Communion totale avec Arafat Dj et le Yôrôgang

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Communion totale avec Arafat Dj et le Yôrôgang
CULTURE
FESTIVAL MONDIAL ''AUCUN HANDICAP'' 2014
N°4671 du Mardi 31 Décembre 2013 au Mercredi 01 Janvier 2014
DEUXIÈME ÉDITION DU FESTIVAL DES ARTS SACRÉS DES SAVANES
Le commissaire général explique le manque d'engouement
Une plate-forme pour valoriser le “Ce qui a été fait augure
talent des handicapés
de lendemains meilleurs”
A.CAMARA
Au terme de la deuxième édition
du Festival des Arts Sacrés des
Savanes (Fassa) qui s'est tenue
les vendredi 29 et samedi 30
décembre, le commissaire général de ce festival, Zié Coulibaly, a
bien voulu se prêter à nos questions qui dresse le bilan des festivités.
D
ans les mois à venir, la
Côte d'Ivoire va abriter un
événement d'envergure
mondiale. Il s'agit de la première
édition du Festival ''Aucun handicap''. Cette grande fête à l'honneur des handicapés aura lieu à
Abidjan et à Bouaké. Il vise à
faire la promotion des handicapés en démontrant qu'au-delà du
physique, ils ont des talents qui
leur permettent de braver les
regards des autres et d'avoir une
vie sociale enviable. «Nous
organisons le Festival mondial
dénommé ''Aucun Handicap'',
dont la première édition se tiendra en Côte d'Ivoire en 2014. Ce
festival, parce que nous considérons que nous les valides, nous
sommes tous des handicapés en
sursis. Etant issu d'une famille
dans laquelle il y a des handicapés, je me suis dit qu'il fallait
qu'on fasse quelque chose pour
les handicapés. Et donc nous
avons décidé de prendre les plus
talentueux, les promouvoir afin
de que les populations aient une
autre regard sur ces personnes.
Si nous faisons la promotion de
leur talent, le public saura qu'ils
ont un savoir-faire et qu'on doit
compter avec eux. Dès lors, on
s'intéressera plus à la cause des
handicapés. Quand Ismaël Isaac
chante, on entend sa voix et les
mélodies, on ne fait pas attention
à son handicap...», a expliqué
Amadou et Mariam sont annoncés au Festival ''Aucun
Handicap'' 2014 (Ph DR)
Coco Coulibaly Yaya, le promoteur de l'événement. L'organisation du Festival ''Aucun handicap'' qui est pratiquement bouclée, n'attend plus que le feu vert
du président de la République,
Alassane Ouattara. Selon M.
Coulibaky, cette bonne cause
bénéficie du soutien de plusieurs
ONG internationales et nationales, mais aussi des autorités
ivoiriennes
notamment
le
ministre Joël N'guessan, qui en
est le président d'honneur.
«Nous avons déjà rencontré
toutes les structures impliquées
dans
l'organisation.
Nous
sommes en discussion avec plusieurs ministères qui vont nous
accompagner sur ce projet», a-til précisé. Le Festival ''Aucun
handicap'' sera marqué par un
dîner-gala, un colloque, des
conférences-débats, un Télé-
thon , des ateliers de formation,
une journée socio-culturelle et
sportive... Et deux concerts animés par des artistes handicapés
dont le couple de non-voyants
Amadou et Mariam, les artistes
Ismaël Isaac, Salem Riyadh, le
député français Damien Abad.
Sont également annoncés, le
champion olympique, le sprinter
français non-voyant Aladji Ba et
plusieurs handicapés qui se sont
faits un nom dans le sport, les
affaires, le monde des arts et
spectacles, etc. A l'occasion, un
hommage sera rendu au coureur
ivoirien Koné Oumar, l'athlète
handicapé le plus titré du
monde. La première édition du
Festival mondial ''Aucun Handicap'' s'annonce déjà comme l'un
des événements majeurs de
l'année 2014.
CONCERT MOOV CI AU PALAIS DE LA CULTURE
Communion totale avec Arafat Dj
et le Yôrôgang
A.C.
L'opérateur de téléphonie Moov
CI a comblé les Abidjanais en
leur offrant Arafat Dj et le Yôrôgang en concert à l'espace
"L'oiseau Livres" du Palais de la
Culture de Treichville au lendemain de Noël. Dans un show
qui a duré 5 heures dont 3
heures de live, le ''commandant
Zabra'' a tenu en haleine 15
000 ''fanatiques'' qui avaient
pris d'assaut le palais de la Culture dès 7h le matin, pour un
spectacle prévu à 16h. Arrivé
sur le lieu du spectacle, par la
lagune à bord d'un Zodiac de
l'Office National de la Protection Civile, l'enfant terrible du
coupé-décalé ivoirien a joué à
fond sa partition sur scène. Il a
enchaîné ses titres à succès à
la grande joie de ses fans en
extase. Étaient également de la
partie, l’humoriste Le Magnih ttp :// ww w. l i n ter - ci . c om
Le Yôrôgang a produit un spectacle renversant (ph : DR)
fique, les artistes Le Molare,
Ourfa le Loup, et les étoiles
montantes de l’écurie Yôrôgang. A l'occasion, l'opérateur
mobile a fait la part belle au
public en installant un maquisvillage sur le site pour per-
mettre aux spectateurs de se
restaurer et se désaltérer
durant ces chaleureuses retrouvailles avec leur idole ''Yôrôbô''.
Mieux, le spectacle était
retransmis en direct sur Internet
avec la 3.75G de Moov CI.
Pendant deux jours, la capitale de la région des Savanes a
vibré au rythme du festival
des Savanes, quel bilan?
Un bilan à chaud, ce ne sera pas
facile. J'ai eu la ‘’chance’’ de
n'avoir pas participé à la première
édition de ce festival. De ce fait, je
ne peux vous faire une comparaison. Toutefois, j'ai essayé d'imprimer une certaine orientation, une
certaine identité à ce festival. Je
pense que j'ai réussi à réaliser
toutes les étapes qui étaient au
programme. Je dirais que j'ai réussi à poser toutes les étapes au programme. Mais de l'avis général,
des populations de la ville se
disent agréablement surprises de
la tenue de ce festival. Surprises
par certaines choses qu'elles
n'avaient pas vu par le passé. De
là, à dire que je suis satisfait, je
dirais non, parce que je voulais
faire plus. Mais ce qui a été fait
augure de lendemains meilleurs.
On a toutefois déploré le
manque
d'engouement
autour de ce festival…
Je n'avais pas l'intention de faire
une forte mobilisation cette année.
Je ne m'attendais pas à une grande mobilisation, d'autant plus que
nous sommes en période de fête.
Pis, nous sommes en période
d'harmattan et un autre festival
venait de se tenir ici à Korhogo, il y
a à peine une semaine. Quand à
cela s'ajoute la tenue d'un autre
festival qui débute demain (ndrl
dimanche 29, lundi 30 décembre
2013) à Ferké, on peut le dire,
c'est un succès. Et c'est tout à fait
normal que nous n'ayons pas eu
une mobilisation populaire. Mais
plutôt une mobilisation de qualité.
Je ne m'attendais pas à meilleure
mobilisation que ça. Mais de là à
dire que je suis satisfait, ce serait
un peu prétentieux. Nous sommes
dans le domaine du sacré et
quand on parle de sacré, ce n'est
pas tout le monde qui vient. L'appellation Festival des Arts Sacrés,
et le mot sacré pourrait effrayer les
populations. Si on reste dans l'esprit du sacré, je dirais que nous
sommes en une phase d'initiation.
C'est à ceux qui sont venus d'aller
expliquer à ceux qui ne sont pas
venus, ce qu'ils ont raté. Cela dit,
je puis vous rappeler que nous
sommes dans une phase d'initiation de projet. La mobilisation pouvait en être autrement. J'espère
que l'année prochaine sera diffé-
Zié Coulibaly : ''Je n'avais
pas l'intention de faire une
forte mobilisation cette
année'' (Ph DR)
rente. Nous ne sommes qu'à la
première étape, et le projet est
embryonnaire. Donnez-moi un an
ou deux, trois ans, et vous m'en
direz les nouvelles.
On peut avoir une idée du
nombre de troupes de danse
mobilisées?
Au début, nous avons prévu trois
danses de la région du Bagoué, et
3 du Para, et 4 de
la région du Tchologo. Nous en
avons eu un peu plus avec les
troupes de danse de réjouissance.
Toutes les danses et les masques
que nous avons montrés sont des
danses qu'on peut voir tous les
jours. On a l'intention d'aller au
delà. La danse du Boloye que
nous avons pu voir à Waraniéné
est une attraction que nous pourrons revaloriser davantage.
Quand on réussit à faire sortir le
boloye de son antre avec autant
de ferveur, c'est promettant. C'est
peu de dire que tout ceci n'est que
la matérialisation de ce qui
bouillonne dans la région. Certes,
nous ne sommes pas rentrés dans
le bois sacré, mais voir les
masques en sortir, c'est tout simplement merveilleux.
Ce festival a été couronné par
un colloque sur le thème ‘’patrimoine culturel sacré et
renaissance ivoirienne’’ ...
Ce colloque a été le lieu de réfléchir sur ce que nous voulons faire
dans 5 ou 10 ans. Il y a beaucoup
de festivals, mais il faut savoir ce
qu'on veut faire de ce festival. Ce
colloque visait à dresser les pistes
de réflexion pour une orientation
générale à ce festival. Quand on a
fini de réfléchir sur l'art sacré, pas
seulement celui de Korhogo, mais
sur tous les arts sacrés de la Côte
d'Ivoire, on pourra faire un bon en
avant. A partir de ce moment, on
pourra positionner ce type d'art.
Tant qu'on fera des festivals sans
une vision claire, sans stratégie ni
objectif à atteindre, on va tourner
en rond. Et moi, je n'ai pas envie
de tourner en rond.
Entretien réalisé par Germain
DJA K à Korhogo
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