Ministère du Développement et de la Coopération Internationale
Transcription
Ministère du Développement et de la Coopération Internationale
Ministère du Développement et de la Coopération Internationale Réalisations du secteur Développement économique Le développement économique de la Tunisie a été marqué tout au long des deux dernières décennies par la réalisation de résultats probants notamment au niveau de la soutenabilité du rythme de croissance, l’impulsion de l’investissement, la promotion des exportations et l’intensification de création de l’emploi notamment pour les diplômés de l’enseignement supérieur outre la préservation des équilibres globaux. Ces performances sont essentiellement imputables à la clairvoyance de la politique de développement économique et ce, compte tenu de la pertinence des choix et orientations retenues en plus de la mise en œuvre de réformes structurelles d’envergure consistant en la libéralisation de l’économie, l’incitation et le soutien de l’initiative la consolidation de la compétitivité du tissu économique et l’intégration graduelle dans la sphère mondiale. Les acquis ainsi réalisés tiennent à l’adoption des stratégies sectorielles et des programmes appropriées axés sur la mise à niveau intégrale de l’économie et l’amélioration du climat des affaires. Ces actions ont permis la diversification du tissu économique grâce à la promotion des secteurs des services et l’émergence de nouvelles activités à contenu élevé en savoir ainsi que la consolidation de la contribution du secteur privé, la mobilisation davantage de l’investissement étranger et l’appui du positionnement des produits nationaux dans les marchés extérieurs. Le développement économique de la Tunisie a connu une mutation profonde depuis 1987 en s’orientant vers l’instauration des fondements d’une économie de marché et l’ouverture graduelle sur l’extérieur. Cette approche repose sur un ensemble de fondements qui ont trait à: La libéralisation des marchés et des échanges via les réformes structurelles des politiques économiques et financières. Le renforcement des capacités de production et de la productivité à travers la valorisation des avantages comparatifs, la diversification de l’activité économique et l’instauration des fondements de l’économie du savoir. L’incitation des initiatives et la promotion de l’investissement privé ainsi que le développement du partenariat public-privé. La restructuration des secteurs stratégiques, la mise à niveau et la modernisation, en permanence, des unités de production. L’option pour une stratégie de développement extravertie basée sur la promotion des exportations, la mobilisation de l’investissement extérieur et l’intégration graduelle dans l’économie mondiale via la conclusion d’accords bilatéraux et régionaux de libre échange et de partenariat. La consécration d’un développement économique équilibré et intégral en veillant à la pérennité des équilibres globaux de l’économie et à la promotion du développement régional. La démarche retenue consiste à veiller en permanence à l’efficacité et l’efficience dans la conduite de la politique économique et ce, dans l’objectif de répondre aux orientations et aspirations nationales retenues dans les stratégies de développement économique et social du pays. Les principes fondamentaux de cette démarche consistent en: L’insertion de la politique économique dans le cadre des Plans quinquennaux de développement qui définissent les stratégies, programmes et projets de développement sur le moyen terme et se référent dans leur conception aux études prospectives et sectorielles, à la participation effective de l’ensemble des acteurs économiques et partenaires sociaux ainsi qu’à la mise en exergue des approches régionale et locale de développement. La gradualité de la mise en œuvre des réformes structurelles conjointement avec la préparation et la mise à niveau des secteurs économiques. Le renforcement de la dimension qualitative de l’action économique, notamment, la consolidation de la compétitivité de l’économie nationale et l’amélioration du climat des affaires en vue de s’accommoder aux exigences de la mondialisation et la prédominance du rôle du savoir et des nouvelles technologies. La flexibilité de l’action économique notamment l’adaptation rapide vis à vis des changements suivant une attitude réactive et appropriée pour maitriser l’évolution de la conjoncture ainsi que la consolidation des performances des opérateurs économiques. Le XIème Plan de développement (2007-2011) table sur la réalisation d’un progrès notable en matière de développement économique et d’accélération du rythme de croissance afin de concrétiser les priorités nationales relatives à la réduction du chômage surtout pour les jeunes diplômés et l’amélioration du niveau de revenu. Les politiques et stratégies adoptées reflètent les perspectives d’expansion de l’activité économique en relation avec la dynamique des avantages comparatifs du pays et les opportunités offertes eu égard au positionnement privilégié de l’économie nationale en tant que pôle régional des services et des affaires, ainsi que l’amélioration notable du niveau de la compétitivité. En l’occurrence, les orientations et objectifs du XIème Plan de développement s’articulent autour, notamment, de : L’accélération du rythme de croissance économique et la diversification de ses sources en plus de l’amélioration de la contribution de la productivité globale des facteurs. L’impulsion de l’initiative privée et la promotion de la création des entreprises dans les activités nouvelles et prometteuses. L’appui à l’intégration dans la sphère mondiale en favorisant la promotion des exportations, la diversification des marchés ainsi que la mobilisation de l’investissement direct étranger et le développement du partenariat régional. La consolidation de la compétitivité et l’amélioration de l’environnement des affaires en optant pour la modernisation du cadre institutionnel et juridique, l’amélioration des prestations offertes aux entreprises et la modernisation des infrastructures et des logistiques. La mutation vers une économie du savoir via la promotion des activités à forte contenu du savoir, la valorisation des compétences, l’introduction des nouvelles technologies au niveau des systèmes de production et de commercialisation et l’impulsion de la recherche et développement. Le renforcement de l’investissement dans le capital humain par le développement des systèmes de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle. La mise en œuvre des politiques sectorielles conformément aux exigences de l’évolution de la structure économique, des avantages comparatifs et d’un positionnement meilleur au sein des marchés extérieurs. Développement humain Considérant l’homme comme l’objet et la finalité ultime de toute politique de développement, la Tunisie a fait de sa promotion un des fondements essentiels de son modèle de société, un modèle fondé sur une dynamique de conciliation entre l’action économique basée sur le principe de l’efficacité et une politique sociale s’articulant autour du bien-être de la population, le tout visant à hisser le niveau de développement humain à des paliers supérieurs. La Tunisie a réussi, grâce aux diverses mesures et actions entreprises dans la cadre de cette approche de développement, à réaliser des résultats probants qui trouvent parfaite illustration dans l’amélioration du revenu par tête, l’élargissement de la classe moyenne, la réduction de la pauvreté et l’amélioration des conditions et de la qualité de vie. Cette même stratégie a permis également de consolider les acquis accomplis dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement et de l’emploi, tout en étant à l’origine des performances remarquables réalisées en matière de santé, de couverture et de prestations sociales ainsi qu’en matière de population. Développement régional Le développement régional constitue une préoccupation nationale depuis l’indépendance du fait que la Tunisie a hérité en 1956 d’un espace inégalement développé suite aux effets de la colonisation et qui a engendré un sous développement économique et social. Pour pallier à cette situation, la Tunisie a choisi l’approche de la planification de l’œuvre de développement à travers la mise en place de politiques et de programmes pour développer l’économie et améliorer les conditions de vie de la population. Dans ce cadre, le développement régional est consacré comme un axe fondamental de la politique de développement économique et social, et de ce fait un choix stratégique consolidé et intensifié depuis l’avènement du 7 novembre 1987. Depuis, le développement régional vise le développement de toutes les régions du pays sans exception, à même de diffuser d’une manière équitable et aussi large que possible les fruits de la croissance sur l’ensemble des régions du pays et permettre à toutes les régions une participation active dans l’œuvre de développement. Les principales orientations du XIème plan en matière de développement régional s’articulent autour des axes suivants : La poursuite de l’amélioration du cadre de vie dans les régions. L’amélioration de la compétitivité des régions. Le renforcement de la complémentarité entre les régions. La consolidation de la décentralisation et de la déconcentration. L’impulsion de la coopération internationale décentralisée. En vue de concrétiser ces orientations, plusieurs mesures et mécanismes ont été adoptés dont essentiellement : La poursuite de la création des centres d’affaires et leur généralisation à tous les gouvernorats à l’horizon 2008. Le démarrage de la réalisation des pôles technologiques. La réalisation des études et le démarrage du programme de développement intégré dont l’intervention vise à la fois le milieu urbain et rural et qui sera élaboré sur la base d’une étude d’évaluation approfondie des programmes de développement rural et urbain intégrés. Ce nouveau programme concerne essentiellement les délégations prioritaires dans les régions frontalières et de l’intérieur .Une enveloppe de 500 MD lui sera consacré au cours de la décennie 2007-2016. La réalisation des études relatives à l’élaboration d’une politique régionale d’exportation spécifique à chaque gouvernorat. L’exécution du programme de coopération avec l’Union Européenne (P3A) relatif au renforcement des capacités des structures de développement régional et la dynamisation de leurs interventions et la conclusion de partenariat économique entre diverses régions et leurs homologues à l’étranger. La concrétisation du programme de coopération avec le Japon dans le cadre du projet « Un village un produit » afin de valoriser la production locale et lui assurer une compétitivité à l’exportation. Investissement direct étranger L’une des missions principales du Ministère du Développement et de la Coopération Internationale est la promotion de l'Investissement Direct Etranger qui constitue un important levier de développement universellement reconnu et activement recherché par tous les pays. L’IDE présente des avantages importants notamment à travers sa contribution au renforcement des capacités de production et d'exportation, à la création de nouveaux postes d'emploi, au transfert de la technologie et à une meilleure intégration de l’économie nationale dans l'économie mondiale. Dans ce cadre, les actions menées par le Ministère et l’Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur concernent la promotion de l'image de marque de la Tunisie en tant que site d’investissement approprié aussi bien auprès des investisseurs étrangers qu’auprès des milieux d’affaires et des instances internationales. L'approche suivie consiste à : Identifier les avantages comparatifs de la Tunisie. Cibler les pays émetteurs d'investissement et les secteurs et activités où la Tunisie dispose d’avantages compétitifs. Renforcer le partenariat entre les entreprises tunisiennes et étrangères. Fournir l'assistance nécessaire aux investisseurs étrangers. Contribuer à la création d'un environnement réglementaire et institutionnel favorable. Contribuer à l’amélioration de l’environnement de l’investissement et à la compétitivité du pays en tant que site d’investissement Pour réaliser ces objectifs en matière de mobilisation des IDE, la Tunisie compte sur la valorisation de ses atouts et des avantages dont elle dispose et dont notamment : Une stabilité politique et sociale durable confortée par une qualité de vie moderne Un développement humain évolué. Une intégration progressive dans l’espace Euro-méditerranéen. Une infrastructure moderne. Un cadre institutionnel efficace et des procédures d’établissement en constante amélioration. La Tunisie s’est intéressée à faire contribuer ses partenaires étrangers à l’effort d’investissement depuis le début des années 70. Depuis, les actions et les réformes se sont multipliées et diversifiées pour offrir un cadre propice aux affaires et pour faire aujourd’hui de la Tunisie une destination privilégiée pour les investissements internationaux. Les efforts fournis pour la modernisation des différentes rouages de l’économie nationale, le progrès réalisé au niveau de l’intégration régionale et l’amélioration continue des performances socio-économiques, ont permis d’améliorer l’image du pays auprès des instances internationales et lui ont valu une confiance et un intérêt accru des investisseurs étrangers qui sont de plus en plus nombreux à choisir la Tunisie pour développer leurs affaires. Malgré un contexte international pas toujours favorable et marqué par une rude concurrence en matière d’attraction des investissements internationaux, la Tunisie a pu renfoncer sa capacité à mobiliser des IDE : Le stock des IDE est aujourd’hui d’environ 29,5 Milliards de DT. Les flux annuels d’IDE se sont intensifiés, les chiffres montrent qu’au cours des trois dernières années (2006-2008), les IDE en Tunisie ont atteint une moyenne de 2,3 Milliards de Dinars par an, contre 742 Millions de DT par an durant la période (19972001) et 495 Millions de DT par an durant la période (1992-96). En 2008, le volume global des investissements étrangers a atteint un niveau record de 3,3 Milliards de DT. Les entreprises à participation étrangère opérant aujourd’hui en Tunisie sont au nombre d’environ 3000 entreprises ayant généré plus de 303000 emplois. La contribution de l’investissement étranger dans la réalisation des objectifs nationaux de développement est significative, en effet : Le ratio investissement étranger/PIB est passé d’environ 2% en 1996 à plus de 6,5% en 2008. Les IDE ont représenté en 2008, 20,8% de l’investissement global et 34% des investissements réalisés par le secteur privé. Les emplois générés par les IDE réalisés en 2008 ont représenté 20% des créations d’emploi à l’échelle nationale. Coopération financière Coopération entre la Tunisie et la Banque mondiale La coopération de la Tunisie avec la Banque mondiale a débuté en 1963. Au 30.04.2009, les engagements cumulés de la BIRD en Tunisie s'élèvent à l'équivalent de 5,3 milliards de dollars dont 4,9 milliards de dollars ont été déboursés. Les remboursements sur les prêts accordés à la Tunisie ont atteint à la même date 3,9 milliards de dollars. Ces prêts ont contribué au financement de 124 projets dont 112 projets achevés et 12 projets en cours d'exécution. Au cours du Xème Plan, La BIRD a accordé à la Tunisie 9 prêts d’un montant total de 523 millions EUR répartis entre les divers secteurs comme suit : Développement des Ressources Humaines:32% Renforcement de l'infrastructure:25% Financement de l'Agriculture:13% Appui aux Réformes économiques:22% Autres:8% La stratégie de coopération de la Tunisie avec le Groupe de la Banque mondiale, couvrant les années 2005-2008, a pour objectif principal d’appuyer la Tunisie pour atteindre les trois objectifs stratégiques suivants : (i) renforcer l’environnement des affaires pour soutenir le développement du secteur privé, (ii) améliorer les qualifications et l’emploi des diplômés et (iii) améliorer la qualité des services sociaux à travers une plus grande efficacité des dépenses publiques. Par ailleurs, la Banque prépare actuellement un nouveau Cadre de Partenariat Stratégique avec la Tunisie pour la période 2010-2014. Outre le financement des projets de développement à travers des prêts, la Banque Mondiale finance la réalisation de plusieurs études stratégiques et travaux analytiques en Tunisie dont les plus récents : Revue des politiques de développement, Etude sur l’intégration mondiale de la Tunisie, Etude sur l’insertion des diplômés dans le marché du travail, Revue de la politique agricole, Etude sur le secteur de la santé, Etude sur les secteurs de l’eau et l’assainissement, etc. Coopération entre la Tunisie et l’Union Européenne La Tunisie et l’Union Européenne entretiennent des relations privilégiées favorisées par la proximité géographique, l’héritage culturel et historique commun et l’intensité des échanges économiques et humains entre les deux partenaires. En effet, l’UE représente plus de 75% du commerce extérieur de la Tunisie, accueille une colonie tunisienne de près de 800.000, est l’émetteur de 80 % des investissements directs étrangers en Tunisie et de 90 % des touristes qui visitent la Tunisie. Le premier accord entre les deux parties remonte à des longues dates puisqu’il a été signé en 1969. Cet accord se limitait essentiellement aux relations commerciales et a été révisé en 1976 avec la conclusion de l’accord de coopération. Le cadre juridique régissant les relations entre les deux partenaires a été révisé avec la conclusion de l'Accord d'Association en juillet 1995 et ce afin de mieux tenir en considération l'évolution du contexte économique mondial La Tunisie a anticipé l’application de cet accord pour son volet commercial à partir du 1er janvier 1996, soit avec une anticipation de 2 années sur l’entrée en vigueur officielle qui a eu lieu le 1er mars 1998. L’Accord d’Association signé le 17 juillet 1995, vise à établir une relation plus profonde et durable entre les deux parties. Cet accord se caractérise par sa globalité puisqu’il dépasse les aspects économiques et commerciaux en couvre le partenariat politique et de sécurité, le partenariat social, culturel et humain. Néanmoins l’instauration progressive d’une zone de libre échange (Z.L.E) sur 12 ans (mise en place effective en 2008), demeure l’un des aspects les plus importants de l’A.A. Depuis le 1er janvier 2008, la ZLE est mise en place totalement pour les produits industriels à l’exception de la liste négative qui n’est pas concernée par cet accord et qui représente 0,5% de nos importations de L’UE. Cette liste se compose essentiellement des produits de friperie, des yaourts, des pattes, des eaux minérales et des produits d’artisanat. S’agissant du régime régissant l’échange des produits agricoles, l’accord d’association et le protocole additionnel de l’année 2000 stipulent une plus grande libéralisation des échanges à travers la fixation de quotas à droits de douanes nuls ou réduits et des calendriers d’exportations pour les deux parties. Des négociations en vue de libéraliser davantage les échanges agricoles entre les deux parties sont en cours. S’agissant des services, des négociations entre les deux parties sont en cours en vue de libéraliser le commerce des services dans quelques secteurs qui seront arrêtés en commun accord. Coopération financière avec l’UE S’agissant de la coopération financière entre la Tunisie et l’Union Européenne (Commission Européenne et Banque Européenne d'Investissement), l’enveloppe accordée à la Tunisie pour la période 1976-2008 a atteint 4.395 M.Euros dont 1456 M.Euros sous forme de dons de la CE et 2939 M.Euros sous forme de prêts de la BEI. Programme d’Appui à la mise en œuvre de l’Accord d’Association (P3A) Partant de l’objectif commun de favoriser la réussite du partenariat tuniso-européen, la Tunisie et l’Union Européenne ont convenu de mettre en place un Programme d’Appui à la mise en œuvre de l’Accord d’Association (P3A). Le P3A a pour objectif de soutenir les efforts de l’administration et des institutions publiques tunisiennes dans la mise en œuvre des dispositions de l’Accord d’Association dans tous ses volets, économiques, commerciaux, sociaux et de services et à faciliter leur adaptation aux nouvelles conditions d’ouverture et de concurrence. Le P3A apporte aux structures publiques, l’expertise et l’appui nécessaires leur permettant de saisir les opportunités de coopération offertes par l’accord d’association contribuant ainsi à atteindre les objectifs qui y sont définis. La politique européenne de voisinage (PEV) A la veille de l’élargissement de l’Union Européenne aux 10 nouveaux membres de l’Europe Centrale et Orientale en mai 2004, la Commission Européenne a lancé une nouvelle politique de voisinage à l’intention des pays voisins qui ont fait part de leurs craintes quant aux retombées de cet élargissement sur leurs relations avec l’Union Européenne. Cette politique offre aux pays adhérant à ce processus de nouvelles perspectives en matière d’intégration au marché intérieur de l’UE et ce à travers le rapprochement des législations avec celles appliquées par l’Union Européenne. La PEV vise à plus long terme la libre circulation des biens, des services, des capitaux et de personnes. Le processus de Barcelone demeure le cadre régissant les relations euro-méditerranéennes dans le cadre de la PEV puisque la nouvelle politique ne vise pas à remplacer les accords d’associations, mais plutôt à approfondir les relations avec les pays voisins dans les domaines déjà couverts par ces Accords. S’agissant de la mise en œuvre de la politique de voisinage, elle se concrétise à travers l’adoption et la réalisation de plans d’actions qui arrêtent des objectifs globaux et sectoriels à court et moyen terme. Ces plans d’actions couvrent essentiellement : Le volet politique. Le développement économique et social. L’infrastructure, le transport, l’environnement, l’énergie et les télécommunications. La facilitation des échanges commerciaux. La justice et les affaires intérieures. Les relations entre les peuples, l’éducation et la culture. La Tunisie a été parmi les premiers pays méditerranéens à adhérer à la nouvelle politique de voisinage et a engagé des négociations avec l’Union Européenne à cet effet depuis février 2004. Les discussions entre les deux parties ont permis d’arrêter un document retraçant le plan d’action pour la Tunisie en juillet 2004 qui a été approuvé en mai 2005 par les autorités tunisiennes. La Banque Africaine de Développement : Présentation de la BAD : Le Groupe de la Banque Africaine de Développement comprend : La Banque Africaine de Développement (BAD), Le Fonds Africain de Développement (FAD), Le Fonds Spécial du Nigéria (FSN). La BAD, dont le siège officiel est à Abidjan et le siège temporaire à Tunis, est une institution régionale de financement du développement établie en 1964 qui a pour objectif la mobilisation des ressources pour le progrès économique et social de ses pays membres régionaux (africains). Elle regroupe 77 pays membres (53 africains et 24 non africains). Coopération entre la Tunisie et la BAD: La coopération avec la BAD touche différents secteurs comme suit : Lignes de crédit aux Banques Prêts d’ajustement Infrastructure ferroviaire et routière Agriculture Mines et industrie chimique Eau potable, électricité Santé, Education Secteur privé Par ailleurs, la BAD finance des études sous forme de dons. Le groupe de la Banque Islamique de Développement : Présentation de la BID : Le groupe de la banque Islamique de développement (BID) dont le siège est à jeddah est une institution internationale de financement et a pour objectif le développement économique et le progrès social des pays membres. L'intervention de la Banque est axée essentiellement sur : le financement des projets publics et assistance technique. le financement du commerce à travers la compagnie islamique de financement du commerce. le financement du secteur privé à travers la compagnie islamique de développement du secteur privé (ICD). La garantie du commerce et de l’investissement à travers la société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation Coopération entre la Tunisie et la BID : Le financement BID en Tunisie touche différents secteurs à savoir: l'agriculture l'éducation et l’enseignement supérieur l'environnement l'eau l'énergie la santé le secteur privé l’aide aux micro projets Le Fonds Arabe de Développement Economique et Social : Présentation du FADES : Le Fonds Arabe de Développement Economique et Social (FADES), dont le siège est au Koweit, est une institution internationale de financement et a pour objectif le développement économique et le progrès social de ses pays membres. L'intervention du fonds est axée essentiellement sur : le financement des projets publics et assistance technique. le financement du secteur privé . Coopération entre le FADES et la Tunisie : Le financement FADES en Tunisie touche différents secteurs à savoir : routes, autoroutes l'agriculture. l’enseignement supérieur l’emploi et la formation professionnelle. les barrages. l'énergie. l’aide aux microprojets. Coopération Financière avec le Fonds Koweitien de Développement Economique Arabe La coopération financière avec le Fonds Koweitien de Développement Economique Arabe compte 31 conventions de prêts pour un montant total de 143.3 millions de dinars koweitiens. Les projets de développement financés concernent les différents secteurs socio–économiques dont notamment le transport avec 29.9 % du total des crédits, l’agriculture avec 21.5 %, l’industrie avec 10 %, l’énergie avec 5.8 %, l’assainissement avec 21.7 %, le secteur bancaire avec 3.4 % et l’enseignement supérieur avec 4.1%. La coopération avec le Fonds Saoudien de Développement La coopération avec le Fonds Saoudien de Développement remonte à 1975, date de signature de la première convention de prêt, depuis 18 conventions de prêts ont été signées avec cette institution pour un montant total de 1230.4 millions de Riyal saoudien. Les crédits de cet organisme offrent une concessionnalité permettant la réalisation des projets socio – économiques à faible rentabilité financière. Les crédits mobilisés couvrent les secteurs des infrastructures hydrauliques 31.3 %, l’assainissement 33.4 %, l’agriculture 16.2 %, l’enseignement 4.15 % le transport 11.2 % la santé 3.2 % et l’industrie 0.3 %. La coopération avec le Fonds Abou Dhabi de Développement La Tunisie a contracté auprès du Fonds Abou Dhabi de Développement 10 prêts pour un montant total de 610.5 millions de dirham des Emirats Arabes Unies. La coopération avec cette institution financière arabe, qui a démarré au début des années 60, a concerné les secteurs de l’infrastructure, du transport, de l’industrie et de l’agriculture. La coopération avec Le groupe de l’Agence Française de Développement Le groupe de l’Agence Française de Développement (AFD) a ouvert son bureau en Tunisie depuis 1992. Durant la période (1994-2004), la coopération avec l'AFD a permis de signer 55 conventions de financement d’un montant net (des annulations) total estimé à 1.235.M€ (2,1 Milliards DT) soit une moyenne de 80 M.euros par an. A partir de 2003, l’AFD a introduit de nouveaux produits financiers afin de mieux refléter le coût réel de l’emprunt en fonction des fluctuations du marché international. Ces interventions sont accordées sous forme de prêts aux conditions ordinaires (P.C.O) qui intègrent une concessionnalité comparable à celle des protocoles d'aide-projet, soit un élément don d'environ 35 %. En tenant compte des stratégies de développement de la Tunisie, l'AFD oriente notamment ses concours en faveur des secteurs-clés de l’économie à savoir : La mise à niveau des PME. Le développement agricole intégré. Le développement communal. L’assainissement et la réhabilitation des Quartiers Populaires. La formation professionnelle. Par ailleurs, l’AFD intervient également par le biais de sa filiale PROPARCO, spécialisée dans la promotion et le financement du secteur privé Les interventions de PROPARCO en Tunisie sont estimées à plus de 228 M€ (450 MDT). La coopération avec l’Italie La coopération avec l’Italie occupe une place de choix dans la stratégie tunisienne de coopération internationale, elle s’inscrit dans un processus de co-développement. Le partenariat tuniso-italien, en effet, ne date pas d’hier et demeure dicté au-delà de l’expression de volontés politiques par une histoire et un espace géographique communs. Le cadre juridique régissant la coopération bilatérale Tuniso- Italienne est riche et varié, il compte plus de 53 accords dont notamment : La convention d’encouragement et de protection des investissements signée en octobre 1985. La convention de non double imposition signée en mai 1979. L’Italie est le deuxième partenaire commercial de la Tunisie. Le volume global des échanges commerciaux a atteint environ 10.1 Milliards de DT en 2008, soit une évolution de 9.5% par rapport à 2007. L’Italie occupe la troisième place en matière de flux touristique provenant de l’Europe. Pour l’année 2008, le nombre des touristes Italiens a atteint 444 541, les nuitées ont été de 2 938 235 en 2007. Dans le domaine de l’investissement l’Italie est le 2ème pays investisseur en Tunisie. A ce jour 672 entreprises italiennes ou à participation italienne sont implantées en Tunisie et opèrent dans des secteurs aussi variés que l’agriculture, l’industrie, le tourisme et les services, employant 54052 personnes pour un investissement total de 1111.6 MDT. Les instruments financiers mis en place sont des catalyseurs pour le développement de la coopération bilatérale. A ce titre, les lignes de crédit PME sont largement opérationnelles et très avantageuses et ont permis la consolidation des relations commerciales, d’investissement et de partenariat. Les lignes de crédit aide projets et aide programmes ont également favorisé le financement des projets publics et ont consolidé la présence du secteur privé italien en Tunisie. La coopération technique également est l’un des mécanismes importants pour le développement de la coopération bilatérale dans de nombreux domaines, notamment le domaine socio-sanitaire, culturel, environnemental et celui de la promotion du secteur privé. La coopération avec La KFW La KFW est responsable de la mise en œuvre des programmes de coopération consentis par le gouvernement allemand. Les relations de coopération entre la Tunisie et l'Allemagne remontent au début des années soixante. Depuis 1962, l'Allemagne a accordé à la Tunisie un montant total d’environ 1405 Millions d’Euros (2.300 MDT) répartis entre des crédits publics (1.175 M.EUR) et des dons (environ 230 M.EUR). Ces facilités financières (crédits concessionnels et dons) ont contribué à la réalisation de plusieurs projets de développement prioritaires notamment dans le domaine agricole (adduction eau potable, économie d’eau, aménagement des périmètres irrigués) de la protection de l'environnement et de la mise à niveau des PME. Au cours des dernières années, la Coopération avec l'Allemagne a été élargie pour couvrir le secteur industriel dont la mise à niveau contribue à la protection de l’environnement. Outre la création du Fonds de Dépollution Industrielle, la coopération Tuniso-Allemande met en place des lignes de financement concessionnel en faveur du programme national de mise à niveau industrielle. La coopération avec l’Espagne Les relations entre la Tunisie et le Royaume d’Espagne sont régies par divers accords dont notamment : Accord d’association entre la Tunisie et l’UE (juillet 1995). Convention de non double imposition (1986). Accord de protection et d’encouragement réciproque des investissements (1991). Accord-cadre de coopération culturelle, scientifique et technique (1991). Accord-cadre de coopération économique et financière (1991). Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération (1995). Accord de coopération financière (04 mars 2008). Concernant la coopération financière, trois instruments de coopération financière sont actuellement disponibles en vertu de l’Accord financier que les deux parties ont signé le 4 mars 2008 et portant sur un montant global de 130 millions d’euros se composant comme suit: Don F.E.V (5 millions d’Euros) destiné à financer les études de faisabilité de projets financés par des fonds tunisiens ou d’organisations internationales ou espagnoles ou par les crédits accordés à la Tunisie aux conditions de l’OCDE. Ligne de crédits des Petits-Moyens-Projets et de partenariat (25 millions d’Euros) destinée au financement de l’acquisition de biens et services espagnols au profit des PME, et à la création de sociétés mixtes avec un plafond de 2 M TND par opération. Ligne de crédit mixé des grands projets (100 millions d’Euros) dont la première moitié est puisée sur le FAD et l’autre partie est constituée de crédits commerciaux qui seront octroyés aux conditions de l’OCDE. Cette ligne est destinée aux projets de développement dont le coût dépasse les 2 millions de TND. La coopération avec le Japon La Tunisie a bénéficié depuis 1977 de 35 crédits publics japonais totalisant 219.383 milliards de yen (2070 MDT), dont 25 déliés et 23 signés entre 1990 et 2005. Pendant la période du IXème plan (1997-2001), 10 crédits ont été signés pour un montant de 60,732 milliards de yen (63 MDT). Pendant la période du Xème plan (2002-2006), 6 crédits ont été signés pour un montant de 40.374 milliards de yen (464 millions de dinars) Pendant la période du XIème plan (2007-2011), 5 crédits sont signés pour un montant de 25.548 milliards de yens (283 millions de dinars). Coopération Technique Le Ministère du Développement et de la Coopération Internationale veille à travers l’Agence Tunisienne de Coopération Technique, à saisir toutes les opportunités permettant à la Tunisie de développer une coopération technique fructueuse aussi bien avec les pays frères et amis qu’avec les organismes internationaux. Afin d’atteindre cet objectif, l’ATCT procède notamment à : L’identification des besoins des pays étrangers et organismes internationaux en experts et coopérants moyennant son réseau de représentations à l’étranger dont le rôle essentiel consiste à transmettre à l’ATCT les offres de recrutement et de formation aux quelles elle est appelée à répondre avec célérité. L’organisation et la gestion des actions de formation et de perfectionnement de cadres étrangers selon leurs besoins respectifs. La sélection des postulants selon la nature de chaque offre, les assister dans le déroulement des procédures administratives et de voyage et les encadrer tout au long de leur séjour dans le pays d’accueil et lors de leur retour définitif en Tunisie. La réalisation d’études et de projets de coopération à l’étranger. La promotion de la coopération technique sud-sud et triangulaire.