cunha Céline, IDE, UHCD. De Guzman Sandra, secrétaire médicale consultations. Deliorat Patricia, IDE, salle de réveil. Desmeure Valérie, ASHQ, Orchidée. Flahaut Céline, IDE, Neurologie. Guichard Pauline, ASHQ, surveillance continue. Huguet Françoise, technicienne, laboratoire Romans. Jacquemain Françoise, AS, chirurgie générale. Lapierre Laurence, IDE, Hermitage. Lefranc Bernoit, OPQ, services techniques Romans. Loyal Sophie, sage femme, obstétrique. Mammano Philippe, cadre de santé, Dabrowski. Maurin Audrey, diététicienne, cuisine Romans. Pavon-Crespin Jocelyne, directeur adjoint, direction des finances et du système d’informations. Entrée en fonction le 1er novembre 2007, Jocelyne Pavon-Crespin a 39 ans. Née à Romans, maman d'un petit Julian de 4 ans, c'est un peu un retour aux sources pour elle. Jocelyne Pavon-Crespin Après un DUT et une maîtrise en sciences de gestion, un DESS en contrôle de gestion, elle a occupé récemment le poste de directrice des affaires financières et du contrôle de gestion au CH de Firminy (Loire). Ses connaissances professionnelles, son parcours varié, sa vivacité et sa propension à la communication sont un atout pour les HDN. Bon accueil et excellente intégration. Claudie Greslon Perret Christophe, ASHQ, psychiatrie St Vallier. Perrier Christian, AEQ, cuisine Romans. Plet Florence, IDE, SICS. Poinas Aurélie, IDE, UHCD. Rateau Claire, IDE, SICS Ravel Anne, cadre de santé rééducateur, MPR. Robin Alexis, ASHQ, Monts du Matin. Saucey Véronique, ASHQ, psychiatrie St Vallier. Sureau Cécile, préparatrice, pharmacie. Veyrand Virginie, IDE, Les Lierres. GIPSO Gestion informatisée des processus de soins Concrétisation des efforts consentis par la DSI, les référents métiers et les utilisateurs, deux services du site de Romans utilisent ORBIS quotidiennement, depuis le 5 novembre 2007. L’ étape 1 : Bureautique médicale et agendas électroniques septembre / octobre 2007 • Formations inviduelles des utilisateurs finaux à la gestion des rendez-vous avec ORBIS, aux consultations externes, site de romans • Ateliers de prise en main d'ORBIS sur le thème des rendez-vous et de la production de courriers médicaux • Tests et mise en situation d'ORBIS par les professionnels de santé pour la production de courriers médicaux • Finalisation paramétrage suite au retour des utilisateurs lors des séances de mise en situation • Affiner la modélisation des processus autour du patient • Réalisation de la documentation du logiciel sous forme de pages intranet incluant des films d'écrans avec la voix • Mise en place d’une liaison haut débit entre Romans et Saint-Vallier • Mise en place de l'architecture technique( réseau et serveurs ) afin de sécuriser le fonctionnement d'HEXAGONE, d'ORBIS-DPI et d'ORBIS-RDV. novembre 2007 • Démarrage du déploiement d'ORBIS dans tous les services des HDN • Utilisation quotidienne d'ORBIS-DPI pour produire les courriers médicaux par les secretaires et les médecins du service Médecine Gastro-Endocrino-Nephro • Utilisation quotidienne d'ORBIS-RDV pour gérér les rendez-vous des consultations. décembre 2007 • Consolidation des deux services de démarrage CALENDRIER janvier / février 2008 • Continuer le déploiement d'ORBIS pour tous les services de médecine de RMS et STV • Au fur à mesure des déploiements d'ORBIS, abandonner progressivement le logiciel SPOT • Lancer la cellule Informatisation du Circuit du Médicament puis présentation ORBIS-Médicament mars à mai 2008 • Continuer le déploiement d'ORBIS pour tous les services de chirurgie, UMCCD, UHTCD, URGENCES… Les étapes 2 et 3 : “Prescriptions connectées” et “Dossier de soins” sont planifiées à l'automne 2008 et 2009. Cédric Blanc, chef de projet Couleurs HDN ON RESPIRE ! On fête les retraités La direction a souhaité donner un peu plus de solennité aux départs à la retraite. Désormais, tous les personnels des HDN partis à la retraite dans l’année seront invités à un repas amical pour marquer la reconnaissance de l’institution pour le travail qu’ils lui ont consacré et leur souhaiter une longue et heureuse retraite ! Un premier repas a réuni les retraités du site de Romans le vendredi 30 novembre en présence du président du conseil d’administration. Un second a honoré les retraités du site de Saint Vallier le 12 décembre. L’ambiance y a été détendue et chaleureuse ! Daniel Bouquet Repas des retraités du site de Romans Petit journal deviendra grand ! Après deux ans de vie, Couleurs HDN franchit aujourd’hui un cap important en élargissant la diffusion et en l’adressant à tous les retraités des HDN. D’abord pour que ceux qui ont fait vivre notre hôpital par leur travail sachent que nous ne les oublions pas. Ensuite pour leur montrer que nous mettons à défendre les HDN aujourd’hui la même énergie et le même enthousiasme qu’ils ont montrés lorsqu’ils étaient à notre place. Le comité de rédaction se lance un nouveau défi : celui de réunir à chaque numéro dans la même fierté du service public hospitalier ceux qui y ont contribué hier comme ceux qui y contribuent aujourd’hui, à Romans comme à St Vallier. Daniel Bouquet L’art à l’hôpital Affluence inaccoutumée en ce vendredi 23 novembre, lors de la fermeture hebdomadaire de l’UMCCD. Quelques dizaines de personnes se sont pressées dans ses locaux pour assister à la présentation d’une exposition de peintures consacrée aux “chaises”. Après le service des consultations et celui de neurologie, ce sont maintenant les couloirs de l'UMCCD et ceux de chirurgie orthopédique qui bénéficient d’un décor haut en couleurs grâce à la générosité des élèves de l’école municipale d’art. Au nom de son équipe, le docteur Muller les a reçu pour les remercier, en présence de Henry Bertholet, maire de Romans, de Christiane Laffont, adjointe déléguée au patrimoine historique et aux arts plastiques, de Daniel Bouquet, directeur des HDN, de nombreux autres médecins et membres de l’équipe de direction et des représentants de la presse locale. Après une visite rapide des deux services où sont désormais exposées ces peintures, messieurs Muller, Bertholet et Bouquet ont rappelé l’importance de faire entrer “l’art à l’hôpital” et les vertus thérapeutiques que cela avait pour tout ceux qui fréquentent des locaux, patients mais aussi membres du personnel. Catherine Cornu Pour Noël, un dessert libanais : le Moghli À l’approche des fêtes, nous avons pensé vous proposer une recette de cuisine. Et pour nous changer de la bûche de Noël, nous avons demandé à Nawal Goshn, médecin gynécologue à la maternité de Romans, de nous donner une recette de son pays. Le moghli est une préparation très simple, faite de riz, de sucre et de carvi. La tradition libanaise veut qu'on présente ce dessert aux gens qui viennent faire une visite de félicitations à la naissance d'un nouveau né. Ce dessert est aussi devenu une tradition pour Noël et la fête de la Nativité. Le Moghli Ingrédients Pour la préparation : 4 verres d’eau, 3 cuillerées à soupe de riz en poudre, 1 pincée de cannelle en poudre, 1 pincée d’anis en poudre, 1/2 cuillerée à café de carvi en poudre, 1 pincée de fenouil en poudre, 1 verre de sucre. Pour la décoration : 4 cuillerées à soupe de noix de coco râpée, 2 cuillerées à soupe de pignons, 2 cuillerées à soupe de pistaches, 2 cuillerées à soupe de noix. Préparation: 40 minutes Porter l'eau froide à ébullition dans une marmite. Mélanger le sucre, la cannelle, l'anis, le carvi et le fenouil, les jeter dans l'eau bouillante. Délayer le riz en poudre dans un peu d'eau froide, verser dans la marmite en remuant. Faire cuire à feu moyen. Lorsque le mélange est assez épais, il doit napper la cuillère; retirer du feu et verser dans des bols ou dans un plat. Laisser refroidir et mettre au réfrigérateur. Décoration Une des peintures exposées Faire tremper les pistaches et les noix dans de l'eau bouillante, hors du feu, pendant quelques minutes, les prendre entre le pouce et l'index pour les faire sortir de leur peau. Laver les pignons, les faire tremper dans de l'eau froide pendant 3 h. Au moment de servir, parsemer la surface du plat ou des bols de noix de coco râpée, des fruits secs émondés et de pignons. 11