GRP Commerce 2014-04-07 - CCI Territoire de Belfort
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GRP Commerce 2014-04-07 - CCI Territoire de Belfort
Emetteur : AL Date : 07/04/2014 Signature : Diffusion le 07/04/2014 Objet Compte-rendu du GRP Commerce du 07/04/2014 Dossier(s) de référence • GRP Commerce • • Présents : Florence Besançenot – Adjointe au commerce Mairie de Belfort Pierre Chauve – CAB / Ville de Belfort Miltiade Constantakatos - Communauté de Communes du Tilleul et de la Bourbeurse Serge Darakdjian – Sato / Caroll François Debouchage – CMA 90 Jean Genge – Cerp Paul Grosjean – CMA 90 Eric Hoffmann- Auchan Alain Seid – Président de la CCI 90 Bruno Vidalie – SCoT du Territoire de Belfort Sandrine Wagner – Wagner Sas Invités : Daniel Feurtey – Maire de Danjoutin er Christian Lazare – 1 adjoint Mairie de Danjoutin Assistaient également : Christian Arbez – Directeur Général CCI 90 Alexia Lavallée – Responsable du pôle développement durable CCI 90 Ordre du jour : - demande d'autorisation pour la création d'un magasin de bricolage et de jardinage à l'enseigne "Brico E. Leclerc" d'une surface de vente de 7430 m² à Danjoutin, - demande d'autorisation pour l'extension d'un ensemble commercial par l'agrandissement du magasin à l'enseigne "Lidl" d'une surface de vente future de 1262,07m² à Delle. ------------------------Alain Seid remercie Florence Besançenot, nouvelle adjointe en charge du commerce à la ville de Belfort, Daniel Feurtey et Christian Lazare élus à Danjoutin, Miltiade Constantakatos élu à la Communauté de Communes du Tilleul et de la Bourbeurse, ainsi que les membres du GRP pour leur présence. Un rapide tour de table est fait. - Demande d'autorisation pour la création d'un magasin de bricolage et de jardinage à l'enseigne "Brico E. Leclerc" d'une surface de vente de 7430 m² à Danjoutin, Après présentation du projet par Alexia Lavallée et précision par Pierre Chauve que l’étude réalisée dernièrement par Cibles et Stratégie a montré une sous-densité commerciale en matière de jardinerie sur la ville de Belfort, le débat s’engage rapidement sur les questions de sécurité et de fluidité routière du présent projet. En effet, par rapport à la première version du projet présenté en 2012 (retiré par le pétitionnaire avant la CDAC), les accès routiers au site projeté ont été améliorés avec notamment une contre-allée à l’intérieur même du site permettant une circulation des chalands en dehors des voiries publiques pour se rendre au futur pôle de restaurants et la mise en œuvre de plusieurs solutions pour les entrées et sorties. Daniel Feurtey, maire de Danjoutin, précise que les surfaces internes du projet ont été réduites afin de permettre la création d’une voie de circulation de 10 mètres. Cependant, la majorité des membres du GRP Commerce s’entend sur le fait que cela n’est pas suffisant pour éviter les engorgements et les problèmes de circulation en direction du centre-ville. Il faudrait une réflexion sur la circulation à une échelle plus grande et pertinente. Serge Darakdjian indique que sur la base du CA prévisionnel et en portant de l’hypothèse que le panier moyen serait de 50 euros, ce serait près de 4000 véhicules supplémentaires par semaine à gérer. Or, l’axe de circulation sur lequel se positionne le projet est déjà très fortement saturé. Le projet va ajouter de la circulation supplémentaire et venir encore plus saturer le faubourg. Les chalands, qui voudront se rendre au centre-ville, risquent d’être découragés par les embouteillages. Paul Grosjean et François Debouchage indiquent que la CMA a demandé à Monsieur le Préfet à être entendue lors de la CDAC et émettra un avis négatif pour plusieurs raisons : - Pour la CMA, ce projet est déstructurant pour le centre-ville de Belfort car il y a un risque de concentrer le chaland sur cette entrée sud sans les diriger vers le centre-ville en raison des problèmes de circulation, - La demande en jardinage /bricolage est déjà pourvue par des artisans en place. Il faudrait plutôt travailler à conforter et renforcer l’existant, - Avec l’activité jardinerie non séparée de l’espace bricolage / décoration, il y a un risque que le point de vente ouvre le dimanche en toute légalité créant ainsi une forte concurrence déloyale pour les autres commerçants, - Le projet présenté ne tient pas compte des servitudes dont le bâtiment de la CMA 90 bénéficie, - La contre-allée de circulation présentée dans le projet ampute le parking du bâtiment de la CMA 90 qui risque d’être saturé, - Le projet présenté, selon Paul Grosjean, n’est pas qualitatif d’un point de vue architectural. Pour Daniel Feurtey, si il faut que le projet s’intègre dans un schéma de cohérence d’ensemble, il faut aussi envisager la suppression de Gifi… La question à se poser, à son avis, est de savoir si il faut penser futur avec des projets commerciaux ambitieux (avec un schéma de développement cohérent pour l’ensemble de ce secteur et donc la destruction de l’ensemble des bâtis existants) ou si il est souhaité un confortement de l’existant ? Aussi, pour Daniel Feurtey, il faut mieux conforter l’existant et intégrer une locomotive plutôt que de laisser une friche. Il s’interroge sur l’apport du Centre Leclerc sur le centre-ville de Belfort : est-il constructif ou destructif ? Concernant le stationnement éventuel sur le parking de la CMA, Daniel Feurtey précise que les chalands ne seront pas présents en même temps que les visiteurs de la CMA. De plus, des conventions d’utilisation du parking peuvent être mises en œuvre. Miltiade Constantakatos indique qu’il est nécessaire d’avoir un plan d’aménagement global sur ce secteur. Alain Seid comprend parfaitement le problème de servitude évoqué par la CMA mais celui-ci ne fait pas partie des critères de décision propres à la CDAC. Il précise que le développement commercial ne doit pas se faire uniquement au centre-ville. Il est important de tenir compte également des entrées de ville. Il y a des attentes sur la partie bricolage sur Belfort et si ce besoin n’est pas couvert, les clients iront sur les zones périphériques où ils feront la totalité de leurs achats sans revenir au centre-ville. Par contre, il a des doutes quant au besoin en jardinerie. Concernant la partie accessibilité, Brico-Leclerc répond à ses propres besoins, mais ne répond pas à la problématique d’ensemble de ce secteur, ni de la facilité d’accès du centre-ville. De plus, il y a un risque d’ouverture le dimanche non maîtrisable qui créerait une véritable concurrence déloyale. Sandrine Wagner, dont l’établissement est situé sur cet axe de circulation, confirme que cette zone est fortement accidentogène. Au-delà de ce simple fait, ce secteur mérite un vrai travail de réflexion pour son aménagement. Elle craint une pollution visuelle (palettes…) en entrée de ville. Bruno Vidalie, représentant le SCoT du Territoire de Belfort, indique que jusqu’à aujourd’hui, les projets ont été traités au cas par cas sans aucun schéma d’ensemble. Ce secteur risque d’énormément évoluer dans les 10 années à venir. Si on veut être constructif, il faut également faire bouger les autres pièces du puzzle (c’est-à-dire Gifi, CMA…) pour être certain d’avoir un schéma d’ensemble cohérent et qualitatif. Le projet Brico-Leclerc a l’intérêt de proposer déjà quelques principes d’aménagement qui peuvent constituer une base. Eric Hoffmann s’interroge sur plusieurs points : - quelle redistribution au sein du centre Leclerc actuel des rayons bricolage et jardinage si le projet de Brico E. Leclerc se concrétise, - le centre Leclerc n’a pas toujours respecté la réglementation sur l’ouverture du dimanche, donc quid de l’ouverture le dimanche pour ce projet, - il rappelle que l’ouverture de l’Espace Culture au sein de la galerie marchande du centre Leclerc a eu des conséquences sur la fréquentation de la FNAC, réduisant par là même le nombre de chalands au centre-ville, - cette zone sud ne doit pas être considérée comme une entrée de ville ou comme faisant partie du centre-ville, mais doit bien être considérée comme une périphérie, - il a des craintes importantes sur l’accessibilité, - ce projet présente-t-il une cohérence pour ce secteur ? Jean Genge confirme que l’accessibilité et la fluidité de circulation sont des points essentiels pour ce secteur de Belfort. Alain Seid conclut en indiquant que ce projet doit être envisagé sous plusieurs axes : - un axe purement commercial avec l’existence d’un besoin en bricolage sur Belfort mais un doute sur le besoin en jardinerie, - un axe accessibilité avec des propositions pas assez poussées et un schéma qui a été pensé uniquement à l’échelle du projet sans traiter en globalité l’accessibilité vers le centre-ville de Belfort. L’avis de la CCI 90 sur ce projet est donc réservée. Aucune audition ne sera demandée auprès de la CDAC. Bruno Vidalie précise que l’état a émis un avis favorable sur le projet mais avec une réserve sur les accès. - Demande d'autorisation pour l'extension d'un ensemble commercial par l'agrandissement du magasin à l'enseigne "Lidl" d'une surface de vente future de 1262,07m² à Delle Alexia Lavallée présente le dossier. La CMA 90 est opposée à cette extension dans la mesure où elle permettrait le développement d’un point boulangerie. Or cela risque de créer une concurrence pour les boulangeries traditionnelles qui sont au nombre de 4 en zone proche du projet. Pour la CMA 90, le développement d’une activité boulangerie en grande distribution aura un impact défavorable sur les artisans boulangers. Florence Besançenot indique qu’il est important de préserver les commerçants de proximité. Pour Alain Seid, il ne faut pas aller sur le protectionniste des commerçants de proximité. La concurrence est saine et source de motivation. De plus, les boulangeries traditionnelles sont sur des niches et ont des produits de qualité. D’ailleurs, Fabienne Zurbach – Présidente de l’Association des commerçants/artisans de Delle/Joncherey et artisan/boulanger s’est dite favorable à ce projet d’extension dans la mesure où ce type de commerce permet un apport de chalands et que la qualité des produits est différente. Après débat, tous les membres du GRP Commerce émettent un avis plutôt défavorable sur le dossier. Aucune demande d’audition ne sera faite. L’ordre du jour étant épuisé, la réunion du GRP est levée.