RAPPORT ATELIER NATIONAL OISEAUX MIGRATEURS der

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RAPPORT ATELIER NATIONAL OISEAUX MIGRATEURS der
PROJET « LIVING ON THE EDGE »
AMELIORER LES HABITATS DES OISEAUX MIGRATEURS ET LES MOYENS
D’EXISTENCE DES COMMUNAUTES DANS LE SAHEL
ATELIER NATIONAL D’INFORMATION ET D’ECHANGES
SUR LES LEGISLATIONS RELATIVES A LA CONSERVATION
DES OISEAUX MIGRATEURS
Pacific Hôtel, Ouagadougou (Burkina Faso) le 13 Décembre 213
RAPPORT DE SYNTHESE
En partenariat avec :
1
I. INTRODUCTION
Le treize (13) décembre 2013 s’est tenu dans la salle de conférence de Pacific Hôtel à
Ouagadougou (Burkina Faso), l’atelier national d’information et d’échanges sur les
législations relatives à la conservation des oiseaux migrateurs.
Cet atelier est organisé par la Fondation des amis de la nature (NATURAMA) et Birdlife
International, dans le cadre du projet « Living on the edge » dont le but est d’améliorer les
habitats des oiseaux migrateurs et les moyens d’existence des communautés dans le Sahel. Ce
projet contribue à l’application des accords multilatéraux relatifs à la conservation de la
biodiversité et spécifiquement des oiseaux migrateurs ratifiés par le Burkina Faso dont
notamment (i) la convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la
faune sauvage, (ii) la convention sur le commerce international des espèces de faune et de
flore sauvages menacées d'extinction, (iii) la Convention sur la diversité biologique, la
convention Ramsar sur les zones humides et (iv) l’accord sur les oiseaux d’eau migrateurs
d’Afrique-Eurasie (EAWA). Il est mis en œuvre dans trois (03) Zones Humides importantes
pour la conservation des oiseaux au Burkina Faso : le Lac Higa (Province du Yagha), la
Vallée du Sourou (Province du Sourou) et la Mare d’Oursi (Province de l’Oudalan).
Placé sous la patronage de Monsieur le Ministre de l’Environnement et du Développement
Durable, l’atelier a connu la participation des hommes de medias, des partenaires techniques
et financiers, des Organisations non gouvernementales (ONG), des projets et programmes de
l’Etat, des groupements socioprofessionnels, des associations intervenant dans le domaine de
l’environnement et des autorités administratives et politiques nationales et locales. Au total
une cinquantaine de participants y ont pris part.
L’objectif global de l’atelier est de contribuer à la gestion durable de la faune aviaire au
Burkina Faso à travers l’information et la sensibilisation des participants sur les oiseaux
migrateurs et les législations environnementales relatives à leur conservation durable.
II. CEREMONIE D’OUVERTURE
La cérémonie d’ouverture officielle a été présidée par Monsieur OUEDRAOGO Salif
Ministre de l’Environnement et du Développement Durable entouré de Monsieur KOMI
Sambo Antoine, Président du Conseil de Gestion de Naturama (CGN) et Madame
THANDIWE Chikomo représentante du secrétariat africain de Birdlife international (BI).
Elle a été ponctuée par les 3 allocutions ci-après:
1. Allocation du Président du Conseil de Gestion de NATURAMA : Monsieur KOMI
a adressé, ses sincères remerciements à Monsieur le Ministre de l’Environnement et du
Développement Durable qui a accepté honorer de sa présence cet atelier, en dépit de
son calendrier très chargé en cette fin d’année. Il a par la suite souhaité la bienvenue
au Burkina Faso et salué la présence de Madame la Coordonnatrice Régionale du
projet Living on the Edge administré par Birdlife Internationnal. Il indiquera
notamment que NATURAMA a fait l’option d’utiliser les oiseaux comme porte
d’entrée de la gestion durable des ressources naturelles. Aussi attend-elle de cet atelier
des conclusions fortes qui seront transcrites sous forme de recommandations à
valoriser dans les initiatives en cours et à venir en matière de gestion durable de la
2
faune aviaire dans notre Pays. Il a tenu à réitérer ses remerciements aux partenaires
techniques et financiers notamment BirdLife International, l’Union Internationale pour
la Conservation de la Nature (UICN), le Secrétariat Permanent du Conseil National
pour l’Environnement et du Développement Durable (SP/CONEDD) et Médias Verts
qui ont rendu possible cet atelier. Avant de clore son propos, Monsieur le président du
Conseil de gestion a réaffirmé la disponibilité et l’engagement de NATURAMA à
poursuivre l’effort de gestion durable des ressources naturelles au profit de
l’environnement mondial et du développement local.
2. Allocation de Madame la Coordonnatrice Régionale du projet Living on the
Edge (LOTE): Madame Thandie a félicité le Burkina Faso pour les célébrations du 11
décembre. Birdlife International est une organisation de conservation mondiale active
prioritairement sur la conservation des oiseaux présente dans plus de 100 pays à
travers le monde dont plus de 40 pays en Afrique et 25 partenaires actifs. Les
programmes couvrent la prévention de la disparition des espèces, Zones d’Importance
pour la Conservation des Oiseaux (ZICO) et la diversité biologique, les oiseaux
migrateurs, les changements climatiques, les espèces invasives. Birdlife International
est représentée au Burkina Faso par NATURAMA que Madame la représentante a
félicité pour le partenariat développé avec les organisations gouvernementales et non
gouvernementales. Ce projet offre une opportunité unique pour renforcer la
collaboration avec le gouvernement du Burkina Faso, les ONGs et le secteur privé.
Elle croît fermement que davantage de soutien politique et financier permettront de
sauver des espèces et la biodiversité.
3. Discours d’ouverture de Monsieur le Ministre de l’Environnement et du
Développement Durable : Monsieur le ministre a tout d’abord souhaité la bienvenue
aux participants. Il a félicité NATURAMA pour cette initiative qui contribue à la
réflexion sur un sujet aussi stratégique. Il a rappelé que le Burkina Faso abrite plus de
250 espèces d’oiseaux dont, environ 150 migrateurs, qui constitue également une zone
de transit et de séjour pour des milliers d’oiseaux migrateurs démontrant si besoin en
était encore que la nature n’a pas de frontière et par conséquent que l’un des
fondements de la coopération internationale est la conservation de la diversité
biologique. Ses espèces symbolisent l’endurance, la perspicacité dont les acteurs de la
conservation ont besoin pour faire face aux menaces et aux grands défis de leur
conservation. Dans ce sens il a rappelé les initiatives prises par le Burkina Faso à la
fois aux plans politique, législatif, institutionnel et opérationnel. Monsieur le Ministre
a souhaité que les conclusions puissent d’avantage renforcer nos efforts communs
d’information et de sensibilisation des acteurs à tous les niveaux sur les
problématiques majeures telles que les législations sur la conservation des ressources
naturelles. Avant de déclarer ouvert l’atelier, Monsieur le Ministre a rassuré les
participants de sa disponibilité et celle de son département à valoriser les résultats des
vos réflexions dans les projets et programmes en cours et en perspective.
Avant de lever la séance Monsieur le Ministre a suivi avec les participants une
projection du film sur la migration des oiseaux intitulé « Born to travel » ou « né pour
voyager »
III. DEROULEMENT DES TRAVAUX
3
Les travaux de l’atelier se sont déroulés en plénière sous la présidence de Madame LIEHOUN
Christine, en charge du partenariat et des conventions internationales au Secrétariat
Permanent du Conseil National pour l’Environnement et le Développement Durable
(SP/CONEDD). Elle était entourée de Monsieur le Président du Conseil de gestion de
NATURAMA et du rapporteur Général Moumini SAVADOGO, chef de Programme de
l’UICN Burkina.
A l’issue de la présentation des participants, le programme a été adopté sans modification
majeure.
Quatre communications ont été présentées aux participants suivies de discussion sur (i) les
notions de migration et de voies de migration des oiseaux ainsi que les contraintes de gestion
des oiseaux migrateurs, (ii) les législations sur les oiseaux migrateurs et l’état de mise en
œuvre au Burkina Faso, (iii) la liste rouge de l’UICN et (iv) la situation des oiseaux
migrateurs sur les trois sites d’intervention du projet et les initiatives entreprises en matière de
conservation. Toutes les communications sont mises à la disposition des participants.
3.1 Communication 1 : Les notions de migration et de voies de migration des oiseaux
ainsi que les contraintes de gestion des oiseaux migrateurs (Birdlife
International). Cette communication a permis d’éclairer les participants sur le
concept de migration, leur importance, les voies et les sites d’accueil prioritaires des
oiseaux migrateurs au Burkina Faso. Les grands problèmes nécessitent de grandes
solutions sur les voies de migrations des oiseaux sur de grandes distances (certaines
espèces migrant sur plus de 30 000km annuellement). Elle a donc informé les
participants sur les problématiques majeures de conservation et de protection des
oiseaux migrateurs au niveau du pays avec des risques d’extinction des espèces
associés à la destruction des habitats due aux pressions anthropiques croissantes.
Les échanges ont porté sur le retard de l’Afrique en matière de formation et recherche
scientifique dans le domaine de l’ornithologie liés à l’insuffisance des ressources
financières et de priorisation, les actions concrètes de collaboration intercontinentale,
les liens entre sites Ramsar et ZICO, les opportunités de partenariats et diffusion
d’information. Ils ont surtout permis de s’accorder sur les messages clés suivants :
- Les oiseaux migrateurs sont très importants pour l’écologie et les populations
- La nécessité d’un partenariat large pour relever les défis majeurs et menaces pour
optimiser l’émergence de solutions inclusives intersectorielles, y compris le
parlement et les médias
- Les limites de la recherche scientifiques et la faiblesse des capacités techniques
dans les pays en voie de développement et singulièrement au Burkina Faso d’où
l’importance d’une collaboration renforcées avec les partenaires tels Birdlife
International.
- La démultiplication des groupes de sites, acteurs locaux disposant de capacités
ornithologiques avérées comme formateurs relais.
- Besoin de renforcer l’information publique sur les oiseaux migrateurs (points
focaux médias, articles et encadrés spécifiques et réguliers, etc.)
4
3.2 Communication 2: Les législations sur les oiseaux migrateurs et l’état de mise en
œuvre au Burkina Faso (Préparée par Joseph YOUMA, Direction de la Faune et des
Chasses et présentée par Monsieur NANA de NATURAMA). Le présentateur a fait le
point des engagements internationaux et les législations nationales du Burkina Faso en
matière de conservation des oiseaux et de leurs habitats, dont la liste est jointe en
annexe, les principaux acquis, les contraintes et les perspectives.
Les échanges ont porté sur les justifications de l’inadéquation entre législations
internationales et nationales, la fixation des quotas, les critères de désignation des
ZICO, le manque de communication et d’information, l’absence d’un cadre organisé
d’échanges sur la conservation des oiseaux, 12 nouvelles espèces d’oiseaux décrits au
Burkina à la Comoé Léraba, critères de choix des sites d’intervention de
NATURAMA, les responsabilités entre l’Etat, les ONG et le privé, l’effectivité de
l’application des législations nationales. Ils ont permis de s’accorder sur les messages
clés suivants :
- Le Burkina a souscrit aux différents accords internationaux relatifs… et traduit au
maximum les dispositions y relatives dans les législations nationales et a pris des
mesures concrètes de conservation des ressources naturelles.
- La législation n’est pas totalement en phase avec celles internationales et les
données actuelles, il y a donc un besoin d’actualisation et d’harmonisation, d’où la
nécessité d’examiner les possibilités de relecture des textes relatifs au statut de
conservation.
- Une réflexion doit être approfondie dans ce sens pour une meilleure prise en
compte des oiseaux dans les bio-indicateurs de suivi écologique au niveau
national.
- De bonnes perspectives dont les stratégies d’adaptation aux changements
climatiques
- Proposition d’un centre ornithologique à Oursi et donc s’assurer des dispositions à
prendre pour la pérennité de ce type de centre.
- Il existe une vision nationale de mise en place de plateforme ou comité national
spécifique pour chaque convention comme cadre d’échanges et de mutualisation
des efforts.
- L’Etat pourrait aussi prendre en compte la gestion des oiseaux migrateurs dans le
cahier des charges des concessionnaires.
3.3 Communication 3 : La liste rouge des espèces menacées de l’UICN (Bora
MASUMBUKO, UICN). Cette communication a été centrée sur la définition de la
liste rouge de l’UICN, la Source mondiale d’information la plus complète sur le risque
d’extinction des espèces animales et végétales sur des bases scientifiques
rigoureusement appliquées par des experts. Son objectif est de Fournir des
informations et des analyses sur l’état, les tendances et les menaces des espèces dans
5
le but d’informer et catalyser l’action pour la conservation de la biodiversité, et de
mobiliser les experts. La liste rouge est accessible sur internet (www.iucnredlist.org).
Les échanges ont porté sur la périodicité de révision de la liste rouge, les critères
d’évaluation, les espèces introduites, l’importance des risques d’extinction des espèces
(ex. le péril des charognards), très peu de contributeurs pour évaluer la situation et ont
permis de s’accorder sur les messages clés suivants :
- Les espèces considérées non menacées ne doivent pas être négligées dans les
programmes de conservation
- L’importance des évaluations régionales et nationales pour compléter la liste rouge
globale qui doivent être actualisées au fur et à mesure de la disponibilité des
nouvelles informations sur les espèces
3.4 Communication 4: Le projet LOTE: Un exemple d’initiative de conservation des
oiseaux migrateurs et d’amélioration des conditions de vie des populations au
Sahel (TANKAONO Prudence, NATURAMA). Il s’est agit de présenter les
initiatives développées par NATURAMA en matière de suivi des oiseaux migrateurs
et d’amélioration des habitats des oiseaux migrateurs et des conditions de vies des
populations sur les trois sites d’intervention du projet (Mare d’Oursi, Lac Higa et
Vallée du Sourou) dans le cadre du projet régional LOTE (Burkina Faso, Mauritanie,
Nigeria, Sénégal).
Les échanges ont porté sur les raisons réelles de l’augmentation du nombre d’espèces
au niveau des sites, l’importance des formateurs relais locaux à travers les SSG pour
une bonne diffusion des bonnes pratiques, la tendance positive du ratio
migrateurs/sédentaires indique une meilleure quiétude au niveau des sites,
opportunités de soutien de NATURAMA pour faciliter la diffusion des informations
par les médias, des publications, comment pérenniser le suivi-écologique et des plans
d’aménagement et de gestion.
Les messages clés retenus sont :
- L’importance des groupes sites comme formateurs relais et promoteurs de bonnes
pratiques
- Veiller à passer de l’approche projet à l’approche programmatique centrée sur des
politiques nationales ainsi qu’une stratégie de sortie qui facilite la pérennisation
des acquis
- Les actions du projet devraient en principe se poursuivre pendant au moins les 10
prochaines années.
- Perspectives de visites guidées sur les 3 sites avec les médias et les parlementaires.
- Les acteurs de la conservation sont ouverts au partenariat proactif avec les médias
pour leur facilité l’accès aux informations nécessaires à des publications.
- Envisager un centre de documentation et d’information sur l’ornithologie
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IV.
RECOMMANDATIONS
Les échanges autour des quatre communications ont suscité les recommandations suivantes
pour une valorisation et une consolidation des initiatives en matière de conservation des
oiseaux en général et des migrateurs en particulier.
Au niveau politique et stratégique (MEDD, UICN, NATURAMA)
1.
La mise en place d’une plateforme de concertations en vue d’identifier et défendre
les spécificités du Burkina Faso lors des négociations internationales relatives à la
conservation des espèces
2.
Procéder
urgemment
à
la
relecture
du
décret
N°96061/PRES/PM/MEE/MATS/MEFP/MCIA/MTT du 11 mars 1996 portant
réglementation de l’exploitation de la faune au Burkina Faso; pour prendre en compte
les accords internationaux et les données scientifiques de référence comme la liste
rouge de l’UICN et la liste rouge des oiseaux de Birdlife International et AEWA.
Au niveau technique (MEDD et ses partenaires)
3.
L’élaboration et la mise en œuvre d’un programme national d’inventaire de la
faune intégrant les oiseaux
4.
Mise en place d’un pool d’expert pour soutenir la création des filières de
formation spécialisée en ornithologie (Masters ou certificats de spécialisation) dans les
universités et l’intégration de l’ornithologie dans les curricula de formation dans les
écoles professionnelles, notamment à l’école nationale des Eaux et Forêts
5.
Que l’Etat avec l’appui de ses partenaires (UICN et Birdlife) réalise une liste
rouge nationale des oiseaux qui pourrait être actualisé périodiquement sur la base des
résultats des inventaires d’oiseaux.
6. Encourager les gestionnaires des aires protégées classées ZICO à une meilleure prise
en compte de la conservation des oiseaux dans l’élaboration et la mise en œuvre des
plans d’aménagement et de gestion
V. RESOLUTIONS
L’atelier a adopté une résolution :
- Encourager tous les acteurs de conservation à développer des partenariats avec les
médias et les associations de journalistes pour favoriser la diffusion des
informations relative à la conservation des espèces et des habitats
VI.
CEREMONIE DE CLOTURE
La cérémonie de clôture a été présidée par Monsieur DILEMA Salomon, Conseiller technique
représentant Monsieur le ministre de l’environnement et du développement durable. Le
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Président du Conseil de Gestion de NATURAMA a renouvelé ses remerciements à la
modératrice et à tous les participants pour les résultats atteints. A sa suite, la représentante du
secrétariat Africain de Birdlife International qui a rappelé que plusieurs des problématiques
discutées pourraient être évoquées en octobre 2014 lors de la conférence des parties de la
convention CMS. Avant de clore l’atelier sur une note de grande satisfaction, le représentant
du ministre a profité de cette opportunité pour informer les participants de la tenue de la
conférence nationale du conseil pour l’environnement et le développement durable.
8
ANNEXES
Annexe 1. Termes de références
PROJET « LIVING ON THE EDGE »
AMELIORER LES HABITATS DES OISEAUX MIGRATEURS ET LES MOYENS
D’EXISTENCE DES COMMUNAUTES DANS LE SAHEL
ATELIER NATIONAL D’INFORMATION ET D’ECHANGES
SUR LES LEGISLATIONS RELATIVES A LA CONSERVATION
DES OISEAUX MIGRATEURS
TERMES DE REFERENCE
En partenariat avec
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I. CONTEXTE DE L’ATELIER
Le Burkina Faso, dans le cadre de l’amélioration de l’environnement mondial et du
développement local, a signé un certain nombre d’accords internationaux relatifs à la gestion
durable des ressources naturelles, parmi lesquels on peut citer : la convention sur la
conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, la convention sur le
commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, la
Convention sur la diversité biologique, la convention Ramsar sur les zones humides, l’accord
sur les oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie (EAWA).
Pour matérialiser l’application de ces accords au niveau national, des dispositions législatives
et réglementaires ont été élaborées et adoptées. On peut citer le Code de l’environnement et le
Code forestier. Ces différentes législations accordent une place importante aux oiseaux et plus
spécifiquement aux oiseaux migrateurs.
Le constat sur le terrain montre que ces différentes législations sur les oiseaux migrateurs sont
peu connues et faiblement valorisées dans les stratégies et initiatives de conservation. Les
principales raisons sont entre autres :

La quasi inexistence d’opportunités d’informations et de sensibilisation des acteurs
stratégiques sur les législations relatives à la conservation des oiseaux migrateurs.

La faible appropriation des législations environnementales par les autorités locales, les
structures intervenant dans le domaine de la protection de l’environnement et aussi les
hommes de médias.
C’est pour contribuer à l’atténuation de ces contraintes que NATURAMA, en collaboration
avec BirdLife International et VBN/Pays-Bas, a développé un projet de conservation des
oiseaux migrateurs et de leurs habitats dans trois (03) Zones Humides importantes pour la
conservation des oiseaux au Burkina Faso. Ces zones sont : le Lac Higa (Province du Yagha),
la Vallée du Sourou (Province du Sourou), la Mare d’Oursi (Province de l’Oudalan).
La finalité du projet est que d’ici 2015, les habitats naturels à travers le Sahel se sont rétablis,
les populations d'oiseaux migrateurs en Europe sont saines et stables ou en augmentation,
l'utilisation des terres dans le Sahel est écologiquement durable, les oiseaux et les hommes
sont plus aptes à s'adapter aux effets du changement climatique.
Au titre des activités prioritaires d’information et de plaidoyer sur l’importance de la
conservation des oiseaux en général et des oiseaux migrateurs en particulier, l’organisation
d’un atelier national à l’intention des acteurs stratégiques que sont les autorités
administratives et politiques nationales, les organisations œuvrant dans le domaine de
l’environnement et les hommes de médias a été planifiée.
Cet atelier permettra à court terme, à ces acteurs stratégiques, de renforcer leurs connaissances
sur les oiseaux migrateurs et les législations relatives à leur conservation. A moyen et long
terme, il permettra aux autorités locales et nationales de disposer d’informations leur
permettant de prendre des initiatives de protection des oiseaux en général et des oiseaux
migrateurs en particulier aux niveaux local et national. Au niveau des hommes de médias,
l’atelier permettra de renforcer leurs initiatives d’information et de sensibilisation des
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décideurs sur la nécessité de prendre en compte les oiseaux dans les stratégies de conservation
de la nature.
II. OBJECTIFS DE L’ATELIER
L’objectif global de l’atelier est de contribuer à la gestion durable de la faune aviaire au
Burkina Faso.
De façon spécifique, il vise à :

Permettre aux décideurs, aux hommes de médias, aux partenaires techniques et financiers
et aux organisations de la société civile d’environnement d’améliorer leurs connaissances
sur les oiseaux migrateurs et leurs habitats ;

Permettre aux décideurs, aux hommes de médias, aux partenaires techniques et financiers
et aux organisations de la société civile d’environnement de connaître et de valoriser les
législations environnementales relatives à la conservation des oiseaux migrateurs dans les
initiatives de gestion durable des ressources naturelles au Burkina Faso.
III. RESULTATS ATTENDUS

Les décideurs, les hommes de médias, les partenaires techniques et financiers et les
organisations de la société civile sont informés et sensibilisés sur les oiseaux migrateurs et
leurs habitats ;

Les décideurs, les hommes de médias, les partenaires techniques et financiers et les
organisations de la société civile sont informés sur les législations environnementales
relatives à la conservation des oiseaux migrateurs au Burkina Faso.
IV. PUBLIC CIBLE
L’atelier va concerner essentiellement les hommes de medias, les partenaires techniques et
financiers, les ONG, les projets et programmes de l’Etat, les groupements
socioprofessionnels, les associations intervenant dans le domaine de l’environnement et les
autorités administratives et politiques nationales et locales. Au total une soixantaine de
participants prendront part à cet atelier.
V. METHODOLOGIE
L’atelier se déroulera sous forme de présentations suivies de discussion.
Les présentations : quatre (04) communications aborderont les thématiques ci-après :
1.
Exposé 1 : il portera sur les notions de migration et de voies de migration des oiseaux
ainsi que les contraintes de gestion des oiseaux migrateurs. Cet exposé permettra
d’éclairer les participants sur le concept de migration, les voies et les sites d’accueil
prioritaires des oiseaux migrateurs au Burkina Faso. Il permettra aussi d’informer les
11
participants sur les problématiques majeures de conservation et de protection des oiseaux
migrateurs au niveau du pays ;
2.
Exposé 2: Les législations sur les oiseaux migrateurs et l’état de mise en œuvre au
Burkina Faso. Cet exposé fera le point des engagements internationaux et les législations
nationales du Burkina Faso en matière de conservation des oiseaux et de leurs habitats et
l’état de leur mise en œuvre. Il dégagera les principaux acquis réalisés, les contraintes
rencontrées (législatif, opérationnel, etc.) et les leçons apprises ;
3.
Exposé 3 : Cet exposé portera sur la liste rouge de l’UICN et son incidence sur les
politiques et les législations en matière de protection et de conservation de la biodiversité
dans le pays. Il pourra répondre aux questions suivantes : Qu’est-ce que la liste rouge de
l’UICN? Pourquoi une liste rouge pour les oiseaux? Comment est-elle élaborée? et enfin
quel est son apport actuel dans la protection des oiseaux au niveau du pays ;
4.
Exposé 4: La situation des oiseaux migrateurs sur les trois sites d’intervention du
projet et les initiatives entreprises en matière de conservation. Il s’agira de présenter
les initiatives développées par NATURAMA en matière de suivi des oiseaux migrateurs et
d’amélioration des habitats des oiseaux migrateurs et des conditions de vies des
populations sur les trois sites d’intervention du projet (Mare d’Oursi, Lac Higa et Vallée
du Sourou) ;
Les communications seront suivies par des échanges et des résolutions et recommandations
seront formulées pour une valorisation et une consolidation des initiatives en matière de
conservation des oiseaux en général et des migrateurs en particulier.
Les Personnes ressources : Quatre (04) conférenciers qui ont une maîtrise parfaite des
questions environnementales et de la gestion décentralisée des ressources naturelles seront
mis à contribution.
Le patronage : L’atelier sera placé sous le patronage du Ministre de l’Environnement et du
Développement Durable.
La modération: Elle sera assurée par le par le SP/CONEDD, l’instance nationale en charge
de la coordination des législations environnementales.
Le rapportage : il sera assuré par une équipe composée du Chargé de communication de
NATURAMA et du Secrétaire Général de l’Association Médias verts sous la direction du
Chef des Programmes de l’UICN au Burkina Faso.
Date de l’atelier
L’atelier se tiendra le vendredi 13 décembre 2013 à Ouagadougou selon le programme
indicatif ci-après :
12
Programme indicatif
HORAIRES
ACTIVITES
08h30-9h00
Accueil et installation des participants
Allocution du Président du Conseil de Gestion
09h00-09h05
de NATURAMA
Allocution du coordonnateur régional de
09h05-09h10
Birdlife International Afrique de l’Ouest
Allocution du Ministre de l’Environnement et
09h10-09h20
du Développement Durable
09h20-09h25
Film documentaire sur la migration
Présentation des participants et adoption du
09h25-09h45
programme
Exposé 1 les notions de migration et de voies
de migration des oiseaux ainsi que les
09h45-10h30
contraintes de gestion des oiseaux migrateurs.
Echanges.
10h30-10h45
Pause café
Exposé 2 Les législations sur les oiseaux
10h45-11h30
migrateurs et l’état de mise en œuvre au
Burkina Faso. Echanges.
11h30-12h15
12h15-13h00
13h00-14h00
14h00-15h00
15h00-16h00
RESPONSABLES
Comité d’organisation
Maître de cérémonie
Maître de cérémonie
Maître de cérémonie
Comité d’organisation
Modérateur
Modérateur
Communicateur
participants
Modérateur
Communicateur
participants
Modérateur
Exposé 3 sur la liste rouge de l’IUCN.
Communicateur
Echanges.
participants
Exposé 4 La situation des oiseaux
Modérateur
migrateurs sur les trois sites d’intervention du
Communicateur
projet et les initiatives entreprises en matière de
participants
conservation. Echanges.
Préparation des recommandations et résolutions
Déjeuner
Clôture de l’atelier :
- Lecture du rapport synthèse
- Lecture des recommandations et
résolutions
- Discours de clôture
13
Liste des participants
PARTICIPANTS
MEDIAS
1. RTB RADIO (1)
2. RTB TELE (1)
3. BF1 (1)
4. CANAL3 (1)
5. SIDWAYA (1)
6. LE PAYS (1)
7. L’OBSERVATEUR PAALGA (1)
8. SAVANE FM (1)
9. OUAGA FM (1)
10. RADIO CAMPUS (1)
11. LE FASONET.BF (1)
12. BURKINA 24 (1)
13. EVENEMENT
14. MUTATION
SERVICES ETATIQUES
1. SG/MEDD (1)
2. SP/CONEDD (1)
3. POINTS FOCAUX DES CONVENTIONS CCD, CBD, UNFCCC,
RAMSAR, CMS (5)
4. UO/SVT (1)
5. DFC (1)
6. OFINAP (1)
7. BASE AERIENNE (1)
8. DIRECTION DU SUIVI ECOLOGIQUE (1)
9. DIRECTION GENERALE DES RESSOURCES HALIEUTIQUES (1)
10. UO/SJP (1)
11. ASSEMBLEE NATIONALE (2)
PARTENAIRES TECHNIQUES, ONG ET ASSOCIATIONS
 IUCN/PACO (1)
 UICN/BURKINA (1)
 UNION EUROPEENNE (1)
 BANQUE MONDIALE (1)
 AFAUDEB (1)
 CONCESSIONNAIRES DE CHASSE (1)
 AGEREF/COMOE LERABA (1)
 AMVS (1)
 PAPE (1)
 ASSOCIATION MEDIA VERT (1)
 GROUPE DE SITE DE LA MARE D’OURSI (1)
 BIRDLIFE AFRIQUE (1)
 NATURAMA (12)
AUTORITES LOCALES
 CONSEIL REGIONAL DE LA BOUCLE DU MOUHOUN (1)
 COMMUNE D’OURSI (OUDALAN) (1)
14
NOMBRE
14
16
24
2
PERSONNES RESSOURCES
 Salomon DILEMA (conseiller technique MEDD)
 Urbain BELEMSOBGO (conseiller technique MEDD)
 Amidou GARANE (Juriste)
 Moumini SAVADOGO (UICN/Burkina)
TOTAL
15
4
60
Annexe 2 : Liste des participants
LISTE DES PARTICIPANTS A L’ATELIER NATIONAL SUR LES LEGISLATIONS
RELATIVES AUX OISEAUX MIGRATEURS
NOM et PRENOM
STRUCTURE
NUMERO DE
TELEPHONE
ADRESSE MAIL
ALY ISSA
SSG/OURSI
70 60 87 84
ABEM Afissetou
Savane Fm
71 58 51 61
BANI Issa
SP/CONEDD
[email protected]
BAPINA Désiré
ASSEMBLEE
NATIONALE
[email protected]
BIRBA Fleur
Sidwaya
70 95 31 12
COULIBALY Marilyne
Burkina 24
71 71 81 59
DIALLO Yaya
MEDIA VERT
78 38 12 64
[email protected]
DILEMA Salomon
CT/CABINET
MEDD
70 25 55 98
[email protected]
GARE Félicie
OFINAP/MEDD
GUENDA Wendengoudi
UO/UFR SVT
[email protected]
[email protected]
70 26 20 18
[email protected]/
[email protected]
m
KAFANDO Raphël
MEDIA VERT
[email protected]
KANTENON Eves
NATURAMA
[email protected]
KAORE Thierry
Benjamin
RTB 2 Centre
70 56 12 48
16
KARAMA Mamadou
AGEREF/CL
[email protected]
LIEHOUN Christine
Mama
SP/CONEDD
[email protected]
MASUMBUKO Bora
UICN PACO
76 88 23 49
NAGABIUA Moussa
LE PAYS
70 16 07 50
NIKIEMA Raïssa
BF 1
71 10 01 21
OUEDRAOGO Eric
LEFASO.NET
70 26 27 50
[email protected]
OUEDRAOGO Lassané
CE/SG/MEDD
70 26 25 63
[email protected]
r
OUEDRAOGO
Soumaïla
Ouaga FM
78 87 38 25
ROUAMBA Alexandre
Le Grand
Le Pays
70 25 00 47
SAMBO Antoine KOMI
NATURAMA
SANFO Halidou
RPBGEM/AN
70 71 73 58
SANOGO Kadidia
TNB
70 29 04 54
SANOU Hyacinthe
OBSERVATEUR
PAALGA
70 36 95 56
hyacinthe2000@hotmail.
com
SAVADOGO Moumini
UICN/CP
76 60 60 56
[email protected]
rg
SEMDE Idrissa
PF UNFCCC/SP
70 23 89 54
[email protected]
[email protected]
g
[email protected]
[email protected]
CONEDD
SOMDA Salvador
AMVS
70 26 46 48
[email protected]
SYLLA Harouna
DGRH/MRAH
71 39 32 06
[email protected]
TANKOANO M.
Prudence
NATURAMA
70 08 30 82
[email protected]
17
TOURE G. Alassane
PFN UNCCD
[email protected]
TOE Rosalie
TNB
70 14 90 23
TRAORE Hamidou
L’EVENEMENT
75 68 71 82
ILBOUDO Hamado
TNB
70 29 62 02
YARO T. Blandine
RTB RADIO
70 61 62 10
YAMEOGO Frédérique
L’OBSERVATEUR
PAALGA
78 38 11 02
ZOUGMORE Noufou
MUTATION
70 00 42 30
18
[email protected]
[email protected]
Annexe 3 : Les allocutions
ATELIER NATIONAL SUR LES LEGISLATIONS RELATIVES A LA
CONSERVATION DES OISEAUX MIGRATEURS
Ouagadougou, le 13 Décembre 2013
PROJET DE DISCOURS D’OUVERTURE
DE MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT
DURABLE
Préséance
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Monsieur le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable
Monsieur le Président du Conseil de Gestion de NATURAMA ;
Madame la Représentante du Secrétariat Africain de BirdLife
International ;
Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et du
Développement Durable ;
Monsieur le Directeur Exécutif de NATURAMA ;
Mesdames, Messieurs les Points Focaux Nationaux des Conventions
Internationales ;
Messieurs les représentants des institutions internationales;
Messieurs les Conseillers Techniques du Ministère de l’Environnement
et du Développement Durable ;
Mesdames et Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers ;
Messieurs les Chefs de Services et de Projets;
Honorables invités, chers participants ;
Mesdames et Messieurs.
Permettez-moi, avant tout, de vous souhaiter à tous la bienvenue, et de saluer
votre grande mobilisation de ce jour autour d’un sujet de préoccupation
majeure pour notre Pays.
Votre présence ici confirme bien votre engagement à promouvoir le partenariat
et la coopération en matière de conservation des oiseaux migrateurs que le
Burkina Faso accueille chaque année sur son territoire national.
Soyez-en remerciés.
Je m’en voudrais aussi de ne pas saluer et féliciter la Fondation NATURAMA
pour ses efforts continus en matière de préservation des ressources naturelles
19
dans notre pays, et surtout pour cette heureuse initiative qu’elle a entreprise
pour contribuer à l’alimentation de la réflexion sur des questions aussi
stratégiques que sont les législations relatives à la conservation de oiseaux
migrateurs.
Honorables invités,
Chers participants,
Avec plus de 250 espèces d’oiseaux dont, environ 150 migrateurs, le Burkina
Faso constitue une zone de transit et de séjour pour des milliers d’oiseaux
migrateurs. Leur séjour dans notre Pays, est porteur de message à plusieurs
niveaux:
D’abord, leurs déplacements d’un continent à l’autre témoignent à l’humanité
que la nature n’a pas de frontière d’une part et constitue l’un des fondements
de la coopération internationale.
Ensuite, les longues distances parcourues par ses espèces, souvent de très
petites tailles, symbolisent l’endurance, la perspicacité. Endurance que nous
acteurs de conservation avons besoin pour faire face aux grands défis de leur
conservation pendant leurs séjours sur notre territoire.
En effet, l’inventaire des zones humides nationales effectué dans le cadre de la
Gestion Intégrée des Ressources en Eaux (GIRE) et les travaux entrepris par
différentes institutions sont unanimes sur le fait que les sites d’accueil des
oiseaux migrateurs sont soumis à de fortes pressions anthropiques avec comme
conséquences une dégradation des habitats, l’augmentation de la vulnérabilité
des espèces.
Face à cette situation, notre pays s’est engagé dans la recherche de solutions à
la fois au plan politique, législatif, institutionnel et opérationnel.
Au plan politique, le Burkina Faso a ratifié la convention Ramsar sur les zones
humides s’engageant ainsi à conserver durablement les zones humides par
des actions locales, régionales et nationales et par la coopération
internationale, en tant que contribution à la réalisation du développement
durable dans le monde entier. En application de cette convention, quinze
(15) sites ont été inscrits comme sites d’importance internationale.
Récemment l’assemblée nationale a adopté une loi autorisant le Burkina
Faso à ratifier l’Accord sur la conservation des oiseaux d’eau migrateurs
20
d’Afrique et d’Eurasie, toute chose qui permettra de renforcer la
protection des quelques 126 espèces burkinabé de l’accord.
Au plan législatif et institutionnel, le Burkina Faso a entrepris un programme
de rénovation du cadre institutionnel, législatif et réglementaire dans le
domaine de l’eau se traduisant par l’adoption de la loi d’orientation relative à la
gestion de l’eau, la relecture récente des Codes forestier et de l’Environnement
etc.
Dans ce chapitre, je m’en voudrais de ne pas faire mention des politiques et
stratégies nationales en matière de gestion durable des forêts et de la faune, de
la Stratégie de Développement Rural (SDR) et de la Stratégie de Croissance
Accélérée et de Développement Durable (SCADD).
Au plan opérationnel, différents projets et programmes développés avec l’appui
de partenaires techniques et financiers sont en cours d’exécution.
Honorables invités,
Chers participants,
Le présent atelier que j’ai l’honneur de patronner est hautement stratégique de
par sa thématique, mais aussi de par la qualité et la diversité des participants.
Les fructueux échanges entre participants devraient permettre de mieux se
familiariser avec les législations sur les oiseaux migrateurs, de mieux informer
le public et enfin de proposer des pistes de solutions pouvant contribuer à
améliorer politiques et stratégies de leur conservation. Dans se sens, il s’inscrit
en droite ligne dans les actions déjà développées par mon département en
terme d’élaboration et de mise en œuvre des politiques et stratégies de gestion
durable des ressources naturelles partagées.
Il est alors heureux et salutaire que la Fondation NATURAMA et ses partenaires
techniques et financiers notamment BirdLife International se sentent interpellés
à nos côtés pour apporter leurs contributions à la réalisation de nos ambitions.
Je me réjouis déjà de constater que l’atelier a accordé une place importante aux
médias et aux techniciens. Dans cette perspective, je ne peux donc souhaiter
que les conclusions puissent d’avantage renforcer nos efforts communs
d’information et de sensibilisation des acteurs à tous les niveaux sur les
problématiques majeures telles que les législations sur la conservation des
ressources naturelles. Je puis déjà vous assurer de notre disponibilité à
valoriser les résultats de vos réflexions dans les projets et programmes en cours
et en perspective.
Sur ce, je déclare ouvert l’atelier national «les législations relatives à la conservation
des oiseaux migrateurs».
Je vous remercie
21
ATELIER NATIONAL SUR LES LEGISLATIONS RELATIVES A LA
CONSERVATION DES OISEAUX MIGRATEURS
Ouagadougou, le 13 Décembre 2013
PROJET DE DISCOURS DE BIENVENUE DE MONSIEUR LE PRESIDENT DU CONSEIL DE
GESTION DE NATURAMA
Préséance
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Monsieur le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable
Monsieur le Président du Conseil de Gestion de NATURAMA ;
Madame la Représentante du Secrétariat Africain de BirdLife
International ;
Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et du
Développement Durable ;
Monsieur le Directeur Exécutif de NATURAMA ;
Mesdames, Messieurs les Points Focaux Nationaux des Conventions
Internationales ;
Messieurs les représentants des institutions internationales;
Messieurs les Conseillers Techniques du Ministère de l’Environnement
et du Développement Durable ;
Mesdames et Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers ;
Messieurs les Chefs de Services et de Projets;
Honorables invités, chers participants ;
Mesdames et Messieurs.
Permettez-moi, avant tout, d’adresser nos sincères remerciements àMonsieur le Ministre de
l’Environnement et du Développement Durable qui nous honore de sa présence en dépit de son
calendrier que nous connaissons très chargé en cette fin d’année.
Votre présence nous réconforte beaucoup et témoigne de la disponibilité et l’engagement de votre
département à accompagner la société civile dans ses efforts d’appui à la mise en œuvre des
politiques et stratégies de gestion durable des ressources naturelles dans notre pays.
Je m’en voudrais aussi de ne pas saluer la présence de Madame la Coordonnatrice Régionale du
projet Living on the Edge administré par BirdlifeInternationnal et mis en œuvre au… Madame,
soyez la bienvenue au Burkina Faso.
Honorables invités,
Chers participants,
22
Parler de conservation des oiseaux dans un contexte de pauvreté généralisé peut
apparaîtrecomme un rêve, voire une folie dans certains milieux. Cette perception est révélatrice
d’une situation qui n’est autre que l’insuffisance d’information et de communication sur le sujet.
C’est pourquoi, NATURAMA a fait l’option d’utiliser les oiseaux comme porte d’entrée de la
gestion durable des ressources naturelles.Elle s’investit alors à sensibiliser, éduquer et
communiquer avec les acteurs en même temps qu’elle réalise des activités physiques de
conservation sur la thématique des oiseaux dans leur ensemble et des migrateurs en particuliers.
En effet, en plus des actions d’amélioration des habitats et de suivi des espèces d’oiseaux, le
besoin de contribuer à l’alimentation de la réflexion au niveau stratégique et politique s’impose.
Le présent atelierse situe dans ce contexte avec pour de permettre aux acteurs impliqués sur les
questions environnementales d’une part d’améliorer leurs connaissances sur les oiseaux
migrateurs et leurs habitats et d’autres part de valoriser les connaissances dans leurs initiatives de
gestion durable des ressources naturelles au Burkina Faso.
C’est pourquoi, NATURAMA attend de cet atelier d’échanges, des conclusions fortes qui seront
transcrites sous forme de recommandations à valoriser dans les initiatives en cours et à venir en
matière de gestion durable de la faune aviaire dans notre Pays.
Avant de terminer mes propos, permettez-moiune fois de plus d’adresser nos vives
reconnaissances au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable pour sa
disponibilité et son engagement constant aux côtés de NATURAMA.
J’adresse également nos remerciements aux partenaires techniques et financiers qui œuvrent
chaque jour auprès de NATURAMA pour l’accompagner dans la réalisation de ses idéaux de
conservation et de développement. Je citerais notammentBirdLifeInternational, l’Union
Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), le Secrétariat Permanent du Conseil
National pour l’Environnement et du Développement Durable (SP/CONEDD)et Médias Verts
qui ont rendu possible cet atelier.
NATURAMA réaffirme, à tous, sa disponibilité et son engagement à poursuivre l’effort de
gestion durable des ressources naturelles au profit de l’environnement mondial et du
développement local.
Je vous remercie
23
NATIONAL WORKSHOP ON LEGISLATIONS RELATING TO MIGRATORY BIRDS
CONSERVATION
ATELIER NATIONAL SUR LES LEGISLATIONS RELATIVES A LA CONSERVATION DES
OISEAUX MIGRATEURS
Ouagadougou, le 13 December 2013
Speech by Madame Thandiwe Chikomo
BirdLife International Representative
Préséance
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Monsieur le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable
Monsieur le Président du Conseil de Gestion de NATURAMA ;
Madame la Représentante du Secrétariat Africain de BirdLife
International ;
Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de l’Environnement et du
Développement Durable ;
Monsieur le Directeur Exécutif de NATURAMA ;
Mesdames, Messieurs les Points Focaux Nationaux des Conventions
Internationales ;
Messieurs les représentants des institutions internationales;
Messieurs les Conseillers Techniques du Ministère de l’Environnement
et du Développement Durable ;
Mesdames et Messieurs les Partenaires Techniques et Financiers ;
Messieurs les Chefs de Services et de Projets;
Honorables invités, chers participants ;
Mesdames et Messieurs.
It is an honour and privilege to stand before distinguished delegates such as
yourselves and to be part of this historic occasion. Birdlife International is a global
conservation network present in more than 100 countries. It is a diverse and global
partnership of non- governmental organization with a special focus on birds,
membership currently exceeds 2.5 million.
This Partnership works together on shared priorities, policies and programs of
conservation action, exchanging skills, achievements and information and so growing
in ability and influence. Each partner represents a unique geographical area or
territory (most often a country) and comprises of voluntary, independent and
autonomous organization, who take a national responsibility for the long term
conservation of birds and habitats in their countries.
24
In Africa, Birdlife International is present in more than 40 countries and we have at
least 25 active partners. In Burkina Faso, the partnership is well represented by
Fondation des Amis de la Nature - NATURAMA and we would like to commend the
Board, Director, Staff and members of NATURAMA for a sterling job they are doing in
collaboration with the Government, Partners and the people of Burkina Faso. Our
vision and strategy is executed through implementation of nine programs, namely
Prevention of Extinction, Important Bird and Biodiversity Areas, Migratory Birds and
Flyways, Sea Birds and Marine, Forest of Hope, Climate Change, Invasive Species,
Local Empowerment and Capacity Development.
Diverse projects are being implemented at the regional and local scale. We are
grateful to the Government and the People of The Netherlands who have provided
funding for this regional initiative through the Dutch Post Code Lottery. The project
itself reflects the uniqueness of the partnership as it comprises of not only partners
from the Africa region but also from Europe for example, VBN- BirdLife Partner in The
Netherlands and the Royal Society for the Protection of Birds in the UK.
The project is regional in nature and involves four implementing countries in West
Africa, three of which are Birdlife Partners; namely NATURAMA, Burkina Faso; Nature
Mauretanie- Mauritania and Nigeria Conservation Foundation (NCF) - Nigeria. In the
fourth country, Senegal, a single site is targeted by a partnership of a local villages
association, Consultants’ and Senegalese governmental counterparts, and Wetlands
International. In all, project activities target 13 sites and these sites are located
throughout the Sahelian zone and all are (part of) Important Bird Areas (both wetland
and dryland) designated for either congregatory waterbirds or Sahel-biome assembly
species.
Honorable Minister, this project could not have come at a better time as key sites for
migratory birds are facing increasing threats. The issues of migratory birds cannot be
seen in isolation from demographic developments, the damage of natural habitats in
the flyway and the dramatic effects of climate change. This project provides an
opportunity to reinforce collaborations between NGOs, Government, Private Sector
and Research Institutions, to advocate for nature-inclusive policies- Environmental
conservation and restoration become part of national and regional nature and land
use policies in the Sahel, taking into account biodiversity, flyways and sustainable
land use, for working with national governments to ensure sustainable
implementation of large scale projects, such as the Green Wall initiative.
Active participation by the governments in major international conventions and clear
environmental policy actions help to support projects such as this one, which seeks to
reduce biodiversity loss in Africa. Taking bold steps in creating an enabling
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environment by enacting and enforcing national legislation goes a long way in
addressing a plethora of threats against biodiversity, thus safeguarding the future of
both people and migratory birds. Enhancing capacities is also a key component and
there is need to invest time and resources into this.
In conclusion, Honorable Minister, the Birdlife Partnership believes that given
sufficient technical, financial resources and political will, conservation works and
that species can be saved and the loss of biodiversity reversed. It is our
considered judgement that this workshop comprising of different experts/policy
makers will come up with recommendations which will be useful to scale up our
conservation efforts at the site and global levels.
Merci beaucoup pour votre attention!
26