Dossier de production
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Dossier de production
Les Nouveaux Caractères ORFEO de Monteverdi Création en octobre 2011 - Tournée en janvier 2012 Reprise : été et automne 2012 Coproduction Les Nouveaux Caractères, éâtre de la Renaissance d'Oullins, éâtre Musical de Besançon Le spectacle reçoit le soutien de la SPEDIDAM -1- Présentation L'œuvre Opéra (ou "fable en musique") d'environ deux heures composé de cinq actes et un prologue. Livret : Alessandro Striggio. Musique : Claudio Monteverdi Création le 24 février 1607 au Palais Ducal de Mantoue. L'œuvre est généralement considérée comme le premier opéra jamais composé. Personnages : La Musica, Orfeo, Euridice, La Ninfa, La Speranza, La Messagera, Proserpina, Caronte, Plutone, Apollo, Quatre Bergers,Trois Esprits, Eco. Argument La Musica chante en prologue le pouvoir d'Orphée dont la musique est si belle qu'elle réussit à émouvoir les dieux, charmer les hommes et les animaux et à faire se mouvoir les arbres et les rochers. Orphée et Eurydice se marient. Par une messagère, Orphée apprend qu'Eurydice est morte, mordue par un serpent ; il décide d'aller aux Enfers pour la sauver : L'Espérance accompagne Orphée à ses portes. Rencontrant Charon, il essaye de le subjuguer par son chant. Sans succès, il essaye à nouveau mais avec sa lyre. Charon s'endort et Orphée en profite pour entrer aux Enfers. Touchée par la musique d'Orphée, Proserpine, la reine des Enfers, épouse de Pluton, le convainc de laisser partir Eurydice. Pluton acquiesce sous une condition : Orphée ne doit pas se retourner pendant qu'Eurydice le suit sur le chemin du retour à la lumière et à la vie. Il part, avec Eurydice à sa suite, mais il ne peut s'empêcher de se retourner : sa femme disparaît. Accablé de chagrin, Orphée est emmené au ciel par son père Apollon et devient immortel, à l'égal des dieux : il pourra voir Eurydice dans les étoiles. Distribution Sébastien d'Hérin : direction musicale Adeline Caron : scénographie et costumes Caroline Mutel : mise en scène Fabrice Guilbert : lumières Chanteurs Orchestre Jean-Sébastien Bou : Orfeo Nicolas Courjal ou Jérôme Varnier: Pluton, un Esprit Caroline Mutel : La Musique, madrigaux Hjördis ébault : La Messagère, madrigaux Virginie Pochon : Eurydice, La Nymphe, madrigaux éophile Alexandre : L'Espérance Jean-Paul Bonnevalle : un Berger, un Esprit, madrigaux Ronan Nédélec : Apollon, un Berger, madrigaux Sarah Jouffroy : Proserpine, madrigaux Lisandro Nesis : un Berger, un Esprit, madrigaux Julien Picard : un Berger, madrigaux Geoffroy Buffière : Caron, madrigaux Violon : Hélène Houzel Violon : Fabien Roussel Viole de gambe : Martin Bauer Violone : Frédéric Baldassare éorbe : Étienne Galletier Harpe : Hanelore Devaere Clavecin-orgue : Philippe Grisvard Clavecin : Sébastien d'Hérin Cornet : Liselotte Émery Sacqueboute : Stefan Legée Sacqueboute : Aurélien Honoré Sacqueboute : Damien Froelich -2- Notes d'intention Sébastien d'Hérin - direction musicale « Aujourd’hui, tout le monde s’accorde pour reconnaître qu’il y a parmi les chefs d’œuvre d’opéra Didon et Énée de Henry Purcell, Le Nozze di Figaro de Wolgang Amadeus Mozart, Carmen de Georges Bizet et… Orfeo de Claudio Monteverdi. Le titre exact, que l’on a tendance à oublier est "L’Orfeo, Favola in musica", c’est à dire "la fable d’Orphée". À ce titre, je me demande avec précaution si cette œuvre est réellement un opéra : je trouve que "poème lyrique", malgré une connotation très 19e siècle, la décrirait plus fidèlement. L’œuvre est composée sur un livret en vers de Striggio, un poète du 16e siècle, fils de musicien et d’origine lombarde. Pour la première fois dans l’histoire de la musique, les mots et la musique sont unis au service du sens et de l’émotion. En aucun cas l’action ne prévaut, et la seule musique des mots est magnifiée par la science et le génie du compositeur. Tout n’est que subtilité et finesse : Monteverdi réussit à synthétiser le savoir madrigalesque d’une époque révolue et pose les fondements de la "deuxième pratique" : désormais, la composition veut traduire musicalement les émotions des hommes et peindre leur fragilité à travers des chants solistes portés par un groupe d’instruments accompagnateurs, le continuo ; ces instrumentistes doivent développer des couleurs d’orchestration et des improvisations personnelles au service d’un sentiment. Ils sont le lien, ou plutôt la traduction musicale, entre des notes couchées sur une portée et un texte poétique. L’œuvre évoque un épisode mythologique célèbre : la descente d’Orphée aux enfers. Elle s’organise autour d’un prologue et cinq actes. À travers le personnage allégorique de La Musique, Monteverdi nous avertit que le pouvoir de son art est total : sa lyre magique, cet instrument imaginaire, n’est autre que l’orchestre à cinq parties, inventé par le compositeur pour les musiciens de la cour de Mantoue ! Et c’est ce que je souhaite retenir de cette partition : une formidable sensation d’harmonie universelle où tous les sentiments terrestres sont simplement transcrits. Monteverdi au sommet de son art nous fait voyager des enfers au Ciel, entre musique savante, danses populaires et ornements foisonnants. J’ai voulu confier la mise en scène et le rôle de La Musique à Caroline Mutel : chanteuse lyrique de formation, elle a ce goût inné pour les mélodies du seicento italien ; elle a également, de par sa formation d’art dramatique et son expérience professionnelle, cette passion pour les pièces théâtrales et les mots qui les constituent. J’aime à penser que le plus beau moyen de faire vivre aujourd’hui cette partition, est de laisser La Musique mettre en scène sa propre fable. » Sébastien d'Hérin -3- Caroline Mutel - mise en scène « "J'aspire à vous conter l'histoire d'Orphée", celle de Monteverdi. Je suis la Musique et en me donnant le Poème pour amant est né ce mythe, le "premier" opéra. Orfeo est l'élu qui, de sa voix d'or, peut tout changer, les bêtes comme les dieux, ce pèlerin en quête d'amour qui parle au nom de tous les hommes, de tous temps et de toutes civilisations. Il est l'alchimiste, fils du grand Alchimiste, dont les larmes sont des sons et les paroles des couleurs. Ces couleurs semblent s'écouler d'un tableau de Bosch, l'histoire s'écoute en un jardin de délices, à l'ombre de nos peurs, le regard tourné vers l'idéal. Ces sons naissent du silence et s'improvisent à vue, mêlant les musiciens et les chanteurs. Tous sont conviés à cette veillée mystique, nimbée du reflet sensuel et effrayant des corps et des âmes. Ils se mêlent, s'emmêlent, se démènent, trouvent leur "voie". Alors la mort recule, l'amour s'offre, l'esprit s'élève, la pureté sonne. Les hommes n'ont plus le désir de ce qu'il connaissent et acceptent enfin d'être, en harmonie, en lumière, en eux. Ils nous emmènent sur leurs chemins d'égarements, de découvertes. Le plus beau voyage est riche de l'inattendu, et le plus beau ciel se contemple le regard tourné vers l'intérieur. » Caroline Mutel Adeline Caron - scénographie Description de la scénographie : La scénographie est composée de seize samias dont treize habillés par des coffrages en voliges. Une toile en tarlatane est fixée à des châssis en métal directement reliés aux samias par des serre-joints. Le sol recouvert de paillis est entouré d'un L en tasseaux de bois fixé à une cornière en métal. -4- Biographies Les Nouveaux Caractères "Le plaisir le plus délicat est de faire celui d'autrui." : La Bruyère, Les Caractères, 1696 Ensemble de musique ancienne fondé en 2006 par Sébastien d'Hérin (orgue, clavecin et direction) et Caroline Mutel (soprano), Les Nouveaux Caractères jouent sur des instruments d'époque et privilégient les opéras et formes musicales d'inspiration théâtrale. L'Ensemble s'est produit salle Gaveau, à l'Opéra Comique, à l'Opéra de Rennes, à l'Opéra Royal de Versailles, à l'Opéra de Bordeaux, à l'Opéra de Rouen, à l'Athénée éâtre Louis-Jouvet, à l'abbaye de Noirlac, au Festival d'Utrecht, au Festival de Sablé, au Festival de musique ancienne d'Avignon, au Festival de Musique baroque d'Ambronay ou encore à la Fondation Bru Zane de Venise. Jérôme Bosch, Le Jardin des Délices Sébastien d'Hérin - direction musicale Sébastien d’Hérin : un jeune chef qui a forgé son tempérament artistique d’abord au clavecin. Gustav Leonhardt, Pierre Hantaï, Bob van Asperen, Kenneth Gilbert et Christophe Rousset furent ses maîtres. Ses études ont été couronnées de trois premiers prix, du Conservatoire de Paris (clavecin et basse continue, décernés à l'unanimité, et pianoforte) et du Conservatoire d'Amsterdam. Il s’est affirmé depuis comme un musicien, claveciniste, pianofortiste, de talent, apprécié pour son esprit curieux, sa force de conviction et sa liberté de son. Il s’exprime : comme continuiste, demandé par les plus grands chefs baroques (J-C Malgoire, M. Minkowski, H. Niquet, J. Tubéry…), comme collaborateur et assistant (L. Equilbey, H. Niquet, E. Krivine), ou comme soliste et chambriste (La Bergamasca, et les Musiciens de Monsieur Croche). Il a aimé jouer avec Skip Sempé, qu’il admire pour ce qu’il offre : les plus riches, les plus délirantes et les plus poétiques enluminures baroques que l’on puisse imaginer. -5- Aujourd’hui, il est aussi invité comme chef d’orchestre (Opéra de Rennes, Orchestre de l'Opéra de Rouen, Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine, Orchestre National de Montpellier LanguedocRoussillon) et s’affirme dans la direction musicale. Il fonde les Nouveaux Caractères en 2006. Avec cet ensemble, il a déjà produit et dirigé, entre autres : Fairy Queen de Henry Purcell (Opéra de Rennes), Egine, Ballet Héroïque de Colin de Blamont (Galerie des Batailles, Château de Versailles, CMBV), Le Mythe d’Enée, opéra de Henry Purcell et de Pascal Colasse, (Opéra de Rennes, mise en scène de Benjamin Lazar). Il a également dirigé Philémon et Baucis, opéra de Joseph Haydn (Opéra de Bordeaux –ONBA et Orchestre de Rouen ; mise en scène Emilie Valantin). Sébastien d’Hérin a enregistré avec les Nouveaux Caractères Les Fêtes de étis de Colin de Blamont (MBF) et un disque consacré à Rameau, avec Les Musiciens de Mr Croche et la Mezzo-soprano Karine Deshayes (Alpha). Il prépare plusieurs productions, dont Les Surprises de l’Amour de Rameau ainsi que Scylla et Glaucus de Jean-Marie Leclair. En coproduction avec le Festival de la Bande dessinée de Lyon et la dessinatrice Florence Dupré-Latour, il vient de créer une version de Didon et Enée de Henry Purcell mis en scène avec bande dessinée en vidéo. En 2010-2011, il dirige un autre Didon et Énée de Purcell mis en scène par Bernard Levy joué au éâtre Musical de Besançon à l'Opéra Royal de Versailles ou encore à l'Abbaye de Noirlac. Caroline Mutel - mise en scène et rôle de La Musique (soprano) Caroline Mutel commence sa formation de chanteuse à la Maîtrise de Radio-France et intègre l'Opéra de Lyon en 1999. Elle est ensuite régulièrement invitée par les Opéras de Tours, Rennes, Avignon et Nice ainsi qu'aux Chorégies d'Orange, à la Cité de la Musique (Paris) et à l'Opéra Royal de Versailles. Appréciée pour l'étendue et l'éclectisme de son répertoire, elle interprète aussi bien les héroïnes mozartiennes (Suzanna, Ilia, Servilia, Donna Anna, Electra) que Micaëla (Carmen de Bizet), Musetta (La Bohème de Puccini), La voix humaine (Poulenc) ou encore un page et une fille-fleur (Parsifal de Wagner), et chante notamment sous la direction de L. Langrée, M. Minkowski, E. Krivine ou Y. Sado. Elle se passionne aussi pour la musique baroque et collabore avec différents orchestres réputés comme La Grande Écurie du Roi de J.C Malgoire ou Le Concert Spirituel d'Hervé Niquet (Médée de Charpentier, enregistré chez Armide). Elle fonde en 2006 avec Sébastien d'Hérin Les Nouveaux Caractères, ensemble orchestral sur instruments historiques. Formée aussi à l'art dramatique sous le parrainage d'Antoine Vitez, elle s'oriente tout naturellement vers la mise en scène avec un premier spectacle (Du Coq à l'Âne, musique de Rameau à Ligeti), puis Didon & Eneas (Purcell), Scylla et Glaucus (Leclair), et créera pour la saison prochaine e Fairy Queen (Purcell), ainsi que l'Orfeo (Monteverdi). Elle se produira également dans Il Barbiere di Sevillia (Rossini) à l'Opéra de Massy et d'Avignon, et dans Macbeth (Verdi) au Festival d'Antibes. -6- Informations pratiques Dates Répétitions en septembre et octobre 2011 au éâtre de la Renaissance d'Oullins (Lyon) 19 octobre 2011 à 17h : générale au éâtre de la Renaissance d'Oullins 20 et 21 octobre 2011 à 20h : création au éâtre de la Renaissance d'Oullins 10 et 11 janvier 2012 à 20h : Opéra Royal de Versailles 13 janvier 2012 à 20h : éâtre musical de Besançon Reprise envisagée de juillet à décembre 2012 Prix de vente en contrat de cession 30 000 euros la représentation (HT) Pour trois représentations et plus : nous consulter. Possibilité de le reprendre en version de concert uniquement : nous consulter. À prévoir en sus : défraiements repas et logements pour la répétition générale et les représentations, transport et montage du décor (dans un 20m3), transport des artistes et des instruments, location des deux clavecins et de l'orgue, accordeur, (Diapason 440Hz, tempérament mésotonique au 1/4 de coma), équipe technique (plateau, lumière, habillage), surtitrage. Effectif en tournée Vingt-sept personnes Douze chanteurs Douze instrumentistes dont le chef d'orchestre Une régisseure générale, un régisseur lumière Une responsable de production Contacts Direction : Sébastien d'Hérin [email protected] Mise en scène : Caroline Mutel [email protected] Production et diffusion : Clémence Hérout [email protected] 08 92 29 96 Administration et comptabilité : Coline Vandenberghe [email protected] Les Nouveaux Caractères - 8 rue Justin Godart - 69004 Lyon (siège social) 9 rue de la Pierre Levée - 75011 Paris (adresse de correspondance) -7-